Tag: état d’alerte/ croissance économique

  • La semaine du 05 au 11 juillet 2021

    La semaine du 05 au 11 juillet 2021

    Un autre mois d’alerte






    Mis
    en place en mai 2020, après deux mois d’état d’urgence engendré par l’épidémie
    de COVID-19, en Roumanie, l’état d’alerte a été prolongé de 30 nouveaux jours à partir du 12 juillet. Selon le
    chef du Département pour les situations d’urgence, Raed Arafat, l’arrêté
    gouvernemental comporte une série de modifications. Mentionnons la possibilité
    de prendre part à des événements en plein air portée à 1 000 personnes et la
    réduction de quatre à deux mètres carrés de
    l’espace à assurer pour les participants à un mariage ou un baptême. Le
    certificat de guérison de la COVID est valable 180 jours, contre 90 jours
    jusqu’à présent, et l’obligation de
    vaccination pour ceux qui accompagnent les enfants sur les aires de jeux est supprimée.








    Prévisions optimistes pour
    l’économie roumaine








    Selon les prévisions économiques d’été de la Commission
    européenne, publiées mercredi, l’économie roumaine connaîtra une croissance de
    7,4 % en 2021 et de 4,9 % en 2022. En mai dernier, l’estimation pour la
    progression de cette année se chiffrait à 5,1 %, et celle pour l’année
    prochaine – à 4,9 %. La performance de l’économie roumaine a été solide au
    premier trimestre de l’année en cours. Le PIB s’est accru de 2,8 %, soutenu
    principalement par la consommation privée et par les investissements. En
    revanche, les exportations nettes ont été négatives, reflétant une faible
    demande étrangère et des interruptions dans la chaîne d’approvisionnement,
    estime l’Exécutif communautaire. La Commission s’attend à ce que la
    consommation des ménages reste extrêmement robuste, suite à la levée des
    restrictions, notamment dans les domaines sévèrement touchés par la pandémie,
    tels les arts du spectacle, les loisirs, l’hôtellerie-restauration ainsi que la
    hausse relativement solide des salaires les premiers mois de l’année. Les
    investissements resteront solides pendant la période 2021-2022, soutenus tant
    par le secteur public que par le secteur privé. Dans l’UE, l’économie devrait
    connaître une progression de 4,8 % en 2021 et de 4,5 % en 2022.






    Révocation au gouvernement






    Installé en décembre dernier, le cabinet de coalition PNL-USR/PLUS-UDMR
    s’estretrouvé sans un autre ministre après que son chef, le libéral Florin
    Cîţu, eut révoqué jeudi le chef des Finances, Alexandru Nazare, du même bord. Jeudi également, M Cîţu a repris l’intérim aux Finances, où il
    avait déjà été titulaire dans l’ancien gouvernement libéral. Après avoir
    procédé à une analyse semestrielle, le premier ministre a affirmé avoir
    constaté que de nombreux projets qui auraient dû attirer des fonds européens et
    de lutte contre l’évasion fiscale avaient pris des retards. Nazare a rejeté les
    accusations et a associé ce remaniement à son refus de soutenir Cîţu dans sa
    campagne pour briguer la direction du parti. L’actuel leader libéral, Ludovic
    Orban, affirme que le premier ministre n’a pas eu son accord ni celui du parti
    pour limoger Nazare et que le mandat de ce dernier avait été un
    succès. Orban et Cîţu se disputeront le poste de président du PNL au
    congrès prévu en septembre prochain. De plus en plus visible, la guerre entre
    eux n’est qu’un épiphénomène dans une coalition gouvernementale en proie à des
    tensions majeures et de plus en plus dysfonctionnelle. Ses dirigeants ne se
    sont pas mis d’accord sur la convocation d’une session extraordinaire du
    parlement, pour trancher la dissolution de la Section d’enquête sur les
    infractions de la Justice. Cette dernière avait été inventée par l’ancien
    pouvoir de gauche, afin d’intimider les magistrats, selon l’opinion des
    analystes.








    Les objectifs du projet « La
    Roumanie éduquée »









    Le président de la
    Roumanie, Klaus Iohannis, a annoncé que le gouvernement assumerait, la semaine
    prochaine, par mémorandum, les cibles et les objectifs du projet « La
    Roumanie éduquée », lancé en débat public en 2016. Il a indiqué que, suite
    aux discussions des derniers jours, la coalition au pouvoir avait exprimé son
    soutien pour ce projet et qu’un plan d’action clair serait établi, avec des
    responsables et des délais de mise en œuvre. M Iohannis a discuté mercredi avec
    les partenaires sociaux du secteur de l’éducation et avec les représentants des
    ONGs qui s’investissent dans ce projet. Les sources de financement des réformes
    seraient le Plan national de relance et de résilience, le budget de l’Etat et
    différents fonds européens. Le projet « La Roumanie éduquée »
    bénéficie d’un « soutien financier historique » d’environ 4 milliards
    d’euros, a affirmé le chef de l’Etat. Décentraliser l’éducation, avoir de
    meilleurs enseignants, de nouvelles normes pour l’infrastructure et la dotation
    des écoles et des disciplines et évaluations centrées sur les compétences et
    accroître l’accès à l’éducation – autant d’objectifs pour ce projet.








    Le sommet de l’Initiative de Trois mers à Sofia









    Le président roumain, Klaus Iohannis, a participé à
    Sofia, capitale de la Bulgarie, au sommet de l’Initiative des trois mers, une
    plateforme politique flexible et informelle qui réunit douze Etats membres de
    l’UE situés entre la mer Baltique, la mer Adriatique et la mer Noire.
    L’occasion d’établir les repères pour le développement de cet espace qui
    bénéficie aussi du soutien américain, comme l’a assuré jeudi le président
    américain Joe Biden, dans le message transmis aux participants. A l’agenda de
    la réunion également : l’évaluation des progrès enregistrés jusqu’ici,
    avec un accent mis sur la liste des projets stratégiques prioritaires
    d’interconnexion, fixés lors du sommet de Bucarest de 2018 et complétés par la
    suite, ainsi que le fonctionnement du fonds d’investissements de l’Initiative
    des trois mers, dont la Roumanie et la Pologne sont les fondatrices. Le
    président Iohannis y a mis en avant l’importance de la mise en œuvre des
    projets stratégiques d’interconnexion, notamment Rail2Sea et Via Carpatica, qui
    concernent directement la Roumanie. Selon Bucarest, ces projets sont essentiels
    pour que l’Initiative des trois mers entraîne un réel développement économique
    sur le long terme et rende l’économie des pays participants plus résiliente y
    compris dans le contexte des efforts de relance économique post-pandémie.








    L’EURO de football et les Jeux Olympiques








    Dimanche, à Londres, l’Angleterre et l’Italie sont à l’affiche de la finale
    du Championnat européen de football. La capitale roumaine, Bucarest, a
    accueilli quatre matchs du tournoi final, trois de la phase des Poules et un de
    huitième de finale. La Roumanie a eu un parcours médiocre dans les
    qualifications et a raté la participation à l’EURO. En revanche, la sélection
    tricolore des moins de 23 ans s’est qualifiée aux JO de Tokyo, où elle jouera,
    dans le Groupe B, contre le Honduras le 22 juillet, contre la Corée du Sud le
    25 juillet et contre la Nouvelle Zélande le 28 juillet. Cette participation aux
    JO est due à la présence de la Roumanie dans les demi-finales du Championnat
    européen de football espoir 2019, organisé par l’Italie et Saint-Marin. La
    dernière présence de la nationale roumaine à un tournoi olympique remonte à
    1964.