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  • Les habitants de Ploiesti se souviennent du passé de leur ville

    Les habitants de Ploiesti se souviennent du passé de leur ville

    Les gisements de
    pétrole de ses alentours lui ont assuré un développement rapide à partir de la
    fin du XIXe siècle, évolution qui devient visible, notamment, par l’apparition
    de bâtiments beaux et imposants. Les perspectives d’enrichissement ont
    également attiré des personnes d’origines diverses, même des étrangers, qui se
    sont installés à Ploiești et ont contribué aux spécificités locales. Ce sont
    justement les spécificités locales historiques, modifiées par le communisme et
    la transition postcommuniste, qui sont mises en valeur par un projet éditorial
    de l’Association pour l’Éducation et le Développement Urbain. Ces dernières
    années, l’association a publié quatre volumes de mémoires d’habitants de
    Ploiești, d’âges et de professions différents, que les temps ont dispersés loin
    de leur ville natale.






    Le dernier volume, intitulé «Ploieștiul amintirilor noastre/Le Ploiești de nos souvenirs», a
    récemment vu le jour et c’est le plus dense jusqu’à présent, apprend-on de
    l’historien Lucian Vasile, représentant de l’Association pour l’Éducation et le
    Développement Urbain : « Le volume s’inscrit dans la continuité
    naturelle de l’approche que nous avons entamée il y a cinq ans. À l’époque,
    nous ne pensions pas aller aussi loin, mais la réponse a été plus que
    gratifiante, tant pour les lecteurs que pour ceux qui étaient prêts à partager
    leurs souvenirs, leurs histoires de famille ou personnelles, et à les inclure dans
    nos volumes.
    «Ploieștiul
    amintirilor noastre/Le Ploiești de nos mémoires»
    est un livre à
    travers lequel les lecteurs pourront retrouver à la fois la suite des récits
    des volumes précédents, et d’autres écrits par des auteurs qui viennent de rejoindre
    notre démarche. Les auteurs viennent d’environnements différents, ont des âges
    et des métiers différents et parlent d’époques et de lieux différents. Les
    récits du volume couvrent près d’un siècle de l’histoire de la ville et font
    référence à des zones qui vont de la périphérie où se trouvent les raffineries,
    au centre historique de Ploiești, ou ce qu’aurait représenté le centre
    historique s’il n’avait pas été détruit par une histoire défavorable ».






    Le volume collectif «Ploieștiul
    amintirilor noastre/Le Ploiești de nos souvenirs» contient les
    contributions de 11 auteurs, dont certains se trouvent dans les volumes
    précédents et couvrent l’entre-deux-guerres, l’après-guerre et la période contemporaine.
    Ainsi, la ville de Ploiești est décrite avec toutes les caractéristiques des
    cent dernières années.




    Avec plus de détails sur les auteurs, l’historien Lucian Vasile : « L’un d’entre eux est jeune
    et parle de Ploieşti telle qu’il l’a connue dans son enfance: la ville de Ploieşti
    dans les années ’90. En même temps, deux autres auteurs plus âgés parlent en
    fait de villes différentes : l’un parle des visages des marchands de Ploiești
    d’il y a près d’un siècle, et l’autre, dans ses souvenirs, recompose la ville
    de la période communiste. Mais c’est une recomposition très drôle, bien qu’elle
    se réfère également aux événements tragiques de 1989. C’est un récit qui
    combine le côté histoire avec la comédie. Toute la société roumaine a
    radicalement changé au cours des dernières décennies. Pour les plus jeunes, les
    histoires des années 1990 semblent parfois incroyables, mais elles font quand
    même partie de notre passé récent et sont une pièce de ce puzzle de l’histoire
    locale. L’histoire signifie non seulement ce qui s’est passé il y a des
    centaines d’années ou il y a 80 ans, mais aussi ce qui s’est passé il y a deux
    ou trois décennies. Et c’est une histoire que nous devons connaître et
    comprendre, précisément pour nous comprendre nous-mêmes aujourd’hui ».







    En plus des projets
    éditoriaux, l’Association pour l’Éducation et le Développement Urbain organise
    des visites guidées pour montrer aux visiteurs la zone historique de Ploieşti
    ou, plus précisément, ce qui a été préservé après les transformations urbanistiques
    – souvent pas bien réfléchies – de la période communiste. Au fil du temps, non
    seulement les habitants de Ploiești se joignent à ces visites, mais aussi des
    Bucarestois ou des résidents d’autres villes.




    Lucian Vasile : « Avec
    nos visites, nous nous concentrons en particulier
    sur l’histoire. Les histoires que nous racontons à
    travers des livres et des discussions viennent compléter celles que les
    visiteurs d’autres villes peuvent trouver dans les musées locaux. D’ailleurs, à
    Ploieşti il y a quelques musées exceptionnels, qui diffèrent par leur thème des
    musées du reste du pays. Je fais référence au Musée de l’Horloge ou à la Maison
    de Bourgeois Hagi Prodan. Et le passé récent déchainent encore les passions quand il est mentionné. Je
    crois que la société roumaine n’est pas parvenue à un consensus ou à une
    attitude commune, généralement acceptée, sur le passé récent. Les perspectives
    diverses sont naturelles, après tout. Pour certains, les transformations
    radicales d’après 1945 ont été désastreuses et tragiques, et les crimes et les
    destructions ne peuvent pas être niées. Pour d’autres, cependant, les mêmes
    événements ont été une chance de gravir l’échelle sociale. Par conséquent, les
    lieux et les bâtiments que certains considèrent comme particulièrement laids et
    qui ont surgi après la destruction du patrimoine historique, sont considérés
    par d’autres comme faisant partie intégrante d’une vie meilleure, plus
    confortable, si nous parlons des immeubles d’appartements. Chaque perspective a
    sa propre raison, qu’il faut comprendre et accepter ».
    (Trad. : Felicia Mitraşca)

  • Sozialunternehmen: lokale Initiativen zur Förderung sozial schwacher Gemeinden

    Sozialunternehmen: lokale Initiativen zur Förderung sozial schwacher Gemeinden

    Die Sozialwirtschaft ist eine gemeinnützige Sparte, die hauptsächlich auf gesellschaftliche Solidarität und Umweltschutz setzt. Sie leistete schon 2010 einen Beitrag von 4% zum BIP Rumäniens. Schon seit 2009 waren die Sozialunternehmen ein bedeutender Arbeitgeber für 3,3% sämtlicher Arbeitnehmer. Der Sektor entwickelte sich mit der Zeit langsam, aber sicher. Letztes Jahr trat sogar ein Gesetz über die Sozialwirtschaft in Kraft. Ziel des Gesetzes ist, die Entwicklung eines alternativen Modells zur gesellschaftlichen Integration sozial schwacher Gruppen anzuspornen.



    In der rumänischen Region Dobrudscha gehen viele gesellschaftliche Schwierigkeiten Hand in Hand mit Umweltschutzproblemen. In der Dobrudscha sowie in der Region Bukarest-Ilfov wurden vor kurzem 10 sozialwirtschaftliche Strukturen gegründet. Die Kleinunternehmen sind ein Ergebnis des Projektes TURECO, umgesetzt vom Nationalen Zentrum für nachhaltige Entwicklung. Das Projekt wurde durch europäische Fördermittel finanziert. 460 Personen wurde durch die Gründung der Kleinunternehmen geholfen. Grundsätzlich konzentrierte sich das Projekt auf Alleinerziehende, die mehr als 2 Kinder versorgen, frühzeitige Schulabbrecher oder Menschen, die in isolierten Gemeinschaften oder vom Mindesteinkommen leben, Behinderte, Angehörige der Roma-Minderheit oder Jugendliche, die durch öffentliche Kinderschutzbehörden versorgt waren und nun das Alter erreicht haben, in dem sie das System verlassen müssen.



    Das Donaudelta ist eine ökologisch hochsensible Region. Allerdings wird die Region auch mit gravierenden sozialen Schwierigkeiten konfrontiert. Daher wurde sie als Zielregion im Projekt eingebunden. In der Ortschaft Maliuc am Donauarm Sulina wurden zwei Sozialunternehmen gegründet: ein Reisebüro mit den Schwerpunkten Naturbeobachtung und Fotografie und ein kleines Geschäft zur Herstellung von traditionellen Souvenirs. Florin Palade vertritt die Stiftung EcoPontica — die Organisation, die die zwei Sozialunternehmen vor Ort gründete. Er erläuterte uns die Gründe für die Auswahl der Gemeinde:



    Die Gemeinde umfasst 5 Dörfer, in denen rund 1600 Einwohner leben. Die Positionierung der Gemeinde an der 24. Meile am Kanal Sulina war für uns ausschlaggebend. Die Nähe zur Stadt Tulcea spielte auch eine wichtige Rolle. Gleichzeitig liegt die Gemeinde nahe dem See Fortuna. Die Umgebung bietet daher gute Gelegenheiten zum Fotografieren der Pflanzen- und Tierwelt.“




    Immer mehr ausländische Touristen, leidenschaftliche Ornithologen, finden das Donaudelta besonders wertvoll und nehmen es sich als Reiseziel vor. Die Gründer der Sozialunternehmen in der Ortschaft Maliuc hoffen, dass ihre Zahl künftig zulegt. Dennoch zielen sie nicht auf die Entwicklung des Massentourismus im Donaudelta ab. Im Gegenteil, das Donaudelta könnte viel mehr vom verantwortungsvollen Kleintourismus profitieren. Dazu Florin Palade:



    Wir versuchen die Touristen — einschlie‎ßlich der inländischen — zu erziehen, ihnen zu vermitteln, dass die Natur mehr Respekt verdient. Nur so können sie in aller Ruhe die Natur beobachten. Im Vergleich zu anderen mittel- und westeuropäischen Ländern haben wir noch viel zu lernen in dieser Hinsicht. Ich stellte aber fest, dass sich immer mehr Jugendliche in Rumänien für Naturfotografie und für den Naturschutz interessieren. Also weitet sich der Markt ständig aus.“




    Ebenfalls in der Dobrudscha, jedoch im Nordwesten der Region, in Richtung der Städte Brăila und Galaţi, liegt das Naturschutzgebiet Munţii Măcinului (Măcin-Gebirge). Die Landschaft ist genauso spektakulär und vielfältig wie im Donaudelta, doch ist die Gegend weniger bekannt. Hier gründete die Gemeindeverwaltung des Dorfes Greci zwei Sozialunternehmen: einen Fahrradverleih für diejenigen, die sich ein Berg-Abenteuer auf zwei Rädern wünschen, und einen Souvenirladen. Dazu organisiert die Gemeindeverwaltung Greci einen Fahrradwettbewerb, einen Marathon und ein Fotografie-Camp. Alles in der Hoffnung, mehr Touristen anzuziehen und die Wirtschaft in der Region anzukurbeln. Mehr Einzelheiten über die Attraktionen der Region erzählte uns der Vizebürgermeister, Bogdan Băjenaru:



    Der Nationalpark Munţii Măcinului ist nicht besonders gro‎ß, er erstreckt sich über eine Oberfläche von rund 11.000 Hektar. Im Gegenzug ist die Biodiversität sehr gro‎ß. Hier sind die Hälfte aller Pflanzen anzutreffen, die es insgesamt in Rumänien gibt — nämlich mehr als 1.900 Pflanzenarten. Die Măcin-Berge sind die ältesten Berge in Rumänien, sie sind vor etwa 350 Millionen Jahren entstanden, viel früher als die Karpaten. Die höchste Spitze ist Ţuţuiatu mit 467 Metern.“




    In Măcin will man auch nicht den Massentourismus fördern, sondern viel mehr den Ökotorismus.



    Zu uns kommen Touristen, die die Natur lieben und in aller Ruhe die Naturschätze genie‎ßen wollen. Meistens sind es Wanderlustige, die die Berge zu Fu‎ß besteigen oder aber Rad fahren. Die Gründung eines Zentrums, wo man Fahrräder mieten kann, zeigt den Einwohnern unserer Gemeinde, dass auch neue Initiativen möglich sind. Das Zentrum stellt überdies auch Reiseleiter zur Verfügung. Denn das war unser Ziel bei der Gründung des Sozialunternehmens: den Menschen vor Ort zu zeigen, dass es hier um ihre Region geht, die noch ein gro‎ßes, nicht ausgeschöpftes Potential hat. Agro- und ökotouristische Aktivitäten können ihnen einen Mehrwert bringen. Wir haben einen Absatzmarkt für Lebensmittel gebaut, wo nur einheimische Erzeugnisse verkauft werden. Als Baustoffe verwendeten wir Granit aus unserer Gemeinde, Holz und Dachziegel. Es ist eine Win-win-Situation. Die einheimischen Landwirte verkaufen ihre Erzeugnisse auf dem Markt. Die Touristen haben die Möglichkeit, natürliche, hausgemachte Produkte zu kaufen. Auf dem Markt gibt es auch eine Informationsstelle, wo die Touristen Auskunft über die Region bekommen und Souvenirs kaufen können.“




    Infolge des Projektes TURECO sind in der Gemeinde Greci 4 Arbeitsplätze geschaffen worden. Dazu wurden etwa 40 Personen beraten, denen somit klar wurde, dass auch alternative Einkommensquellen zusätzlich zu den herkömmlichen möglich sind. Diese Einkommensquellen können ebenfalls Touristen in die Măcin-Berge anlocken. Denjenigen, die ein Sozialunternehmen gründen möchten, steht ein Handbuch bester Praktiken zur Verfügung.