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  • Le Projet “Le Parc Naturel Vacaresti”

    Le Projet “Le Parc Naturel Vacaresti”

    Le projet émane de plusieurs organisations environnementales qui y voient une manière de diminuer la pollution de la capitale, en aménageant un espace pour enfants, touristes et scientifiques.



    Il y a près de deux siècles, dans une zone marécageuse, on faisait bâtir le Monastère de Vacaresti, démoli dans les années de l’urbanisation à outrance afin de faire place à un lac inclus dans le projet d’aménagement de la rivière de Dâmbovita. Ce lac faisait partie du système hydrologique de défense de Bucarest contre les inondations. Démarrés en 1986, les travaux ont été arrêtés après 1989, la zone étant abandonnée.



    A présent, les 200 hectares sont sillonnés de canaux et parsemés de marécages alimentés d’eaux souterraines qui ont permis l’apparition d’une végétation riche et d’animaux tels les hérons, les aigrettes, les cormorans, les mouettes, les cygnes, les foulques, les canards sauvages et les renards. Durant les migrations de printemps et d’automne, la zone joue un rôle extrêmement important pour une série d’espèces d’oiseaux migrateurs rares. A la surprise générale, un écosystème naturel très riche, spécifique d’un delta s’y est développé, la digue qui l’entoure protégeant la zone du tumulte urbain. Conscients de la valeur de cet endroit, les écologistes ont entamé l’année dernière les démarches nécessaires pour la protection de la la zone.



    Dan Barbulescu, directeur exécutif de l’Association Sauvez le Danube et le Delta : «C’est une zone humide avec des sources naturelles ; cet écosystème intéressant et à 100% naturel a pu s’y développer justement parce que l’accès y a été interdit. Son aspect est très pittoresque, e raison de sa position au milieu des barres d’immeubles. La zone a une nette valeur scientifique et naturelle. Ceci étant, un groupe d’ONGs a lancé la procédure visant la transformation de la zone en parc naturel, c’est – à- dire en aire scientifique protégée. Cette initiative date de 2012, lorsqu’un groupe de spécialistes s’est déplacé dans la zone, a évalué les espèces qui y vivaient. Ils ont par la suite dressé un dossier qu’ils ont déposé à l’Académie Roumaine. Laquelle a donné son accord pour la création du Parc Natruel Vacaresti. Cela se passait en mai dernier. »



    Les scientifiques qui ont examiné le dossier ont décrit la zone comme un écosystème présentant les caractéristiques d’un habitat naturel sauvage. Selon eux, le marécage de Vacaresti témoigne de la puissance créative de la nature. Bucarest rejoindrait ainsi la famille des grandes capitales du monde, telles Londres, Berlin ou Prague, où de telles aires protégées ont déjà été aménagées. Dan Barbulescu: « On y recense plus de 90 espèces d’oiseaux dont 40 sont protégées, sous différentes formes par la législation roumaine et européenne. Elles figurent dans les annexes aux lois respectives au chapitre des espèces qui nécessitent d’être protégées du fait d’avoir périclité. Un soir, un des nos collaborateurs a réussi à prendre en photo une loutre, animal protégé lui aussi. Nous pouvons également y rencontrer des serpents, des insectes, bref, le paysage est varié et intéressant. Une fois reçu l’avis positif de l’Académie roumaine, les autorités sont tenues d’attribuer à la zone un niveau de protection précis. Cette aire a des valences scientifiques, touristiques et éducatives. On dirait un véritable musée en plein air, qui offre aux habitants de la capitale la possibilité d’observer de très près la nature. Ce sera, je pense, le premier lac urbain de Roumanie. La zone s’étend sur plus de 200 hectares, ce qui fait une immense superficie, par comparaison à des parcs naturels similaires d’Europe, lesquels s’étalent sur une quinzaine ou une trentaine d’hectares et ont, dans leur grande majorité, subi des travaux de renaturation. Ici, à Bucarest, cette zone est naturelle à 100%.C’est à la municipalité de la protéger et de la gérer comme il faut”.



    L’Association Sauvez le Danube et le Delta et la branche roumaine de l’ONG “Let’s do it” ont organisé, il y a une semaine, une ample action d’écologisation du lac Văcăreşti. Les 300 bénévoles participants ont collecté plus de 700 sacs de déchets ménagers et de déchets recyclables. Cette action fait partie du projet “Le Parc Naturel Văcăreşti. Une oasis dans le désert de béton”, projet mené en partenariat avec le Centre pour les politiques durables Ecopolis et soutenu par la compagnie Dorna. ”Nous avons organisé, à l’intention des élèves et des enseignants des écoles des parages, des ateliers d’écologie, de biologie et de géologie, avec l’aide des spécialistes de notre groupe d’initiative. Les enfants se sont réjouis des moments où ils ont découvert des insectes ou des animaux. La zone est susceptible d’être aménagée pour servir aussi de laboratoire vivant aux établissements scolaires situées à proximité.”



    Les activités de bénévolat ne sont que le début d’une campagne de promotion du Parc naturel Văcăresti. Une campagne qui comportera également des réunions de travail avec les représentants du Ministère de l’environnement et des changements climatiques, la publication d’articles à ce sujet et le soutient à la pétition publique par laquelle les Bucarestois peuvent demander aux autorités d‘urgenter la décision concernant la création du Parc naturel Vacaresti. A partir du 26 septembre, cette pétition peut être signée sur la page Facebook du parc.( trad.: Alexandra Pop, Mariana Tudose)


  • Le projet « C’est l’homme qui reverdit  l’espace public »

    Le projet « C’est l’homme qui reverdit l’espace public »


    Le rétrécissement des espaces verts a un impact négatif sur la qualité de la vie et sur létat de santé de la population, ce à quoi les ONGs tentent de remédier. Un exemple en ce sens est le projet “Cest lhomme qui reverdit lespace public que vient de lancer lAssociation Sauvez le Danube et le Delta, en partenariat avec le centre pour les politiques durables « Ecopolis ».



    Le projet bénéficie de lappui du Ministère de lEducation Nationale et de la société Dorna. Dici la fin octobre, 20 projets de protection de lenvironnement seront financés à hauteur de 1000 euros chacun. Il suffit, dans un premier temps, didentifier des endroits ou des régions jadis vertes, qui, au fil du temps et pour différentes raisons, se sont dégradés. Ensuite, il faut inscrire sur Facebook le projet, accompagné de lhistoire de lendroit, sans oublier de mentionner combien important il est pour la communauté.



    Laura Zaharia de lAssociation Sauvez le Danube et le Delta nous a fourni des détails supplémentaires : « Nous avons démarré ce projet en partant de la nécessité de réaménager et de ranimer certains endroits oubliés des hommes. Nous souhaitons que ce projet ait aussi une charge émotionnelle pour ceux qui y postulent. Ces derniers peuvent sinscrire sur facebook, en téléchargeant lapplication The RE Concept ou en utilisant une application pour portable, Green Touch. Jusquà la fin octobre, nous envisageons dappuyer 20 activités, que ce soit le nettoyage dune endroit abandonné ou le réaménagement dun espace vert, qui compte pour un individu ou toute une collectivité. Nous ambitionnons doffrir à ces lieux dégradés une deuxième chance à la vie. Les projets seront analysés par un jury formé de membres de notre Association. En fonction de certains critères et du nombre de mentions ‘Jaime reçues, ils peuvent obtenir des matériaux nécessaires pour lécologisation, dun montant de 1000 euros. Les projets seront approuvés et mis en œuvre simultanément dici le 31 octobre prochain. Nous envisagerons peut-être de poursuivre le projet après cette date aussi. De toute façon, nous nous attendons à une participation aussi nombreuse que possible. Je pense que tout un chacun a un petit espace préféré, par exemple dans la cour de son immeuble ou dans un parc. Un espace quétouffent à présent les mauvaises herbes. Sans doute, il y a pas mal de tels endroits oubliés, délaissés, que nous voudrions voir à nouveau recouverts de verdure.



    Depuis un certain temps, les ONGs militent par différents moyens pour la création de nouveaux espaces verts. Par rapport à dautres pays européens, la Roumanie est déficitaire pour ce qui est de la superficie verte par habitant, bien loin des 50 m carrés recommandés par lOMS, ainsi que de la moyenne européenne qui est de 26 m carrés…(trad. : Mariana Tudose)