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  • Work at Home Mums

    Work at Home Mums

    Qu’est-ce qu’elles ont en commun les mamans? Blondes ou brunes, jeunes ou pas, rondes ou maigres, elles sont toutes très actives. Or, bien que souvent leurs bouts de choux occupent le plus clair de leur temps, leur désir de continuer à avoir une activité professionnelle les pousse à trouver des moyens pour concilier carrière et vie de famille. La solution ? Travailler à domicile et rejoindre la communauté des Mampreneurs. Un projet social censé donner un coup de main à toutes ces mamans actives et pleines d’énergie pour qui maternité ne rime pas forcément à l’inactivité.



    Du coup, elles se sont lancées dans la création de leur propre entreprise, raconte Elena Gorun à qui l’on doit la création de la communauté des Work at Home Mums (Mamans travaillant à la maison). « Ce projet s’avère très complexe. Il a débuté à Bucarest, mais a fini par conquérir tout le pays. On a même lancé des activités professionnelles à l’intention des mamans de la diaspora. On collabore avec des mères vivant au Caire, à Athènes ou encore à Dubaï. Notre association s’ouvre à toutes les mamans qui souhaitent travailler à domicile, qu’elles le fassent à mi-temps, par projet ou même en développant leurs propres affaires et projets. L’idée est de se lancer pour transformer leur hobby en un business leur permettant d’entretenir leur famille ».



    Qui dit que le travail à domicile c’est du gâteau est définitivement dans le tort, affirme Elena Gorun. Pourtant, les bénéfices en sont tellement grands que ça vaut la peine. Car rien ne remplace la présence d’une mère près de son enfant.



    Elena Gorun raconte : « J’ai travaillé cinq ans dans l’alimentation biologique, sur des projets de nutrition. Après la naissance de mon bébé, âgé actuellement de onze mois, j’ai découvert des opportunités que j’ignorais totalement. Je savais que j’aurais bien aimé travailler chez moi et donc je me suis mise à chercher des emplois à temps partiel, mais il n’y avait rien à faire sauf quelques petits boulots d’assemblage de stylos ou de bijoux. Le choix était presque nul et il était triste de constater non pas l’absence d’opportunités, mais plutôt le nombre impressionnant de mamans en quête d’un boulot à domicile. A cette occasion, je me suis rendu compte à quel point les mères sont prêtes à faire des sacrifices pour arriver à concilier leur vie familiale avec celle professionnelle. J’ai donc commencé à contacter des compagnies de recrutement pour leur demander de rediriger des offres vers la communauté des mampreneurs, j’ai ramassé des CV et finalement je me suis mise à organiser des sessions de conseil pour les mères à la recherche d’un travail à domicile. Au début, on nous a regardées avec beaucoup de réticence, car on se demandaient comment elles feraient pour travailler à la maison. Elles taperont à l’ordinateur, l’enfant sur les genoux ? Parfois, oui, on fait comme ça. On s’adapte. Il y a des mères qui se sont lancées dans des activités pratiques : certaines préparent des savons naturels, d’autres créent des vêtements. Les enfants finissent souvent par s’impliquer, mais ils ne sont pas les seuls à le faire. Les maris le font aussi, ce qui me donne la certitude qu’on assistera à un retour en force des affaires de famille ».



    Delia Grigoriu, porte-parole de la Fondation communautaire Bucarest se rappelle le temps où elle travaillait de chez soi : « Pas facile comme expérience que de travailler de chez moi, pendant deux ans et demi, avec un petit Luca à mes côtés. Ce fut un véritable défi pour moi, car je me voyais obligée de profiter des heures de sommeil de mon fils pour pouvoir bosser tranquillement. Dès que mon mari rentrait à la maison, je plaçais l’enfant dans ses bras, en lui disant : à partir de ce moment, accorde- moi trois heures de travail et vous deux, vous n’avez qu’à vous débrouiller tout seuls ! Je ne sais pas si je répéterais l’expérience, mais une chose est certaine : le travail à domicile m’a permis d’acquérir une rigueur dont je ne me considérais pas capable. Je fus contrainte à résoudre, en une heure, des choses qui normalement me prenaient plus de temps ».



    Pour les mampreneurs, le plus grand défi est de bien gérer leurs priorités, affirme Elena Gorun, celle qui a créé l’association des Mamans travaillant à la maison : « Sur l’ensemble des mamans travaillant à domicile, une partie souhaite continuer leur activité professionnelle habituelle, mais à temps choisi. Leurs domaines d’activités sont des plus divers, allant de la fabrication de différents objets, jusqu’à toute sorte de services tels design, rédaction de textes, décorations intérieures. Les membres de notre communauté sont différentes : certaines ont un diplôme universitaire, d’autres pas. Et puis, il y en a plusieurs qui ont choisi de se réinventer, en se lançant dans un domaine totalement inconnu. Nous avons par exemple une mère qui imagine des jouets, une autre devenue consultante ou nutritionniste. Certaines sont avocates et font de la consultation juridique en ligne, d’autres sont comptables et aident leurs confrères à payer les taxes et les impôts ».



    Et puisqu’il est tellement important de bien gérer ses priorités, l’association Work at Home Mums a participé, le 27 septembre, à l’événement The Big Lunch, un projet d’engagement communautaire visant à appuyer la collecte de fonds. A cette occasion, les mampreneurs ont présenté leur projet de Design et Couture, dans l’espoir de se faire connaître et obtenir du financement pour le projet participant. (Trad. Ioana Stancescu)

  • 08.09.2014 (mise à jour)

    08.09.2014 (mise à jour)

    Suspension — Le président du Sénat de Bucarest, Călin Popescu Tăriceanu, a annoncé avoir démarré les démarches légales nécessaires pour suspendre de ses fonctions le chef de l’Etat, Traian Băsescu. M. Tăriceanu, accuse le président de soutenir de manière évidente différents partis politiques dans leur campagne électorale en vue des élections présidentielles, chose qui, à son avis, excède les limites de la Constitution. La demande de suspension doit comporter les signatures d’au moins un tiers des députés et sénateurs pour que le document puisse recevoir l’avis consultatif de la Cour Constitutionnelle, pour être débattu par la suite au plénum du Parlement. Le président du Sénat propose aussi un calendrier de la suspension du chef de l’Etat: le 23 septembre devrait avoir lieu le vote final de la demande de suspension dans le cadre du plénum réuni du Parlement, alors que le référendum serait organisé le 2 novembre, le même jour du premier scrutin de l’élection présidentielle.



    Défense — Sur la toile de fonds de la crise ukrainienne, l’OTAN a approuvé 18 mesures immédiates censées rassurer les alliés, dont le renforcement de la mission de la police du ciel, lit-on dans une lettre envoyé au Parlement par le président Traian Basescu. L’OTAN a demandé la Roumanie de soutenir le renforcement des mesures censées rassurer le flanc sud — est de l’Alliance par l’introduction d’un détachement d’avions appartenant à un autre Etat membre, avec une période de déploiement de 4 à 6 mois, à couvrir par rotations. Dans la même lettre, le président affirme avoir approuvé l’entrée et le stationnement en Roumanie d’un détachement d’avions et du personnel afférent comptant entre 150 et 250 personnes.



    Lois — La Chambre des députés a adopté, par articles, deux projets de loi portant, le premier, sur l’allègement de 5% des charges patronales et le second concernant l’amnistie fiscale des retraités et des mères de famille ayant touché des indemnités suite à des erreurs administratives. 50.000 retraités et 20.000 mères sont concernés, selon la ministre du Travail, Rovana Plumb. L’argent sera restitué par tranches égales sur une période de 5 ans, à partir du 1er janvier 2015. L’opposition a accusé le pouvoir d’avoir transformé la loi de l’amnistie fiscale en outil électoral et a demandé, sans succès, que le document soit réexaminé par une commission spécialisée. Le vote final est prévu mardi au plénum de la Chambre des Députés, qui tranchera également le projet de loi portant sur la réduction de 5% des charges patronales.