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  • Histoires avec et sur les photos

    Histoires avec et sur les photos


    Raconter des
    histoires qui commencent par Il était une fois…. Il était une
    fois une boîte peinte, renfermant des photos légèrement effacées. Il suffisait
    de l’ouvrir pour qu’elle vous fasse découvrir la vie de toute une famille. On
    aurait dit un puzzle à l’ancienne. A y regarder de plus près, on ne manquera
    pas d’observer un nom ou un message qui renvoient à d’autres membres de la
    famille de la personne prise en photo. Cristina Irian et son associé, Dorian
    Delureanu, partagent la même passion : celle de la photo perçue comme image et
    histoire à la fois.

    C’est là le point de départ de leur aventure baptisée
    l’Association Photo Omnia, explique Cristina Irian : L’histoire de notre
    association a eu pour point de départ la découverte de deux sources
    photographiques, pas forcément des archives. Il s’agit de deux ateliers photo ouverts
    à l’entre-deux-guerres, à Craiova et à Bucarest, sous l’enseigne Studio Photo
    Omnia. D’où le nom de notre assocation. On s’est donc mis à dénicher des photos
    réalisées dans ces deux ateliers-là. Notre projet s’est avéré fort intéressant.
    Ainsi avons-nous découvert que les deux ateliers étaient spécialisés l’un dans
    la photo portrait, l’autre dans la photo événement. Aux dires d’une chercheuse,
    ce dernier aurait été lié à un groupe d’étudiants en architecture et en design.








    Cristina Irian nous a
    parlé des archives récupérées : « Nous avons étudié plusieurs archives.
    Nous menons deux grands projets : l’un centré sur les archives de famille et
    professionnelles, l’autre sur les albums de famille et de voyage, soit un
    sous-genre des albums de famille.Nous
    avons réalisé un projet-pilote autour des albums de famille dans différentes
    contrées de Roumanie et des albums de voyage ayant appartenu à des jeunes ou à
    des hommes d’affaires qui ont vécu à Bucarest à l’entre-deux-guerres. Ces
    archives sont venues en quelque sorte à notre rencontre. »





    Une des plus belles
    histoires dévoilées par des photos datant de 1897-1960 se déroule à Gura
    Humorului. Ecoutons Cristina Irian : « Les premières archives, pas
    tellement liées à la boîte de Ioana, donc à la boîte aux histoires du nord de
    la Roumanie, ont apparu lors d’un événement organisé en 2017, en collaboration
    avec un bon ami à nous. Il y était question de photographie ancienne et
    nouvelle, de techniques vieilles ou modernes. Bref, nous avons tenté, avec
    l’aide de Paul Aioanei, une sorte de reconstitution de l’art de la
    photographie. C’est à l’occasion de cet événement accueilli par l’atelier de
    notre ami que nous avons fait la connaissance d’Ioana Brunet, de Gura
    Humorului, celle qui détient ces archives. Nous avons mis un certain temps à
    numériser ces archives, au travers d’un projet pilote. Ce fut le point de
    départ de notre recherche, qui visait à transformer ces archives en un double
    produit numérique : celui des photos et des personnages. Tous ces efforts ont débouché
    sur une présentation audiovisuelle, à partir des photos et des documents découverts,
    une sorte d’archives racontées par Ioana. Notre première intention c’était de
    raconter l’histoire de ces archives en présence de leurs propriétaires
    respectifs. Toutefois, puisque nous voulions garder ces présentations, nous
    avons pensé à faire un enregistrement de 10 à 15 minutes, qui mélange texte et
    image. »





    Chaque photo a sa
    propre histoire. Sa propre demeure aussi. Quand on en aura franchi leseuil, des tas d’histoires de vies se
    dévoileront à nos yeux, des fois dans les moindres dératails: parents,
    grands-parents, petits-enfants, villes et pays.




    Sur le site Internet
    de l’association, on trouve également des images des voitures Dacia, partie
    d’un projet anniversaire (La Dacia 50 roule toujours !). D’autres encore nous
    font découvrir les Fontaines d’Olténie ou bien les Mystères de la ville de
    Craiova.




    Cristina Irian nous a
    parlé du but poursuivi par la création de ces archives : « En fait, il
    y en a deux. D’une part, nous avons voulu présenter les archives telles quelles
    et raconter l’histoire de leurs propriétaires, de l’autre mettre en évidence le
    côté technique (genres photographiques, manière de poser), voire même
    certains noms d’artistes photographes renommés de leurs temps. Nous sommes
    tombés sur des noms célèbres du domaine à l’entre-deux-guerres et sur des
    matériels très rares. »




    En partenariat avec
    des associations et institutions culturelles, l’Association Photo Omnia a mené
    aussi un projet de longue haleine, intitulé Analogic192021. Un projet de
    recherche, de numérisation, de promotion de la photographie analogique, des
    collections et des archives photos des différentes communautés de Roumanie. Ce
    projet a rendu possible la mise sur pied d’une exposition présentant les photos
    réalisées en 2017, suivant le concept Omnia Photo, par le photographe Costică
    Acsinte. Le thème de l’exposition c’était les pratiques d’utilisation de la
    photographie au sein des communautés de Ialomița, la contrée natale du photographe.
    (Trad. Mariana Tudose)