Tag: travailleurs transfrontaliers tests

  • Débats européens au sujet de la pandémie

    Débats européens au sujet de la pandémie

    Dans leur tentative
    d’arrêter la propagation du coronavirus, qui a déjà causé plus de 2 millions de
    décès au niveau mondial, et compte tenu aussi du fait que les mutations du
    virus sont beaucoup plus contagieuses, les leaders de l’UE se prononcés en faveur
    de la limitation des voyages non essentiels entre les différents pays, qualifiant
    de « très grave » la situation sanitaire générale. Les débats à ce
    sujet ont eu lieu jeudi, lors d’un sommet des 27, tenu en visio-conférence. L’occasion
    pour les leaders communautaires d’exprimer aussi de leur préoccupation commune de
    mieux se coordonner afin d’assurer le fonctionnement du marché intérieur et le
    transport des marchandises. La situation des travailleurs transfrontaliers
    était aussi à l’agenda ; tout cela pour ne plus se retrouver dans la
    situation du printemps dernier, lorsque les décisions non coordonnées des Etats
    membres concernant la fermeture des frontières avait causé de gros problèmes.








    « Nous
    sommes de plus en plus inquiets au sujet des différentes mutations du coronavirus»,
    a souligné pour sa part la présidente de la Commission européenne, Ursula von
    der Leyen. Invoquant les recommandations du Centre européen pour le contrôle
    des maladies, elle a plaidé pour le fort découragement des voyages qui ne sont
    pas absolument nécessaires. Elle a aussi parlé d’une nouvelle manière de
    définir les zones à risque, de sorte à y inclure des territoires de plusieurs Etats-membres,
    où les mesures sanitaires soient coordonnées.






    Ursula von der
    Leyen : « Le virus ne tient pas compte des frontières. Alors, on peut
    avoir une zone faisant partie de deux Etats-membres, d’un côté et de l’autre de
    la frontière, ayant la même situation épidémiologique. Mais, si d’un côté il y
    a une quarantaine stricte et de l’autre côté les magasins sont ouverts, sans
    doute les habitants de la première vont circuler dans la seconde pour faire leurs
    achats, par exemple, et c’est ainsi que le virus se répand davantage. Ce serait
    intelligent d’avoir des zones homogènes, avec des mesures ciblées, établies de
    manière coordonnée entre les Etats membres concernés, afin de limiter la propagation
    du virus et de garder ouvert le marché intérieur ».








    Les habitants de
    ces zones à risque épidémiologique accru seraient tenus à respecter la quarantaine
    et à présenter les tests obligatoires en cas de voyage, a-t-elle ajouté. Pour
    ce qui est des pays non membres de l’Union, « on propose des mesures
    supplémentaires de sécurité pour les voyages essentiels vers l’Europe, par
    exemple, en demandant un test avant le départ », a encore précisé la présidente
    de la CE.








    Notons aussi que
    la veille du sommet, les leaders européens ont réussi à se mettre d’accord sur
    la reconnaissance réciproque des tests de dépistage du coronavirus, tant des tests
    PCR, que de ceux antigéniques rapides, un progrès validé lors du somment
    mentionné. Le bloc communautaire a également décidé d’accroître d’au moins 5%
    la vérification des tests positifs au coronavirus, pour détecter les éventuelles
    mutations. Enfin, les 27 se sont prononcés pour l’accélération des campagnes de
    vaccination anticovid et promettant de veiller à la constance et à la prédictibilité
    des livraisons de doses de vaccin, tout cela pour atteindre l’objectif de faire
    vacciner 70% de la population adulte avant l’arrivée de l’été. (Trad. Valentina
    Beleavski)