Tag: immobilier

  • L’état de l’économie roumaine

    L’état de l’économie roumaine

    La Roumanie a une bonne évolution macroéconomique, mais les risques qui pèsent sur la stabilité financière restent significatifs. Ceci étant, il est essentiel d’adopter une conduite prudente pour ce qui est des politiques économiques. C’est ce qui résulte du rapport sur la stabilité financière présenté par le vice-gouverneur de la Banque centrale de Roumanie, Liviu Voinea.

    Le principal risque relève de l’érosion rapide de la confiance des investisseurs dans les économies émergentes. Pourtant, il y a d’autres risques aussi, dont ceux liés au cadre législatif incertain et imprédictible dans le domaine financier, à la construction budgétaire ou à l’espace communautaire. Liviu Voinea : La situation macroéconomique de la Roumanie est favorable, mais les risques, même s’ils ont diminué, demeurent importants. D’où la nécessité que le ministre en charge des politiques macroéconomiques adopte une conduite prudente. En ce qui concerne le secteur bancaire, il a la capacité de gérer des évolutions défavorables. Le taux de solvabilité se maintient à un niveau élevé, soit près de 19% en septembre 2016, la profitabilité s’est consolidée, la liquidité ne représente pas une contrainte pour les banques. Tout cela sur la toile de fond d’un degré constant de couverture par les provisions, qui se situe en dessus de la moyenne européenne.

    Selon le vice-gouverneur de la Banque centrale de Roumanie, Liviu Voinea, l’économie roumaine a connu, ces derniers temps, un des taux de croissance les plus élevés sur l’ensemble de l’UE. La soutenabilité de la dynamique positive de l’économie s’explique par le fait que la majeure partie de l’excédent de la demande dans l’intervalle 2011-2016 a été couverte par l’offre interne, a-t-il précisé. Une autre conclusion du rapport mentionné c’est que le risque lié à l’instabilité législative dans le secteur financier a baissé, grâce à la décision de la Cour Constitutionnelle de Roumanie relative à la loi des crédits immobiliers.

    En avril dernier, les initiatives législatives en marge de cette loi et de la conversion des crédits contractés en francs suisses étaient considérées comme un risque sévère. Liviu Voinea : Les pertes des banques seront échelonnées sur plusieurs années, aux termes de la décision de la Cour Constitutionnelle et tant que les décisions auront un caractère individuel, les deux lois, dans leur ensemble, ne peuvent plus être considérées comme des événements générateurs de pertes au moment de leur approbation, dans l’acception des règlements européens régissant le provisionnement.

    Aux termes de la loi des crédits immobiliers, les personnes se trouvant dans l’impossibilité de rembourser leur crédit hypothécaire ou immobilier d’un montant maximum de 250.000 euros pourront être exonérées du paiement de leurs dettes envers la banque, mais devront renoncer au droit de propriété sur le bien en question. En ce qui concerne les prêts contractés en francs suisses, ceux-ci pourront être remboursés en monnaie nationale, au taux de change valable au moment de la conclusion du contrat.

  • A la Une de la presse roumaine – 14.10.2016

    A la Une de la presse roumaine – 14.10.2016

    Les quotidiens roumains se penchent sur la conversion des crédits en francs suisses, une perspective inquiétante pour la Banque centrale, mais avec des conséquences négligeables, sont l’agence de notation Fitch. Dans l’immobilier, même si le secteur connait une nouvelle flambée des prix, on peut toujours s’acheter un appart à moins de 25 mille euros. Enfin à Iasi, les icônes « vêtus » sont les vedettes du marché aménagé à l’occasion du plus import pèlerinage de Roumanie.



  • Changements sur le marché roumain de l’immobilier…

    Changements sur le marché roumain de l’immobilier…

    Récemment adoptée et entrée en vigueur à la mi-mai, la loi qui permet au Roumains de céder leur logement à la banque s’ils ne peuvent plus ou ne veulent plus rembourser leur crédit hypothécaire (de moins de 250.000 euros) porte déjà ses premiers fruits sur le marché roumain de l’immobilier. Le loyer a augmenté ces dernières semaines de 1,5%, selon le journal économique Ziarul Financiar. Sur la même toile de fond, on s’attend à ce que les personnes souhaitant s’acheter un logement obtiennent plus difficilement un crédit. « Les demandes de rachat ont baissé de 10 à 15% et on s’attend à une majoration des loyers », a confirmé Marian Teleleu, broker chez Re/Max, dans Ziarul Financiar. « Ceux qui ont la possibilité de se procurer un logement font des pressions sur le vendeur pour qu’il baisse les prix, car ils sont conscients de leur avantage », ajoute Marian Teleleu.

    Pour sa part, le président de l’Association des brokers immobiliers, Dragoş Vâlceanu, nous parle de la situation sur le marché : « Depuis quelques années, les financements ont repris dans ce domaine, les banques finançant même des projets très ambitieux. La différence par rapport à l’année dernière est visible sur le marché des terrains, notamment, celui des terrains résidentiels. C’est valable pour les petits lots, de 500 m carrés, jusqu’aux grands lots, de plus de 5000 m carrés où l’on construit des ensembles résidentiels. C’est dans ce secteur que l’on remarque un changement radical par rapport à l’année dernière. Si en 2015 les gens ne faisaient que des plans, à présent ils commencent déjà à acheter des terrains pour y faire construire les logements qu’ils avaient mis sur papier l’année dernière. Donc, le marché des terrains est très chargé, en ce sens qu’il existe de très nombreux acheteurs qui veulent acheter tout de suite, pour réussir à obtenir leurs permis de construire avant l’automne. Il y a, donc, une forte demande de terrains en ce moment, visible aussi dans les prix, qui se sont quelque peu calmés, vu la marge assez réduite de négociations. Pour le reste, la situation n’est aucunement influencée par la nouvelle Loi des crédits hypothécaires. Ni en matière d’achat de terrains, d’espaces logistiques, d’entrepôts ou de bureaux, dont le prix négocié doit être versé en une seule tranche. Toutes ces catégories ne sont pas influencées par les dispositions de la nouvelle loi.»

    Dragos Valceanu s’est également penché sur la fourchette des prix sur le marché immobilier : « Les prix varient beaucoup en fonction de la zone choisie, des équipements du logement et du degré de confort. Prenons l’exemple de la zone de Dristor, desservie par de nombreuses lignes de bus, de tram et de métro. La plupart des immeubles datent des années 1980 et ici, le prix d’un deux-pièces se monte à 50.000 euros. Au pôle opposé, on a les ensembles immobiliers construits dans la banlieue bucarestoise, où l’absence presque totale des transports en commun et la distance par rapport au centre-ville font que les prix soient assez bas : 30 milles euros pour un deux-pièces et 20 milles pour un studio. Mais, attention, on parle d’appartements à grande surface, dans des immeubles neufs, construits cette année même. »

    Après Bucarest, voyons ce qui se passe sur le marché immobilier dans le reste du pays. Dragos Valceanu : « La province agit selon un principe d’inertie. Du coup, au bout d’un certain temps, tous les changements qui interviennent sur le marché immobilier de la capitale finissent par se produire des effets en province aussi. Mais là on constate un équilibre quasi permanent entre l’offre et de la demande. Il ne faut pas oublier non plus le fait que la province affiche des prix bien en dessous de ceux de la capitale et qu’en plus, elle ne risque pas de subir, chaque année, des changements majeurs.»

    Mentionnons que le nombre de transactions immobilières s’est chiffré en 2015 à plus de 890.000, ce qui signifie 65.000 de plus par rapport à 2014, selon les données fournies par l’Agence nationale du cadastre. Sur ce total, 83.000 ont eu lieu à Bucarest, suivi par les départements d’Ilfov – 57.000 et de Timis – 44.000. Au pôle opposé, on retrouve les départements de Covasna, avec 7700 transactions, de Bistrita- 7900 et de Gorj- 9100. En 2015, le nombre d’hypothèques figurant au registre de la conservation foncière s’est élevé à 185.000, 34.000 de plus par rapport à 2014. 6,4 millions d’opérations cadastrales et de publicité immobilière ont eu lieu, à l’échelle nationale, l’année dernière, 600.000 de plus par rapport à 2014.

    Il est prévu que le marché immobilier local continue son ascension dans les années à venir, surtout dans des domaines-clé, tels le marché des investissements, les bureaux et l’industriel, peut-on lire dans le rapport d’une étude de marché d’une compagnie immobilière. « A la différence d’autres pays d’Europe centrale et Orientale, la Roumanie enregistre une demande intérieure saine. Des signes concrets prouvent que le marché immobilier roumain est de plus en plus attrayant. Les investisseurs internationaux tentent de se tailler de gros parts de marché le plus vite possible. Soit on se développe et on s’adapte, soit on se retire c’est le mot d’ordre actuel sur le marché immobilier. Il existe pas mal de projets et la victoire reviendra à celui qui saura s’adapter le mieux aux exigences du marché » affirme Ilinca Paun, directrice pour la Roumanie chez Colliers International. (Trad. Valentina Beleavski, Ioana Stancescu)

  • A la Une de la presse roumaine – 05.08.2016

    A la Une de la presse roumaine – 05.08.2016

    Etait-il vraiment nécessaire de décréter une journée de deuil national pour la Reine Anne ? se demandent plusieurs journalistes roumains. Egalement dans la presse nationale, les dernières tendances dans l’immobilier roumain. Plus d’appartements flambant neufs, mais aussi des prix à la hausse.


  • 13.05.2016 (mise à jour)

    13.05.2016 (mise à jour)

    Rencontre — Le président de la Chambre des députés de Bucarest, Valeriu Zgonea, a rencontré, vendredi, l’ambassadeur des Etats Unis en Roumanie, Hans Klemm. A l’agenda, principalement — le Partenariat stratégique bilatéral et la lutte contre la corruption.



    Croissance – La Roumanie a enregistré une croissance économique de 4,3% dans les trois premiers mois de 2016, par rapport à la même période de 2015, a annoncé lInstitut roumain de la statistique. Et toujours par rapport au premier trimestre de lannée précédente, le PIB du pays a augmenté de 1,6%. Dans ses prévisions printanières, la Commission européenne table pour 2016 sur une hausse de léconomie roumaine de 4,2%, confortée par une consommation interne robuste, alors que le rythme de cette croissance devrait ralentir à 3,7% en 2017.



    OTAN – Le président Klaus Iohannis et le premier ministre Dacian Cioloş ont fait le point ce vendredi sur les préparatifs, à Bucarest, en vue du sommet de lOTAN, prévu en juillet prochain, à Varsovie, en Pologne. Cette rencontre faisait suite à la visite jeudi, en Roumanie, du secrétaire général de lAlliance nord-atlantique, Jens Stoltenberg, à loccasion de linauguration de la base militaire de Deveselu (sud), qui accueille des composantes du bouclier anti-missile américain en Europe. Le chef de lEtat roumain a indiqué que la Roumanie attendait un renforcement de la présence militaire des alliés dans la région, ainsi quun déploiement de forces permanentes de lOTAN en mer Noire. Le sommet de lAlliance devrait se dérouler les 8 et 9 juillet dans la capitale polonaise. Il sagira de la première réunion importante des chefs des Etats membres de lOTAN après le sommet du Pays de Galles, en 2014.



    Désinfectants – Les procureurs roumains ont mis en examen la compagnie Hexi Pharma, dans laffaire des produits désinfectants dilués fournis aux hôpitaux roumains. Dans le même temps, la police effectue des perquisitions numériques dans les équipements technologiques de cette société. Celle-ci fait l’objet d’une enquête pénale pour entrave à la lutte contre les maladies et falsification et substitution de produits. Des contrôles entrepris par les autorités ont confirmé les révélations dune enquête journalistique ayant mis en évidence que les désinfectants produits par Hexi Pharma, principal fournisseur spécialisé du système médical roumain, avaient une teneur en substance active même des milliers de fois plus faible par rapport aux normes en vigueur. Le scandale déclenché a mené à la démission du ministre de la Santé.



    Cannes — « Ballet domestique en attendant le pope », une « symphonie de mouvement », titre Le Monde après la projection de « Sieranevada » le cinquième long métrage du Roumain Cristi Puiu, inscrit dans la course à la Palme dOr. Ce film qui présente une réunion de famille à loccasion dun « parastas », un rassemblement liturgique à la mémoire dun défunt, « révèle lentement » « la cartographie des affects et ressentiments, parfois historiques, qui lient, souvent douloureusement, les individus à la collectivité ». Et la publication américaine Variety renchérit — « Cristi Puiu est un philosophe qui tisse une tapisserie où la déception et la quête désespérée de la vérité sentremêlent, un point de départ pour tous nos doutes et émotions qui séchappent et senfuient dans le monde entier ». Cest pour la première fois que Cristi Puiu est en lice pour le grand trophée du Festival de Cannes, après avoir remporté le prix de la section « Un certain regard », en 2005, avec « La mort de Dante Lăzărescu ». Et, en parlant d« Un certain regard », notons que le premier film du réalisateur roumain Bogdan Mirică, « Chiens », y sera projeté dimanche. Cette année, trois autres films représentent encore le cinéma roumain sur la Croisette, dont le tout nouveau « Baccalauréat » de Cristian Mungiu, Palme dor en 2007, réalisateur sélectionné pour la 3e fois dans la compétition officielle.



    Immobilier – La nouvelle loi roumaine du prêt immobilier est entrée en vigueur ce vendredi. Aux termes de cet acte réglementaire, les titulaires des crédits hypothécaires de moins de 250.000 euros, qui font la preuve de leur incapacité à le rembourser, peuvent demander à la banque de reprendre la construction et d’effacer leur créance. Des dizaines de milliers de Roumains ont des arriérés de paiements des mensualités et certains font déjà l’objet d’une procédure d’exécution forcée. S’y ajoutent d’autres personnes qui ont garanti des prêts personnels avec leur logement. Les banques commerciales ont annoncé quelles contesteraient la loi du prêt immobilier à la Cour constitutionnelle, mais entre temps, elles ont majoré l’avance pour les crédits hypothécaires.



    Tennis — La Roumaine Irina Begu s’est qualifiée, vendredi, dans les demi-finales du tournoi de tennis de Rome, dernière compétition importante sur terre battue avant le rendez-vous de Roland Garros. Elle a dépassé, 2-0 dans les sets la Japonaise Misaki Doï. La semaine dernière, Begu est arrivée dans les quarts de finale à Madrid, où elle a été éliminée par une autre Roumaine, Simona Halep.



    Dopage – Les athlètes roumains Mihai Donişan et Claudia Ştef, qui devaient concourir aux épreuves de saut en hauteur et de marche aux Jeux Olympiques de Rio, ont été testés positifs au Meldonium. Il sagit dun médicament produit et commercialisé en Europe de lEst qui améliore les performances des sportifs, bien quil soit censé initialement soigner langine de poitrine, prévenir linfarctus du myocarde ou traiter ses séquelles. A part Mihai Donişan et Claudia Ştef, deux autres athlètes roumaines ont été jusquà présent contrôlés positifs au Meldonium, Eva Tofalvi et Mirela Lavric. Dans le même temps, le canoéiste roumain Liviu Dumitrescu, multiple médaillé aux championnats du monde et continentaux spécialisés, a été testé positif lors dun contrôle anti-dopage récent, apprend-on du site sportif GSP.ro. Le contrôle a révélé quune hormone de croissance présente dans le sang du sportif avait des valeurs anormalement élevées. Liviu Dumitrescu se défend davoir pris des produits interdits et exige un nouveau test. Le duo Liviu Dumitrescu et Victor Mihalachi devaient participer aux qualifications pour les Jeux Olympiques de Rio, mais finalement la Roumanie sera représentée par dautres sportifs. Il sagit du premier cas de dopage pour le canoéisme roumain dans les vingt dernières années.

  • 13.05.2016

    13.05.2016

    OTAN – Le président Klaus Iohannis et le premier ministre Dacian Cioloş ont fait le point ce vendredi sur les préparatifs, à Bucarest, en vue du sommet de lOTAN, prévu pour juillet prochain, à Varsovie, en Pologne. Cette rencontre faisait suite à la visite jeudi, en Roumanie, du secrétaire général de lAlliance nord-atlantique, Jens Stoltenberg, à loccasion de linauguration de la base militaire de Deveselu (sud), qui accueille des composantes du bouclier anti-missile américain en Europe. Le chef de lEtat roumain a indiqué que la Roumanie attendait un renforcement de la présence militaire des alliés dans la région, ainsi quun déploiement de forces permanentes de lOTAN en mer Noire. Le sommet de lAlliance devrait se dérouler les 8 et 9 juillet dans la capitale polonaise. Il sagira de la première réunion importante des chefs des Etats membres de lOTAN après le sommet du Pays de Galles, en 2014.



    Désinfectants – Les procureurs roumains ont mis en examen la compagnie Hexi Pharma, dans laffaire des produits désinfectants dilués fournis aux hôpitaux roumains. Dans le même temps, la police effectue des perquisitions numériques dans les équipements technologiques de cette société. Celle-ci fait l’objet d’une enquête pénale pour entrave à la lutte contre les maladies et falsification et substitution de produits. Des contrôles entrepris par les autorités ont confirmé les révélations dune enquête journalistique ayant mis en évidence que les désinfectants produits par Hexi Pharma, principal fournisseur spécialisé du système médical roumain, avaient une teneur en substance active des dizaines de fois plus faible par rapport aux normes en vigueur. Le scandale déclenché a mené à la démission du ministre de la Santé.



    Dopage – Les athlètes roumains Mihai Donişan et Claudia Ştef, qui devaient concourir aux épreuves de saut en hauteur et de marche aux Jeux Olympiques de Rio, ont été testés positifs au Meldonium. Il sagit dun médicament produit et commercialisé dans les pays de lEurope de lEst qui améliore les performances des sportifs, bien quil soit censé initialement soigner langine de poitrine, prévenir linfarctus du myocarde ou traiter ses séquelles. A part Mihai Donişan et Claudia Ştef, deux autres athlètes roumaines ont été jusquà présent contrôlés positifs au meldonium, Eva Tofalvi şi Mirela Lavric. Dans le même temps, le canoéiste roumain Liviu Dumitrescu, multiple médaillé aux championnats du monde et continentaux spécialisés, a été testé positif lors dun contrôle anti-dopage récent, apprend-on du site sportif GSP.ro. Le contrôle a révélé quune hormone de croissance présente dans le sang du sportif avait des valeurs anormalement élevées. Liviu Dumitrescu se défend davoir prix des produits interdits et exige un nouveau test. Le duo Liviu Dumitrescu et Victor Mihalachi devaient participer aux qualifications pour les Jeux Olympiques de Rio, mais finalement la Roumanie sera représentée par dautres sportifs. Il sagit du premier cas de dopage pour le canoéisme roumain dans les vingt dernières années.



    Croissance – La Roumanie a enregistré une croissance économique de 4,3% dans les trois premiers mois de 2016, par rapport à la même période de 2015, a annoncé lInstitut roumain de la statistique. Et toujours par rapport au premier trimestre de lannée antérieure, le PIB du pays a augmenté de 1,6%. Dans ses prévisions printanières, la Commission européenne table pour 2016 sur une hausse de léconomie roumaine de 4,2%, confortée par une consommation interne robuste, alors que le rythme de cette croissance devrait ralentir à 3,7% en 2017.



    Immobilier – La nouvelle loi roumaine du prêt immobilier est entrée en vigueur ce vendredi. Aux termes de cet acte réglementaire, les titulaires des crédits hypothécaires de moins de 250.000 euros, qui font la preuve de leur incapacité à le rembourser, peuvent demander à la banque de reprendre la construction et d’effacer leur créance. Des dizaines de milliers de Roumains ont des arriérés de paiements des mensualités et certains font déjà l’objet d’une procédure d’exécution forcée. S’y ajoutent d’autres personnes qui ont garanti des prêts personnels avec leur logement. Les banques commerciales ont annoncé quelles allaient contester la loi du prêt immobilier à la Cour Constitutionnelle, mais, entre temps, elles ont majoré l’avance pour les crédits hypothécaire.



    Cannes – “Ballet domestique en attendant le pope”, une “symphonie de mouvement”, titre Le Monde après la projection de “Sieranevada” le cinquième long métrage du Roumain Cristi Puiu, inscrit dans la course à la Palme dOr. Ce film qui présente une réunion de famille à loccasion dun “parastas”, un rassemblement liturgique à la mémoire dun défunt, “révèle lentement” “la cartographie des affects et ressentiments, parfois historiques, qui lient, souvent douloureusement, les individus à la collectivité”. Et la publication américaine Variety renchérit – “Cristi Puiu est un philosophe qui tisse une tapisserie où la déception et la quête désespérée de la vérité sentremêlent, un point de départ pour tous nos doutes et émotions qui séchappent et senfuient dans le monde entier”. Cest pour la première fois que Cristi Puiu est en lice pour le grand trophée du festival de Cannes, après avoir remporté le pris de la section “Un certain regard”, en 2005, avec “La mort de Dante Lăzărescu”. Et, en parlant d”Un certain regard”, notons que le premier film du réalisateur roumain Bogdan Mirică, “Chiens”, y sera projeté dimanche. Cette année, trois autres films représentent encore le cinéma roumain sur la Croisette, dont le tout nouveau “Baccalauréat” de Cristian Mungiu, Palme dor en 2007, réalisateur sélectionné pour la 3e fois dans la compétition officielle.



    Tennis — La Roumaine Irina Begu rencontre aujourdhui la Japonaise Misaki Doï, dans les quarts de finale du tournoi de Rome, dernière compétition importante sur terre battue avant le rendez-vous de Roland Garros. Irina Begu est présente aussi dans les 8e de finale de l’épreuve de double dames, aux côtés dune autre Roumaine, Monica Niculescu, après avoir vaincu jeudi le double formé par Yung-Jan Chen (Taiwan) et Anna-Lena Groenfeld (Germania).

  • La semaine du 2 au 7 mai 2016

    La semaine du 2 au 7 mai 2016

    Début de la campagne électorale des municipales de juin



    En Roumanie, la campagne électorale pour le scrutin municipal de juin a débuté le 6 mai et se clôturera à la veille des élections, le 4 juin prochain. En lice, notamment pour les fauteuils d’édile en chef, élu en un seul tour de scrutin, les partis politiques consacrés — PSD, PNL, UDMR, ALDE, UNPR, PMP — mais aussi des partis récents, fondés sur la base de la loi qui accepte, depuis l’année dernière, un nombre minimum de 3 personnes pour créer ce genre d’organisation. Le ministre de l’Intérieur, Petre Tobă, assure que les préparatifs pour la tenue des élections municipales respectent le calendrier.




    Le secteur de la santé — à l’attention des autorités roumaines



    Le premier ministre Dacian Ciolos a demandé à son ministre de la santé, Patriciu Achimaş Cadariu, de trouver le plus rapidement possible une solution pour l’accréditation d’un laboratoire qui vérifie les désinfectants utilisés dans les hôpitaux de Roumanie, a informé le porte-parole du gouvernement de Bucarest. Il est du devoir du ministère de tutelle et implicitement de l’Exécutif de confirmer le fonctionnement décent du système national de santé, a ajouté le porte-parole gouvernemental. Ces déclarations suivent les contrôles opérés dans des établissements hospitaliers roumains suite à une enquête journalistique, selon laquelle les produits du principal fournisseur de désinfectants auraient, en réalité, une teneur en substance active largement inférieure à celle marquée sur l’étiquette. Les résultats des contrôles réalisés par les autorités dans 300 hôpitaux de Roumanie ont néanmoins indiqués le fait que 95% des produits désinfectants utilisés par le personnel médical étaient efficaces, le ministre de la santé, Patriciu Achimaş Cadariu, déclarant que la sécurité des patients est assurée. Un rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, réalisé en 2014, plaçait la Roumanie en tête du classement de la résistance à tout traitement des bactéries nosocomiales.




    Le portefeuille ministériel de la Culture a un nouveau titulaire



    La solution de la crise éclatée à l’Opéra national de Bucarest et la protection du patrimoine national figurent parmi les priorités de la nouvelle ministre de la culture, Corina Şuteu. Elle affirme vouloir poursuivre le dialogue avec le secteur indépendant et avec la société civile. Mme Şuteu accordera une attention particulière aux institutions publiques et à l’amélioration de la législation. En s’adressant à la nouvelle ministre lors de la cérémonie d’investiture, le président de la République, Klaus Iohannis, a affirmé qu’elle assumait ce portefeuille dans un moment difficile, de grandes attentes. Corina Şuteu a été désignée à ces fonctions après la révocation de son prédécesseur, Vlad Alexandrescu, par le premier ministre Dacian Cioloş, qui lui a reproché la mauvaise gestion du scandale éclaté à l’Opéra national de Bucarest, où trois directeurs par intérim se sont succédé en un seul mois. Corina Şuteu a été secrétaire d’Etat au ministère de la Culture et directrice de l’Institut culturel roumain de New York.




    Décisions au sein du PSD



    La révocation de Valeriu Zgonea de ses fonctions de président de la Chambre des Députés a été reportée, devant être examinée lors de la prochaine réunion de l’Assemblée. Zgonea affirme que sa révocation est illégale et accuse les sociaux-démocrates de vouloir s’adjuger ce poste pour l’utiliser à des fins personnelles et de groupe. Peu avant, Valeriu Zgonea avait été exclu du Parti Social-Démocrate, pour avoir critiqué son leader, Liviu Dragnea. Il lui reprochait notamment le refus de quitter sa fonction politique après avoir écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale, dans le dossier du référendum tenu en 2012 pour démettre le président de la République de l’époque, Traian Băsescu.





    La loi du crédit immobilier entrera en vigueur le 13 mai



    Le président Klaus Iohannis a promulgué la loi du crédit immobilier qu’il avait renvoyée au Parlement pour réexamen. Ainsi, les titulaires des crédits hypothécaires de moins de 250.000 euros qui font la preuve de leur incapacité à le rembourser peuvent demander à la banque de reprendre la construction et d’effacer leur créance. Des dizaines de milliers de Roumains ont des arriérés de paiements des mensualités et certains font déjà l’objet d’une procédure d’exécution forcée. S’y ajoutent d’autres personnes qui ont garanti des prêts personnels par leur logement. Selon la Banque nationale, 300.000 familles ont contracté un crédit immobilier auprès d’une banque de Roumanie. La nouvelle loi ne s’applique pas à ceux qui se sont acheté une maison à travers le programme « Le premier logement ». Plusieurs banques ont d’ores-et-déjà majoré l’avance pour les crédits hypothécaire.





    La commissaire européenne Corina Creţu visite Bucarest



    En visite en Roumanie, la commissaire européenne chargée de la politique régionale, Corina Creţu, avertit que Bucarest doit accélérer le rythme d’absorption des fonds européens, vu qu’il n’a rien dépensé des fonds alloués pour l’exercice 2014-2020. La commissaire européenne a également attiré l’attention des responsables de Bucarest sur l’utilisation des fonds de cohésion accordés aux villes de Roumanie et dont le terme a été prolongé jusqu’en juin. C’est pour la première fois dans l’histoire de l’UE qu’une partie du budget est gérée directement par les villes — a précisé Corina Creţu. Selon le vice-premier ministre Vasile Dâncu, le gouvernement œuvre à alléger les procédures permettant l’absorption des fonds communautaires. Aussi, la Roumanie pourra-t-elle enregistrer, les prochaines années, un véritable boom des fonds européens attirés. (trad.: Ligia Mihăiescu, Dominique)

  • Une loi controversée

    Une loi controversée

    La loi sur les crédits immobiliers a été adoptée par la Chambre des députés de Bucarest, qui est l’assemblée décisionnelle. Aux termes de cet acte réglementaire, les personnes se trouvant dans l’impossibilité de rembourser les mensualités de leur prêt immobilier peuvent céder le logement à la banque, étant exonérées de toute autre redevance. Cette loi s’adresse à ceux qui ont contracté des crédits afin d’acheter ou de se faire construire un logement, tout comme aux Roumains qui ont garanti le crédit par un immeuble à usage d’habitation. Suite au réexamen du document, sollicité par le président du pays, Klaus Iohannis, il a été décidé que la nouvelle loi s’applique uniquement aux crédits qui ne dépassaient pas l’équivalent de 250.000 euros au moment de leur octroi.

    La principale modification apportée au projet initial consiste en ce que le programme Premier logement, qui facilitait l’accès de la population aux crédits hypothécaires, en sera excepté. L’adoption de cette loi controversée devrait accroître la flexibilité des banques, lesquelles seraient contraintes à des ententes avec les clients, précisent les représentants des débiteurs en devises étrangères. Voilà pourquoi, affirment-ils, il ne faut pas s’attendre à ce que les banques se hâtent de mettre en place les dispositions de ladite loi.

    De l’avis d’un des initiateurs de ce projet législatif, le député libéral Daniel Zamfir, cette loi n’a pas été conçue au détriment des banques. Et lui d’ajouter que les débiteurs ne sont pas que des personnes issues des catégories défavorisées. Certains d’entre eux sont à l’aise financièrement et ont même plusieurs emplois, mais s’ils n’arrivent plus à rembourser leurs dettes c’est à cause des clauses abusives des contrats de crédit.

    Le texte précise nettement qui seront les bénéficiaires de la loi sur les crédits immobiliers, a expliqué Daniel Zamfir : Les bénéficiaires sont les seules personnes physiques ayant la qualité de consommateurs. Autant dire que les personnes physiques qui ont contracté des crédits destinés aux affaires n’en sont pas concernées. La loi s’applique aussi aux personnes qui ont déjà fait l’objet d’une exécution forcée.

    En échange, les personnes contre lesquelles ont été prononcées des sentences définitives de condamnation pour infractions liées au crédit ne bénéficieront pas des dispositions de cette loi. Le texte législatif a été unanimement soutenu par les différents groupes parlementaires, qui ont salué l’appui prêté ainsi à la majorité des titulaires de crédits hypothécaires. Pour leur part, les banquiers mettent en garde contre le fait qu’appliquer aux crédits en cours cette loi rétroactive c’est enfreindre le principe constitutionnel de la non – rétroactivité, ce qui risque d’attirer le déclassement du pays et la hausse des coûts de financement.

    La Banque centrale de Roumanie estime que la mise en place de ce texte législatif entraînerait un manque à gagner de 2,8 milliards de lei (soit 626 millions d’euros), dans les conditions où 97.500 hypothèques, actuellement éligibles au regard de cette loi, se sont fortement dévaluées pendant la période de crise. (trad. Mariana Tudose)

  • Le Petitjournal radio 05.04.2016

    Le Petitjournal radio 05.04.2016

    Bienvenue dans cette séquence dactualité proposée par RRI et Le Petit Journal de Bucarest. Nous allons commenter les sujets à la Une, ces derniers jours, de lantenne roumaine de la plus importante publication en ligne destinée aux Français et aux francophones de l’étranger. Benjamin Ribout, co-rédacteur en chef parle cette semaine de lagression xénophobe et religieuse subie par deux adolescentes syriennes, à Bucarest, de la mobilisation des Bucarestois pour faire barrage à des projets immobiliers mettant en cause monuments historiques et espaces verts ainsi que des concerts événement à prévoir cette année en Roumanie.





    http://www.lepetitjournal.com/bucarest

  • Passage par l’Algérie

    Passage par l’Algérie

    Comment cette société fonctionne-t-elle aujourd’hui ? D’un côté l’Etat s’est contenté d’exploiter la rente pétrolière sans pour autant développer l’économie. De l’autre il s’est donné pour objectif d’acheter la paix sociale par le développement de l’immobilier. Mais cette situation est précaire dans la mesure où la santé de son économie est dépendante du cours du pétrole. En conséquence la situation semble de plus en plus délicate.



  • L’économie mondiale face à une nouvelle crise?

    L’économie mondiale face à une nouvelle crise?

    Lannée 2016 à peine commencée, certains experts font déjà part de leur pessimisme à l’égard de l’économie mondiale: le ralentissement de la croissance mondiale entamé en 2015 se confirme, tandis que le risque de propagation de la crise chinoise est de plus en plus grand. Est-ce que l’économie mondiale se trouve face à une nouvelle crise?, se demandent de plus en plus d’analystes, qui remarquent une série de similitudes entre le crash de 2007 et la situation actuelle.



    Si à l’époque, l’élément déclencheur a été la crise immobilière aux Etats-Unis, à présent, la crise économique chinoise provoquée toujours par le secteur immobilier risque de bouleverser l’économie mondiale entière. En plus, tout comme en 2007, les bourses sont en chute libre et des investisseurs importants préfèrent se retirer des marchés d’actions.



    Bien que des voix expertes invitent au calme et affirment qu’il ne s’agit que d’un excès de volatilité, le consultant financier Ionel Blanculescu se montre inquiet et pense que le monde est à l’aube d’une nouvelle crise généralisée: « Pour la première fois depuis des dizaines d’années, l’humanité se confronte à plusieurs facteurs de déclin à la fois. Il s’agit d’abord du prix du pétrole qui a sévèrement chuté parallèlement aux matières premières dont les tarifs ont atteint leur minimum historique. Et puis, il s’agit, bien évidemment, de ce qui se passe en Chine. Autant de facteurs qui s’ajoutent à la situation dramatique que traverse actuellement l’UE, sur fond de crise des réfugiés, mais aussi d’une crise bancaire qui perdure. Autant de facteurs donc qui nous conduisent vers une nouvelle crise majeure. »



    Dernièrement, les bourses européennes ont fermé à la baisse après qu’une vague de panique a déferlé sur les marchés financiers. Les pertes se juxtaposent au pire début d’année de ces derniers temps. Mais elles reflètent également les inquiétudes des investisseurs sur les perspectives de rentabilité du secteur, au regard de la compression des marges d’intérêt, du fait de taux d’intérêts qui n’ont cessé de chuter depuis de nombreuses années, et de pressions réglementaires qui ont augmenté les coûts d’exploitation des banques, érodant ainsi leur rentabilité. L’économie mondiale mènera une existence risquée en 2016. Une croissance plutôt modeste dans les pays avancés, qui aura du mal à neutraliser la faiblesse des marchés émergeants, les taux d’inflation et d’intérêts extrêmement bas et les tensions à même de provoquer une nouvelle crise – voilà les prévisions des experts financiers lancés au début de cette année.



    Dumitru Miron, professeur à l’Académie d’Etudes économiques de Bucarest, rappelle que l’économie roumaine est de plus en plus intégrée dans celle mondiale et qu’elle ne peut donc pas rester indifférente à ces problèmes: « La Roumanie n’est plus découplée du reste du monde. Son degré d’externalisation est assez important, vu qu’en 2015, elle a enregistré un déficit commercial de presque 12 milliards de dollars. La Roumanie n’est plus un pays isolé. Par ses exportations et importations, par le flux des capitaux et le rapatriement des profits, elle est en connexion avec un milieu économique actuellement trouble. »



    En cas de nouvelle crise financière, la Roumanie sera touchée d’une manière similaire à celle d’il y a quelques années, par le biais des exportations, des flux de capitaux étrangers et surtout elle subira les conséquences de la vague de panique mondiale, opine l’économiste Dragos Cabat. « Les banques se refuseront à tout financement des marchés locaux ce qui provoquera une crise des liquidités à effet immédiat: l’absence de cofinancement dans le cas des projets financés de fonds européens. Les exportations souffriront également d’une baisse de la demande, tandis que la panique entraînera l’écroulement de la demande sur le marché intérieur. Les déficits repartiraient à la hausse. Il est vrai que pour l’instant, il n’est pas question de déséquilibres économiques tout aussi forts qu’en 2008, mais on n’est pas totalement à l’abri de la tempête. »



    Avec un taux de croissance économique de plus de 3%, une monnaie nationale plutôt stable et la dette extérieure remboursée au FMI, on dirait que l’économie roumaine se porte plutôt bien. Pourtant, les statistiques sont parfois trompeuses. La raison? Les performances d’ordre général reposent parfois sur un développement inégal de l’économie, avec un accent sur le commerce et un déclin de la production.



    A l’heure où l’on parle, la Commission européenne a amélioré ses estimations de croissance économique pour la Roumanie, en prévoyant un taux de 4,2% avant la fin de l’année. Pourtant, en 2017, il baissera à 3,7%, selon Bruxelles. Le principal moteur de la croissance économique reste la demande intérieure, tandis que la contribution nette des exportations sera négative. En cas de nouvelle crise mondiale, la Roumanie sera affectée le plus probablement vers la deuxième moitié de l’année en cours par la hausse du chômage, la baisse de l’activité et le ralentissement des salaires. (trad.: Ioana Stăncescu)

  • A la Une de la presse roumaine 03.03.2016

    A la Une de la presse roumaine 03.03.2016

    Beaucoup de sujets intéressants dans la presse roumaine ce jeudi. Le débat sur la source de l’infection des bébés du département d’Arges se poursuit : le fromage n’en est pas la cause. Une autre nouvelle fait le tour de la presse : le roi Michel Ier, souffrant, se retire de la vie publique. Par ailleurs selon la Commission nationale des prévisions, en 2016 : « les salaires vont augmenter, mais les prix ne baisseront plus ». En même temps, les prix des appartements ont atteint leur plus haut niveau depuis 4 ans. Selon une récente enquête plus de 20% des jeunes roumains âgés de 18 à 24 ans souhaitent devenir entrepreneurs. Enfin un un Eurobaromètre constate que seuls 59% des Roumains estiment qu’il est important de connaîtreune langue étrangère.


  • Evolutions sur le marché immobilier de Roumanie

    Evolutions sur le marché immobilier de Roumanie

    A l’échelle nationale, le prix moyen des logements est supérieur de 10% à celui de 2014, conformément au site Internet www.imobiliare.ro. Fin octobre, les appartements se vendaient 980 euros le mètre carré, soit un écart de 52,4% par rapport au pic du marché, enregistré en mars 2008, lorsque les propriétaires demandaient en moyenne 2.058 euros pour un mètre carré. Décembre 2014 allait marquer le seuil minimum des transactions immobilières, le prix du mètre carré locatif ayant baissé à 891 euros, un chiffre inférieur de 10% à celui actuel.

    La vente des appartements anciens a connu une dynamique différente de celle des logements neufs. Dans la capitale, par exemple, un appartement neuf coûtait 1.155 euros le m2, vers la fin octobre, soit 55% de moins que le niveau atteint en mars 2008. Par ailleurs, un appartement ancien coûte à présent 1.043 euros en moyenne, une somme inférieure de 53% à celle qu’il fallait dépenser à l’apogée du marché immobilier.

    Dragoş Vlăsceanu, président de l’Association des brokers immobiliers de Roumanie explique: Cette étude confirme les rumeurs qui circulaient dès l’année dernière. Les chiffres pour 2014 annonçaient déjà une telle croissance. Nous avons donc la confirmation officielle que tout le monde attendait. En effet, en Roumanie, les prix de l’immobilier suivent une tendance ascendante. Elle s’explique tout d’abord par l’appétit croissant des banques pour l’octroi de crédits hypothécaires. Comme elles ont sensiblement allégé leur politique relative à ce type de prêt, bien des personnes se qualifient actuellement pour le crédit hypothécaire. Une autre explication à cela est le niveau très élevé des loyers, sachant qu’en Roumanie le loyer dépasse pour l’instant la mensualité d’un éventuel prêt immobilier destiné à l’achat de cette même propriété. C’est là la raison pour laquelle le locataire opte finalement pour l’acquisition, même par le biais d’un crédit hypothécaire.

    Depuis 2009, le programme intitulé Le premier logement apporte une aide importante au marché roumain de l’immobilier. Il s’adresse aux propriétaires ou copropriétaires, aux côtés du conjoint, d’un logement acquis autrement que par le biais de ce programme et dont la surface utile mesure moins de 50 m2. Aux termes dudit programme, il faut payer une avance de seulement 5%, les taux d’intérêts perçus étant trop bas. Après élargissement du programme, les propriétaires d’un logement acquis dans ces conditions peuvent s’en acheter un deuxième, plus spacieux, à l’aide du Fonds National de garantie des crédits aux PME.

    Dragoş Vlăsceanu: Il faut préciser que ce programme continue d’influencer de manière significative le segment des prix allant de 40 à 60 mille euros, où l’on enregistre le plus gros volume de ventes en matière d’immobilier résidentiel. Il encourage les gens qui en sont à leur première acquisition immobilière à faire ce pas, à se qualifier pour un tel prêt, l’Etat contribuant ainsi à l’accroissement de la demande et bien sûr à une légère hausse des prix. Cela ne veut pas dire que les prix continueront d’augmenter dans les 5 années à venir, mais le coup d’envoi a été donné. Tout le monde veut s’acheter un logement et guette la baisse des prix. Seulement voilà, comme les prix n’ont cessé de décroître ces 7 dernières années, le moment était venu qu’ils augmentent légèrement.

    Dragoş Vlăsceanu, président de l’Association des brokers immobiliers de Roumanie, a également parlé des complexes résidentiels situés à proximité des grandes villes: En ce moment, à Bucarest, la capitale et dans le comté limitrophe, Ilfov, 7 mille habitations sont vendues chaque mois, un chiffre qui dépasse de loin la capacité des constructeurs. L’immobilier résidentiel connaît donc une véritable effervescence. Tout le monde est à la recherche des meilleurs emplacements des futures constructions. Cette demande qui excède de beaucoup l’offre s’explique aussi par la baisse considérable des taux d’intérêts pratiqués par les établissements bancaires. Il y a beaucoup d’agent disponible pour les investissements immobiliers. La demande de construction résidentielle aux environs des grandes villes est allée croissant. En ce moment même les gens investissent beaucoup dans l’immobilier, signe qu’ils préfèrent les acquisitions de logements aux dépôts bancaires.

    Dans une étude réalisée par la compagnie Jones Lang LaSalle, la Roumanie occupe la troisième place en Europe centrale et de l’Est, après la République Tchèque et la Pologne, ayant attiré des transactions immobilières de 600 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. En 2014, ses transactions immobilières ont totalisé 1,15 milliards d’euros, un record pour ces dernières années. A cela a largement contribué le rachat des magasins Real par le groupe français de grande distribution Auchan, la transaction s’étant chiffrée à quelque 280 millions d’euros. ( trad. Mariana Tudose)

  • Le “Regard qui s’entend…

    Le “Regard qui s’entend…

    Parents dun côté, enfants de lautre, et au milieu? Dans un pays plutôt traditionnel, plutôt conservateur comme la Roumanie, les rapports entre parents et enfants restent plutôt un tabou, impliquant la déférence inconditionnelle des derniers pour les premiers. Quelle est la réalité sur le terrain au-delà des idées reçues? Cest la question que pose franchement aux Roumains le dernier numéro du magazine Regard, la plus importante publication francophone dEurope Centrale et de lEst, qui paraît à Bucarest. Un numéro 72 ciblé prioritairement sur des questions de société, les unes plus sensibles que les autres, que nous allons passer en revue dans ce RRI Spécial, avec Laurent Couderc, rédacteur en chef du magazine Regard, et Aline Fontaine, journaliste.


  • A la une de la presse roumaine – 29.10.2015

    A la une de la presse roumaine – 29.10.2015

    Sujets divers dans les journaux parus ce matin à Bucarest. « Comment la loi du vote par correspondance a-t-elle été amputée » s’interroge România libera. Adevarul annonce que la Roumanie se prépare à recevoir la première tranche de son quota obligatoire. Et Ziarul financiar qui table sur un nouvel engouement pour les logements dans les nouveaux quartiers résidentiels.