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  • Des mesures fiscales pour réduire le déficit budgétaire

    Des mesures fiscales pour réduire le déficit budgétaire

    Le
    déficit public a dépassé le niveau-cible prévu par le pouvoir de Bucarest et le
    gouvernement envisage des mesures pour retrouver l’équilibre du budget de l’État.
    Jeudi, le ministre des Finances, Marcel Boloş, précisait que le paquet de mesures
    fiscales devait être adopté en septembre, afin principalement d’éviter la
    suspension des fonds européens. L’absence de telles mesures ou leur application
    tardive entraînerait un déficit budgétaire d’environ 7% du PIB, a précisé le
    ministre, selon lequel la Roumanie se trouverait à un tournant.

    Parmi les
    mesures annoncées par M. Boloş, comptent une fiscalisation visant les
    compagnies multinationales ; des amendes dix fois plus élevées et des
    peines deux fois plus importantes que celles actuellement en vigueur pour
    combattre l’évasion fiscale ; des redevances jusqu’à mille fois plus
    grandes appliquées à l’exploitation des ressources minérales et des
    hydrocarbures ; une réorganisation en profondeur de l’Agence nationale
    d’administration fiscale (le Fisc roumain) afin de booster la collecte des
    taxes et des impôts. Et le ministre des Finances d’ajouter : Il est injuste que les
    exploitants des richesses du sol réalisent des milliards de lei de chiffre
    d’affaires et un immense profit, et que les redevances dues au budget de l’État
    soient infimes, voire moqueuses. Tout cela sera remis en page. Il y aura des
    redevances qui vont être jusqu’à mille fois plus grandes que les actuelles.
    C’est du bon sens. Ce sont des redevances concernant l’exploitation des ressources
    minérales et des hydrocarbures, pour ne plus mentionner les terrains de l’État
    roumain. Encaisser au budget de l’État 2 millions et demi de lei pour 300.000 hectares
    de terrain c’est quelque chose de pénible et d’absurde.
    – a affirmé le
    ministre.


    Pour
    ce qui est des mesures visant le secteur public, Marcel Boloş a mentionné une
    décentralisation et une régionalisation des services publics, pour mettre fin à
    ce qu’il a appelé « une débauche d’argent public ». Selon lui, le
    nombre des chefs de structures et la bureaucratie doivent baisser dans ce
    secteur, tandis que l’utilisation des fonds publics doit être plus réfléchie.
    Les mesures envisagées par l’Exécutif roumain devraient produire un impact
    cumulé de 2% du PIB.

    Cela dit, les informations livrées par le Conseil fiscal
    ne sont pas réjouissantes. La projection du déficit budgétaire a été révisée à
    la hausse, à plus de 6% en l’absence de mesures concrètes. Le rapport annuel du
    Conseil fiscal indique un déficit de 2,3% sur le premier semestre de cette
    année, supérieur de 0,63% à celui enregistré sur la même période de l’année
    dernière. La cause en serait une dynamique plus lente de certaines catégories
    de recettes et l’accroissement inattendu de certaines dépenses prévues dans le
    projet de budget. Le Conseil fiscal a rappelé l’importance d’une adoption
    rapide de mesures pour endiguer le dérapage budgétaire et pour augmenter
    sensiblement les recettes fiscales. (Trad. Ileana Ţăroi)



  • 13.07.2021

    13.07.2021

    Pandémie – Le
    bilan quotidien des contaminations au nouveau coronavirus en Roumanie reste
    très bas. Mardi, les autorités de Bucarest ont rapporté 51 cas dépistés sur
    quelque 27 600 tests effectués en 24 heures et 4 décès des suites de
    l’infection. 52 malades de Covid-19 sont actuellement hospitalisés en soins
    intensifs. Pour ce qui est de la vaccination, jusqu’ici un quart de la
    population éligible a été vaccinée, dont la majorité au schéma complet, à
    savoir plus de 4,6 millions de Roumains. En même temps, les autorités cherchent
    des solutions pour stimuler davantage la campagne nationale de vaccination,
    alors que les spécialistes ne cessent d’insister sur le fait que tous les
    vaccins disponibles assurent un niveau important de protection contre la
    maladie, y compris contre le variant Delta. Rappelons-le, le variant Delta se
    transmet plus facilement et a déjà causé la hausse du nombre des cas de
    contamination dans plusieurs pays

    Europe – Le président roumain Klaus Iohannis accueille ce mardi à Bucarest le lancement officiel du débat national sur l’avenir de l’Europe, en présence de la commissaire européenne aux Transports, la Roumaine, Adina Valean. Selon l’administration présidentielle, l’objectif majeur du débat est de renforcer le projet européen au bénéfice de tous les citoyens communautaires. La conférence sur l’avenir de l’Europe a été lancée le 9 mai dernier à Strasbourg et les débats à ce sujet se dérouleront tout le long de l’année et durant la première moitié de l’année prochaine, tout cela afin de trouver des lignes directrices pour l’avenir de l’UE.








    Economie – Réformer les compagnies d’Etat et moderniser l’administration
    fiscale, voici deux des objectifs que le premier ministre roumain Florin Cîţu
    se propose d’atteindre en tant que ministre par intérim des Finances. Les mêmes
    sujets ont été débattus lors de sa rencontre, à Bucarest, avec une délégation
    de la Banque Mondiale, dirigée par Anna Bjerde, vice-présidente pour l’Europe
    et l’Asie Centrale. A cette occasion, le premier ministre roumain a présenté
    les réformes assumés par son cabinet, dont la réforme des pensions de retraite
    et des salaires dans le système public ou encore la soutenabilité fiscale que
    le gouvernement promet d’assurer. Durant cette période où il est chef du
    cabinet et ministre par intérim des Finances, Florin Cîţu se propose aussi de
    créer la Banque Nationale de Développement, comme il l’a encore précisé. Par
    ailleurs, la Banque Mondiale a félicité le gouvernement de Bucarest pour la
    croissance économique prévue pour 2021, la Roumanie étant un des peu nombreux
    pays où la contraction économique de 2020 pourrait être entièrement récupérée
    cette année.


    Statistiques – Au cours des 5 premiers mois de cette année, la Roumanie a enregistré
    un déficit commercial de près de 9 milliards d’euros, soit presqu’un milliard
    et demi de plus par rapport à la même période de l’année dernière, constate
    l’Institut national de la statistique. Au cours de la période mentionnée, les
    exportations se sont chiffrées à quelque 30 milliards d’euros et les importants
    à plus de 38 milliards. Les véhicules et les équipements de transport et
    plusieurs produits manufacturés occupent un taux important dans les échanges
    commerciaux internationaux. A noter aussi que la plupart des exportations et
    des importations ont impliqué des partenaires de l’espace communautaire. Par
    ailleurs, le taux annuel d’inflation de la Roumanie a augmenté à 3,9% en juin
    2021 par rapport à mai 2021, dans le contexte de la hausse de prix des
    marchandises alimentaires et non alimentaires et des services, constate également
    l’Institut national de la statistique. Enfin, selon le rapport trimestriel sur
    l’inflation publié par la Banque nationale de Roumanie, le taux annuel
    d’inflation sera à la hausse dans les mois à venir et pourrait atteindre les
    4,1% en décembre prochain.










    Moldova – Les autorités de Bucarest ont salué la victoire du Parti action et
    solidarité, fondé par la présidente Maia Sandu, lors des élections législatives
    anticipées qui ont eu lieu dimanche en République de Moldova voisine. Ayant
    réuni 53% des voix, ce parti s’est assuré une majorité confortable au futur
    Parlement moldave. Selon Radio Chisinau, c’est le meilleur résultat jamais
    obtenu par un parti de droite dans ce pays. De son côté, le président par
    intérim du parti, Igor Grosu, a fait savoir que l’équipe gouvernementale était
    prête. Par ailleurs, le Bloc électoral des communistes et des socialistes a
    remporté un peu plus de 27% des suffrages, alors que le parti populiste SOR, a en
    réuni près de 6%. Dans ce contexte, le leader socialiste, Igor Dodon, a déclaré
    faire une opposition responsable. Il n’a pas manqué de préciser que la période
    des bonnes relations avec la Russie avait pris fin, note l’agence de presse
    russe TASS.


















    Météo – 7 départements de l’ouest de la Roumanie sont concernés par une
    alerte jaune à la canicule jusqu’à mercredi. Ici la vague de chaleur sera plus
    intense et l’inconfort thermique – accentué. Les maxima de la journée iront de
    27 à 39 degrés. Dans la soirée on attend des pluies à verse sur le nord-est et
    les montagnes. Il fait très chaud ce mardi à Bucarest, avec un inconfort
    thermique accru et 35 degrés à midi.

  • La semaine du 05 au 11 juillet 2021

    La semaine du 05 au 11 juillet 2021

    Un autre mois d’alerte






    Mis
    en place en mai 2020, après deux mois d’état d’urgence engendré par l’épidémie
    de COVID-19, en Roumanie, l’état d’alerte a été prolongé de 30 nouveaux jours à partir du 12 juillet. Selon le
    chef du Département pour les situations d’urgence, Raed Arafat, l’arrêté
    gouvernemental comporte une série de modifications. Mentionnons la possibilité
    de prendre part à des événements en plein air portée à 1 000 personnes et la
    réduction de quatre à deux mètres carrés de
    l’espace à assurer pour les participants à un mariage ou un baptême. Le
    certificat de guérison de la COVID est valable 180 jours, contre 90 jours
    jusqu’à présent, et l’obligation de
    vaccination pour ceux qui accompagnent les enfants sur les aires de jeux est supprimée.








    Prévisions optimistes pour
    l’économie roumaine








    Selon les prévisions économiques d’été de la Commission
    européenne, publiées mercredi, l’économie roumaine connaîtra une croissance de
    7,4 % en 2021 et de 4,9 % en 2022. En mai dernier, l’estimation pour la
    progression de cette année se chiffrait à 5,1 %, et celle pour l’année
    prochaine – à 4,9 %. La performance de l’économie roumaine a été solide au
    premier trimestre de l’année en cours. Le PIB s’est accru de 2,8 %, soutenu
    principalement par la consommation privée et par les investissements. En
    revanche, les exportations nettes ont été négatives, reflétant une faible
    demande étrangère et des interruptions dans la chaîne d’approvisionnement,
    estime l’Exécutif communautaire. La Commission s’attend à ce que la
    consommation des ménages reste extrêmement robuste, suite à la levée des
    restrictions, notamment dans les domaines sévèrement touchés par la pandémie,
    tels les arts du spectacle, les loisirs, l’hôtellerie-restauration ainsi que la
    hausse relativement solide des salaires les premiers mois de l’année. Les
    investissements resteront solides pendant la période 2021-2022, soutenus tant
    par le secteur public que par le secteur privé. Dans l’UE, l’économie devrait
    connaître une progression de 4,8 % en 2021 et de 4,5 % en 2022.






    Révocation au gouvernement






    Installé en décembre dernier, le cabinet de coalition PNL-USR/PLUS-UDMR
    s’estretrouvé sans un autre ministre après que son chef, le libéral Florin
    Cîţu, eut révoqué jeudi le chef des Finances, Alexandru Nazare, du même bord. Jeudi également, M Cîţu a repris l’intérim aux Finances, où il
    avait déjà été titulaire dans l’ancien gouvernement libéral. Après avoir
    procédé à une analyse semestrielle, le premier ministre a affirmé avoir
    constaté que de nombreux projets qui auraient dû attirer des fonds européens et
    de lutte contre l’évasion fiscale avaient pris des retards. Nazare a rejeté les
    accusations et a associé ce remaniement à son refus de soutenir Cîţu dans sa
    campagne pour briguer la direction du parti. L’actuel leader libéral, Ludovic
    Orban, affirme que le premier ministre n’a pas eu son accord ni celui du parti
    pour limoger Nazare et que le mandat de ce dernier avait été un
    succès. Orban et Cîţu se disputeront le poste de président du PNL au
    congrès prévu en septembre prochain. De plus en plus visible, la guerre entre
    eux n’est qu’un épiphénomène dans une coalition gouvernementale en proie à des
    tensions majeures et de plus en plus dysfonctionnelle. Ses dirigeants ne se
    sont pas mis d’accord sur la convocation d’une session extraordinaire du
    parlement, pour trancher la dissolution de la Section d’enquête sur les
    infractions de la Justice. Cette dernière avait été inventée par l’ancien
    pouvoir de gauche, afin d’intimider les magistrats, selon l’opinion des
    analystes.








    Les objectifs du projet « La
    Roumanie éduquée »









    Le président de la
    Roumanie, Klaus Iohannis, a annoncé que le gouvernement assumerait, la semaine
    prochaine, par mémorandum, les cibles et les objectifs du projet « La
    Roumanie éduquée », lancé en débat public en 2016. Il a indiqué que, suite
    aux discussions des derniers jours, la coalition au pouvoir avait exprimé son
    soutien pour ce projet et qu’un plan d’action clair serait établi, avec des
    responsables et des délais de mise en œuvre. M Iohannis a discuté mercredi avec
    les partenaires sociaux du secteur de l’éducation et avec les représentants des
    ONGs qui s’investissent dans ce projet. Les sources de financement des réformes
    seraient le Plan national de relance et de résilience, le budget de l’Etat et
    différents fonds européens. Le projet « La Roumanie éduquée »
    bénéficie d’un « soutien financier historique » d’environ 4 milliards
    d’euros, a affirmé le chef de l’Etat. Décentraliser l’éducation, avoir de
    meilleurs enseignants, de nouvelles normes pour l’infrastructure et la dotation
    des écoles et des disciplines et évaluations centrées sur les compétences et
    accroître l’accès à l’éducation – autant d’objectifs pour ce projet.








    Le sommet de l’Initiative de Trois mers à Sofia









    Le président roumain, Klaus Iohannis, a participé à
    Sofia, capitale de la Bulgarie, au sommet de l’Initiative des trois mers, une
    plateforme politique flexible et informelle qui réunit douze Etats membres de
    l’UE situés entre la mer Baltique, la mer Adriatique et la mer Noire.
    L’occasion d’établir les repères pour le développement de cet espace qui
    bénéficie aussi du soutien américain, comme l’a assuré jeudi le président
    américain Joe Biden, dans le message transmis aux participants. A l’agenda de
    la réunion également : l’évaluation des progrès enregistrés jusqu’ici,
    avec un accent mis sur la liste des projets stratégiques prioritaires
    d’interconnexion, fixés lors du sommet de Bucarest de 2018 et complétés par la
    suite, ainsi que le fonctionnement du fonds d’investissements de l’Initiative
    des trois mers, dont la Roumanie et la Pologne sont les fondatrices. Le
    président Iohannis y a mis en avant l’importance de la mise en œuvre des
    projets stratégiques d’interconnexion, notamment Rail2Sea et Via Carpatica, qui
    concernent directement la Roumanie. Selon Bucarest, ces projets sont essentiels
    pour que l’Initiative des trois mers entraîne un réel développement économique
    sur le long terme et rende l’économie des pays participants plus résiliente y
    compris dans le contexte des efforts de relance économique post-pandémie.








    L’EURO de football et les Jeux Olympiques








    Dimanche, à Londres, l’Angleterre et l’Italie sont à l’affiche de la finale
    du Championnat européen de football. La capitale roumaine, Bucarest, a
    accueilli quatre matchs du tournoi final, trois de la phase des Poules et un de
    huitième de finale. La Roumanie a eu un parcours médiocre dans les
    qualifications et a raté la participation à l’EURO. En revanche, la sélection
    tricolore des moins de 23 ans s’est qualifiée aux JO de Tokyo, où elle jouera,
    dans le Groupe B, contre le Honduras le 22 juillet, contre la Corée du Sud le
    25 juillet et contre la Nouvelle Zélande le 28 juillet. Cette participation aux
    JO est due à la présence de la Roumanie dans les demi-finales du Championnat
    européen de football espoir 2019, organisé par l’Italie et Saint-Marin. La
    dernière présence de la nationale roumaine à un tournoi olympique remonte à
    1964.

  • Destitution du ministre roumain des finances

    Destitution du ministre roumain des finances

    Le libéral Alexandru Nazare s’est vu
    révoquer jeudi de ses fonctions de ministre des finances, à la demande de son
    collègue de parti et premier ministre Florin Cîţu. C’est la deuxième
    destitution d’un membre de l’actuelle équipe gouvernementale de la coalition
    PNL – USR-PLUS – UDMR, après celle dont a fait l’objet, à la mi-avril, l’ancien
    titulaire du portefeuille de la santé, Vlad Voiculescu. À l’époque, l’évincement
    de Voiculescu, demandé par la quasi-totalité du monde politique roumain, a eu
    lieu dans un contexte marqué par plusieurs incidents graves, produits dans des
    établissements hospitaliers de Roumanie, ainsi que par une communication
    défaillante, les problèmes ayant pesé davantage que les bonnes intentions de l’ancien
    ministre.




    Par contre, le départ d’Alexandru
    Nazare est d’une certaine manière intempestive et alimente les spéculations
    autour de la bataille pour la direction du Parti national libéral, qui oppose
    le premier ministre Cîţu et le patron actuel des libéraux et président de la
    Chambre des députés, Ludovic Orban. Le chef du gouvernement, Florin Cîţu, a
    expliqué sa décision par les résultats d’une analyse de l’activité du ministère
    des finances, qui a mis en évidence des retards accumulés dans la mise en œuvre
    de projets importants, liés à l’utilisation de fonds européens et à la lutte
    contre l’évasion fiscale. « Monsieur
    le ministre Nazare a eu la possibilité de présenter sa démission, mais il a
    préféré la révocation. Tous les leaders de la coalition en ont été informés dès
    mardi après-midi. »
    , a expliqué le premier ministre Florin Cîţu.




    Alexandru Nazare a une autre version
    des faits. Dans un message sur les réseaux sociaux, l’ex ministre des finances
    affirme qu’il a été destitué parce qu’il n’avait pas rejoint l’équipe qui
    soutient la candidature du premier ministre aux fonctions de président du PNL. La
    révocation n’est pas soutenue par des motifs objectifs, l’a défendu Ludovic
    Orban. Celui-ci a attiré l’attention sur le fait que la désignation d’un
    nouveau titulaire aux finances devrait avoir l’aval de la direction du PNL et
    de la coalition au pouvoir. « Il n’y
    a aucun motif réel qui soutienne ce remaniement. Normalement, un tel sujet
    aurait dû être discuté au sein du PNL et de la coalition. »
    , a affirmé
    le président sortant des libéraux, Ludovic Orban.




    L’opposition social-démocrate n’a
    pas raté le moment de lancer de
    nouvelles accusations contre le pouvoir. Le PSD considère que les changements
    opérés dans la composition du gouvernement ont pour seul but de donner satisfaction
    aux orgueils politiques de ceux qui sont au pouvoir. « Malheureusement, l’actuel premier ministre met le feu au pays,
    les prix augmentent, la population s’appauvrit. Au lieu de gouverner, il ne s’intéresse
    qu’à la campagne interne. »
    , a déclaré le porte-parole du PSD, Radu
    Oprea.




    La dispute au sein du PNL montre le
    manque total d’intérêt, de ceux qui gouvernent, pour les problèmes réels des
    citoyens, accuse le PSD. C’est-à-dire le parti qui, il y a quatre ans,
    déclenchait une crise politique, en faisant tomber son propre gouvernement par
    motion de censure. La raison de cette démarche – le premier ministre de l’époque
    montrait des signes inquiétants d’insubordination envers l’ancien leader
    suprême du parti, Liviu Dragnea, à présent incarcéré pour corruption. D’un point
    de vue constitutionnel, demander la révocation d’un membre du cabinet est une
    attribution incontestable du premier ministre. (Trad. Ileana Ţăroi)

  • Motion de censure contre le ministre des Finances

    Motion de censure contre le ministre des Finances


    Les députés
    roumains ont débattu lundi de la motion de censure initiée par le Parti
    social-démocrate, d’opposition, contre le ministre libéral des Finances, Florin
    Cîţu. Ils réclament sa démission, se déclarant mécontents des mesures prises par
    l’actuel Exécutif en vue de la relance économique du pays. Selon les initiateurs
    de la motion, durant les deux mois de l’état d’urgence imposé pour lutter
    contre la pandémie de coronavirus, le ministre des Finances n’a fait qu’ajourner
    et rectifier des actes règlementaires, sans présenter de mesures concrètes pour
    soutenir l’économie de manière efficace. Aucune mesure censée protéger les
    entrepreneurs et maintenir la qualité de vie des Roumains n’a été prise, à la
    différence d’autres pays qui ont alloué jusqu’à 15% du PIB pour la relance de
    leurs économies, précisent encore les sociaux-démocrates. Parmi eux, le député
    Andrei Pop estime que le ministre Florin Cîţu a carrément ruiné la Roumanie, alors
    qu’il a repris une économie à la hausse, un déficit budgétaire bas et une dette
    publique qui ne pesait pas trop lourd dans le PIB.






    Andrei Pop :
    « Pendant que le FMI, la Banque Mondiale ou encore la Commission européenne nous
    disent que la situation empirera en Roumanie, le ministre des Finances semble
    vivre un délire sans fin, nous annonçant des choses fantastiques pour les
    Roumains. Les seules choses fantastiques qui nous attendent sont : la récession,
    le chômage, l’inflation, la faillite et la pauvreté. »






    A son tour, le leader des députés sociaux-démocrates, Alfred Simonis, critique
    le ministre des Finances pour les prêts contractés ces derniers temps et pour l’impact
    que ces crédits auront sur la population d’ici la fin de l’année.






    De son côté, le ministre Florin Cîţu rejette toutes ces accusations et ne
    cesse de critiquer l’état dans lequel il a retrouvé l’économie roumaine après
    la gouvernance sociale-démocrate. Il a expliqué que les crédits contractés par l’Exécutif
    étaient nécessaires pour couvrir les dépenses démarrées pendant la gouvernance
    sociale-démocrate et que les décisions prises par l’actuel cabinet aideront la
    Roumanie à se rétablir rapidement après cette crise. L’occasion aussi pour Florin
    Cîţu d’énumérer plusieurs éléments en faveur de la gouvernance libérale, dont
    le programme IMM Invest censé soutenir les PME, la numérisation du Fisc et l’augmentation
    des recettes budgétaires. Il accuse les sociaux-démocrates de profiter de cette
    crise sanitaire pour bloquer l’activité du gouvernement.






    Florin Cîţu : « Je suis là parce que les Roumains doivent savoir
    que pendant que le Parti National Libéral et moi-même, nous sommes en train de gérer avec succès
    cette crise, les signataires de la motion tentent de nous entraver. Ces deux
    derniers mois pendant lesquels nous avons mis en place des mesures pour relancer
    l’économie, eux, ils n’ont fait que modifier au Parlement toutes ces mesures de
    manière criminelle et populiste ».






    Enfin, le député libéral Lucian Heiuş affirme que le texte de cette nouvelle
    motion de censure contre le ministre des Finances est ce qu’il a appelé « un
    livre noir des gouvernances du Parti Social Démocrate (PSD) » alors que le député de l’Union Sauvez
    la Roumanie, Claudiu Nasui, estime que le gouvernement a raté l’occasion de
    faire des réformes profondes en Roumanie pendant cette période. Le vote final sur
    la motion de censure déposée par le PSD contre le ministre libéral des Finances
    est prévu mercredi. (Trad. Valentina
    Beleavski)





  • Une motion contre le ministre des finances

    Une motion contre le ministre des finances

    Les sénateurs roumains ont adopté la
    motion simple déposée par le Parti social-démocrate contre le ministre libéral
    des finances, Florin Cîţu. Trois votes ont fait la différence entre les élus
    sociaux-démocrates, favorables à la motion, et leurs collègues du Parti
    national libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie, de l’Union démocrate des
    Magyars de Roumanie et des élus indépendants, qui ont voté contre. Les auteurs de
    la motion reprochaient au grand argentier des déclarations jugées hasardeuses,
    faites au début de son mandat, qui auraient entraîné la dévalorisation de la monnaie
    nationale, le leu, et, par voie de conséquence, la hausse des prix et des
    intérêts bancaires à payer par les Roumains.

    Le ministre des finances, Florin Cîţu, affirme que cette
    démarche des sociaux-démocrates, passés dans l’opposition en octobre dernier, a
    un caractère purement politique et qu’il présentera sa démission uniquement si
    le PNL le lui demande. Et M. Cîţu d’ajouter que l’ancien ministre
    social-démocrate des finances, Eugen Teodorovici, savait déjà au début de cette
    année qu’en l’absence de mesures supplémentaires, le déficit budgétaire
    monterait à 4%. « Cette motion ne se réfère pas à ma personne et n’a pas de rapport avec moi.
    Elle est une démarche politique censée dissimuler la situation économique
    réelle de la Roumanie. Les signataires de la motion auraient voulu, de toute
    évidence, que je ne parle pas du désastre que j’ai trouvé au ministère des
    finances. Je leur dit à eux et à tout le PSD: le Parti national libéral a
    promis de dire la vérité aux Roumains, quel que soit le coût. C’est fini !
    Ça ne va plus comme ça !
    Il est fini, le temps quand vous pouviez voler en toute impunité ! »
    , a martelé le ministre des finances.


    La sénatrice libérale Alina Gorghiu affirme,
    elle-aussi, que les critiques lancées par les sociaux-démocrates contre le
    ministre des finances ne s’appuyaient pas sur la réalité. A son tour, le
    sénateur social-démocrate, Ştefan Oprea, a reproché au ministre de prendre des
    mesures qui ramènent le déficit budgétaire au niveau estimé par M. Cîţu lui-même, lorsqu’il
    était dans l’opposition. « Il faut absolument que
    votre prophétie, très souvent exprimée sur un ton hystérique lorsque vous
    parliez du gouvernement du PSD, devienne réalité et il vous faut trouver les
    moyens pour faire en sorte que les 4,4% de déficit soient réels. Peu importe s’il
    n’y a plus de collecte ces deux derniers mois, peu importe que l’on a déchaîné
    une véritable débauche en matière de dépenses publiques, tout ce qui compte c’est
    que votre prophétie, celle d’un déficit de 4,4%, se réalise. »
    , a affirmé le sénateur social-démocrate.


    Le président par intérim du PSD, Marcel Ciolacu, considère
    que le PNL n’a pas compris le signal d’alarme envoyé par le Parlement, lorsque Florin
    Câţu n’avait pas reçu un avis favorable pour devenir titulaire au ministère des
    finances. Après l’adoption de la motion, le premier ministre, Ludovic Orban, a
    déclaré qu’il n’allait pas renoncer à son ministre et que le PSD était le
    dernier parti à avoir le droit de critiquer et de demander des démissions après
    le désastre budgétaire dont il est l’auteur. Selon la Constitution de la
    Roumanie, l’adoption d’une motion simple contre un membre du gouvernement n’attire
    pas automatiquement la démission du ministre en question. (Trad. : Ileana
    Ţăroi)

  • A la Une de la presse roumaine 07.01.2019

    A la Une de la presse roumaine 07.01.2019

    Le danger d’un déficit
    supérieur à 3% du PIB et l’introduction de nouvelles taxes constituent, selon
    ZF, le défi majeur de l’année 2019. Gândul.info informe qu’il
    faudrait encore 20 milliards de lei (plus de 4 milliards d’euros) pour que le
    déficit budgétaire reste sous la barre des 3% du PIB, tandis qu’Adevărul.ro et România liberă.ro se penchent sur une interview télévisée du ministre des finances.


  • A la Une de la presse roumaine 29.11.2018

    A la Une de la presse roumaine 29.11.2018

    Dans le discours prononcé à la séance solennelle du Parlement consacrée au Centenaire de la Grande Union, le président Klaus Iohannis a critiqué la
    coalition au pouvoir, rapporte le site d’informations
    « Hotnews.ro ». « Une classe politique désunie au moment de l’anniversaire »,
    titre Romania libera. Adevarul publie des réactions à la récente proposition du ministre roumain des finances de limiter à 5 ans le droit des ressortissants roumains de travailler dans un autre Etat membre de l’Union européenne.



  • A la Une de la presse roumaine 28.11.20118

    A la Une de la presse roumaine 28.11.20118

    Le ministre roumain des Finances avance l’idée des permis de travail à l’étranger d’une durée de 5 ans au niveau de l’ensemble de l’UE. La ministre roumaine de la Santé voudrait obliger les médecins résidents de rester au pays un certain temps après la fin des études. L’opinion publique les conteste avec véhémence.



  • 24.04.2018 (mise à jour)

    24.04.2018 (mise à jour)

    Réunion – Une réunion quadrilatérale au niveau des premiers ministres Roumanie – Bulgarie – Grèce – Serbie, a eu lieu mardi à Bucarest. La première ministre roumaine, Viorica Dancila, a reçu la visite de ses homologues serbe, Aleksandar Vucic, grec, Alexis Tsipras et bulgare, Boiko Borisov. A l’issue des pourparlers la responsable roumaine a déclaré que les discussions avaient porté sur la coopération économique et sur les projets concrets que les 4 pays peuvent développer ensemble. Ce format de consultations est une bonne opportunité pour renforcer le dialogue et pour identifier les modalités de coopération dans en Europe du sud-est, notamment en ce qui concerne le développement économique. La réunion quadripartite de Bucarest est la troisième dans ce format, après celles organisées en 2017 à Varna, en Bulgarie et en 2016, à Belgrade, en Serbie.

    Corruption – Le président roumain Klaus Iohannis a donné un avis favorable à la demande de la Direction nationale anticorruption de démarrer les poursuites pénales à l’encontre l’ancien ministre des Finances, Sebastian Vladescu, dans un dossier où celui-ci est accusé d’avoir demandé et reçu des pots-de-vin d’un million d’euros. Sebastian Vladescu est d’ailleurs soupçonné d’avoir commis deux actes d’acceptation de pots-de-vin alors qu’il était membre du gouvernement. Le parlementaire Cristian Boureanu fait l’objet de poursuites pénales dans le même dossier. Les infractions qu’ils sont commises auraient trait aux contrats de réhabilitation de la voie ferrée reliant Bucarest, la capitale, à la ville port de Cosntanta, ainsi qu’à la récupération de la TVA restante pour des travaux de réhabilitation d’une autre voie ferre. Ces faits remontent à l’époque 2005 – 2014.

    Déclaration – Le président du Sénat roumain, Călin Popescu-Tăriceanu, et celui de la Chambre des Députés, Liviu Dragnea, ont signé, à Talinn, en Estonie, une Déclaration de coopération entre les parlements nationaux du trio qui sera, à partir de l’année prochaine, à la tête du Conseil de l’UE. Les deux autres Etats ont été représentés par la cheffe du Parlement finlandais, Mme Paula Risikko et par celui du Parlement croate, M. Gordan Jandrokovic. La déclaration a été conclue en marge de la Conférence des présidents des parlements des États membres de l’Union européenne qui s’achève ce mardi et qui a porté notamment sur l’avenir du bloc communautaire.

    Réunion – La Roumanie soutient fermement la poursuite du processus d’intégration européenne et euro- atlantique pour les pays de l’Europe du sud-est et se propose d’en faire une priorité de sa future présidence à la tête de l’UE. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire d’État aux Affaires bilatérales et stratégiques de la zone euro-atlantique, George Ciamba, lors d’une réunion, en Slovénie, des ministres des Affaires étrangères membres du Processus de coopération en Europe du sud-est. L’occasion pour le responsable roumain d’appeler les pays de la région à poursuivre leurs réformes nationales. Quant aux questions liées à la migration et au terrorisme, George Ciamba a mis en évidence l’importance de la solidarité et du renforcement de la coopération dans le domaine.

    Diaspora – 4,9 milliards de dollars c’est la somme totale que les immigrés roumains ont envoyée l’année dernière à leur pays d’origine. Selon un rapport de la Banque Mondiale, au bout de trois année de déclin, ces envoies de fonds à destination d’Europe et d’Asie centrale ont connu en 2017 une hausse de 20,9%. Les plus gros récepteurs de fonds ont été la Russie, l’Ukraine et la Roumanie. Selon le même rapport, la majoration de ce que les Anglo-Saxons appellent des «remittances» est due à l’appréciation de l’euro et du rouble par rapport au dollar, à la relance économique et aux perspectives d’embauche dans les pays d’accueil. Les perspectives pour 2018- 2019 sont positives. Pourtant, la hausse de ces fonds s’annonce modérée suite à une stagnation du PIB dans la zone euro, en Russie et au Kazakhstan.

    Météo – Dans les 24 prochaines heures il fera très chaud en Roumanie. Le ciel sera couvert par endroit sur les montagnes où l’on attend des pluies à verse et des orages. Les températures maximales iront de 19 à 29 degrés.