Tag: Constantin Dobrogeanu-Gherea

  • Cent ans depuis la mort de Constantin Dobrogeanu-Gherea

    Cent ans depuis la mort de Constantin Dobrogeanu-Gherea

    Le 7 mai 1920 s’éteignait à Bucarest,
    dans sa 64e année, Constantin Dobrogeanu-Gherea, sans doute le plus
    important penseur marxiste roumain du 19e siècle. De son vrai nom
    Solomon Katz, Gherea est né en 1855 dans la ville de Slavianka, située dans
    l’Ukraine d’aujourd’hui, dans une famille de commerçants juifs. La famille Katz,
    bien intégrée, faisait partie de la classe moyenne de la société russe de
    l’époque. Avec un père brasseur et un frère médecin, le futur Constantin
    Dobrogeanu-Gherea suit des études universitaires à Kharkov, où il entre en
    relation avec les mouvements révolutionnaires russes, marqués souvent par la pensée
    des anarchistes. Il prend part au mouvement estudiantin de 1874, qui tenta
    d’essaimer l’idée de la révolution parmi les paysans.

    Poursuivi par la police
    du Tsar, Constantin Dobrogeanu-Gherea trouve d’abord refuge en Roumanie, à
    Iaşi, l’ancienne capitale de la principauté de de Moldavie, ensuite en Suisse,
    où il se mettra en relation avec les groupes des révolutionnaires russes. Rentré
    en Roumanie, il s’occupe du trafic de littérature révolutionnaire subversive,
    qu’il s’ingénie à transporter en sous-main de Iasi vers la Russie. En parallèle,
    il s’adapte à son nouveau pays, et obtient la nationalité roumaine en 1890,
    alors même que, fait remarquable, l’octroi de cette nationalité aux allochtones
    était alors conditionné par leur appartenance à la religion chrétienne
    d’Orient. Il ne prendra pour nom celui de Constantin Dobrogeanu-Gherea que
    lorsqu’il s’affirmera en tant que critique littéraire, au moment où il mettra
    les bases, en tant que cofondateur, du Parti social-démocrate ouvrier roumain,
    soit en 1893.


    Accompagnés par Călin Cotoi, de
    l’Université de Bucarest, essayons de remonter le parcours de l’aventure
    roumaine de celui qui deviendra le plus important penseur socialiste roumain du
    19e siècle. Călin
    Cotoi : « Dobrogeanu-Gherea a eu une vie assez aventureuse. A un certain moment,
    en 1877, il se fait enlever par la police secrète du Tsar, pour se retrouver en
    Sibérie. Il s’évade, puis, via la Norvège, il regagne la Roumanie. Il
    abandonnera par la suite son attachement à la perspective anarchiste, et
    devient l’un des représentants de poids de l’orthodoxie marxiste, partisan du
    penseur marxiste allemand Karl Kautsky. Il traduit son ouvrage, intitulé
    « Le programme d’Erfurt », tout en essayant d’adapter les préceptes
    de Marx à la réalité de cette société agraire, située à la périphérie de
    l’Europe, qu’était la société roumaine de l’époque ».


    Polyglotte
    averti et doté d’un sens aigu de l’observation, Constantin Dobrogeanu-Gherea deviendra
    très vite un terrible diagnosticien des maux qui rongent la société paysanne de
    Roumanie. Il écrira « La nouvelle servitude paysanne », ouvrage de
    référence pour le mouvement socialiste roumain naissant. Călin Cotoi : « Gherea n’était pas le seul penseur de gauche de son époque. Ces
    mouvances de la gauche roumaine étaient travaillées à l’époque par le désir
    d’adapter la pensée marxiste aux réalités locales, qu’il s’agisse de cette
    Roumanie un peu excentrée par rapport à l’Europe occidentale ou encore du sud
    de la Russie, soit de ces régions charnière entre l’Empire russe et l’Europe. Gherea
    faisait donc partie de ce courant de pensée plus ample, censé repenser et
    adapter le socialisme au profit d’une société périphérique et agraire.
    L’héritage le mieux connu qu’il nous a légué tient en fait en cette
    expression : la nouvelle servitude paysanne. C’est le titre de son
    ouvrage, qui demeure une référence dans les sciences sociales et dans
    l’histoire de l’évolution sociale de la Roumanie. Dans ce livre, il donne la
    réplique à Constantin Stere, ancien partisan, tout comme Gherea, du mouvement
    des Narodniki. Et il essaye d’expliquer pourquoi la pensée socialiste prend
    tout son sens dans le contexte roumain, s’érigeant même en tant qu’unique
    pensée progressiste adaptée à la
    région ».


    Et
    parce que les idées devaient bien trouver un champ d’application politique, il
    s’attelle à fonder, avec d’autres, en 1893, le Parti social-démocrate des
    ouvriers de Roumanie. Călin Cotoi : « Le Parti social-démocrate des ouvriers de Roumanie fait dès le départ
    face à toute une série de défis. Il y avait tout d’abord la question de la
    nationalité roumaine, qu’une partie de la classe ouvrière, encore balbutiante, ne
    détenait pas. Les ouvriers comptaient parmi eux beaucoup de Juifs, des
    Hongrois, des Allemands, des Roumains citoyens de l’Empire d’Autriche-Hongrie.
    Et, sur ce fond, surgissaient de façon régulière des crises à caractère
    antisémite, au sein même de la classe ouvrière. Des crises que le parti
    social-démocrate de Gherea essaiera d’atténuer. Finalement, le parti implosera,
    suite à ce genre de situations inextricables. Gherea, qui était lui-même
    d’origine juive, venait juste de recevoir la nationalité roumaine. Et il refuse
    de se laisser couler avec son bébé, le parti. Il va donc trouver la parade en
    s’investissant dans la culture roumaine, devenant l’un de ces critiques
    littéraires dont l’opinion faisait autorité dans l’époque, surtout une fois la
    rupture avec Titu Maiorescu, l’autre grand critique littéraire du moment,
    consommée. Et voilà comment l’un des plus importants penseurs politiques de son
    époque fera reconnaître son nom par la postérité : non pas grâce à son
    activité politique, ni même grâce à ses traités en sciences sociales, mais
    surtout grâce à son œuvre de critique littéraire. »


    Au mois
    de novembre 1917, à la faveur de la Révolution d’octobre, le régime bolchévique
    faisait son entrée dans l’histoire. Avec lui, Gherea, assez âgé, selon les normes
    de l’époque, prendra ses distances. Călin Cotoi croit savoir que l’attitude de
    Constantin Dobrogeanu-Gherea ne fut pas tant dictée par des considérations
    d’âge, mais plutôt infléchie par l’évolution de sa pensée politique, par son
    adhésion à un socialisme démocratique, plutôt que révolutionnaire. Călin Cotoi : « Constantin Dobrogeanu-Gherea a toujours été un social-démocrate, adepte
    de Kautsky. Selon ce dernier, la mouvance bolchévique s’avérait une sorte
    d’hérésie. Pourtant, Gherea garde ses contacts. Il parle à Racovski, son fils
    même adhère au mouvement bolchévique, mais lui, il essaye de s’aménager une
    sorte d’espace de liberté, une sorte d’autonomie. Il restera fidèle au mouvement
    social-démocrate inspiré par le modèle allemand. »


    100 ans
    après, l’héritage laissé par Constantin Dobrogeanu-Gherea dans l’évolution de
    la pensée de gauche en Roumanie ou encore à l’égard de l’état social de la
    paysannerie roumaine de l’époque, demeure toujours essentiel. (Trad. Ionuţ Jugureanu)



  • Constantin Dobrogeanu-Gherea (1855–1920): sozialdemokratischer Vordenker und Literat

    Constantin Dobrogeanu-Gherea (1855–1920): sozialdemokratischer Vordenker und Literat

    Constantin Dobrogeanu-Gherea wurde 1855 in Slawjanka bei Jekaterinoslaw in der heutigen Ukraine als Solomon Katz in einer Familie jüdischer Kaufleute geboren und hatte ein sehr abenteuerliches Leben. Die Familie gehörte zur Mittelschicht der damaligen russischen Gesellschaft — sein Bruder war Arzt, sein Vater Inhaber einer Bierbrauerei. Katz besuchte die Hochschule in Charkiw und fand als Student schnell den Anschluss zu russischen Anarchisten. Er nahm 1874 Teil am sogenannten Gang ins Volk“, einer Gro‎ßaktion der russischen Narodniki –Volksanarchisten, die als Studenten dem Bauernvolk die Revolution schmackhaft machen wollten.



    Verfolgt von der zaristischen Polizei, erreichte er die Stadt Iaşi in Rumänien und gelangte von hier aus in die Schweiz, wo er Verbindung mit den dortigen russischen Revolutionären aufnahm. Wieder zurück in Rumänien schmuggelte er illegale Literatur ins Russische Reich. Doch er lebte sich auch schnell in Rumänien ein, wo er 1890 auch die Staatsbürgerschaft erwarb. Zur damaligen Zeit war jedoch die rumänische Staatsbürgerschaft den christlich-orthodoxen Menschen vorbehalten. Solomon Katz wurde zu Constantin Dobrogeanu-Gherea, entschied sich für eine Karriere als Literaturkritiker und gehörte 1893 zu den Gründern der sozialdemokratischen Arbeiterpartei Rumäniens. Professor Călin Cotoi von der Universität Bukarest wei‎ß mehr über das Leben dieses linken Denkers:



    Sein Leben ist sehr interessant — er wird 1877 von der russischen Geheimpolizei entführt und nach Sibirien gebracht, von wo er über Norwegen flüchten kann und nach Rumänien zurückkehrt“ — Amerikaner würden ihn als larger than life beschreiben, meint Cotoi.



    Gherea lässt später ab von der gesellschaftlichen Vision der Narodniki und Anarchisten und wird zu einem der wichtigsten Vertreter des orthodoxen Marxismus nach Kautsky. Er übersetzt das Erfurter Programm“, versucht aber, den Marxismus an Rumänien anzupassen, dass damals als Agrarperipherie ganz andere Besonderheiten aufwies, erläutert der Historiker — der mehrsprachige Constantin Dobrogeanu-Gherea wurde in kurzer Zeit zu einem exzellenten Diagnostiker der gesellschaftlichen Missstände im rumänischen Dorf. Sein Buch zur neuen Leibeigenschaft wird zur echten Inspirationsquelle rumänischer Sozialisten.



    Gherea ist keine alleinstehende Figur“, sagt Professor Cotoi, es gibt ein breiteres Spektrum, in der es linkes Gedankengut und Sozialismus an diese Peripherie anzupassen gilt, in der Rumänien und Südrussland als Grenzgebiet zwischen Europa und dem russischen Reich lagen.“



    Er prägte den Begriff der neuen Leibeigenschaft — in seinem gleichnamigen Buch versucht er den Ideen eines anderen Ex-Narodniki, Constantin Stere, sein eigenes Konzept entgegenzustellen — sozialistische Ideen haben Sinn und Zweck in Rumänien und sind sogar die einzig fortschrittliche Denkweise, die auch in Rumänien existieren könnte. Solche Konzepte sollten dann auch die Gründung der Sozialdemokratischen Arbeiterpartei Rumäniens im Jahr 1893 mitbestimmen — Gherea war einer der Gründungsmitglieder, sagt Călin Cotoi: Die Partei war schon von Anfang an problematisch — die Mitglieder der Arbeiterklasse, insofern sie der Rede wert ist, hatten nicht alle die rumänische Staatsangehörigkeit Es waren viele Juden, Magyaren, Deutsche und siebenbürgische Rumänen darunter — dazu kommen, dass antisemitische Töne in der Arbeiterschaft laut werden und die Partei sie zu beschwichtigen versucht“, beschreibt der Historiker die damalige Lage.



    Die Partei brach schlie‎ßlich unter dem Gewicht der eigenen Paradoxien zusammen und Gherea wollte sich nicht vom Mahlstrom mitrei‎ßen lassen, umso mehr er gerade die rumänische Staatsbürgerschaft bekommen hatte. Er taucht also in den rumänischen kulturellen Mainstream ein und wird zu einem der bedeutsamsten Literaturkritiker, nachdem er in Konflikt mit der Koryphäe Titu Maiorescu gerät. Das hei‎ßt, dass einer der grö‎ßten linken Denker nicht als Parteimensch bekannt wird, sondern als Literat. Der Bukarester Historiker Cotoi meint, dass der im November 1917 auch nicht mehr jüngste Gherea das bolschewistische Regime eher ablehnt — er war ein Sozialist, der gegen die gesellschaftlichen Probleme mit demokratischen Waffen kämpfen wollte.



    Er war ein Sozialdemokrat à la Kautsky. Nach seiner Theorie versucht er, Politik zu leben. Und nach Kautsky sind die Bolschewiki eher Häretiker. Aber Gherea steht in Kontakt mit ihnen, mit Rakowski zum Beispiel. Ghereas Sohn wirkt dort mit, er selbst behält sich eine gewisse Autonomie vor und bleibt in der Sozialdemokratie deutscher Prägung“, findet der Bukarester Historiker.

  • Constantin Dobrogeanu-Gherea

    Constantin Dobrogeanu-Gherea

    One hundred years ago, Constantin Dobrogeanu-Gherea, the most important Marxist thinker of the 19th century, was passing away in Bucharest. His real name was Solomon Katz and he lived a very adventurous life. He was born in 1855 in Slavianka, near Ekaterinoslav, today’s Ukraine, to a family of Jewish merchants. The Katz family was part of the Russian society’s middle class. His brother was a doctor and his father owned a beer factory near Ekaterinoslav. He attended the faculty in Harkov and, during his student years, he had connections with the Russian revolutionary movement with strong anarchist tendencies. In 1874 he took part in a movement that aimed at propagating the revolution among peasants and workers, through students. Chased by the tsarist police, he fled Ukraine for Romania.



    From Romania he went to Switzerland, where he got in touch with the Russian revolutionary groups. He returned to Iasi, Romania and started smuggling revolutionary literature into the Russian Empire. Gherea adjusted pretty well to the Romanian space and became a Romanian citizen in 1890, at a time when citizenship was conditioned on being an Orthodox Christian. He took the name of Constantin Dobrogeanu-Gherea after he became a literary critic and one of the founders of the Romanian Social Democratic Workers’ Party, in 1893.



    Professor Calin Cotoi of the Bucharest University tells us more about Dobrogeanu-Gherea: “He had a very interesting life. At one point, he disappears, being kidnapped by the Russian secret police and taken to Siberia. He escapes through Norway and returns to Romania. He is a larger than life adventurer, to say so. After this episode, he gives up the anarchist perspective and becomes one of the most important representatives of the Kautskyian Orthodox Marxism. He translates the book ‘The Erfurt Programme’ and tries to adjust Marxism to the very different conditions he finds in this agrarian periphery called Romania.”



    Speaking several foreign languages and being a sharp observer, he soon became a remarkable diagnostician of the Romanian social aspects, specific of the rural area. He wrote the “Neo-Iobagia”, Neo-Serfdom in English translation, that would prove to be an inspirational book for all Romanian socialists. The work said that Romania was trapped in feudalism with a minimum of capitalist tools present only to ensure an easier exploitation of the peasantry by the social elite.



    Calin Cotoi: “Gherea is not alone in this, as there were a number of people who tried to adapt leftist thinking and socialism to this large periphery area, that included Romania and also southern Russia, the border areas between Europe and the Russian Empire. Gherea is part of this larger current of rethinking socialism in order to adapt it to peripheral and agrarian societies. The most famous term that he promoted was neo-serfdom, the title of a fundamental book for social sciences and for Romania’s social history. In the book he tries to show that a Socialist way of thinking has its meaning and sense, and is the only progressive thinking there is, including in Romania.”



    The socialist ideas had to have a political meaning and their political expression would be the Social Democratic Party of Romanian Workers, which Gherea founded in 1893. Calin Cotoi: “The Social Democratic Party of Romanian Workers had problems from the very beginning. Fist of all, the working class, as small as it was, did not all have Romanian citizenship. There were many Jews, Hungarians, Germans, and so on. Then, there were anti-Semitic currents among the workers whom the new party was trying to discipline. The party would eventually dissolve and Gherea did not want to be part of it, especially because he, who was Jewish, had just got Romanian citizenship. The solution he found in order to have access to the Romanian cultural mainstream was literary criticism. He became one of the most important Romanian literary critics, after a dispute with a personality of that time, Titu Maiorescu. One of the most important Romanian socialists becomes known not so much due to his involvement in politics, not by writing social treaties, but by writing literary criticism.”



    In November 1917 the Bolshevik regime emerged, but Gherea did not adhere to it. Calin Cotoi believes that this was due to the fact that Gherea was a socialist who supported the democratic means of fighting social injustice: “He is a Social Democrat of the Kautskyan type, the theory based on which he tries to live his political life and which considers Bolshevism a sort of heretic movement. This does not mean he was completely out of touch with the Bolsheviks. He had talks with Racovsky, his son enrolled with the Bolshevik movement but he tried to keep a sort of autonomy and stay within the social-democratic movement after the German model.”



    100 years ago, Constantin Dobrogeanu-Gherea left us an important heritage regarding the social state of Romanian peasants. But it is a historical heritage that must be regarded in the particular context of that time.

  • Zur Geschichte des Freidenkertums und Antiklerikalismus in Rumänien

    Zur Geschichte des Freidenkertums und Antiklerikalismus in Rumänien

    Auch wenn die beiden Begriffe nicht synonym sind, haben sich der Freigeist und die Kirchenfeindlichkeit öfters überlappt. Die Anfechtung der Autorität des Klerus wurde in der Geschichte von Reformbewegungen der Religionen und sogar von dem Bestreiten der Existenz Gottes begleitet. Der Freigeist und die moderne Kirchenfeindlichkeit haben ihren Ursprung im 18. Jahrhundert, als die Aufklärung die Vernunft ins Zentrum des menschlichen Handelns setzte. Die Eingrenzung der Macht und des Einflusses der Kirche im Staat und in der Gesellschaft war eines der zentralen Anliegen des Rationalismus.



    In Rumänien ist der Freigeist und der moderne Antiklerikalismus in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhundert in den radikal-liberalen und den sozialistischen Kreisen erschienen. Der Darwinismus und der Materialismus bildeten die theoretische Grundlage für soziale Reformatoren wie die Ärzte Constantin Thiron und Victor Babeş und der Philosoph Vasile Conta. Marius Rotar, Forscher an der Universität 1. Dezember 1918“ in Alba Iulia, meint, die Freidenker hätten den harten Kern der Kirchenfeindlichkeit und des Laizismus in Rumänien gebildet:



    Die wichtigsten Vertreter des Antiklerikalismus bei uns, aber auch in Europa und den USA, waren die Freidenker, eine kulturelle, politische und philosophische atheistische Bewegung, die versuchte, die Menschen von Vorurteilen und religiösen und wissenschaftlichen Fehlinterpretationen zu befreien. Hauptziel war dabei die Trennung von Kirche und Staat, was in Frankreich im Jahr 1905 und in Portugal im Jahr 1911 auch geschieht. Es gibt ein paar wichtige Vertreter wie Robert G. Ingersoll in den USA und Charles Bradlaugh in Gro‎ßbritannien. 1880 wurde der Internationale Freidenkerbund gegründet. Wie handelt aber die Kirchenfeindlichkeit? Auf individueller Ebene handelt es sich dabei um die Annahme einer nichtreligiösen Identität, die in drei Formen gestaltet wird. Eine Form ist der säkulare Eid, ein Problem, das hierzulande erst 1936 gelöst wurde. Die zweite ist die Zivilehe und die dritte, meiner Meinung nach auch die wichtigste, ist die säkulare Beerdigung, d.h. ohne Priester und Totenmesse.“




    Der Freigeist und die Kirchenfeindlichkeit sind in Rumänien erst später, gegen Ende des 19. Jahrhunderts erschienen. Marius Rotar erläutert weiter:



    Es gibt ein paar wichtige Vertreter des Antiklerikalismus und der wichtigste ist Ende des 19. Jahrhunderts Gheorghe Panu. In seiner Zeitung »Lupta« (»Der Kampf«) kritisiert er stark die Rumänisch-Orthodoxe Kirche. In der berühmten Anthologie des Atheismus in Rumänien gilt er al Vorreiter des rumänischen Atheismus. Nichtdestotrotz wurde er bei seinem Tod 1910 im Beisein eines Priesters bestattet. Im Gegensatz zu ihm äu‎ßerte Thiron 1905 seinen Wunsch säkular bestattet zu werden, was 1924 auch geschah.“




    Die rumänischen Freidenker äu‎ßerten ihre Überzeugungen in der Presse. Nicht selten benutzten sie dabei Kraftausdrücke, was ihre Äu‎ßerungen oft in die Nähe der Beleidigungen rückte. Die wesentlichen Prinzipien ihrer programmatischen Schriften waren die Abkehr der Bürger von der Religion und die Trennung von Moral und Religion. Öffentliche Stellungnahmen und Äu‎ßerungen von Sozialisten wie Ştefan Gheorghiu, I. C. Frimu, Constantin Dobrogeanu-Gherea, Panait Istrati, die au‎ßerdem weltlich bestattet werden wollten, sollten als Beispiel für andere dienen. Der Historiker Marius Rotar über die Medienwirksamkeit der Freidenker:



    1913 veröffentlichte Thiron in der linken Zeitung »Dimineaţa« folgende Zeilen: ›Glückwunsch den zwei jungen Leuten, die nur eine Zivilehe abschlie‎ßen wollten. Herzlichen Glückwunsch, dass ihr den Mut hattet, den Blödsinn des Christentums und des Judentums, der Bibel mit seinen Evangelien und des Talmuds loszuwerden und der Ausbeutung durch den christlichen und mosaischen Klerus ein Ende zu setzen.‹ Die Rumänische-Orthodoxe Kirche reagierte prompt mit einer Äu‎ßerung, in der es u.a. hie‎ß: ›Findet sich niemand, der ihn sich vorknöpft und ordentlich durchrüttelt für die Unverfrorenheit, die Mehrheit des rumänischen Volkes zu beleidigen, die seine Gedanken und Meinungen nicht teilt?‹“




    Der radikalste Freidenker war der Arzt Constantin Thiron, der zwischen 1853-1924 lebte und Professor an der Universität in Iaşi (Jassy) war. Er war Militärarzt und nahm am Balkankrieg 1913 und am 1. Weltkrieg teil. Marius Rotar wei‎ß mehr über ihn:



    Auf seiner Uhr war ›Tod allen Göttern und Freigeist!‹ eingraviert. Thiron hat sich diesen antiklerikalen Spruch angeeignet. 1913 weihte er sein säkulares Grab in Iaşi ein. Es ist das erste laizistische Grab in Rumänien und ist voller Symbole. Im selben Jahr wird im Eternitatea-Friedhof für Vasile Conta ein atheistisches Denkmal eingeweiht. Thiron hat sein Testament dreimal — 1905, 1913 und 1921 geschrieben. Wenn der Mensch jung ist, hat er die Tendenz, rebellenhaft zu handeln. Als Thiron sein erstes laizistisches Testament abfasst, war er schon 52 Jahre alt und damit längst über das ›prometheische‹ Alter hinaus. Dort findet man einige seiner wesentlichen Ideen. Ein weiteres Zitat aus einem Artikel, den er in der Zeitung ›Opinia‹ veröffentlichte, ist relevant: ›Nur die stumpfsinnigen Gläubigen christlicher und mosaischer Konfession haben Angst vor dem Tode aufgrund der Dummheiten, die in der Bibel stehen und vom Klerus verbreitet werden, um die Würde und den Mut des Menschen zu mindern, damit dieser ein unterwürfiger und zahlender Diener des Klerus diverser Religionen bleibt.‹“




    Freidenkertum und Antiklerikalismus hatten nur wenig Widerhall in Rumänien. Sie waren vielmehr Versuche, Rumänien an die Ideen des Westens anzukoppeln.

  • 120 Jahre rumänischer Sozialdemokratie

    120 Jahre rumänischer Sozialdemokratie

    Im Westen war Sozialismus am Anfang eine Idee und ein Programm zur Sozialreform, das sich vorgenommen hatte, die Arbeiter aus dem wirtschaftlichen Elend heraus zu befördern. Dieser stand in direktem Zusammenhang mit der Industrie, mit der Lebensqualität, aber auch mit den sozial-wirtschaftlichen Beziehungen zwischen den Werkeigentümern und ihren Mitarbeitern.



    Nach dem Wendemoment 1848, nach der Gründung und Konsolidierung des modernen rumänischen Staates in den Jahren 1859 und 1866 beginnt der Sozialismus immer mehr an Zielpublikum zu gewinnen. Die Entwicklung der Industrie schafft jene Sozialschicht, die die Ideen des Sozialismus immer mehr befürwortet. Die sozialistischen Publikationen Telegraful român“, erscheinen 1865, Uvrierul“, Lucrătorul român“, Analele tipografice“ und Contemporanul“ bildeten für die sozialistischen und revolutionären Intelektuellen einen Raum, in dem sie ihre eigenen Ideen bekannt machen konnten. Die bedeutendsten Namen waren die Gebrüder Ioan und Gheorghe Nădejde, Panait Muşoiu, Zamfir Arbore, Titus Dunca. Der rumänische Sozialismus erhielt eine starke Infusion an russischem Narodniki-Sozialismus durch die Volkspolitiker Constantin Dobrogeanu-Gherea, Nicolae Zubcu-Codreanu, N. Russel, alle Einwanderer, die vom zaristischen Regime für ihre Ideen verfolgt wurden.



    Dobrogeanu-Gherea, der berühmteste und einflussreichste rumänische Sozialismustheoretiker des 19. Jh., hatte eine äu‎ßerst schwierige Mission. Während er allen, die Sozialismus als fremd für den rumänischen Geist empfanden, eine Antwort liefern musste, war er auch gezwungen, die marxistische Theorie der Industriegesellschaft einer Agrargesellschaft anzupassen. Der Soziologe Călin Cotoi zeigt, welchen Platz die Sozialisten in dem Gedankenfeld der rumänischen Öffentlichkeit einnahmen und welche Rolle insbesondere Gherea spielte:



    Der Fall Gherea ist besonders interessant, weil man bei ihm sehr stark die Spannung zwischen der Theorie der Formen ohne Inhalt und der marxistischen Theorie empfand. Die Mehrheit von Ghereas Argumenten hatte ein sehr deutliches Ziel und zwar die Existenz eines lokalen Sozialismus zu legitimieren. Für ihn war die Kritik an den rumänischen Sozialismus eine, die man durch die Formel »in Rumänien ist Sozialismus eine exotische Pflanze« zusammenfassen konnte. Mit anderen Worten waren Sozialisten seltsame Menschen, die aus revolutionärer und moralischer Sicht natürlich sehr sympathisch waren, die aber nichts zu sagen hatten. Bei den Rumänen schlug die Rethorik des Sozialismus keine Wurzeln. Ghereas recht interessante Strategie war, die Gesellschaft in etwas Exotisches umzuwandeln und den Sozialismus in etwas Normales. Die rumänische Gesellschaft war in der Auffassung Ghereas monströs, sie verkörperte für ihn eine neue Leibeigenschaft, was nicht der normalen Welt entsprach. Er sprach daher mit Nachdruck über eine abweichende rumänsiche Welt. Das grö‎ßte Problem, sagt Gherea, sei, dass man in der Bewertung der rumänischen Gesellschaft dieselben Begriffe wie im Westen verwenden müsse. Und diese bedeuten dort etwas und hier bei uns etwas ganz anderes. Er stellt sogar ein formales Prinzip auf, um die Abnormität der rumänischen Gesellschaft zu erläutern, und nennt es ‚Gesetz der sozialen Umlaufbahn‘.“



    Die Gründung der ersten rumänischen sozialistischen Partei, der Sozial-Demokratischen Arbeiterpartei Rumäniens, am 31. März 1893, kam nur mühevoll zustande. Auch nach ihrer Gründung hatte die Partei kein besseres Schicksal. Vor dem Hintergrund, dass es kein allgemeines Wahlrecht gab, war die Wählerschaft der Partei sehr klein. Das Parteiprogramm wurde von Dobrogeanu-Gherea nach dem Programm von Erfurt der Sozial-Demokratischen Partei Deutschlands erarbeitet. Gherea dachte, dass die Form, also die Idee, schrittweise auch den Inhalt schaffen würde, also die kritische Masse an Wählern. Călin Cotoi:



    Seine Strategie war, die rumänische Gesellschaft als etwas Exotisches darzustellen, deren Abnormität zu entdecken, um die Normalität der sozialistischen Einstellung gegenüberzustellen, was teilweise auch funktioniert. Zu einem gewissen Zeitpunkt sagt er: Der Sozialismus ist genauso wie der Liberalismus in Rumänien. Hätte es den Liberalismus nicht gegeben, hätte es kein modernes Rumänien gegeben. Sozialismus sei die nächste Stufe. Stellen Sie sich nur vor, sagt er, wie der Stand heute gewesen wäre, wenn die rumänischen Liberalen ihre Reformen 1770 statt erst 1848 eingeführt hätten. Das ist Ghereas Hauptargument. Interessant ist auch, dass Gherea, als er gewisserma‎ßen mit dem Rücken an die Wand gestellt wurde, mit den Argumenten der russischen Narodniki begründet hat, warum Sozialismus notwendig sei. Er sagte, dass Sozialismus eine Verpflichtung dem Arbeitervolk gegenüber sei, das uns und unsereins durch seinen Schwei‎ß ernährt, bekleidet und gro‎ßgezogen habe. Der Sozialismus Ghereas ist eher emotional und moralisierend. Was dem rumänischen Sozialismus der Jahrhundertwende entspricht, war eher eine Subkultur des Sozialismus. Es handelte sich um kleine Menschengruppen, die Naturwissenschaften in emotionaler Weise betrieben. Bei einem Blick in die sozialistische Zeitung »Contemporanul« stellt man fest, dass es dort viele naturwissenschaftliche Artikel gibt. Es handelt sich also um eine Mischung von Emotionalität, Naturwissenschaften, Moralität und sozialem Wandel.“



    Trotz der beträchtlichen Bemühungen blieben die Sozialdemokratie und deren Partei in Rumänien bis nach dem Ersten Weltkrieg eher eine Randerscheinung der hiesigen Politik. Linkes Gedankengut wurde im späten 19. und zu Beginn des 20. Jahrhundert vielmehr als eine Leidenschaft einiger verträumter Intellektueller und weniger als ernstzunehmende Lösung betrachtet.



    Audiobeitrag hören:



  • Sozialistisches Gedankengut in Rumänien Ende des 19. Jh.

    Sozialistisches Gedankengut in Rumänien Ende des 19. Jh.

    Um das Jahr 1900 suchten die rumänischen Intellektuellen nach einer Lösung für die Probleme der Landwirte. Die Bevölkerung Rumäniens bestand damals zu 80% aus Bauern. Diesen sollte geholfen werden, aus der Armut herauszukommen. Der wichtigste Teil der rumänischen Elite war Anhänger der nationalen Idee, der Emazipation durch die Pflege der nationalen Identität. Diese Gedankenschule stützte sich vor allem auf kulturelle Elemente. Doch auch sozialistische Ideen hatten ihre Befürworter.



    Eine Minderheit der Intellektuellen war der Ansicht, dass die Wirtschaft und die soziale Emanzipation eine wichtigere Rolle spiele. Unter dem Einfluss des Sozialismus und des Marxismus hatten diese nicht nur gegen ihre konservativen Gegner zu kämpfen, sondern auch gegen diejenigen, die ihre Ideen, aber nicht ihre Lösungen unterstützten.



    Die nationale Idee war jedoch stärker, auch wenn um das Jahr 1900 sowohl der Nationalismus als auch der Sozialismus blühten. Der Soziologe Călin Cotoi von der Bukarester Soziologie-Fakultät erklärt, warum sich die nationale Idee durchsetzte:



    Wir haben es hier mit einer Art Ereignis, das eigentlich kein Ereignis darstellt, zu tun. Das Soziale erscheint nicht als Problem. Es handelt sich um eine rasche Nationalisierung des Sozialen, bevor es ein Problem wurde. Das geschah innerhalb der sozialistischen Disputen der Epoche. Wegen dieser raschen Nationalisierung infolge des Disputs zwischen den Poporanisten (abgeleitet von rum. ‚popor‘ = Volk) und den Marxisten kam es zur Entstehung einer nationalisierten sozialen Idee mit einer ethnischen Komponente. Als dann in der Zwischenkriegszeit das soziale Programm erscheint, ist es auf diese Periode zurückzuführen. Die Technokraten der Gusti-Schule oder der demographischen Schule von Sabin Manuilă und der Klausenburger Schule von Moldovan setzten die Diskussionen von 1900 fort.“



    Die beiden wichtigen Bewegungen, die sich für die Emanzipation der Landwirte einsetzten, waren der Marxismus und der Poporanismus. Obwohl beide Bewegungen peripherisch waren, konnten sie meistens keine gemeinsamen Punkte finden. Der Sozialismus hatte keinen gro‎ßen Einfluss in den Reihen der Landwirte.



    Der Marxismus wurde insbesondere von Constantin Dobrogeanu-Gherea vertreten. Er kam als Solomon Katz in einer jüdisch-ukrainischen Familie zur Welt, flüchtete nach Rumänien und wurde in Bukarest zu einem der einflussreichsten sozialistischen Theoretiker. Dobrogeanu-Gherea veröffentlichte mehrere Bücher, darunter auch eine marxistische Analyse der wirtschaftlichen Lage der Landwirte. Sein Gegner war ebenfalls ein Flüchtling, der aus Bessarabien stammende Constantin Stere. Dieser brachte die Ideen der russischen Narodniki nach Rumänien. Zusammen mit dem Literaturkritiker Garabet Ibrăileanu gründete er nach dem russischen Vorbild den Poporanimus. Der Soziologe Călin Cotoi dazu:



    Die Mehrheit der rumänischen Sozialisten entstammt — abgesehen von einer kleinen Minderheit mit einer französisch-belgischen Orientierung — dem russischen Projekt der Narodniki, der Volksfreunde. Die rumänischen Volksfreunde wollten aber nicht als russische Narodniki angesehen werden. Die rumänischen Poporanisten versuchen, sich von den Russen zu distanzieren. Stere hat Texte, die fast identisch mit denen von Nikolai Michailowski sind. Er zitiert aber Eduard Bernstein, Karl Kautsky, Karl Marx, deutsche Neopositivisten. Seine Literaturangaben sind überwiegend deutsch.“




    Die Beziehung zwischen den Intellektuellen und den Landwirten war wesentlich, der Vergleich mit dem Westen, der wirtschaftlich entwickeltesten Region, und die Überwindung der Gegensätze zwischen Fortschritt und Tradition waren wichtige Programm-Punkte. Călin Cotoi erläutert:



    Es ist interessant, den rumänischen Fall in diesem russischen Kontext zu betrachten. Der Poporanismus spielt, meiner Meinung nach, eine viel geringere Rolle in der Modernisierung der sozialen Idee. Es gibt zwei Dimensionen des Poporanismus, die man verstehen muss. Zum einen den theoretischen Weg, darauf bezieht sich insbesondere Constantin Stere — auch bei seinen Disputen mit den Marxisten. Die andere Dimension ist der diffuse Poporanismus, der, wie die Bewegung der Narodniki, Elemente der genossenschaftlichen Bewegung, die Entstehung von Banken und Unterstützung der ländlichen Kreditaufnahme umschlie‎ßt. Diese entwickeln sich nur wenig und werden vom Staat übernommen und zerstört. Die Übernahme der Bewegung der russischen Volksfreunde von Russland nach Rumänien bedeutet die Transplantation einer Bewegung aus einem Imperium in einen Rahmen, in dem gerade eine Nation aufgebaut wurde. Das ist der wesentliche Unterschied zwischen den beiden Gedankenrichtungen.“



    Der Bauernaufstand von 1907 veranschaulicht und bestätigt die Diagnose, die die rumänischen Sozialisten um 1900 Rumänien folgenlos bescheinigt hatten. Die Lösung kam allerdings vom Staat, durch die später eingeleitete Bodenreform.



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