Tag: românescu

  • Le parc Romanescu de la ville de Craiova

    Le parc Romanescu de la ville de Craiova

    Son histoire est intimement liée à la famille de boyards Bibescu-Ştirbey, dont deux représentants allaient monter sur le trône de la Valachie. Au XIXe siècle, le terrain de l’actuel parc, situé à la sortie de la ville, appartenait à Iancu Ioan Bibescu, grand dignitaire à la chancellerie valaque. Il y avait fait aménager un jardin, parsemé de bancs et de pavillons. Puisque les habitants de Craiova pouvaient s’y promener à leur gré, cet espace servit donc de jardin public aussi.

    Le muséographe Toma Rădulescu raconte le passage de ce jardin privé au statut de poumon vert de la ville. « Le jardin était attentivement soigné. Il y a eu dès le début un lac. Des cygnes se promenaient majestueusement sur la surface de l’eau. Plus tard, sous le règne de Barbu Ştirbey, ce terrain a été racheté par les autorités locales et destiné à abriter un jardin public. Malheureusement, cet îlot de verdure et d’air frais allait se transformer en une zone insalubre, à cause de la négligence de l’administration de l’époque, qui a permis à la caserne située à proximité d’y jeter les ordures ménagères. En plus, des Roms nomades y avaient installé leurs camps de fortune. Le manque de salubrité a également posé problème lorsque la résidence d’été des Bibesco a accueilli les blessés de la guerre d’indépendance de 1877. C’est le maire de la ville Nicolae Romanescu qui mettra fin à cette situation fâcheuse, grâce aux fonds importants qu’il octroie aux travaux de salubrité. Il a même confié au paysagiste français Edouard Redont, un des plus réputés en son temps, la tâche d’y aménager un parc romantique à l’image des jardins publics de son pays natal ».

    C’est toujours à Edouard Redont que nous devons les plans du Parc Carol Ier de Bucarest et l’aménagement de l’espace de l’Exposition nationale de 1906. Le projet du futur parc Romanescu allait lui valoir la médaille d’or lors de l’Exposition internationale de Paris. Le projet en question supposait l’aménagement d’un lac, d’un hippodrome et même la construction d’un château magique au sommet d’une petite colline. On y a également bâti des ponts suspendus, un kiosque pour la fanfare, un zoo en miniature. Démarrés vers la fin du XIXe siècle, ces travaux allaient s’achever en 1903. Le 29 septembre de la même année, le parc était inauguré en présence du roi Carol Ier, de la reine Elisabeth et des princes héritiers Ferdinand et Marie.

    Notre interlocuteur, Toma Rădulescu, présente les activités qui se déroulaient dans ce parc: Le parc était pourvu de tous les éléments modernes permettant d’accueillir des compétitions sportives. Il y avait aussi un hippodrome, où se tenaient des concours d’équitation. Les membres de la famille royale participaient à la plupart des événements que l’on y organisait y compris à ceux marquant la Fête nationale, célébrée à l’époque le 10 mai. Jusqu’à l’avènement des communistes, la parade passait devant le parc et le Monument de l’indépendance, qui compte parmi les monuments les plus majestueux d’Europe. Au moment de sa construction, devant le parc Romanescu, il était le deuxième plus haut monument du vieux continent. En hiver, on faisait du patinage dans le parc. Ce passe-temps hivernal a assez longtemps persisté. L’image des dames élégantes sur des patins est toujours vivante dans ma mémoire. Des concours de cross-country ou encore la reconstitution de moments importants de l’histoire nationale figuraient parmi les activités organisées dans le Parc Romanescu de Craiova.

    Au fil du temps, le parc a été connu sous différentes appellations. La première a été celle de « Jardin Bibesco », d’après le nom du propriétaire initial. Rebaptisé « Le parc du peuple », sous la gouvernance du maréchal Averescu, à la fin de la Grande Guerre, il sera appelé Romanescu, dans les années 1930, après la mort du maire de la ville de Craiova Nicolae Romanescu. Redevenu « Le parc du peuple » pendant le régime communiste, il recouvrera, après 1990, le nom de Romanescu, à la mémoire de l’édile le plus important de l’histoire de la ville. Le parc Romanescu de Craiova connaît actuellement d’amples travaux de réaménagement. ( trad. Mariana Tudose)

  • Dzuua a Cultural’ei Români

    Dzuua a Cultural’ei Români

    Comparabilă, până tru un punctu, cu sărbâtorli a Francofoniil’ei icâ a Hispanitatil’ei, Dzuua a Culturâl’ei Naţionale pi cari, tru 15 di yinar, u yiurtusescu român’il’i s-faţi, nu fârâ di thimel’’iu, unâoarâ cu yiurtusearea a poetlui Mihai Eminescu. Cu unâ banâ ţi s-tindi maşi pi ilikia di 39 di an’i, 1850-1889, ama cu unâ posteritate fără preacl’e, Eminescu easti aţel ti cari criticlu literar Titu Maiorescu scria tru epocă că va s-hibâ punctul di nchisitâ tră tutâ dezvoltarea yinitoari a cugetaril’ei româneşti.



    Lugursitu, ca poet, aţel dit soni mari exponentu a romantismului european, promotor, tru publicistică, a conservatorismului şi a naţionalismului lun’inat, Eminescu agiumsi s-hibâ, tu secolu dit soni, nai cama popularlu brandu cultural românescu. Eara, aestâ turlie, unâ tin’isearea ţi âl’I si câdea, dimec tru 2010, câ Parlamentul di Bucureşti s-aleagă, aproapea tru unanimitate, tamam dzua a lui di amintari ca dzuuă a Culturâl’eii Naţionali. Aestâ, spunea atumţea promotorl’ii a proiectului di nom, va s-hibâ unâ dzuuâ tru cari nu maşi câ yiurtusim un mari creator, ama şi unâ dzuuâ di mindueari tră cultura română, dimec şi a proiectilor culturali di interes naţional.



    Ma amânat, autorităţli dit Ripublica Moldova viţină (ex-sovietică, majoritar romanofonă) apufusirâ, tru arada a lor, tru numa a comuniunil’ei di limbă şi di istorie cu România, s-apufuseascâ tut 15 di yinar ca sărbătoari a culturâl’i. Tru vâsilie şi tru xeani, Bucureşti şi tru provinţie, Chişinău şi Bruxelles, tru muzee şi săli di concerte, tru sculii şi locâri di cultu, tutâ suflarea culturală românească s-ascumbusi ti yiurtusearea a aiştei dzuuâ unâ turlie ahoryea. Filialili dit xinâtati a Institutlui Cultural Român câlisirâ numi cu anami a culturâl’i dit vâsilie. Directorlu a Teatrului Naţional di Bucureşti, actorlu Ion Caramitru, andrupâtu di artişti instrumentişti, ndreapsi unâ alidzeari di poezie Paris.



    Berlin, fu programat un spectacol di teatru după un scenariu inspirat dit Jurnalu a scriitorlui interbelic Mihail Sebastian. Stockholm, protagoniştil’i a manifestărlor di la ICR suntu scriitoarea Gabriela Melinescu şi naista Dana Dragomir, doauă reprezentanti a culturâl’ei române ţi bâneadzâ tru Suedia. Spiritualitatea românească easti yiurtusitâ nu maş tru Occidentu, câ ş-tru vâsiliili viţini. Tru Ungaria, la ICR Budapesta suntu spusi ti videari lucrări simnati di pictori contemporani români.



    Deapoa tru Vârgârie, Sofia, fu vernisată expoziţia di caduri şi carti Vâsiloan’ia Maria – istorie şi mirâ, ndreaptâ ti marea suvearanâ di aoa şi un secol, nicuchira a Vâsil’elui Ferdinand, sum a curi stâpugâ s-feaţirâ unâ cu România, după primlu polim mondial, tuti provintiili româneşti ţi eara, până atumţea, sum stăpuirea a imperiilor multinaţionali viţini.




    Autor: Bogdan Matei


    Armânipsearea: Tascu Lala