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  • Le Royaume Uni et la liberté de le circulation de la main d’œuvre

    Le Royaume Uni et la liberté de le circulation de la main d’œuvre


    Le traité d’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’UE a permis aux pays fondateurs, ainsi qu’a ceux ayant adhéré avant le 1er janvier 2007 d’imposer des restrictions temporaires à l’accès des travailleurs roumains et bulgares sur leurs marchés de l’emploi. Neuf Etats : l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, Malte, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Espagne ont observé ces restrictions jusqu’au 31 décembre 2013, soit jusqu’au dernier jour de la période d’application des mesures transitoires.



    Attendu avec beaucoup d’angoisse, le 1er janvier 2014 n’a pas apporté la vague de travailleurs bulgares et roumains que l’on craignait. Chose confirmée aussi par le premier ministre britannique, David Cameron, qui a demandé aux membres conservateurs du parlement de ne pas mettre en danger ses projets de réduction de l’immigration. Une partie des députés britanniques sont inquiétés par les effets à long terme de la vague de nouveau-venus et souhaitent que le chef du cabinet impose de nouvelles restrictions par le biais d’un projet de loi élaboré par le gouvernement et qui sera examiné par la Chambre des communes jeudi.



    Plus de 70 députés britanniques souhaitent modifier la loi afin de pouvoir prolonger jusqu’en 2018 les contrôles visant les ressortissants roumains et bulgares qui travaillent au Royaume Uni. Tout en avouant qu’il partageait « la frustration » relative au renforcement des contrôles, Cameron explique qu’ils avaient les « mains liées face à ce problème, puisque le Royaume Uni avait déjà prolongé les mesures transitoires jusqu’au délai maximal de 7 ans. Ecoutons David Cameron : « Pour ce qui est de la Roumanie et de la Bulgarie, nous avons prolongé la transition de cinq à sept ans. Désormais les sept ans se sont écoulés et en vertu des règles actuelles, les contrôles ne sont plus permis. Depuis le début de l’année, la migration semble se maintenir à un niveau raisonnable et j’espère faire des progrès dans l’adoption de cette loi qui contient de nombreuses mesures très utiles » , a estimé le premier ministre britannique David Cameron.



    La loi vise à limiter l’accès aux prestations sociales et aux services publics des migrants provenant de l’intérieur de l’UE et de rendre plus facile le rappariement des immigrants qui commettent des illégalités. Selon le quotidien The Guardian, les députés conservateurs affirment qu’ils ne visent pas à détruire le projet de loi promu par David Cameron, mais qu’ils souhaitent y introduire une série d’amendements.



    D’ailleurs, selon le correspondant de la radio publique roumaine à Londres, cette dispute ne fait qu’illustrer un conflit à l’intérieur du parti conservateur, entre les députés qui veulent faire sortir le Royaume-Uni de l’UE et ceux qui souhaitent que le pays demeure membre de l’Union…(trad. : Alex Diaconescu)

  • Restrictions levées, restrictions maintenues pour les Roumains

    Restrictions levées, restrictions maintenues pour les Roumains

    2013 a été la dernière année où certains Etats membres de l’UE ont pu maintenir les restrictions temporaires sur leurs marchés de l’emploi visant les ressortissants roumains et bulgares. Dès le 1er janvier 2014, ces restrictions seront entièrement levées, sept ans après l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Europe communautaire. Jusqu’au 31 décembre 2013, l’accès des Roumains et des Bulgares a été limité sur le marché de l’emploi de neuf Etats, à savoir l’Autriche, l’Allemagne, les Pays – Bas, le Luxembourg, Malte, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Espagne.



    Dans le nouveau contexte, certains Occidentaux redoutent une déferlante de travailleurs de Roumanie et de Bulgarie. Serait-elle justifiée une telle angoisse ? Personne ne saurait y répondre en toute honnêteté, précise le quotidien roumain România liberă. Le plus grand souci, soulignent les journalistes, est lié au sois-disant tourisme social — cette pratique qui consiste à se faire enregistrer comme bénéficiaire des aides sociales dans des pays où ces dernières sont très conséquentes.



    C’est le cas par exemple de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, où le montant de ces aides dépasse de beaucoup les revenus moyens que l’on touche en Roumanie. Le journal Romania libera évoque les histoires révoltantes publiées dans certains tabloïdes où l’on pointe du doigt des immigrants roumains, issus de la communauté rom dans la plupart des cas, qui profitent des systèmes sociaux des pays européens, mais le nombre de ces profiteurs est relativement réduit. D’ailleurs, le premier ministre David Cameron a récemment annoncé une série de mesures censées empêcher que l’on abuse du système de protection sociale britannique.



    Ainsi, à compter du 1er janvier 2014, les demandeurs d’emploi issus de l’UE ne pourront plus prétendre à l’allocation chômage pendant les trois premiers mois de leur séjour au Royaume-Uni. Il est plus probable que les citoyens britanniques eux-mêmes se retrouvent dans la situation de vivre des aides sociales, estime le quotidien britannique The Telegraph. Celui-ci plaide en faveur de la libre circulation de la main d’œuvre à l’intérieur de l’UE, qui serait tout à fait bénéfique tant pour le Royaume-Uni que pour l’Europe, car ce serait valoriser efficacement les ressources humaines.



    La radio allemande Deutsche Welle admet elle aussi que depuis un certain temps l’Allemagne, confrontée à une pénurie de main d’œuvre qualifiée, tire profit de la présence des médecins, des ingénieurs ou des techniciens roumains et bulgares. A son tour, le journal Le Monde juge peu probable un afflux massif d’immigrants provenant d’Europe de l’est vers la France ou d’autres pays de l’UE, à partir du 1er janvier prochain. La publication française cite des spécialistes selon lesquels deux millions de Roumains sont partis vers l’Europe du sud, notamment en Espagne et en Italie et peu d’entre eux seraient enclins à abandonner leur premier pays d’accueil. (trad. : Mariana Tudose)