Tag: adhesión

  • 18.05.2017 (mise à jour)

    18.05.2017 (mise à jour)

    OCDE – L’adhésion de la Roumanie à l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) est une priorité pour le gouvernement de Bucarest, a déclaré jeudi le premier ministre roumain Sorin Grindeanu. Il a demandé à ses ministres que de transmettre des messages de cet intérêt de la Roumanie dans toutes leurs actions extérieures. Le pays a connu un progrès constant et accéléré ces dernières années afin d’assimiler les instruments de l’OCDE et il a participé aux structures de travail de l’organisation, a précisé le chef de l’Exécutif. Selon lui, parmi les domaines clé dans lesquels Bucarest souhaite collaborer avec l’OCDE mentionnons les politiques macro-économiques, la gouvernance corporative, la libéralisation des flux de capitaux et la migration. Notons qu’à présent l’OCDE compte 34 membres qui détiennent ensemble environ 60% de l’économie mondiale.

    Diplomatie – Le chef de la diplomatie roumaine, Teodor Melescanu, paridicipe jeudi et vendredi à Nicosie, à Chypre, à la réunion du Comité des ministres du Conseil de l’Europe. Selon un communiqué du ministère des AE de Bucarest, le principal sujet des débats vise le renforcement de la sécurité démocratique de l’Europe, avec un accent mis sur les défis engendrés par le racisme, la xénophobie, l’exclusion sociale, l’extrémisme et le terrorisme. Le Comité des ministres est formé d’un représentant de chacun des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe.

    Concurrence – Le président roumain, Klaus Iohannis a décoré jeudi le Conseil de la Concurrence de l’ordre du « Mérite industriel et commercial » en rang d’officier à l’occasion du 20e anniversaire d’activité institutionnelle. Le chef de l’Etat a souligné le rôle de cette structure dans la création des conditions d’une concurrence équitable en Roumanie, afin de permettre aux agents économiques d’agir selon des règles claires. Le président Iohannis a également rappelé que le Conseil de la Concurrence venait d’achever environ 140 investigations dans différents secteurs de l’économie roumaine.

    Tennis – La joueuse de tennis roumaine, Simona Halep a eu raison jeudi de la Russe Anastasia Pavlyuchenkova, dans les huitièmes de finale du tournoi de Rome. Dans la même compétition, à l’épreuve de double messieurs, le Roumain Florin Mergea et le Pakistanais Aisam-Ul-Haq Qureshi ont perdu jeudi devant le duo formé de Lukasz Kubot de Plologn et Felipe Melo du Brésil.

    Météo – Dans les 24 prochaines heures il fera beau sur la plupart de la Roumanie. On attend de la pluie sur le sud et le sud-ouest. Les températures maximales iront jusqu’à 27 degrés.

  • Rumanía, 10 años en la UE

    Rumanía, 10 años en la UE

    Rumanía celebra este 1 de enero, su décimo aniversario como miembro de la Unión Europea. Ha sido una década de esfuerzos y sacrificios y también de crecimiento y desarrollo, ha dicho la actual representante de Rumanía en el Ejecutivo comunitario, Corina Creţu, comisaria europea de Política Regional. Corina Creţu:



    En los últimos años, Rumanía ha llegado a ser un polo de estabilidad en la región y un motor de crecimiento económico. Después de estos 10 años, un periodo en que la integración europea ha sido un éxito de todos los rumanos, de la gente común, pero también del Estado rumano, el camino hacia Europa, hacia más integración, es el que ayudará a Rumanía y sus ciudadanos. Un pensamiento especial para los jóvenes que quieran implicarse para tener éxito en su país: confíen en el proyecto europeo, participen y seguro que los próximos 10 años serán lo que más queréis.



    Los efectos concretos de la adhesión al bloque comunitario se notan en nuestra vida diaria, ha dicho el antiguo comisario europeo de Agricultura, Dacian Cioloş. Por su parte, el primer comisario europeo de Rumanía, Leonard Orban, y actual consejero del presidente Klaus Iohannis, cree que en algunos campos Rumanía ha superado todas las expectativas. Leonard Orban:



    Si echamos un vistazo retrospectivo, vemos que en muchos campos hemos logrado mucho más de lo que se esperaba en aquel momento. Estamos en el buen camino, lo que nos permite continuar la consolidación del Estado y lo que aportará prosperidad a los ciudadanos rumanos, seguridad y optimismo en cuanto a su futuro.



    La principal ventaja de la adhesión han sido los fondos europeos, destinados a contribuir al desarrollo del país y la recuperación de los retrasos frente a los países más avanzados de la Unión, pero Rumanía no ha logrado utilizar todo el dinero asignado por Bruselas, situándose en los últimos puestos en este respecto. Según datos proporcionados por Eurostat, el PIB de Rumanía aumentó de los 98.000 millones de euros en 2006, antes de la adhesión, a los 160.000 millones en 2015. Durante los últimos 10 años, Rumanía ha recibido casi 40.000 millones de euros, aportando al presupuesto de la Unión unos 14.000 millones. La tasa del paro registró un 3,1% menos en 2015 y además, debido a los fondos europeos, en el periodo 2007-2016, fueron creados más de 40.000 puestos de trabajo. Para los rumanos, otra ventaja ha sido la libre circulación en la UE, pero al mismo tiempo esto ha hecho que millones de personas se vayan a trabajar en otros países europeos. Aunque lleva 10 años como miembro de la UE, Rumanía se mantiene bajo el Mecanismo de Cooperación y Verificación en la justicia , todavía no se ha incorporado al espacio de Schengen y la adopción de la moneda euro permanece un objetivo lejano. .


    (traducido S.Sarbescu)


  • 10 ans depuis l’adhésion à l’UE.

    10 ans depuis l’adhésion à l’UE.

    La Roumanie a marqué ce 1er janvier, dix ans depuis qu’elle est membre de l’UE. Ce fut une décennie d’efforts et de sacrifices, mais aussi de croissance économique et de développement, affirme la commissaire européenne à la politique régionale, la sociale-démocrate roumaine Corina Cretu.

    Corina Cretu : « Ces dernières années, la Roumanie est devenue un pôle de stabilité dans la région et un moteur de croissance économique. Après ces dix années – durant lesquels l’intégration européenne est devenue un succès de tous les citoyens mais aussi de l’Etat roumain – le chemin vers l’Europe, vers un renforcement de l’intégration est celui qui aidera davantage la Roumanie et sa population. J’ai également un message spécial pour les jeunes qui souhaitent s’impliquer et réussir dans leur propre pays : faites confiance au projet européen, soyez une partie de celui-ci et les 10 prochaines années se transformeront en ce que vous désirez. »

    Les effets concrets de l’adhésion au bloc communautaire sont visibles dans la vie de tous les jours, affirme aussi l’ex commissaire européen Leonard Orban, actuellement conseiller du président Klaus Iohannis. Dans toute une série de domaines, les attentes de la Roumanie ont été dépassées.

    Leonard Orban : « En jetant un coup d’œil rétrospectif, je me rends compte que, dans toute une série de domaines, nous avons réalisé plus que nous nous sommes proposés de faire. La direction que nous suivons nous est bénéfique. Elle nous permettra de nous consolider en tant qu’Etat et permettra également aux ressortissants roumains d’être plus prospères et de plus en plus sûrs et optimistes quant à leur avenir ».

    L’avantage le plus important de l’adhésion est à retrouver dans les fonds européens, censés soutenir le développement du pays pour qu’il puisse récupérer les décalages qui le séparent aux pays occidentaux. Malheureusement, la Roumanie n’a pas réussi à utiliser toutes les sommes d’argent mises à sa disposition par Bruxelles, se situant en queue du classement pour ce qui est de l’utilisation des fonds communautaires. Selon les données d’Eurostat, le PIB roumain a progressé de 98 milliards d’euros en 2006, avant l’adhésion, à 160 milliards d’euros en 2015. Au cours de ces dix dernières années, la Roumanie a reçu près de 40 milliards d’euros, contribuant au budget de l’Union avec environ 14 milliards d’euros. Le taux de chômage a été de 3,1% plus bas en 2015 et plus de 40 mille nouveaux emplois ont été créés, grâce justement aux fonds structurels.

    Une autre conséquence de l’adhésion de la Roumanie à l’UE a été le départ de plusieurs millions d’ouvriers roumains dans d’autres pays européens. L’argent envoyé par ceux-ci a été un véritable ballon d’oxygène pour l’économie roumaine, même si les conséquences négatives sur la société roumaine sont notables.

    Et pourtant, dix ans après son adhésion, la Roumanie fait toujours l’objet d’un Mécanisme de coopération et de vérification de la Justice, le pays n’est pas membre de l’espace Schengen de libre circulation et l’adoption de la monnaie unique européenne est toujours un objectif à atteindre. (Trad. Alex Diaconescu)

  • A la Une de la presse roumaine 27.12.2016

    A la Une de la presse roumaine 27.12.2016

    Il y a dix ans, la Roumanie comptait les jours qui la séparaient de l’adhésion à l’UE, le 1er janvier 2007. Une décennie après, l’artisan de cette intégration, le négociateur en chef roumain, Vasile Puscas fait, pour ADEVARUL, une analyse sans ménagements et sans langue de bois du parcours de la Roumanie avant et après l’entrée dans l’UE. Sur cette toile de fond, VOCEA TRANSILVANIEI passe en revue le devenir des grands projets roumains démarrés par le régime communiste et Nicolae Ceausescu, avant 1989. Enfin, la quasi-totalité des journaux roumains parlent d’Alexandru Ghinea, le chauffeur roumain de poids-lourd qui a alerté la police française après avoir reconnu le Tunisien Anis Amri, auteur de l’attentat de Berlin.





  • Est-ce que la vie en Roumanie s’est améliorée depuis son entrée dans l’UE?

    Est-ce que la vie en Roumanie s’est améliorée depuis son entrée dans l’UE?

    « Comment
    la vie des Roumains a-t-elle changé après l’adhésion à l’UE? Comment est perçue cette adhésion à l’Europe en Roumanie, a-t-elle amélioré, réparé la vie des Roumains (augmentations de prix, du chômage, baisse des salaires ou des prestations sociales) ? »

    La presse roumaine procède souvent à ce type d’analyses, les deux repères majeurs étant 1989 et 2007, moment de l’adhésion à l’UE. A porter un regard sur les années écoulées depuis 1989, la Roumanie a beaucoup changé. Pourtant, beaucoup reste encore à faire avant d’arriver au niveau des pays où la démocratie est consolidée.

    Passons en revue quelques faits significatifs retenus par România liberă. En première position, on retrouve, comme on aurait pu s’attendre, l’adhésion à l’Union européenne, avec le libre accès sur les marchés. Ensuite, le statut de membre de l’OTAN – un changement de paradigme en matière sécuritaire. La libre circulation est un atout incontestable. La propriété privée est importante, aussi. Notons que des biens saisis par les communistes ont été ou continuent d’être restitués à leurs anciens propriétaires, un processus qui se fait non sans mal. L’initiative privée s’est manifestée pendant toutes ces années. Malgré ses travers, l’accès aux sources de financement existe maintenant en Roumanie. La possibilité de choisir est non moins importante. La liberté de la parole et celle de la justice sont des faits. Dans la liste des choses acquises, l’accès à Internet compte.

    De nombreuses nouvelles institutions universitaires sont apparues, mais les études à l’étranger sont une possibilité pour les Roumains maintenant. L’accès de la population aux biens de consommation courante n’était pas acquise avant 1989 ; actuellement, si. La législation roumaine a été harmonisée sur la législation européenne. La population a maintenant un libre accès aux informations, ce qui n’était pas le cas avant 1989. La publication a également listé la variété de possibilités pour les loisirs, l’accès à une vie culturelle diversifiée, l’influence des Roumains de la diaspora, le changement de mentalités et la démocratie ; nous ne croyons plus possible le retour au communisme.

    Gândul dresse le bilan des 10 années depuis l’adhésion de la Roumanie à l’UE. Voici quelques aspects. Pendant cette décennie, le PIB du pays a connu une hausse de 63%. Le PIB par habitant s’est accru de 38% par rapport à la moyenne de l’UE à 57%. Selon les différentes sources, 1,5 à 4 millions de Roumains ont quitté le pays, ce qui pose un problème pour trouver de la main d’œuvre. L’inflation a baissé de 6,5% en 2006 à moins de 2% maintenant.

    Le Centre international antidrogue et pour les droits de l’homme a réalisé un sondage sur le sujet dont nous nous occupons. Environ 60% des Roumains sont d’avis que l’adhésion à l’Union européenne a changé leur vie en pire, mettant en cause principalement la perte des emplois. Le nombre de ceux qui font état de ce problème suit un cours constamment ascendant. Le pourcentage de ceux qui affirment que l’adhésion à l’UE a eu un impact négatif sur leur vie est à la hausse de 2% par rapport au sondage antérieur. Pour 31%, le changement s’est fait dans le bon sens. 53% des Roumains questionnés ont affirmé ne pas savoir quelles sont les institutions européennes et quel est leur rôle, un pourcentage à la baisse. 51% ne connaissent pas les droits et devoirs d’un citoyen européen, mais ce taux est également à la baisse. La montée de la corruption est le deuxième problème que pointent les sondés, saisi par 21% d’entre elles. Les Roumains pensent que le gouvernement est le principal responsable pour le fait que la Roumanie enregistre le taux le plus bas d’absorption des fonds européens. 51% ont affirmé avoir donné des pots-de-vin comme auparavant.

  • 23.11.2016 (mise à jour)

    23.11.2016 (mise à jour)

    Budget – Le gouvernement de Bucarest a approuvé mercredi 2e le collectif budgétaire pour l’année 2016. Selon la ministre des Finances, Anca Dragu, il s’agit d’une rectification positive qui témoigne de «la manière efficace » dont l’argent public a été géré ainsi que de la croissance économique. Ce budget rectificatif vise notamment la santé, les investissements, les paiements directs dans l’agriculture et l’appui aux projets et aux politiques dans les domaines de l’éducation et de la sécurité sociale, financés par l’administration publique locale. Le collectif a visé la redistribution de certains fonds qui ne peuvent plus être dépensés avant la fin 2016, afin d’assurer le financement de programmés en cours de déroulement et il est basé sur le maintien de la cible de déficit budgétaire de 3% du PIB.

    Corruption – La Direction nationale anticorruption a demandé mercredi au président de la Roumanie de donner son avis favorable pour le démarrage de poursuites pénales contre les anciens ministres Dan Nica, Alexandru Athanasiu et Adriana Ţicău, accusés d’abus de fonctions dans le cadre du dossier appelé « Microsoft 2» visant l’octroi de licences Microsoft. Dan Nica a été ministre des Télécommunications et des technologies de l’information entre 2000 et 2004, Adriana Ţicău a été secrétaire d’Etat et ministre des Télécommunications et des technologies de l’information entre 2003 et 2004, alors qu’Alexandru Athanasiu est un ancien ministre de l’Education et de la recherche. Ils sont accusés d’avoir initié, approuvé et soutenu des projets de décrets gouvernementaux par lesquels a été approuvée la conclusion du contrat de location de licences Microsoft avec la compagnie Fujitsu Siemens. Un contrat qui a par la suite été élargi aux produits éducationnels de Microsoft, sans qu’il existe une nécessité fondée en ce sens. Le préjudice causé par cette affaire a été estimé à 67 millions de dollars. Dans le même dossier, les procureurs anticorruption ont demandé mardi l’avis de la Chambre des Députés de Bucarest pour démarrer les poursuites pénales à l’encontre du député Eugen Bejinariu, ancien secrétaire général du Gouvernement à l’époque 2003 – 2004. Il est accusé d’abus de fonction. Les députés doivent se prononcer sur ce cas le 28 novembre.

    Radio – 11 anciens et actuels membres du Conseil d’Administration de la Radiodiffusion publique roumaine, y compris le président directeur général Ovidiu Miculescu ont été mis en examen par les procureurs du Parquet auprès du Tribunal de première instance du Premier arrondissement de Bucarest, pour abus de fonctions et conflit d’intérêts. Selon le Parquet, entre juillet 2011 et janvier 2014, ces responsables auraient pris une série de décisions au Conseil d’administration de la Radio publique, visant la signature de contrats de services. En échange, ces personnes auraient reçu de manière illégale des bénéfices d’environ 90.000 euros. Le communiqué du Parquet précise aussi que « la continuation des poursuites pénales est une étape du procès pénal réglementé par le Code de procédure pénale, ayant pour but l’administration des preuves, une activité qui ne peut aucunement enfreindre le principe de la présomption d’innocence.» La semaine dernière, des perquisitions ont été effectuées au siège de la radio publique et à l’unité d’exploitation d’une société commerciale avec laquelle la Radio a déroulé des activités commerciales, suite auxquelles on a mis en exécution 11 mandats d’amener. Selon un communiqué publié mardi par la Société roumaine de radiodiffusion, les recherches portent sur le mandat de l’ancien Conseil d’Administration de l’institution.

    Intégration européenne – Au cours des 10 années depuis son adhésion à l’UE, la Roumanie a reçu des
    fonds communautaires chiffrés à 39
    milliards d’euros, a déclaré mercredi le conseiller présidentiel Leonard Orban
    lors d’une conférence organisée pour marquer une décennie depuis l’intégration
    européenne du pays. Ancien commissaire européen, Leonard Orban a affirmé que
    pour la même période, la contribution de Bucarest au budget de l’Union a été de
    quelque 13 milliards d’euros. Au cours de cette période, le PIB de la Roumanie
    a augmenté d’environ 60%, soit de 98 milliards d’euros en 2006 à 158 milliards
    d’euros en 2015. Ce qui plus est, les investissements étrangers directs ont
    quasi doublé, de 34,5 milliards d’euros en 2006 à 64,4 milliards d’euros en
    2015.

    Météo – Dans les 24
    prochaines heures le ciel sera plutôt couvert et l’on attend du brouillard et
    de la giboulée par endroits. Les températures maximales iront de 4 à 14 degrés.

  • Pourquoi la Roumanie ne fait-elle pas encore partie de l’espace Schengen?

    Pourquoi la Roumanie ne fait-elle pas encore partie de l’espace Schengen?

    Récurrente depuis quelques années déjà, la question de l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen a été récemment abordée à Bucarest, lors de la réunion annuelle de la diplomatie roumaine. L’occasion pour le chef du gouvernement, Dacian Cioloş, de rappeler que cela fait maintenant plus de 5 ans que la Roumanie se voit refuser l’accès dans l’espace européen de libre circulation pour des raisons politiques. Ces raisons-là, les réalités que nous vivons tous les ont déjà largement dépassées, estime le responsable roumain. Bucarest, qui poursuit constamment cet objectif de politique extérieure, a déployé des efforts considérables en ce sens et rempli les critères techniques, fait reconnu d’ailleurs par les décideurs de Bruxelles.

    Prévue initialement pour mars 2011, l’adhésion reste toujours un but à atteindre. Ultérieurement véhiculées, les variantes d’une adhésion par étapes, dont la première devait concerner les frontières aériennes et maritimes, ne se sont concrétisées non plus. Le sujet s’est retrouvé aussi à l’agenda des discussions que le président roumain Klaus Iohannis a eues à Bucarest avec son homologue français, François Hollande. Klaus Iohannis avait réaffirmé alors que la Roumanie agissait depuis longtemps comme un membre de facto de l’espace Schengen et qu’elle avait très bien géré la crise migratoire.


    « Ce serait profitable pour l’UE que la Roumanie apporte son expertise dans cet espace. Pour des raisons pratiques, cela ne peut pas se faire d’un seul coup. Nous devons entreprendre au plus tôt les démarches nécessaires auprès de Bruxelles afin que tout le monde puissent bénéficier de la sécurité des aéroports roumains », a affirmé le président Iohannis. « La Roumanie a investi dans le contrôle de la circulation des personnes qui transitent par les aéroports, se dotant d’une structure importante pour notre sécurité. C’est, pour nous, un élément essentiel dans la lutte contre le terrorisme. Les discussions doivent donc être menées à Bruxelles, pour voir quelle pourrait être la contribution des aéroports de Roumanie à l’intérieur de Schengen, de par leur efficacité », a affirmé, à son tour, le président français. Tout comme dans le cas de l’adhésion à l’UE, concrétisée en 2007, la Roumanie et la Bulgarie parcourent ensemble le processus d’intégration à l’espace de libre circulation. La question qui se pose est de savoir si ce tandem restera valable jusqu’à la fin ou bien si des négociations séparées seront envisageables à un moment donné.

    Voici les explications de Iulian Chifu, professeur des universités et directeur du centre de préventions des conflits. « La possibilité d’un découplage entraine des complications plus amples, ce qui ne veut pas dire qu’elles sont impossibles, à l’exception de la situation quand les arguments sont suffisamment faibles pour qu’ils ne permettent un tel découplage. C’est à dire qu’il est plus simple de suivre une variante déjà consacrée, habituelle, que de faire nos partenaires européens accepter un changement majeur en l’absence d’arguments vraiment forts en faveur d’une séparation des deux pays. A l’heure actuelle on n’est toujours pas là. A présent, nous avons le même type d’approche que nos partenaires européens. »

    Si Bucarest bénéficie d’un appui important en Europe pour ce qui est de son adhésion, il existe aussi des pays où les leaders politiques doivent obtenir l’aval de leurs Parlements pour adopter des décisions de politique étrangère. Un de ces pays, et peut-être celui qui a combattu avec le plus de véhémence l’adhésion de la Roumanie à l’espace européen de libre circulation, a été les Pays-Bas. Les élus nationaux néerlandais affirment que Bucarest n’a pas réussi à mettre en place toutes les demandes initiales pour devenir membre de l’UE. « La Roumanie n’était pas prête à devenir membre de l’Union, lors de son adhésion en 2007. Elle était prête de plusieurs points de vue, mais pas aux chapitres essentiels : législation, système judiciaire, application des lois d’une manière efficace et impartiale», disent-ils, insistant sur le lien entre l’espace Schengen et le respect des normes européennes. Ce qui plus est, hormis l’opposition des partis eurosceptiques, à l’heure actuelle l’UE a tout un agenda de problèmes qui commence par des thèmes extrêmement compliquées liés à l’existence même de l’Union, son changement, la réforme du projet européen, des éléments du leadership européen qui pourraient être assumés, autant d’éléments portant sur l’existence même de l’Union Européenne.

    C’est par ces mots que Iulian Chifu décrit le contexte dans lequel Bucarest et Sofia espèrent toutefois adhérer à l’espace européen de libre circulation. Ecoutons-le : «Quand l’agenda contient des sujets tels le terrorisme, la migration, les combattants étrangers, l’insécurité, et l’apparition, partout en Europe, de partis xénophobes, populistes, antisystème, les thèmes concernant l’élargissement, les réformes dans les Balkans et l’accès de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace européen de libre circulation trouvent difficilement une place au premier plan de la scène politique, notamment parce que celle-ci est déjà remplie. Le Brexit et la situation de la Grèce, qui ne réussit toujours pas à obtenir les performances exigées par Bruxelles, sont des thèmes vraiment importants. Le Brexit d’ailleurs est une situation inédite pour l’Europe. »

    Autrement dit, dans ce contexte compliqué, la perspective d’une adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen, qui traine d’ailleurs depuis plusieurs années, est toujours assez éloignée. (trad. Alexandru Diaconescu, Mariana Tudose)

  • 25.04.2015 (mise à jour)

    25.04.2015 (mise à jour)

    Séisme – Un puissant séisme de magnitude 7,8 a fait plus de mille morts et provoqué dimportants dégâts au Népal samedi, les violentes secousses ébranlant aussi certaines régions dInde, de Chine et du Bangladesh. L’ambassade roumaine à New Delhi, la capitale indienne, a annoncé qu’elle n’avait reçu aucune requête d’assistance consulaire de la part des ressortissants roumains se trouvant dans la région. De même, il n’y avait pas de confirmation officielle quant à la présence de citoyens roumains parmi les victimes, a encore fait savoir la mission diplomatique de Bucarest à New Delhi. Sur les réseaux sociaux, l’alpiniste Alex Glavan a annoncé qu’il était sain et sauf. Il entreprend une ascension du mont Pumori, à quelque 8 kilomètres à l’ouest d’Everest, ravagé par les avalanches provoquées par le séisme.



    CIA — La présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Anne Brasseur, demande aux autorités roumaines une enquête « sérieuse » après que l’ex-président roumain Ion Iliescu avait confirmé l’existence d’un centre de détention secret de la CIA sur le territoire roumain. Dans un communiqué posté sur le site internet de l’Assemblée, Mme Brasseur « salue l’aveu » de Ion Iliescu, soulignant qu’il appartenait « désormais aux procureurs roumains d’amener les auteurs des infractions commises, quelles qu’elles soient, à rendre compte de leurs actes».


    L’ancien président de gauche de la Roumanie, Ion Iliescu, avait déclaré, en première, pour la publication allemande Der Spiegel, qu’il avait avalisé une demande visant la mise à la disposition de la CIA d’un immeuble sur le territoire roumain. Il a expliqué que les autorités roumaines ne se sont pas ingérées dans les activités de l’Agence américaine et ne savaient pas ce qui s’y passait. « Cela a été un geste de bienveillance vis-à-vis des Etats Unis, avant l’adhésion de la Roumanie à l’OTAN, devenue effective en 2004 », a encore indiqué Ion Iliescu aux journalistes allemands. Ces révélations ont suscité un tollé dans le pays, tandis que Bucarest a toujours nié l’existence en Roumanie de tels centres exploités par la CIA.



    UE A l’occasion du dixième anniversaire de la signature du traité d’adhésion de la Roumanie à l’UE, le président roumain Klaus Iohannis affirme que ce moment avait entériné la reconnaissance par les pays communautaires du fait que Bucarest était préparé à se joindre à cet espace défini par des valeurs telles la démocratie, l’Etat de droit, l’économie de marché ou encore le respect des droits et des libertés fondamentales de l’être humain. Dans un message publié samedi, le chef de l’Etat roumain rappelle qu’en intégrant l’UE, les Roumains ont ainsi bénéficié d’avantages multiples, dont la mise en place d’un cadre législatif harmonisé avec les normes européennes, l’accès aux fonds structurels et de cohésion, la participation à la prise de décisions pour l’ensemble de l’Europe unie, la libre circulation des personnes sur le territoire communautaire et l’entrée des compagnies roumaines sur le marché unique. Il y a pourtant certains retards dans le processus d’intégration, précise le président roumain, Klaus Iohannis, citant notamment l’entrée du pays dans l’espace Schengen ou bien l’adoption de la monnaie unique, mais la Roumanie reste profondément déterminée à mener à bien ces objectifs, le plus rapidement possible, assure enfin le chef de l’Etat.


    A son tour, le premier ministre Victor Ponta estime que l’UE est déjà une composante indissociable de la vie des Roumains, l’appartenance à l’UE leur garantissant de nombreux bénéfices économiques, sociaux, sécuritaires et diplomatiques, apprend-on d’un message du chef du Cabinet, publié à l’occasion.


    Selon le dernier Eurobaromètre, 60% des Roumains font confiance à l’UE, tandis que 74% d’entre eux se disent optimistes quant à l’avenir de la communauté.



    Finances — Le ministre roumain des Finances publiques, Eugen Teodorovici, participe à la réunion informelle du Conseil pour les Affaires économiques et financières, ECOFIN, qui se tient dans la capitale lettone, Riga. Les ministres spécialisés des 28 s’y penchent sur les défis à court et long terme que doit relever le budget de l’UE, sur la stabilité financière, ainsi que sur les mesures à prendre pour confirmer le redémarrage et la croissance économiques communautaires. L’union des marché des capitaux ainsi que l’amélioration de la transparence financière devraient largement occuper les ministres des Finances des Etats membres, durant cette réunion.


    Récemment, le FMI a révisé à la hausse ses estimations visant la progression du PIB roumain, qui devrait se chiffrer à 2,7% en 2015, tandis que la progression devrait se confirmer en 2016 aussi, la croissance économique devant atteindre les 2,9% pour la Roumanie. Lueurs d’espoir pour l’économie mondiale également, le FMI tablant sur une croissance de 3,5% en 2015 et de 3,8% en 2016, par rapport aux 3,4% en 2014.



    Réunion — La Roumanie et la Bulgarie peuvent mieux défendre leurs intérêts au sein de l’UE si elles agissent ensemble, ont fait savoir les premiers ministres roumain et bulgare, Victor Ponta et Boyko Borissov, à l’issue de la réunion conjointe de leurs cabinets respectifs, qui s’est tenue à Craiova, dans le sud de la Roumanie. Nous sommes entrés ensemble dans l’UE, nous allons intégrer conjointement l’espace Schengen et c’est toujours ensemble que nous allons développer les projets du plan Junker, a précisé le premier ministre roumain, Victor Ponta. Conjointement, les deux pays montreront aussi à la Serbie et aux autres pays de la région quelle est la voie à suivre en matière d’intégration européenne, a encore estimé le chef de l’exécutif roumain. Même prise de position du côté du premier ministre bulgare. Boyko Borisov a souligné que les deux pays voisins, séparés par le Danube, pouvaient promouvoir d’une manière plus efficace leurs intérêts régionaux et communautaires s’ils mettaient ensemble leurs efforts. Les pourparlers des deux gouvernements avaient visé la situation dans la région des Balkans occidentaux, le Partenariat oriental de l’UE et la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, dont la stratégie pour la région danubienne.



    Démographie — Le vieillissement de la population roumaine s’est accentué durant les 12 derniers mois, une tendance qui devrait se renforcer, selon l’Institut national des statistiques. Selon les chiffres présentés à la presse, le nombre des personnes âgées de plus de 65 ans est supérieur de 0,3% à celui des jeunes, tandis que ce rapport était inversé l’année dernière. L’âge moyen de la population est de 40,7 ans, soit 0,3 ans de plus par rapport au 1er janvier 2014. Par ailleurs, le nombre des citoyens roumains ayant leur domicile sur le territoire de la Roumanie était de 22,279 millions au 1er janvier 2015, soit 0,3% de moins par rapport au 1er janvier 2014, selon l’Institut national des statistiques. A noter aussi que la population urbaine et de sexe féminin sont majoritaires, selon la même source.



    Visas — Le ministère roumain des Affaires étrangères s’est félicité de la récente décision du gouvernement canadien d’inscrire la Roumanie sur la liste des pays bénéficiaires du système dAutorisation de voyage électronique (AVE). Les titulaires dun visa canadien durant les dix dernières années ou encore les détenteurs dun visa temporaire pour les Etats-Unis pourront ainsi entrer sans visa sur le territoire canadien suite à lenregistrement automatique dans le système AVE. Cette décision, étape importante dans le processus délimination totale des visas pour le Canada, est le résultat du dialogue constant et suivi des autorités roumaines et canadiennes sur ce dossier, peut-on encore lire dans un communiqué de la diplomatie roumaine.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Simona Halep, numéro trois mondiale, a raté sa qualification dans la finale du tournoi WTA de Stuttgart, en Allemagne. Dans les demi-finales, elle s’est inclinée devant la Danoise Caroline Wozniacki, numéro 5 mondiale, lors d’un match qui a duré pas moins de 3 heures. Malgré cette défaite, Simona Halep doit monter lundi à la 2e place mondiale, suite à l’élimination prématurée, à Stuttgart, de la Russe Maria Sharapova.


    Pendant ce temps, la finale du tournoi ATP « BRD Năstase-Ţiriac Trophy » se poursuit à Bucarest. La finale sera jouée par le Tchèque Jiri Vesely, tête de série n° 7, et l’Espagnol Guillermo Garcia-Lopez, tête de série n° 5. Les Roumains Marius Copil et Adrian Ungur se sont, eux, qualifiés dans la finale de l’épreuve du double.

  • 29.03.2015

    29.03.2015

    Ambassadeur — Le nouvel ambassadeur américain en Roumanie, Hans Klemm, se rendra rapidement à Bucarest — a déclaré, en exclusivité à Radio Roumanie, Mac Thornberry, le président républicain de la Commission pour les Services Armés de la Chambre des représentants de Washington. Il a expliqué que le retard enregistré dans la désignation d’un ambassadeur à Bucarest était dû à des problèmes de politique interne américaine, sans aucun rapport avec la Roumanie, un des meilleurs alliés des USA. Lundi, le président Barack Obama avait désigné au poste d’ambassadeur à Bucarest Hans Klemm, diplomate et conseiller du sous-secrétaire pour le Management, au Département d’Etat ; cette nomination doit encore être approuvée par le Congrès. Le dernier ambassadeur des EU en Roumanie a été Mark Gittenstein, dont le mandat avait pris fin en décembre 2012.


    Marche contre le terrorisme — Présent ce dimanche, à Tunis, à la marche internationale de solidarité contre le terrorisme, le chef de la diplomatie roumaine Bogdan Aurescu a présenté un message de condamnation des actes terroristes et de soutien des autorités tunisiennes dans leurs efforts de combattre ces actes. Au cours d’un entretien avec son homologue tunisien, Taieb Baccouche, le ministre roumain des affaires étrangères a exprimé la solidarité du peuple roumain avec le peuple tunisien et a présenté l’initiative roumaine de création d’une cour de justice internationale contre le terrorisme ; cette idée a été reçue avec beaucoup d’intérêt par son interlocuteur. Le ministre Bogdan Aurescu a également été reçu par le président du parlement et par le président e la Tunisie, Beji Caïd Essebsi.


    Diplomatie — Les Pays-Bas sont en train d’agir pour que l’adhésion de la Roumanie à l’espace de libre circulation Schengen soit possible, a déclaré ce dimanche le chef de la diplomatie néerlandaise, Bert Koenders, dans une interview à Radio Roumanie. Selon lui, La Haye examinera la situation pour voir si cette adhésion puisse avoir lieu ou non au cours de cette année. Les Pays-Bas se sont constamment opposés à l’adhésion de Bucarest à l’espace Schengen, une question où la décision est prise à l’unanimité par les pays membres de l’UE.


    Ministres — Deux nouveaux ministres des finances et respectivement des fonds européens prêteront serment lundi à Bucarest. Eugen Teodorovici, jusqu’ici titulaire du portefeuille des fonds européens, assumera celui des finances publiques, devenu vacant suite à la démission de Darius Vâlcov, enquêté pour corruption. De ce fait, le fauteuil de ministre des fonds européens sera occupé par Marius Nica, ancien secrétaire général du ministère du travail. C’est le premier ministre Victor Ponta qui a fait ces nominations, acceptées par le président de la Roumanie, Klaus Iohannis.


    Procession — Environ 2.000 fidèles catholiques ont participé ce dimanche à la procession du Dimanche des Rameaux organisée par l’Archevêché catholique à Bucarest. En tête du cortège, de jeunes fidèles ont porté la Croix de la journée mondiale de la jeunesse, célébrée le dimanche des rameaux.


    Séisme — Un tremblement de terre de 4,9 sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche la nuit dernière dans la région de Vrancea, à l’est de la Roumanie. La secousse sismique, la plus forte enregistrée cette année, a été ressentie dans cinq villes du pays, dont la capitale, Bucarest. Plusieurs tremblements de terre de faible magnitude se sont produits en Roumanie les six derniers mois ; le plus fort, de 5,7 sur Richter, date de novembre dernier, son épicentre étant également localisé dans la zone de Vrancea.

  • 29.04.2014 (mise à jour)

    29.04.2014 (mise à jour)

    Schengen — La Roumanie et la Bulgarie doivent être admises dans l’espace Schengen dans les conditions où elles satisfont aux critères d’adhésion, ont affirmé ce mardi les candidats à la présidence de la Commission européenne Martin Shulz, pour les socialistes européens, et Jean-Claude Juncker pour le PPE, dans le cadre d’un débat au Parlement européen. Martin Schulz a affirmé que le Traité Schengen contenait de nombreuses pré-conditions mais stipulait clairement que lorsqu’un Etat remplissait les critères, il avait le droit d’adhérer à l’espace de libre circulation. A la fin de son mandat, cette Commission a démontré que la Roumanie et la Bulgarie avaient rempli les critères d’adhésion’’, a déclaré à son tour Jean-Claude Juncker. Le candidat des libéraux européens, Guy Verhofstadt, a abordé la mobilité des travailleurs, critiquant les Etats qui affirment que les Roumains et les Bulgares s’y rendaient afin de profiter de leurs systèmes de sécurité sociale. Bucarest et Sofia auraient dû entrer dans Schengen en mars 2011, mais leur adhésion a été reportée en raison de l’opposition exprimée par certains Etats membres.



    Adhésion — La République de Moldova s’est proposé de devenir membre de pleins droits de l’UE en 2019, au moment où la Roumanie assurera la présidence tournante de l’Union, a déclaré le premier ministre moldave, Iurie Leancă. A son tour, le chef du gouvernement roumain, Victor Ponta, a souligné que la Roumanie continuerait à soutenir inconditionnellement l’intégration européenne de l’Etat voisin. Les deux hommes se sont rencontrés mardi dans une commune située à la frontière entre les deux pays, au lendemain de la suppression des visas européens pour les citoyens moldaves.



    Défense — Le ministre canadien de la défense a annoncé le départ vers la Roumanie de 6 avions CF-18 Hornet, une partie de la contribution du Canada aux mesures décidées par l’OTAN pour renforcer la sécurité des alliés d’Europe centrale et de l’est. Les 6 appareils de combat se joindront aux forces aériennes roumaines et américaines dans des missions d’entraînement, a précisé le ministre canadien Rob Nicholson. L’Alliance nord-atlantique a récemment annoncé qu’elle disposerait de plusieurs avions et bâtiments de guerre et qu’elle renforcerait la préparation de ses forces terrestres.



    Compétition — Le trois mâts-école “Mircea” de la marine militaire roumaine participe à la compétition Black Sea Tall Ships Regatta 2014 (La régate des grands voiliers de la Mer Noire) qui réunira, du 30 avril au 27 mai, des bateaux de Bulgarie, Malte, Royaume Uni, Pakistan, Russie, Espagne, Turquie et Ukraine. La Roumanie sera représentée, en plus du navire “Mircea”, qui fête 75 ans de bons et loyaux services dans la marine roumaine, par le voilier “Adornate”. Le coup d’envoi de la compétition sera donné le 3 mai dans le port bulgare de Varna. L’arrivée est prévue pour le 24 mai, dans le port roumain de Constanţa.



    Tennis de table — La nationale féminine de tennis de table de Roumanie a été battue mardi par la Chine, championne du monde sortante, dans le 3e match de la poule A de la première division du Championnat du monde qui se déroule à Tokyo. Après une première victoire sur les Slovaques, les Roumaines avaient aussi perdu la rencontre avec la Corée du Nord. La sélection masculine a été battue par le Japon après une première défaite face à la France.

  • La semaine du 31 mars au 5 avril 2014

    La semaine du 31 mars au 5 avril 2014

    Accise controversée




    A compter du 1er avril, une accise controversée de 7 centimes d’euro par litre de carburant est appliquée en Roumanie, et qui entraîne une hausse moyenne de 0,4 lei par litre du prix de l’essence, du gazole et du kérosène. Les transporteurs routiers se verront restituer 4 sur les 7 centimes, a précisé le premier ministre Victor Ponta. La mesure vise les transporteurs de marchandises, de personnes, mais aussi la Poste roumaine. Cet argent sera remboursé chaque trimestre sur présentation d’une facture pour le carburant acheté. La mesure mécontente pourtant les transporteurs ferroviaires. Ils contestent l’accise appliquée aux carburants, qu’ils considèrent discriminatoire. Le président Traian Băsescu estime, quant à lui, que cette taxe est abusive et profondément nocive pour l’économie et la population. En revanche, la chef de la mission du FMI pour la Roumanie, Andrea Schaechter, trouve que le programme économique agréé avec les autorités roumaines est sur la bonne voie.




    Majoration des prix




    D’autres majorations, en vigueur depuis le 1er avril, concernent le tabac et le gaz naturel. Selon le calendrier relatif à l’élimination des prix réglementés, le tarif du gaz augmente de 2% pour les ménages et de 5% pour les consommateurs industriels. Les cigarettes reviendront elles aussi plus cher, les fumeurs devant payer 0,5 lei supplémentaires par paquet. De l’avis des spécialistes, cette mesure vise à rapprocher le prix des cigarettes bon marché de celui des cigarettes de première classe. En échange, la facture pour la téléphonie mobile diminuera. Conséquence: on paiera moins cher les conversations menées sur des réseaux téléphoniques différents, du fait de la diminution des coûts d’interconnexion. Les nouveaux tarifs ont un caractère obligatoire pour tous les 46 opérateurs de téléphonie fixe et les 6 fournisseurs de services de téléphonie mobile de Roumanie. Autre bonne nouvelle : les autorités de Bucarest n’envisagent pas d’accroître le prix de l’électricité. Les analystes estiment que les tarifs dans ce secteur devraient même baisser, en raison de la concurrence des différents fournisseurs.




    Elections parlementaires




    Le Bureau Electoral Central a repoussé les demandes d’inscription aux élections parlementaires du 25 mai prochain déposées par plusieurs partis politiques et candidats indépendants. La décision la plus dure concerne le Parti de la Grande Roumanie (nationaliste-populiste, extraparlementaire), qui s’est vu rejeter aussi bien la liste avancée par Corneliu Vadim Tudor, que celle dressée par Gheorghe Funar, au nom des deux camps qui se disputent actuellement la direction du parti. Parmi le candidatures rejetées, celle de l’indépendant Mircea Diaconu, comédien très connu des Roumains, a suscité un vif émoi. Quant aux listes de candidature déposées par les partis parlementaires, elles ont été toutes admises par le Bureau Electoral Central. Il s’agit des partis au pouvoir, à savoir l’Alliance de gauche Parti Social-Démocrate – Parti Conservateur-Union Nationale pour le Progrès de la Roumanie et l’Union Démocratique des Magyars de Roumanie, des formations politiques d’opposition, le PNL et le PDL, mais aussi du Parti Populaire – Dan Diaconescu (populiste, parlementaire). Parmi les partis non parlementaires dont les listes ont été acceptées par le Bureau Electoral Central, on retrouve aussi le Mouvement Populaire et la Force Civique (pro-présidentiels), mais aussi le Parti National Paysan Chrétien et Démocrate (premier parti de Roumanie à avoir été admis dans le Parti Populaire Européen). Ont également été admises les candidatures de certains indépendants, dont celle de l’ancienne championne mondiale de gymnastique sportive, Corina Ungureanu.




    10e anniversaire de l’adhésion de la Roumanie à l’OTAN




    Le Parlement de Bucarest s’est réuni mardi en séance solennelle consacrée au 10e anniversaire de l’intégration de la Roumanie à l’OTAN. Y ont participé le chef de l’Etat, Traian Basescu, et les anciens chefs de l’Etat, Ion Iliescu et Emil Constantinescu. Durant les 10 ans d’appartenance à l’Alliance nord-atlantique, près de 40 mille militaires roumains ont participé à des missions de maintien de la paix dans les Balkans Occidentaux, en Afghanistan, en Irak et dans le nord de l’Afrique. 26 militaires roumains ont perdu la vie sur les théâtres d’opérations et 140 ont été blessés. Le 29 mars 2004, Bucarest déposait les instruments de ratification de l’adhésion au siège du Département d’Etat des Etats-Unis, pays dépositaire du Traité de l’Alliance de l’Atlantique Nord. Le 2 avril 2004, le drapeau de la Roumanie était hissé au siège de l’OTAN, à Bruxelles, lors d’une cérémonie officielle.




    L’OTAN réexamine ses relations avec Moscou




    L’OTAN a décidé de suspendre toute la coopération pratique militaire et civile avec la Russie, suite à l’intervention militaire russe en Ukraine et à la violation par Moscou de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de cette ancienne république soviétique. L’Alliance a annoncé qu’elle réexaminerait ses relations avec Moscou à l’occasion de la prochaine réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères, prévue en juin. Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a accusé la Russie d’avoir « violé chaque principe des engagements internationaux qu’elle avait pris, et tout premièrement celui de ne pas envahir d’autres pays ». Pour détendre la situation, la Russie a annoncé un « retrait progressif » de ses troupes massées à la frontière commune avec l’Ukraine, mais elle continue de maintenir sa pression sur Kiev. Le géant énergétique russe Gazprom a accru le tarif du gaz livré à l’Ukraine, dont les dettes dépasseraient les 2 milliards de dollars, selon Gazprom. L’UE et les Etats Unis ont dénoncé l’utilisation de l’énergie comme « arme politique ou instrument d’agression » et ont averti la Russie au sujet des conséquences économiques de sa politique de déstabilisation de l’Ukraine. (Trad.: Ligia Mihaiescu, Mariana Tudose, Alexandra Pop)


  • 21.01.2014 (mise à jour)

    21.01.2014 (mise à jour)

    Visite — Le président roumain Traian Băsescu a affirmé mardi à Ramallah, lors des déclarations conjointes avec le président des Territoires Palestiniens, Mahmoud Abbas, que les négociations israélo-palestiniennes sont censées apporter la paix et non pas rétablir la vérité historique. Il a également précisé que la Roumanie soutient sans réserves l’initiative de paix du secrétaire d’Etat américain John Kerry. Par ailleurs, le chef de l’Etat roumain a fait savoir qu’une commission mixte roumano – palestinienne se réunirait à Bucarest du 12 au 14 février. Et lui d’ajouter que la Roumanie continuera à offrir des bourses d’études aux jeunes palestiniens. Notons que Traian Basescu avait auparavant effectué une visite officielle en Israël, lors de laquelle il s’était entretenu avec son homologue Shimon Peres, avec le premier ministre Benjamin Netanyahu et autres responsables politiques de Tel Aviv.



    Accord – Une mission du FMI et de lUnion européenne examine à Bucarest l’accord stand-by conclu avec la Roumanie l’année dernière. Selon les représentants du FMI, les entretiens sont dominés par les dernières évolutions économiques et les priorités des réformes structurelles. A l’agenda des discussions figurent aussi les mesures à prendre pour compenser la baisse de recettes liée au report de trois mois dune accise supplémentaire sur le carburant. Le premier ministre roumain Victor Ponta opine qu’il est très tôt de mettre ce sujet sur le tapis vu que la situation des recettes ne sera connue qu’à la moitié de l’année et que ce n’est qu’alors qu’on pourrait décider de la nécessité des mesures de compensation. Et d’ajouter qu’à partir du 1er juillet prochain on envisage de réduire le niveau des cotisations de sécurité sociale et de renoncer à l’imposition du profit réinvesti.



    Justice – La Roumanie a enregistré des progrès dans bon nombre de domaines, mais l’indépendance de la justice continue à susciter certaines inquiétudes, relève le projet du rapport de suivi du Mécanisme de coopération et vérification de la justice en Roumanie, indique l’agence Agerpres. Dans le document, la Commission européenne recommande aux parlementaires de respecter l’indépendance de la justice et les décisions judiciaires. Le rapport dans le cadre du Mécanisme de coopération et de vérification dans le domaine de la justice en Roumanie sera publié mercredi et fera le point sur les progrès enregistrés depuis le dernier rapport, rendu public en janvier 2013, a fait savoir le porte-parole de la Commission européenne, Mark Gray. Rappelons que la justice roumaine et bulgare sont soumises à un système de surveillance depuis l’adhésion des deux pays à l’UE.



    Fonds — Le commissaire européen à la politique régionale, Johannes Hahn, a félicité, mardi, à Bruxelles, le ministre roumain en charge des fonds européens, Eugen Teodorovici, pour les réalisations de Bucarest en 2013 en matière d’absorption des fonds structurels. A son tour, Eugen Teodorovici a fait savoir que, lors de son entrevue avec l’officiel européen, il avait été convenu que l’Accord de partenariat et les plans opérationnels soient soumis à la Commission européenne respectivement au courant du mois de février et vers la fin mars. Teodorovici a également précisé que dans les deux prochaines années Bucarest devrait dépenser près de 12 milliards d’euros de fonds européens.



    Economie – En 2014, la Roumanie enregistrera une croissance économique de 2,4%, due notamment aux exportations et à la demande interne, peut-on lire dans un rapport publié mardi par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Selon elle, les principaux risques relèvent du niveau élevé des crédits non performants qui dépassent les 20% de l’ensemble des prêts, et de la baisse du financement transfrontalier par les banques étrangères. Le rapport indique également que les perspectives de croissance économique de la Roumanie sont limitées par la situation difficile dans la zone euro. En 2013 la BERD a investi en Roumanie 510 millions d’euros et participé à 32 projets. Le montant total des investissements de la BERD en Roumanie s’élève à 6,4 milliards d’euros.



    Travail – L’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et les Pays Bas sont les destinations préférées par les Roumains qui souhaitent travailler à l’étranger, relève une enquête réalisée par Operations Research en juin dernier et rendue publique cette année. Selon l’étude, 12% des Roumains ont travaillé à l’étranger pendant plus de trois mois, la destination la plus récente pour un tiers d’entre eux étant l’Italie. 86% des sondés n’envisageait pas de travailler dans un autre pays de l’UE dans les 6 mois à venir et ceux qui le souhaitaient ont opté pour l’Allemagne, suivie par l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France et les Pays Bas.



    Soutien – Il est important de faire passer des messages politiques de soutien aux autorités de République de Moldova afin de maintenir l’engagement de ce pays sur la voie européenne, a déclaré mardi à Bruxelles le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlatean. Selon le ministère roumain des Affaires étrangères, Titus Corlatean a invité ses homologues européens et les responsables de l’UE à participer à la réunion « Le Groupe d’Action européenne pour la République de Moldova », qui se tiendra à Bruxelles en février 2014, sous une co-présidence roumano-française. Le chef de la diplomatie roumaine a participé à Bruxelles au Conseil Affaires étrangères.



    Adhésion — Le gouvernement de Bucarest s’est félicité mardi de l’ouverture officielle à Bruxelles des négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE. Selon un communiqué de l’Exécutif roumain, ce moment représente la reconnaissance des efforts déployés par les autorités de Belgrade et par la société serbe dans son ensemble. Les analystes estiment que, sur les 35 chapitres de négociation, le plus compliqué sera celui qui a trait au processus de normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo, ancienne province serbe à population majoritairement albanaise. Notons que la Roumanie a constamment soutenu le parcours européen de Belgrade, exigeant toutefois que la minorité ethnique roumaine de la Vallée du Timoc, dans l’est de la Serbie, bénéficie d’un traitement adéquat.



    Accident — Les procureurs roumains ont ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de l’accident d’aviation survenu lundi dans l’ouest de la Roumanie, dans lequel deux personnes ont péri et cinq autres ont été blessées. Un avion de petite taille, transportant une équipe de médecins, a dû atterrir en catastrophe dans une région de montagne fort accidentée, située à plus de 1.400 mètres d’altitude. Les passagers ont été découverts par un garde-forestier, au bout de plusieurs heures de recherches, menées par les sapeurs-pompiers, les secouristes alpins et les habitants des lieux.


  • 21.02.2013

    21.02.2013


    Soutien – Le premier ministre roumain Victor Ponta se trouve à Paris dans une tentative d’obtenir le soutien économique et politique de la France y compris à l’adhésion de la Roumanie à Schengen. M. Ponta aura des entrevues avec le président français, François Hollande, le premier ministre Jean-Marc Ayrault et des représentants des plus grandes compagnies françaises. Les pourparlers portent principalement sur la relance du partenariat stratégique franco-roumain, le renforcement des relations économiques bilatérales et les moyens d’augmenter le volume des investissements français en Roumanie, notamment dans des domaines tels l’énergie, l’agriculture et l’infrastructure. La France est actuellement le quatrième investisseur étranger en Roumanie après les Pays-bas, l’Autriche et l’Allemagne.




    Défense – Le ministre roumain de la Défense, Mircea Dusa, s’est rendu à Bruxelles pour participer deux jours durant à la Réunion informelle des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN. L’agenda de la réunion sera dominé par l’évaluation politique et militaire de l’initiative Connected Forces et le renforcement du développement plurinational des capacités. Les discussions visent également l’avenir de l’Alliance, son niveau d’interopérabilité et le montant du financement dans le secteur de la défense.






    Cheval – Les autorités roumaines ont découvert et confisqué plusieurs lots de viande de cheval étiquettée comme étant de boeuf chez un producteur du département de Ilfov, près de Bucarest. Aux dires de l’Autorité Nationale Sanitaire, ce cas n’a pas de rapport avec le tout récent scandal de la viande chevaline découverte dans des plats au boeuf dans plusieurs pays de l’UE. La viande de cheval découverte en Roumanie était destinée au marché roumain.






    Sport – La sportive roumaine Dorottya Buzas a décroché à Brasov la médaille d’argent du biathlon, dans le cadre du Festival olympique de la Jeunesse européenne. C’est la troisième médaille de la Roumanie après l’or et l’argent remportés par Emil Imre, sur le mille mètres et respectivement le 500 mètres au patinage vitesse sur piste courte. Le Festival Olympique de la Jeunesse européene se poursuit à Brasov, dans le centre de la Roumanie. Au menu de cette avant-dernière journée de compétition, les spectateurs sont invités à assister aux concours de snowboarding, ski alpin, biathlon, ski fond, sauts à ski et hockey sur glace.