Tag: chantage

  • 18.03.2015 (mise à jour)

    18.03.2015 (mise à jour)

    Sommet — Le président roumain, Klaus Iohannis, participera jeudi et vendredi à Bruxelles au Conseil européen de printemps, a informé l’Administration présidentielle. Avant cette réunion, M. Iohannis sera présent au sommet du PPE ainsi qu’à la réunion du Conseil européen avec le président du Parlement européen. Le président Iohannis participera aussi au dîner de travail des chefs d’Etat et de gouvernement des 28.


    Attentat — Le ministère roumain des affaires étrangères condamne fermement l’attaque terroriste produite ce mercredi à Tunis, au Musée du Bardo, et soldés par des morts et des blessés. Le MAE de Bucarest, soutient les efforts des autorités tunisiennes de combattre toute manifestation de type terroriste et réitère l’appui constant au parcours démocratique assumé fermement par le peuple tunisien. Par ailleurs, le ministère de Bucarest a précisé ne pas avoir d’informations sur la présence de ressortissants roumains parmi les victimes ; l’ambassadeur roumain à Tunis, qui, au moment de l’attentat, se trouvait dans le bâtiment du Parlement, mitoyen du musée, a été évacué en parfaite sécurité. Selon le premier ministre tunisien Habib Essid, au moins 19 personnes dont 17 touristes polonais, italiens, allemands et espagnols, ainsi que deux Tunisiens, un policier et un civil, ont été tuées.


    Traité — La Roumanie ne reconnaît pas le soi-disant ‘traité d’alliance et d’intégration’ signé ce mercredi par la Russie et la région séparatiste géorgienne d’Ossétie du sud. Le MAE de Bucarest considère que cela est une nouvelle tentative de miner la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Géorgie ainsi qu’une entrave aux efforts de sécurité et de stabilité régionale. Le document en question, signé à Moscou par le président russe Vladimir Poutine et le leader de l’Ossétie du sud, Leonid Tibilov, le jour du premier anniversaire de l’annexion par Moscou de l’ancienne péninsule ukrainienne de Crimée, prévoit, entre autres, la délimitation d’un espace de défense et de sécurité collective avec la région séparatiste pro-russe, dont la Russie avait reconnu l’indépendance suite à la guerre de 2008 contre la Géorgie ; la défense par la Fédération russe de la frontière de l’Ossétie du sud, ainsi qu’une politique étrangère coordonnée des parties signataires. Un document similaire a été signé en novembre dernier avec l’Abkhazie, autre territoire séparatiste pro-russe de Géorgie ; il été promulgué par le président Poutine fin février, en dépit des critiques de la part de l’OTAN et de l’UE.


    Réunion — Le gouvernement de Bucarest se réunira jeudi en séance spéciale pour examiner les projets des nouveaux codes fiscal et de procédure fiscale. Un débat public sur les deux documents a été ouvert pendant un mois. Le premier ministre Victor Ponta a précisé qu’une fois approuvés par son cabinet, les deux textes seront soumis au Parlement. Les nouvelles dispositions fiscales devraient entrer en vigueur en janvier 2016.


    Corruption — L’ex-directeur de l’Agence nationale d’intégrité, Horia Georgescu, a été placé en détention provisoire, suite à une décision de la Haute Cour de Cassation et de Justice. Horia Georgescu avait démissionné après l’ouverture d’un dossier dans lequel il est accusé d’abus de fonction et d’avoir provoqué un préjudice de 75 millions d’euros. M Georgescu est soupçonné d’avoir approuvé le paiement de dédommagements pour des immeubles surévalués. Les faits remontent aux années 2008 — 2009 lorsque Horia Georgescu travaillait à l’Agence nationale pour la restitution des propriétés. Ce mercredi, la Commission juridique du Sénat a avalisé la demande de la Direction nationale anti-corruption de mettre en détention provisoire le parlementaire Dan Sova, ex-ministre des Transports. Celui-ci est accusé de complicité à abus de fonction dans un dossier qui vise l’activité de deux compagnies d’Etat. Par ailleurs, l’édile de la ville de Constanta (dans le sud-est), Radu Mazare, a été remis en liberté, selon une décision de la Haute Cour de Cassation et de Justice. Mazare, qui a annoncé son intention de renoncer aux fonctions qu’il occupe depuis 2000, est soupçonné d’avoir reçu 9 millions d’euros de pots-de-vin, en échange de contrats de marchés publics illégalement attribués par la municipalité.


    Enquête — L’ex-président de centre-droit de la Roumanie entre 2004 et 2014, Traian Băsescu, est poursuivi pour chantage, a fait savoir le Parquet général, ce mercredi. C’est la sénatrice sociale-démocrate Gabriela Firea qui a déposé une plainte contre l’ancien chef de l’Etat, l’année dernière. Dans cette affaire, l’enquête a été reprise après la conclusion du second et dernier mandat présidentiel de M. Băsescu, qui, de ce fait, ne bénéficie plus d’immunité.

  • 07.07.2014

    07.07.2014

    Enquête – Le président fondateur du Parti Conservateur (membre de la coalition au pouvoir), lhomme daffaires Dan Voiculescu, est auditionné ce lundi par la Cour dAppel de Bucarest, dans une enquête visant la privatisation frauduleuse de lInstitut de Recherches Alimentaires. Cest en 2008 que les procureurs du Parquet anticorrption avaient ouvert une enquête à lencontre de Dan Voiculescu, pour un préjudice de 60 millions deuros. Depuis vendredi, lhomme daffaires est placé sous contrôle judiciare étant aussi sous enquête pour chantage. Les procureurs l’accusent d’avoir menacé trois hommes d’affaires de déclencher une campagne agressive de dénigrement s’ils ne concluaient pas de contrats de publicité avec le groupe de presse qu’il dirige. Voiculescu a rejeté les accusations et affirmé qu’il ne connaissait pas ses dénonciateurs.



    Baccalauréat – Les résultats de la session dété du Baccalauréat ont été rendus publics aujourdhui. Les candidats mécontents peuvent désormais déposer des contestations, les notes finales allant être annoncées vendredi. Selon les données communiquées par le ministère roumain de lEducation, 59% des candidats ont réussi lexamen, par rapport à 56% lannée dernière. Une session qui ne sest pas déroulée sans irrégularités, malgré les avertissements du ministre de lEducation, Remus Pricopie. Par exemple, un inspecteur dAcadémie dArad (ville de louest de la Roumanie) accusé davoir reçu de largent pour aider les candidats à passer leur examen a été assigné à domicile pour 30 jours. De même plusieurs élèves ont été éliminés de la salle dexamen pour tentative de fraude. Davantage de détails, dans le commentaire de la rédaction, après les infos.



    Protestations – Environ 200 policiers ont protesté ce lundi devant le siège du ministère de lIntérieur de Bucarest. Mécontents des politiques salariales, ils dénoncent également des discriminations entre les employés qui, tout en déroulant des activités similaires, sont payés différemment. Sy ajoute le fait que certaines catégories de policiers nont pas reçu les suppléments afférents au travail de nuit, ni le remboursement des frais de transports quotidiens.



    Tennis – A Bucarest démarre aujourdhui le premier tournoi WTA organisé en Roumanie, le BRD Bucharest Open, doté de prix se chiffrant à 250.000 dollars. La joueuse roumaine Simona Halep, numéro 3 mondial, finaliste de Roland Garros et demi – finaliste à Wimbledon, en est la tête daffiche. La Roumanie y est représentée également par Monica Niculescu, Irina Begu, Alexandra Cadanţu, Alexandra Dulgheru, Andreea Mitu. Parmi les joueuses internationales invitées à Bucarest mentionnons Roberta Vinci et Karin Knapp, dItalie, Klara Koukalova et Petra Cetkovska de la République tchèque, Annika Beck dAllemagne, Anna Schmiedlova de Slovaquie, Polona Hercog de Slovénie et Vania King des Etats – Unis.

  • La semaine du 06 au 11 janvier 2014

    La semaine du 06 au 11 janvier 2014

    L’ancien premier- ministre roumain, Adrian Nastase — à nouveau derrière les barreaux



    L’ancien premier ministre roumain, Adrian Natsase a été à nouveau incarcéré, dix mois après avoir été remis en liberté dans le cadre d’une autre affaire de corruption. Chef du gouvernement entre 2000 — 2004, Adrian Nastase a été condamné lundi par la Haute Cour de cassation et de justice de Roumanie à quatre ans de prison ferme pour corruption, pour chantage et corruption. C’est dans le même dossier que son épouse Dana a été condamnée à une peine de prison avec sursis. La haute Cour de Cassation et de Justice a décidé de leur confisquer près de 400 mille euros. Selon les procureurs du Parquet National anti-corruption, Adrian Nasatse est coupable de prise illégale d’intérêts, d’un montant de 630 mille euros, directement et par le biais de son épouse. L’ex premier ministre affirme que le dossier représente une commande politique et que cette condamnation est, je cite « extrêmement injuste, une sale vengeance”», fin de citation. Le premier ministre en place et président du Parti Social Démocrate, Victor Ponta a eu une position similaire; d’après lui, Adrian Nastase aurait été, dès 2005, la cible principale de son adversaire politique, le président de la République, Traian Basescu.



    Un député roumain — arrêté pour corruption



    Gheorghe Coman, député du Parti conservateur, membre de la coalition au pouvoir, a été placé en détention provisoire, dans un dossier où il est accusé par les procureurs du Parquet National anti-corruption d’avoir usé de son influence politique à des fins de prise illégale d’intérêts. Par ailleurs, l’ancien ministre roumain de l’Agriculture, Stelian Fuia, membre du Parti Démocrate Libéral, en opposition, fait l’objet d’une enquête pénale pour abus de fonctions. Les procureurs anti-corruption l’accusent d’avoir vendu, en 2005, plusieurs bâtiments appartenant à la station de recherches que l’ancien ministre avait dirigée — une vente préférentielle à la sœur et au beau-frère du ministre.



    Dans plusieurs pays européens, la libéralisation du marché de l’emploi pour les ressortissants roumains et bulgares continue à agiter les esprits



    La Commission européenne a annoncé n’avoir reçu jusqu’ici aucune information de la part des Etats membres de l’UE, notamment du Royaume-Uni et de l’Allemagne, relative à une soi-disant déferlante de Roumains et de Bulgares après la libéralisation des marchés de l’emploi respectifs, au 1er janvier dernier. Auparavant, plusieurs journaux, des hommes politiques au pouvoir ou en opposition, ainsi que des citoyens lambda des deux pays mentionnés avaient maintes exprimé leurs craintes que les ressortissants roumains et bulgares ne prennent d’assaut leurs systèmes de sécurité sociale. Le gouvernement de Londres a déjà pris des mesures censées limiter l’accès des immigrants aux aides sociales. Le cabinet de la chancelière allemande Angela Merkel prend lui aussi en compte la mise en place de mesures similaires afin d’empêcher les immigrants d’abuser de ces aides.



    Les priorités de la présidence grecque de l’UE — présentées aussi à Bucarest



    La Grèce, qui vient de prendre la présidence semestrielle de l’UE, a présenté ses priorités. L’événement a été marqué à Bucarest aussi, en présence du ministre roumain des affaires étrangères Titus Corlăţean. Le regain de confiance des citoyens dans les institutions et les valeurs européennes, une meilleure cohésion et stabilité et le renforcement de l’UE dans son ensemble, comptent parmi les principales priorités de la présidence hellène de l’Europe communautaire, a affirmé l’ambassadeur de Grèce en Roumanie, Grigorios Vassiloconstandakis. A cela s’ajoutent la diminution, voire l’éradication de la migration clandestine, la gestion des frontières et la mobilités des citoyens de l’UE. Le chef de la diplomatie roumaine a déclaré que Roumanie appuie entièrement l’agenda européen. Et lui d’ajouter que Bucarest continuera d’œuvrer à réunir les conditions politiques requises en vue de son adhésion à l’espace Schengen. Dans ce contexte, Titus Corlăţean a rappelé que la Roumanie a accompli les critères techniques très bien définis relevant de l’acquis de l’espace de libre circulation. Les Etats membres de l’UE qui s’opposent à l’entrée de la Roumanie dans cet espace arguent des réformes insuffisantes en matière de justice.



    La Banque centrale roumaine a abaissé les taux directeur et des réserves minimales obligatoires en lei et en devises



    La Banque Nationale de Roumanie a abaissé mercredi pour la 5e fois consécutive, le taux d’intérêt de référence dans une nouvelle tentative de relancer les crédits. Le taux directeur a atteint un nouveau minimum historique passant de 4 à 3,75% par an. Les taux des réserves minimums obligatoires en lei et en devises ont eux aussi baissé de respectivement 15 à 12% et de 20 à 18%. Il s’agit des montants minimums que les banques commerciales sont obligées de garder dans la Banque centrale. De l’avis des experts, les décisions de la Banque centrale de Roumanie vont ouvrir la voie au financement de l’économie et mettront à la disposition des banques davantage de liquidités, mais les effets ne seront pas visibles avant les 10 ou 12 mois à venir. Après avoir enregistré en 2013 la meilleure évolution par rapport à l’euro entre toutes les devises nationales des pays de l’UE, la monnaie nationale roumaine, le leu, est partie du mauvais pied en 2014. Elle a continué de se déprécier, dépassant le seuil psychologique de 4,5 lei pour un euro et atteignant ainsi son plus bas niveau des six derniers mois. (trad.: Mariana Tudose, Alexandra Pop)


  • A la Une de la presse roumaine du 23.08.2013

    A la Une de la presse roumaine du 23.08.2013

    Une controverse entre le premier ministre roumain et des élus locaux, souhaitant une modification rapide de la loi des incompatibilités, occupe en priorité les principaux journaux roumains, avec un seul mot d’ordre repris du chef du Cabinet — « chantage ». La presse écrite bucarestoise explore également les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement ainsi que le classement immobilier européen.


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  • A la Une de la presse roumaine du 29.07.2013

    A la Une de la presse roumaine du 29.07.2013

    Plusieurs comtés de l’ouest du pays sont placés en vigilance orange, et d’autres étaient déjà sous l’incidence d’une alerte jaune pour la même raison. Dans le même temps, 35 ans en arrière, Ion Mihai Pacepa, officier de la Securitate, conseiller du président de la Roumanie du temps, Nicolae Ceauşescu, faisait défection…


  • A la Une de la presse roumaine du 26.07.2013

    A la Une de la presse roumaine du 26.07.2013

    L’enquête sur un dossier de corruption et de chantage dans la presse déroulée par la Direction nationale anti-corruption se poursuit et elle est décortiquée par les principaux quotidiens roumains.


  • Lettres des années 1980

    Lettres des années 1980


    Dans les archives des Services de renseignements, on trouve généralement des informations portant sur les missions secrètes, le travail des agents, les coulisses diplomatiques ou les intérêts politiques. A l’instar des autres Services secrets des régimes communistes, l’ancienne police politique roumaine, la Securitate, contrôlait la société dans son ensemble. Or, parmi ses principales sources d’informations, la correspondance a contribué de manière importante à l’obtention des renseignements et au chantage des citoyens.






    Liviu Taranu, chercheur au Conseil National pour l’Etude des Archives de l’ancienne Securitate est également l’éditeur de l’ouvrage « Les Roumains à l’Epoque d’or. La correspondance dans les années ’80 », qui regroupe une partie des lettres adressées par les citoyens roumains aux institutions de l’Etat. Création de la propagande, le syntagme « l’Epoque d’or » servait au culte de la personnalité de Nicolae Ceausescu, en se proposant de mettre en lumière les performances enregistrées par la Roumanie sous les communistes. Pourtant, la réalité était tout autre: le régime du dictateur Ceausescu avait poussé le pays au bord du précipice, en pleine crise matérielle et spirituelle sur fond d’une profonde dégradation psychologique.






    Nous passons le micro à M. Liviu Taranu pour une brève caractérisation de la Roumanie des années 1980, telle qu’elle apparaît dans la correspondance de l’époque: « Elle était pessimiste, tragique. Dramatique, c’est ça le mot juste. Il y a des lettres, des documents pleins d’humour, puisque les Roumains savent faire bonne mine contre mauvaise fortune. Pourtant, le contenu est dramatique, en raison de la pénurie quotidienne. Ce sont notamment les familles nombreuses qui se plaignent de toute sorte de difficultés: manque d’aliments, d’électricité, majoration des prix, insécurité de l’emploi. C’est incroyable de parler de l’insécurité de l’emploi dans les années ’80, mais on en parle fréquemment! »






    La Securitate passait au peigne fin toute la correspondance de l’époque, avec une attention particulière accordée à celle adressée aux institutions publiques. Liviu Taranu: « Toutes les lettres adressées aux journaux, au Comité Central, aux personnes morales, notamment à celles de la capitale , passaient à travers le filtre de la Securitate. Sur leur ensemble, plusieurs arrivaient à destination, mais d’autres, comportant des messages durs à l’adresse du régime, étaient confisquées et attachées par la suite au dossier ouvert par la police politique. Comme vous voyez, la liberté d’expression était généralement entravée. Mais, il y avait aussi des cas heureux quand les Roumains arrivaient à s’adresser par écrit aux responsables politiques ».





    Les mécontentements liés au niveau de vie étaient dominants. Et pourtant, l’insécurité de emploi est également évoquée, ce qui était inimaginable dans un régime qui prétendait être un régime des ouvriers. Cette peur contredit en effet le cliché qui affirme que dans les années du socialisme les emplois étaient garantis. Liviu Taranu : « Cette peur était très justifiée par la désorganisation des entreprises au plus haut niveau, en raison des changements opérés du jour au lendemain dans les structures d’Etat qui géraient différents secteurs de l’économie. Puis, il y avait aussi le problème de la commercialisation des produits roumains qui s’avérait de plus en plus difficile. Alors, les entreprises accumulaient des stocks. Le plan de production n’était plus respecté parce qu’à leur tour, les entreprises ne possédaient plus la matière première nécessaire pour produire. Les gens ne touchaient plus leurs salaires, la direction essayait de réduire le personnel afin de pouvoir payer les autres salariés. Toutes les réorganisations et les difficultés endémiques au niveau macroéconomique ne faisaient que produire l’insécurité de l’emploi et le chômage. Certains salariés étaient simplement virés et c’était à eux de trouver un nouvel emploi. »






    La violence de la révolution anti-communiste roumaine s’explique notamment par le fait que la voix des gens était étouffée. C’est une des choses que l’on peut observer dans la correspondance éditée dans ce volume. Tous les pays communistes se confrontaient à cette crise, mais nulle part la liberté d’exprimer son mécontentement n’était punie avec une telle sévérité qu’en Roumanie à l’époque de Nicolae Ceausescu.





    Est-ce qu’il existe un lien entre la fermeté du régime dans les années ’80 et la violence de la révolution anticommuniste de décembre 1989 ? Liviu Taranu : « Oui, j’en suis convaincu. Les tensions ne se sont pas dissipées de manière progressive. Elles couvaient avant de se manifester sous différentes formes, tant au niveau des minorités qu’à la périphérie de la société. La majorité n’aboutissait pas à esquisser des points de riposte. Au moment où ces points sont apparus, ils se sont multipliés dans tous les pays. Ces tensions étouffées pendant plus d’une décennie, même si les choses avaient commencé à ne plus aller bon train avant 1980, n’ont fait que produire ce mouvement violent. Les mécontentements étaient trop importants pour que les choses puissent se dérouler calmement, sans violence, comme en Tchécoslovaquie ou dans d’autres pays de la région. »





    Un des effets traumatisants de l’époque communiste a été d’inoculer à la population un état d’esprit névrosé. Cet état d’esprit s’est fait sentir dans les années 1990, dans le nouvel espace public démocratique roumain….(trad. : Ioana Stancescu, Alex Diaconescu)