Tag: sculpture

  • 17.03.2016 (mise à jour)

    17.03.2016 (mise à jour)

    Sommet — Les leaders des Etats membres de l’UE se réunissent à partir de ce jeudi deux jours durant à Bruxelles, pour finaliser un accord avec la Turquie au sujet de la crise des réfugiés. Le premier vice président de la Commission européenne, Frans Timmermans, affirme qu’un nouvel accord éventuel n’entraînera ni expulsions collectives des immigrants, ni leur refoulement automatique vers la Turquie, et que la situation de chacun serait examinée au cas par cas, avant toute décision d’expulsion. Ankara a fait récemment de nouvelles demandes aux européens au sujet des sommes d’argent destinés aux réfugiés de son territoire, de l’élimination des visas et de la poursuite des négociations d’adhésion. La Roumanie est représentée à ce sommet par le président Klaus Iohannis, qui a déclaré que la Turquie devait être aidée à arrêter le flux de réfugiés.



    Sculpture — « La Sagesse de la terre », l’œuvre créée en 1907 par le sculpteur roumain Constantin Brâncuşi, sera rachetée par l’Etat roumain, les propriétaires actuels ayant accepté la somme de 11 millions d’euros offerte par la commission chargée de négocier par le gouvernement de Bucarest. C’est le ministre roumain de la Culture, Vlad Alexandrescu, qui a informé les médias dans une conférence de presse. Et le ministre de préciser que l’Exécutif contribuerait avec 5 millions d’euros, le reste jusqu’à 11 millions allant faire l’objet d’une collecte publique nationale.



    Loi — La nouvelle loi anti-tabac est entrée en vigueur ce jeudi en Roumanie. Il est désormais interdit de fumer dans les espaces publics fermés, près des aires de jeux pour les enfants, dans les taxis, ainsi que dans les véhicules de fonctions, entre autres. De l’avis des médecins, cette loi vise à faire baisser l’incidence des maladies qui provoquent le plus de morts parmi les Roumains.



    Cybersécurité — La Roumanie a besoin d’une loi de la sécurité cybernétique, étant donné que cet espace est utilisé de plus en plus souvent pour promouvoir des intérêts économiques, politiques et idéologiques. C’est la conclusion du débat organisé à Bucarest par la Commission pour les Affaires européennes de la Chambre des députés, en collaboration avec l’ambassade des Pays-Bas. Le directeur du Service roumain des renseignements, Mihai Răzvan Ungureanu, a souligné que, même si la probabilité d’une attaque cybernétique catastrophique à l’adresse de la Roumanie reste faible, « la dépendance de la technologie de notre société, à la hausse, expose l’ensemble de la société à des attaques cybernétiques d’ampleur faible ou modérée, mais qui sont très fréquentes et dont les coûts cumulatifs peuvent affecter sévèrement les intérêts de sécurité nationale. »



    Financement – Un budget de 658 millions d’euros est à la disposition de la Roumanie par le Programme opérationnel de capacité administrative (POCA), a déclaré le vice premier ministre Vasile Dîncu, ministre du Développement régional, à l’occasion de la signature des premiers projets financés de fonds européens pour l’exercice 2014-2020. Il a mentionné que le budget pour cette période était trois fois plus important par rapport à l’exercice financier précédent. Les projets visent une administration plus moderne, plus efficace et plus transparente.



    Décès — Le mathématicien et académicien roumain Solomon Marcus est décédé ce jeudi à Bucarest, à 91 ans. Il a été diplômé de la faculté de Mathématiques de l’Université de Bucarest, où il a enseigné par la suite. Solomon Marcus est l’auteur de nombreuses études interdisciplinaires et de livres traitant de l’utilisation des mathématiques dans la linguistique, l’analyse théâtrale, les sciences sociales et celles de la nature. Son œuvre, riche de plus de 50 volumes, traduits dans plusieurs langues, et d’environ 400 articles publiés dans des revues scientifiques, est souvent citée par des auteurs du monde entier.



    Justice — A Bucarest, Răzvan Murgeanu, homme d’affaires et ex-conseiller présidentiel durant le mandat du président Traian Basescu a été placé en détention provisoire pour 30 jours par les procureurs de la Direction nationale anti-corruption. Il est soupçonné de trafic d’influence, corruption active et instigation au blanchiment d’argent. Une autre personne soupçonnée de complicité de trafic d’influence et de corruption active ainsi que d’abus de fonctions a également été placée en détention provisoire pour 30 jours. Avant d’être conseiller, Răzvan Murgeanu a été maire adjoint de Bucarest et secrétaire d’Etat au ministère du Développement régional et du tourisme.



    Tourisme — Plus de 2,2 millions d’étrangers ont visité la Roumanie l’année dernière pour des affaires et des vacances, et leurs dépenses ont dépassé les 1,1 milliards d’euros, selon un communiqué de l’Institut national de la statistique. Sur le total des sommes d’argent dépensées par les étrangers ayant visité la Roumanie pour affaires, le taux le plus important est constitué par l’hébergement (53%), suivi par la restauration (16%) et par les achats (12,7%). Les dépenses en location de véhicules ont compté l’année dernière pour 61% du total des frais de transport. Le principal moyen de transport utilisé par les touristes étrangers pour arriver en Roumanie a été l’avion (77,8%).



    Paiements — Les Roumains paient plus par carte bancaire et moins en espèces lorsqu’ils font leurs achats. Selon le président exécutif de l’Association roumaine des banques, Florin Dănescu, une dynamique plus importante des paiements par carte chez les commerçants a été constatée au dernier trimestre de 2015 par rapport aux retraits d’argent dans les distributeurs. Les trois derniers mois de l’année dernière, les paiements par carte bancaire ont connu une hausse spectaculaire, leur valeur étant de 7,5 milliards de lei, en hausse de 16M par rapport au trimestre antérieur, alors que les retraits dans les distributeurs n’ont augmenté que de 3,7%.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Simona Halep a perdu jeudi le match contre l’Américaine Serena Williams, dans les quarts de finale du tournoi WTA Premier d’Indian Wells, en Californie. Simona Halep, numéro 5 mondiale, n’a pas pu préserver le trophée remporté l’année dernière à Indian Wells et a perdu en deux sets, 6 – 4, 6 – 3 face au leader WTA, qui doit affronter ensuite la joueuse polonaise Agnieszka Radwanska (3e au classement WTA). Le score des confrontations directes entre Serena Williams et Simona Halep est de 7 à 1, nettement favorable à l’Américaine.




  • Iconic Brancusi sculpture to stay in Romania

    Iconic Brancusi sculpture to stay in Romania

    One of the most influential artists
    of the 20th century, the Romanian-born sculptor Constantin Brancusi
    is one of the founding figures of modernism. His choice of material includes
    marble, limestone, bronze and wood. Christie’s, one of the world’s most
    prestigious auction houses and the biggest dealer of Brancusi’s works, also
    holds the record for the highest price paid for a Brancusi sculpture at 27.4
    million dollars.




    While celebrated abroad, Brancusi
    has not always enjoyed the same recognition at home, in Romania. Suffice it to
    say that it wasn’t until the 19th of February this year that a
    national day was declared to celebrate this great artist. There is also a
    proposal to establish a national museum named after Brancusi in Targu Jiu,
    close to the village where he was born. The new museum may even exhibit some of
    his works on loan from his famous studio in Paris.




    Recently, the Romanian state also
    said it planned to start talks with a view to purchasing Brancusi’s work The
    Wisdom of the Earth
    , which had been put up for sale by a private collector in
    Romania. On Wednesday, the culture minister Vlad Alexandrescu posted a Facebook
    message saying the owners of the sculpture accepted the 11 million euro offer
    made by the Romanian state. The government will pay 5 of the 11 million, while
    the rest is to be covered by public donations.




    Dating back to 1907, The Wisdom of
    the Earth was created, along with The Kiss and Prayer, while Brancusi was at
    the height of his creative powers. During its lifetime, the sculpture has had
    two owners. The first was engineer Gheorghe Romascu, a good friend of Brancusi
    who bought it from the artist in 1911. In 1957, the work was confiscated
    abusively by the newly instated communist regime and exhibited at the National
    Museum of Art. Following a lengthy trial, the work was returned to Romascu’s
    descendants.




    The Wisdom of the Earth will now
    belong to the Romanian nation. Minister Alexandrescu says the state must put
    right the injustice against Brancusi made in the 1950s, when the communists
    declared his work an example of decadent and formalist art and even planned to
    demolish his outdoor Endless Column work in Targu Jiu.

  • L’Etat roumain achète « La Sagesse de la terre »

    L’Etat roumain achète « La Sagesse de la terre »

    Constantin Brâncuşi a légué à la postérité un héritage culturel impressionnant. Le célèbre sculpteur a amené un changement de paradigme dans l’art plastique moderne, s’évadant du classique par l’innovation des formes. Au fil du temps, les prestigieuses maisons de vente aux enchères Christie’s et Sotheby’s ont vendu de nombreux ouvrages du grand artiste. La maison Christie’s est d’ailleurs détentrice du record en matière de prix de vente des objets faisant partie du patrimoine culturel de Brancusi, à savoir 27,4 millions de dollars. Malheureusement, les Roumains n’ont pas su, ni pu protéger et promouvoir comme il aurait fallu l’héritage de leur compatriote. Ce n’est que le 16 février dernier que la Roumanie a, pour la première fois, marqué la Journée Brancusi. On envisage aussi de créer à Târgu Jiu, dans le sud du pays, près du village natal de l’artiste, un musée national portant son nom, qui pourrait accueillir temporairement des sculptures amenées de l’atelier parisien de Brancusi.

    L’Etat roumain faisait savoir récemment son intention de reprendre le processus d’achat de la sculpture « La Sagesse de la terre », qui se trouve actuellement dans une collection privée et qui a été mise en vente. Mercredi dernier, le ministre roumain de la Culture, Vlad Alexandrescu, écrivait sur sa page Facebook, que les propriétaires de l’ouvrage avaient accepté l’offre de 11 millions d’euros avancée par la commission de négociations mandatée par l’Exécutif de Bucarest. Le gouvernement devrait couvrir 5 millions d’euros. Pour le reste de la somme, le ministère de la culture va lancer une souscription publique.

    Réalisée en 1907, « La Sagesse de la terre » illustre, aux côtés de certains autres ouvrages, tels « Le baiser » ou « La prière », la période de création la plus fructueuse et appréciée de Brâncuşi. Le long des années, cette sculpture a eu deux propriétaires. Le premier a été l’ingénieur Gheorghe Romaşcu, ami proche de l’artiste, à qui il l’avait achetée en 1911. Confisquée abusivement par les communistes en 1957, elle a été exposée au Musée d’art de Roumanie. A l’issue d’un long procès, l’œuvre allait être rétrocédée en 2012 aux héritiers de Romaşcu. Quel que soit l’état de prospérité de la nation – affirmait le ministre Vlad Alexandrescu – l’Etat doit couvrir lui aussi une partie de la somme. Et c’est toujours à l’Etat de corriger, en quelque sorte, l’injustice faite à Brâncuşi dans les années ’50. Qualifiant de décadent et de formaliste son art, les communistes avaient même essayé de démolir la Colonne sans fin de Târgu Jiu. (Trad. Mariana Tudose)

  • Les gagnants du jeu “Constantin Antonovici, génération Brancusi”

    Les gagnants du jeu “Constantin Antonovici, génération Brancusi”

    140 ans après la naissance de Constantin Brancusi, le créateur ayant changé l’art moderne, RRI s’intéresse, tout au long de cette année 2016, à son héritage humain et matériel. C’est pourquoi nous vous avons invités à participer à un jeu-concours consacré à un des disciples les plus intéressants du sculpteur roumain – il s’agit de Constantin Antonovici (1911 – 2002), qui a fait une brillante carrière en Europe et aux Etats-Unis. Parmi tous les artistes avec lesquels Brancusi a travaillé, il a été le seul possesseur d’une recommandation écrite et signée par le grand sculpteur lui-même.

    Vous avez aimé ce défi artistique – pour preuve les centaines de messages qui nous sont parvenus, mais dont seulement 210 comportaient les réponses correctes. Merci à vous tous pour l’intérêt porté à ce sujet et ne soyez pas déçus si vous découvrez que vous vous êtes embrouillés dans les réponses – nous vous attendons, les bras ouverts, à nos prochains jeux.

    Le Grand Prix de ce concours consiste en un séjour de 7 jours (6 nuitées) en pension complète, du 15 au 30 avril 2016, dans le département de Gorj, contrée d’origine de Constantin Brancusi. Cette fois-ci nous aurons 2 grands gagnants.

    Ce jeu a été organisé en coopération avec le Centre de recherche, de documentation et de promotion Constantin Brancusi de Targu Jiu ainsi qu’avec d’autres partenaires locaux: le Conseil départemental de Gorj, la Municipalité de Târgu Jiu, les antennes de Gorj et de Craiova de l’Union des artistes plasticiens, le Conseil départemental de Dolj, la Municipalité de Craiova, le Centre pour la promotion de la culture traditionnelle du département de Gorj, le Théâtre National Marin Sorescu, l’ensemble folklorique Maria Tănase et le Musée d’art de Craiova.

    Les réponses correctes à nos questions étaient contenues dans nos programmes, mais aussi dans les articles publiés sur notre site Internet www.rri.ro, ainsi que sur nos profils sur Facebook, Twitter, Pinterest, Flickr, Google+ et LinkedIn. Mais avant de passer aux listes de gagnants, il n’est pas superflu de passer en revue les questions qui vous avaient été adressées et les réponses que nous attendions de votre part.

    – Quel est le motif central de l’œuvre de Constantin Antonovici ? Il s’agissait du hibou, un oiseau qui se retrouve dans la plupart de ses créations, sous des formes et dans des hypostases diverses.


    – Qu’est-ce qui rend Constantin Antonovici unique parmi tous les disciples de Brancusi ? Il était le seul à détenir une recommandation écrite et signée par son maître.


    – Combien de temps et où Constantin Antonovici a-t-il travaillé aux côtés de Constantin Brancusi? Les deux ont collaboré pendant quatre ans, à Paris.


    – Quelles sont les sculptures célèbres qui forment l’ensemble monumental «la Voie des héros» de Targu Jiu ? Il s’agit de 4 grandes composantes – la Table du silence, l’Allée des chaises, la Porte du baiser et la Colonne sans fin. S’y ajoute l’église des Saints Apôtres Petru et Pavel (Pierre et Paul)


    Et maintenant, que les gagnants entrent en scène!

    Nous avons, tout d’abord, une quinzaine de mentions qui vont à: Mahmoud Hamzaoui, d’Egypte, Rachid Dahmani, d’Algérie, Guo Yanxin et Zhou Fei, de China, Valeri Luhovski, du Belarus, Klaus Karusseit, de Suède, Vladimir Stadik et Aleksandr Abramov, de Rusia, José Luis Corcuera et Miguel Ramón Bauset, d’Espagne, Henk Poortvliet, des Pays-Bas, Michael Whing, de Grande-Bretagne, John Rutlege, des Etats-Unis, Abdulkarim Ahmed Ali, de Libye, et Anthony Teyssieux, de France.

    Anthony Teyssieux qui nous écrit d’ailleurs – J’écoute votre radio car j’apprends le roumain – je vais bientôt partir en stage en Roumanie. Félicitations, Anthony, nous espérons que cette mention sera une mise en bouche agréable pour le stage qui suivra. Nous vous attendons à Bucarest!

    Passons maintenant à la dizaine de troisième prix que nous avons mis en jeu. Leurs titulaires sont désormais: Salim Sabah Saray, d’Irak, Jonathan, de China, Olexandr Kozlenko, d’Ukraine, Werner Hoffmann, d’Allemagne, Nikolai Larin, de Russie, Juan Franco Crespo, d’Espagne, Nouari Naghmouchi, d’Algerie, Jonathan Murphy, d’Irlande, Bibi Z. Shah, du Pakistan, et Deepita Chakrabarty, d’Inde.

    Un prix bien mérité pour Nouari Naghmouchi d’Algérie, qui précisait, dans sa motivation: Je participe souvent aux concours de RRI puisque je souhaiterais visiter un jour la Roumanie et surtout ma belle station RRI, discuter avec les animateurs et animatrices. Je reste fidèle à RRI que je capte souvent avec un code sinpo de 5, ici, en Algérie. Le programme est varié et j’ai appris beaucoup de choses sur la Roumanie et sa culture. RRI représente pour moi l’amour, l’amitié, la culture. Je ne vous cache pas que je resterais toujours un de vos fidèles auditeurs et espérant un jour je serai parmi les gagnants à un concours pour voir la capitale Bucarest. Merci! Merci à vous surtout, Nouari pour votre fidélité – nous espérons aussi vous accueillir un de ces jours en Roumanie! Surtout persévérez!

    Nous sommes arrivés aux 8 deuxième prix qui seront bientôt envoyés aux gagnants désignés par tirage au sort: Stefano Citterio, d’Italie, Abdel-Kader Hasan, d’Egypte, Wu Xuan, de Chine, Aleksei Veselkov, de Russie, Henrique José Dantas Felinto, du Brésil, Paul Jamet, de France, Bezazel Ferhat, d’Algerie, et Binarani Mondal, d’Inde.

    C’est un plaisir que de vous retrouver sur cette liste, M. Paul Jamet. Dans votre message de participation vous nous disiez – Voilà déjà plusieurs années que je participe à vos concours et j’ai déjà eu la chance de gagner un merveilleux séjour d’une semaine dans le Delta du Danube en juillet 2009. Néanmoins, je continue de participer car les concours de RRI me permettent toujours de découvrir de nouveaux sujets, de faire des recherches et ainsi d’accroître mes connaissances dans différents domaines. Même si j’ai eu l’occasion de le préciser à plusieurs reprises, j’écoute RRI depuis plus de 20 ans maintenant pour l’intérêt des contenus du programme français, des programmes qui permettent de mieux connaître la Roumanie dans tous les domaines et bien sûr pour soutenir un programme francophone et une station internationale. Depuis quelque 10 ans, le paysage radiophonique francophone sur OC s’est rétréci considérablement et donc appauvri. Merci beaucoup, M. Jamet pour vos encouragements! Nous espérons que notre travail œuvre au maintien et au renforcement de ce secteur radiophonique en français, tout en apportant un complément d’information attendu sur ce pays est-européen, dont on parle beaucoup d’une certaine manière, mais qui reste néanmoins très méconnu.

    Nous montons maintenant sur la première marche du podium, pour découvrir les 15 premiers prix qu’ont décrochés: Boudoukha Mohamed, d’Algérie, Shan Jinhai, de Chine, Volodymyr Gudzenko, de Russie, Friedrich Frede, d’Autriche, Valeri Rubin, du Canada, José Balbino Cruz Menjivar, du Costa Rica, Amady Faye, du Sénégal, Mofizur Rahman, du Bangladesh, Jayanta Chakrabarty, Mitul Kansal et Chaitali Sarkar, d’Inde, Amir Jameel et Asghar Shah, du Pakistan, Jaroslaw Jedrzejczak, de Polonia, et Martin Rogan, du Royaume-Uni.

    Bon travail cher Amady Faye du Sénégal! Merci d’avoir tenté votre chance! Vous nous écrivez: En participant au jeu consacré à Constantin Antonovici, je rends donc un vibrant hommage au virtuose de la sculpture roumaine, Constantin Brancusi. Pourquoi j’écoute vos programmes? RRI m’informe tous les jours sur le quotidien des Roumains. Elle est une fenêtre ouverte sur le monde. RRI, c’est aussi les agréables chansons des émissions étalant ainsi toute la musicalité du roumain; une langue très bien euphonique! Merci encore pour votre confiance et au plaisir de vous lire bientôt! Nous sommes contents que, grâce aussi à RRI, la Roumanie se rapproche un tout petit peu plus de l’Afrique…

    Encore quelques moments avant d’annoncer les gagnants du Grand Prix de ce jeu concours Génération Brancusi – le sculpteur Constantin Antonovici. Nous avons juste le temps de passer en revue les gagnants des 10 Prix spéciaux que nous avons préparés: Ben Chohra Ali, d’Algerie, Lin Shan, de Chine, Ihor Karivets, d’Ukraine, Ralf Urbanczyk, d’Allemagne, Vasili Guliaev, de Russie, Enric Ballester Burcet, d’Espagne, Gilles Gautier, de France, Mohammad Shamim, d’Inde, Ashik Eqbal Tokon, du Bangladesh, et Hans Verner Lollike, du Danemark.

    Toutes nos pensées à vous, M. Gilles Gautier de France, avec nos félicitations! Et merci beaucoup pour vos mots: Comme à chaque concours, féru d’histoire et de géographie, le vôtre me permet à chaque fois d’en connaître d’avantage sur votre pays. C’est la raison principale de ma participation. Je le fais pour participer, vous le méritez bien, ainsi que pour m’informer – c’est quand même à mes yeux deux bonnes raisons! C’est réjouissant de savoir qu’on remplit notre mission d’une manière plutôt satisfaisante à vos yeux! Merci encore et à bientôt sur les ondes!

    Et maintenant, passons au point d’orgue, le Grand Prix.

    Qui est-ce qui remporte, donc, le séjour en pension complète, du 15 au 30 avril 2016, dans le département de Gorj? Cette fois-ci, le hasard a jeté son dévolu sur l’Algérie. C’est de là que viennent Khalil Abdel-Kader et Mohamed Goumidi. Bravo et bonne visite des terres d’origine de Constantin Brancusi.

    Les prix et les mentions seront envoyés par la poste dans les prochains mois. Nous vous prions de confirmer, par lettre, e-mail ou fax, l’arrivée de l’envoi postal ainsi que son contenu. Toutes nos félicitations et, une fois de plus, un grand merci à vous tous qui avez participé à ce jeu consacré au sculpteur Constantin Antonovici, disciple de Brancusi! Nous vous attendons nombreux à nos prochains défis culturels! (Alecu Marciuc, Răzvan Emilescu, Eugen Cojocariu; trad.: Andrei Popov)

  • Les gagnants du jeu “Constantin Antonovici, génération Brancusi”

    Les gagnants du jeu “Constantin Antonovici, génération Brancusi”

    140 ans après la naissance de Constantin Brancusi, le créateur ayant changé lart moderne, RRI sintéresse, tout au long de cette année 2016, à son héritage humain et matériel. Cest pourquoi nous vous avons invités à participer à un jeu-concours consacré à un des disciples les plus intéressants du sculpteur roumain – il sagit de Constantin Antonovici (1911 – 2002), qui a fait une brillante carrière en Europe et aux Etats-Unis. Parmi tous les artistes avec lesquels Brancusi a travaillé, il a été le seul possesseur dune recommandation écrite et signée par le grand sculpteur lui-même.



    Vous avez aimé ce défi artistique – pour preuve les centaines de messages qui nous sont parvenus, mais dont seulement 210 comportaient les réponses correctes. Merci à vous tous pour lintérêt porté à ce sujet et ne soyez pas déçus si vous découvrez que vous vous êtes embrouillés dans les réponses – nous vous attendons, les bras ouverts, à nos prochains jeux.



    Le Grand Prix de ce concours consiste en un séjour de 7 jours (6 nuitées) en pension complète, du 15 au 30 avril 2016, dans le département de Gorj, contrée dorigine de Constantin Brancusi. Cette fois-ci nous aurons 2 grands gagnants.





    Ce jeu a été organisé en coopération avec le Centre de recherche, de documentation et de promotion “Constantin Brancusi” de Targu Jiu ainsi quavec dautres partenaires locaux: le Conseil départemental de Gorj, la Municipalité de Târgu Jiu, les antennes de Gorj et de Craiova de lUnion des artistes plasticiens, le Conseil départemental de Dolj, la Municipalité de Craiova, le Centre pour la promotion de la culture traditionnelle du département de Gorj, le Théâtre National “Marin Sorescu”, lensemble folklorique “Maria Tănase” et le Musée dart de Craiova.



    Les réponses correctes à nos questions étaient contenues dans nos programmes, mais aussi dans les articles publiés sur notre site Internet www.rri.ro, ainsi que sur nos profils sur Facebook, Twitter, Pinterest, Flickr, Google+ et LinkedIn. Mais avant de passer aux listes de gagnants, il nest pas superflu de passer en revue les questions qui vous avaient été adressées et les réponses que nous attendions de votre part.



    – Quel est le motif central de lœuvre de Constantin Antonovici ? Il sagissait du hibou, un oiseau qui se retrouve dans la plupart de ses créations, sous des formes et dans des hypostases diverses.



    – Quest-ce qui rend Constantin Antonovici unique parmi tous les disciples de Brancusi ? Il était le seul à détenir une recommandation écrite et signée par son maître.



    – Combien de temps et où Constantin Antonovici a-t-il travaillé aux côtés de Constantin Brancusi? Les deux ont collaboré pendant quatre ans, à Paris.



    – Quelles sont les sculptures célèbres qui forment lensemble monumental «la Voie des héros» de Targu Jiu ? Il sagit de 4 grandes composantes – la Table du silence, lAllée des chaises, la Porte du baiser et la Colonne sans fin. Sy ajoute léglise des Saints Apôtres Petru et Pavel (Pierre et Paul)



    Et maintenant, que les gagnants entrent en scène!



    Nous avons, tout dabord, une quinzaine de mentions qui vont à: Mahmoud Hamzaoui, dEgypte, Rachid Dahmani, dAlgérie, Guo Yanxin et Zhou Fei, de China, Valeri Luhovski, du Belarus, Klaus Karusseit, de Suède, Vladimir Stadik et Aleksandr Abramov, de Rusia, José Luis Corcuera et Miguel Ramón Bauset, dEspagne, Henk Poortvliet, des Pays-Bas, Michael Whing, de Grande-Bretagne, John Rutlege, des Etats-Unis, Abdulkarim Ahmed Ali, de Libye, et Anthony Teyssieux, de France.



    Anthony Teyssieux qui nous écrit dailleurs – “Jécoute votre radio car japprends le roumain – je vais bientôt partir en stage en Roumanie”. Félicitations, Anthony, nous espérons que cette mention sera une mise en bouche agréable pour le stage qui suivra. Nous vous attendons à Bucarest!



    Passons maintenant à la dizaine de troisième prix que nous avons mis en jeu. Leurs titulaires sont désormais: Salim Sabah Saray, dIrak, Jonathan, de China, Olexandr Kozlenko, dUkraine, Werner Hoffmann, dAllemagne, Nikolai Larin, de Russie, Juan Franco Crespo, dEspagne, Nouari Naghmouchi, dAlgerie, Jonathan Murphy, dIrlande, Bibi Z. Shah, du Pakistan, et Deepita Chakrabarty, dInde.



    Un prix bien mérité pour Nouari Naghmouchi dAlgérie, qui précisait, dans sa motivation: “Je participe souvent aux concours de RRI puisque je souhaiterais visiter un jour la Roumanie et surtout ma belle station RRI, discuter avec les animateurs et animatrices. Je reste fidèle à RRI que je capte souvent avec un code sinpo de 5, ici, en Algérie. Le programme est varié et jai appris beaucoup de choses sur la Roumanie et sa culture. RRI représente pour moi lamour, lamitié, la culture. Je ne vous cache pas que je resterais toujours un de vos fidèles auditeurs et espérant un jour je serai parmi les gagnants à un concours pour voir la capitale Bucarest. Merci!” Merci à vous surtout, Nouari pour votre fidélité – nous espérons aussi vous accueillir un de ces jours en Roumanie! Surtout persévérez!



    Nous sommes arrivés aux 8 deuxième prix qui seront bientôt envoyés aux gagnants désignés par tirage au sort: Stefano Citterio, dItalie, Abdel-Kader Hasan, dEgypte, Wu Xuan, de Chine, Aleksei Veselkov, de Russie, Henrique José Dantas Felinto, du Brésil, Paul Jamet, de France, Bezazel Ferhat, dAlgerie, et Binarani Mondal, dInde.



    Cest un plaisir que de vous retrouver sur cette liste, M. Paul Jamet. Dans votre message de participation vous nous disiez – “Voilà déjà plusieurs années que je participe à vos concours et jai déjà eu la chance de gagner un merveilleux séjour dune semaine dans le Delta du Danube en juillet 2009. Néanmoins, je continue de participer car les concours de RRI me permettent toujours de découvrir de nouveaux sujets, de faire des recherches et ainsi daccroître mes connaissances dans différents domaines. Même si jai eu loccasion de le préciser à plusieurs reprises, jécoute RRI depuis plus de 20 ans maintenant pour lintérêt des contenus du programme français, des programmes qui permettent de mieux connaître la Roumanie dans tous les domaines et bien sûr pour soutenir un programme francophone et une station internationale. Depuis quelque 10 ans, le paysage radiophonique francophone sur OC sest rétréci considérablement et donc appauvri.” Merci beaucoup, M. Jamet pour vos encouragements! Nous espérons que notre travail œuvre au maintien et au renforcement de ce secteur radiophonique en français, tout en apportant un complément dinformation attendu sur ce pays est-européen, dont on parle beaucoup dune certaine manière, mais qui reste néanmoins très méconnu.



    Nous montons maintenant sur la première marche du podium, pour découvrir les 15 premiers prix quont décrochés: Boudoukha Mohamed, dAlgérie, Shan Jinhai, de Chine, Volodymyr Gudzenko, de Russie, Friedrich Frede, dAutriche, Valeri Rubin, du Canada, José Balbino Cruz Menjivar, du Costa Rica, Amady Faye, du Sénégal, Mofizur Rahman, du Bangladesh, Jayanta Chakrabarty, Mitul Kansal et Chaitali Sarkar, dInde, Amir Jameel et Asghar Shah, du Pakistan, Jaroslaw Jedrzejczak, de Polonia, et Martin Rogan, du Royaume-Uni.



    Bon travail cher Amady Faye du Sénégal! Merci davoir tenté votre chance! Vous nous écrivez: “En participant au jeu consacré à Constantin Antonovici, je rends donc un vibrant hommage au virtuose de la sculpture roumaine, Constantin Brancusi. Pourquoi jécoute vos programmes? RRI minforme tous les jours sur le quotidien des Roumains. Elle est une fenêtre ouverte sur le monde. RRI, cest aussi les agréables chansons des émissions étalant ainsi toute la musicalité du roumain; une langue très bien euphonique!” Merci encore pour votre confiance et au plaisir de vous lire bientôt! Nous sommes contents que, grâce aussi à RRI, la Roumanie se rapproche un tout petit peu plus de lAfrique…



    Encore quelques moments avant dannoncer les gagnants du Grand Prix de ce jeu concours “Génération Brancusi – le sculpteur Constantin Antonovici”. Nous avons juste le temps de passer en revue les gagnants des 10 Prix spéciaux que nous avons préparés: Ben Chohra Ali, dAlgerie, Lin Shan, de Chine, Ihor Karivets, dUkraine, Ralf Urbanczyk, dAllemagne, Vasili Guliaev, de Russie, Enric Ballester Burcet, dEspagne, Gilles Gautier, de France, Mohammad Shamim, dInde, Ashik Eqbal Tokon, du Bangladesh, et Hans Verner Lollike, du Danemark.



    Toutes nos pensées à vous, M. Gilles Gautier de France, avec nos félicitations! Et merci beaucoup pour vos mots: “Comme à chaque concours, féru dhistoire et de géographie, le vôtre me permet à chaque fois den connaître davantage sur votre pays. Cest la raison principale de ma participation. Je le fais pour participer, vous le méritez bien, ainsi que pour minformer – cest quand même à mes yeux deux bonnes raisons!” Cest réjouissant de savoir quon remplit notre mission dune manière plutôt satisfaisante à vos yeux! Merci encore et à bientôt sur les ondes!



    Et maintenant, passons au point dorgue, le Grand Prix.



    Qui est-ce qui remporte, donc, le séjour en pension complète, du 15 au 30 avril 2016, dans le département de Gorj? Cette fois-ci, le hasard a jeté son dévolu sur lAlgérie. Cest de là que viennent Khalil Abdel-Kader et Mohamed Goumidi. Bravo et bonne visite des terres dorigine de Constantin Brancusi.



    Les prix et les mentions seront envoyés par la poste dans les prochains mois. Nous vous prions de confirmer, par lettre, e-mail ou fax, l’arrivée de l’envoi postal ainsi que son contenu. Toutes nos félicitations et, une fois de plus, un grand merci à vous tous qui avez participé à ce jeu consacré au sculpteur Constantin Antonovici, disciple de Brancusi! Nous vous attendons nombreux à nos prochains défis culturels! (Alecu Marciuc, Răzvan Emilescu, Eugen Cojocariu; trad.: Andrei Popov)

  • L’année Constantin Brancusi

    L’année Constantin Brancusi

    Cet important événement sera marqué par nombre de conférences, d’ateliers, de projets censés récupérer et promouvoir la valeur de l’oeuvre brancusienne. La série de ces manifestations culturelles a débuté par la conférence de presse organisée à l’Institut culturel roumain de Bucarest. Matei Stîrcea-Crăciun, chercheur à l’lnstitut d’Anthropologie « Francisc J. Rainer », parle des initiatives mondiales les plus importantes visant à mettre en valeur le patrimoine artistique de Constantin Brâncuşi : « L’activité du centre de recherche sur l’œuvre de Brancusi, qui se trouve à Târgu Jiu, commence sous de bons auspices. En 1995 étaient organisées à Paris et Philadelphie deux rétrospectives Brâncuşi, une contribution majeure à la connaissance de la sculpture brancusienne. Karen Wilkin, commissaire de l’exposition de Paris, écrivait dans le catalogue de celle-ci que l’œuvre de Brâncuşi continuait d’être inabordable du point de vue de l’exégèse, en ce sens que l’on ne pouvait en déceler les sources d’inspiration, la descendance ou la vision de l’artiste. Le constat de l’échec, au bout de plusieurs dizaines d’années de recherches, ne diminuait en rien la visibilité ou la cote de l’artiste, bien au contraire. On en a pu conclure à une défaillance de la méthode ou bien tout simplement à l’absence d’une méthode permettant de pénétrer l’imaginaire de l’œuvre ».

    Il y a trois décennies, l’Institut d’Anthropologie « Francisc J. Rainer » de Târgu Jiu, la ville natale de Brancusi, a démarré une étude sur le langage de l’œuvre brancusienne. Le trait dominant de la vision du célèbre artiste roumain est l’affranchissement de la sculpture de l’imitation de la nature. En effet, Brâncuşi opte pour la représentation figurative de la réalité, pour l’expression de l’essence des choses, de la vitalité et de la spiritualité des formes. Matei Stîrcea-Crăciun : « La publication en 2005 des archives de Brâncuşi a permis de dépasser l’étape des hésitations de la critique de spécialité, laquelle utilisait différents mots, expressions, phrases ou impressions attribués à Brâncuşi par les amis de l’artiste, mais dont l’authenticité était mise en doute. Ce sont des documents qui transcrivent certaines notes de l’artiste et apportent des informations essentielles sur sa personnalité. Je voudrais mentionner aussi une initiative de l’Institut d’Anthropologie Francisc J. Rainer, mise en place il y a une trentaine d’années. Il s’agit d’une étude des langages. Les objets s’avèrent être de véritables conteneurs d’information culturelle, à condition de disposer des instruments nécessaires pour identifier et décrypter cette information. Cette démarche vaut pour l’objet d’art aussi, d’autant plus qu’il n’a pas de connotation utilitaire. Les chances de structurer une méthode sont donc maximales, vu que l’objet d’art est par définition porteur d’information culturelle. »

    L’artiste plasticien Mihai Ţopescu est l’auteur d’un projet de revalorisation de la personnalité de Brâncuşi par le biais de l’ensemble monumental de Târgu Jiu. A l’époque du réalisme communiste, Brâncuşi a été contesté en Roumanie, comme représentant du formalisme bourgeois. Toutefois, en décembre 1956, le Musée d’art de Bucarest accueillait la première exposition personnelle de Brâncuşi organisée en Europe. Ce n’est qu’en 1964 que Brâncuşi est promu dans le pays comme génie national. L’ensemble monumental de Târgu Jiu, regroupant « La Colonne sans fin », « La table du silence » et « La Porte du baiser » pourra enfin être aménagé et soigné, évitant ainsi la démolition, danger qui le guettait depuis un certain temps.

    L’artiste plasticien Mihai Ţopescu explique: « Je ne suis pas artiste photographe, mais l’initiateur d’un projet auquel je travaille depuis pas mal de temps. Il s’agit de réaliser une vingtaine d’ouvrages de photographie documentaire, en noir et blanc ou en couleurs, illustrant l’ensemble monumental de Targu Jiu. Ce ne sont pas des photos artistiques, ni touristiques. Je vais collaborer avec trois artistes photographes. Quant à moi, je serai le chef de projet. Imprimées sur de l’aluminium, ces photos de grandes dimensions, allant jusqu’à 2m de côté, visent à promouvoir l’ensemble sculptural de Târgu Jiu. Elles seront exposées dans les villes traversées par Brancusi en route vers la France, à savoir Budapest, Vienne, Munich, pour rejoindre enfin Paris. A l’initiative de plusieurs députés européens, cette exposition sera présente y compris à Bruxelles. Elle comportera aussi des photos puisées dans certaines collections privées, réalisées avant ou pendant les travaux de restauration de l’ensemble monumental de Târgu Jiu. Toutes ces photos, conservées au Centre de recherche, documentaire et promotion Constantin Brâncuşi et à l’Institut culturel roumain, seront mises à disposition, sur demande, aux différentes expositions qui seront organisées. »

    Reconnu comme un des grands sculpteurs du monde, Constantin Brâncuşi a révélé la dimension spirituelle de la réalité, imprégnant le matériau de l’essence même des choses. (Monica Chiorpec/ Mariana Tudose)

  • L’ensemble monumental « La voie des héros »

    L’ensemble monumental « La voie des héros »

    L’ensemble monumental « La voie des héros » est un des chefs-d’œuvre du sculpteur Constantin Brâncuşi, à travers lequel il a voulu rendre hommage aux gens de la région de Gorj qui avaient fait le sacrifice suprême pour leur pays et pour leurs compatriotes sur les champs d’honneur pendant la Grande Guerre. L’ensemble, sis dans la ville de Târgu Jiu et composé de la Table du silence, la Porte du baiser et la Colonne sans fin, met en exergue la conception artistique du maître.



    Né le 19 février 1876 dans le village de Hobiţa, du département de Gorj (sud), Constantin Brâncuşi a vécu toute son enfance immergé dans une véritable civilisation du bois, son père ayant l’habitude de confectionner tout seul les objets ménagers dont la famille avait besoin. En 1898, l’élève Constantin Brâncuşi présente, à la première édition de l’exposition de l’Ecole d’arts et métiers du département de Dolj, un buste d’homme — sa première sculpture, et deux cadres pour tableaux, des objets à voir aujourd’hui au Musée d’art de Craiova (sud). Cette même année, Brâncuşi s’inscrit à l’Ecole nationale des beaux-arts et métiers, dont il est diplômé quatre ans plus tard. A partir de 1907, le grand artiste se tourne vers le non-figuratif, rejoignant ainsi l’avant-garde de la capitale française. Les composantes de l’ensemble monumental « La voie des héros » de Târgu Jiu ont été réalisées sur la base d’un projet formé, selon Brâncuşi lui-même, d’éléments architecturaux à valeur symbolique.



    L’ensemble a été inauguré le 27 octobre 1938. Doru Strâmbulescu, directeur du Centre Constantin Brâncuşi de Târgu Jiu, raconte : « Si nous nous appuyons sur des photos et des témoignages de l’époque, nous dirons que la population de la ville a participé nombreuse à l’inauguration, aux côtés d’un grand nombre de personnalités politiques et culturelles de l’époque. Il faut dire que, dans un premier temps, Brâncuşi avait souhaité réaliser seulement la Colonne sans fin à Târgu Jiu ; c’est d’ailleurs ce qu’il avait proposé dans un premier temps, après avoir esquissé la Colonne à Bucarest. Mais Brâncuşi a passé tellement longtemps à Târgu Jiu qu’il finit par y placer l’ensemble entier, avec aussi l’église des Saints Apôtres, rénovée grâce à l’argent donné par la Ligue nationale des femmes de Gorj, à l’initiative de sa présidente Aretia Tătărescu. Ce n’est donc pas qu’un ensemble commémoratif, c’est aussi un chef-d’œuvre universel. »



    La Table du silence se trouve dans le Jardin public de Târgu Jiu, tout près de la rivière Jiu. Réalisée en calcaire de Banpotoc (commune du département de Hunedoara, au centre-ouest de la Roumanie), elle est entourée de 12 chaises rondes en pierre, en forme de sablier. La Table du silence, avec 2,15 mètres de diamètre et 88 centimètres de hauteur, est le symbole du dernier repas des soldats avant de lancer la bataille. Le temps est mesuré en silence par les sabliers-chaises. L’allée des chaises compte deux bancs en pierre et 30 chaises carrées en pierre, sous forme de sablier, disposés de part et d’autre de l’allée par groupes de trois, faisant la liaison entre la Table du silence et la Porte du baiser, située à l’entrée du parc. Sur les bords de l’allée, 20 peupliers d’Italie ont été plantés. La Porte du baiser, réalisée en travertin, symbolise le passage vers l’au-delà.



    La Colonne sans fin est considérée comme la composante la plus importante de l’ensemble. Constituée de 16 modules en fonte sous forme de losange, ayant chacun 1,80 m de hauteur, elle représente un axis mundi qui soutient la voûte céleste. La hauteur totale de la colonne est de 29,33 m. Du point de vue technique, elle a été réalisée par l’ingénieur Ştefan Georgescu-Gorjan, d’après un module sculpté en bois de tilleul par Brâncuşi. Sa construction a démarré en août 1937 à Petroşani et s’est terminée en novembre à Târgu Jiu, et le recouvrement en métal a été réalisé en juin-juillet 1938. L’Eglise des Saints apôtres Pierre et Paul, située sur l’axe de l’ensemble sculptural, est un élément de liaison entre ses parties composantes. Le lieu de culte a été élevé en 1927-1938 sur l’emplacement d’une église plus ancienne, de 1777.



    Doru Strâmbulescu, directeur du Centre Constantin Brâncuşi, explique : « Les éléments qui composent l’ensemble de Târgu Jiu ont une valeur d’objets uniques, même si Brâncuşi avait déjà sculpté des colonnes en bois, il y avait de telles colonnes dans son atelier de Paris. Je pense que l’idée d’un ensemble est quelque peu plus ancienne, il souhaitait d’abord élever un portail dans son village natal, Hobiţa. Puis il a été question que l’ensemble soit à Târgu Jiu. Une fois l’ensemble de Târgu Jiu finalisé, Brâncuşi parachève sa création. Après, il n’a plus créé d’œuvres d’une telle importance, qui demeurent comme des repères dans l’art. Ce style non figuratif que Brâncuşi apporte dans l’art moderne change un paradigme. En suivant les pensées de l’artiste, parues au fil du temps dans différentes publications sous forme d’aphorismes, nous pouvons comprendre comment Brâncuşi conçoit l’art en général et son art en particulier. Le sculpteur était conscient de sa valeur universelle, de la manière dont il l’a changée. Lorsqu’il quitte l’atelier de Rodin, il se sépare aussi de ce qui se passait dans l’art jusqu’à ce moment-là, venant avec sa propre vision, qui tire ses racines de l’art roumain ancien. Il l’a fait, bien qu’il eût approfondi, à Paris, l’art primitif, l’art noir. Mais il était conscient qu’il était devenu un repère dans l’art moderne. »



    En avril 2007, à Târgu Jiu, l’inscription attestant la décision de l’Union européenne d’inclure l’Ensemble monumental « La Voie des héros » dans le patrimoine culturel européen (avec le Palais Cantacuzène, l’Athénée roumain de Bucarest et la cité de Histria du département de Constanţa) a été dévoilée. (trad.: Ileana Ţăroi, Ligia Mihăiescu)

  • Constantin Antonovici, disciple de Brâncuşi

    Constantin Antonovici, disciple de Brâncuşi

    Sorti de lAcadémie dart de Iaşi en 1939, Constantin Antonovici quitte le pays lannée suivante, pour travailler pendant six mois dans latelier dIvan Mestrovic, à Zagreb. A lautomne de 1941, il entre à lAkademie der Bildenden Kunste de Vienne, et en 1947, il sétablit à Paris. Là, il fait la connaissance de Brâncuşi, et passe quatre ans dans latelier de ce dernier. En 1951, il émigre au Canada ; 1954 le retrouve à New York. En 1959, il devient citoyen américain.



    Le critique Mihai Plămădeală parle de lart de Constantin Antonovici et de la chance du sculpteur de rencontrer des artistes célèbres. « Le motif du hibou apparaît de manière récurrente dans la création dAntonovici ; en fait, il est même reconnu comme « le sculpteur des hiboux ». Le fait davoir passé quatre années aux côtés du père de la sculpture moderne ne pouvait ne pas laisser de traces dans la conscience dAntonovici. Mais, comme laffirmait Brâncuşi un jour, rien ne pousse à lombre des grands arbres. Le document signé par Brâncuşi le 9 mai 1951, dans lequel il écrit « je soussigné atteste du fait que monsieur Constantin Antonovici a beaucoup de talent en sculpture et la travaille avec acharnement » est atypique et je crois que cela ne tient pas debout pour la reconnaissance ou lhomologation. Sans cela, aucune influence de la pensée de Brâncuşi dans la création dAntonovici, de mon point de vue. Antonovici est un sculpteur animalier. Il est également un sculpteur qui a cherché ses maîtres, et dans les ateliers quil a fréquentés, il a cherché à apprendre, à se parachever. Limportant, cest quil na pas copié Brâncuşi, il a refusé la pastiche, et cest une preuve de bon sens, de bon sens et de mesure, fait quil convient de prendre en compte. »



    Le critique Mihai Plămădeală passe en revue les expositions et créations les plus importantes portant la signature de Constantin Antonovici. « Les expositions les plus importantes de Constantin Antonovici ont été organisées dans quelques galeries parisiennes. Je mentionnerais aussi celles de la galerie Corcoran Arts de New York, et il a également exposé à Philadelphie. On pourrait également mentionner dans son palmarès le prix décerné par lAccademia Italia. Un de ses travaux exposés est la statue monumentale réalisée pour le tombeau de lévêque William T. Manning. En Roumanie, le sculpteur avait réalisé un buste de Voltaire et lautel de la cathédrale de Jimbolia, je ne sais pas si ces œuvres figurent au patrimoine national. Les œuvres signées Antonovici sont également à retrouver dans des collections privées, mais beaucoup dentre elles apparaissent aussi dans des galeries américaines. »



    Doina Uricariu et Vladimir Bulat ont réalisé un livre-catalogue dintroduction dans lunivers artistique de Constantin Antonovici. Le volume, sous le titre « Antonovici: 1911-2002: Sculptor on Two Continents » (Sculpteur sur deux continents) est en édition bilingue, anglais – roumain, et il est paru aux Editions Universalia Publishers USA. Mihai Plămădeală, critique dart. « Le premier mérite de la monographie rédigée par Doina Uricariu et Vladimir Bulat, avec le grand soutien de Steven Benedict, est quil se propose dapporter chez soi un sculpteur international dorigine roumaine, peu connu du public large. Le livre, en fait un catalogue raisonné, rend possible, dans une première étape, la connaissance de la vie et de lactivité du sculpteur Constantin Antonovici, à qui il serait salutaire que la postérité accorde une place dans lart roumain, en parfaite connaissance de cause avec son art. Avant la parution du livre, qui reste le principal instrument de connaissance de Constantin Antonovici en Roumanie, lon distingue trois niveaux dapproche. Celui de la biographie artistique, celui de la présentation de lœuvre, et enfin celui de la mise en relation avec des noms célèbres et courants reconnus à linternational. Sil existe des relations entre les hiboux dAntonovici et Picasso, Henry Moore ou Juan Miro est discutable. Au-delà de cela, Antonovici est un des sculpteurs qui méritent et qui doivent être connus en Roumanie. »



    Même si le motif central de son œuvre a été le hibou, quil a représenté sous des hypostases différentes, Constantin Antonovici a également réalisé dautres types de créations, telles que la croix en pierre de deux mètres de hauteur sur la façade ouest de la cathédrale new yorkaise St. John The Divine, sur lAmsterdam Avenue. Constantin Antonovici est aussi lauteur du buste du président Dwight Eisenhower, à a Maison Blanche.

  • Constantin Antonovici, génération Brancusi

    Constantin Antonovici, génération Brancusi

    Chers amis, RRI vous invite à participer à un nouveau jeu avec des prix très intéressants à la clé. Cette fois-ci nous nous intéressons à l’art, notamment au célèbre sculpteur Constantin Brancusi et à un de ses disciples Constantin Antonovici (1911 – 2002), qui a fait une brillante carrière en Europe et aux Etats-Unis. Parmi tous les artistes avec lesquels Brancusi a travaillé, il a été le seul possesseur d’une recommandation écrite et signée par le grand sculpteur lui-même. Constantin Antonovici est sorti diplômé de la faculté des Beaux-Arts à Iasi, dans l’est de la Roumanie, en 1939 ; il a ensuite poursuivi sa formation pendant 3 ans à l’Académie des Beaux Arts de Vienne et pendant 2 ans au Tyrol. Il arrive à Paris en 1947, où il rencontre Brancusi, aux côtés duquel il travaille pendant 4 ans.

    A compter de 1953 Constantin Antonovici a travaillé à New York, dans un studio, au sous-sol de la cathédrale St John the Divine. Il a participé à de nombreuses expositions, étant récompensé de nombreux prix à des concours de sculpture organisés au Canada, aux Etats-Unis, en Autriche, France, Italie et Roumanie. Parmi ses créations classiques exposées dans des espaces publics, mentionnons la pierre tombale en marbre de la crypte de l’archevêque William T. Manning, une croix en pierre haute de 2 mètres placée sur la façade ouest de la cathédrale St John the Divine, ou encore le buste de l’ancien président américain Dwight Eisenhower exposé à la Maison Blanche. Par ailleurs, sachez que le motif central de l’œuvre de Constantin Antonovici a été le hibou, oiseau qu’il a représenté sous différentes formes.

    Nous vous invitons comme d’habitude à suivre nos émissions, à consulter notre site Internet www.rri.ro, ainsi que nos profils sur Facebook, Twitter, Pinterest, Flickr et Google+. Toutes ces sources d’information vous aideront à répondre correctement, par écrit, à nos questions. Le jeu se déroule jusqu’au 15 janvier 2016, le cachet de la poste faisant foi.

    Le Grand Prix de notre jeu consiste en un séjour de 7 jours (6 nuitées) en pension complète du 15 au 30 avril 2016 au département de Gorj, la contrée d’origine de Constantin Brancusi. Cette fois-ci nous aurons 2 grands gagnants.

    Ils auront l’occasion de visiter la maison où est né Constantin Brancusi et de nombreuses autres attractions touristiques de la région, dont l’ensemble monumental La voie des héros de Targu Jiu, un hommage rendu aux soldats disparus pedant la Première guerre mondiale. Il comporte 4 sculptures: la Table du Silence, l’Allée des chaises, la Porte du baiser et la Colonne sans fin – toutes étalées sur le même axe long de 1275 mètres orienté de l’ouest à l’est. S’y ajoute l’église des Saints Pierre et Paul inaugurée le 7 janvier 1937, le même jour que la Porte du baiser.

    Outre les deux séjours, vous aurez la chance de décrocher d’autres prix et mentions consistant en objets offerts par nos partenaires.

    Ce jeu est organisé en coopération avec le Centre de recherche, de documentation et de promotion Constantin Brancusi de Targu Jiu et avec d’autres partenaires locaux. Comme d’habitude, les frais de voyage en Roumanie et de visa, si nécessaire, sont à la charge des gagnants du grand prix.

    Voici maintenant les questions.

    1. Quel est le motif central de l’œuvre de Constantin Antonovici ?

    2. Qu’est-ce qui rend Constantin Antonovici unique parmi tous les disciples de Brancusi ?

    3. Quelles sont les sculptures célèbres qui forment l’ensemble monumental «la Voie des héros» de Targu Jiu ?

    4. Nous vous invitons également à nous dire la raison de votre participation et pourquoi vous écoutez les programmes de RRI.

    Nos coordonnées, vous les connaissez bien:

    – Radio Roumanie Internationale, Service Français, 60-64 rue du Général Berthelot, Boîte Postale 111, secteur 1, Bucarest, Roumanie, code postal 010165

    – fax : 00.40.21.319.05.62;

    – email: fran@rri.ro, service_francais_rri@yahoo.fr .

    Nous attendons vos réponses jusqu’au 15 janvier 2016, le cachet de la poste faisant foi. Les noms des gagnants seront annoncés peu après la fin du concours, pour que les grands gagnants aient le temps de préparer leur voyage en Roumanie.

    Bonne chance à tous !

  • Le sculpteur Paul Neagu

    Le sculpteur Paul Neagu

    Né à Bucarest en 1938, Paul Neagu a achevé ses études supérieures dans la section peinture de l’Institut des Beaux-Arts de la capitale roumaine. Il commence sa carrière artistique en Roumanie, mais la notoriété, il la connaîtra en Grande – Bretagne. Arrivé sur le sol britannique en 1969, il y sera appuyé par Richard Demarco, un des galeristes très importants du moment. Même si la toile présentée en guise de mémoire de licence et intitulée « La foire aux jeunes filles du Mont Găina » témoigne de son penchant pour l’art figuratif, Paul Neagu passera vite à la vision abstraite, précise Cătălin Bălescu, professeur des universités et président de l’Université nationale d’art de Bucarest.

    Cătălin Bălescu: « L’œuvre intitulée A chacun sa montagne marque le passage vers une vision abstraite, mais qui n’a rien à voir avec l’art des « pères de l’art abstrait » Kandinsky, Malevitch, Mondrian. Il ne s’agit pas d’un abstractionnisme formel, dont le message se dégage de la simple perception des rapports entre la forme et la couleur, mais d’un art qui se charge d’emblée d’une densité de sens. Neagu entend opérer avec un concept nouveau, celui d’énergie, qu’il inclut d’ailleurs dans le processus de création. Ainsi fait-il entrer dans l’acte créateur une composante conceptuelle, laquelle, avec le temps, va gagner en étendue et en profondeur. La composante intelligente des images créées par Neagu, qui devient tout aussi importante que l’image elle-même, a même tendance à se substituer à cette dernière. Neagu ne crée pas l’image. Il nous en montre le devenir. Voilà pourquoi je pense qu’au lieu de chercher à identifier le peintre ou le sculpteur, il faudrait plutôt considérer Paul Neagu comme un ingénieur de l’image. Entre l’approche conceptuelle, mécaniciste du dessin et l’actionnisme également pratiqué par l’artiste il n’y a qu’un seul pas».

    Paul Neagu a été non seulement dessinateur, peintre et sculpteur. Il a également été artiste-performeur et créateur d’installations. Il tente ce genre d’expériences à une époque où ce phénomène et le courant happening n’en étaient qu’à leurs débuts. Il est donc peu probable que dans les années ’60, lorsqu’il était étudiant, Paul Neagu ait été au courant de cette quête esthétique, affirme le professeur des universités Cătălin Bălescu : « Des fois, l’artiste a participé au jeu actionniste avec sa propre corporalité, comme ce fut le cas de l’action Fish net (Le filet du pêcheur), qui a eu lieu en 1972, sur une plage écossaise. D’autres fois, il a seulement placé ses objets – les célèbres boîtes – dans l’espace urbain, misant sur la réaction des passants, qui en étaient amusés ou contrariés. De par la composante conceptuelle et le volet ingénierie de sa démarche artistique, auxquels vient s’ajouter la pratique de l’actionnisme, Neagu s’apparente aux représentants du mouvement d’avant-garde connu sous le nom de Fluxus. Ce groupe artistique était en pleine évolution en 1964, date à laquelle Paul Neagu achevait ses études à l’Institut des Beaux-Arts, dans la section de peinture. »

    Parmi les créations de Paul Neagu il convient de mentionner « La croix du siècle », ouvrage monumental sis sur une place de Bucarest, « Open Monolith », réalisé en 1984, les séries de « Hyphens » (formes en tripode), « Starheads » (têtes d’étoile), Cells, Impulses and Vectors. Au fil du temps, ses ouvrages ont été exposés à Modern Art Oxford, lors de la Biennale de Paris, à Whitechapel Gallery ou à l’Institut d’Art Contemporain de Londres. Des musées importants tels le Tate et le Musée d’Art Contemporain de Tokyo abritent des œuvres de l’artiste roumain incluses dans leurs collections permanentes.

    Du 13 août au 8 novembre, l’Institut Henry Moore de Leeds accueille une ample rétrospective intitulée « Paul Neagu – sculptures palpables.» Elle témoigne de la grande variété de son oeuvre, depuis les dessins jusqu’aux sculptures, en passant par les créations poétiques et les films.

    « L’artiste d’origine roumaine Paul Neagu estime qu’il faut appréhender la sculpture à l’aide de nos cinq sens. Nous fêtons donc les rencontres pluri-sensorielles avec la sculpture en exposant, dans quatre des espaces de la galerie, plus de 120 ouvrages portant la signature de Neagu », peut-on lire sur le site Internet de l’Institut Henry Moore.(Trad.: Mariana Tudose)

  • “Lizica Codréano, une danseuse roumaine dans l’avant-garde parisienne”

    “Lizica Codréano, une danseuse roumaine dans l’avant-garde parisienne”

    On en parle beaucoup, on en rêve également, mais, en tant que profane, on n’a pas toujours une image bien claire et définie du cercle artistique exceptionnel rassemblé autour du solitaire Constantin Brancusi. Si nous avons effleuré le sujet à l’occasion du jeu-concours de RRI, « Milita Petrascu — génération Brancusi », nous allons vous introduire davantage dans ce milieu hautement créatif et pittoresque, grâce à un livre dont la version en roumain a récemment été publiée aux Editions Vellant, « Lizica Codréano, une danseuse roumaine dans l’avant-garde parisienne ».


    Lever de rideau avec Doïna Lemny, conservatrice au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, à Paris, historienne de l’art, spécialiste de l’œuvre de Brancusi et auteure de ce livre sur la danseuse Lizica Codréano, parue initialement aux Editions Fage.


  • Une visite au Musée national d’histoire de Roumanie

    Une visite au Musée national d’histoire de Roumanie

    Entre les rues Stavropoleos et Franceza du centre historique de Bucarest, se trouve le Musée national d’histoire de Roumanie où se tient actuellement une exposition sur les horloges françaises. L’entrée de ce musée, située sur l’avenue Victoriei, est gardée par une bien étrange statue… Ce sont de ces deux éléments que nous allons vous parler aujourd’hui, en commençant par l’œuvre de Vasile Gorduz. (Manon Bodel)


  • Milita Petrascu, élève de Brancusi (édition concours)

    Milita Petrascu, élève de Brancusi (édition concours)

    Considérée comme la femme sculpteur la plus talentueuse de la Roumanie du XXe s, participante au mouvement artistique d’avant-garde dans ce pays dès l’entre-deux-guerres, surtout au groupement constitué autour de la revue « Contimporanul », maître inégalable dans l’art du portrait, Miliţa Petraşcu allait évoquer jusqu’à la fin de sa vie, dans des lettres ou des discussions, l’importance de sa rencontre avec le sculpteur Constantin Brâncuşi. « La sculpture de Miliţa Petraşcu représente, tout premièrement, un acte de résistance devant la destruction de l’image. Sa démarche préserve les ambitions de l’instantané et les rigueurs de la composition classique, coexistants dans l’art du début de siècle. Cela l’aide, pendant la longue période où elle travaille avec Brâncuşi, à se défendre de la tentation d’imiter son grand maître et à ne pas essayer le geste simple de l’abstraction », note Dan Brudaşcu sur la sculpture de Miliţa Petraşcu.



    Constantin Zărnescu, celui qui a recueilli et publié les aphorismes de Brâncuşi, parle de la rencontre entre Miliţa Petraşcu et le grand artiste, qui allait marquer leurs deux destins. Cela se passait en 1919 : « Quelques années auparavant, Brâncuşi avait été invité à deux expositions de groupe d’avant-garde européenne à New York. Il avait exposé là-bas une variante du « Baiser », « Mademoiselle Pogany », « Muse endormie », « Tête d’enfant ». Miliţa remarque dans ses œuvres la pureté géométrique, l’être humain sous une forme essentialiste. Elle apprend la sculpture aux côtés de Brâncuşi qui l’appelle Petrică. A elle et aux autres jeunes femmes arrivées de Roumanie, Brâncuşi met le ciseau dans la main et rappelle qu’elles ont choisi un métier masculin. Il leur apprend l’importance du bloc de marbre que l’on n’a pas le droit de détruire, dit-il. La sculpture, c’est premièrement de la pensée et ce n’est pas pour les jeunes, a dit l’artiste à Miliţa en présence du poète américain Ezra Pound. »



    Miliţa Petraşcu, c’est celle qui convainc Brâncuşi à renoncer à des projets importants en France pour venir au pays et réaliser, à Târgu Jiu, l’ensemble de renom qui culmine par la « Colonne sans fin ». C’est la période où Brâncuşi, se trouvant en Roumanie, pose pour Miliţa Petraşcu, et elle réalise le premier portrait du sculpteur, un bronze que l’on peut admirer à présent Place Dorobanţi à Bucarest. L’aisance dont Miliţa Petraşcu faisait preuve tant dans la réalisation des sculptures dans l’esprit de l’art classique, que dans celui de l’art moderne attire l’admiration de Brâncuşi, qui lui avoue : « Tu t’y connais à travailler comme tu veux, de manière figurative ou abstraite, quelle chance pour toi ! ».



    L’écrivain Constantin Zărnescu: « En 1927, après le Congrès de la presse latine à Bucarest, Miliţa Petraşcu reçoit des éloges au plan international. Ce qui est très intéressant, c’est qu’Aretia Tătărescu, présidente de l’Association des femmes de Gorj, invite Miliţa à élever à Târgu Jiu un monument à la mémoire des héros de la Première guerre mondiale. Elle avait déjà réalisé le monument à Ecaterina Teodoroiu et elle était une personnalité connue dans la région. Miliţa refuse la proposition de madame Tătărescu, disant que Brâncuşi était la meilleure personne pour élever un tel monument aux héros tombés au champ d’honneur sur le front. Et c’est à ce moment-là qu’une correspondance intense commence entre et Miliţa et Brâncuşi, et en 1937, ce dernier vient à Târgu Jiu avec l’intention de réaliser une seule oeuvre ».



    Grâce à Victor Crăciun, il nous est possible de suivre la correspondance des deux artistes « liés par l’art, mais aussi par une grande amitié. Une amitié qui a duré depuis 1919 jusqu’à la mort de Brâncuşi, dans laquelle Miliţa Petraşcu a perçu les préceptes/dimensions de l’art moderne, et la Roumanie allait enrichir son patrimoine artistique par l’Ensemble de Târgu Jiu, parce que c’est elle qui a imposé l’idée que Brâncuşi réalise ces sculptures architectoniques, uniques au monde ».



    L’écrivain Constantin Zărnescu: « En 1946 Miliţa écrivait à Brâncuşi : « Avec mes amis, nous nous préparons à t’envoyer des vivres ». C’était le moment où la crise s’était emparée d’une grande partie de l’Europe. A cette même époque, Miliţa informe Brâncuşi à chaque fois qu’un article paraît sur lui. Elle lui signale ce que Petru Comarnescu a écrit sur lui, elle l’annonce que Ionel Jianu a lui aussi écrit à son propos dans la revue Lumină şi Culoare” (Lumière et couleur”), et que ses théories sur l’art ont été publiées par la presse. Et elle ne peut oublier que, 20 années auparavant, il lui avait dit tant de choses sur la nouvelle sculpture moderne, des éléments et des pensées qui pouvaient déjà être vérifiées».



    A l’occasion du vernissage de l’exposition organisée avec Marcel Iancu, en 1934, le critique Petru Comarnescu affirmait : « La principale qualité de Miliţa Petraşcu reste la qualité fondamentale de la sculpture-même : le culte de la forme pleine, liée à l’espace et à la lumière ». L’artiste ne recherche pas une dominance expressive dans la figure de la personne dont elle fait le portrait ; elle reconstitue, dans l’ensemble des détails, les attributs d’une personnalité.



    Le portrait de la comédienne Elvira Godeanu, à moitié nue, est naturaliste et discrètement hiératique en même temps, reprenant de manière téméraire et non conventionnelle la typologie classique du buste sans bras. Le portrait en marbre d’une autre comédienne connue, Agepsina Macri, l’épouse de Victor Eftimiu, exposé au Salon officiel de 1934, enfreint aussi les habitudes du temps, car il n’était pas permis que le portrait d’une personne clairement individualisée, bien connue du monde bucarestois, qu’elle soit comédienne ou pas, soit représenté seins nus. Rien de frivole, toutefois, dans cette remarquable sculpture ; la monumentalité et le statisme de ce portrait renvoient à l’antiquité classique, au nom de laquelle la nudité pouvait être acceptée ». (Trad. Ligia Mihaiescu)

  • Des souvenirs de Brancusi

    Des souvenirs de Brancusi

    Constantin Brancusi est peut être l’artiste roumain le plus connu au monde. Aucun autre Roumain n’a reçu tant de distinctions et de louanges universelles, aucun autre Roumain n’a tant marqué un domaine artistique, comme Brancusi qui a laissé son empreinte sur la sculpture universelle. Son nom apparaît sur toutes les listes des meilleurs artistes et des meilleurs oeuvres d’art de tous les temps.



    Pourtant, Constantin Brancusi n’a pas aimé la célébrité. Bien au contraire. Il était quelqu’un d’austère, absorbé par son travail et plutôt réservé avec les gens et les médias. C’est justement pourquoi il n’a jamais enregistré d’interviews radiophoniques et les morceaux vidéo dans lesquels il apparaît sont très rares. Toutefois, Brancusi vit dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Le Centre d’histoire orale de la Radiodiffusion roumaine a interviewé une partie de ces personnes et récupéré plusieurs enregistrements d’autres archives.



    Le critique d’art George Oprescu compte parmi les gens qui ont connu Brancusi. En 1963 il racontait à la Radiodiffusion roumaine ses deux rencontres avec le sculpteur. La première a eu lieu après la première guerre mondiale, dans l’atelier parisien de l’artiste, Impasse Ronsin, où il a vécu pendant un demi-siècle, de 1907 jusqu’à sa disparition en 1957.



    George Oprescu: « L’atelier de Brancusi, très vaste, était entièrement occupé par d’énormes poutres en bois ancien, certaines ayant une soixantaine de centimètres d’épaisseur et plusieurs mètres de longueur. Elles provenaient d’un village de Bretagne où des maisons avaient été démolies. Disposées les unes sur les autres, ces poutres semblaient attendre les mains magiques de l’artiste. On se serait cru dans une grotte, où un cyclope s’affairait à transformer le bois en objets censés émerveiller le monde. Et comme à cette époque-là j’étais passionné par Wagner et par sa mythologie, rien de ce que je voyais ne me paraissait étrange. »



    En 1937, lorsqu’il rentre à Paris, Oprescu rend visite à Brancusi. Il trouve que l’artiste et son environnement avaient quelque peu changé. « Cette fois-ci, ce n’étaient plus les poutres en bois qui conféraient un air à part à l’atelier du maître. A cette époque-là, Brancusi se penchait sur la sculpture en bois et en métal poli. Je n’ai pas été agréablement surpris par ces ouvrages, installés sur des plate-formes mobiles actionnées par un mécanisme électrique. L’artiste m’a convié à table et nous avons causé pendant deux bonnes heures au sujet de ses sculptures. Dès le premier contact avec Brancusi, j’avais été interpellé par la noblesse rustique, je dirais, de ses traits, par ses mouvements souples, par son corps costaud. Ses yeux, surtout, étaient extraordinaires! De petits yeux perçants, tantôt moqueurs, tantôt graves, mais sans outrance. Des yeux changeants, suivant les états d’âme de l’artiste. Il s’exprimait posément, et sans ambiguïtés, car il tournait sept fois sa langue dans la bouche avant de parler. Ce soir-là, j’ai senti planer autour de moi cette sérénité de l’artiste qui a enfin saisi la vérité suprême de l’art. »



    Dyspré Paleolog a été journaliste à la radio publique roumaine, dans les années de la seconde guerre mondiale. Après l’occupation soviétique, il s’est réfugié à Paris. C’est là qu’il a commencé à fréquenter Brancusi, qui avait étudié à la même faculté que son père.« Il était très attaché à mon père. Ils ont passé ensemble leur vie étudiante et ils étaient de très bons potes, comme on dit chez nous, en Olténie. Mon père a été un exégète de Brancusi, c’est bien à lui que l’on doit les premiers 4 ou 5 ouvrages consacrés à l’œuvre du maître, dont le dernier paru directement en français, à mes frais. Ce livre a fait un tollé sur la scène culturelle parisienne, éveillant l’enthousiasme des connaisseurs de l’œuvre de Brancusi. A son tour, l’artiste s’était lié d’amitié avec un jeune étudiant infortuné qui cherchait sa voie en France. Et il m’a dit: écoute, mon vieux, soit intelligent et méfie-toi de la mission diplomatique roumaine”. Des paroles qui m’ont bien servi. Brancusi m’a reçu chez lui plusieurs fois, cinq ou six au total, en raison aussi bien du livre que de l’amitié avec mon père. Autant d’occasions de mener des discussions intéressantes. Pourtant, le maître n’avait pas trop de rapport avec les Roumains de Paris. Comme toute communauté étrangère, celle roumaine de France traversait une période de réadaptation profonde, qui a débouché sur la formation de plusieurs groupes: les anticommunistes déclarés, les démocrates et les partisans de la gauche. Il y avait aussi un groupuscule de communistes fervents. A l’instar de Brancusi, moi aussi j’ai choisi de me tenir à l’écart de la diaspora roumaine. »



    L’officier et le professeur Virgil Coifan remémore au micro une cérémonie accueillie en 1938, par la ville de Targu Jiu, en présence du maître Constantin Brancusi. « Nous nous sommes rendus au parc de Targu Jiu pour attendre le préfet. A ce moment là, le directeur de l’école de Tismana, un certain Chitiba qui connaissait bien Brancusi parce qu’ils étaient amis ou même parents, je ne sais plus, s’est exclamé: écoutez, maître, nos concitoyens disent que vous vous êtes moquez pas mal d’eux en créant les oeuvres que voici”. A ce moment-là, Brancusi a répliqué c’est ce que disent les adversaires de Tatarascu”. Et l’artiste a tenu à souligner le coup de main offert par la famille Tatarascu à l’emplacement de ses oeuvres dans le parc de la ville, notamment le soutien d’Aretia Tatarascu, celle qui a le plus insisté en faveur de la création d’un monument. »



    Ce n’est pas un secret pour personnes que les artistes sont souvent mal compris par leurs contemporains. Mais cela ne les rend jamais moins exceptionnels. (trad.: Ioana Stancescu, Mariana Tudose, Valentina Beleavski)


  • 05.09.2013

    05.09.2013

    Défense – Le ministre roumain de la Défense, Mircea Dusa, participe ces jeudi et vendredi, aux côtés de ses homologues européens à une réunion informelle, en Lituanie, qui préside l’UE. Selon le Ministère de la Défense de Bucarest, le ministre roumain doit présenter à cette occasion la position de la Roumanie sur les missions militaires de l’UE et le stade de sa coopération avec les partenaires internationaux. La réunion, dominée par le dossier syrien, réunit entre autres, la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton et le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen.



    Protestations – Quelques centaines de personnes ont manifesté pour le quatrième jour consécutif en Roumanie contre le projet controversé d’exploitation de l’or à Rosia Montana, dans le centre de la Roumanie. Les ONGs d’environnement affirment que le cyanure utilisé dans le processus technologique risque de polluer irréversiblement l’environnement. Ce qui plus est, l’exploitation minière détruirait les galeries romaines de la région, soit des vestiges historiques uniques au monde. Par contre, l’exécutif qui a déjà soumis au Parlement un projet de loi en faveur de cette exploitation, affirme que l’ouverture de la mine créera de nouveaux emplois et des bénéfices économiques directs de plus de 5 milliards de dollars. Le président Traian Basescu et le premier ministre Victor Ponta ont évoqué l’idée d’organiser, l’année prochaine, une consultation populaire sur le projet de Rosia Montana.



    Chiens errants – Le projet de loi sur les chiens errants sera remis sur le tapis la semaine prochaine, au Parlement, dont les élus se réuniront en séance commune aux côtés des représentants des autorités locales. L’édile de la capitale, Sorin Oprescu, a annoncé que la municipalité allait organiser un référendum local sur l’euthanasie des chiens errants. L’initiative de la mairie de Bucarest intervient après la tragédie de lundi dernier, lorsqu’un enfant de 4 ans a été tué par des chiens errants, à proximité d’un parc bucarestois. L’enquête dans ce dossier a été prise en charge par le Parquet Général.



    Informatique – Deux pirates informatiques roumains ont été condamnés à respectivement 7 et 15 ans de prison pour leur participation à un vaste réseau de braquage de données bancaires en ligne, a annoncé le ministère américain de la Justice. Le réseau dont les deux Roumains faisaient partie, a réussi entre autres, à dérober des données bancaires de plus de 100.000 détenteurs de cartes de paiement. Le préjudice total est estimé à plus de 17,5 millions de dollars.



    Langues – La première édition du Festival des langues, cultures et spiritualités d’Europe centrale, orientale et balkanique se tiendra à Bruxelles du 23 au 29 septembre et sera consacrée à la langue roumaine, indique un communiqué rendu public par Bruxelles. Le Festival s’inscrit dans la série des manifestations marquant la Journée européenne des langues, célébrée le 26 septembre. Des concerts, expositions de peinture, projections de films figurent également au programme du Festival. S’y ajoute un colloque sur « Les Roumains au delà de la Roumanie — droits et injustices ».



    Festival – Le Festival George Enescu, le plus important événement culturel de Roumanie se poursuit à Bucarest jusqu’au 28 septembre. Ce jeudi, 5e jour du Festival, l’Université Nationale de Musique accueillera un concert de la jeune génération de compositeurs roumains. La série des concerts donnés par des orchestres roumains se poursuivra elle aussi sur la scène de l’Athénée de Bucarest alors que Sala Palatului, la Salle du Palais accueillera l’Orchestre de Paris. Enfin, poursuite ce jeudi encore du colloque sur « La Musique du 21e siècle- Enescu et ses contemporains » .



    Minorités – La ville d’Arad, dans l’ouest de la Roumanie, accueillera vendredi la 8e édition du Festival des minorités ethniques. L’événement se déroulera dans le Parc de la réconciliation roumano — hongroise, en présence du vice-président du Parlement européen, Laszlo Surjan. L’officiel européen a accepté que ce festival soit inscrit, à partir de 2013, dans le Mouvement pour la réconciliation entre les peuples. Le festival des minorités ethniques d’Arad comportera entre autres un défilé de costumes traditionnels et un spectacle folklorique.



    Art – Le premier ministre roumain, Victor Ponta, a confirmé ce jeudi que le gouvernement de Bucarest allait débattre lundi de la question d’un référendum portant sur le rachat d’un casque d’apparat, en argent, datant de l’époque des Gétodaces, ainsi que d’une sculpture et de quelques dessins de Constantin Brancusi. Arrivé en incapacité de paiement, le propriétaire de ces objets, à savoir l’Institut américain d’art de Detroit, envisage de mettre en vente plusieurs oeuvres d’art pour pouvoir rembourser ses dettes.



    Foot – La sélection roumaine de foot doit rencontrer vendredi à Bucarest l‘équipe nationale hongroise, dans les préliminaires du Championnat du Monde 2014, au Brésil. Avec 10 points au bout des 6 premiers matchs, la Roumanie se classe troisième dans le groupe D, après les Pays-Bas et la Hongrie. L’équipe roumaine devra aussi affronter, toujours à domicile, la Turquie la semaine prochaine. Les matchs avec les sélections hongroise et turque sont considérés comme décisifs pour la Roumanie, dont la dernière participation à un tournoi final, ces 10 dernières années, date de 2008.