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  • Amady Faye (Sénégal)  – Les archives nationales de la Roumanie

    Amady Faye (Sénégal) – Les archives nationales de la Roumanie

    Il faut
    dire avant toute chose qu’il ne faut pas suivre les cours d’une certaine
    faculté pour devenir archiviste en Roumanie. La plupart des gens qui font ce
    métier sont des diplômés des facultés d’histoire ou de philologie. Cela ne veut
    pas dire non plus qu’une telle faculté n’existe pas en Roumanie. Pas du tout.
    Il y en a une dans le cadre de l’Académie de Police de Bucarest. Mais on peut
    tout aussi bien faire un cours de formation à ce métier et obtenir un diplôme
    reconnu par le ministère du Travail et par celui de l’Education.






    Clin d’œil
    maintenant sur l’histoire des Archives nationales roumaines. En tant
    qu’institution, les Archives nationales roumaines ont été fondées dans le
    contexte de la création des premières lois administratives modernes des
    principautés roumaines. C’était dans les années 1831-1832. Avant, les documents
    étaient sauvegardés par les chancelleries princières, par les autorités
    ecclésiastiques et dans des archives privées des boyards de haut rang. Les
    endroits les plus anciens où l’on gardait les documents sont en fait les
    monastères, vu leur niveau de sécurité. On y déposait donc des documents
    laïques aussi, lit-on sur le site des Archives nationales de Roumanie.
    L’existence d’une Archive générale de la Métropolie de Bucarest est attestée
    dès 1775. En Valachie on commence de parler d’archives à peine en 1831, elle
    est suivie une année plus tard par la principauté de Moldavie. Il n’était pas
    encore question d’une institution, ni d’une activité proprement-dite
    d’archiviste. C’est justement ce besoin d’avoir une réglementation de cette
    activité qui a mené à la création d’une Direction générale des archives, à
    Bucarest, en 1862, après l’union de la Valachie et de la Moldavie. Cette
    direction était subordonnée au Ministère de la Justice. Ce moment est considéré
    comme marquant la naissance des Archives roumaines. La situation n’était pas
    pareille en Transylvanie. Cette principauté rouamaine faisait partie à l’époque
    de l’Empire Austro-Hongrois. A la fin du 19e siècle, lors de la
    création des Archives de l’Etat Hongrois, la plupart des archives de la
    Transylvanie se trouvaient à Budapest. En fait le système centralisé des
    documents à Budapest et à Vienne était déjà mis en place en Transylvanie, au
    Banat (ouest de la Roumanie actuelle) et en Bucovine (nord de la Roumanie
    actuelle). Mais avant cela aussi, les documents transylvains faisant partie du
    système des conservation de la monarchie des Habsbourgs, par l’introduction du
    système de la régistrature au sein des principales institutitions
    administratives de la principauté.








    En 1918,
    suite à la création de la Roumanie moderne, le système des archives est mis à
    jour pour réunir toutes les provinces. Ainsi voient le jour les Archives de
    l’Etat de Cluj, en 1920, de Cernauti (19245 et de Chisinau (1925). S’y ajoute
    une loi qui régit le fonctionnement des Archives de l’Etat, en 1925. Plus tard,
    durant la période communiste, en 1951 la Direction des Archives de l’Etat est
    subordonnée au ministère de l’Intérieur et organisée d’après le modèle
    soviétique. Enfin, une nouvelle loi des Archives voit le jour quelques années
    après la chuste du communisme, en 1996. Depuis lors, l’insitutition s’intitule
    les Archives nationales de la Roumanie. Cet article publié sur le site de
    l’institution fait savoir enfin, qu’une nouvelle loi des arhives est en cours
    de rédaction. Elle porte entre autres sur la modernisation du système.