Tag: informatique

  • 03.07.2016 (mise à jour)

    03.07.2016 (mise à jour)

    Brexit — Le président roumain, Klaus Iohannis, a invité lundi le premier ministre, Dacian Ciolos, le gouverneur de la Banque nationale, Mugur Isarescu, ainsi que les leaders des partis parlementaires à de nouvelles consultations sur l’impact du Brexit sur la Roumanie. Le chef de l’Etat proposera la mise en place d’un groupe de travail qui évalue cet impact et qui identifie les mesures à prendre ainsi que les opportunités à saisir dans ce contexte. Une première tranche de consultations avait eu lieu le 24 juin, lorsque le président Iohannis avait affirmé l’attachement de la Roumanie au projet européen.



    Médailles — Les élèves roumains ont remporté deux médailles d’or et deux d’argent à l’Olympiade balkanique d’informatique, qui s’est tenue à Nicosie, à Chypre, du 27 juin au 2 juillet et à laquelle ont participé les représentants de 11 pays. L’équipe de la Roumanie s’est classée deuxième, derrière la Bulgarie. C’est la Roumanie qui a eu l’initiative de cette Olympiade dont elle a accueilli la première édition à Constanta (sud-est) en 1993, et puis deux autres éditions, en 2003 et en 2011.



    Météo — Le temps sera particulièrement instable dans le sud et le sud-est de la Roumanie, ainsi que dans les Carpates méridionales et orientales, où des pluies fortes et des phénomènes orageux seront signalés dans les prochaines 24h. Le ciel sera variable sur le reste du territoire. Lundi, les températures se situeront entre 22 et 32°.

  • Samir Bechka, Abdelhamid Djebbari (Algérie) – l’utilisation des ordinateurs et des portables.

    Samir Bechka, Abdelhamid Djebbari (Algérie) – l’utilisation des ordinateurs et des portables.

    Ainsi, notre population en est à 52% par rapport à 76%
    dans l’Union européenne, et 32% de la population n’a jamais utilisé Internet,
    par rapport à 16% qui est la moyenne de l’UE. Le Rapport conclut que moins de
    la moitié de la main d’œuvre de Roumanie possède des capacités numériques
    suffisantes (soit 46%, à comparer avec 72% dans l’Union européenne).
    L’utilisation d’Internet est à la hausse, principalement à cause d’une connexion
    plus importante aux réseaux sociaux.



    Il est
    intéressant de connaître la relation que les Roumains ont avec leur téléphone
    portable. Selon une étude de marché publiée fin 2015 par Ernst & Young
    Roumanie, 66% des sujets questionnés affirment que depuis leur réveil et
    jusqu’à regarder pour le première fois leur dispositif mobile, moins d’une
    trentaine de minutes se passent. Pour près de 30% des personnes interrogées, il
    semble que la routine du matin commence effectivement par consulter le
    portable.

    Combien, de fois le regardent-ils par jour ? La moitié le font
    entre 11 et 50 fois tous les jours. Si 20% le consultent entre 51 et plus de
    200 fois chaque jour, les jeunes de 25 à 35 ans sont les plus friands de
    portables et regardent l’écran plus de 200 fois en 24h. Ils sont 40%, constate
    le sondage. Une majorité écrasante des sondés, 98%, utilisent les dispositifs
    mobiles pour passer des appels, 91% pour l’accès à leur compte de courrier
    électronique, 89% expédient des messages et font des recherches sur Internet et
    86% utilisent le téléphone pour la caméra photo. 34% seulement s’en servent
    pour le shopping.

    Quant au nombre d’applications utilisées, près de la moitié
    des personnes interrogées utilisent entre 8 et plus d’une dizaine
    d’applications, et les chiffres vont décroissant. Si les plus de 55 ans
    détiennent des téléphones portables, les plus jeunes préfèrent des dispositifs
    plus sophistiqués. Vous n’y avez peut-être pas pensé, mais ce sont les
    personnes entre 25 et 35 ans qui utilisent leur dispositif mobile dès le
    réveil. Les consommateurs les plus importants de contenus vidéo sont les 35 à
    45 ans.

    La conclusion des réalisateurs de l’enquête est que les dispositifs
    mobiles changent la manière des gens de communiquer, de travailler et de
    s’amuser. Nous assisterons donc à des évolutions tant dans les dispositifs que
    dans notre manière de nous en servir.

  • 01.01.2016

    01.01.2016

    Bonne et heureuse année 2016!


    Message — Le président Klaus Iohannis a adressé un message pour la Nouvelle année aux Roumains du monde; il leur a souhaité une heureuse année 2016, riche en vœux accomplis et avec des aspirations plus ambitieuses. Dans un enregistrement posté sur son profil Facebook, le chef de l’Etat a parlé des changements pour le mieux qui se feront jour en Roumanie et a exhorté les Roumains à fructifier les opportunités qui peuvent faire progresser le pays. Sur le même réseau, le premier ministre Dacian Cioloş a souhaité aux Roumains une année 2016 bonne et belle.



    Impôts — En Roumanie, 2016 débute par une série de taxes revues à la baisse, mais aussi par certaines majorations, surtout en matière d’impôts locaux. Parmi les modifications les plus importantes, l’on compte la réduction du taux général de TVA de 24 à 20%, une TVA de 9% sur l’eau, un impôt sur les dividendes de 5%, mais aussi des taxes accrues sur l’habitation. L’accise supplémentaire sur les carburants, de 7 centimes d’euro par litre, reste en vigueur cette année aussi. Une nouvelle formule d’imposition pour les immeubles est en vigueur dès ce premier jour de l’année, qui mène à des augmentations significatives de taxes, notamment pour les petites entreprises dont le siège social est à la maison. Ceux qui obtiennent des revenus d’activités indépendantes seront tenus de payer aussi une contribution à la caisse de retraites, même s’ils sont également salariés et payent déjà une telle contribution. Les auto-entrepreneurs devront, outre l’impôt de 16% sur les revenus, aussi la contribution à l’assurance maladie, de 5,5%, et à la caisse de retraites, de 10,5%.



    Remboursement — La Roumanie doit payer, en 2016, 113 millions d’euros à l’Union européenne et à la Banque Mondiale, du crédit de type préventif contracté en 2009. Il s’agit d’intérêts et de commissions. En 2015, la Roumanie a payé plus de 1,83 milliards d’euros au FMI, à l’Union européenne et à la Banque Mondiale. 2015 a également été l’année où Bucarest a remboursé le crédit au FMI. Entre 2009 et 2015, la somme totale remboursée par la Roumanie aux trois institutions s’est élevée à 4,837 milliards d’euros, selon le ministère des Finances publiques de Bucarest. La Roumanie doit encore payer, jusqu’en 2023, plus de 4,88 milliards d’euros à l’Union européenne et à la Banque Mondiale, dont 3,8 milliards d’euros à l’UE.



    Visite — Le Premier ministre Dacian Cioloş fera, le 7 janvier, une visite officielle à Berlin, et il rencontrera la chancelière Angela Merkel, selon une annonce faite à Bucarest. Les deux discuteront, entre autres, du renforcement des relations bilatérales et de la vague de migrants d’Europe. L’agenda de la visite comporte aussi des rencontres avec les membres de la communauté roumaine et avec des représentants du Forum économique roumano-allemand. Le ministre des Affaires étrangères, Lazăr Comănescu, fera également partie de la délégation.



    Retraites — A Bucarest, la Cour constitutionnelle examinera le 20 janvier la loi portant retraites spéciales des élus locaux, contestée par le gouvernement Cioloş voici quelques jours. L’exécutif est mécontent du fait que cette loi instituerait un régime spécial de privilèges, que les nouveaux droits devraient être accordés de manière rétroactive et du fait que le financement pour les indemnités nouvellement créées n’est pas assuré. Selon le gouvernement, il y aurait au moins 16.300 bénéficiaires, et le déficit budgétaire se creuserait de 400 millions de lei. Selon le texte adopté par le Parlement, les maires, les adjoints aux maires, les présidents et vice présidents des Conseils départementaux devraient toucher des retraites supplémentaires allant jusqu’à 6600 lei (1466 euros), selon la longueur de la période de mandat exercée.



    TIC — Le marché de logiciels et de services informatiques connaîtra, en Roumanie, une progression de 11% par an les trois prochaines années, selon les résultats d’une étude publiée par l’Association patronale de l’industrie de logiciels et de services. Selon la source citée, les revenus des compagnies roumaines de logiciels et de services informatiques ont connu une hausse de 13% en 2014 par rapport à l’année antérieure, pour se chiffrer à 2,42 milliards d’euros. Les estimations faites pour 2015 indiquent une majoration de 14% des revenus de l’industrie de profil. L’étude rapporte également que les revenus obtenus par les compagnies roumaines en Roumanie proviennent à hauteur de 32% de projets menés pour l’administration publique, alors que pour les exportations, la plupart (40%) sont issus de clients de l’industrie de production. L’enquête a été réalisée entre février et juin 2015.

  • Le mathématicien Grigore Moisil

    Le mathématicien Grigore Moisil

    Né le 10 janvier 1906, le mathématicien Grigore Moisil est considéré comme le fondateur de lenseignement informatique roumain. Son père, Constantin Moisil, était un historien et archéologue fameux, considéré à son tour comme le père de la numismatique roumaine. Il fut dailleurs le directeur du Cabinet numismatique de lAcadémie Roumaine. Son frère, George, a été physicien et professeur à lUniversité Polytechnique de Bucarest.



    Grigore Moisil fait ses études pré-universitaires à Vaslui (dans lest du pays) et à Bucarest, la capitale. En 1924, il devient étudiant de lInstitut Polytechnique, mais il change vite de formation en faveur de la faculté de Mathématiques, sa vraie passion. Il obtient son titre de docteur en mathématiques tout de suite après la faculté ; en 1930, il se rend à la Sorbonne pour y étudier aux côtés des plus grands mathématiciens du monde et participe à la vie scientifique de Paris. Deux ans plus tard, en 1932, Grigore Moisil revient en Roumanie et sétablit à Iasi (dans lest) pendant 10 ans. Cest là quil découvre linformatique, raconte Solomon Marcus, un de ses étudiants, actuellement membre de lAcadémie Roumaine.



    Solomon Marcus: « Dans les années 30, Grigore Moisil était professeur à lUniversité de Iasi. Cest là quil jette les bases de la logique mathématique, une discipline qui navait pas de tradition en Roumanie. Il commence à faire des progrès dans ce domaine, il donne des cours de logique mathématique à Iasi. Cette activité le conduit à linformatique. La théorie des automates, sur laquelle repose le domaine des ordinateurs électroniques, est à son tour fondée sur la logique. Cest ça le parcours: de la logique à linformatique. Grigore Moisil est considéré au niveau mondial comme un des pionniers de linformatique, parce que cest lui qui fonde lenseignement supérieur dinformatique en Roumanie, dans la seconde moitié des années ‘50. Cest lui qui contribue à la création des premières équipes de mathématiciens – informaticiens et forme plusieurs générations consécutives de disciples. Moi, je suis un de ses disciples directs. A leur tour les disciples de Moisil ont eu leurs propres disciples. A lheure actuelle nous en sommes à la 3e ou 4e génération. »



    Passionné dinformatique, formateur des futurs informaticiens roumains, Grigore Moisil avait prévu dès le début lampleur quallait connaître son domaine.



    Le mathématicien Solomon Marcus explique: « Grigore Moisil est le premier savant roumain qui nous avait averti, vers 1970, de la révolution quallaient engendrer les ordinateurs, une révolution qui imposait un nouveau type dalphabétisation: celle computationnelle. Ce que Grigore Moisil a accompli dans les années 60 – ‘70 est comparable à ce quavait réussi à faire au début du 20e siècle Spiru Haret, un autre savant roumain, ancien ministre de léducation, qui avait déclenché la lutte contre lanalphabétisme en Roumanie. Spiru Haret avait lutté contre lanalphabétisme proprement – dit, alors que Grigore Moisil a prévu, 10-15 ans avant le début de lère informatique, quapprendre à utiliser lordinateur allait concerner le monde entier ».



    Par ses prévision sur limportance des ordinateurs dans la vie quotidienne, mais aussi par sa personnalité, Grigore Moisil a gagné ladmiration des professionnels de domaines qui navaient rien à voir avec linformatique.



    Solomon Marcus: « Il a organisé des recherches scientifiques dans le domaine de la théorie des automates, qui est la partie théorique du domaine des ordinateurs électroniques. Il a été un grand scientifique, professeur et animateur. Cest Grigore Moisil qui a créé le Centre informatique de lUniversité de Bucarest. Celui-ci accueillait non seulement des mathématiciens et des ingénieurs, mais aussi des personnes activant dans bien dautres domaines, comme le compositeur Aurel Stroe par exemple. Sy ajoutaient des historiens et des linguistes, car on soupçonnait déjà lénorme impact que les ordinateurs électroniques allaient avoir sur le monde.»



    Grigore Moisil nous a quittés en 1973. Depuis, lanniversaire de sa naissance, 10 janvier, est marqué chaque année par lAcadémie Roumaine et par ses disciples. (Trad. Valentina Beleavski)

  • Les défis de la cybersécurité

    Les défis de la cybersécurité

    “Ceux qui sont déjà fermement installés vont se faire plus furtifs dans leur collecte dinformations, tandis que les nouveaux venus vont chercher des moyens de voler de largent et de mettre leurs adversaires en échec”, souligne le document. Où en est la sécurité cybernétique, dans le contexte où le nombre des vulnérabilités augmente ? Voici la réponse de Bogdan Botezatu, représentant de Bitdefender, entreprise qui offre des solutions de sécurité antivirus : C’est un concept difficile à définir dans les conditions où l’on voit apparaître chaque jour quelque 400 mille nouveaux virus. Pire encore, leur nombre ne cesse de croître, car il y a toujours plus de groupes cybercriminels qui visent les informations à caractère privé ou nos données d’identification.”



    Selon les analystes, certains groupes extrémistes et organisations vont davantage utiliser les réseaux informatiques pour lancer des attaques. Dans le même temps, les cybercriminels vont perfectionner les méthodes qui leur permettent de sintroduire de manière furtive dans les réseaux de leurs victimes et de subtiliser des données sans être détectés, puis de les revendre ou les utiliser à une date ultérieure. Les auteurs du rapport mentionné préviennent aussi que les pirates vont sans aucun doute sattaquer aux objets et instruments du quotidien connectés à Internet. Rien qu’un exemple: l’espionnage des réseaux numériques de téléphonie mobile ou GSM a affecté au moins 14 pays à travers le monde.



    Les mécanismes censés prévenir de telles cyberattaques sont-ils efficaces ? Nous écoutons Bogdan Botezatu, représentant de Bitdefender, entreprise spécialisée dans la sécurité informatique. En fait, aucune de nos communications numériques n’est plus sûre. Si auparavant, nous avons eu affaire à des criminels ou à des groupes criminels ordinaires, dont la cible exclusive était l’utilisateur habituel, à présent on assiste à une véritable guerre informatique, vu que des gouvernements aux ressources illimitées se sont directement impliqués dans l’espionnage informatique. Les chances de réussite ne manquaient pas dans la lutte menée contre les groupes criminels agissant dans le secteur des utilisateurs, car ces groupes disposaient de ressources relativement limitées. Maintenant que les gouvernements interviennent dans cette guerre informatique, la situation est tout autre. Ils peuvent même contraindre les entreprises à divulguer certaines informations, à mettre à disposition le flux d’informations de certains de leurs usagers ou forcer des réseaux informatiques entiers, tels les fournisseurs d’Internet haut débit, à acheminer en priorité vers leur routeurs le trafic des utilisateurs. En analysant le paysage informatique de cette dernière année, on peut conclure que les menaces venant des gouvernements sont extrêmement sophistiquées et impossibles à bloquer par les antivirus les plus performants, car les gouvernements respectifs ont les moyens de s’acheter des brèches de sécurité dans les systèmes d’exploitation, touchant ainsi une bonne partie de la population.”



    Le phénomène de la criminalité informatique ne cesse de s’intensifier. Au fur et à mesure de l’évolution de la technologie, son impact pèse lourd, au point que même des géants apparemment invincibles, tels que Facebook, sont victimes de ces attaques. L’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), qui passe pour un des meilleurs services et des mieux équipés des Etats-Unis, a perdu” 58 mille documents secrets, en 2013. Leur dévoilement, par le célèbre informaticien Edward Snowden, ancien employé de la NSA, est considéré comme une des fuites d’informations confidentielles les plus importantes de l’histoire des Etats-Unis”.



    Toujours en 2013, les 50 millions d’utilisateurs du service populaire Evernote, dédié au stockage des documents et à la gestion des notes, ont été prévenus que la sécurité de leur comptes était compromise. Ils ont été priés de changer de mot de passe, tandis qu’Evernote a mis en place un nouveau système d’authentification. En février 2013, les comptes de 250 utilisateurs de Twitter, le très connu réseau social et site de micro-blogging, ont eux aussi été compromis, les hackers ayant réussi à dérober les noms des utilisateurs et leurs mots de passe. Les géants du commerce électronique n’y ont pas échappé non plus. En mai 2014, le géant de la distribution en ligne eBay a annoncé avoir été victime d’une cyberattaque ayant entraîné l’accès aux données personnelles de 233 millions d’utilisateurs.



    Bogdan Botezatu en explique l’enjeu. A chaque fois, il s’agit d’un enjeu financier, car on vise à écarter un concurrent du marché et ce pour une période indéterminée. Les grandes compagnies subissent le chantage de certains acteurs du marché informatique, à la recherche de gains financiers.”



    Une attaque informatique d’envergure, à très fort impact sur la société actuelle, est un risque qui plane depuis longtemps déjà sur le monde entier, affirment les spécialistes. La plus récente des références à un potentiel risque informationnel majeur a été faite en septembre 2014 par le représentant d’une importante autorité de surveillance financière des Etats-Unis. Celui-ci a mis en garde contre un éventuel nouvel Armageddon cybernétique, dont les conséquences à long terme seraient lourdes pour le système financier et qu’il a comparé avec les attentats du 11 septembre 2001.

  • 18.08.2014 (mise à jour)

    18.08.2014 (mise à jour)

    Législatif — Le Sénat de Bucarest a décidé ce lundi de reporter d’une semaine la session extraordinaire consacrée au réexamen de la loi de la réduction de 5% des charges sociales des employeurs à partir du 1er octobre. De son côté, le président de la Chambre des députés, Valeriu Zgonea, considère que la demande formulée par l’opposition de convoquer, mardi, une session extraordinaire consacrée au même sujet n’a pas de fondement juridique. Cette loi a été renvoyée au Parlement par le président Traian Băsescu parce que le gouvernement n’a pas indiqué les sources dont il dispose pour compenser la baisse des recettes à la sécurité. Au cas où le Parlement vote une nouvelle fois la loi dans sa variante rejetée par le chef de l’Etat, celui-ci pourrait l’attaquer à la Cour constitutionnelle. La capacité de convoquer une session extraordinaire du Parlement de Bucarest appartient à l’opposition. La coalition gouvernementale affirme que cette initiative n’est qu’une démarche électorale.


    Automobile — En Roumanie, les ventes de véhicules neufs (voitures et véhicules utilitaires) ont connu une hausse de 31% sur les 7 premiers mois de l’année, par rapport à la même période de l’année dernière, indiquait lundi l’Association nationale des constructeurs et des importateurs d’automobiles. Selon la même source, la hausse a été de 32,7% dans le cas des voitures. Les marques les plus vendues ont été, dans un ordre décroissant, Dacia, Volkswagen, Skoda, Ford et Renault. Dacia Logan a été le modèle le plus vendu pendant cette période.


    Informatique — La Roumanie a obtenu 4 médailles — une d’or et trois d’argent — à l’Olympiade balkanique d’informatique, organisée à Ankara, en Turquie. L’or a été remporté par Mihai-Iulian Andreescu, élève au Lycée d’informatique de Bucarest, tandis que l’argent a récompensé trois lycéens de Bucarest, Lugoj et Sighetu Marmaţiei. Treize équipes de 11 pays ont été présentes dans la capitale turque.


    Médaille — La Roumaine Ştefania Dobre a remporté la médaille d’argent en judo, dans la catégorie des 36 kg, dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing (Chine). C’est la première médaille de la délégation de la Roumanie à cette édition des JO de la Jeunesse qui est prévue jusqu’au 28 août. La Roumanie y est présente avec une délégation de 41 sportifs, inscrits dans la moitié des épreuves : athlétisme, basket, boxe, haltérophilie, canotage, canoë-kayak, judo, natation, gymnastique artistique et sportive, escrime, tennis et tennis de table. Les JO de la Jeunesse, réservés aux jeunes entre 14 et 18 ans. 3.500 jeunes athlètes de 204 pays participent à cet événement sportif qui se déroule jusqu’au 28 août.


    Météo — Il fera beau en Roumanie dans les prochaines 24h. Les températures, en légère hausse se situeront, mardi après-midi, entre 25 et 31°.

  • 08.05.2014 (mise à jour)

    08.05.2014 (mise à jour)

    Défense — Six avions de combat CF 18 Hornet des forces aériennes canadiennes participent à des exercices et des activités de formation conjointes avec les forces aériennes roumaines. Les 230 Canadiens, pilotes et techniciens, sont arrivés ce mercredi à la base aérienne de Câmpia Turzii, dans le centre-nord de la Roumanie, où ils devraient rester pendant cinq mois. L’ambassadeur canadien à Bucarest, Joanne Lemay, a déclaré que sur la toile de fond de la crise en Ukraine, son pays souhaite contribuer aux côtés de la Roumanie et de l’OTAN à la sécurité et la stabilité de la région et de l’Europe dans son ensemble. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a également déclaré que l’Alliance atlantique avait renforcé les effectifs qui assurent les missions de police aérienne dans les pays baltes et avait effectué des vols de surveillance dans l’espace aérien de la Pologne et de la Roumanie.



    Coopération – La Commission européenne a annoncé qu’une réunion avec le gouvernement pro-occidental de la République de Moldova aurait lieu à Bruxelles la semaine prochaine. L’occasion d’examiner la mise en place par Chisinau de plusieurs réformes clé dans les domaines de la justice, du milieu des affaires et de l’énergie. Par ailleurs, le président du Sénat roumain, Calin Popescu Tariceanu s’est entretenu jeudi à Chisinau, avec le président de la République de Moldova, Nicolae Timofti. Lors de ses entretiens mercredi avec le premier ministre moldave, Iurie Leanca et le président du Parlement de Chisinau, Igor Corman, l’officiel roumain avait affirmé que la Roumanie serait le premier pays qui ratifiera l’Accord d’Association de Chisinau avec l’UE, réaffirmant ainsi le soutien clair de la Roumanie au parcours européen de la République de Moldova.



    Réunion – Le chef de la diplomatie roumaine Titus Corlatean a participé en Grèce, à Thessalonique, à une série de réunions organisées sous les auspices de la présidence grecque du Conseil de lUE. Aux côtés de ses homologues de Bulgarie et de Grèce, le ministre roumain a entre autres examiné la promotion des intérêts conjoints des trois pays, notamment à l’intérieur de l’UE, mais aussi dans le cadre d’organisations régionales, ainsi que les perspectives d’intégration européenne des pays des Balkans occidentaux. Titus Corlatean a exprimé le soutien de la Roumanie à l’accélération dans la période à venir du processus d’adhésion à l’UE et à l’OTAN des pays des Balkans occidentaux. Le ministre roumain des Transports, Dan Sova, se trouve également en Grèce où il a participé à une réunion informelle de ses homologues européens. A l’agenda des discussions ont également figuré le développement de l’infrastructure de l’UE, notamment routière.



    Energie — La Roumanie doit assurer la stabilité législative, fiscale et des politiques publiques afin de maintenir l’intérêt des investisseurs pour le secteur de l’énergie, estime le Conseil des Investisseurs étrangers. Lors d’une réunion à laquelle a également participé le ministre délégué à l’Energie, Razvan Nicolescu, les représentants du Conseil ont souligné que la nouvelle Stratégie énergétique de la Roumanie devrait offrir de la stabilité et de la prédictibilité aux acteurs du marché et aux parties intéressées afin d’attirer les investissements nécessaires et de garder la compétitivité à long terme de l’économie. Selon les propositions du Conseil, des investissements importants sont nécessaires dans tout le secteur énergétique roumain. A noter que le Conseil des investisseurs étrangers est l’association des investisseurs étrangers les plus importants de Roumanie, qui réunit 120 compagnies, dont les investissements cumulés se montent à 35 milliards d’euros.



    Inflation — La Banque Nationale de Roumanie a révisé à la baisse de 3,5% à 3,3% ses prévisions d’inflation pour la fin 2014. La décision a été prise compte tenu de l’évolution des prix à la consommation, de la baisse continue des prix des fruits et légumes, de la hausse des salaires et de la perspective d’une bonne année agricole. Lors d’une présentation jeudi du rapport trimestriel sur l’inflation, le gouverneur de la Banque centrale, Mugur Isarescu a également évoqué l’appréciation de la monnaie nationale par rapport à l’euro et au dollar américain. Selon lui, cette appréciation relève plutôt de la conjoncture, due dans une certaine mesure à la situation régionale, que des performances de l’économie roumaine.



    Informatique – La Roumanie est devenue un des centres de l’UE les plus importants dans le domaine des affaires informatiques, grâce à la main d’œuvre qualifiée et des coûts bas des services en la matière, selon les données de la compagnie américaine de recherche Gartner, citées dans une analyse Bloomberg. Alors que l’Europe est confrontée à un énorme déficit de spécialistes, les atouts de la Roumanie pourrait proposer une stratégie de sortie, après 24 ans de transition, estime la compagnie américaine. Avec plus de 64 mille spécialistes en informatique, la Roumanie arrive première dans l’UE, d’après le nombre d’employés par habitant dans le secteur de la technologie et 6e au niveau mondial. Une cinquantaine de compagnies spécialisées dans la haute technologie, dont IBM, Microsoft, Oracle ou Intel, ont ouvert des bureaux en Roumanie ces 10 dernières années.

  • L’ordinateur “Felix”

    L’ordinateur “Felix”

    L’industrie roumaine des PC date du début des années 1960, lorsqu’elle comptait parmi les volets de la stratégie que le gouvernement entendait mettre en place pour booster la production interne. Le premier ordinateur utilisé en Roumanie en 1957 était de fabrication française. Une vingtaine d’années durant, soit de 1969 à 1989, l’industrie roumaine de l’informatique, un domaine interdisciplinaire à l’époque, a employé près de 70.000 spécialistes.



    En 1969 était créé l’Institut des techniques de calcul de Bucarest. Politiques et spécialistes devaient choisir entre les industries française et anglo-américaine pour l’achat d’une licence. Finalement, les décideurs politiques ont opté pour la solution française et ce pour plus d’une raison: le rapprochement traditionnel entre les deux pays, l’essor des projets bilatéraux dans les années 1966 – 1970, le fait que les principaux pays producteurs d’ordinateurs étaient prêts à vendre leurs produits, sans pour autant offrir l’accès à la licence de fabrication. Non seulement la licence fut française, mais l’Entreprise d’ordinateurs elle-même fut conçue d’après le modèle de celle de Grenoble.



    Baptisée Felix, toute une génération de PC de fabrication roumaine allait se développer à partir de l’ordinateur français IRIS. Ce sont l’Institut des techniques de calcul et la chaire d’informatique de l’Institut polytechnique de Bucarest qui ont apporté leur pierre à la naissance du PC prénommé Felix. Un nom à résonance historique, comme l’affirme Vasile Baltac, ancien directeur scientifique de l’Institut de techniques de calcul de Bucarest. En effet, après que l’empereur Trajan eut conquis la Dacie, en 106 après J.-Ch., la nouvelle province romaine fut nommée Dacia Felix, «la Dacie heureuse». Comme le président du pays, Nicolae Ceauşescu, se passionnait pour l’histoire, plusieurs projets économiques des années 1970-1980 furent affublés de noms sonores censés promouvoir l’image de la Roumanie. Parmi eux, la marque automobile connue depuis lors sous le nom de Dacia. Le deuxième terme, Felix, devint le nom du premier PC de conception entièrement roumaine. On lui ajouta aussi l’indicateur C 256: C comme «calculator», le mot roumain désignant l’ordinateur en français et un numéro rendant compte de l’étendue de la mémoire de l’ordinateur.



    La taille de ce premier ordinateur roumain était telle qu’il occupait toute une pièce. Au début des années 1970, le C 256 était capable d’effectuer plusieurs centaines de milliers d’opérations par seconde, ce qui représentait une performance par comparaison avec les machines antérieures qui n’en faisaient que quelque dizaines ou centaines dans ce même laps de temps. Le fabricant roumain a même vendu 4 ordinateurs de type Felix C 256 en Chine et un autre en Hongrie. Ce qui plus est, le C 256 a joué une partie d’échecs avec Florin Gheorghiu, le match étant diffusé aussi à la télé. Le joueur d’échecs avait réussi à capturer un pion, après quoi la machine a dû s‘incliner devant la stratégie humaine. C’est que le tout premier logiciel n’avait pas encore de réponse adéquate à la vision, à la stratégie et à la complexité d’un jeu en déroulement; il ne pouvait donc pas concurrencer l’expertise d’un joueur d’échecs.



    Le deuxième modèle de PC de fabrication roumaine, C 32, avait des dimensions plus réduites. La grande ambition du constructeur de faire doubler la mémoire de l’ordinateur allait se matérialiser sous la forme du modèle C 512. Malheureusement, la coopération plutôt difficile entre concepteurs et fabricants et la fiabilité contestée de la plate-forme française qui avait servi pour point de départ à la réalisation du premier PC Felix allaient beaucoup ralentir le développement du projet.



    Une autre génération d’ordinateurs Felix allait voir le jour dans la 8e décennie du siècle dernier. C’était le tout début du concept de PC et les Roumains s’efforçaient de tenir le pas avec la nouvelle technologie. Felix PC devait être compatible avec les produits PC du producteur IBM, numéro 1 mondial de la promotion de cet ordinateur. En 1983, l’Institut Polytechnique de Bucarest endossa la tâche de mettre à niveau l’ordinateur Felix avec les nouvelles tendances en matière d’informatique, afin de pouvoir l’utiliser pendant les cours de formation des futurs ingénieurs électroniciens et automaticiens. Seulement, voilà, Felix PC n’a pas dépassé la phase des essais de laboratoire.



    Une des explications du ralentissement du processus de développement et de production de la nouvelle génération d’ordinateurs Felix PC relève de la politique. Les années 1980 ont été marquées par la diminution draconienne des dépenses publiques et des importations, par la crise économique et l’absence de vision. Le régime politique de l’époque traversait une période d’ankylose idéologique et fonctionnelle qui allait en s’accentuant. Tout cela contrastait fortement avec la tendance à la globalisation et l’esprit d’ouverture qui gagnait du terrain surtout dans les secteurs de l’informatique et des techniques de calcul. Depuis 1990, on parle des ordinateurs Felix comme de signes d’une époque révolue de l’informatique roumaine. (trad. : Mariana Tudose)

  • 31.10. 2013 (mise à jour)

    31.10. 2013 (mise à jour)

    Fraude – Une procureure roumaine du Parquet près la Haute Cour de Justice et de Cassation a été placée en détention provisoire pour 29 jours. Elle est impliquée, aux côtés de 27 autres personnes, dans une affaire d’évasion fiscale de plus de 50 millions d’euros. «Le réseau de la viande», comme l’appellent les médias, visait au monopole de la production et de la commercialisation des produits à base de viande par le biais de sociétés fantômes. Dans ce même dossier, un sénateur social-démocrate est poursuivi pour trafic d’influence.



    Contrôle – L’autorité douanière de Roumanie mettra en place à partir du 15 novembre des mesures spéciales de contrôle des bagages personnels aux frontières extérieures de l’UE, à savoir serbe, ukrainienne et moldave, apprend-on dans un communiqué rendu public jeudi par la Direction générale des douanes. La décision a été adoptée afin de limiter l’introduction sur le territoire roumain de quantités importantes de certains produits déclarés comme étant d’usage personnel et commercialisés par la suite au noir. Il s’agit de cigarettes, boissons alcoolisées, carburant, plantes ornementales, huile de tournesol, sucre raffiné, farine, fruits et légumes frais. A compter du 15 novembre, les voyageurs doivent remplir une déclaration précisant les biens qu’ils transportent dans leurs valises.



    Alerte – Pendant la première moitié de cette année, la Roumanie a recensé une vingtaine de millions d’alertes de sécurité informatique, selon les données publiées sur cert.ro, le site de l’organisme qui enregistre les plaintes et alertes de sécurité cybernétique. Si le nombre de ces dernières est à la hausse c’est entre autres en raison du développement rapide du marché informatique roumain, a déclaré ce jeudi le ministre des communications et de la société informationnelle, Dan Nica. Il a précisé que les auteurs de ces attaques visaient à voler de l’argent, des données personnelles, des comptes e-mail et des bases de données.



    Radio Roumanie 85 – A Bucarest, la salle de concerts de la Radio continue d‘accueillir la série d’évènements marquant les 85 ans de radiophonie roumaine. Sous la baguette de Cristian Mandeal, l’orchestre National de la Radio a donné un concert aux côtés du violoniste Gabriel Croitoru, du violoncelliste Răzvan Suma et du pianiste Horia Mihail. Au programme ont figuré des compositions de Musorgski, Beethoven et Enesco. Ce 1er novembre, la radio publique roumaine, mais aussi les orchestres et chorales de la radiodiffusion fêtent leur 85e anniversaire. En effet, l’Orchestre national de la radio roumaine a été fondé la même année que la radio publique en 1928, à l’initiative et sous la direction du compositeur Mihail Jora.



    Béatification – Mgr Anton Durcovici (1888-1951), évêque catholique roumain qui mourut au goulag, sera bientôt proclamé bienheureux, a annoncé jeudi le Vatican. La nouvelle intervient deux mois après la béatification d’un autre martyre roumain, Vladimir Ghika. L’archevêque catholique de Iasi, Anton Durcovici fut arrêté par les communistes en juin 1949. Deux ans plus tard, en 1951, il a été transféré à la prison de Sighet où ont péri des dizaines de milliers d’opposants au communisme. Le processus de béatification a été ouvert en janvier 1997 sous le pontificat du pape Jean Paul II.



    Documentaire – Le prince Charles de Galles affirme, au troisième volet du documentaire “Wild Carpathia”, que la Roumanie est un pays magnifique, habité par des gens remarquables et que ses pâturages sont uniques au monde. Cette partie du documentaire nous fait découvrir plusieurs endroits de Roumanie, dont la ville de Cluj-Napoca, le cimetière joyeux de Săpânţa, les Monts Făgăraş, la vallée du Zălan. L’héritier de la couronne britannique souligne également l’énorme potentiel des Carpates roumaines pour le tourisme durable, un potentiel qui pourrait rapporter gros, à condition qu’il soit bien conservé. Depuis quelques années, le prince Charles de Galles se rend régulièrement en Roumanie, plus précisément dans la région de Transylvanie, où il a acheté plusieurs maisons anciennes.




    Tennis – La joueuse roumaine de tennis Simona Halep, tête de série numéro 1, s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de Sofia, doté de prix d’un montant de 750.000 dollars, grâce à sa victoire face à la Française Alizé Cornet, score 6-4, 6-4. C’est la deuxième victoire de la sportive roumaine, après celle remportée mardi contre la Russe Anastasia Pavliucenkova, 26e mondiale. Halep (22 ans), et 14e au classement mondial, a gagné cette année cinq tournois WTA.

  • 31.10.2013

    31.10.2013

    Fraude – Une procureure roumaine du Parquet près la Haute Cour de Justice et de Cassation a été placée en détention provisoire pour 29 jours. Elle est impliquée, aux côtés de 27 autres personnes, dans une affaire d’évasion fiscale de plus de 50 millions d’euros. «Le réseau de la viande», comme l’appellent les médias, visait au monopole de la production et de la commercialisation des produits à base de viande par le biais de sociétés fantômes. Dans ce même dossier, un sénateur social-démocrate est poursuivi pour trafic d’influence.



    Alerte – Pendant la première moitié de cette année, la Roumanie a recensé une vingtaine de millions d’alertes de sécurité informatique, selon les données publiées sur cert.ro, le site de l’organisme qui enregistre les plaintes et alertes de sécurité cybernétique. Si le nombre de ces dernières est à la hausse c’est entre autres en raison du développement rapide du marché informatique roumain, a déclaré ce jeudi le ministre des communications et de la société informationnelle, Dan Nica. Il a précisé que les auteurs de ces attaques visaient à voler de l’argent, des données personnelles, des comptes e-mail et des bases de données.



    Radio Roumanie 85 – A Bucarest, la salle de concerts de la Radio continue d‘accueillir la série d’évènements marquant les 85 ans de radiophonie roumaine. Sous la baguette de Cristian Mandeal, l’orchestre National de la Radio donnera un concert aux côtés du violoniste Gabriel Croitoru, du violoncelliste Răzvan Suma et du pianiste Horia Mihail. Au programme: compositions de Musorgski, Beethoven et Enesco. Ce 1er novembre, la radio publique roumaine, mais aussi les orchestres et chorales de la radiodiffusion fêtent leur 85e anniversaire. En effet, l’Orchestre national de la radio roumaine a été fondé la même année que la radio publique en 1928, à l’initiative et sous la direction du compositeur Mihail Jora.



    Documentaire – Le prince Charles de Galles affirme, au troisième volet du documentaire “Wild Carpathia”, que la Roumanie est un pays magnifique, habité par des gens remarquables et que ses pâturages sont uniques au monde. Cette partie du documentaire nous fait découvrir plusieurs endroits de Roumanie, dont la ville de Cluj-Napoca, le cimetière joyeux de Săpânţa, les Monts Făgăraş, la vallée du Zălan. L’héritier de la couronne britannique souligne également l’énorme potentiel des Carpates roumaines pour le tourisme durable, un potentiel qui pourrait rapporter gros, à condition qu’il soit bien conservé. Depuis quelques années, le prince Charles de Galles se rend régulièrement en Roumanie, plus précisément dans la région de Transylvanie, où il a acheté plusieurs maisons anciennes.



    Tennis – La joueuse roumaine de tennis Simona Halep, tête de série numéro 1, s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de Sofia, doté de prix d’un montant de 750.000 dollars, grâce à sa victoire face à la Française Alizé Cornet, score 6-4, 6-4. C’est la deuxième victoire de la sportive roumaine, après celle remportée mardi contre la Russe Anastasia Pavliucenkova, 26e mondiale. Halep (22 ans), et 14e au classement mondial, a gagné cette année cinq tournois WTA.

  • 24.01.2013

    24.01.2013


    Union – Plusieurs manifestations culturelles, militaires et religieuses sont organisées ce jeudi en Roumanie pour marquer le 154e anniversaire de l’Union des principautés roumaines de Moldavie et de Valachie. Le 24 janvier 1859, une semaine après son élection à la tête de la Moldavie, Alexandru Ioan Cuza était proclamé prince régnant de Valachie et, par voie de conséquence, des Principautés Unies. Grâce aux réformes radicales, le règne de Cuza (1859-1866) allait jeter les fondements institutionnels de la Roumanie moderne.



    Budget – En Roumanie, les projets de loi du budget d’Etat et de la Sécurité sociale pour 2013, sont soumis ce jeudi aux débats du Parlement, après leur adoption mercredi par le gouvernement. Les députés et les sénateurs peuvent déposer des amendements à ces projets jusqu’à samedi. Lundi, le document sera envoyé aux commissions spécialisées, les débats au plénum des deux Chambres réunies étant prévu le 5 février. Le projet de budget est fondé sur une inflation annuelle moyenne de 4,3%, un taux de change moyen de 4,5 lei pour un euro et un déficit budgétaire de 2,1% du PIB.



    Privatisation – Le Conseil d’Administration des Usines chimiques Oltchim Râmnicu Vâlcea, dans le sud de la Roumanie, se prononce ce jeudi sur la proposition du Ministère de l’Economie de déclarer l’insolvabilité comme solution de redressement. Régler la situation des Usines Oltchim figure parmi les objectifs que la Roumanie doit remplir afin d’inspirer plus de confiance au FMI. La privatisation d’Oltchim a échoué après une tentative de vendre le paquet d’actions majoritaire à un homme d’affaires roumain controversé. Oltchim, une des usines chimiques les plus importantes en Europe de l’Est, a accumulé ces dernières années des pertes de quelques centaines de millions d’euros.



    Réunion – Le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlatean, participe vendredi à Santiago du Chili à la réunion ministérielle UE – La Communauté dÉtats latino-américains et des Caraïbes – (CELAC). Titus Corlatean doit prendre part samedi et dimanche, au 7e sommet UE — CELAC. Placée sous la devise «Œuvrer ensemble au développement et à la stabilité », la réunion de vendredi donne l’occasion aux participants de mettre au point le texte de la déclaration commune du sommet. Le document sera adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement et définira un plan d’actions communes pour les deux prochaines années. Le ministre roumain des Affaires étrangères doit également prononcer une allocution et aura des entretiens avec ses homologues d’Amérique Latine et d’Europe.



    Informatique – Les autorités judiciaires américaines ont inculpé un Roumain, un Russe et un Letton pour avoir infecté plus d’un million d’ordinateurs à travers le monde, dont certains appartenant à la NASA. Selon l’accusation, les prévenus utilisaient des virus pour entrer dans des comptes en banque en ligne. Les dégâts provoqués aux Etats–Unis et en Europe se montent, selon les premières informations, à des dizaines de millions de dollars.

  • L’industrie des logiciels

    L’industrie des logiciels


    Selon une étude de la compagnie de consulting financier et audit ERNST & YOUNG publié en août 2012, la Roumanie est un marché émergent des plus attrayants pour les spécialistes en logiciels, surtout en matière de d’applications pour les plate-formes mobiles. Dans APP STORE il y avaient à ce moment-là plus de 400 applications roumaines ainsi qu’un nombre similaire au niveau du marché dédié aux plate-formes ANDROID.


    Le nombre d’applications développées en Roumanie augmente sans cesse et on estimait, en août dernier, que jusqu’à la fin de 2012, le nombre de ces applications augmenterait cinq fois. » Si la Roumanie représente un marché attrayant pour la partie de développement, la consommation interne reste assez bas » remarquait en conclusion l’étude de ERNST & YOUNG.


    Le président de l’Association Nationale des Exportateurs et Importateurs de Roumanie, Mihai Ionescu, nous parle de l’importance du secteur IT et surtout de la partie des logiciels pour le commerce extérieur roumain et les statistiques qu’il présente concernent les résultats de 2011, pour 2012 estimant une hausse croissante : « Cette industrie, à travers ses composantes de matériel, de logiciels et de services télécom réalise un total actualisé de 4,7 milliards d’euros. Ceci veut dire plus de 10% des exportations roumaines. Ceci est tout à fait spectaculaire car de ce montant, 20% c’est l’exportation de logiciels. En matière d’importations, il y a eu 5,2 milliards d’euros, également 10% des importations roumaines dont 10%, seulement, représente l’importation de logiciels. Ces statistiques, 20% poids des logiciels dans l’exportation et 10% dans l’importation met en évidence ce secteur à balance commerciale excédentaire, non pas seulement depuis l’année dernière, mais depuis la période de boom. Depuis 2009, chaque année ce décalage positif augmente sensiblement. Ainsi, pendant les 5 dernières années, le solde positif de la balance commerciale concernant les logiciels a connu une croissance de 4 fois. Pareillement, dans le domaine des logiciels, plus de c4000 emplois ont été créés depuis 2008 à 2010. C’est un secteur qui offre des emploi et c’est bien que ces gens-ci travaillent en Roumanie et non pas ailleurs. »


    A son tour, le coordinateur du Secrétariat du Conseil pour l’Exportation, Costin Lianu, nous parle de l’appui que l’Etat offre à ces sociétés produisant des logiciels : « Chaque année, des dizaines de sociétés du secteur IT participent à au moins 5- 10 événements, cette participation étant subventionnée par le budget. Il s’agit de foires internationales ou de missions économiques que nous appuyons afin d’accroître la capacité d’exportation de cette industrie qui s’est déjà fort remarquée dans ce domaine, ce qui nous intéresse en très grande masure. Aux termes de la stratégie d’exportation, cette industrie comporta une double importance stratégique. Il ne s’agit pas seulement d’un exportateur de ses propres services ou produits mais, également, un élément particulièrement important et efficace quant à chaîne des valeurs nationales d’autres industries. Nous avons à faire, donc, à ce vertu moins évident du secteur IT derehausser, des soutenir la compétitivité d’autres industries puisque les applications IT sont présentes dans toutes les autres industries que nous appuyons, depuis les meubles et l’agriculture ou les produits agroalimentaires aux constructions mécaniques, à l’électronique, électrotechnique et autres domaines. A sa façon, l’industrie IT est une sorte d’industrie transversale, une industrie qu’on retrouve dans les composantes de toutes les autres industries le long des chaînes de valeurs de celles-ci »


    Pour sa part, le député Varujan Pambuccian, membre de la commission chargée des Technologies de l’Information et des Communications au Parlement roumain présente l’histoire du domaines des logiciels en Roumanie : « Dans les années ’80, nous détenions, pratiquement, le monopole du block communiste en matière de production de matériel informatique et de logiciels car, seulement la RDA essayait quelque chose du genre en périphérie. La chute est survenue vers 1990 car il y avait, alors, toute une masse d’ingénieurs sans management approprié et le développement de cette industrie s’est réalisée à la suite de l’activité de tous ces gens. Avec le temps, les managers ont fait, aussi, leur apparition et cette industrie n’est pas apparue du jour au lendemain et sur un terrain vide. En 2000 nous avons franchi le pas d’un piètre modèle de outsourcing (externalisation) au modèle de fabrique de logiciels. Ce qui en a contribué en bonne mesure a été l’annulation de l’impôt sur les salaires des programmateurs qui était de 40% à l’époque, ce qui compte maintenant. et , de toute évidence, puisque nous sommes le seul pays au monde qui ait pris cette mesure. Ceci nous a aidé énormément car nous avions et nous avons encore de grandes personnalités du domaines transformés en ambassadeurs de haut niveau. Craig Barrett, ancien président de INTEL parle dans chacune de ses conférences de ce qui se passe en Roumanie dans ce domaine et , on pourrait dire que cette personne a accéléré cette affaire en Roumanie plus que tous les ambassadeurs et les bureaux commerciaux de la Roumanie dans le monde entier. »


    Selon une étude de l’Institut de Technique de Calcul de Bucarest, le chiffre d’affaires de l’industrie roumaine de IT&C était, en 2011, de 9,4 milliards d’euros, en croissance de 2% par rapport à 2010 tandis que les exportations ont excédé les 4,7 milliards d’euros, 55% davantage qu’en 2008, la meilleure année d’avant la crise. (trad.: Costin Grigore)