Tag: recrudescence

  • Les unités de soins intensifs – sous pression

    Les unités de soins intensifs – sous pression

    La recrudescence de la pandémie de
    Covid-19 en Europe peut avoir comme effet rapide l’engorgement des unités de
    réanimation et soins intensifs des hôpitaux. C’est l’avertissement lancé par l’Organisation
    mondiale de la santé, dans le contexte de l’augmentation du nombre de cas d’infection
    au SARS-CoV-2 ayant besoin d’hospitalisation.

    La Roumanie traverse à présent la
    période la plus éprouvante depuis le début, fin février, de la crise sanitaire,
    le nombre de personnes infectées et celui de malades en soins intensifs ne
    cessant de croître. Cela fait une semaine que les nouveaux cas rapportés
    quotidiennement tournent autour de 4.000, la capitale, Bucarest, étant
    constamment en tête des zones les plus touchées. Dans le même temps, quelque
    750 malades graves sont hospitalisés en réanimation, à l’échelle nationale. Le
    préfet de la capitale, Gheorghe Cojanu a déjà annoncé que tous les lits des
    services de réanimation-soins intensifs étaient occupés et qu’un grand hôpital de la ville – Colentina – allait être
    entièrement dédié aux malades de Covid-19 à partir de lundi. « A Bucarest, il n’y a plus de lits
    disponibles en soins intensifs. C’est un problème grave et M. le Secrétaire d’Etat,
    Raed Arafat, a déjà signé un document, aux termes duquel l’hôpital Colentina,
    en entier, accueillera des malades de Covid-19, ce qui se traduit par 300 – 400
    lits. Dans le même ordre d’idées, l’hôpital modulaire attaché à l’hôpital Elias
    fonctionnait difficilement à cause du manque de personnel médical. Eh bien, il
    a été décidé que le personnel manquant soit fourni par les hôpitaux Floreasca
    et Elias. »
    , a-t-il précisé.


    Le préfet de Bucarest, Gheorghe
    Cojanu, a aussi précisé que les médecins et les infirmiers travaillant dans les
    établissements scolaires où le processus d’enseignement se déroule
    exclusivement en ligne soient détachés dans les hôpitaux où sont traités des
    malades de Covid-19. La situation de Bucarest est reproduite à Iași, la plus
    grande ville de l’est de la Roumanie. Là aussi, il n’y a plus de lits
    disponibles en réanimation, les 10 derniers lits sur les 41 de la ville ayant
    été occupés ce weekend. Les 24 lits d’un hôpital mobile, inauguré vendredi
    dernier, qui auraient dû venir en renfort, sont inutilisables à cause d’une
    avarie à l’équipement d’oxygène, la réparation s’étalant sur deux semaines. Dans
    ces circonstances, les autorités sur place ont décidé d’ouvrir deux points de
    soins intensifs pour les malades de Covid-19 dans des établissements hospitaliers
    de la zone. D’ici leur entrée en fonction, les cas graves devraient être
    transférés vers d’autres établissements du pays. (Trad. : Ileana Ţăroi)

  • Plusieurs places dans les hôpitaux pour les malades de Covid-19

    Plusieurs places dans les hôpitaux pour les malades de Covid-19

    A l’instar des autres pays européens, la Roumanie se confronte elle aussi à une recrudescence des cas de Covid-19. Sur l’ensemble des cas de contamination, une bonne partie nécessite d’être hospitalisée en soins intensifs. Sauf que, à l’heure où l’on parle, seulement la moitié des places disponibles en réanimation, soit un millier, bénéficient des dotations nécessaires à la prise en charge des personnes en détresse respiratoire due au coronavirus et presque toutes ces places sont déjà occupées. C’est une réalité que plusieurs hôpitaux de Roumanie ont dénoncée depuis le début du mois déjà. Sur le total des cas positifs, presque 10.000 se trouvent actuellement hospitalisés. Du coup, les responsables de la Santé cherchent des solutions afin d’augmenter le nombre de places dans les établissements sanitaires. Dans le contexte d’une recrudescence inquiétante de l’épidémie de Covid-19, les responsables roumains ont décidé que tous les hôpitaux publics réservent des lits pour les patients contaminés si la situation l’impose.



    Aux dires du ministre de la Santé, Nelu Tătaru, chaque hôpital mettra 10% des lits en soins intensifs et 15% des autres lits à la disposition des malades contaminés au nouveau coronavirus. Cela ne veut pas dire que les patients hospitalisés pour d’autres maladies ne seront plus soignés, a assuré le ministre de la Santé, Nelu Tătaru. Parallèlement, les autorités envisagent aussi un scénario de prise en charge adéquate des cas moins graves ou asymptomatiques. Nelu Tătaru :



    A l’heure où l’on parle, nous préparons une ordonnance d’urgence censée permettre aux asymptomatiques de rester chez eux et d’être suivis par le médecin traitant, en attendant que le Département pour les situations d’urgence les prenne en charge pour des examens cliniques supplémentaires. Si les symptômes se déclenchent, les malades seront hospitalisés.



    Par ailleurs, le responsable de la Santé n’exclut pas la possibilité que là où le nombre de personnes contaminées augmente considérablement, les autorités durcissent les mesures de restriction. Selon le chef du gouvernement de Bucarest, Ludovic Orban, si elles sont respectées, toutes ces mesures permettront à la Roumanie de stopper d’ici 7 ou 10 jours, la hausse des cas de Covid-19. Rappelons-le, notre pays figure parmi les 17 pays européens placés en zone rouge par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, en raison du nombre inquiétant des cas de coronavirus déclarés dernièrement.


    (Trad. : Ioana Stăncescu)