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  • Tribal Fest à Bucarest

    Tribal Fest à Bucarest

    Andreea Bonea est diplômée de la faculté de droit et elle a été chef de projet chez Google et Yahoo. Après avoir travaillé, pendant 9 ans, à Sillicon Valley, aux Etats-Unis, elle est revenue en Roumanie, avec des connaissances professionnelles impressionnantes et avec un hobby pas comme les autres: la danse du ventre. Comment a-t-elle découvert ce type de danse? Elle nous le raconte elle-même. « La première année après mon arrivée à Sillicon Valley, j’ai tâché de me repérer, de voir comment ça se passait, comment vivaient des gens… Et j’ai constaté qu’à part leur travail – leur principale occupation – les gens avaient des hobbys. Je n’avais pas encore d’amis, ma vie sociale n’était pas tellement riche et je me suis rendu compte que pour avoir accès plus facilement à une communauté — autre que celle du boulot — il me fallait un hobby. Au début, j’ai été très attirée par le flamenco, qui me semblait une danse très vigoureuse, très dramatique, pourtant je n’étais pas si passionnée de flamenco pour y investir de l’argent et m’acheter l’équipement nécessaire. Alors, je me suis tournée vers la danse du ventre. Lorsque j’ai rejoint la classe de danse de mon premier professeur, en voyant le corps de cette femme, sa façon de se mouvoir, ses gestes et tout, j’ai été fascinée par cette danse et j’y suis restée pendant 3 ou 4 ans. »



    Qu’est-ce qui rend la danse du ventre tellement fascinante ? Selon Adreea, c’est n’est pas une simple danse, c’est beaucoup plus. Et cette danse a enrichi sa vie d’une manière tout à fait inattendue. « Cela m’a rendue tellement confiante et disciplinée et m’a fait comprendre que mes limitations étaient d’ordre mental. Je me suis rendu compte que si j’ai réussi à exécuter certains mouvements, je pouvais réussir aussi d’autres choses. Cela m’a donné le courage d’entamer des projets dans d’autres domaines. Sans compter les bénéfices strictement physiques… La danse du ventre vous maintient en forme. D’habitude, on doit l’accompagner d’un autre type de danse — du moins c’est ainsi que cela se passait aux Etats-Unis. Pour acquérir la résistance dont on a besoin, ont doit faire, parallèlement, de la danse classique ou une gymnastique douce — pilates, par exemple — ou du yoga, afin de renforcer ses muscles. Il ne suffit pas de faire les exercices obligatoires pour la danse du ventre. Moi, j’ai choisi le yoga. La danse du ventre m’a ouvert ainsi les portes d’un autre univers, que je ne pensais pas pouvoir découvrir. Donc, à part la danse du ventre, j’ai commencé à pratiquer le yoga, qui a complètement changé ma vie. »



    La danse du ventre ne jouit pas d’une très bonne réputation en Roumanie. Associée d’habitude à un genre de musique d’origine orientale appelé « manea » et, plus récemment, à une série télévisée très populaire en Roumanie qui raconte la vie d’un sultan turc, ce type de danse a quand même ses admirateurs et pratiquants sur les rives de la rivière Dâmboviţa, qui traverse la capitale. Il y a même une petite communauté de danseuses, qu’Andreea Bonea n’a pas manqué de connaître. Pourtant, dans son bagage de connaissances apportées d’Amérique, se trouvait, « soigneusement rangé » un nouveau courant pour les danseuses de Roumanie : le Tribal Fusion. Qu’est-ce que c’est que le Tribal Fusion? « C’est une danse tribale orientale, qui repose sur la danse tribale du ventre, un filon qui fusionne avec d’autres styles de danse. On peut avoir ainsi la danse du ventre avec du tango, avec du flamenco ou encore avec du hip hop et du break dance. C’est une forme contemporaine de danse du ventre qui est pratiquée depuis les années 2000 à San Francisco, où j’ai appris pendant 9 ans. En Roumanie, il n’y a rien de tout cela ; la communauté de danse du ventre est très petite, mais très passionnée ; cette niche était inexistante. Etant si attachée au phénomène, je me suis rendu compte que c’était la meilleure occasion pour moi de contribuer au renforcement de la communauté de danse d’ici et de donner l’occasion aux danseuses roumaines de connaître des monitrices internationales de tribal fusion de différents coins du monde ».



    L’expérience comme chef de projet dans les grandes compagnies dans lesquelles elle a travaillé ont aidé Andreea à mettre sur pied le premier festival de Tribal Fusion Belly Dance, qu’elle a appelé Tribal Fest. Ce qui n’est pas facile du tout, étant donné qu’elle vient de donner naissance à une petite fille. Malgré cela, elle a été l’âme du festival qui a eu lieu le week-end dernier à Bucarest. Même si l’audience n’a pas été très grande, chaque jour, d’autres spectateurs ont pris place dans la salle, fait dont Andreea s’est félicitée. « De grands noms de cette niche de danse du ventre tribal fusion ont été présents, des Etats Unis, du Royaume Uni, d’Italie, de Slovénie, des Pays-Bas, d’Ukraine… Ce fut un festival international de 3 jours où nous avons eu de nouvelles personnes dans la salle chaque jour ; j’en ai été très contente. Il a culminé par un spectacle de gala. C’était le moment que je n’oublierai pas. Toutes les danseuses étaient sur scène, un nombre impressionnant, avec leurs différents costumes et leurs énergies, et je me suis rendu compte que j’avais placé Bucarest sur la carte du Tribal Fusion. Au bout de ces trois jours, j’ai respiré et j’ai été très heureuse ».



    Ce n’est pas facile d’aller jusqu’au bout dans ce que l’on fait, dit Andreea Bonea. Il y a beaucoup d’idées et pas mal de gens pour les penser. Ce qui est plus difficile, c’est de finaliser un projet, qu’il s’agisse d’un projet informatique ou de danse du ventre. Pourtant, elle a réussi à placer Bucarest sur une carte, celle d’un monde sensuel, qui, considéré de manière superficielle, peut tromper l’œil. Pour 2014, Andreea Bonea a déjà des plans. Qui vont d’une salle de yoga à une deuxième édition de Tribal Fest, que nous vous suggérons de ne pas rater, s’il vous arrive d’être à ce moment à Bucarest. (Trad. : Ligia Mihăiescu, Dominique)

  • Tribal Fest

    Tribal Fest

    Andreea Bonea este absolvent de drept şi fost manager de proiect la Google şi Yahoo. După 9 ani de muncă în Sillicon Valley, în Statele Unite ale Americii, s-a întors acasă, cu un bagaj impresionant de cunoştinţe şi un hobby: belly-dancing, sau, mai pe româneşte, dansul din buric. Cum a descoperit Andreea Bonea acest tip de dans, ne povesteşte chiar ea.



    Când am ajuns în Sillicon Valley, în primul an, am stat un pic şi am observat care e mersul… Mi-am dat seama că oamenii în afară de slujba lor principală au şi hobby-uri. Eu nu îmi făcusem încă prieteni, nu aveam o viaţă socială aşa de bogată, mi-am dat seama că pentru a putea accesa o comunitate, în afară de cea de la muncă ar trebui să îmi găsesc un hobby. Iniţial eram foarte atrasă de flamenco mi se părea un dans foarte puternic, dramatic, însă mi-am dat seama că nu sunt chiar aşa de pasionată încât să investesc în echipament şi am preferat belly-dance-ul. În momentul în care am ajuns la clasa primei mele profesoare de dans, când am văzut-o cum arată, cum se mişcă, toate manierismele ei, am fost atrasă imediat de acest dans. N-am mai părăsit clasa ei trei-patru ani.”



    Ce este atât de fascinant la belly-dance? Andreea spune că e mai mult decât un simplu dans, care i-a îmbogătţi viaţa în feluri nebănuite. Mi-a dat atât de multă încredere, mi-a conferit atât de multă disciplină şi m-a făcut să îmi dau seama că limitările mele sunt de ordin mental. Mi-am dat seama că dacă am reuşit să dansez şi mi-au ieşit anumite mişcări, aş putea reuşi şi alte lucruri. Mi-a dat foarte mult curaj să încep alte iniţiative pe alte planuri. Pe lângă toate beneficiile fizice… Te ţine în formă. Belly-dance-ul este de obicei augumentat cu altă formă de dans sau cel puţin aşa am văzut eu acolo. Ca să poţi avea rezistenţă, trebuie ori să studiezi balet, pilates sau yoga, orice care să-ţi întărească puţin muşchii, pe lângă exerciţiile de belly dance. Aşa m-am îndreptat spre yoga. Practic belly-dance-ul mi-a deschis un cu totul alt univers, pe care nu speram să-l descopăr. În tandem am început să practic şi yoga, care mi-a schimbat radical viaţa din foarte multe puncte de vedere.”



    Dansul din buric nu se bucură de o reputaţie foarte bună în România. Asociat cu maneaua sau, mai nou, cu un foarte popular serial de televiziune despre viaţa unui sultan turc, dansul din buric are totuşi admiratori şi practicanţi pe malurile Dâmboviţei. Există o comunitate de dansatoare, relativ mică, pe care Andreea Bonea s-a bucurat să o cunoască. În bagajul ei de experienţă americană era însă, frumos împăturit, un curent nou pentru dansatoarele din România, numit Tribal Fusion. Ce este Tribal Fusion? Conceptul porneşte de la Tribal Belly dance care este filonul de belly-dance în care fuzionează alte stiluri de dans; putem avea belly dance cu tango, cu flamenco, sau cu hip hop şi break dance. E o formă contemporană de belly dance care se practică din anii 2000 în San Francisco, unde am învăţat timp de 9 ani. În România nu există nimic de genul ăsta, e o comunitate de belly dance foarte mică dar foarte pasionată, însă nişa aceasta era inexistentă. Fiind atât de angrenată în fenomen mi-am dat seama că asta ar fi cea mai bună ocazie pentru mine să contribui la întărirea comunităţii de dans de aici şi de le da ocazia dansatoarelor de aici să cunoască instructoare de tribal fusion internaţionale din diferite colţuri ale lumii.”



    Experienţa de manager de proiect la companiile mari în care a lucrat au ajutat-o pe Andreea să pună la cale primul festival de Tribal Fusion Belly Dance, pe care l-a numit Tribal Fest. Lucru deloc uşor, pentru că Andreea e de doar cinci săptămâni mămica unei fetiţe. Cu toate astea, a fost sufletul festivalului care a avut loc chiar în week-end-ul trecut, la sala Arcub din Bucureşti. Deşi nu s-a bucurat de mari audienţe, în fiecare zi au fost în sală alţi spectatori, fapt care a bucurat-o foarte tare pe Andreea: Am avut nume mari în nişa aceasta de tribal fusion belly dance: din SUA; Marea Britanie, Italia, Slovenia, Olanda, Ucraina… A fost un festival internaţional cu un calibru de mişcare ridicat. festivalul s-a desfăşurat timp de trei zile, mi-am dat seama că în fiecare zi vedem oameni diferiţi, oameni noi, ceea ce m-a bucurat foarte mult. Festivalul a culminat cu un spectacol de gală. Acela a fost momentul pe care nu-l voi uita niciodată… Eram toate dansatoarele pe scenă. Am prins aşa cu coada ochiului numărul impresionant de dansatoare de pe scenă, cu diferitele lor costume şi energii şi mi-am dat seama că am reuşit, am pus Bucureştiul pe harta Tribal Fusion. M-am simţit şi uşurată că s-au terminat cele trei zile dar şi foarte fericită.”



    Nu e uşor să faci ceva până la capăt, spune Andreea Bonea. Idei sunt multe şi oameni care să le gândească nu lipsesc. Mai greu e să finalizezi un proiect, indiferent că e vorba de un proiect de IT sau un festival de dans din buric. Totuşi, ea a reuşit să pună Bucureştiul pe încă o hartă, aceea a unei lumi senzuale, care, privită cu superficialitate poate înşela ochiul. Pentru 2014, Andreea Bonea are deja planuri. De la o sală de yoga la o a doua ediţie de Tribal Fest, pe care vă sugerăm să nu o rataţi, dacă se va întâmpla să fiţi prin Bucureşti.