Tag: cybersécurité

  • 18.05.2019 (mise à jour)

    18.05.2019 (mise à jour)

    Exercice — L’exercice de communications et d’informatique le plus ample au niveau de l’OTAN – Steadfast Cobalt 2019 — commencera, dimanche, à Otopeni, à proximité de Bucarest. Y prennent part plus de 1200 militaires roumains et étrangers, de 35 structures du domaine des systèmes de communication et d’informatique de l’Alliance, précise le ministère roumain de la Défense, dans un communiqué. Prévu jusqu’au 2 juin, Steadfast Cobalt 2019 se propose une instruction en commun, en vue d’un soutien international dans les opérations de l’OTAN et l’exercice des procédures type nécessaires pour atteindre l’interopérabilité des ressources humaines et techniques.



    Emplois — Rome accueille jusqu’à dimanche une Bourse de l’emploi pour les Roumains désireux de rentrer en Roumanie. Dorin Coman, le président exécutif de l’association organisatrice, Casa România, a expliqué que le projet avait pris contour après avoir reçu des informations de Roumanie selon lesquelles il existe dans ce pays 250.000 postes d’ouvriers dans le domaine du bâtiment seulement. Selon lui, une autre visée, c’est de dispenser une information correcte sur ce qui se passe au pays, à savoir qu’il y a beaucoup d’emplois et que les salaires sont assez intéressants. Plusieurs compagnies roumaines y participent, notamment du domaine du bâtiment. Selon l’Institut national de la statistique de Rome, près d’un million 200.000 Roumains vivaient en Italie en 2018.



    Mobilier — Des producteurs roumains de mobilier participent, pour la 2e année de suite, à l’International Contemporary Furniture Fair New York – ICFF, une plate-forme américaine de design global. Du 19 au 22 mai, les compagnies roumaines exposeront leurs produits aux côtés de plus de 900 compagnies de 72 pays. Le pavillon national roumain est organisé par le ministère pour le Milieu des affaires, le Commerce et l’Entrepreneuriat en collaboration avec l’Association des producteurs de mobilier de Roumanie. Selon un communiqué du ministère, à l’édition de l’année dernière, la qualité, les matières premières et les matériaux écologiques, les finitions innovantes, mais aussi le respect des tendances, la variété des produits et de styles ont apporté aux producteurs roumains des contrats de près d’un million de dollars. A l’édition 2018, les compagnies roumaines ont été visitées par 1200 sociétés américaines, canadiennes, britanniques, brésiliennes et équatoriennes.



    Police aérienne — L’OTAN a disloqué un détachement italien à la Base de Mihail Kogălniceanu (sud-est) afin d’exécuter, en première en Roumanie, des missions de police aérienne. Les quatre prochains mois, 130 militaires italiens, des pilotes et du personnel technique ainsi que quatre aéronefs Eurofighter Typhoon prennent part à de telles missions, aux côtés de militaires des Forces aériennes roumaines et d’aéronefs MiG-21 Lancer sous commande alliée. Les missions de police aérienne menées conjointement visent à développer la capacité de réaction et de dissuasion et à renforcer l’interopérabilité entre les Forces aériennes des deux pays. Le fait d’avoir disloqué le détachement italien en Roumanie fait partie de la mise en œuvre du plan d’action pour assurer la capacité opérationnelle de l’OTAN en réponse aux défis de l’environnement de sécurité sur le flanc Est de l’Alliance.



    Cybersécurité — Les Etats de l’UE ont adopté un mécanisme qui permettra de sanctionner des personnes ou des entités hors UE qui commettent des attaques cybernétiques. Ce type de réponse aux attaques cybernétiques sera une première pour l’Union. Selon le nouveau mécanisme, Bruxelles pourra imposer des restrictions de voyage aux délinquants suspects, pourra geler les comptes et les biens des personnes et des organisations soupçonnées d’attaques cybernétiques.



    Handball — L’équipe masculine de handball CSM Bucarest a conquis, en première la Coupe Challenge, après avoir vaincu les Portugais de Madeira Andebol SAD 26-20 dans le match retour, disputé à domicile. Lors du match aller, au Portugal, les deux équipes ont terminé à égalité, 22 partout. La Coupe Challenge est considérée la troisième point de vue valeur parmi les compétitions continentales entre clubs. Potaissa Turda est titulaire de la coupe. Trois autres équipes roumaines ont encore gagné le trophée jusqu’ici : CSA Steaua Bucarest (en 2006), CS UCM Reşiţa (en 2007, 2008, 2009) et HC Odorheiu Secuiesc (en 2015), alors que CSU Bucovina Suceava a été finaliste en 2009. Rappelons qu’en handball féminin, CSM Bucarest a été éliminée ce mois-ci des quarts de finale de la Ligue des champions par les Françaises de Metz, après s’être qualifiées chaque année dans le Final Four, et après avoir gagné le trophée en 2016.



    Météo — En Roumanie, le temps deviendra chaud dans la plupart des régions, mais sera marqué par l’instabilité. Les météorologues ont émis une information sur l’instabilité atmosphérique pour tout le pays, valable jusqu’à mardi midi. Selon eux, des averses torrentielles seront signalées, de fréquents phénomènes électriques, des averses orageuses et des chutes de grêle. Les quantités d’au dépasseront les 25 l/m² et par endroits même les 40 -50 l/m². Les minimales iront de 7 à 17°, et les maximales de 21 à 30°. Plus de 3000 sapeurs-pompiers sont intervenus ces derniers jours au service des pouvoirs locaux et de la population dans des dizaines de localités affectées par les pluies abondantes et les crues rapides. Les départements les plus touchés ont été Bistriţa Năsăud et Mures (centre), Gorj et Teleorman (sud), Hunedoara (centre-ouest) et Maramures (nord).

  • 18.05.2019

    18.05.2019

    Exercice — L’exercice de communications et d’informatique le plus ample au niveau de l’OTAN – Steadfast Cobalt 2019 — commencera, dimanche, à Otopeni, à proximité de Bucarest. Y prennent part plus de 1200 militaires roumains et étrangers, de 35 structures du domaine des systèmes de communication et d’informatique de l’Alliance, précise le ministère roumain de la Défense, dans un communiqué. Prévu jusqu’au 2 juin, Steadfast Cobalt 2019 se propose une instruction en commun, en vue d’un soutien international dans les opérations de l’OTAN et l’exercice des procédures type nécessaires pour atteindre l’interopérabilité des ressources humaines et techniques.



    Police aérienne — L’OTAN a disloqué un détachement italien à la Base de Mihail Kogălniceanu (sud-est) afin d’exécuter, en première en Roumanie, des missions de police aérienne. Les quatre prochains mois, 130 militaires italiens, des pilotes et du personnel technique ainsi que quatre aéronefs Eurofighter Typhoon prennent part à de telles missions, aux côtés de militaires des Forces aériennes roumaines et d’aéronefs MiG-21 Lancer sous commande alliée. Les missions de police aérienne menées conjointement visent à développer la capacité de réaction et de dissuasion et à renforcer l’interopérabilité entre les Forces aériennes des deux pays. Le fait d’avoir disloqué le détachement italien en Roumanie fait partie de la mise en œuvre du plan d’action pour assurer la capacité opérationnelle de l’OTAN en réponse aux défis de l’environnement de sécurité sur le flanc Est de l’Alliance.



    Cybersécurité — Les Etats de l’UE ont adopté un mécanisme qui permettra de sanctionner des personnes ou des entités hors UE qui commettent des attaques cybernétiques. Ce type de réponse aux attaques cybernétiques sera une première pour l’Union. Selon le nouveau mécanisme, Bruxelles pourra imposer des restrictions de voyage aux délinquants suspects, pourra geler les comptes et les biens des personnes et des organisations soupçonnées d’attaques cybernétiques.



    Film — Le film « La Gomera » du Roumain Corneliu Porumboiu sera présenté en première mondiale aujourd’hui, au Festival de Cannes. Il est en lice pour la Palme d’or avec des films signés, entre autres, par Quentin Tarantino, Pedro Almodóvar, Ken Loach, Terrence Malick et les frères Dardenne. Corneliu Porumboiu revient cette année sur la Croisette après avoir gagné, en 2015, le prix Un Certain Talent de la section Un Certain Regard pour son long-métrage « Le Trésor ». Pour le film « Policier, adjectif », il a reçu en 2009 le Grand prix du jury et le prix FIPRESCI de la section Un Certain Regard. En 2006, toujours à Cannes, son long-métrage de début « Ce fut ou ce ne fut pas ? » a été récompensé du trophée Caméra d’or.



    Nuit des musées — La 15e édition de la Nuit des musées a lieu aujourd’hui en Roumanie. Plus de 150 musées et entités culturelles seront ouverts dans tout le pays, y compris à Bucarest. Les activités proposées seront particulièrement variées, adaptées à tous les âges et à tous les intérêts culturels : expositions, projections, pièces de théâtre ou concerts. Lancé par le ministère français de la Culture, patronné par le Conseil de l’Europe, l’UNESCO et le Conseil international des musées, l’événement, très attendu, est organisé en Roumanie par le Réseau national des musées.



    Handball — L’équipe masculine de handball CSM Bucarest dispute, aujourd’hui, à domicile, le tour décisif de la finale de la Coupe Challenge, contre les Portugais de Madeira Andebol SAD. Lors du match aller, au Portugal, les deux équipes ont terminé à égalité, 22 partout. La Coupe Challenge est considérée la troisième point de vue valeur parmi les compétitions continentales entre clubs. Potaissa Turda est titulaire de la coupe. Trois autres équipes roumaines ont encore gagné le trophée jusqu’ici : CSA Steaua Bucarest (en 2006), CS UCM Reşiţa (en 2007, 2008, 2009) et HC Odorheiu Secuiesc (en 2015), alors que CSU Bucovina Suceava a été finaliste en 2009. Rappelons qu’en handball féminin, CSM Bucarest a été éliminée ce mois-ci des quarts de finale de la Ligue des champions par les Françaises de Metz, après s’être qualifiées chaque année dans le Final Four, et après avoir gagné le trophée en 2016.



    Intempéries — En Roumanie, l’Administration nationale de météorologie a placé 16 départements du nord, de l’est et du centre en alerte jaune aux pluies abondantes jusqu’à dimanche matin, ainsi qu’une information sur l’instabilité atmosphérique pour tout le pays, valable jusqu’à mardi midi. Selon les météorologues, des averses torrentielles seront signalées, de fréquents phénomènes électriques, des averses orageuses et des chutes de grêle. Les quantités d’au dépasseront les 25 l/m² et par endroits même les 40 -50 l/m². Plus de 3000 sapeurs-pompiers sont intervenus ces derniers jours au service des pouvoirs locaux et de la population dans des dizaines de localités affectées par les pluies abondantes et les crues rapides. Ils les aidaient à évacuer l’eau accumulée dans le sous-sol des maisons et dans les jardins. Les départements les plus touchés ont été Bistriţa Năsăud et Mures (centre), Gorj et Teleorman (sud), Hunedoara (centre-ouest) et Maramures (nord). Aujourd’hui, les maximales iront de 20 à 28°, avec 26° à Bucarest.

  • 17.03.2016 (mise à jour)

    17.03.2016 (mise à jour)

    Sommet — Les leaders des Etats membres de l’UE se réunissent à partir de ce jeudi deux jours durant à Bruxelles, pour finaliser un accord avec la Turquie au sujet de la crise des réfugiés. Le premier vice président de la Commission européenne, Frans Timmermans, affirme qu’un nouvel accord éventuel n’entraînera ni expulsions collectives des immigrants, ni leur refoulement automatique vers la Turquie, et que la situation de chacun serait examinée au cas par cas, avant toute décision d’expulsion. Ankara a fait récemment de nouvelles demandes aux européens au sujet des sommes d’argent destinés aux réfugiés de son territoire, de l’élimination des visas et de la poursuite des négociations d’adhésion. La Roumanie est représentée à ce sommet par le président Klaus Iohannis, qui a déclaré que la Turquie devait être aidée à arrêter le flux de réfugiés.



    Sculpture — « La Sagesse de la terre », l’œuvre créée en 1907 par le sculpteur roumain Constantin Brâncuşi, sera rachetée par l’Etat roumain, les propriétaires actuels ayant accepté la somme de 11 millions d’euros offerte par la commission chargée de négocier par le gouvernement de Bucarest. C’est le ministre roumain de la Culture, Vlad Alexandrescu, qui a informé les médias dans une conférence de presse. Et le ministre de préciser que l’Exécutif contribuerait avec 5 millions d’euros, le reste jusqu’à 11 millions allant faire l’objet d’une collecte publique nationale.



    Loi — La nouvelle loi anti-tabac est entrée en vigueur ce jeudi en Roumanie. Il est désormais interdit de fumer dans les espaces publics fermés, près des aires de jeux pour les enfants, dans les taxis, ainsi que dans les véhicules de fonctions, entre autres. De l’avis des médecins, cette loi vise à faire baisser l’incidence des maladies qui provoquent le plus de morts parmi les Roumains.



    Cybersécurité — La Roumanie a besoin d’une loi de la sécurité cybernétique, étant donné que cet espace est utilisé de plus en plus souvent pour promouvoir des intérêts économiques, politiques et idéologiques. C’est la conclusion du débat organisé à Bucarest par la Commission pour les Affaires européennes de la Chambre des députés, en collaboration avec l’ambassade des Pays-Bas. Le directeur du Service roumain des renseignements, Mihai Răzvan Ungureanu, a souligné que, même si la probabilité d’une attaque cybernétique catastrophique à l’adresse de la Roumanie reste faible, « la dépendance de la technologie de notre société, à la hausse, expose l’ensemble de la société à des attaques cybernétiques d’ampleur faible ou modérée, mais qui sont très fréquentes et dont les coûts cumulatifs peuvent affecter sévèrement les intérêts de sécurité nationale. »



    Financement – Un budget de 658 millions d’euros est à la disposition de la Roumanie par le Programme opérationnel de capacité administrative (POCA), a déclaré le vice premier ministre Vasile Dîncu, ministre du Développement régional, à l’occasion de la signature des premiers projets financés de fonds européens pour l’exercice 2014-2020. Il a mentionné que le budget pour cette période était trois fois plus important par rapport à l’exercice financier précédent. Les projets visent une administration plus moderne, plus efficace et plus transparente.



    Décès — Le mathématicien et académicien roumain Solomon Marcus est décédé ce jeudi à Bucarest, à 91 ans. Il a été diplômé de la faculté de Mathématiques de l’Université de Bucarest, où il a enseigné par la suite. Solomon Marcus est l’auteur de nombreuses études interdisciplinaires et de livres traitant de l’utilisation des mathématiques dans la linguistique, l’analyse théâtrale, les sciences sociales et celles de la nature. Son œuvre, riche de plus de 50 volumes, traduits dans plusieurs langues, et d’environ 400 articles publiés dans des revues scientifiques, est souvent citée par des auteurs du monde entier.



    Justice — A Bucarest, Răzvan Murgeanu, homme d’affaires et ex-conseiller présidentiel durant le mandat du président Traian Basescu a été placé en détention provisoire pour 30 jours par les procureurs de la Direction nationale anti-corruption. Il est soupçonné de trafic d’influence, corruption active et instigation au blanchiment d’argent. Une autre personne soupçonnée de complicité de trafic d’influence et de corruption active ainsi que d’abus de fonctions a également été placée en détention provisoire pour 30 jours. Avant d’être conseiller, Răzvan Murgeanu a été maire adjoint de Bucarest et secrétaire d’Etat au ministère du Développement régional et du tourisme.



    Tourisme — Plus de 2,2 millions d’étrangers ont visité la Roumanie l’année dernière pour des affaires et des vacances, et leurs dépenses ont dépassé les 1,1 milliards d’euros, selon un communiqué de l’Institut national de la statistique. Sur le total des sommes d’argent dépensées par les étrangers ayant visité la Roumanie pour affaires, le taux le plus important est constitué par l’hébergement (53%), suivi par la restauration (16%) et par les achats (12,7%). Les dépenses en location de véhicules ont compté l’année dernière pour 61% du total des frais de transport. Le principal moyen de transport utilisé par les touristes étrangers pour arriver en Roumanie a été l’avion (77,8%).



    Paiements — Les Roumains paient plus par carte bancaire et moins en espèces lorsqu’ils font leurs achats. Selon le président exécutif de l’Association roumaine des banques, Florin Dănescu, une dynamique plus importante des paiements par carte chez les commerçants a été constatée au dernier trimestre de 2015 par rapport aux retraits d’argent dans les distributeurs. Les trois derniers mois de l’année dernière, les paiements par carte bancaire ont connu une hausse spectaculaire, leur valeur étant de 7,5 milliards de lei, en hausse de 16M par rapport au trimestre antérieur, alors que les retraits dans les distributeurs n’ont augmenté que de 3,7%.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Simona Halep a perdu jeudi le match contre l’Américaine Serena Williams, dans les quarts de finale du tournoi WTA Premier d’Indian Wells, en Californie. Simona Halep, numéro 5 mondiale, n’a pas pu préserver le trophée remporté l’année dernière à Indian Wells et a perdu en deux sets, 6 – 4, 6 – 3 face au leader WTA, qui doit affronter ensuite la joueuse polonaise Agnieszka Radwanska (3e au classement WTA). Le score des confrontations directes entre Serena Williams et Simona Halep est de 7 à 1, nettement favorable à l’Américaine.




  • Risques et vulnérabilités cybernétiques

    Risques et vulnérabilités cybernétiques

    Lors d’une interview accordée en février à Radio Roumanie, le chef de l’Europol a invoqué le nombre croissant des cybermenaces dont la complexité s’amplifie dernièrement par le nombre croissant de suspects radicalisés via Internet et qui agissent seuls ou en petits groupes. Le gouvernement américain a annoncé récemment que 5,6 millions d’employés du Département américain d’Etat et d’autres agences gouvernementales des Etats-Unis s’étaient fait voler leurs empreintes digitales par des pirates informatiques.

    Un nombre de 4,5 millions plus élevé que celui rapporté dans un premier temps. D’ailleurs, de nombreuses archives sont tombées victimes des actes de piratage avec vol de données. En Roumanie, en un seul jour, les experts en cyber-sécurité ont bloqué quelque 40.000 tentatives d’attaques cybernétiques. Un chiffre qui continue de monter. Chaque année, les cyberattaques engendrent des pertes économiques allant jusqu’à 445 milliards de dollars, une somme gigantesque dont la moitié est couverte par les dix premières économies du monde, lit-on dans une étude sur la cybercriminalité. Selon le document, les risques cybernétiques dépassent les aspects renvoyant tout simplement à la réputation ou au droit à la vie privée. Que cela nous plaît ou pas, on vit tous en pleine ère du virtuel et on doit s’habituer avec tous les avantages et les inconvénients qui en découlent.

    Souvent, la toile risque de devenir encore plus dangereuse que la réalité, lancent les experts dans ce domaine réunis en septembre, à Sibiu, dans le centre de la Roumanie à l’occasion du Congrès International « La cybersécurité en Roumanie – une plate-forme pour le dialogue public-privé ». De nos jours, la cyber-sécurité s’avère essentielle pour les Etats, les compagnies et les citoyens du monde, surtout que le nombre et la violence des attaques est à la hausse, déclarait à Sibiu le représentant de Swiss Webacademy, Laurent Chrzanovski, le manager de l’événement : Tous les systèmes utilisés à présent comme navigateurs, systèmes de rédaction ou d’illustration ont des failles dont les pirates informatiques profitent largement en l’absence d’un antivirus. En plus, je voudrais tirer la sonnette d’alarme quand aux actes criminels de plus en plus répandus sur les réseaux sociaux où il existe encore énormément d’individus tellement naïfs qu’ils tombent facilement victimes des hackers .

    L’ampleur des cybermenaces augmente d’une année à l’autre et les attaques visent notamment les domaines politiques, militaires et économiques- a précisé l’adjoint au directeur du Centre national Cyberint du Service roumain des renseignements. A ses dires, derrière ces attaques se trouvent 4 acteurs principaux: d’autres Etats, les réseaux de crime organisé, les extrémistes et les groupes terroristes. Gabriel Mazilu: La menace de cybercriminalité proliférée par d’autres Etats a l’impact le plus fort sur la sécurité nationale. S’y ajoutent en deuxième position les réseaux du crime organisé. Quant aux agressions cybernétiques déroulées par les extrémistes et les terroristes, ce type de menace est plutôt rare en Roumanie, notamment en raison d’un faible niveau technologique des hackers. Pourtant, on prend très au sérieux ces acteurs afin de mieux comprendre l’évolution du phénomène et anticiper le moment où ils frapperont à la sécurité nationale.

    Plusieurs organismes et institutions spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité agissent en Roumanie et font la chasse aux pirates informatiques. Pourtant, la meilleure arme contre les cyberattaques reste la prévention et l’éducation, opine le commissaire Sorin Stanica de l’Institut de Recherche et Prévention de la Criminalité de la Police roumaine : « La criminalité sur la Toile connaît plusieurs facettes, toutes aux conséquences très graves. Qu’il s’agisse de cyberharcèlements, en passant par les fraudes en ligne pour arriver à des infractions très graves de pornographie infantile, les menaces virtuelles ont toutes des conséquences bien réelles. Pourtant, il est très difficile de dénicher les auteurs qui profitent de leur statut anonyme offert par Internet pour agir sans jamais se retrouver face à face avec leurs potentielles victimes. » Ce qui ne fait qu’accroître l’insécurité et le besoin d’un plus de vigilance.

  • A la Une de la presse roumaine 20.05.2015

    A la Une de la presse roumaine 20.05.2015

    Des sujets sécuritaires occupent les principaux journaux roumains en ce mercredi – la revendication par un groupement jihadiste de lenlèvement dun Roumain au Burkina Faso, la découverte dun engin explosif artisanal dans un car roumain transitant la Hongrie, la cybersécurité en Roumanie vue par Julian Assange, fondateur de Wikileaks. Et pas en dernier lieu, côté infos positives, lentrée du groupe Voltaj dans la finale de lEurovision de la chanson 2015.


  • 12.05.2015 (mise à jour)

    12.05.2015 (mise à jour)

    Protestations — Plus de 300 membres des principaux syndicats de l’administration publique roumaine ont protesté ce mardi devant le siège du gouvernement de Bucarest. Ils demandent aux responsables de meilleures conditions de travail et l’augmentation de leurs salaires. En même temps, les syndicats se déclarent mécontents du fait que selon un décret gouvernemental visant le SMIC national, à compter du 1er juillet 2015, 60% des travailleurs du secteur toucheront le salaire minimum, quels que soient le niveau de leurs études, leur ancienneté au travail ou l’importance de leur activité. Les fonctionnaires ont également protesté lundi et des manifestations similaires sont prévues les deux jours à venir.



    Cybersécurité – Un projet-pilote du Centre dinnovation dans le secteur de la cybersécurité a été lancé à Bucarest, en marge du sommet régional en la matière, qui se tient ces jours-ci dans la capitale roumaine. 17 pays d’Europe centrale et du sud-est, membres ou non membres de l’UE et de l’OTAN, participent à cette réunion ciblée sur les politiques de sécurité informatique. La Roumanie savère déjà un leader dans le domaine des technologies de linformation et peut devenir un fer de lance de la sécurité informatique sur le plan régional, dans le contexte de la crise ukrainienne et de la position agressive de la Russie, ont conclu les participants, à la fin de la première journée du sommet.



    Forêts — Les commissions réunies de la Chambre des députés de Bucarest, spécialisées dans les questions relatives à l’environnement, à l’agriculture et à la jurisprudence, ont rejeté mardi la demande du président Klaus Iohannis concernant la révision du Code forestier. Le Plénum de la Chambre devrait prendre une décision par vote, mercredi. Si le projet législatif est repoussé, il ne pourra être attaqué qu’à la Cour Constitutionnelle, sinon il doit être promulgué par le président. Le chef de lEtat avait appelé à la révision de ce document car, selon lui, le texte comportait des dispositions de nature à limiter lactivité des opérateurs économiques et à créer les prémisses d’un traitement discriminatoire. Le Sénat roumain avait auparavant rejeté les modifications exigées, mais cest la Chambre des députés qui a le dernier mot. Par ailleurs, le gouvernement de Bucarest a saisi le Parquet national anti-corruption au sujet de dizaines de faits de corruption présumés dans le secteur sylvicole, commis entre les années 2009 et 2012. Les déforestations illégales ont fait sortir dans la rue des milliers de Roumains des grandes villes du pays, samedi dernier. En réaction, le président Klaus Iohannis avait annoncé que le sujet serait débattu à la prochaine réunion du Conseil suprême de défense du pays.



    Réunion — Le ministre roumain des affaires étrangères, Bogdan Aurescu, participera, ces mercredi et jeudi, à Antalya, en Turquie, à la réunion des chefs de la diplomatie des Etats membres de l’OTAN, à laquelle est également invitée Federica Mogherini, Haut Représentant de lUE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Les discussions seront ciblées sur les défis de sécurité qui se posent dans le voisinage oriental et méridional. La transition politique, ainsi que la situation sécuritaire en Afghanistan et dans la région figureront aussi à l’agenda de la réunion. Par ailleurs, la Commission OTAN — Ukraine se penchera sur la situation en Ukraine et son impact sur la sécurité euro-atlantique. En marge de la réunion ministérielle, Bogdan Aurescu aura des entrevues avec ses homologues des Etats membres de l’Alliance et partenaires.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Alexandra Dulgheru (72e au classement WTA) s’est qualifiée mardi pour le deuxième tour du tournoi de Rome, doté de prix d’un montant total de 2,4 millions de dollars, en battant la Japonaise Misaki Doi ( 6-7, 6-3, 6-3). Une autre Roumaine, Irina Begu (31e au classement WTA) a vaincu la Polonaise Urszula Radwanska (109e au classement WTA), au premier tour, sur le score de 3-6, 6-2, 6-1. Toujours à Rome, la joueuse roumaine la mieux classée, Simona Halep (n 2 mondiale), a réalisé une véritable démonstration de force aux côtés de l’Italienne Francesca Schiavone, les deux s’étant qualifiées pour le deuxième tour du double, en triomphant de la paire Jurak/Parra-Santonja (Croatie/Espagne), 6-2, 6-2. Deuxième favorite en simple dames, Halep affrontera mercredi, au deuxième tour, l’Américaine Alison Riske.



  • 12.05.2015

    12.05.2015

    Protestations — Plus de 300 membres des principaux syndicats de l’administration publique roumaine ont protesté ce mardi matin devant le siège du gouvernement de Bucarest. Ils demandent aux responsables de meilleures conditions de travail et l’augmentation de leurs salaires. En même temps, les syndicats se déclarent mécontents du fait que selon un décret gouvernemental visant le SMIC national, à compter du 1er juillet 2015, 60% des travailleurs du secteur toucheront le salaire minimum, quel que soit le niveau de leurs études, leur ancienneté au travail ou l’importance de leur activité. Les fonctionnaires publics ont également protesté lundi et des manifestations similaires sont prévues les deux jours à venir.



    Cybersécurité – Un projet-pilote du Centre dinnovation dans le secteur de la cybersécurité est lancé ce mardi à Bucarest, en marge du sommet régional en la matière qui se tient ces jours-ci dans la capitale roumaine. 17 pays d’Europe centrale et du sud-est, membres ou non membres de l’UE et de l’OTAN, participent à cette réunion ciblée sur les politiques sécuritaires dans lespace informatique. La Roumanie savère déjà un leader en matière de technologies de linformation et elle peut devenir un fer de lance régional dans ce secteur, sur la toile de fond de la crise ukrainienne et de la position agressive de la Russie, ont estimé les participants à cette réunion.



    Forêts – Le Code forestier est attentivement examiné ce mardi par les commissions spécialisées de la Chambre basse du Parlement roumain, sur demande du président de la République, Klaus Iohannis. Le chef de lEtat avait appelé à la révision de ce document qui, selon lui, comportait des mesures limitant lactivité des opérateurs économiques, introduisant des inégalités et un traitement discriminatoire à leur égard. Le Sénat, chambre haute, avait auparavant rejeté les modifications exigées, mais cest la Chambre des députés qui a le dernier mot. Par ailleurs, le gouvernement de Bucarest a saisi le Parquet national anti-corruption au sujet de dizaines de faits de corruption présumés dans le secteur sylvicole. Les déforestations illégales ont fait sortir des milliers de Roumains dans les rues des grandes villes roumaines, samedi dernier. En réaction, le président Klaus Iohannis avait annoncé que le sujet serait débattu à la prochaine réunion du Conseil suprême de défense de la Roumanie.

  • La Roumanie et la sécurité cybernétique

    La Roumanie et la sécurité cybernétique

    Caractérisé
    par l’absence de frontières, le dynamisme et l’anonymat, l’espace virtuel
    génère des opportunités de développement de la société informationnelle basées
    sur la connaissance, mais aussi des risques au niveau de l’individu, de l’Etat
    et transfrontaliers. Autrement dit, hormis des bénéfices incontestables, les
    TIC produisent à la société moderne des vulnérabilités importantes. Rien qu’un
    exemple : à la mi-avril, TV5 Monde a été la cible d’une attaque sans
    précédent dans l’histoire de cette chaîne de télévision qui émet dans plus de
    200 pays, y compris la Roumanie. TV5 Monde a suspendu son programme habituel
    pendant plusieurs heures, son site a été fermé et ses profils sur les réseaux
    sociaux ont été inaccessibles suite à une attaque revendiquée par les militants
    du Daesh. C’est pourquoi, pour la Roumanie, la sécurité de l’espace
    cybernétique devrait constituer un souci majeur pour tous les acteurs concernés
    et notamment pour les institutions.




    Réunis
    à Bucarest dans le cadre d’un Sommet, les représentants de 17 pays d’Europe
    centrale et du sud-est, ont présenté leurs politiques nationales dans le
    domaine de la cybersécurité et essayé d’identifier des opportunités de
    coopération régionale et internationale. De l’avis du chef de la diplomatie
    roumaine, Bogdan Aurescu, Bucarest souhaite obtenir une meilleure coopération
    dans la région, mais aussi un échange réel de données.




    Bogdan Aurescu : « La coopération sera
    vraiment efficace uniquement dans la mesure où tous les participants seraient
    disposés à partager les informations qu’ils possèdent. Pour ce qui est des
    incidents sécuritaires, les échanges de données entre les Etats membres se
    déroulent uniquement sur une base informelle ou dans le cadre d’échanges
    bilatéraux réglementés, alors que les exercices dans le domaine de la sécurité
    cybernétique se situent actuellement dans une étape embryonnaire ».





    Le but
    de la Roumanie est de devenir un leader régional dans le domaine de la sécurité
    cybernétique, en coopération avec les Etats-Unis, a également ajouté le premier
    ministre Victor Ponta. D’ailleurs, aux dires de l’adjoint au secrétaire au
    Commerce, Bruce Andrews, grâce à ses spécialistes, la Roumanie est déjà un
    leader en technologies informatiques, le roumain étant la deuxième langue la
    plus parlée, après l’anglais, dans les bureaux Microsoft par exemple.
    L’entreprise roumaine BitDefender, qui vient de lancer une solution
    révolutionnaire de sécurité cybernétique, est un autre exemple à succès dans ce
    domaine. C’est précisément dans ce contexte que Victor Ponta et Bruce Andrews
    ont décidé d’organiser dans le cadre du Partenariat stratégique
    roumano-américain un groupe de travail spécialisé dans la sécurité
    cybernétique. Ce qui plus est, de l’avis du responsable américain, trois
    entreprises américaines de technologies informatiques visent à développer des
    affaires en Europe centrale et du sud-est, y compris en Roumanie. (Trad. Alex Diaconescu)

  • 11.05.2015

    11.05.2015

    Diplomatie – Le ministère roumain des affaires étrangères a demandé des clarifications à l’ambassadeur ukrainien à Bucarest, après que l’ex premier ministre de la République de Moldova, Mircea Druc, qui possède aussi la nationalité roumaine, eut été interdit d’entrée en Ukraine. Ce dernier devait participer dimanche à plusieurs manifestations culturelles organisées à Cernăuţi. La diplomatie de Bucarest a affirmé que la décision des autorités de Kiev concernant Mircea Druc ne correspond pas au stade actuel des relations roumano – ukrainiennes, en rappelant le fait que la Roumanie a été le premier Etat de l’UE à avoir ratifié l’accord d’association de l’Ukraine avec l’Europe communautaire. En visite à Cernăuţi, Angel Tîlvăr, le ministre délégué pour les Roumains de l’étranger, a déclaré hier que l’Ukraine devait adopter les valeurs européennes, dont le droit de libre circulation.

    Sommet – 17 pays d’Europe centrale et du sud-est, membres ou non- membres de l’UE et de l’OTAN, participent à partir de ce lundi, au sommet régional sur la cybersécurité, qui se tient à Bucarest. Organisé conjointement par le ministère roumain pour la société de l’information et le Département du commerce des Etats-Unis, cet événement réunit responsables gouvernementaux, représentants d’entreprises et experts dans le domaine de la sécurité cybernétique des Etats balkaniques, baltes et centre-européens, de République de Moldova, d’Ukraine, des Etats-Unis et de Roumanie. Les débats seront centrés sur les politiques du domaine, les menaces et les vulnérabilités cybernétiques. Les participants se proposent aussi d’identifier les opportunités de coopération internationale et régionale et d’échanger sur les bonnes pratiques.

    Débats – La Chambre des Députés de Bucarest doit débattre mardi du code forestier, à la demande du chef de l’Etat, Klaus Iohannis. Il a argumenté qu’à son avis certaines disposition du document limitent l’activité des opérateurs économiques et créent les prémisses d’un traitement discriminatoire. Précisons que le Sénat roumain avait rejeté les modifications sollicitées auparavant. Il incombe à l’organe décisionnel, à savoir la Chambre des députés, de trancher la question. Par ailleurs, le gouvernement de Bucarest a saisi le Parquet national anti-corruption au sujet de faits de corruption présumés dans le secteur sylvicole, qui auraient été commis dans cinq départements de Roumanie.

    Prévisions économiques – Les pays d’Europe de l’est doivent réduire leurs dettes afin de revenir au rythme de croissance économique et aux investissements d’avant la crise financière globale, apprend-on dans le rapport publié dimanche par le Fonds Monétaire International. La crise de 2008 a affecté les bilans des banques et des compagnies est-européennes. Pour retrouver le taux de croissance annuel de 5% enregistré avant la crise, le FMI a demandé aux Etats de la région de prendre en urgence les mesures censés régler la situation des crédits non-performants, amener la détente du marché de l’emploi et améliorer le milieu des affaires. Les pays qui ont le plus besoin d’un ajustement de leurs dettes sont la Bulgarie, la Croatie et l’Ukraine. En ce qui concerne les pays baltes et les Etats membres de l’UE, le FMI table sur un taux moyen de leur croissance économique de 2,6% en 2015 et de 3,6% l’année prochaine. Pour la région des Balkans, les estimations sont de 1,9% cette année et de 2,4% en 2016. Quant à la Roumanie, elle devrait enregistrer une progression de 2,7% et respectivement 2,9%.

    Météo – Le temps est instable. Des pluies à verse, accompagnées de phénomènes électriques et de fortes rafales de vents sont signalées sur l’ouest, le sud-ouest et le centre du pays, ainsi que sur le relief. Selon l’Administration nationale de météorologie, la quantité d’eau tombée pourrait dépasser localement 15 à 20 l/ mètre carré, voire 30 à 40 litre/mètre carré. Les températures maximales s’étaleront entre 14 et 23 degrés. Il faisait 19 degrés à midi dans la capitale.

  • 07.05.2015

    07.05.2015

    Commémoration — Le président roumain, Klaus Iohannis, participe aujourd’hui en Pologne aux commémorations consacrées aux 70 ans écoulés depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Aux côtés du président polonais, Bronislaw Komorowski, du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, du président du Conseil européen Donald Tusk et d’autres leaders politiques du monde, le chef de l’Etat roumain participera ce soir à une cérémonie à Gdansk, la ville ou est né le mouvement syndical Solidarnosc. L’événement organisé en Pologne réunira la quasi-totalité des leaders européens. Ils ont choisi de boycotter ainsi le défilé militaire qui se tiendra samedi sur la Place Rouge à Moscou, en raison de l’implication de la Russie dans le conflit en Ukraine, note la BBC.



    Diplomatie — Le ministre roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu, doit s’entretenir aujourd’hui à Budapest avec son homologue hongrois Péter Szijjártó sur les problèmes des minorités nationales, sur la situation en Ukraine et sur la coopération au sein de l’OTAN. M Aurescu a précisé qu’un des plus importants points à l’agenda de sa visite était le Protocole du comité spécialisé roumano-hongrois de coopération dans le domaine des minorités nationales. M Aurescu a exprimé son inquiétude face au sort des Roumains de Hongrie, dont l’identité culturelle est menacée, note l’agence Agerpres. Bogdan Aurescu avait rencontré Péter Szijjártó en décembre, à l’occasion de la réunion du conseil des ministres de l’OSCE à Bâle. Le chef de la diplomatie hongroise avait précisé que la Hongrie accordait une importance stratégique au développement des relations avec Bucarest. La Roumanie accueille une importante communauté magyare et constitue le deuxième plus important marché d’exportation pour la Hongrie. En marge de cette visite Bogdan Aurescu rencontrera les représentants de la communauté roumaine de Hongrie.



    Sommet — 17 pays d’Europe centrale et du sud-est participent lundi et mardi prochains à un Sommet régional consacré à la sécurité cybernétique qui se tiendra à Bucarest. L’évènement, organisé par le ministère roumain de la Société de linformation et par le Département américain du Commerce, réunira des entreprises et des responsables gouvernementaux ainsi que des experts dans le domaine de la sécurité cybernétique. L’agenda du Sommet prévoit des sujets tels les menaces et les vulnérabilités cybernétiques, l’identification des opportunités de coopération internationale et régionale et l’échange de bonnes pratiques dans le domaine.



    Navire marchand — Le navire du géant danois du transport maritime Maersk, battant pavillon des Îles Marshall, qui avait été intercepté le 28 avril par lIran, est libre de quitter le pays, a indiqué jeudi lOrganisation iranienne des ports, cité par l’AFP. Mercredi le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que les 24 membres déquipage du cargo étaient “libres” et bénéficiaient d’aide consulaire. Le 29 avril, le ministère des Affaires étrangères de Bucarest a annoncé que quatre marins roumains se trouvaient à bord du porte conteneurs intercepté par des bateaux de guerre suite à un litige commercial.



    Défense — Le ministre roumain de la Défense, Mircea Dusa, a rencontré aujourd’hui à Bucarest le lieutenant-général Marshall Webb, chef du commandement de l’OTAN pour les opérations spéciales. Le ministre roumain a souligné la très bonne coopération entre les forces speciales roumaines et les structures similaires de l’OTAN, à l’occasion des exercices, mais aussi dans le cadre des missions sur les théâtres d’opérations. A son tour, le général Webb a expliqué que Bucarest était un leader régional dans le domaine des forces spéciales. Le général Webb a participé en Roumanie à un exercice de planification des opérations spéciales.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis, Irina Begu affrontera aujourd’hui dans les quarts de finale de l’Open de Madrid la Tchèque Petra Kvitova, tête de série n° 4. Irina Begu, 37e au classement WTA, avait vaincu Barbara Strycova, également de la République tchèque. C’est la première rencontre entre Irina Begu et Petra Kvitova. Dans l’épreuve de double, le Roumain Florin Mergea et l’Indien Rohan Bopanna se sont qualifiés dans les quarts de finale de la compétition, après la victoire face au double français Nicolas Mahut/Edouard Roger-Vasselin.

  • Loi sur le stockage des données personnelles en Roumanie

    Loi sur le stockage des données personnelles en Roumanie

    La classe politique roumaine prépare une nouvelle formule censée permettre le recueil des données à caractère personnel pour subvenir aux besoins de la sécurité publique. Invités mercredi à des consultations avec le chef de lEtat, Klaus Iohannis, les leaders des partis parlementaires ont décidé d’appuyer un nouveau projet législatif visant la collecte des données personnelles dans le domaine des communications électroniques.



    Un tel document serait susceptible de combler le vide législatif survenu après que la Cour constitutionnelle a rejeté lannée dernière le paquet législatif appelé « Big Brother », relatif à la cybersécurité. A la différence de lancien projet déclaré non constitutionnel par la justice, les nouveaux actes réglementaires offriront, selon la présidence, des garanties supplémentaires censées protéger les données à caractère personnel et le droit à la vie privée, en éliminant les risques dabus.



    Réclamée à plusieurs reprises par les représentants de la société civile, lactuelle formule bénéficie également du soutien de la classe politique. Le premier ministre social- démocrate Victor Ponta affirme : « La forme avancée par la présidence est la bonne, puisquelle respecte la décision de la Cour Constitutionnelle. Dautre part, on met ainsi à la disposition des institutions publiques tous les instruments nécessaires à mieux lutter contre le terrorisme dans des situations stipulés par la loi ».



    Partenaire de la coalition au pouvoir, lUnion Nationale pour le Progrès de la Roumanie, avec le ministre de l’Intérieur Gabriel Oprea à sa tête, affirme par la voix de son leader que le projet assure la sécurité nationale, tout en respectant les libertés individuelles. A son tour, Alina Gorghiu, co-présidente du PNL, principale formation d’opposition, est d’avis que lactuel projet prend en compte aussi bien la décision de la Cour constitutionnelle que les normes européennes en matière de droits de lhomme. « Parmi les principales modifications opérées concerne précisément laccès aux données personnelles qui pourra désormais se faire dans un cadre fixé par une cour de justice et seulement après lautorisation dun juge ».



    Rangée dans le camp de lopposition, lUDMR a annoncé qu’elle proposerait des amendements censés fixer la durée du stockage des données entre six mois et deux ans tout au plus. Une idée saluée aussi par le groupe parlementaire des autres minorités nationales.



    Une fois adoptée par le Parlement et validée par la Cour Constitutionnelle, cette nouvelle loi pourra finalement mettre un point final à la controverse politique et législative qui a fait la Une de la presse locale, en début dannée. A lépoque, la loi appelée Big Brother a provoqué une dispute acharnée entre les membres de la Cour Constitutionnelle et lancien chef des Services secrets roumains, George Maior. Celui-ci avait affirmé juste avant de claquer la porte de son bureau que si un jour la Roumanie était victime dun attentat, il allait pointer du doigt les juges de la Cour pour leur décision de priver les services secrets des instruments législatifs nécessaires dans la lutte contre le terrorisme.



    Le scandale était intervenu après les attentats terroristes de France. Lattaque contre la rédaction du journal satyrique Charlie hebdo fut notamment invoquée pour justifier ce que la presse romaine a appelé « l’agitation des services secrets ». Pourtant, ceux-ci semblent pouvoir accomplir leur devoir de manière satisfaisante même en labsence dune loi Big Brother et surtout dans un pays où aucun attentat terroriste na encore eu lieu.

  • 22.01.2015 (mise à jour)

    22.01.2015 (mise à jour)

    Enquête — Toni Grebla, un des neuf juges de la Cour Constitutionnelle de Roumanie, fait l’objet de poursuites pénales dans un dossier où il est accusé de trafic d’influence et de constitution d’une association de malfaiteurs. Selon des sources judiciaires, il est soupçonné de prise illégale d’intérêts de la part d’un homme d’affaires, entre les années 2010 et 2015. En échange, Toni Grebla aurait promis d’user de son influence pour que plusieurs hauts dignitaires publics favorisent les sociétés contrôlées par l’homme d’affaires en question. Par ailleurs, la Haute Cour de Cassation et de Justice a admis la demande de la Direction nationale anti-corruption de placer en détention provisoire pour 30 jours un ex-ministre de l’Intérieur, le libéral Cristian David, accusé de corruption. Il aurait reçu en 2007 et 2008, 500 mille euros de pots-de-vin, pour intervenir auprès d’un président de conseil départemental récemment retenu, lui aussi, dans un autre dossier pour avoir émis un titre de propriété pour un terrain de 15 hectares. Jeudi encore, les procureurs anti-corruption ont déféré à la justice l’ancien député social-démocrate Viorel Hrebenciuc, son fils, Andrei Hrebenciuc, le député du Parti Social Démocrate, Ioan Adam, l’ex ministre de la Justice, Tudor Chiuariu ainsi que et 13 autres personnes accusés de création d’une association de malfaiteurs. Celle-ci aurait permis la rétrocession illégale de plus de 43 mille ha de forêts dans le département de Bacau, au terme d’une décision illégale et avec l’implication de plusieurs parlementaires. Le préjudice causé à l’Etat dépasse les 300 millions d’euros.



    Cybersécurité — Le président de la Cour Constitutionnelle de Roumanie, Augustin Zegrean, a dénoncé jeudi la pression exercée par certains responsables politiques et institutions de l’Etat au sujet de la lois sur la cybersécurité que la Cour a jugée de non constitutionnelle. Selon la Cour, qui avait été saisie par un groupe de parlementaires libéraux, d’opposition, cette troisième loi du paquet appelé « Big Brother » contrevient au libre accès à la justice, au droit à un procès équitable, au droit à la vie privée et au secret de la correspondance. La loi de la sécurité informatique, proposée par le gouvernement, a été adoptée par le Sénat, en décembre dernier, après l’approbation tacite de la Chambre des députés.


  • Les défis de la cybersécurité

    Les défis de la cybersécurité

    “Ceux qui sont déjà fermement installés vont se faire plus furtifs dans leur collecte dinformations, tandis que les nouveaux venus vont chercher des moyens de voler de largent et de mettre leurs adversaires en échec”, souligne le document. Où en est la sécurité cybernétique, dans le contexte où le nombre des vulnérabilités augmente ? Voici la réponse de Bogdan Botezatu, représentant de Bitdefender, entreprise qui offre des solutions de sécurité antivirus : C’est un concept difficile à définir dans les conditions où l’on voit apparaître chaque jour quelque 400 mille nouveaux virus. Pire encore, leur nombre ne cesse de croître, car il y a toujours plus de groupes cybercriminels qui visent les informations à caractère privé ou nos données d’identification.”



    Selon les analystes, certains groupes extrémistes et organisations vont davantage utiliser les réseaux informatiques pour lancer des attaques. Dans le même temps, les cybercriminels vont perfectionner les méthodes qui leur permettent de sintroduire de manière furtive dans les réseaux de leurs victimes et de subtiliser des données sans être détectés, puis de les revendre ou les utiliser à une date ultérieure. Les auteurs du rapport mentionné préviennent aussi que les pirates vont sans aucun doute sattaquer aux objets et instruments du quotidien connectés à Internet. Rien qu’un exemple: l’espionnage des réseaux numériques de téléphonie mobile ou GSM a affecté au moins 14 pays à travers le monde.



    Les mécanismes censés prévenir de telles cyberattaques sont-ils efficaces ? Nous écoutons Bogdan Botezatu, représentant de Bitdefender, entreprise spécialisée dans la sécurité informatique. En fait, aucune de nos communications numériques n’est plus sûre. Si auparavant, nous avons eu affaire à des criminels ou à des groupes criminels ordinaires, dont la cible exclusive était l’utilisateur habituel, à présent on assiste à une véritable guerre informatique, vu que des gouvernements aux ressources illimitées se sont directement impliqués dans l’espionnage informatique. Les chances de réussite ne manquaient pas dans la lutte menée contre les groupes criminels agissant dans le secteur des utilisateurs, car ces groupes disposaient de ressources relativement limitées. Maintenant que les gouvernements interviennent dans cette guerre informatique, la situation est tout autre. Ils peuvent même contraindre les entreprises à divulguer certaines informations, à mettre à disposition le flux d’informations de certains de leurs usagers ou forcer des réseaux informatiques entiers, tels les fournisseurs d’Internet haut débit, à acheminer en priorité vers leur routeurs le trafic des utilisateurs. En analysant le paysage informatique de cette dernière année, on peut conclure que les menaces venant des gouvernements sont extrêmement sophistiquées et impossibles à bloquer par les antivirus les plus performants, car les gouvernements respectifs ont les moyens de s’acheter des brèches de sécurité dans les systèmes d’exploitation, touchant ainsi une bonne partie de la population.”



    Le phénomène de la criminalité informatique ne cesse de s’intensifier. Au fur et à mesure de l’évolution de la technologie, son impact pèse lourd, au point que même des géants apparemment invincibles, tels que Facebook, sont victimes de ces attaques. L’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), qui passe pour un des meilleurs services et des mieux équipés des Etats-Unis, a perdu” 58 mille documents secrets, en 2013. Leur dévoilement, par le célèbre informaticien Edward Snowden, ancien employé de la NSA, est considéré comme une des fuites d’informations confidentielles les plus importantes de l’histoire des Etats-Unis”.



    Toujours en 2013, les 50 millions d’utilisateurs du service populaire Evernote, dédié au stockage des documents et à la gestion des notes, ont été prévenus que la sécurité de leur comptes était compromise. Ils ont été priés de changer de mot de passe, tandis qu’Evernote a mis en place un nouveau système d’authentification. En février 2013, les comptes de 250 utilisateurs de Twitter, le très connu réseau social et site de micro-blogging, ont eux aussi été compromis, les hackers ayant réussi à dérober les noms des utilisateurs et leurs mots de passe. Les géants du commerce électronique n’y ont pas échappé non plus. En mai 2014, le géant de la distribution en ligne eBay a annoncé avoir été victime d’une cyberattaque ayant entraîné l’accès aux données personnelles de 233 millions d’utilisateurs.



    Bogdan Botezatu en explique l’enjeu. A chaque fois, il s’agit d’un enjeu financier, car on vise à écarter un concurrent du marché et ce pour une période indéterminée. Les grandes compagnies subissent le chantage de certains acteurs du marché informatique, à la recherche de gains financiers.”



    Une attaque informatique d’envergure, à très fort impact sur la société actuelle, est un risque qui plane depuis longtemps déjà sur le monde entier, affirment les spécialistes. La plus récente des références à un potentiel risque informationnel majeur a été faite en septembre 2014 par le représentant d’une importante autorité de surveillance financière des Etats-Unis. Celui-ci a mis en garde contre un éventuel nouvel Armageddon cybernétique, dont les conséquences à long terme seraient lourdes pour le système financier et qu’il a comparé avec les attentats du 11 septembre 2001.