Tag: institutions européennes

  • La rétrospective des événements internes de l’année 2019

    La rétrospective des événements internes de l’année 2019

    Le semestre roumain à la tête de l’Union européenne

    Membre de l’Union européenne depuis 2007, la Roumanie a assuré pour la première fois la présidence tournante du Conseil de l’UE au cours des six premiers mois de l’année 2019. Bucarest a réussi à clore 90 dossiers législatifs et géré quelque 2500 événements. Considéré un succès indéniable, le Sommet européen de Sibiu, dans le centre du pays, visant l’avenir de l’Union, a esquissé l’Agenda stratégique pour la période 2019 – 2024. Selon la première ministre roumaine de l’époque, Viorica Dăncilă, le concept de cohésion entre citoyens, communautés, régions et Etats membres a dominé la présidence roumaine. Le mandat roumain a également visé selon elle à approfondir la dimension sociale, la promotion de l’égalité de genre et la lutte contre l’antisémitisme, la xénophobie et le discours haineux.

    La défaite de la gauche au scrutin pour le Parlement européen

    En vertu du vote du 26 mai des électeurs roumains, la Roumanie a envoyé au Parlement européen des députés issus de six partis politiques. Le Parti National Libéral (PNL), à l’époque la principale force de l’opposition de droite, a obtenu la majorité des voix, soit 27%. Il fut suivi avec un écart de quelques pourcentages seulement par le Parti Social-Démocrate (PSD), numéro 1 de la coalition gouvernementale, et par l’Alliance USR (Union Sauvez la Roumanie) – Plus. Pro România, l’Union démocrate magyare de Roumanie et le Parti du mouvement populaire, qui ont décroché entre 5 et 6% des voix, ont envoyé chacun deux de leurs membres au Parlement européen. Les sept autres partis ayant participé au scrutin ont réussi des scores électoraux inférieurs au seuil électoral de 5%. Parmi eux, l’Alliance des libéraux et des démocrates, qui était à l’époque partenaire du PSD au gouvernement. Dans la diaspora, les Roumains ont dû patienter de nombreuses heures dans d’immenses files d’attente afin de pouvoir voter. Ils ont accusé le Ministère des Affaires étrangères d’avoir mal géré le vote des Roumains hors frontières. En parallèle, les Roumains ont également été appelés aux urnes dans le cadre d’un référendum sur la Justice, convoqué par le président Klaus Iohannis. Plus de 80% de ceux ayant exprimé leur option dans le cadre de cette consultation populaire se sont déclarés favorables à la lutte contre la corruption.

    Fin d’une époque pour le PSD

    Le lendemain des élections pour le Parlement européen, soit le 27 mai, l’homme fort de la coalition alors au pouvoir et chef du PSD, Liviu Dragnea, a été emprisonné en vertu d’une sentence de 3 ans et six mois de prison ferme prononcée par la Haute Cour de Cassation et de Justice pour des faits de corruption. Lorsqu’il était président du Conseil départemental de Teleorman, dans le sud du pays, M. Dragnea avait décidé de maintenir à leurs fonctions deux salariées de la Direction d’assistance sociale, alors que les deux femmes travaillaient en fait exclusivement pour la filiale locale du PSD. Liviu Dragnea avait été condamné à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale au référendum de 2012 sur la destitution de l’ancien président Traian Băsescu. Une fois Liviu Dragnea emprisonné, les fonctions de président du PSD et chef de la Chambre des députés ont été assumées par la première ministre Viorica Dăncilă et, respectivement, par le social-démocrate Marcel Ciolacu.

    Changement de gouvernement

    C’est pour la première fois au cours des 30 ans de démocratie postcommuniste que la Roumanie est gouvernée par un cabinet libéral monocolore. Le 4 novembre, le Parlement a voté en faveur de l’investiture d’une équipe gouvernementale coordonnée par le président du PNL, Ludovic Orban. Ce ne fut pas une procédure sans suspense, puisque l’incertitude a plané sur la capacité de M. Orban de recueillir les 233 voix qui lui étaient nécessaires pour obtenir le vote d’investiture du Parlement. Cette majorité simple de la moitié plus un du nombre des élus nationaux a été dépassée de justesse avec 240 suffrages favorables, un véritable exploit vu que le PNL ne compte que pour 20% des membres de l’hémicycle de Bucarest. Le cabinet Orban remplace donc le gouvernement social-démocrate de la première ministre Viorica Dăncilă, renversé le 10 octobre dernier par motion de censure, initiée également par le PNL et signée par des élus nationaux de tous bords. Les auteurs de la motion ont accusé l’équipe Dăncilă d’être le gouvernement roumain le plus nocif des 30 dernières années. Les libéraux ont promis qu’après sa destitution, ils adopteraient un programme de gouvernance responsable, ciblé sur le développement et la modernisation du pays et visant à créer une véritable prospérité pour chaque Roumain.

    Des Roumaines à la tête d’institutions européennes

    Le portefeuille des Transports dans la nouvelle Commission européenne qui a assumé ses prérogatives le 1er décembre est désormais occupé par l’eurodéputée roumaine Adina Vălean du groupe Parti national libéral – Parti populaire européen. Parmi les priorités qu’elle a assumées figurent un transport écologique et équitable. Cette ancienne prof de mathématiques, eurodéputée depuis 2007, a été vice-présidente du Législatif communautaire, a dirigé la Commission d’environnement et la Commission d’industrie de l’institution européenne. En avril, une étude réalisée par « VoteWatch Europe » a placé Adina Vălean en 4e position des eurodéputés les plus influents de l’ancienne législature. Elle est également le quatrième commissaire européen venu de Roumanie après Leonard Orban au Multilinguisme, Dacian Cioloş à l’Agriculture et Corina Cretu à la Politique régionale. Une autre Roumaine, Laura Codruța Kövesi, ancienne cheffe de la Direction nationale anticorruption, soit le Parquet roumain anticorruption, a été choisie pour diriger le futur Parquet européen, créé pour lutter surtout contre les fraudes aux fonds communautaires.

    Continuité à la présidence de la Roumanie

    Ce fut une victoire nette et sans équivoque au scrutin présidentiel pour le président sortant Klaus Iohannis, qui s’est adjugé son second mandat au 2e tour de la présidentielle du 24 novembre. Soutenu par le Parti national libéral, M. Iohannis a remporté au second tour plus de 66% des voix, le double par rapport à sa contre candidate, l’ex cheffe du cabinet roumain, Viorica Dăncilă. Deux jours après sa défaite, la plus sévère d’un candidat social-démocrate aux présidentielles, Mme. Dăncilă a démissionné de ses fonctions de présidente du PSD. Au cours de la cérémonie d’investiture pour le second mandat de cinq ans, le président Iohannis a promis de rester un défenseur ferme du respect des droits et libertés fondamentales des citoyens et des valeurs suprêmes consacrées par la Constitution, dans l’esprit des traditions démocratiques du peuple roumain et des idéaux de la révolution anticommuniste de décembre 1989, obtenus et défendus à prix de sang il y a trois décennies.

    Sport

    En juin, la Roumanie s’est qualifiée dans les demi-finales de l’Euro de foot des moins de 21 ans, organisé en Italie et au Saint Marin, décrochant aussi le billet d’accès aux JO de Tokyo. Les footballeurs roumains sont de retour aux Jeux Olympiques après une pause de pas moins de 56 ans. Dans les compétitions européennes, le club champion de Roumanie, le CFR Cluj, s’est qualifié aux seizièmes de finale de la Ligue Europa, pour affronter en février 2020 le FC Séville d’Espagne, quintuple gagnante de la compétition. En tennis, la Roumaine Simona Halep et la Canadienne d’origine roumaine Bianca Andreescu ont terminé l’année en 4e et, respectivement, 5e position du classement WTA. (Trad. Alex Diaconescu)

  • La semaine du 1-er au 7 juillet 2019

    La semaine du 1-er au 7 juillet 2019

    Modification de la législation électorale


    A Bucarest, la Chambre des députés a voté mercredi un projet de loi censé
    améliorer l’organisation des élections à l’intention des Roumains de la
    diaspora. Le nouveau document leur permettra de voter soit par correspondance,
    soit de manière anticipée pendant 3 jours. Le vote anticipé se déroulera le
    vendredi entre midi et 21h et le samedi et dimanche de 7h à 21h, avec la
    possibilité de reporter l’heure de la fermeture des bureaux de vote le dimanche
    des élections jusqu’à minuit, si nécessaire. Cette prolongation sera valable en
    Roumanie aussi, si à l’intérieur d’un bureau de vote il y a encore des électeurs
    qui n’ont pas eu le temps de voter, a encore décidé la Commission juridique de
    la Chambre des députés. Les députés ont introduit encore un amendement proposé
    par l’Autorité électorale permanente, selon lequel les sondages sortie des
    urnes ne seront pas rendus publics avant minuit, à la fin du dernier
    jour de scrutin. Le projet de loi stipule également qu’il est nécessaire
    d’avoir le soutien de 200.000 électeurs pour déposer une candidature et qu’une
    personne peut soutenir plusieurs candidats. Une autre modification vise la
    politique de financement des campagnes électorales des partis. Par ailleurs,
    l’Autorité électorale permanente a présenté ses propositions pour la date de
    l’élection présidentielle de cette année : le 10 novembre pour le premier
    tour de scrutin et le 24 novembre pour le second tour.


    Bilan de la présidence
    roumaine du Conseil de l’UE



    La cheffe du gouvernement de Bucarest, Viorica
    Dancila, a présenté cette semaine, le bilan de la présidence tournante du
    Conseil de l’UE, assurée par la Roumanie pour la première fois depuis son
    adhésion à l’Union en 2007. Selon elle, durant son mandat, qui a été une
    réussite, la Roumanie a prouvé son fort attachement aux valeurs européennes,
    ayant agi en faveur du renforcement du projet européen, de la cohésion des
    citoyens, des libertés et des capacités conjuguées. La présidence roumaine du
    Conseil de l’UE a eu lieu dans un contexte complexe et dynamique, marqué par
    les élections européennes et les évolutions liées au Brexit, par un
    environnement international en mouvement, a souligné la première ministre
    Viorica Dancila. Et elle d’ajouter que la Roumanie avait rempli sa tâche et
    fait preuve de responsabilité, qu’elle s’était efforcée de faire avancer les
    dossiers inscrits à l’agenda européen, au bénéfice des citoyens. Durant son
    mandat, la Roumanie a clôturé 90 dossiers, parmi lesquels ceux ayant trait à
    l’Union bancaire, à l’amélioration du régime du travail et des droits sociaux,
    à l’approfondissement du marché unique, à la décarbonation des transports, à la
    consolidation de l’Europe numérique ou encore à la directive sur le gaz
    naturel. Un autre repère important de la présidence roumaine du Conseil de l’UE
    a été le sommet européen organisé à Sibiu, le 9 mai dernier.






    Désignations des futurs chefs de l’UE


    Le président roumain, Klaus Iohannis, a participé
    à Bruxelles au sommet des leaders de l’UE, réunis pour choisir les candidats
    aux 4 fonctions les plus importantes à la tête des institutions communautaires.
    Mercredi donc, le socialiste italien David Sassoli a été élu président du
    Parlement européen pour les deux années et demi à venir. Les leaders européens
    ont convenu que cette fonction soit assurée en partage par les socialistes et
    les populaires, accordant deux années et demi de mandat à chaque groupe. De
    même, il a été convenu que deux femmes et deux hommes occupent les postes de
    direction des institutions européennes. Par conséquent, l’actuelle ministre
    allemande de la défense, Ursula von der Leyen, deviendra la présidente de la
    Commission européenne. La direction de la Banque Centrale Européenne reviendra
    à l’actuelle cheffe du Fonds monétaire international, la Française Christine
    Lagarde. Le ministre socialiste espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, sera en charge
    de la diplomatie européenne, alors que le premier ministre libéral de la
    Belgique, Charles Michel, sera le nouveau président du Conseil Européen.


    Première visite
    officielle en Roumanie de la première ministre moldave



    La Roumanie a été et continuera d’être le
    partisan le plus constant et le plus fervent de la République de Moldova, a
    affirmé le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis, lors des pourparlers, mardi,
    à Bucarest, avec la première ministre moldave, Maia Sandu. A cette occasion, M.
    Iohannis a affirmé que la Roumanie plaiderait à Bruxelles pour le déblocage de
    l’assistance financière à l’intention de Chisinau. Pour sa part, Mme Sandu a
    précisé que son pays voudrait développer des projets communs avec la Roumanie
    voisine. L’agenda européen est la ligne directrice des relations entre Chisinau
    et Bucarest, a ajouté la cheffe du cabinet moldave dont la première visite à
    l’étranger après son investiture a eu lieu en Roumanie et non pas à Bruxelles,
    comme elle l’avait annoncé dans un premier temps. Lors de cette visite, la
    responsable moldave s’est également entretenue avec son homologue de Bucarest,
    Viorica Dancila, et avec le président de la Chambre des députés de Bucarest,
    Marcel Ciolacu.

    Nouveau mandat à la tête de la Banque nationale pour Mugur Isărescu





    Le Sénat et la Chambre des députés de Bucarest
    ont validé mercredi le nouveau Conseil d’administration de la Banque centrale
    roumaine, ainsi que son gouverneur, Mugur Isărescu, à la tête de l’institution
    depuis 30 ans. La Banque centrale de Roumanie continuera à mener des politiques
    prudentes et responsables, avec pour objectif à long terme l’adhésion à la zone
    euro, c’était le message transmis par le gouverneur Mugur Isarescu lors des
    auditions. A son avis, la Roumanie doit être prête avant d’intégrer la zone
    euro, vu que les écarts de développement significatifs entre les différentes
    zones du pays. Notons que le Conseil d’administration de la Banque centrale est
    composé de neuf membres, désignés par le Parlement, sur proposition des
    commissions permanentes des deux chambres. Les mandats ont une durée de cinq
    ans et sont reconductibles. (Trad.: Valentina Beleavschi)