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  • Repair café

    Repair café

    De nos jours, il est bien plus confortable d’acheter un objet neuf que de réparer un vieux. Et pourtant, le respect envers les objets achetés et utilisés pendant un certain temps c’est aussi le respect envers leurs constructeurs et envers l’environnement. « Repair café » a commencé à Cluj, en tant que projet pilote censé tester la réaction du public à un autre type de recyclage. Et ce fut un succès durable.

    Dan Sânpetreanu compte parmi les auteurs du projet « Repair café ». Passionné de mécanique, de la réutilisation des objets en tout genre, il pense que chacun d’entre nous peut lutter pour changer les mentalités au sujet de ce que nous jugeons comme déchets. C’est précisément la mission des ateliers « Repair café ».

    Dan Sânpetreanu : « Nous avons réussi à réunir une multitude d’expériences et d’idées de Roumains mais aussi d’étrangers. Nous avons appris qu’il fallait réorienter les circuits économiques vers tout ce qui est local, du point de vue territorial et temporel, afin de pouvoir réutiliser les ressources dont nous disposons le plus possible. C’est pourquoi nous avons fondé cette association. Nous avons commencé à développer des projets concrets relatifs d’abord à la réutilisation des ressources. C’est un concept qui s’appelle 5R et qui commence par la réduction de la consommation au minimum nécessaire et se poursuit par la réutilisation de ce que l’on a acheté, par la réparation de ce qui s’est cassé et si l’objet est irréparable, par sa réutilisation sous une autre forme, avant de finir par le recyclage. »

    Le projet Repair café fonctionne déjà depuis décembre 2015, mais ses initiateurs souhaitent le rendre permanent et l’utiliser en tant qu’exemple pour que les gens apprennent à faire le tri sélectif, qu’ils découvrent que les déchets ne sont pas uniquement des déchets, mais aussi des ressources de valeur que l’équipe de Repair Café peut refaire fonctionner, a avoué notre interlocuteur.

    Dan Sânpetreanu : « J’ai vu des personnes qui semblaient mieux comprendre la valeur des objets qu’ils traitent de déchets, de détritus. Dans certaines situations les gens disaient : j’ai voulu jeter un couvercle en plastique que je n’utilisais plus, mais après la discussion avec toi, j’ai réfléchi si la poubelle était vraiment sa place et si on ne pouvait l’envoyer quelque part pour le réutiliser avant de le mettre à la poubelle ».

    Ce sont les petites réparations qui apportent les grands changements ou encore Pas question de jeter ça ! c’est une des devises des mécanos de Cluj. Dan Sânpetreanu précisait que ce qui motive les participants à ce projet, c’est l’idée de diminuer la quantité de déchets. Au fait, pensent-ils, il n’y est pas question de déchets, mais d’une approche consumériste de la vie.

    Dan Sânpetreanu : « Je trouve qu’il est grand temps d’arrêter d’envisager les ressources comme du matériel dont on peut se dispenser. C’est là une de nos carences culturelles, qui date d’une vingtaine d’années. Les premiers à franchir le seuil du Repair Café de Cluj, pour faire réparer leurs appareils, c’étaient des gens d’un certain âge, qui avaient connu la période de pénurie de matériel et d’appareils en tout genre. Conscients de la valeur de ces ressources, ils souhaitent les voir réparer. Les jeunes recommencent à s’y intéresser, mais il existe, entre les deux tranches d’âge, la catégorie des gens qui semblent acquis à la culture de consommation et dont le slogan est « pas de problème, on va en acheter un ou une autre ».

    L’idée que les ateliers de réparation participatifs veulent faire passer c’est que le déchet est une bonne chose au mauvais endroit. Dan Sânpetreanu : « Les nouvelles générations constatent que les ressources sont limitées, que le réchauffement global pose problème, tout comme la pollution, les décharges. Et elles se mettent à la recherche de solutions à tout cela. Ces solutions ne sont pas parfaites. Nous n’avons pas de solution à l’échelle du pays tout entier, mais de petits projets convergeant vers le même but et qui essaient de créer une plate-forme, de donner une idée générale pour la société roumaine. Ce qui fait défaut, au niveau formel, c’est une catégorie très importante, à savoir les 4 autres R, qui rendent compte du chemin depuis l’achat jusqu’au recyclage. La question à laquelle il faut répondre c’est de savoir comment maximiser l’effet de ces produits dans la société, avant qu’ils n’arrivent au stade de recyclage, vu que ce dernier consomme lui une certaine quantité d’énergie, nécessaire à rendre utilisable tel ou tel objet. »

    La leçon que nous apprend le Repair Café met en lumière le volet social de l’attitude consumériste. Certaines gens qui s’y connaissent en réparations n’ont plus grand-chose à faire, alors que ceux qui se retrouvent en situation de demandeurs d’emploi ou qui ne gagnent pas assez n’ont pas les moyens de s’acheter un objet neuf. Les conséquences, affirment les initiateurs du projet « Repair Café », ne sont pas du tout négligeables. (Trad. Mariana Tudose, Alex Diaconescu)

  • Selbsthilfewerkstätten: Das Repair-Café in Klausenburg

    Selbsthilfewerkstätten: Das Repair-Café in Klausenburg

    Heutzutage scheint es viel einfacher, neue Sachen zu kaufen und die alten, kaputten eher wegzuwerfen, als sie zu reparieren. Dennoch sei es angebracht, die Leute, die die betreffenden Produkte hergestellt haben, zu respektieren. Und dieser Respekt drückt sich auch dadurch aus, dass die von ihnen hergestellten Erzeugnisse — sei es der Wasserkocher, der nicht mehr richtig kocht, der Staubsauger, der nicht mehr anspringt, das T-Shirt mit der aufgerissenen Naht — nicht gleich auf den Müll landen. Altes Zeug zu reparieren, anstatt es gleich wegzuwerfen, stellt dazu einen guten Weg dar, die Umwelt zu schützen.



    Sogenannte Repair-Cafés — zu Deutsch Reparatur-Cafés“ — verbinden zwei gro‎ße Trends miteinander: die neue Lust am Selbermachen und den Kampf gegen die Wegwerfkultur. Das erste Repair-Café in Rumänien wurde in Cluj (dt. Klausenburg) eröffnet. Es war ein Pilotprojekt und stellte die Reaktion der Leute auf eine andere Art von Recycling auf die Probe. Die Selbsthilfewerkstatt lief mehrere Wochen im kleinen Format. Danach entwickelte sie sich immer mehr.



    Das Repair-Café-Projekt in Klausenburg wurde von mehreren enthusiastischen jungen Leuten gefördert. Unter ihnen ist auch Dan Sânpetreanu. Er hat eine Leidenschaft für Mechanik und repariert gerne allerlei Gegenstände und Sachen. Au‎ßerdem glaubt er daran, dass sich jeder von uns einbringen sollte, um die Mentalität der Menschen im Hinblick auf alte, kaputte Sachen zu ändern und die Wegwerfkultur zu bekämpfen. Dafür setzte er sich schon vor der Umsetzung des genannten Projektes ein.



    Wir haben viel von Leuten im In- Und Ausland gelernt. Es ist besonders wichtig, die wirtschaftlichen Kreisläufe nach innen, zu einer lokalen Zirkularität hin zu orientieren. Das bedeutet, wir sollten die vorhandenen Mittel und Ressourcen so oft wie möglich verwenden. Aus diesem Grund gründeten wir den Verein. Wir begannen, Projekte zu entwickeln, die sich vor allem auf die Wiederverwertung der Ressourcen beziehen. Wir arbeiten mit einem Konzept, das wir 5 R nennen. Es geht von dem Gedanken aus, den Konsum auf das streng Notwendige zu verringern. Mit anderen Worten verwende wieder, was du gekauft hast, repariere die Sachen, die kaputt gegangen sind. Falls etwas nicht mehr repariert werden kann, ändere seine Funktion und schicke es erst nachher zum Recyceln.“




    Das Reparatur-Café läuft schon seit Dezember letzten Jahres. Die Impulsgeber des Vorhabens denken aber daran, das Projekt in eine permanente Angelegenheit zu verwandeln. Demnach soll es als Modellbeispiel fungieren. Damit die Leute lernen, den Müll richtig zu trennen und dass die Abfälle nicht blo‎ß Müll sind, sondern wertvolle Ressourcen für die Menschen, die im Reparatur-Café mitwirken. Dazu Dan Sânpetreanu:



    Ich lernte Menschen kennen, von denen ich behaupten kann, sie sahen den Wert der Gegenstände und Sachen, die sie üblicherweise als Müll und Abfälle betrachteten, tiefer ein, nach dem Gespräch mit mir. Ich erlebte Folgendes: Nachdem wir uns zum Thema unterhielten, sagten sie: ‚Ich wollte einen Kunststoff-Deckel, den ich nicht mehr gebrauchte, wegwerfen. Nach dem Gespräch mit dir überlegte ich noch einmal, ob ich ihn in den Mülleimer werfen sollte oder ob er vermutlich anderswo noch eingesetzt werden kann, bevor er auf den Müll landet.‘“




    Kleine Reparaturarbeiten steuern gro‎ße Änderungen an“ oder Wegwerfen? Von wegen!“ sind zwei Leitsprüche, nach denen sich die Klausenburger Handwerker, die in der Selbsthilfewerkstatt mitmachen, orientieren. Die Projektbeteiligten arbeiten aus dem Wunsch heraus, die Menge der Abfälle auf ein Minimum zu halten, so Dan Sânpetreanu. Denn in der Tat gäbe es überhaupt keine Abfälle, sie seien lediglich eine konsumistische Deutung des Lebens:



    Es ist an die Zeit, unsere Ressourcen als etwas Wertvolles zu betrachten und nicht mehr als blo‎ß wegwerfbare Stoffe. Ich glaube, was die Kultur der Wiederverwertung betrifft, liegen wir etwa 20 Jahre zurück im Vergleich zu anderen Staaten. Die ersten Leute, die das Repair-Café in Cluj mit einem kaputten Gerät in der Hand betraten, um es zu reparieren, waren etwas ältere Leute, die in einer Zeit gelebt haben, in der es an Elektrogeräten und an Ressourcen mangelte. Es waren Menschen, die den Wert dieser Ressourcen begreifen und sie gerne ehrenamtlich reparieren lassen. Denn das Konzept des Repair-Cafés ist simpel: Ehrenamtliche, die handwerkliches Geschick und Werkzeug besitzen, helfen anderen, ihre kaputten Sachen zu reparieren. Die sehr junge Generation zeigt ebenfalls gro‎ßes Interesse für das Konzept. Allerdings gibt es einen Generationsunterschied — es gibt eine Kategorie von Menschen, die am Konsumismus stark hängen. Sie vertreten die Ansicht Ist doch egal, wir kaufen ein neues!“




    Die Reparatur-Cafés wollen eine bedeutende Botschaft vermitteln — Abfälle sind in der Tat etwas Gutes, nur manchmal am falschen Ort. Dazu Dan Sânpetreanu:



    Die neuen Generationen stellen fest, dass die vorhandenen Ressourcen beschränkt sind, dass die Erderwärmung Probleme verursacht, dass die Umweltverschmutzung gefährlich ist, dass die Abfalldeponien problematisch sind. Und sie suchen nach Lösungen. Es sind nicht die idealen Lösungen. Wir bieten keine landesweit gültige Lösung. Doch wir setzen kleine, zusammenlaufende Projekte um und versuchen dadurch eine Plattform zu schaffen, um eine allgemeine Lösung für die rumänische Gesellschaft letztendlich zu finden. Formell fehlt allerdings eine ganz wichtige Kategorie: die übrigen 4 R. Was passiert nämlich ab dem Einkauf bis hin zum Recycling. Und es stellt sich die Frage, inwiefern können diese Erzeugnisse mehrmals verwendet werden, bis sie in den Recycling-Prozess eingeführt werden. Denn Recycling bedeutet wiederum Energieverbrauch für die Herstellung eines Gerätes, das vermutlich zu früh weggeworfen wurde.“




    Das Projekt Repair-Café zeigt uns zugleich, welcher der zu bezahlende soziale Preis für die konsumistische Haltung ist. Demnach sind viele Leute, die handwerkliches Geschick besitzen, arbeitslos. In weiterer Folge, leisten sich Arbeitslose nicht, neue Geräte zu kaufen. Die Konsequenzen seien nicht zu übersehen, so die Urheber des Projektes Repair-Café.

  • Repair Café

    Repair Café

    În ziua de
    astazi, pare mai comod să cumperi un obiect nou decât să-l repari pe cel vechi.
    Însă respectul faţă de obiectele pe care le-am cumpărat şi le-am utilizat o
    vreme este şi respect faţă de oamenii care le-au construit şi, în plus, faţă de
    mediul înconjurător. Repair Café a început la Cluj, ca proiect pilot menit să
    testeze reacţia publicului, la un alt fel de reciclare. A funcţionat atunci
    câteva săptămâni, iar apoi a crescut.


    Dan Sânpetreanu
    este unul dintre oamenii din spatele proiectului Repair Café din Cluj. Este
    pasionat de mecanică, de reparatul obiectelor de tot felul şi crede că fiecare
    dintre noi poate lupta pentru schimbarea mentalităţii oamenilor în privinţa a
    ceea ce considerăm deşeu, menire pe care a căutat să o ducă la îndeplinire încă
    dinaintea înfiinţării atelierelor Repair Café: Am reuşit să adunăm o
    grămadă de experienţe şi de învăţături de la oameni din România dar şi din
    străinătate, am învăţat că este nevoie să ne reorientăm circuitele economice
    înspre circularitate locală, în teritoriu şi în timp, în aşa fel încât
    resursele pe care le avem să le refolosim de cât mai multe ori. Din cauza
    aceasta am fondat asociaţia. Am început să dezvoltăm proiecte concrete care au
    de-a face în primul rând cu utilizarea resurselor în timp. Este un concept care
    se numeşte 5 R şi porneşte de la a reduce consumul la strictul necesar,
    reutilizează ceea ce ai cumpărat, repară ceea ce s-a stricat, dacă nu mai poţi
    repara, dă-i altă funcţie, refuncţionalizează şi abia după aceea trimite la reciclat.


    Proiectul
    Repair Café funcţionează deja din decembrie anul trecut, dar iniţiatorii lui
    vor să-l permanentizeze şi să-l folosească drept exemplu pentru ca oamenii să
    înveţe să colecteze selectiv, să înveţe că deşeurile nu sunt gunoaie, ci sunt
    resurse valoroase pe care cei de la Repair Café le pun la locul potrivit, ne-a
    spus interlocutorul nostru şi a adăugat: Am văzut oameni care păreau
    să capete o înţelegere mai bună a valorii lucrurilor pe care le tratează de
    obicei ca deşeu, drept gunoi. Am avut situaţii în care oamenii spuneau: Am vrut
    să arunc un capac de plastic pe care nu-l mai folosesc şi după discuţia cu tine
    m-am gândit într-adevăr dacă locul lui este la gunoi sau ar putea fi trimis
    undeva să fie refolosit înainte să ajungă la gunoi.


    Micile
    reparaţii aduc mari schimbări sau Să le arunci? Nici vorbă! sunt câteva
    dintre motto-urile meşterilor clujeni, iar Dan Sânpetreanu ne-a spus că
    participanţii la proiect lucrează din dorinţa de a exista cât mai puţine
    deşeuri, pentru că de fapt nu există deşeuri, e doar o interpretare
    consumeristă a vieţii: Cred că e momentul să încetăm să tratăm
    resursele ca pe nişte materiale dispensabile.
    Cred că noi avem acum o carenţă culturală de peste 20 de ani. În Repair
    Café-ul de la Cluj, primii participanţi, primii oameni care au venit să-şi
    repare aparate la noi în acest sistem de economia darului, adică fără plată, au
    fost oameni din generaţia a doua şi a treia, oameni care au trăit într-o
    perioadă în care era penurie de materiale şi de aparate, oameni care înţeleg
    valoarea acestor resurse şi care şi le doresc reparate. Generaţia foarte tânără este din nou foarte interesată, însă există
    o pauză generaţională, de oameni care par să adopte foarte tare cultura
    consumului, de tipul nu-i nicio problemă, cumpărăm altul.


    Ideea pe care
    atelierele Repair Café vor să o transmită este că deşeul este de fapt un lucru
    bun, într-un loc nepotrivit: Noile generaţii vin din urmă şi constată că
    resursele sunt limitate, că avem probleme cu încălzirea globală, că avem
    probleme cu poluarea, că avem probleme cu gropile de gunoi şi caută soluţii. Nu
    sunt soluţii perfecte, nu avem o soluţie pentru toată ţara, însă avem proiecte
    mici care converg şi încearcă să creeze o platformă, o idee generală pentru societatea
    românească. Lipseşte la nivel formal o categorie foarte importantă: ceilalţi 4
    R. Ce se întâmplă de la cumpărare până când ajunge la reciclare. Cum poate fi
    maximizat efectul acestor produse în societate, înainte să ajungă la reciclat,
    pentru că reciclarea în esenţă este un alt consum de energie, pentru
    reproducţia aceluiaşi obiect care mai putea fi folosit înainte.



    Lecţia Repair Café ne arată şi costurile sociale
    ale acestei atitudini consumeriste. Astfel, oameni care ar şti să repare, nu
    mai au de lucru, iar oamenii care nu au de lucru sau care nu câştigă suficient
    de mulţi bani, nu-şi permit un obiect nou. Consecinţele, spun iniţiatorii
    proiectului Repair Cafe, nu sunt deloc de neglijat.