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  • Le budget de l’Etat 2021 est adopté

    Le budget de l’Etat 2021 est adopté

    Le Parlement de Bucarest a adopté mardi le budget de l’Etat et celui de la Sécurité sociale pour 2021, dans leur forme proposée par le gouvernement. C’est pour la première fois qu’un tel projet n’est pas modifié par le Législatif, la coalition au pouvoir ayant réussi à rejeter tous les amendements avancés par l’opposition. Les représentants de la coalition (PNL-USR-PLUS-UDMR) affirment que le budget 2021 de la Roumanie est équilibré, fondé sur la soutenabilité, sur la responsabilité politique et sur la croissance économique.

    C’est par ce budget que commence la reconstruction de la Roumanie, qui se fera par la réforme de l’appareil administratif et par le biais des investissements, a déclaré le premier ministre libéral Florin Cîţu : « Réforme et investissements – voici les deux aspects sur lesquels repose ce budget. Des investissements record, la moitié provenant de fonds européens, et la réforme : une idée que de nombreux politiciens ont lancée dans l’espace public, mais que tout le monde a évitée. C’est donc le moment de faire cette réforme. »

    Le ministre des Finances, Alexandru Nazare, dit que ce budget est robuste, équilibré, réaliste et fondé sur la relance économique. A son tour, le vice-premier ministre Dan Barna estime que le vote donné mardi par le Parlement confirme le fait que la Roumanie dispose du « budget d’investissements le plus ambitieux » qu’elle ait jamais eu. Toujours au sein de la coalition au pouvoir, l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) attire l’attention sur le fait qu’il est nécessaire d’avoir des budgets sur plusieurs années afin d’assurer la croissance économique du pays et de garantir la prédictibilité aux investisseurs.

    Le vice-premier ministre Kelemen Hunor précise : « Nous avons réussi à élaborer un très bon budget, de sorte à pouvoir non seulement réduire le déficit à 7,1% cette année, mais aussi à faire des investissements dans tous les domaines clé – à commencer par la grande infrastructure (routière) jusqu’à la santé, de l’éducation à l’environnement et au développement local. Ces investissements changeront la Roumanie dans les années à venir. »

    De son côté, l’opposition a déposé plus de 3 400 amendements au projet du budget de l’Etat pour 2021, mais aucun n’a été pris en compte. Les sociaux-démocrates accusent donc la coalition dirigeante d’avoir instauré « la dictature budgétaire » et imposé le contrôle absolu sur le budget, ce qui contrevient à la Constitution et aux normes démocratiques.

    Lucian Romaşcanu, le leader des sénateurs sociaux-démocrates, qualifie le budget de : « Anti-économique, anti-social, illégitime et antinational. Ce budget ne représente aucunement la volonté de ceux qui nous ont permis de les représenter au Parlement. La chose la plus grave c’est que, pour la première fois ces 30 dernières années, le budget passe sans qu’un seul amendement soit adopté. »

    A leur tour, les représentants de l’Alliance pour l’Union des Roumains (AUR, un nouveau parti ultra-nationaliste) ont critiqué le budget. Leur député, Mircea Chelaru, accuse : « C’est le budget du pouvoir, ce n’est pas le budget des Roumains. Tout comme le budget de la Sécurité sociale, celui de l’Etat est un budget à rejeter, puisqu’il a tout rejeté. C’est un budget construit sur l’exclusion politique. »

    Notons pour terminer que budget de la Roumanie pour 2021 table sur une croissance économique de 4,31%. Ses recettes ont été estimées, à la hausse, à quelque 75 milliards d’euros (365 milliards de lei) et les dépenses – à environ 90 milliards d’euros (445 milliards de lei). Le déficit ne peut pas dépasser les 7,16% du PIB et les dépenses avec le personnel sont limitées à 9,8%. (Trad. Valentina Beleavski)

  • 22.02.2021

    22.02.2021

    Vaccins – Une dixième tranche de vaccins contre le coronavirus comptant plus de 200.000 doses est arrivée en Roumanie aujourd’hui. Conformément au calendrier de livraisons, la prochaine tranche de vaccin devrait arriver en Roumanie le 1er mars. Vendredi, les autorités ont déclaré que les doses qui seraient délivrées à la Roumanie prochainement par les compagnies Pfizer-BioNTech et Moderna sont destinées à l’immunisation des personnes qui se sont déjà inscrits pour un rendez-vous sur la plateforme informatique tant pour la première que pour la seconde dose de vaccin. Le ministre de l’éducation Sorin Câmpeanu a déclaré qu’environ 60 mille salariés du système d’Education nationale souhaitent se faire vacciner contre la Covid 19 durant la semaine prochaine. Selon le ministre, dans une première étape, les enseignants du cycle primaire, des lycées et des universités seront vaccinés en priorité dans des centres mobiles. Il a précisé que plus de 200 mille salariés du système d’enseignement de Roumanie ont affirmé leur intention de se faire vacciner, dont 42 mille se sont déjà fait vacciner. Par ailleurs, quelque 1600 nouveaux cas d’infection au SARS CoV 2 ont été rapportés ce lundi. Au total, quelque 780 mille personnes ont été infectées au SARS-Cov-2 depuis le début de la pandémie. 90% des personnes ont guéri, alors que le bilan mortel de la pandémie fait état de plus de 19.800 décès.

    Budget – Le projet du budget d’Etat et celui des assurances sociales de cette année fera l’objet de débats au sein du Parlement de Bucarest. Les documents ont été approuvés vendredi par l’exécutif de la coalition Parti national libéral – Union Sauvez la Roumanie et l’Union démocrate magyare de Roumanie. Le premier ministère espère que le Législatif adopte le document au plus vite et affirme que selon ses informations, aucun amendement ne serait déposé par la coalition gouvernementale. Pour ce qui est des amendements que l’Opposition sociale-démocrate annonce déposer, le chef du gouvernement affirme que s’ils seraient adoptés, la Roumanie pourrait même sortir de l’UE. Aux dires de Florin Cîtu, l’impact budgétaire serait de 6% et pourrait porter le déficit à 13% du PIB, chose impossible. Le déficit projeté est de 7,1% du PIB. Par ailleurs, le premier vice-président du PSD, Sorin Grindeanu a déclaré lundi que les sociaux-démocrates déposeraient une motion simple à l’encontre du ministre de l’économie, Claudiu Nasui, à l’issue des débats et du vote sur le budget. Ils reprochent à celui-ci de bloquer un programme de financement de quelque 500 millions d’euros.

    Protestations – En Roumanie, les syndicats poursuivent leurs protestations cette semaine. Certains des mineurs qui protestent dans le souterrain depuis plusieurs jours à Lupeni, dans la Vallée de la rivière Jiu (centre-ouest, le plus grand bassin carbonifère de Roumanie) menacent d’observer une grève de la faim. Ils réclament le fait de ne pas avoir reçu leurs salaires à temps. Un nouveau round de négociations se déroule à ce sujet aux ministères de l’Energie et du Travail. Les quelque 70 travailleurs qui se sont isolés dans le souterrain depuis cinq jours déjà ont reçu de l’eau et de la nourriture de la part de la Croix Rouge et d’autres organisations tandis que les secouristes miniers leur fournissent de l’assistance médicale.Les syndicats de la police des pénitentiaires annoncent également l’organisation d’un meeting au siège du Ministère de la Justice de Bucarest, suivi par d’autres actions dans les jours à venir à cause également du niveau bas des salaires et du sou-financement du système carcéral.

    Hôpital
    Une enquête se déroule à l’Institut Marius Nasta de Bucarest, suite à
    l’incident de dimanche soir, lorsque l’installation de climatisation de l’unité
    mobile de soins des malades de Covid a émis une fumée épaisse. Les équipes
    d’intervention ont agi rapidement et fermé l’unité, alors que les malades ont
    été évacués dans l’immeuble de l’hôpital proprement-dit. Cet incident n’a pas
    produit de blessés, ni de victimes. Rappelons qu’en janvier, également à
    Bucarest, un incendie a ravagé un immeuble de l’Institut national de maladies
    infectieuses « Matei Balş », un autre hôpital consacré exclusivement
    aux malades de covid. Une tragédie similaire a eu lieu en novembre à l’hôpital
    des urgences de Piatra Neamt, dans le nord-est. Les deux incendies ont fait de nombreuses
    victimes.

    Roquettes – Les premiers éléments du premier système lance-roquette multiple à longue portée HIMARS de l’armée roumaine seront acheminés vers le siège du 81 bataillon de missiles « Maior Gheorghe Sontu », de Focsani dans le sud-est du pays. C’est la première unité des Forces terrestres roumaines à être doté de cet armement. Ces équipements sont déjà arrivés au port de Constanta, à la Mer noire ce week-end. Rappelons qu’il y a deux ans, la Roumanie a acheté à la compagnie américaine Lockheed Martin trois systèmes d’artillerie basés sur les roquettes sol-sol à longue portée HIMARS, pour quelque 1,5 milliards de dollars.

    UE – Russie – Le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu participe aujourd’hui à Bruxelles à une réunion de ses homologues des Etats membres de l’UE pour analyser les rapports entre l’UE et la Russie. Selon le ministère roumain des AE, les relations entre les deux côtés connaissent un moment d’inflexion et les européens ont besoin d’unité, afin de maintenir la crédibilité de l’Union en tant qu’acteur sur la scène internationale. Suite à l’expulsion ce février de trois diplomates européens de Russie, justement lors d’une visite officielle en ce pays par le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell, le ministre Aurescu plaidera pour l’adoption de nouvelles mesures restrictives contre Moscou et accentuera le besoin d’adopter un engagement politique plus solide avec les états ex-soviétiques membres du partenariat à l’est dont la République de Moldova. Avant la réunion, Bogdan Aurescu participera aux côtés de ses homologues européens à une réunion informelle avec des représentants de l’équipe de l’opposant russe, Alexei Navalnîi. Samedi, Navalnîi, principal opposant politique du Kremlin s’est vu infliger deux peines : l’une de deux ans et demi de prison ferme dans un dossier de fraude, « fabriqué à des buts politiques », selon lui et l’autre une amende de 9.500 euros pour avoir « diffamé » un vétéran de la Deuxième guerre mondiale dans l’une de ses vidéos.

    Tennis
    La joueuse roumaine de foot, Simona Halep est descendue d’une place jusqu’en
    3e position dans le classement mondial des joueuses professionnelles
    de tennis, rendu public ce lundi. La
    deuxième position est désormais occupée par la japonaise, Naomi Osaka, qui a
    remporté samedi le trophée de l’Open d’Australie. Rappelons-le, Halep a été éliminée
    dans les quarts de finale de cette première tournée du Grand Chelem.
    L’Australienne Ashleigh Barty est toujours en première position du classement
    WTA. Patricia Ţig, Sorana Cîrstea, Irina Begu et Ana Bogdan sont les autres
    roumaines figurant parmi les cent première meilleures joueuses de tennis au
    monde.

    Météo
    Températures plutôt élevées pour cette période de l’année en Roumanie, mais
    surtout en montagne, où le ciel est plutôt bleu. Le mercure des thermomètres va
    de 6 à 16 degrés. 2 degrés en ce moment
    dans la Capitale.

  • Débats sur le budget de l’Etat

    Débats sur le budget de l’Etat

    Le projet de budget de l’Etat pour l’année en cours est conçu sur un déficit d’environ 7% du PIB et, selon le gouvernement de coalition du Parti national libéral, de l’Alliance entre l’Union Sauvez la Roumanie et PLUS et de l’Union démocrate magyare de Roumanie, il favorisera la reprise économique et mettra fin aux dépenses excessives et non justifiées de fonds publics. Le Premier ministre libéral Florin Cîtu promet de remettre l’économie sur de nouvelles bases, de réparer ce qu’il appelle les anomalies introduites dans la législation au cours des quatre dernières années par les anciennes administrations sociales-démocrates et de maintenir la confiance de la Commission européenne, des investisseurs étrangers et des agences de notation. Il déclare également attendre des rapports détaillés sur l’état des entreprises étatiques, y compris des plans de restructuration pour celles qui travaillent à perte.



    Dans le système public, ajoute le chef du gouvernement, les dépenses avec les primes s’élèvent à environ 600 millions de lei, soit l’équivalent de 120 millions d’euros. Dans des conditions de pandémie, avec des coûts très élevés en matière de santé, c’est justement la coupe de ces primes qui bloquerait l’hémorragie de fonds, selon les gouvernants. Ils donnent l’exemple de la prime dite informatique ou de la prime COVID, perçues par les employés des préfectures, et équivalentes à 30% du salaire de base. Le paquet de mesures d’austérité prévoit également que les allocations familiales restent au même niveau, que les retraites n’augmentent qu’à partir du 1er janvier 2022, que cette année, les chèques vacances ne soient plus accordés, et que les étudiants ne bénéficient plus d’un transport ferroviaire gratuit.



    Le Parti social-démocrate, d’opposition, et qui compte le plus grand groupe parlementaire, annonce déjà qu’il déposera des amendements pour tous les chapitres importants de la construction budgétaire. Les sociaux-démocrates accusent le pouvoir de manque de vision et de solutions aux problèmes. C’est un budget d’austérité, de coupes budgétaires, il n’est pas orienté vers les gens, et il ne donne pas de bons signaux à l’économie – accusent les dirigeants de gauche.



    Au-delà des différends entre politiciens, les mesures d’austérité menacent d’amplifier les tensions dans la société. Depuis le début de l’année, des piquets de grève sont organisés aux sièges de l’exécutif, des ministères ou des partis au pouvoir, pratiquement tous les jours, par des syndicalistes mécontents. Les infirmiers, les aides-soignants, les policiers ou les gardiens de prison, les conducteurs de train ou les fonctionnaires demandent tous des salaires décents, des retraites équitables, des services publics de qualité. Les leaders de l’une des confédérations syndicales les plus importantes du pays, Cartel Alfa, affirment que c’est un budget pour le développement de la Roumanie qui est nécessaire, et pas un budget d’austérité.



    Les opérateurs de l’industrie d’hôtellerie-restauration, déjà touchés par les mesures restrictives prises en raison de la pandémie, sont eux aussi mécontents de l’annonce que les chèques vacances ne sont plus accordés cette année. L’Organisation patronale de l’hôtellerie et de la restauration de Roumanie parle de manques à gagner d’environ 7 milliards d’euros en 2020, dans un domaine qui emploie 400 000 personnes, soit 7% de la main-d’œuvre active du pays, et qui apporte 5% au Produit intérieur brut.


    (Trad. : Ligia)

  • 10.02.2019

    10.02.2019

    Budget – Les
    parlementaires roumains ont jusqu’à lundi pour déposer d’éventuels amendements
    au projet de loi du budget de l’Etat, adopté vendredi par le gouvernement de la
    coalition PSD-ALDE. La construction budgétaire
    repose sur un PIB qui devrait dépasser, en première, la barre des 1.000
    milliards de lei (soit environ 212 milliards d’euros), sur une croissance
    économique estimée à 5,5%, un taux d’inflation moyen annuel de 2,8% et sur un
    déficit budgétaire de 2,55%. La Défense continue de bénéficier de 2% du PIB,
    conformément aux engagements pris auprès de l’OTAN. Le document prévoit aussi
    les sommes nécessaires pour une majoration de 15% des retraites et des salaires
    dans le secteur public, à partir du mois de septembre. L’opposition a vivement
    critiqué le retard pris dans l’adoption du projet et certaines de ses dispositions
    qu’elle juge irréalistes.




    Extradition– 14 ressortissants
    roumains ont été extradés des Etats-Unis vers la Roumanie, dans le cadre d’une
    affaire d’arnaque en ligne. Un groupe infractionnel organisé avait arnaqué des
    citoyens américains, par l’intermédiaire de sites de commerce électronique. Les
    suspects ont été arrêtés suite à des dizaines de perquisitions effectuées en
    Roumanie, à Bucarest et en province, par une centaine de policiers et d’agents
    du Service secret des Etats-Unis. Le préjudice estimé est de 34 millions de
    dollars. Pour la première fois, les autorités roumaines ont bloqué des
    cryptomonnaies RIPPLE et BITCOIN. Les organes d’enquête ont confisqué du
    matériel électronique, de l’argent et ont mis sous séquestre des terrains et
    des immeubles.




    Médecine – Le cas
    de l’Italien ayant pratiqué, illégalement, la chirurgie esthétique dans des
    cliniques privées de Roumanie est une preuve du mauvais management de ces
    centres médicaux, où le financement est la priorité principale – affirme le syndicat Promedica, qui rassemble médecins,
    pharmaciens, chimistes et biologistes. Des voix du système médical privé de
    Roumanie affirment, en revanche, que les normes en vigueur dans ce système ne
    sont pas inférieures à celles appliquées dans le système public de soins de
    santé. La Direction de santé publique de Bucarest a récemment annoncé avoir
    identifié un deuxième cas d’exercice illégal de la profession de médecin, après
    celui de l’Italien Matteo Politi. Le ministère de la Santé précise dans un
    communiqué qu’il ne peut pas rendre publiques d’autres données liées à ce cas,
    sur lequel une enquête judiciaire est en cours. Placé en détention provisoire
    pour 30 jours, Matteo
    Politi, 38 ans, avait travaillé comme médecin dans cinq clinique privées de
    Roumanie sans avoir reçu l’avis du Collège des médecins, mais ayant bénéficié d’un
    code de paraphe médicale, délivré illégalement par la Direction de santé
    publique Bucarest. Matteo Politi n’a fait que 8 années d’école et était
    voiturier en Italie, où il avait été déjà condamné à 18 mois de prison avec
    sursis, après avoir prétendu pendant plusieurs années être médecin.










    Cinéma – Le Grand Prix du Festival international du court métrage
    de Clermont-Ferrand, en France, a été attribué au film « Cadoul de Crăciun/Cadeau
    de Noël », du réalisateur Bogdan Mureşanu. L’histoire, racontée en 20
    minutes, a lieu le soir du 20 décembre 1989, à un moment où la Révolution anticommuniste
    de Roumanie était en marche. Les parents d’un petit garçon apprennent que leur
    fils avait mis à la poste une lettre adressée au substitut du Père Noël à l’époque,
    lettre où le petit avait écrit que son propre père ne souhaitait qu’une seule chose
    – la mort du dictateur Nicolae Ceauşescu.

















    CHISINAU – En République de Moldova, plusieurs organisations
    non-gouvernementales ont demandé à la Commission électorale de Chişinău de
    permettre aux membres de la diaspora de voter au scrutin législatif du 24 février,
    même si leurs papiers d’identité sont périmés, comme cela est déjà arrivé. Un
    système de vote mixte sera utilisé pour la première fois aux élections
    parlementaires du 24 février : 50 députés seront élus sur des listes de
    parti, tandis que 51 mandats seront attribués par vote uninominal, en un seul
    tour de scrutin. Un référendum sera également organisé à la même date, sur la
    réduction du nombre d’élus de 101 actuellement à 61, et sur la possibilité que
    les citoyens puissent révoquer un titulaire de mandat parlementaire. Selon les
    sondages, les socialistes philo-russes du président Igor Dodon, sont crédités
    de près de 40% des intentions de vote. Ils sont suivis par le cartel électoral
    ACUM (MAINTENANT), de la droite pro-européenne, avec environ 25%, et par le
    Parti démocrate, de centre-gauche, principale composante de la coalition
    gouvernementale pro-occidentale déclarée, avec 15%.

    Tennis – Les équipes féminines de tennis de Roumanie et de République tchèque sont à égalité (1 partout) dans les quarts de finale du Groupe mondial de Fed Cup, après la victoire remportée samedi, à Ostrava, par Simona Halep n° 3 mondiale, contre Katerina Siniakova, sur le score de 6-4, 6-0. Toujours samedi, la Roumaine Mihaela Buzărnescu s’est inclinée devant Karolina Pliskova (6-1, 6-4). Aujourd’hui, dans le premier match, Simona Halep affrontera Karolina Pliskova, tandis que le dernier verra évoluer Mihaela Buzărnescu et Katerina Siniakova. Le match de double opposera les duos Irina Begu/Monica Niculescu – Barbora Krejcikova/Katerina Siniakova.

    Météo – Il
    fait beau et les températures continuent de monter en Roumanie. Le thermomètre
    indiquait des valeurs entre 1 et 12°, aujourd’hui, à midi. 6° à Bucarest.

  • Le projet du budget étatique

    Le projet du budget étatique

    Les discussions en marge du budget de l’Etat pour l’année prochaine sont entrées dans leur dernière ligne droite avant que le Parlement ne se réunisse, quatre jours avant Noël, pour donner son feu vert. Rappelons que la semaine dernière, le projet du budget et de la sécurité sociale fut avancé sur la table des parlementaires afin qu’ils puissent élaborer des amendements. Par la suite, les propositions centralisées par donneurs d’ordre seront examinées dans les commissions parlementaires de spécialité.

    A l’heure où l’on parle, les amendements sont par milliers et ils portent notamment sur l’allocation des ressources nécessaires à la poursuite des travaux menés au périphérique de Bucarest, sur le renforcement des structures des immeubles au risque sismique élevé, sur la poursuite des travaux au métro bucarestois, sur la multiplication du nombre des maternelles et des écoles ou encore sur des programmes à l’intention de la diaspora.

    Ciblé sur une croissance économique de 5,5%, le budget prévoit des enveloppes majorées à destination des domaines clé qui en ont besoin dont les plus importants restent la Santé, l’Education et l’Infrastructure, selon le chef du gouvernement roumain. Mihai Tudose: Par rapport à l’année dernière, on prévoit une hausse de 17% du budget accordé à la Santé, de 16% de celui destiné à l’Education et une hausse de 42% des Investissements.Au terme du projet de budget approuvé la semaine dernière par le gouvernement, l’agriculture se verra octroyer des fonds supplémentaires. La projection budgétaire sur l’année prochaine s’avère équilibrée et correctement structurée, affirme le PSD, principal parti de la coalition au pouvoir. A en croire les sociaux-démocrates, l’année prochaine, la situation pourrait être même meilleure que l’on ne s’y attend puisque la croissance économique de la Roumanie pourrait dépasser les prévisions des financiers.

    En revanche, l’opposition demeure plutôt réservée et ne partage guère l’enthousiasme du PSD. Au dires du député du Parti du Mouvement Populaire, Eugen Tomac, la mise en place du nouveau budget figurera parmi les grands défis à relever par l’actuelle coalition au pouvoir. Eugen Tomac: Les calculs qu’ils ont faits ne sont pas réalistes. La preuve? Les centaines de mairies à travers la Roumanie à bout de ressources et qui n’ont pas de quoi payer les salaires.

    Du coup, l’opposition se prononce en faveur d’une canalisation des ressources vers le développement. Aux termes du projet approuvé par le gouvernement et dans le contexte de la nouvelle loi de la salarisation, l’année prochaine on s’attend à ce que les frais de personnel connaissent une majoration de 2,5 milliards d’euros par rapport à 2017, tandis que les dépenses destinées aux investissements augmenteront, le plus probablement, de 2,8 milliards d’euros. La forme finale du budget sera décidée par le Parlement, réuni en séance plénière à partir du 18 décembre. (traducere Ioana Stancescu)

  • La semaine du 09 au 14 décembre 2014

    La semaine du 09 au 14 décembre 2014

    Les modifications au Code pénal ont suscité une vague de contestations



    Les modifications que les parlementaires roumains ont apportées au Code pénal ont suscité cette semaine un véritable tollé sur la scène politique de Bucarest. Les critiques se sont enchaînées après l’adoption des amendements au Législatif dominé par les sociaux-libéraux. Selon ces modifications le président de la République, les députés et sénateurs ne sont plus assimilés à des fonctionnaires publics. Ces personnes ne pourront plus être poursuivies et sanctionnées pour des infractions de corruption ou assimilées à la corruption, dont les pots-de-vin et labus de service commises dans lexercice de leur fonction.


    “Les modifications du code pénal sont dramatiques et anéantissent dix ans de travail des institutions anticorruption, tels le Parquet national anti-corruption ou l’Agence nationale d’intégrité“, a déploré le président Basescu. Le Parquet National anti-corruption a pour sa part indiqué que, suite à ces modifications, les parlementaires traduits en justice pour des faits de corruption ou assimilés à la corruption pourraient se voir acquitter et ceux qui se trouvent en détention par condamnation définitive, remis en liberté.


    La Haute Cour de Cassation et de Justice a elle aussi réagi et saisi la Cour Constitutionnelle. Son argument – les amendements au code pénal, suite auxquels on peut comprendre que certaines personnes sont au-dessus de la loi et exonérés d’éventuelles sanctions pour corruption, peuvent être considérés comme incompatibles avec le fonctionnement de l’Etat de droit.


    Dans le camp de l’opposition, les démocrates-libéraux ont eux –aussi déposé une contestation à l’article par lequel, affirment-ils, les parlementaires du pouvoir se sont soustraits au conflit d’intérêts et une autre visant les modifications par lesquelles les élus se sont exclus de la définition des fonctionnaires publics.


    Les réactions de l’étranger n’ont pas tardé, les ambassades des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et des Pays Bas exprimant leur inquiétude. « Ladoption de ce texte fera lobjet du prochain rapport sur lEtat de droit en Roumanie, en janvier, » a déclaré le porte-parole de la Commission, Mark Gray. Et d’ajouter que tous les officiels doivent se soumettre aux règles liées à la corruption et au conflit d’intérêts.


    Par ailleurs, la Cour Constitutionnelle de Roumanie a rejeté comme infondée l’exception d’inconstitutionnalité du Code Pénal sur la suppression de la prescription de la peine pour des infractions de meurtre. En octobre, lInstitut roumain de recherche sur les crimes du communisme et la Mémoire de l’Exil Roumain ont exprimé leur inquiétude à l’égard de la possibilité que l’instruction des dossiers de la Révolution anticommuniste de 1989 soit bloquée, suite à la solution d’exception d’inconstitutionnalité donnée par la Cour Constitutionnelle. A présent, deux anciens commandants de camps de travail communistes sont inculpés pour crime.



    Les transporteurs roumains — mécontents de la majoration de l’accise sur les carburants annoncée par le gouvernement



    La majoration de l’accise sur le carburant de 7 centimes deuros par litre annoncée par le gouvernement de Bucarest a suscité le mécontentement des transporteurs de marchandises qui ont déclenché la grève. Ils demandent, entre autres, la diminution des amendes excessivement élevées et l’élimination des taxes de ville et affirment que la majoration de l’accise sur le gasoil pourrait désavantager les opérateurs autochtones par rapport aux compagnies étrangères. Le premier ministre Victor Ponta a proposé que l’accise supplémentaire soit appliquée uniquement à l’essence et reportée de 3 mois pour le gasoil. Le président de la République, Traian Băsescu, est d’avis que le budget de l’Etat ne doit pas prévoir de taxes supplémentaires sur les carburants.



    Le président de CEC Bank, Radu Gheţea, et le ministre des Finances, Daniel Chiţoiu, entendus par la Commission d’enquête sur l’activité de cette banque d’Etat



    Le président de CEC Bank, Radu Gheţea, et le ministre des Finances, Daniel Chiţoiu, ont été convoqués pour être entendus par la Commission du budget et des finances du Sénat. Celle-ci est chargée d’une enquête sur la gestion de cette banque, après que l’une des filles du président de la République, Traian Băsescu s’est vu accorder un crédit de plus d’un million d’euros afin d’acheter un terrain agricole.


    Les suspicions liées à ce prêt ont été suscitées par les déclarations du ministre des Finances, qui affirme que le chef de l’Etat serait intervenu auprès de lui pour que l’actuel président de CEC Bank soit maintenu à la tête de cette institution financière.



    Le gouverneur de la Banque centrale de Bucarest, Mugur Isărescu, estime que la Roumanie pourrait rejoindre la zone euro dans 10 ans



    La gouverneur de la Banque centrale de Bucarest, Mugur Isărescu, a affirmé mercredi que la Roumanie avait besoin de 10 ans pour arriver à un PIB par habitant de 60% de la moyenne des 28. Il a précisé que dans dix ans, la Roumanie se retrouvera dans une période d’accalmie politique, sans élections pendant 3 ans — entre 2021 et 2023 — recommandée pour l’adoption de l’euro. Selon le calendrier décidé au moment de l’entrée du pays dans l’UE, en 2007, la Roumanie devrait adhérer à la zone euro en 2015 ; pourtant, après le déclenchement, en 2008, de la crise financière, cette cible a été abandonnée.



    Les handballeuses roumaines se sont qualifiées dans les huitièmes de finale du Mondial en Serbie



    La sélection roumaine de handball s’est qualifiée dans les huitièmes de finale du Mondial de Serbie après la victoire contre la Hongrie. Rappelons que le palmarès de la Roumanie compte trois médailles mondiales: une d’or en 1962, et deux d’argent en 1973 et 2005.


    Par contre, deux équipes roumaines de foot ont achevé leur parcours européen de la saison actuelle. Les vice-champions de Roumanie Pandurii Targu Jiu ont fait match nul jeudi soir à domicile en compagnie des Portugais de Paços de Ferreira. Mercredi, les champions de Roumanie, Steaua Bucarest se sont inclinés à Londres, score 0 à 1, devant Chelsea, dans la dernière étape de l’actuelle édition de la phase de poules de la Ligue des Champions…(trad. : Dominique, Alexandra Pop)