Tag: manifestation

  • 24.01.2025

    24.01.2025

    Elections présidentielles – Les libéraux se réuniront dimanche lors d’un conseil national extraordinaire afin de valider la candidature de l’ancien président du PNL, Crin Antonescu, proposé comme candidat commun de la coalition au pouvoir en Roumanie pour les élections présidentielles de mai prochain. Dans le même but, le PSD a fixé un congrès extraordinaire le 2 février, tandis que l’UDMR votera en début de semaine prochaine. Les premier et second tours des élections présidentielles sont prévus pour les 4 et 18 mai. Jusqu’à présent, le maire de Bucarest, Nicușor Dan, l’indépendant Călin Georgescu et la présidente de l’USR, Elena Lasconi, ont annoncé leur intention d’entrer dans la course. Ces deux derniers étaient les candidats plébiscités par les Roumains lors de l’élection présidentielle récemment annulée le 6 décembre dernier par la Cour constitutionnelle de Roumanie (CCR), alors même que le vote pour le second tour avait déjà débuté dans la diaspora. La CCR a pris cette décision suite à la publication par le Conseil suprême de la défense nationale d’un rapport faisant état d’une ingérence extérieure dans le processus électoral, non confirmée toutefois par des enquêtes judiciaires. Des dizaines de milliers de Roumains ont manifesté dans les rues pour demander la répétition du second tour, qu’ils considèrent comme annulé de manière injustifiée.

     

    Corruption – Le maire de la très prisée station roumaine de Sinaia, dans les Carpates méridionales, le libéral Vlad Oprea, a été placé jeudi sous contrôle judiciaire moyennant une caution de 600 000 lei (plus de 100 000 euros) dans une affaire où il est soupçonné de plusieurs délits de corruption. Il lui a également été interdit d’exercer son mandat de maire, poste à partir duquel il aurait commis le délit d’abus de pouvoir. Selon les procureurs de la Direction nationale anticorruption, Vlad Oprea aurait demandé et reçu des pots-de-vin d’un montant total de près de 240 000 euros de la part d’un homme d’affaires afin de faciliter l’obtention des documents nécessaires à la construction d’un hôtel dans la station.

     

    Petite Union – Des cérémonies militaires et religieuses, des spectacles ou des expositions ont lieu ce vendredi dans toutes les grandes villes de Roumanie pour marquer l’Union des Principautés roumaines de Valachie et de Moldavie. Il y a 166 ans, le 24 janvier 1859, Alexandru Ioan Cuza a été élu souverain de la Valachie, après avoir été élu souverain de la Moldavie le 5 janvier. Cet acte de volonté politique des principautés de s’unir a été la première étape de la création de l’État unitaire roumain moderne. Les principaux dirigeants politiques actuels ont envoyé des messages à cette occasion. « Le 24 janvier est l’occasion de faire le point et de réfléchir à l’héritage laissé par nos ancêtres et à notre responsabilité de le préserver et de le cultiver » a souligné le Président roumain Klaus Iohannis. Le Premier ministre Marcel Ciolacu a quant à lui souligné que la Petite Union était un exemple de la manière dont un projet politique important, entrepris conformément à la volonté du peuple, peut devenir une réalité. Les Roumains profitent donc d’un long week-end en l’honneur de la Journée de l’unification des principautés roumaines, qui a été déclarée jour férié. Beaucoup ont choisi de passer le pont dans des stations de ski du pays. Dans un contexte où, en plus des nombreux événements organisés à travers le pays, des manifestations sont également prévues, plus de 22 000 employés du ministère de l’intérieur sont mobilisés et déployés dans tout le pays pour assurer l’ordre public.

     

    Manifestations – Ce vendredi, les cheminots, les réservistes militaires, les policiers, les mineurs, les travailleurs forestiers, les sidérurgistes, les employés du métro de Bucarest et les retraités ont annoncé leur participation à un rassemblement de contestation devant le gouvernement, dans le centre de Bucarest. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues. Ces derniers manifestent leur mécontentement suite à l’ordonnance gouvernementale adoptée en ce début d’année, qui entérine le gèle de toute indexation ou augmentation de salaire pour de nombreux fonctionnaires, mais aussi la non indexation des retraites sur l’inflation. Dans le même temps, la restructuration des institutions publiques centrales et des entreprises publiques a été annoncée ces derniers jours. Selon le Premier ministre Marcel Ciolacu, la réorganisation de l’appareil budgétaire est une priorité pour l’actuel gouvernement de coalition.

     

    Football – L’équipe du FCSB, championne de Roumanie, a battu le Qarabag FK d’Azerbaïdjan 3-2 jeudi soir à Bakou lors du septième tour de l’Europa League. Avec ce succès important, le FCSB a non seulement assuré sa place dans la prochaine phase de la compétition, mais a également de bonnes chances de se qualifier directement pour les 16èmes de finale. Le 30 janvier, les Roumains affronteront les Anglais de Manchester United à Bucarest.

     

    Météo – Les températures de ce vendredi en Roumanie seront largement supérieures aux normales saisonnières. Le ciel sera temporairement nuageux et de faibles précipitations sont attendues sur les reliefs et dans le nord-est du pays. Les maxima seront généralement compris entre 4 et 13 degrés. 12 degrés et du soleil aujourd’hui à Bucarest

  • 17.01.2025 (mise à jour)

    17.01.2025 (mise à jour)

    Défense – Le ministère des Affaires étrangères de Bucarest condamne fermement les attaques irresponsables des forces russes qui violent toutes les normes du droit international et souligne que l’agression illégale et non provoquée de la Russie contre l’Ukraine pose des risques pour toute la région. Cette déclaration a été faite alors que vendredi matin, à proximité de la frontière avec la Roumanie, dans le département de Tulcea, les systèmes de contrôle et de surveillance du ministère de la Défense ont signalé des violations de l’espace aérien roumain, lorsque les forces russes ont repris une série d’attaques de drones contre des cibles civiles et des infrastructures portuaires en Ukraine : « Le respect de la souveraineté, de la sécurité et de la paix sont des obligations que la Fédération de Russie viole de manière systématique et sans provocation. Les agressions persistantes de la Russie, l’occupation illégale des territoires de ses voisins et la guerre qu’elle mène illégalement et à grande échelle depuis près de trois ans contre l’Ukraine souveraine constituent une menace persistante et grave non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour l’ensemble de la région de la mer Noire et le flanc oriental de l’OTAN », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Le ministère de la Défense et le ministère des Affaires étrangères rappellent tous deux qu’ils ont informé et informent en temps réel les structures alliées sur les situations provoquées par les attaques et qu’ils restent en contact permanent avec elles.

     

    Sabotage – Le Service Roumain de Renseignements a déjoué une opération de sabotage organisée par la Fédération de Russie sur le territoire roumain. Entre juillet et août, notre pays a été la cible de plusieurs tentatives abandonnée sabotage a indiqué le Service dans un communiqué. Il a identifié un citoyen colombien arrivé en Roumanie la fin juillet 2024 dans le but de mener des actions de diversion. Celui-ci faisait partie d’un vaste réseau de saboteurs ciblant les pays européens, contrôlé par les services de renseignement russes par le biais d’intermédiaires, ont encore précisé les Renseignements roumains. Le Colombien était chargé de recueillir des données et des images destinées à être utilisées dans des campagnes de fausses nouvelles sur des réseaux sociaux, qui faisaient la propagande d’opérations de diversion à grande échelle menées par une prétendue résistance ukrainienne pro-russe.

     

    Elections – Le gouvernement de Bucarest a décidé que le premier tour de l’élection présidentielle roumaine ait lieu le 4 mai prochain et le second tour – le 18 mai. Il a également imposé des règles plus strictes pour la campagne électorale, en particulier en ligne. Le non-respect de ces normes peut entraîner une amende pouvant aller jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires des plateformes en ligne. Les Roumains de la diaspora auront toujours trois jours à leur disposition pour voter, mais le dernier jour, dimanche, les bureaux de vote fermeront à 21 heures, heure roumaine, quel que soit le fuseau horaire local. Ces nouvelles dispositions ont été critiquées par certaines ONG. Rappelons-le, en Roumanie, l’élection présidentielle a été annulée à la fin de l’année dernière par la Cour constitutionnelle pour avoir faussé le processus électoral.

     

    Manifestations – Plusieurs milliers de policiers, d’agents de la défense de l’ordre et de la sécurité nationale et de réservistes de toute la Roumanie ont manifesté ce vendredi à Bucarest. Ils ont exprimé leur mécontentement face au décret gouvernemental portant réduction du déficit budgétaire, qui a considérablement réduit leurs revenus. L’acte normatif supprime le paiement des heures supplémentaires, des jours travaillés en week-ends et des jours fériés. En conséquence, selon les personnes concernées, les revenus des policiers opérationnels seront fortement affectés, avec des baisses allant de 1 000 (200 euros) à 2 000 lei (400 euros). De son côté, le premier ministre Marcel Ciolacu a promis que la question du paiement des heures supplémentaires pour les employés de l’ordre public serait réglée en priorité, début février, au Parlement.

     

    Produits Bio – La Roumanie participera à la plus grande Foire de produits bio au monde, BioFach 2025, qui aura lieu à Nurnberg (Allemagne) du 11 au 14 février, a annoncé vendredi l’association Bio-România, qui sera soutenue par le gouvernement roumain par l’intermédiaire de l’Agence roumaine pour les investissements et le commerce extérieur. Selon l’association, cela fait 20 ans que la Roumanie participe à cet événement dédié à l’agriculture et aux produits biologiques. Depuis 1990, BioFach est devenu rendez-vous incontournable des producteurs biologiques du monde entier, offrant des possibilités de mise en réseau et un lieu d’échange d’idées entre tous les acteurs du domaine.

     

    Grippe – La vaccination contre la grippe reste la méthode de protection la plus simple, la plus sûre et la plus efficace contre les maladies saisonnières – rappellent les médecins roumains, face à l’augmentation des cas. Les spécialistes soulignent qu’à mesure que le pourcentage de la population vaccinée augmente, la propagation du virus de la grippe dans la communauté diminue. L’Institut national de santé publique (INSP) signale de son côté que le nombre de personnes diagnostiquées avec des infections respiratoires a doublé. Près de 91 000 cas ont été enregistrés au cours de la semaine dernière. Près de 600 patients ont été diagnostiqués avec une grippe clinique et plus de 200 ont vu leur infection par le virus de la grippe confirmée par des tests de laboratoire. L’Institut signale que cinq autres personnes sont décédées de la grippe, ce qui porte à neuf le nombre total de morts depuis le début de la saison.

     

    Tennis – Les joueuses de tennis roumaines Gabriela Ruse et Jaqueline Cristian, qui évoluent dans des paires différentes, se sont qualifiées pour le deuxième tour du double dames de l’Open d’Australie, le premier tournoi du Grand Chelem de l’année, après leurs victoires, vendredi, à Melbourne.

     

    Météo – Dans les 24 prochaines heures le ciel sera couvert et l’on attend un peu de neige dans des régions à l’intérieur de l’arc des Carpates. Sur le reste du territoire, le soleil sera de la compagnie, alors que le vent sera plus fort sur l’est, le nord-est sur les sommets des montagnes. Les maxima de samedi iront de 2 à 10 degrés.

  • 15.01.2025

    15.01.2025

    Culture – En Roumanie, le 15 janvier est la Journée de la culture nationale, qui marque aussi la naissance du poète national Mihai Eminescu. L’édition de cette année est d’autant plus spéciale qu’elle marque les 175 ans de la naissance du plus grand poète roumain. De nombreux événements sont prévus à Bucarest et sur l’ensemble du pays – conférences, débats, concerts et expositions – et l’entrée dans de nombreux musées est libre aujourd’hui. Par exemple, l’Opéra national de Bucarest célèbre ce soir la Journée nationale de la culture par un gala mettant à l’honneur la spiritualité roumaine en tant que triade de la foi, de l’art et de l’identité. Le Théâtre lyrique d’Iasi (nord-est) propose un spectacle spécial, alors que le château de Corvins de Hunedoara (ouest) accueille l’exposition « Passé, présent et futur ». À l’occasion de la Journée nationale de la culture, Radio Roumanie Culture a invité une adolescente de Vâlcea (sud) au théâtre pour la première fois. Par ce geste symbolique, la seule radio nationale exclusivement consacrée à la culture exhorte les personnes et les institutions à faciliter l’accès à la culture des catégories vulnérables.

     

    Manif – En Roumanie, la Fédération nationale des syndicats de la culture et de la presse « CulturMedia » manifeste aujourd’hui, avec des banderoles blanches, afin d’attirer l’attention sur le sous-financement de la culture et les inégalités salariales dans les rangs des employés des musées, des bibliothèques et des centres culturels. La Fédération demande l’allocation de 1 % du PIB à la culture, que les salaires des employés des musées et des bibliothèques soient alignés sur la grille salariale appliquée aux mêmes professions dans la catégorie professionnelle de l’éducation, que les énormes disparités salariales entre les employés des institutions des arts du spectacle et les employés des musées et des bibliothèques publiques soient éliminées, que des primes salariales soient accordées pour le travail en fin de semaine et durant les jours fériés, sans oublier le paiement des heures supplémentaires. Les syndicalistes demandent également que des postes vacants soient débloqués et les schémas des fonctions de leurs institutions soient modifiés pour inclure davantage de postes afin de combler le déficit chronique de personnel dans le secteur culturel.

     

    BNR – Le Conseil d’administration de la Banque nationale de Roumanie se réunit ce mercredi pour sa première session de l’année consacrée à la politique monétaire. La plupart des analystes financiers et des experts des banques commerciales estiment que la Banque Centrale maintiendra le taux directeur à 6,5 %. Selon les estimations, la BNR pourrait assouplir sa politique monétaire au cours du second semestre de l’année, dans l’attente de perspectives plus claires sur l’inflation et les mesures fiscales. En 2024, la Banque nationale a réduit le taux directeur à deux reprises, de 7 à 6,5 %.

     

    Descente des mineurs – L’ancien premier ministre roumain Petre Roman a comparu ce mercredi au Parquet général pour être auditionné dans l’affaire de la «Descente des mineurs sur Bucarest en juin 1990 », dans laquelle il est accusé d’avoir commis des crimes contre l’humanité. Petre Roman nie toute implication dans cette affaire. Le même dossier concerne également l’ancien président Ion Iliescu et l’ancien directeur des renseignements intérieurs roumains, Virgil Măgureanu. Les procureurs n’ont pas encore rouvert l’enquête sur cette affaire, après que les preuves recueillies ont été annulées par le tribunal. Ion Iliescu a été initialement accusé de crimes contre l’humanité, ainsi que Petre Roman et Virgil Măgureanu. Mais en décembre 2020, la Haute Cour de Cassation et de Justice a décidé de renvoyer l’affaire au Tribunal militaire pour que l’enquête soit rouverte à partir de zéro. Selon les procureurs militaires, les 11 et 12 juin 1990, les autorités de l’État ont décidé de lancer une attaque violente contre les manifestants réunis place de l’Université de Bucarest, qui militaient pour la démocratie et demandaient destitution des anciens dignitaires communistes de leurs fonctions publiques. L’attaque aurait impliqué des forces du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Défense, du Service roumain de renseignements et des milliers de mineurs venus des mines de la Vallée de Jiu. Les violences de juin 1990 ont fait 4 morts, des centaines de blessés, des arrestations illégales et causé de nombreux dégâts.

     

    Moldova – A Chisinau, la présidente Maia Sandu a accusé la Fédération de Russie de tenter de provoquer une crise politique en Moldavie en coupant les livraisons de gaz à la région séparatiste de Transnistrie. Mardi, la dirigeante moldave a convoqué le Conseil Suprême de Sécurité pour discuter de la situation dans le secteur de l’énergie.  Maia Sandu a attiré l’attention sur le fait que l’administration de la région séparatiste de Transnistrie, actuellement en proie à une crise humanitaire, a refusé l’aide offerte par Chisinau, en posant des conditions pour les solutions proposées.

     

    Météo – Il fait assez froid aujourd’hui en Roumanie, avec des températures qui tournent autour de la normale saisonnière et de maxima allant de -4 à 6 degrés. Le ciel est couvert sur l’ouest et le nord-ouest du territoire où il neige par endroit. Du soleil et pas plus de 5 degrés aujourd’hui à Bucarest.

  • 05.11.2024

    05.11.2024

    Géorgie – Des milliers de Géorgiens se sont rassemblés lundi soir dans le centre de la capitale Tbilissi pour protester contre les résultats des élections législatives du 26 octobre, remportées par le parti au pouvoir, Rêve géorgien, et non reconnues par l’opposition, dont les partisans appellent désormais à des manifestations illimitées pour demander un nouveau scrutin. Les députés de l’opposition nouvellement élus ont refusé d’entrer au parlement, qualifiant le scrutin d’illégitime, tandis que les observateurs occidentaux ont fait état d’irrégularités durant la campagne et le vote. Les partis d’opposition, soutenus par la présidente pro-occidentale Salomé Zourabichvili, affirment qu’il y a eu fraude et demandent une enquête internationale ou de nouvelles élections sous une « administration internationale », idées rejetées par le gouvernement. Lors de la manifestation, Salomé Zourabichvili a déclaré aux manifestants que « la Moldavie a gagné », en référence à la victoire de son homologue pro-européenne Maia Sandu, et que « la Géorgie ne doit pas non plus baisser les bras ». La Russie a rejeté les accusations d’ingérence de l’opposition géorgienne dans le processus électoral, et le bureau du procureur géorgien a ouvert une enquête sur des fraudes électorales présumées mercredi dernier.

     

    Le Forum de l’énergie – Le Forum de l’énergie Roumanie-Japon – un événement qui rassemble des entreprises énergétiques et des institutions publiques des deux pays – se tient à Bucarest. Le forum a accéléré les projets énergétiques communs, en particulier le développement de l’énergie nucléaire de nouvelle génération, l’expansion des capacités de stockage des énergies renouvelables, la production d’hydrogène vert et le déploiement des technologies de capture, d’utilisation et de stockage du carbone. Au cours du forum, le ministère roumain de l’énergie et la société japonaise Itochu Corporation ont signé un protocole d’accord pour le développement de l’investissement Tarnița-Lăpuștești (centre), un projet d’importance stratégique pour l’équilibre du système énergétique roumain, absolument nécessaire dans le contexte de l’augmentation de la part de l’énergie renouvelable dans le mixe énergétique du pays.

     

    Rencontre – Le ministre roumain des finances, Marcel Bolos, participe ce mardi à Bruxelles à la réunion du Conseil « Affaires économiques et financières », où il discutera de la TVA à l’ère du numérique, du mécanisme de relance et de résilience, de la guerre en Ukraine, des rapports annuels, des statistiques de l’UE, des réunions internationales et du financement de la lutte contre le changement climatique. Le Conseil adoptera également deux actes législatifs dans le domaine de l’assurance.

     

    Commissaire européenne – Roxana Mînzatu, candidate roumaine au poste de commissaire européen en charge des personnes, des compétences et de la formation, est auditionnée ce mardi par les commissions spécialisées du Parlement roumain. Elle est l’une des six vice-présidents de la Commission européenne sous la direction d’Ursula von der Layen. Mînzatu a pour projet de rendre la carrière d’enseignant plus attrayante dans une Europe où au moins 24 pays sont confrontés à une pénurie de professeur, tout en améliorant le programme Erasmus+, que de nombreux étudiants roumains considèrent comme trop cher. La semaine prochaine, le 12 novembre, Roxana Mînzatu sera entendue par les commissions spécialisées du Parlement européen.

     

    Elections Etats-Unis – Les Américains se rendent aux urnes ce mardi pour élir leur président. Ils doivent choisir entre l’actuelle vice-présidente Kamala Harris, soutenue par le parti démocrate, et l’ancien chef de la Maison Blanche Donald Trump, candidat du parti républicain. Les deux candidats ont terminé leur campagne en Pennsylvanie, un État pivot qui pourrait faire pencher la balance d’un côté comme de l’autre. Plus de 80 millions d’électeurs ont déjà voté par correspondance de manière anticipée, un chiffre record qui témoigne de l’intérêt porté à cette élection, considérée par beaucoup comme décisive pour l’avenir de la démocratie américaine. Les sommes dépensées pour convaincre les électeurs au cours des huit derniers mois ont été astronomiques, totalisant 2,6 milliards de dollars. Les sondages d’opinion montrent que Donald Trump et Kamala Harris sont pour le moment presque à égalité.

     

    Météo – Beau temps en Roumanie, où les températures sont en baisse dans le sud et l’est du pays, et en dessous des normales saisonnières. Les températures maximales seront comprises entre 7 et 14 degrés. 10 degrés et du soleil aujourd’hui à Bucarest

  • 02.09.2024

    02.09.2024

    Retraites – La dernière session de la législature actuelle a débuté ce lundi à Bucarest, alors que les élections législatives auront lieu le 1er décembre. Le gouvernement a relevé, par ordonnance d’urgence, les plafonds des prestations sociales accordées aux retraités à faibles revenus dont les pensions ont augmenté suite à un nouveau calcul. Le seuil jusqu’auquel les allocations seront accordées passera de 2 000 à 2 210 lei (environ 440 euros). L’allocation de 1 400 lei pour le paiement des factures d’hiver continuera d’être accordée aux retraités l’ayant déjà perçue, indépendamment de l’augmentation des pensions. À l’ordre du jour figure, entre autres, le projet de loi sur la non-imposition des pensions de retraite inférieures à 3 000 lei (600 euros), qui sera débattu en procédure d’urgence à la Chambre des députés, l’organe de décision. D’autre part, l’exécutif entame des consultations avec les représentants des personnes en situation de handicape afin d’élaborer une loi spéciale sur les pensions pour cette catégorie, en tenant compte des périodes de cotisation réduites reconnues précédemment.

     

    Défense – Des soldats roumains participent à l’exercice international ”Ample Strike” en République tchèque jusqu’au 20 septembre. Ils effectueront des missions d’appui aérien rapproché et de recherche aérienne, aux côtés de leurs alliés de l’OTAN. Selon le ministère roumain de la Défense, 25 soldats et deux hélicoptères IAR-330 SOCAT du 713e escadron d’hélicoptères de la 71e base aérienne du général Emanoil Ionescu participeront à l’exercice.

     

    Ukraine –  Lundi matin, la Russie a frappé Kiev, la capitale de l’Ukraine, avec des missiles, et certains débris ont blessé au moins deux personnes, déclenché des incendies et endommagé des maisons et des infrastructures, selon des responsables ukrainiens, d’après Reuters. Les unités de défense aérienne ukrainiennes ont détruit plus de 10 missiles de croisière et près de 10 missiles balistiques, a déclaré l’administration militaire de la ville.  La Pologne, membre voisin de l’OTAN, a activé ses propres avions et ceux de ses alliés pour assurer la sécurité de son espace aérien. Cette attaque survient exactement une semaine après que Moscou a lancé plus de 200 missiles et drones au-dessus de l’Ukraine, tuant sept personnes et frappant des installations énergétiques dans tout le pays, dans ce que Kiev a qualifié d’attaque « la plus massive » de la guerre.

     

    Pape – Le pape François entame ce lundi son 45e voyage apostolique à l’étranger. Jusqu’au 13 septembre, il se rendra en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Timor oriental et à Singapour, des pays marqués par de forts contrastes religieux, économiques et sociaux. L’immigration, le dialogue interreligieux, l’écologie, le rôle de l’Église dans l’accès à la santé et à l’éducation sont les principaux thèmes que le chef du Vatican abordera dans ses discours et ses rencontres. Selon le correspondant de Radio Romania à Rome, en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, le thème central sera le dialogue islamo-chrétien. Une rencontre interreligieuse aura lieu le 5 septembre dans la plus grande mosquée d’Asie du Sud-Est, en présence de représentants des six religions officielles, lorsque le pape signera une déclaration commune avec le grand imam Nasaruddin Umar. Le pape François est le troisième souverain pontife à se rendre dans l’archipel après Paul VI et Jean-Paul II.

     

    Tel Aviv – La principale confédération syndicale d’Israël a lancé un appel à la grève pour protester contre le retard pris dans la conclusion d’un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages pris par le Hamas. Des employés de banques, d’hôpitaux et de centres commerciaux se sont joints à la protestation, et les vols à l’aéroport Ben Gurion ont été suspendus, rapporte la presse israélienne. L’appel à la grève a été lancé après qu’environ un demi-million d’Israéliens sont descendus dans les rues de Jérusalem, Tel Aviv et d’autres villes la nuit dernière pour demander au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour ramener les 101 otages toujours détenus à Gaza, rapporte Reuters. Le Premier ministre est également critiqué par les membres des familles des otages pour avoir traîné dans les négociations en vue d’un accord de cessez-le-feu qui aboutirait à la libération des otages. Les manifestations ont eu lieu après que six otages âgés de 23 à 40 ans ont été retrouvés morts dans un tunnel à Gaza par l’armée, qui a déclaré qu’ils avaient été tués récemment.

     

    Météo – Les météorologues roumains ont émis un code jaune à la canicule, valable ce lundi sur la moitié ouest du pays. Les températures maximales seront généralement comprises entre 32 et 35 degrés. Un code orange pour chaleur excessive est en vigueur pour 4 départements de l’extrême ouest. Les températures maximales, particulièrement élevées pour cette date, seront de 35-37 degrés. La vague de chaleur s’étendra mardi à l’ensemble de la Roumanie. A Bucarest aujourd’hui, temps chaud et un maximum de 32 degrés.

  • 25.05.2022 (mise à jour)

    25.05.2022 (mise à jour)


    Banques – Le gouvernement roumain a approuvé un projet de loi afin que le pays puisse se retirer de deux organismes financiers internationaux à capitaux russes, à savoir la Banque internationale de coopération économique et la Banque internationale dinvestissements. Voilà ce qua déclaré ce mercredi le ministre des finances, Adrian Câciu. Il a précisé que les négociations de retrait allaient débuter en parallèle du débat en cours au parlement. Les deux banques dont souhaite se retirer le Roumanie ont été constituées sur la base de conventions internationales, à Moscou, respectivement en 1963 et en 1970. A cette époque-là, la Roumanie était un des satellites de lUnion Soviétique, suite à linstauration dun régime communiste après la Seconde Guerre mondiale. Dautres pays ont décidé de se retirer de la Banque internationale de coopération économique, comme la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie ou encore la Bulgarie. Tous ces Etats ont été dans le giron soviétique par le passé et sont aujourdhui membres de lUE et de lOTAN.



    Roumanie – Lhéritier de la Couronne dAngleterre, le Prince Charles, a été accueilli ce mercredi à Bucarest par le président roumain Klaus Iohannis. Les discussions ont porté, entre autres, sur les relations bilatérales et le partenariat stratégique romano-britannique, laide apportée par la Roumanie à lUkraine et aux réfugiés, les solutions permettant de limiter le réchauffement climatique et de préserver la biodiversité. Il rencontrera la Princesse Margareta, dépositaire de la Couronne de Roumanie, avant de visiter un centre de réfugiés ukrainiens. Le Prince de Galles continuera son séjour dans notre pays par un voyage au centre de la Transylvanie, où il possède plusieurs propriétés. Cela fait plus de vingt ans que lhéritier du trône britannique se rend régulièrement en Roumanie, où il est devenu un fervent défenseur du patrimoine et de la biodiversité unique de ses zones rurales. Il a également développé des programmes daide aux petits agriculteurs ainsi quun programme consacré au soutien des militaires roumains blessés en Afghanistan et en Irak. La correspondante de Radio Roumanie à Londres précise que cest la première visite du Prince Charles en Roumanie ces trois dernières années. En effet, il sest vu contraint dannuler ses visites privées pendant la pandémie car il a été deux fois contaminé par le COVID-19.



    Bucarest – Le Gouvernement de Bucarest a adopté ce mercredi un décret qui prévoit de fournir de laide humanitaire à la République de Moldova voisine (ancien État soviétique, majoritairement roumanophone). Lobjectif est dassurer le bon fonctionnement du système énergétique par la distribution par la Roumanie de carburants – du diesel, de lessence et du fioul -, à hauteur de 19 millions de lei (environ 4 millions deuros). LUkraine voisine envahie par larmée russe recevra aussi de laide humanitaire gratuite de la part du Gouvernement roumain, sous la forme de produits de première nécessité ainsi que de lessence et du diesel, le tout estimé à une valeur de 10 millions de lei (soit 2 millions deuros). Dans les deux cas, la Roumanie se chargera également de lacheminement des produits vers les pays voisins.



    Manifestation – Trois syndicats de lenseignement ont manifesté ce mercredi à Bucarest contre le gouvernement qui na toujours pas appliqué, depuis deux ans, la loi relative aux salaires. Les représentants syndicaux affirment que nombreux sont les établissements manquant de personnel enseignant. De plus, cette catégorie de personnel ne bénéficie toujours pas de système de primes de pénibilité, comme le dénoncent les professeurs et membres des syndicats. Le manque de personnels les contraint souvent à faire des heures supplémentaires non rémunérées. Les employés des associations et clubs sportifs ont aussi participé à la manifestation. Ces derniers ont exprimé leur mécontentement à légard du ministère de lEducation qui a décidé que ces institutions dépendraient désormais des administrations locales.



    Davos – La Société nationale du transport de gaz, TRANSGAZ, vient de signer à Davos un accord avec le Fonds dInvestissements de lInitiative des Trois mers, formé de 12 États dEurope Centrale et Orientale. Lobjectif des deux organismes est dinvestir conjointement jusquà 626 millions deuros dans linfrastructure dacheminement du gaz en Roumanie. Le fonds est consacré aux investissements dans les domaines de lénergie, du numérique et des transports dans les Etats membres de lUE riverains de la mer Baltique, de la mer Adriatique et de la mer Noire.





  • Manifestations des syndicats

    Manifestations des syndicats

    Les employés d’Uzina
    Mecanică (L’Usine mécanique) et de l’Usine d’armement de Cugir (dans le centre
    ouest de la Roumanie) ont manifesté en fin de semaine dernière, dénonçant des
    salaires trop bas. Des manifestations qui se sont poursuivies cette semaine,
    avec un cortège de plus de 700 manifestants traversant la ville de Cugir pour
    relier les deux usines. Ils demandent de meilleures conditions de travail ainsi
    qu’une augmentation de leurs salaires, qu’ils jugent insuffisants pour payer
    leurs factures de gaz et d’électricité. Ils affirment ne pas avoir obtenu
    d’augmentation au cours des deux dernières années. « Beaucoup de travail,
    pas beaucoup d’argent » affirme une employée qui raconte travailler dans
    l’usine depuis 40 ans et n’avoir touché que 1 600 lei en février, soit 320
    euros environ.






    « On ne cèdera pas !
    » et « Unité ! » sont les principaux slogans scandés par les
    manifestants déterminés à poursuivre les manifestations jusqu’à ce que leur
    demande d’augmentation de 30 % de leur salaire soit acceptée. Le Conseil
    d’administration d’Uzina Mecanică s’est réuni ce lundi et a accordé à ses
    salariés une augmentation de seulement 6,5 %. Virgil Matei, représentant
    syndical, a déclaré que les discussions engagées jusqu’à présent avec le
    Conseil d’administration et ayant abouti à cette proposition n’avaient pas
    satisfait les employés.






    Uzina Mecanică est chargée
    de fabriquer différents types d’armement comme des pistolets automatiques ou
    semi-automatiques 9 mm, ainsi que des accessoires. Elle a été créée à Cugir en
    1799 sous le nom d’« Usine du fer et de l’acier », sous le règne des
    Habsbourg. En 2004, l’entreprise a été divisée en deux entités, Uzina Mecanică
    et l’Usine d’armement de Cugir, qui produit aujourd’hui des armes
    semi-automatiques destinées au tir et à la chasse, pour le marché civil,
    notamment américain. Son département militaire produit, quant à lui, des fusils
    d’assaut AKM Kalachnikov pour des contrats externes.






    Les syndicats de l’industrie
    métallurgique ont eux aussi commencé à suivre le mouvement. Les employés de
    ALRO Slatina (dans le sud) et de ALUM Tulcea (dans le sud-est), deux
    entreprises principalement financées par des capitaux russes, ont manifesté
    devant le siège du Parlement. Les salariés demandent que le prix du gaz et de
    l’énergie soit plafonné pendant un an au niveau de celui de décembre 2020. Ils
    réclament une aide financière pour les entreprises n’ayant pas bénéficié d’une
    aide de l’Etat jusqu’à présent. Les syndicats affirment que la baisse
    d’activité de l’entreprise ALRO Slatina a déjà produit des effets
    négatifs. En effet, près de 12 000 employés d’autres secteurs se sont retrouvés
    au chômage.






    Constantin Popescu,
    président du syndicat « Aluministul » a précisé que l’entreprise avait déjà
    fermé deux de ses salles d’électrolyse, la troisième étant en cours de fermeture.
    C’est ainsi que près de 500 employés ont perdu leur emploi. Selon lui, la
    baisse d’activité de l’usine menace donc près de 40 000 emplois dans différents
    secteurs. Il a par ailleurs alerté sur les risques de voir les deux dernières
    salles en activité fermer à leur tour. Selon lui, le gouvernement devrait
    permettre à ALRO de se fournir en énergie à un prix décent. (Trad :
    Charlotte Fromenteaud)



  • La semaine du 1er au 5 mars

    La semaine du 1er au 5 mars

    Le budget 2021 de la Roumanie est adopté


    Après des débats intenses, parsemés daccusations et de répliques acides entre le pouvoir et lopposition, le budget de la Roumanie pour 2021 et celui de la Sécurité sociale ont été adoptés par le Parlement de Bucarest. C’est pour la première fois qu’un tel projet n’est pas modifié par le Législatif, la coalition au pouvoir ayant réussi à rejeter les plus de 3 000 amendements avancés par l’opposition. Les représentants de la coalition (PNL-USR-PLUS-UDMR) affirment que le budget 2021 de la Roumanie est équilibré, fondé sur la soutenabilité, sur la responsabilité politique et sur la croissance économique. Par contre, dans lopposition, le PSD et l’Alliance pour l’Union des Roumains (AUR, un nouveau parti ultra-nationaliste) ont vivement critiqué ce budget, accusant lExécutif davoir alloué de largent de manière discrétionnaire aux administrations gérées par les représentants du pouvoir et de ne pas avoir respecté les normes légales portant sur la majoration des allocations familiales et des pensions de retraite.



    Condamnations importantes dans des affaires de corruption retentissantes


    Cette semaine, en Roumanie, des peines de prison ferme ont été prononcées dans laffaire du financement de la campagne de lélection présidentielle de 2009. Lancienne ministre du Développement, Elena Udrea, et la fille de lancien président roumain Traian Basescu, Ioana Basescu, ont écopé dune peine de prison ferme de 8 et respectivement 5 ans pour blanchiment dargent et pour instigation à acceptation de pots-de-vin. La décision nest pas définitive.



    La situation est différente dans une autre affaire, celle de la manifestation qui a eu lieu à Bucarest le 10 août 2018 contre le gouvernement social-démocrate de l’époque. Le Tribunal de grande instance de la capitale roumaine a rejeté la demande du Parquet antiterrorisme de rouvrir la procédure pénale dans cette affaire, le dossier ayant été classé. Par conséquent, les chefs de la Gendarmerie de cette année-là ne pourront pas être poursuivis pour l’intervention musclée, et considérée par beaucoup comme disproportionnée, de leurs troupes contre les manifestants.



    Le président roumain, Klaus Iohnnis, a demandé au ministre de la Justice, Stelian Ion, d’expliquer publiquement et d’urgence pourquoi le dossier des manifestations du 10 août 2018 a été classé. « Les Roumains ont tout le droit de connaître les coupables pour les actes de violence contre les manifestants pacifiques. Les choses ne peuvent pas s’arrêter là », a déclaré le chef de lEtat. Par la suite, le ministre de la Justice a demandé au Conseil supérieur de la magistrature de prendre position concernant la défense de l’indépendance du système judiciaire, vu les suspicions qu’il n’y a pas eu d’enquête proprement-dite dans ce dossier. Mécontents de la décision rendue par le Tribunal de grande instance de Bucarest, les représentants de plusieurs associations civiques ont protesté et ont fait savoir qu’ils porteraient plainte contre la Roumanie à la Cour européenne des droits de l’homme.



    Erreurs de la Police roumaine


    Et puis, ces derniers jours, la Police roumaine a été dans le collimateur de lopinion publique. Le ministre roumain de l’Intérieur Lucian Bode a annoncé le limogeage des directions de l’Inspection départementale de Police de Bacău et de la Police d’Oneşti. Cela fait suite à un double crime commis en début de semaine à Oneşti, dans le département de Bacău, dans le nord-est du pays, et qui a choqué l’opinion publique. Lucian Bode a également ordonné que le Parquet soit saisi pour négligence professionnelle au sujet de l’intervention des forces de l’ordre pour avoir minimisé l’importance de l’événement, ne pas avoir fait usage de toutes les informations à leur disposition et avoir manqué dinformer la hiérarchie de manière complète et correcte. Lundi, deux ouvriers qui rénovaient un appartement d’Oneşti ont été tués par l’ancien propriétaire du logement. L’homme âgé de 68 ans, mécontent de son évacuation, avait pris en otage les deux travailleurs. La police, après des négociations infructueuses avec l’agresseur, a ouvert le feu pour entrer dans lappartement et a tiré sur les jambes de l’homme, qui est actuellement hospitalisé.



    Par ailleurs, huit agents de police de Bucarest, accusés d’avoir torturé deux jeunes, ont été retenus par les procureurs. En septembre dernier, deux jeunes ont porté plainte pour agression. Ils auraient fait remarquer aux agents qu’ils ne portaient pas de masque et qu’ils donnaient des amendes sans fondement, suite à quoi ils auraient été battus.



    Enfin, une enquête a été ouverte concernant une perquisition effectuée près de la capitale par la Police des transports à une adresse autre que celle mentionnée dans le mandat. Les policiers sont allés à une mauvaise adresse et ont menacé de mort la propriétaire et sa fille, toutes les deux sans lien avec laffaire sur laquelle ils enquêtaient.



    Covid-19 en Roumanie


    La Roumanie entre dans la 3e vague de la pandémie de coronavirus, mettent en garde les spécialistes, vu que le nombre de cas de contamination ne cesse de croître dun jour à lautre. En même temps, la campagne de vaccination se poursuit, la Roumanie ayant franchi cette semaine le seuil dun million de vaccinés.



    Le cinéaste roumain Radu Jude remporte lOurs dor à Berlin


    Le long-métrage Bad Luck Banging or Loony Porn du réalisateur roumain Radu Jude, une coproduction Roumanie – Luxembourg – Croatie – République tchèque, sest vu décerner vendredi lOurs dor du meilleur film à la 71e édition du Festival international du film de Berlin, qui a eu lieu du 1er au 5 mars. Sous-intitulé Esquisse pour un film populaire, sa projection a eu lieu en première mondiale à la Berlinale. Le film examine les rapports entre lindividu et la société, avec pour point de départ les suites quun clip porno amateur dune professeure de collège roumain téléchargé vers lamont sur un site spécialisé engendre dans la vie de cette dernière. Le réalisateur roumain Radu Jude sest vu récompenser de lOurs dargent en 2015 pour son film Aferim !


    (Trad.: Valentina Beleavski)



  • Décisions de justice dans des affaires retentissantes

    Décisions de justice dans des affaires retentissantes

    En 2009, le président roumain sortant, Traian Băsescu, sortait vainqueur de l’élection présidentielle de cette année-là, remportant un second
    mandat à la tête de l’Etat. Mais, déjà à l’époque, la gestion des frais de
    campagne et du scrutin avaient soulevé des interrogations, qui n’avaient pourtant
    pas reçu de réponse claire. Jusqu’à ce mardi, 2 mars 2021 ! Lorsque, au bout
    d’un travail d’instruction étendu sur plusieurs années, la justice roumaine a
    prononcé des condamnations à de lourdes peines de prison ferme, dans l’affaire
    du financement de la campagne électorale de l’ancien président de centre-droit.
    « Les protagonistes » des décisions sont l’ancienne ministre du Développement,
    Elena Udrea, proche collaboratrice de l’ex chef de l’Etat et coordinatrice officieuse
    de la campagne présidentielle, et Ioana Băsescu, notaire et fille aînée de
    l’homme politique. Elena Udrea a écopé de 8 ans d’emprisonnement et Ioana
    Băsescu de 5 ans, pour blanchiment d’argent et incitation à la corruption. Les
    enquêtes menées par les procureurs anticorruption ont révélé des abus de
    pouvoir, des fraudes et l’attribution de contrats d’Etat en échange de
    pots-de-vin pour obtenir du soutien pour la campagne électorale. Ces faits
    auraient permis d’obtenir environ 1,6 millions de lei (plus de 300 000
    euros).Les deux femmes ont constamment rejeté les accusations,
    l’ancienne ministre s’étant déclarée profondément choquée par un verdict, selon
    elle, injuste : « je n’ai pas tué, je n’ai pas violé, je n’ai pas pris de
    l’argent pour le ramener chez moi ! », s’est exclamée Elena Udrea. La
    décision n’est pas définitive, pouvant donc faire l’objet d’un pourvoi, et ce
    sera à la Haute Cour de Cassation et de Justice de rendre la décision finale.


    La situation est différente dans une autre affaire de
    justice, celle de la manifestation qui a eu lieu à Bucarest le 10 août 2018
    contre le gouvernement social-démocrate de l’époque. Le Tribunal de Grande
    instance de la capitale roumaine a rejeté la demande de la Direction
    d’investigation des infractions de crime organisé et de terrorisme (DIICOT) de
    rouvrir la procédure pénale dans cette affaire, qui a été classée. Par
    conséquent, les chefs de la Gendarmerie de cette année-là ne pourront pas être
    poursuivis pour l’intervention musclée, et considérée par d’aucuns comme
    disproportionnée, de leurs troupes contre les manifestants. En juin 2020, la
    DIICOT avait classé le dossier de la manif du 10 août, aussi bien le chapitre
    concernant l’action des chefs de la Gendarmerie que celui relatif à la saisine
    de tentative de coup d’Etat. Par la suite, l’ancien procureur en chef de la
    DIICOT a partiellement infirmé la solution, décidant de la réouverture de la
    procédure seulement contre les anciens commandants des gendarmes. Mécontents de
    la décision rendue mardi par le Tribunal de Grande instance de Bucarest, les
    représentants de plusieurs associations civiques ont fait savoir qu’ils porteraient
    plainte contre la Roumanie à la Cour européenne des droits de l’homme. (Trad. : Ileana Ţăroi)

  • Nouvelles protestations syndicales

    Nouvelles protestations syndicales

    Mécontents du
    projet de budget pour 2021 et des décrets gouvernementaux qui l’accompagnent,
    les syndicats ont organisé de nouvelles actions de protestation à Bucarest,
    devant les sièges de l’Exécutif et des partis membres de la coalition
    majoritaire de centre-droit, sans oublier plusieurs préfectures de département.
    A leur avis, un budget d’austérité ne fera que prolonger la crise économique,
    en faisant baisser le niveau de vie de la population, qui sera condamnée à la
    pauvreté.






    « Travail
    décent, justice sociale, dialogue social » – c’est avec ce slogan que les
    membres de la Confédération syndicale Cartel Alfa sont descendus dans la rue
    pour la 5e semaine consécutive, se rendant cette fois-ci au siège de
    l’alliance l’Union Sauvez la Roumanie-PLUS, avant d’arriver devant le siège du
    gouvernement. Ils demandaient un salaire minium décent, des pensions de
    retraite équitables, des services publics de qualité et le redémarrage de la
    négociation collective. Les syndicalistes sont également mécontents de
    l’intention du gouvernement de geler les salaires dans le secteur public et de
    supprimer les chèques-vacances, affirmant que cette dernière démarche affectera
    directement l’industrie de l’hôtellerie-restauration, déjà profondément touchée
    par les restrictions imposées en raison de la pandémie.






    Le secrétaire
    général de la Confédération syndicale Cartel Alfa, Petru Dandea, précise :
    « La Roumanie traverse une période de crise économique. On ne peut pas proposer
    des mesures d’austérité qui s’y superposent, puisqu’on ne fait qu’empirer la
    situation. Il paraît que le Gouvernement ne comprend pas ça. C’est ce que nous
    voulons montrer par notre protestation, nous voulons sensibiliser les ministres
    et le cabinet, justement pour qu’ils proposent des politiques ciblées sur
    le développement, qui manquent dans le contexte de crise actuel. »






    A leur tour, les
    membres de la Fédération syndicale « La Solidarité sanitaire » ont affirmé
    leur mécontentement devant le siège du Parti national Libéral, principal parti
    de la coalition au pouvoir, pour se rendre ensuite devant le siège du
    gouvernement. Ils demandent davantage d’argent pour le système de santé, le
    respect des droits légaux et des mesures de protection pour les salariés du secteur,
    insistant sur le fait qu’ ils sont actuellement exposés à des risques plus
    grands qu’avant la pandémie, voire qu’ils mettent leur vie en danger tous les
    jours et que les bonus qu’ils touchent ne sont plus les mêmes qu’auparavant.






    Il en va de même
    pour la Fédération PUBLISIND, affiliée au Bloc syndical national, dont les
    membres travaillent dans la police, l’administration publique, l’assistance
    sociale, les finances et le contrôle financier. Ils tentent aussi de convaincre
    les responsables de renoncer aux mesures visant à plafonner ou diminuer les
    salaires dans le secteur public.






    Le responsable
    syndical Cosmin Andreica affirme : « C’est la 7e semaine
    de protestations. On proteste contre le fait que la loi n’a pas été appliquée,
    vu que la Roumanie est en train d’être gérée via des décrets d’urgence. A la
    fin de l’année dernière, le gouvernement a émis un décret d’urgence lui
    permettant de ne plus appliquer la Loi des salaires de 2017, un acte normatif
    dont l’objectif était d’éliminer les iniquités et les discriminations du
    système. »






    Et c’est
    toujours devant le siège du Gouvernement que l’on a retrouvé les cheminots,
    dénonçant l’absence d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et les
    salaires trop bas qu’ils touchent. Ils affirment que le personnel des Chemins
    de fer roumains est âgé et très peu nombreux, alors que les chemins de fer sont
    devenus une zone rouge, au bord du précipice, à cause d’investissements quasi
    nuls, ces 30 dernières années. (Trad. Valentina Beleavski)

  • 14.01.2021 (mise à jour)

    14.01.2021 (mise à jour)

    Coronavirus en Roumanie – Plus de 3500 nouveaux cas d’infection au coronavirus ont été rapportés jeudi en Roumanie, et 66 décès causés casés par le virus ces 24 dernières heures. Cela porte le total des cas de maladie à plus de 684.000 personnes, alors que le bilan des victimes a atteint les 17.035. 1101 patients sont en soins intensifs en ce moment. A noter aussi que 90% des Roumains malades de Covid-19 ont guéri.

    Vaccination anticovid – En Roumanie, quelque 155 mille personnes ont reçu jusqu’ici leur première dose du vaccin contre le coronavirus. Il s’agit de personnels des secteurs sanitaire et social. La deuxième étape de la campagne d’immunisation qui vise les personnes âgées, les malades chroniques et les travailleurs des secteurs jugés essentiels pour le fonctionnement de l’Etat commence ce vendredi. Au total, il s’agit d’environ 5 millions de personnes. De l’avis du premier ministre Florin Cîțu, le rythme de l’immunisation devrait accélérer à compter de la deuxième étape, puisque le but en est de faire vacciner plus de 10 millions de personnes avant le mois de septembre

    Ecoles – Les écoles roumaines devraient rouvrir leurs portes le 8 février, à savoir au début du second semestre de cette année scolaire. Cela, si l’évolution de la pandémie reste la même dans les semaines à venir, a précisé ce jeudi le président roumain, Klaus Iohannis, à l’issue d’une réunion avec le premier ministre, le ministre de l’Education, le ministre de la santé, le chef du Département pour les situations d’urgence et avec le directeur du Centre national de suivi et de contrôle des maladies transmissibles. Avant le début du second semestre, il y aura une ré-évaluation de la situation épidémiologique et la décision finale sera prise le 2 février, a encore expliqué le président. Pour ce qui est des universités, la décision appartient à chaque institution. Pour rappel, sur toile de fond de la pandémie de coronavirus, toutes écoles roumaines ont fermé leurs portes en mars 2020 et les cours ont été dispensé en ligne jusqu’au mois de juin. A la rentrée, les cours ont repris en présentiel, mais les écoles ont été à nouveau fermées fin octobre en raison de la hausse accélérée des cas de contamination. Actuellement les cours se déroulent exclusivement en ligne partout en Roumanie.

    Budget – La situation des bonus accordés dans le secteur public figurait jeudi sur la table du gouvernement roumain qui est en train d’élaborer le projet du budget 2021. Selon le premier ministre Florin Cîtu, la question qui se pose est de savoir lesquelles de ces primes sont justifiées. Le gouvernement envisage aussi de modifier la loi de la salarisation, afin d’éliminer les inégalités dans le système public, a annoncé le chef du gouvernement. Selon M Cîtu la Loi des retraites sera modifiée cette année afin d’appliquer le principe de la contribution. Rappelons-le, le gouvernement a majoré ce mercredi le Salaire minimum d’environ 3%.

    Syndicats – La fédération « Solidaritatea Sanitara » / « La Solidarité Sanitaire » a manifesté jeudi devant le siège du gouvernement de Bucarest et des préfectures de plusieurs départements. Les revendications visent les mesures de protection des salariés du secteur de la santé dans le contexte de la pandémie. Les syndicalistes demandent également au gouvernement d’augmenter les salaires de base pour toutes les catégories de travailleurs dans le domaine à partir du 1er janvier de cette année, au niveau de la loi des salaires pour l’année 2022. De même, les syndicalistes demandent que la réduction des salaires de base prévue par le décret d’urgence émis par le gouvernement à la fin de l’année dernière soit annulée et que tous les salariés de la Santé bénéficient des bonus et d’un supplément de salaire pour toute la durée de la pandémie.

    Corruption -
    La Police roumaine est à la recherche de l’ex député européen PDL, Marian
    Zlotea, qui a été condamné mercredi à huit ans et demi de prison ferme pour
    corruption et trafic d’influence. Selon la Justice, il avait obligé les
    salariés de l’Autorité nationale
    sanitaire-vétérinaire qu’il dirigeait de verser mensuellement de
    l’argent dans les comptes du Parti démocrate libéral, formation politique qui
    n’existe plus. Mercredi, le jour même de la publication du verdict, M Zlotea a
    écrit sur Facebook qu’il avait quitté la Roumanie et demandé le statut de
    réfugié politique dans un autres pays, d’où il présentera son cas à la Cour
    européenne des Droits de l’Homme.




    Culture -
    La Fête de la culture nationale est marquée chaque année, le 15 janvier, en
    Roumanie et en République de Moldova voisine. Depuis 2010, les deux pays
    célèbrent ensemble la de naissance du poète national roumain Mihai Eminescu (1850-1889),
    le dernier grand représentant du romantisme européen. Cette année, les missions
    diplomatiques et consulaires, ainsi que les instituts culturels roumains à
    l’étranger organisent plusieurs évènements spéciaux consacrés à cette fête dans
    des conditions imposées par la pandémie.






    Exercice -
    Quatre aéronefs roumains F-6 appartenant à la Base aérienne 86 de Borcea
    (sud-est), aux côté d’avions des Forces aériennes américaines déployées en
    Europe, ont participé jeudi à l’exercice militaire international Prime Accord. Celui
    comportait des missions d’escorte et de patrouille aérienne de combat. Selon le
    ministère roumain de la Défense, l’objectif de cette action était de renforcer
    les mesures de rassurance de l’OTAN en Europe du sud-est, ainsi que de vérifier
    la capacité d’intégration des systèmes de commande et de contrôle de la
    Roumanie et de l’Alliance.




    Météo – Dans les 24
    prochaines heures les températures seront à la baisse en Roumanie et il fera
    assez froid dans la plupart des régions, notamment dans le nord. Le ciel sera
    plutôt couvert sur l’ouest, le centre et le nord. Le vent sera plus fort en
    montagne. Les maxima iront de -6 à 4 degrés.

  • 06.12.2020 (mise à jour)

    06.12.2020 (mise à jour)

    Elections – Plus de 18 millions d’électeurs roumains sont
    attendus aujourd’hui aux urnes, dans les quelque 18.000 bureaux de vote ouverts
    à travers la Roumanie, pour élire les nouveau Parlement du pays. Les électeurs
    de la diaspora ont à leur disposition deux jours pour voter. Ils en sont plus
    de 740 000, dont plus de 39 000 ont choisi de voter par correspondance. Le
    ministère des affaires étrangères de Bucarest a ouvert 748 bureaux de vote à l’extérieur
    des frontières roumaines, il a aussi mis à la disposition de l’électorat
    roumain de l’étranger une carte interactive des bureaux de vote et un centre d’appel.
    En Roumanie, les personnes habitant dans des zones confinées pourront se rendre
    aux bureaux de vote sans se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire.
    Tous les électeurs sont tenus de respecter les mesures de protection spéciales,
    établies par les autorités dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Les
    candidats, élus au scrutin de liste proportionnel, briguent 329 mandats de
    députés et 136 de sénateurs. Trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, la participation était de 27%.










    Covid-19 – Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la Roumanie a
    enregistré près de 514.000 cas d’infection, dont près de 405.000 ont été
    déclarés guéris. Bucarest a rapporté, aujourd’hui, 5.231
    nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus en 24 heures, sur quelque 17.000
    tests de dépistage effectués au niveau national. En même temps, 134 malades ont
    perdu la vie, le nombre des décès s’élevant actuellement à 12.320. Par ailleurs, 1.289
    malades graves sont hospitalisés en réanimation-soins intensifs. Par ailleurs, selon
    l’Institut national d’hématologie, seulement 1% des personnes ayant guéri de la
    Covid-19 ont donné du plasma convalescent, la Roumanie ayant récolté, jusqu’à
    présent, un peu moins de 10.000 unités de plasma thérapeutique. Les données
    officielles indique le fait que plus de 650 Roumains infectés par le
    coronavirus ont guéri après avoir reçu ce type de traitement.












    Mesures -
    Les personnes en provenance de ou qui ont transité par la Roumanie devront
    présenter un test Covid-19 négatif à l’entrée sur le territoire de l’Italie. En
    l’absence d’un tel document, ils devront s’isoler pendant une période de 14
    jours, informe le ministère roumain des affaires étrangères. Ces mesures s’appliquent
    jusqu’au 15 janvier 2021. Le ministère de Bucarest recommande que le document
    en question soit en italien ou en anglais.


    Manifestation – Une manifestation a eu lieu, dimanche, à Chișinău,
    capitale de la république de Moldova, à l’appel de la présidente élue, Maia
    Sandu, et soutenue par la majorité des partis politiques d’opposition, ainsi
    que par des partis non représentés au parlement. Selon Radio Chişinău, les manifestants ont adopté une résolution
    dans laquelle ils demandent la démission du gouvernement socialiste pro-Moscou,
    dirigé par le premier ministre, et la tenue d’élections législatives
    anticipées, à cause de l’adoption de plusieurs lois controversées. Dans le texte mentionné, il est affirmé que
    le régime oligarchique Dodon-Plahotniuc est devenu une source
    d’instabilité politique, économique et sociale, à l’échelle nationale et
    régionale, et que le parlement doit être dissout, conformément à la
    Constitution. Les manifestants ont aussi demandé l’annulation du paquet
    législatif voté par la nouvelle majorité parlementaire formée par les élus socialistes et ceux du Parti ŞOR. Parmi les lois contestées par
    les manifestants, il y a celle qui sort
    le Service de renseignement et de sécurité de sous l’autorité du chef de
    l’Etat, une autre qui renforce le statut de la langue russe dans la République
    de Moldova et baisse les quotas de programmes de télévision en langue roumaine.
    L’Union européenne a remarqué le fait que ces lois avaient été soutenues par
    des gens impliqués dans des actes de corruption et dans la gigantesque fraude
    bancaire de 2014. Bruxelles a demandé aux décideurs de la république de Moldova
    à respecter l’Etat de droit et à garantir la démocratie, en accord avec les
    attentes de la société moldave.






    Handball – La sélection de handball
    féminin de Roumanie affrontera lundi la sélection de Norvège, dans le dernier
    match du Groupe D du tour préliminaire, au Championnat d’Europe, qui se déroule
    actuellement au Danemark. Les handballeuses roumaines se sont assuré la
    présence dans les groupes du tour principal de la compétition, grâce à la victoire
    obtenue samedi contre Pologne (28 à 24).


    Météo – Temps morose et
    températures à la baisse, voilà la météo de ce dimanche en Roumanie. A la
    mi-journée, le thermomètre affichait des températures entre 1° et 15°. A
    Bucarest, il y avait 5 petits degrés à midi.

  • 05.11.2020 (mise à jour)

    05.11.2020 (mise à jour)

    COVID-19 – Le nombre de cas de
    contamination au coronavirus enregistrés en Roumanie en 24 heures est à la
    hausse. 9.714 nouveaux cas positifs sur 37.685 tests effectués ont été
    rapportés jeudi, ce qui porte le bilan total à plus de 276.802 personnes
    infectées depuis le début de la pandémie. 121 décès supplémentaires dus à la
    Covid-19 ont été également enregistrés
    jeudi, ce qui monte le nombre total des morts à 7.540. A présent, 12.061
    malades sont hospitalisés dont 1.014 en soins intensifs. Le gouvernement s’apprête à rendre le port du masque
    obligatoire dans tous les espaces publics, là où le taux d’incidence est de 1,5
    cas pour mille habitants.

    Protestations – Les syndicalistes de la Fédération de la Solidarité
    sanitaire ont protesté ce jeudi à Bucarest contre les mauvaises conditions de
    travail. Ils réclament l’adoption de toutes les mesures de sécurité et de protection sanitaire pour le personnel soignant, afin au maximum le nombre de médecins et d’infirmiers contaminés par le Sars-Cov-2 ou
    décédés des suites de ce virus. Par ailleurs, les protestataires souhaitent se
    voir accorder l’accès à toutes les informations concernant la Covid-19, tout
    comme des primes pour le travail déroulé dans des conditions exceptionnelles.
    Les protestations de ce jeudi ont eu lieu deux jours après la Marche de
    l’épuisement, organisée par le personnel sanitaire, membre de la Fédération syndicale Sanitas, mécontent des stratégies de crise incohérentes adoptées par les
    autorités.
























    Croissance
    – Selon la Commission européenne, la reprise
    économique n’est envisageable cette année ni pour le bloc communautaire
    ni pour la zone euro. Ce sera à peine en 2023 que les économies des 27
    retrouveront leur niveau d’avant la pandémie. Bien que plus optimistes que les
    prévisions de l’été, mais toujours frappées d’incertitude en raison de la deuxième
    vague de la pandémie de Covid-19, les prévisions de l’automne 2020 de la
    Commission, tablent sur une contraction de 7,4% de l’économie communautaire en
    2020, avant un retour à une croissance de 4,1 % en 2021 et de 3 % en 2022. Après
    une croissance de 4,2% en 2019, la Roumanie enregistrera cette année une
    contraction de 5,2%, le PIB allant progresser de 3,3% en 2021 et de 3,8% en
    2022. Mais le degré d’incertitude reste élevé et la production réelle ne
    retrouvera son niveau antérieur
    avant 2023. L’exécutif communautaire estime une hausse
    significative du déficit, car l’effort budgétaire pour combattre la crise
    sanitaire s’ajoute aux dérapages fiscaux du passé. Après un déficit de 4,4% en
    2019, la Roumanie passera à 10,3% en 2020, à 11,2% en 2021 et à 12,5% en 2022.
    La tendance à la hausse déterminée en grande partie par la majoration des
    retraites devrait s’aggraver à cause de l’impact de la crise liée à la pandémie
    de COVID-19, tandis que la récession aura des effets négatifs sur les recettes
    provenues des taxes, estime la Commission européenne.

    Transport ferroviaire – Le Transport ferroviaire de passagers a baissé partout en Europe pendant le deuxième semestre de cette année par rapport à la même période de l’année précédente, informe Eurostat. Le déclin de 47% enregistré en Roumanie a été l’un des moins significatifs enregistrés en Europe. Au pôle opposé, on retrouve l’Irlande, avec une baisse de 94%, la France et l’Espagne, avec 78%.

    Conférence – Le ministère roumain des affaires étrangères et l’OTAN organiseront conjointement la Conférence annuelle de l’Alliance Atlantique, qui aura lieu le 10 novembre prochain. Organisée en visioconférence, la réunion sera consacrée au contrôle des armements, au désarmement et à la non-prolifération des armes de destruction massive. Ce sont le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu, et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui ouvriront les travaux de cet événement, arrivé à sa 16-e édition. Cette année, la Conférence annuelle de l’Alliance marquera le demi-centenaire de l’entrée en vigueur du Traité de non-prolifération nucléaire, fournissant aussi un cadre de débats en vue de la Conférence d’évaluation du traité, qui devrait avoir lieu en août 2021. Rappelons que le secrétaire général adjoint de l’OTAN est le Roumain Mircea Geoană, nommé à ce poste en 2019.














    Météo
    – Des températures normales en accord avec la saison actuelle s’annoncent en Roumanie pour les prochaines 24 heures. Le brouillard fera son apparition à l’aube dans les
    dépressions. Vendredi, le thermomètre indiquera des températures maximales
    entre 8° et 16°.





  • 20.09.2020

    20.09.2020

    Bucarest
    – La capitale roumaine célèbre aujourd’hui 561 ans
    depuis sa première attestation documentaire. Les événements organisés
    habituellement pour les journées de la ville se plient cette année sur un
    contexte sanitaire contraignant. Ainsi, une rétrospective des six éditions
    précédentes du Festival international de vidéo mapping Bucarest est disponible
    en ligne. Des projections vidéo sont toujours prévues cette année sur les
    façades de bâtiments du centre de la capitale, le Théâtre national, l’hôtel
    Intercontinental et l’Université, mais le son sera coupé et la durée des
    spectacles, réduite, pour éviter les foules. Des tramways peints de graffitis par
    les meilleurs street artistes de Bucarest circuleront dans plusieurs quartiers
    de la capitale dans une exposition d’art urbain en mouvement.








    Coronavirus – Les autorités roumaines ont rapporté 1.231 cas de contamination
    au nouveau coronavirus parmi les 13.300 personnes testées. On compte alors, en
    ce moment, quelque 22.000 personnes infectées dans le pays et 4.435 décès des
    suites de l’infection. Samedi soir, une manifestation a eu lieu à Bucarest contre
    les mesures de protection sanitaire mises en place dans les établissements
    scolaires à partir de la rentrée. Les protestataires ont dénoncé le port du
    masque et la distanciation sociale, ont contesté les études qui démontrent
    l’efficacité de ces mesures à limiter la propagation du coronavirus, et ont remis
    en cause le risque que représente ce virus. Des protestations similaires ont eu
    lieu à Cluj (centre-ouest), à Timişoara (ouest) et à Oradea (nord-ouest). Les
    spécialistes de santé publique, de leur côté, tirent à nouveau la sonnette d’alarme :
    il existe toutes les raisons de s’inquiéter quant aux risques d’infection au
    nouveau coronavirus. Aux côtés des médecins, ils font un appel à la
    responsabilité et au respect des normes de protection sanitaire.






    Religion
    – Une plaque commémorative de la visite du Pape
    François en Roumanie a été dévoilée hier à la Cathédrale Saint Joseph de Bucarest.
    La plaque montre le Pape donnant la bénédiction apostolique à la Roumanie. Le souverain
    pontife a fait un voyage de trois jours dans le pays l’année dernière, du 31
    mai au 2 juin, deux décennies après la visite en Roumanie du pape Jean Paul II. En 1999, c’était la première visite d’un souverain pontife dans un pays majoritairement
    orthodoxe.


    Italie – Un référendum
    national est organisé aujourd’hui et demain en Italie, en même que des élections régionales et communales. Sept
    régions, soit un tiers de la population du pays, élisent leur président ou
    présidente, et plusieurs petites villes élisent leur maire. C’est un test
    important pour le gouvernement de Giuseppe Conte, car une victoire de la droite
    est possible dans trois des sept régions. Quant au référendum national, il
    porte sur la réduction du nombre de parlementaires, alors que l’Italie est
    deuxième en Europe concernant le nombre de sièges au Parlement, après le Royaume-Uni
    et devant la France. Réduire le nombre d’élus de 945 à 600 est une promesse
    électorale du Mouvement 5 étoiles, en coalition depuis un an avec le Parti
    démocrate de centre-gauche. Selon la correspondante de Radio Roumanie à Rome, on
    compte 50 ressortissants roumains sur les listes électorales.








    Tennis – La joueuse roumaine de tennis Simona Halep, n° 2 mondiale, joue
    aujourd’hui dans les demi-finales du Tournoi de Rome, contre l’Espagnole
    Garbine Muguruza (17 WTA). Aujourd’hui encore, dans la finale de la compétition
    de double, la Roumaine Raluca Olaru et l’Allemande Anna-Lena Friedsam affronteront le duo Su Wei Hsieh (Taiwan) – Barbora Strýcová (République
    Tchèque), les principales favorites du tournoi.




    Météo – Temps généralement beau sur la Roumanie, avec des températures qui
    repartent à la hausse. Le ciel est plutôt dégagé, excepté sur le sud-est
    extrême du pays où des nuages font leur apparition. Le vent est faible à modéré
    sur la plupart du territoire, avec quelques rafales sur le sud-ouest. Les températures
    maximales iront de 21 à 27 degrés, avec 22° à midi à Bucarest.

  • Deux ans depuis la manif du 10 août

    Deux ans depuis la manif du 10 août

    Ce dossier
    controversé concerne l’intervention des gendarmes contre les quelque 100.000
    Roumains, dont de nombreux résidant à l’étranger, rassemblés, à l’été 2018, à
    Bucarest, sur la Place de la Victoire, pour demander la démission du
    gouvernement Viorica Dăncilă. Les manifestants protestaient contre le pouvoir
    social-démocrate et ses décisions relatives aux lois de la Justice et aux Codes
    pénaux, ainsi que contre la destitution de Laura Codruţa Kövesi, ancienne procureure
    en chef de la Direction nationale anti-corruption. Après la manif, des
    centaines de participants ont porté plainte contre la violence démesurée de l’intervention
    des gendarmes et contre l’utilisation des gaz lacrymogènes contre les manifestants.
    Dans leurs plaintes, les protestataires insistent sur le fait que la
    manifestation s’était largement déroulée dans le calme, les attaques contre les
    forces de l’ordre ayant été menées par une minorité que celles-ci auraient pu
    isolée et neutralisée.

    Le dossier « Le 10 août 2018 », instruit par
    la Direction d’investigation des infractions de criminalité organisée et de
    terrorisme (DIICOT), a été classé sans suite le mois dernier. Les procureurs
    ont argumenté leur décision par l’existence de ce qu’ils ont appelé « une
    complicité morale » des manifestants pacifiques avec les protestataires
    violents, qu’ils n’auraient pas isolés, ayant ainsi encouragé leur comportement
    agressif. Les procureurs de la DIICOT affirment également que l’accusation de
    tentative de coup d’Etat, formulée dans ce même dossier par la Gendarmerie et par
    des leaders du Parti social-démocrate, ne se confirme pas. Toutefois, la semaine
    dernière, la procureure en chef de la DIICOT, Giorgiana Hossu, a partiellement
    infirmé le classement sans suite du dossier et disposé la réouverture de l’enquête
    pénale à l’encontre des anciens chefs de la Gendarmerie. Mme Hossu a expliqué
    sa décision par le fait que le procureur responsable du dossier n’avait pas administré
    les preuves recueillies par le Parquet militaire et n’avait pas non plus
    entendu les suspects, les victimes et les témoins. Si un juge confirme la décision
    du Parquet anti-terroriste, l’enquête pénale reprendra contre les anciens chefs
    des forces de l’ordre, accusés, entre autres, d’abus de fonctions, de participation
    impropre à un comportement abusif, de participation impropre au faux
    intellectuel et à l’usage de faux intellectuel. Lundi, la Cour d’appel de Bucarest
    a décliné sa compétence concernant la requête formulée par la DIICOT de rouvrir
    l’enquête contre les anciens chefs de la Gendarmerie, le procès étant transféré
    au Tribunal de Grande instance de la capitale.

    Selon la vice-première ministre
    libérale, Raluca Turcan, le 10 août 2018 est « une plaie ouverte de la
    démocratie roumaine récente » et la justice doit tirer au clair ce dossier.
    Mme Turcan affirme que la répression violente des droits des citoyens doit être
    sanctionnée. Le président Klaus Iohannis précisait, la semaine dernière, qu’il
    était important que « les vrais coupables » soient amenés à rendre des
    comptes pour leurs actes. Le président par intérim du PSD, Marcel Ciolacu,
    déclarait, l’année dernière, que les événements du 10 août 2018 avaient été mal
    gérés, et que le parti avait payé cela, en autre autres, par la défaite à la
    dernière élection présidentielle. (Trad : Ileana Ţăroi)