Tag: coalition

  • Government presents 6-month review

    Government presents 6-month review

    Until recently sworn political enemies, the National Liberal Party and
    the Social Democratic Party were forced to form a government together 6
    months ago. Together with the Democratic Union of Ethnic Hungarians in Romania,
    they set out to synchronise their doctrines and form a coalition able to run
    the country until the forthcoming parliamentary elections.


    It took lengthy and careful negotiations to assign the seats in the
    government, and they agreed, among other things, that until the end of November
    2023 the prime minister will be the Liberal Nicolae Ciucă, who will be replaced
    by a Social Democrat for the remaining period until the general elections of 2024.


    The context in which the two parties have to work together is not at all
    easy: the effects of the pandemic, the Russian invasion in neighbouring Ukraine
    with all the problems it entailed, the skyrocketing energy prices triggering increases
    in the price of all products and services and generating record-high inflation,
    with severe repercussions on people’s lives.


    With the parliamentary election still a long way down the road, the
    cooperation between the Liberals and the Social Democrats is smooth, at least
    for the time being. Still, the 2 parties presented a review of their 6 months
    in power in separate meetings.


    The Liberal PM Nicolae Ciucă said the government was gradually drawing
    closer to meeting all the goals listed in the governing programme. He added
    that the ministries worked hard not to waste the unique opportunities the
    country has at this point.


    Romania has the biggest economic growth rate in the EU, and over EUR 90 billion
    available for development and modernisation, as well as the most important
    security guarantees ensured by the EU and NATO membership, Nicolae Ciucă argued.


    In turn, the Social Democratic leader Marcel Ciolacu focused on the
    social and economic measures to support citizens and the business environment
    in the first 6 months in government. He mentioned the raise in minimum wages,
    pensions and child benefits, the winter financial aid granted to low-income pensioners
    and the extension of furlough benefits.


    The opposition sees things differently. After leaving the government
    they had formed together with the Liberals, Save Romania Union now argues that
    Romania is headed for disaster: the government is borrowing money from the
    capital market for the highest interests in the past 20 years, government debt
    is over 50% of the GDP, the inflation rate is record-high, prices are out of
    control, citizens are growing poorer while party clients are getting richer.


    In turn, the nationalist party AUR believes the Social Democrats and the
    Liberals have pushed Romania into bankruptcy by doubling fuel prices and
    selling the natural gas to be extracted from the Black Sea.


    But it is the Romanian voters who will give a final verdict at the
    election in 2024. (AMP)

  • 24.11.2021 (mise à jour)

    24.11.2021 (mise à jour)

    Coronavirus en Roumanie – En Roumanie, le dernier bilan des autorités fait état de quelque 2 800 nouveaux cas de contamination au coronavirus dépistés en 24 heures et de 231 décès causés par la covid de mardi à mercredi, dont 36 antérieurs à cette période. A Bucarest, le taux d’incidence est désormais à 2,87 cas pour 1000 habitants dépistés en 14 jours, après le maximum atteint le 22 octobre dernier (de 16,54 cas/ 1000 habitants). Pour sa part, le ministre par intérim de la Santé, Cseke Attila, a demandé à toutes les directions de santé publique du pays de rester en alerte, bien que le nombre des nouvelles infections soit à la baisse. D’ici une semaine il leur demande également de mettre au point une stratégie pour faire face à la 5e vague de la pandémie, qui est prévisible aux dires du chef de la campagne de vaccination, Valeriu Gheorghita, vu que cela se passe déjà à l’Occident. Ce mercredi, le patriarche Daniel, le primat de l’Eglise orthodoxe roumaine, a confirmé qu’il s’était fait vacciner contre la Covid 19. « La position officielle de l’Eglise demeure la même : chaque fidèle devrait demander l’avis de son médecin généraliste », a déclaré celui-ci aux journalistes. Jusqu’ici, le chef de l’Eglise orthodoxe roumaine a évité de faire public son choix et les responsables de l’Eglise n’ont pas exhorté explicitement les fidèles à se faire vacciner, comme ce fut le cas dans d’autres pays orthodoxes. Le monde orthodoxe dans son ensemble se confronte au scepticisme des fidèles à l’égard de la vaccination. Notons qu’à présent plus de 7,2 millions de Roumains sont vaccinés au schéma complet contre le coronavirus.

    Politique – A Bucarest, tous les ministres proposés pour faire partie du cabinet de coalition, dirigé par le libéral Nicolae Ciuca ont reçu mercredi des avis favorables de la part des commissions spécialisées du parlement. Le vote d’investiture aura lieu jeudi durant la réunion du plénum du Parlement. Le futur exécutif de la coalition formée entre le PNL, le PSD et l’UDMR comptera 20 ministres, dont la seule femme est proposée au portefeuille de la Jeunesse et de la famille – il s’agit de Gabriela Firea, ancienne édile en chef de la capitale, membre du PSD. Les libéraux auront 8 portefeuilles, dont les AE et l’Intérieur, qui auront les mêmes titulaires, à savoir Bodgan Aurescu et respectivement Lucian Bode, ou encore le ministère de la Justice qui devrait être dirigé par Catalin Predoiu. Le PSD s’est adjugé 9 ministères et la direction du Secrétariat général du gouvernement. Adrian Câciu est le ministre proposé aux finances, Vasile Dâncu à la Défense et Alexandru Rafila à la Santé. L’UDMR garde les mêmes portefeuilles soit le développement régional – Cseke Attila; l’environnement – Tánczos Barna et les Sports – Eduard Novak. Il y aura deux vice-premiers ministres : le leader du parti représentant la minorité magyare, Kelemen Hunor, et le premier vice-président du PSD, Sorin Grindeanu. Le premier ministre désigné Nicolae Ciuca a déposé mardi au Parlement le programme de gouvernance et la liste de son cabinet.

    1er décembre – A Bucarest, le Sénat et la Chambre des Députés se sont réunis dans le cadre d’une réunion commune solennelle dédiée à la Fête nationale de Roumanie, le 1er décembre. Le président de la Chambre des Députés, Marcel Ciolacu, a souligné que toute la classe politique avait le devoir de stabiliser le pays dans la période qui suit et que les responsables politiques devraient renoncer aux orgueils et aux intérêts politiques. « Cette journée de fête nous rappelle que nous avons le devoir de collaborer entre nous. C’est un devoir envers les Roumains et envers la Roumanie », a transmis M Ciolacu. La vice-présidente du Sénat, Alina Gorghiu a souligné que le 1er décembre signifiait unité nationale, devoir et courage politique. La fête nationale de Roumanie est célébrée depuis 1990 après la Révolution anticommuniste. Ce fut le 1er décembre 1918 que l’Assemblée nationale d’Alba Iulia dans le centre a adopté la résolution de l’Union avec la Roumanie des provinces historiques habitées par les Roumains.

    Covid dans le monde – La vaccination obligatoire contre la Covid 19 est une idée qui bénéficie d’un large appui parmi la population en Allemagne, selon un sondage rendu public mercredi par YouGov, fait savoir l aplate forme DPA. Selon la prestigieuse agence de recherches et analyses du marché, 69% des personnes interviewées se sont déclarées favorables à la vaccination obligatoire alors que 23% sont contre. L’Allemagne qui se confronte à une recrudescence du nombre d’infections, introduit une série de nouvelles mesures antiépidémiques. Par conséquent, le certificat vert devient obligatoire sur le lieu de travail et dans les transports en commun. En plus des mesures établies au niveau fédéral, les lands allemands instituent aussi d’autres restrictions antiépidémiques. Par exemple en Bavière les bars et les boites de nuit sont fermées et les fameuses foires de Noël ne se tiendront plus cette année. En Allemagne, la couverture vaccinale est de 68%, une des plus réduites en Europe de l’Ouest. Des problèmes sont signalés aussi dans le nord de l’Italie, où des restrictions de circulation ont été imposées durant la nuit, à cause de la progression alarmante des nouveaux cas de coronavirus. Jusqu’ici, 84% de la population de l’Italie a reçu au moins deux doses de vaccin. Le nombre des cas de Covid est à la hausse aussi en France, où le premier ministre Jean Castex vient d’être dépisté positif au coronavirus. Dans ce pays, 88% de la population éligible de plus de 12 ans est pleinement immunisée. La situation sanitaire devient compliquée aussi en Grèce, où la pression sur les hôpitaux qui soignent des malades de Covid est assez élevée. Le Gouvernement d’Athènes n’envisage pourtant pas un confinement général, parce que l’économie du pays ne pourrait pas supporter une telle mesure. En Grèce la couverture vaccinale a dépassé les 63%.

    Météo – Temps généralement beau en Roumanie dans les jours à venir, sans trop de précipitations. Les maximas de la journée de jeudi iront de 3 à 12 degrés, avec 10 degrés à Bucarest.

  • 13/11/2021 (mise à jour)

    13/11/2021 (mise à jour)

    Covid en Roumanie — Le nombre de nouveaux cas d’infection au coronavirus est en baisse continuelle en Roumanie. Samedi, un peu plus de 4 000 nouvelles contaminations ont été annoncées, mais aussi 323 décès, dont 19 antérieurs à la période de référence. A présent, environ 15 000 personnes sont hospitalisées, dont 1 743 malades en soins intensifs. Au niveau national, le taux d’infection calculé sur 14 jours a baissé à 5,95 par mille habitants. Ce n’est que dans 11 départements et à Bucarest que l’incidence des cas dépassait les 6 cas par mille habitants. En l’occurrence, dans la capitale, ce samedi, elle se chiffrait à 6,68. Selon la Direction de santé publique, c’est le 22e jour de recul de l’infection au SARS-CoV-2 dans la capitale roumaine, où le taux d’incidence le plus élevé — 16,54 – a été enregistré le 22 octobre dernier.



    Politique — Les représentants du PNL, au pouvoir, du PSD, d’opposition, et de l’UDMR, l’actuel partenaire gouvernemental, ont négocié la majeure partie d’un futur programme de gouvernance, mais les discussions se poursuivront dimanche avec les sociaux-démocrates. Elles visent à harmoniser les points de vue divergents en matière de justice, de finances et de travail. L’annonce a été faite samedi par le leader libéral, Florin Cîţu, cité par l’agence roumaine de presse Agerpres. Les sociaux-démocrates insistent pour la majoration du point de retraite, la hausse des salaires et l’octroi des allocations familiales conformément à la législation en vigueur. Ils soutiennent que l’imposition des grandes fortunes serait une solution pour accroître les recettes au budget de l’Etat. Les libéraux écartent l’introduction d’une surimposition et estiment que la lutte contre l’évasion fiscale devrait être la priorité. La suppression de la Section spéciale d’investigation des magistrats est également un thème en divergence. Le PSD exclut une telle mesure. Après les discussions sur le programme de gouvernance, les équipes devraient négocier la composition du nouveau cabinet. Rappelons-le, après le départ de l’USR du gouvernement, en septembre, le cabinet minoritaire PNL — UDMR a été destitué par motion de censure déposée par le PSD et votée aussi par l’USR. Jusqu’ici, deux tentatives de constitution de cabinets minoritaires ont échoué.



    Réélection — Le ministère roumain des Affaires étrangères salue la réélection du ministre par intérim Bogdan Aurescu en tant que membre de la Commission de droit international de l’ONU pour un second mandat, de 2023 à 2027. Selon un communiqué transmis aujourd’hui, le responsable de Bucarest a été réélu à cette dignité le 12 novembre, à New York, par l’Assemblée générale des NU. Le ministère des Affaires étrangères précise que durant son premier mandat, Bogdan Aurescu s’est investi de manière directe dans l’analyse d’un thème d’une importance particulière au niveau international. Il s’agit de la hausse du niveau des mers et des océans en rapport avec le droit international, un effet grave des changements climatiques. La Commission de droit international de l’ONU, créée en 1947, compte 34 membres qui sont des experts indépendants reconnus en droit international.



    Justice — La cheffe du Parquet européen, Laura Codruţa Kövesi, a perdu le procès qu’elle avait intenté au Conseil supérieur de la magistrature de Bucarest. La Haute Cour de cassation et de justice a tranché : Laura Codruţa Kövesi n’a plus le grade professionnel de procureur du Parquet général, mais de procureur de parquet près un tribunal de grande instance. L’arrêt est définitif. En 2018, la Section pour procureurs du CSM avait décidé de ne pas lui accorder le grade professionnel de procureur du Parquet général sans concours, alors que l’ancienne cheffe du Parquet national anticorruption le demandait seulement en vertu du fait qu’elle avait été procureur général de la Roumanie.



    Handball — L’équipe roumaine SCM Râmnicu Vâlcea a vaincu l’équipe espagnole Super Amara Bera Bera, sur le score de 34-28n samedi, à domicile, au premier match du 3e tour préliminaire de la compétition féminine de handball EHF European League. SCM a fait une seconde partie exceptionnelle et a réussi à retourner le score en sa faveur, pour gagner enfin, à six points de différence. Le match retour aura lieu le 20 novembre à Saint-Sébastien, et la gagnante jouera dans les groupes de la compétition.



    Football — La sélection nationale de football de la Roumanie terminera, dimanche, les préliminaires du Groupe J de la Coupe du monde de football de 2022 du Qatar par un match en déplacement, contre le Liechtenstein. Jeudi, les tricolores ont fait match nul contre l’Islande, à Bucarest. Dimanche, les matchs Arménie-Allemagne et Macédoine du Nord — Islande seront disputés dans le même groupe. Les Roumains, qui n’ont plus participé à une Coupe du monde depuis 1998, ont besoin d’une victoire contre le Liechtenstein et que l’Islande ne perde pas afin de se qualifier 2e dans le groupe et se qualifier au barrage. L’Allemagne est en première position au groupe J (et elle est déjà qualifiée au tournoi final). Elle est suivie par la Macédoine du Nord, la Roumanie, l’Arménie, l’Islande et le Liechtenstein.


  • 13/11/2021

    13/11/2021

    Covid en Roumanie — Le nombre de nouveaux cas d’infection au coronavirus est en baisse continuelle en Roumanie. Aujourd’hui, un peu plus de 4 000 nouvelles contaminations ont été annoncées, mais aussi 323 décès, dont 19 antérieurs à la période de référence. A Bucarest, l’incidence des cas calculée sur 14 jours était, ce samedi, de 6,68 cas par mille habitants. Selon la Direction de santé publique, c’est le 22e jour de recul de l’infection au SARS-CoV-2 dans la capitale roumaine, où le taux d’incidence le plus élevé — 16,54 – a été enregistré le 22 octobre dernier.



    Politique — Les représentants du PNL, au pouvoir, du PSD, d’opposition, et de l’UDMR, l’actuel partenaire gouvernemental, ont négocié la majeure partie d’un futur programme de gouvernance, mais les discussions se poursuivent ce samedi. Elles visent à harmoniser les points de vue divergents en matière de justice, de finances et d’économie. Les sociaux-démocrates insistent pour la majoration du point de retraite, la hausse des salaires et l’octroi des allocations familiales conformément à la législation en vigueur. Ils soutiennent que l’imposition des grandes fortunes serait une solution pour accroître les recettes au budget de l’Etat. Les libéraux écartent l’introduction d’une surimposition et estiment que la lutte contre l’évasion fiscale devrait être la priorité. La suppression de la Section spéciale d’investigation des magistrats est également un thème en divergence. Le PSD exclut une telle mesure. Après les discussions sur le programme de gouvernance, les équipes devraient négocier la composition du nouveau cabinet. Rappelons-le, après le départ de l’USR du gouvernement, en septembre, le cabinet minoritaire PNL — UDMR a été destitué par motion de censure déposée par le PSD et votée aussi par l’USR. Jusqu’ici, deux tentatives de constitution de cabinets minoritaires ont échoué.



    Réélection — Le ministère roumain des Affaires étrangères salue la réélection du ministre par intérim Bogdan Aurescu en tant que membre de la Commission de droit international de l’ONU pour un second mandat, de 2023 à 2027. Selon un communiqué transmis aujourd’hui, le responsable de Bucarest a été réélu à cette dignité le 12 novembre, à New York, par l’Assemblée générale des NU. Le ministère des Affaires étrangères précise que durant son premier mandat, Bogdan Aurescu s’est investi de manière directe dans l’analyse d’un thème d’une importance particulière au niveau international. Il s’agit de la hausse du niveau des mers et des océans en rapport avec le droit international, un effet grave des changements climatiques. La Commission de droit international de l’ONU, créée en 1947, compte 34 membres qui sont des experts indépendants reconnus en droit international.



    Justice — La cheffe du Parquet européen, Laura Codruţa Kövesi, a perdu le procès qu’elle avait intenté au Conseil supérieur de la magistrature de Bucarest. La Haute Cour de cassation et de justice a tranché : Laura Codruţa Kövesi n’a plus le grade professionnel de procureur du Parquet général, mais de procureur de parquet près un tribunal de grande instance. L’arrêt est définitif. En 2018, la Section pour procureurs du CSM avait décidé de ne pas lui accorder le grade professionnel de procureur du Parquet général sans concours, alors que l’ancienne cheffe du Parquet national anticorruption le demandait seulement en vertu du fait qu’elle avait été procureur général de la Roumanie.



    Tennis — La joueuse de tennis roumaine Jaqueline Cristian a essuyé une lourde défaite devant l’Américaine Alison Riske, par 2-6, 6-2, 7-5, vendredi soir, en finale du tournoi WTA 250 de Linz, en Autriche. La Roumaine (23 ans, 100e WTA, où elle a accédé en première dans le top 100), s’est inclinée dans la première finale WTA de sa carrière. Arrivée au dernier acte de la compétition après un départ comme heureuse perdante, Jaqueline Cristian a réussi une performance remarquable à Linz. Elle a eu de la chance. Ainsi, elle a accédé au tableau principal suite au retrait d’une autre Roumaine, Sorana Cîrstea, accidentée. Ensuite, dans les huitièmes de finale, elle a profité de l’abandon de la Suédoise Rebecca Peterson (accidentée elle aussi), et la demi-finale contre Simona Halep n’a plus eu lieu, car l’ancienne leader mondial s’est accidentée.



    Météo — En Roumanie, le ciel est variable, plus nuageux dans les zones de basse altitude, où le brouillard est présent. Le vent est faible à modéré. Les maximales iront de 8 à 15°. Nous avons 6 petits degrés à Bucarest et de la grisaille.

  • Vers une coalition PNL-PSD-UDMR?

    Vers une coalition PNL-PSD-UDMR?


    Après la destitution, début
    octobre, par motion de censure, du gouvernement minoritaire PNL- UDMR dirigé
    par le libéral Florin Cîtu, voilà que l’idée d’une coalition gouvernementale
    entre le PNL, le PSD et l’UDMR se cristallise de plus en plus sur la scène
    politique de Roumanie. Le chef de l’Etat, Klaus Iohannis, annonçait la semaine
    dernière qu’il convoquerait les partis pour des consultations seulement à
    partir du moment où une majorité parlementaire assumée sera coagulée. Les
    libéraux ont refusé une nouvelle alliance avec l’USR, ce qui les a obligés de
    se tourner vers les sociaux- démocrates, aux côtés desquels ils ont déjà dirigé
    le pays entre 2013 et 2014. D’ailleurs, cette alliance- là ne fut pas la seule
    que la Droite politique a faite avec la Gauche. En 2008, le Parti démocrate,
    conduit de fait par le président Traian Basescu, est entré en coalition
    gouvernementale avec les sociaux- démocrates de Mircea Geoana.


    Du coup, la direction
    libérale a décidé à une majorité de voix d’entamer des négociations avec le PSD
    en vue de former un nouveau gouvernement. Le projet gouvernemental impliquera
    aussi l’UDMR et les représentants des minorités nationales. Les conditions
    imposées par le PNL ne sont pas négociables. Ils refusent toute majoration de
    taxe et prétendent que l’Etat reste un partenaire honnête du milieu des
    affaires. Et bien sûr, ils souhaitent
    une majorité autour du PNL et un premier ministre libéral. Les libéraux se
    proposent aussi de poursuivre les réformes administratives, notamment dans le
    domaine des salaires et des pensions de retraite et ils souhaitent respecter le
    partenariat avec le chef de l’Etat, Klaus Iohannis. Pour moi, a fait savoir le
    chef de file libéral et premier ministre par intérim, Florin Cîtu, les réformes
    sont importantes. Reste à voir avec qui on devra s’associer pour les continuer
    dans la période à venir. Il nous faut un partenaire, car à lui seul, le PNL ne
    dispose pas d’une majorité parlementaire. Personnellement, je souhaite
    poursuivre les réformes à l’agenda du Programme nationale de relance et de
    résilience, la réforme des pensions de retraite, des salaires, la réforme de
    l’administration publique. Faire en sorte pour être surs de pouvoir maintenir
    le rythme de croissance des dépenses d’investissements.


    Pour sa part, la direction
    sociale-démocrate veut profiter de l’invitation libérale pour revenir au
    pouvoir. Du coup, elle a voté à l’unanimité pour des négociations avec le PSD.
    Le Conseil Politique National a dit oui, car nous, on veut rester ouvert à
    toute négociation afin de solutionner le plus vite possible les problèmes des
    Roumains a affirmé le vice- président social-démocrate, Sorin Grindeanu. Le PSD
    a lui aussi sa propre liste de mesures à mettre en place. Il s’agit de mesures
    de lutte contre la pandémie ou encore de majoration des allocations, des
    pensions de retraite ou du SMIC.


    L’UDMR devrait elle aussi,
    faire partie du futur gouvernement. Le parti a décidé donc d’entamer des
    négociations avec le PNL et le PSD. De l’avis du président de la formation
    magyare, Kelemen Hunor, cette coalition gouvernementale pourrait avoir du sens
    seulement si elle permet une réforme de la Constitution censée permettre la
    mise en place d’une république parlementaire.









  • La semaine du 11 au 15 octobre 2021

    La semaine du 11 au 15 octobre 2021

    Crise sanitaire : les hôpitaux ne font plus face suite à la recrudescence des cas


    Les médecins roumains ont lancé cette semaine un appel désespéré à la population, l’exhortant à se faire vacciner et à respecter les restrictions sanitaires afin de lutter contre la quatrième vague de la pandémie. Frappée de plein fouet par le variant Delta, particulièrement contagieux, la Roumanie affiche un taux de vaccination de seulement 30 %, bien en dessous de la moyenne mondiale et avant-dernier dans le classement européen. Bien qu’ils disposent librement de vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson, reçus par le biais des mécanismes communautaires européens, les Roumains hésitent à se faire vacciner, malgré les centaines de morts rapportés chaque jour et du manque de places dans les hôpitaux. Les médias présentent des images choquantes avec des malades dont la plupart sont équipés d’un concentrateur d’oxygène, tandis que d’autres gisent sur des chaises, sur les couloirs, en attendant qu’une place se libère, le plus souvent suite au décès de quelqu’un d’autre. Dans ce contexte, les responsables politiques que l’opinion publique accuse d’incohérence ne font que se passer la responsabilité de la crise, tout en multipliant les appels à la vaccination. Après un été complètement détendu, voilà que la Roumanie s’est vu contrainte de chercher de l’aide ailleurs. La Pologne, le Danemark et l’UE ont fait don à Bucarest de concentrateurs d’oxygène, tandis que l’Italie a envoyé en Roumanie des cocktails d’anticorps monoclonaux. Pour sa part, la Hongrie voisine a accepté de prendre en charge des malades en état grave dans ses hôpitaux proches de la frontière.




    Crise politique – négociations pour former un nouveau gouvernement


    Par-dessus la crise sanitaire, une crise politique se superpose également à Bucarest, le pays fonctionnant actuellement avec un gouvernement par intérim destitué par le Parlement par une motion de censure. La semaine a été dominée par des négociations et des pourparlers à la recherche d’une nouvelle majorité après que le président Klaus Iohannis a nommé Dacian Cioloş, le président de l’USR (la troisième force politique du pays), pour former un nouveau cabinet en tant que Premier ministre. L’Union Sauvez la Roumanie (USR) est le parti qui s’est retiré du gouvernement de centre-droit qu’il avait composé aux côtés du Parti national libéral (PNL) et de l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), alléguant des désaccords irrémédiables avec le Premier ministre Florin Cîţu – récemment élu chef des libéraux. Dacian Cioloş a accepté la nomination parce que c’était la seule proposition faite au président, et son objectif déclaré, c’est de rétablir la coalition initiale. Entre temps, les consultations prévues vendredi à Bucarest entre l’Union Sauvez la Roumanie, le Parti national libéral et l’Union démocrate magyare de Roumanie, afin de refaire la coalition gouvernementale, ont été annulées. Les libéraux disent que l’USR doit négocier avec les partis d’opposition, le Parti social-démocrate (PSD) et l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), aux côtés desquels il a destitué la semaine dernière le cabinet Cîţu, par motion de censure. A son tour, Dacian Cioloş a annoncé que l’USR proposerait un gouvernement et un programme de gouvernance au parlement au début de la semaine prochaine. L’UDMR, par la voix de son président, Kelemen Hunor, considère que le premier ministre désigné n’a pas réussi à rétablir « un niveau minimum de confiance » qui aurait permis de refaire la coalition.



    Crise de l’énergie — flambée des prix du gaz et de l’électricité


    Et puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, la pandémie s’accompagne aussi d’une flambée des tarifs de l’énergie partout en Europe et dans le monde. Une solution, ne serait-ce que temporaire, pourrait venir grâce aux mesures proposées cette semaine par la Commission européenne : un soutien accordé aux ménages via des bons dachat, linterdiction de débrancher les retardataires auxquels on pourrait proposer un rééchelonnement de leurs dettes, des aides publiques à lintention des entreprises et la baisse des lourdes taxes sur lénergie, y compris de la TVA. La Commission a également avancé lidée de créer une réserve stratégique européenne de gaz, selon le même scénario utilisé pour faire des stocks de vaccin, une idée qui ne pourra pas voir le jour avant 2022. Entre temps, à Bucarest une enquête parlementaire se poursuit au sujet de la hausse des prix de l’énergie. L’enquête vise aussi plusieurs fournisseurs accusés d’avoir violé la législation dans le domaine.




    Jeux sportifs – Football


    La sélection nationale de football de la Roumanie a battu l’équipe de l’Arménie 1-0 à Bucarest lundi soir dans le Groupe J des préliminaires de la Coupe du monde 2022. La Roumanie a ainsi pris sa revanche après leur revers à Erevan en mars dernier, 2-3. L’Allemagne, leader du groupe avec 21 points, s’est déjà qualifiée. La Roumanie arrive en deuxième position avec 13 points, la Macédoine du Nord – troisième avec 12 points, l’Arménie – quatrième, également avec 12 points, l’Islande est cinquième avec 8 points et le Liechtenstein clôture le classement avec un point. Les derniers matchs du groupe auront lieu le mois prochain, la Roumanie devant affronter l’Islande à domicile et le Liechtenstein en déplacement. Les vainqueurs des groupes se qualifient directement et les équipes classées deuxièmes ainsi que les deux meilleures équipes non qualifiées de la Ligue des Nations 2020-2021 joueront des barrages suite auxquels trois autres équipes obtiendront des billets pour le tournoi final du Qatar.



    Sports électroniques – Dota 2


    La compétition mondiale de sports électroniques la plus importante, Dota 2, se déroule ces jours-ci sur le stade Arena Naţională de Bucarest. La grande finale est prévue le 17 octobre et elle mettra en compétition les deux meilleures équipes sur les 18 présentes. Le championnat est distribué en ligne et il sera visionné, selon les organisateurs, par plus de 100 millions de personnes à travers le monde. Un impôt de 16 % sur les 40 millions de dollars totalisant les prix sera versé à la Roumanie pour avoir accueilli la compétition. A la différence du championnat de football, celui de sports électroniques se déroule sans public, en raison de la pandémie.


    (Trad.: Iona Stàncescu, Ligia)


  • 12.10.2021 (mise à jour)

    12.10.2021 (mise à jour)

    Coronavirus en Roumanie -
    La Roumanie a rapporté mardi 16 743 nouveaux cas de contamination au coronavirus
    dépistés en 24 heures et 442 décès causés par la Covid-19 survenus en un seul
    jour. Les hôpitaux soignent en ce moment 1 667 patients en réanimation – soins
    intensifs. Ce sont des chiffres record pour la Roumanie depuis le début de la
    pandémie. Les taux de contamination les plus sévères sont à retrouver à
    Bucarest et dans le département limitrophe d’Ilfov, soit 15 cas pour mille
    habitants, ainsi que dans celui de Timiş (ouest), avec plus de 10 cas pour
    mille habitants. Pour sa part, le président de la campagne nationale de
    vaccination, Valeriu Gheorghiţă, a plaidé mardi pour l’importance des campagnes
    de prévention. A son avis, l’éducation sanitaire doit commencer très tôt, dès
    les premières années d’école, de sorte que la vaccination soit perçue comme un
    « acte de la normalité », qui protège contre les maladies. Il
    rappelle aussi que la Roumanie a reçu jusqu’ici plus de 20 millions de doses du vaccin anticovid et que
    le taux d’administration en est de 60%.



    Vaccination – Les personnes vaccinées
    dans d’autres pays avec des vaccins non reconnus par la Roumanie tels Sinovac
    ou Sinopharm, produits en Chine, ou Spoutnik, produit en Russie, pourront se
    refaire vacciner, sur demande, en Roumanie, avec un des vaccins agréés par
    l’Europe, a annoncé mardi le chef de la campagne nationale de vaccination, le
    médecin militaire Valeriu Gheorghita. Et lui de préciser que dans tous ces cas,
    le nouveau vaccin pourra être administré à une distance de 30 jours après l’injection
    finale du schéma vaccinal antérieur. La décision a été adoptée suite au nombre
    de demandes à la hausse de la part des citoyens vaccinés avec des sérums non
    reconnus ou non autorisés par la Roumanie.




























    Premier ministre – Lors d’une discussion mardi, par téléphone, avec
    les leaders du PNL et de l’UDMR, tout comme avec les représentants des
    minorités nationales, le premier ministre désigné, le leader USR, Dacian
    Ciolos, a affirmé qu’un premier round de négociations dans une tentative de refaire
    la coalition gouvernementale aura lieu mercredi, dans l’après-midi. Lundi, le
    PNL a affirmé vouloir discuter avec le premier ministre désigné seulement si
    celui-ci trouve une solution pour former une majorité parlementaire aux côtés
    de l’opposition formée par le Parti Social-Démocrate (PSD) et l’Alliance pour
    l’union des Roumains (AUR), un parti ultranationaliste, dont l’USR a soutenu la
    motion de censure qui a renversé le cabinet du libéral Florin Cîtu. Pour
    rappel, avant septembre, l’USR avait fait partie de la coalition à la
    gouvernance, mais elle l’a quitté au moment où son ministre de la Justice a été
    destitué par le chef de l’Exécutif. Selon la Constitution, le premier ministre
    désigné, Dacian Ciolos, a 10 jours à sa disposition pour former un nouveau
    cabinet.



    Holocauste
    – Le président roumain, Klaus Iohannis, participera mercredi à Malmö, à
    l’invitation du premier ministre suédois, au Forum international sur la mémoire
    de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme. Cette participation
    s’inscrit parmi les démarches faites par l’Etat roumain pour renforcer
    l’éducation au sujet de l’Holocauste, préserver sa mémoire, combattre
    l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie, tout en faisant la promotion des
    valeurs européennes, de la tolérance, du respect des droits et des libertés
    fondamentales. Samedi, le chef de l’Etat roumain a signé une série de décrets
    de remise de décorations à l’occasion de la Journée nationale de commémoration
    de l’Holocauste.




    Moldavie
    – Les chefs des diplomaties roumaine, Bogdan Aurescu et moldave, Nicolae
    Popescu, ont réitéré mardi, à Bucarest, le partenariat stratégique bilatéral.
    L’occasion pour les deux responsables d’examiner le stade et les perspectives
    des projets et des dossiers d’intérêt stratégique bilatéral, tels les projets
    d’interconnexion dans le domaine énergétique et des transports. L’occasion pour
    les deux ministres de saluer la récente finalisation des travaux du gazoduc
    Iasi- Chisinau et de discuter de l’interconnexion dans le domaine de
    l’électricité. Il s’agit de projets censés permettre aux deux pays d’avancer
    dans la direction d’un renforcement de la coopération dans le domaine de la
    sécurité énergétique. Le ministre roumain a réitéré le soutien ferme que
    Bucarest accorde à Chisinau dans la mise en place des réformes envisagées par
    le gouvernement pro-occidental moldave et dans son parcours européen.




    Météo – En Roumanie, il fait frais et
    le ciel est couvert. Des pluies sont signalées sur la moitié sud du territoire,
    tandis que la neige et la giboulée font leur apparition en altitude. Mercredi,
    les températures maximales iront de 9 à 17 degrés.



  • Dacian Cioloș est le premier ministre désigné

    Dacian Cioloș est le premier ministre désigné

    A l’issue de consultations marathon, avec les partis
    parlementaires, ce lundi, le président roumain Klaus Iohannis a proposé Dacian
    Ciolos – leader du parti de centre-droit appelé l’Union Sauvez la Roumanie – au
    poste de premier ministre en charge de former un nouveau gouvernement. Et ce
    après la destitution de l’Exécutif minoritaire constitué par le Parti national
    libéral (PNL) et l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) par motion de
    censure. Quelques jours auparavant, le même Klaus Iohannis avait critiqué
    l’Union Sauvez la Roumanie non seulement pour avoir abandonné le gouvernement,
    mais aussi pour s’être alliée à l’opposition constituée par le PSD et par
    l’Alliance pour union des Roumains (AUR) et pour avoir voté la motion de
    censure qui a renversé le gouvernement du chef libéral Florin Cîtu.






    Lundi, à l’issue des consultations, Klaus Iohannis a
    déclaré : « Les formations
    politiques ont proposé plusieurs approches, ont avancé plusieurs propositions,
    que les représentants de ces formations avaient déjà présentées à l’opinion
    publique. Parmi toutes ces propositions j’ai retenue une seule, que je mettrai
    en pratique. J’ai donc décidé de désigner candidat à la fonction de premier
    ministre monsieur Dacian Ciolos. »






    Pour rappel, en septembre dernier, le premier ministre
    Florin Cîtu avait destitué le ministre de la Justice issu de l’Union Sauvez la
    Roumanie. Par conséquent, ce parti a retiré tous ses ministres du gouvernement
    et a soutenu une motion de censure
    initiée par l’opposition sociale-démocrate contre le cabinet de Florin Cîtu. Précision
    importante : malgré tout, l’USR a constamment déclaré être prête à
    revenir au pouvoir aux côtés des libéraux et du parti de la minorité magyare de
    Roumanie, à une seule condition près : que Florin Cîtu ne soit plus chef
    de cabinet.








    Une fois désigné, Dacian Ciolos a annoncé que son parti,
    troisième force au sein du Législatif roumain, négocierait la création d’une
    majorité parlementaire, incluant tous les membres de l’ancienne coalition
    gouvernementale. Pourtant, au moins au niveau des déclarations, ni le PNL, ni
    l’UDMR ne semblent pas vouloir démarrer des négociations avec l’USR en ce
    moment. Ironiquement, les libéraux conseillent Dacian Ciolos à imaginer une
    majorité parlementaire avec l’aide des partis ayant déposé la motion de
    censure : le PSD et l’AUR. La logique en est la suivante : les mêmes
    élus qui s’étaient alliés pour destituer le gouvernement pourraient facilement
    voter un nouveau cabinet. Entre temps, le parti de la minorité magyare demande
    à l’USR d’expliquer sa décision de renverser un Gouvernement, dont elle avait
    fait partie.








    Du côté de l’opposition, le PSD affirme que la décision
    du chef de l’Etat de nommer Dacian Ciolos n’est qu’un pas dans la voie des élections
    législatives anticipées, que les sociaux démocrates désirent d’ailleurs. Enfin,
    pour les nationalistes de l’AUR, la désignation du leader de l’USR n’est qu’un artifice
    politique, vu qu’en ce moment, il n’y a pas de majorité à même de soutenir Dacian
    Ciolos. Selon la Constitution, le premier ministre désigné dispose de 10 jours
    pour former une majorité censée voter pour son cabinet au Parlement. En cas de
    succès, Dacian Ciolos, ex-premier ministre, ex-commissaire européen et ancien
    leader du groupe Renew Europe du Parlement européen, pourrait devenir pour une
    deuxième fois premier ministre de la Roumanie. Il a déjà occupé ces fonctions
    de novembre 2015 à janvier 2017.

  • New leaders for USR party

    New leaders for USR party

    The
    merger between Save Romania Union and Freedom, Unity and Solidarity Party (PLUS)
    concluded with the congress held this weekend. The third-largest party in
    Parliament will be known from now on, more simply, as USR.


    Dacian
    Cioloş, former EU commissioner for agriculture and Romania’s PM after the 2015 Colectiv
    tragedy, will be the party’s president until 2023, when the current leading
    team is to be assessed and the strategy for the 2024 legislative and
    presidential elections put together.


    High-profile
    politicians are also among the party’s new vice-presidents: former leader Dan
    Barna, who lost the election for party president by a small margin, Vlad
    Voiculescu, Cătălin Drulă and Claudiu Năsui, all of them members of the
    coalition government until the recent clash with Florin Cîţu’s Liberals.


    Dacian
    Cioloş has the ambitious goal of making USR Romania’s top right-of-centre party:


    Dacian Cioloş: Our
    goal is to be prepared in 2024 to become the country’s leading right-wing party.
    This means we have to grow as a party, to strengthen our public voice and to
    increase our membership.


    The
    former party leader Dan Barna lost to Cioloş, but his team is the one that has
    a majority in the party’s National Bureau. He insisted on the need for unity:


    Dan Barna: We
    are a team that will move on together and will make USR Plus a strong party, a
    party that will matter in any kind of negotiations in the coming months and
    years.


    A party
    created on the foundations of an NGO joined by civil activists, young employees
    in multinational corporations and businesspeople, USR has aimed from the very
    beginning to be different from traditional parties like the Social Democrats
    and the Liberals. However, ideological affinities with the Liberal Party gave
    rise to the coalition formed shortly after last year’s parliamentary election,
    a coalition also joined by the Democratic Union of Ethnic Hungarians in Romania.


    After
    the justice minister Stelian Ion, a USR member, was dismissed, his party colleagues
    left the cabinet and tabled a no-confidence motion to dismiss PM Cîţu, blamed
    for causing the coalition to break up.


    USR
    say they will return to the government provided that the Liberals appoint
    another prime minister. But the negotiations between the two parties depend
    entirely on whether Florin Cîţu’s minority government survives the
    no-confidence motion, due for vote on Tuesday.


    According
    to commentators, USR would benefit from staying in opposition until the
    elections of 2024. But since the former NGO has already had a taste of power
    and some experience in governing, the Liberals may find it easier to convince
    them to return as partners in a ruling coalition. (tr. A.M. Popescu)

  • Romania’s Liberals have new leaders

    Romania’s Liberals have new leaders

    As
    of Saturday, PM Florin Cîţu is the president of the National Liberal Party, the
    leader of the ruling coalition in Bucharest, after defeating his former party chief
    Ludovic Orban. The two spared no efforts during the battle for supremacy, and
    commentators agree that the competition degenerated, severely damaging the
    party image and, more importantly, virtually obstructing the work of the
    government.


    This
    comes at a time when Romania is faced with yet another shortage of intensive
    care beds for severe COVID cases, and with a dramatic increase in energy prices. The
    Liberals’ new president, Florin Cîţu, sees his election as the starting point
    of a trend that will change the country.


    Florin
    Cîţu
    : I promise to be the president of all
    Liberals, regardless of your vote. We are a united party and will use all our
    resources against our political opponent, the Social Democratic Party. You should
    know that this was not just a campaign, it was a movement, started within the
    National Liberal Party, a movement that will change Romania for the better.


    While
    for 60% of the participants in the Liberals’ congress Florin Cîţu is the
    solution, for their former partners in the ruling coalition, USR PLUS, he is
    the problem. USR PLUS left the right-of-centre coalition after the justice
    minister Stelian Ion was dismissed out of the blue, and said they would not
    return in the government unless Florin Cîţu gives up the PM post.


    Without
    USR PLUS, Cîţu’s Cabinet has no parliamentary majority to back it, and risks
    being dismissed if the no-confidence motion tabled by USR PLUS and the
    nationalist party AUR is validated by the Constitutional Court and passed in
    Parliament. This
    is precisely why the new Liberal leader announced negotiations with all
    political parties, to put together a parliamentary majority to support his
    cabinet.


    The
    Social Democrats in opposition seem to want Cîţu dismissed as well. They say
    the days of the current government are numbered and that, in case the USR PLUS
    – AUR motion fails, they have drafted their own no-confidence motion. The
    Social Democratic leader Marcel Ciolacu had this to say:


    Marcel
    Ciolacu
    : Definitely, as soon as the Constitutional Court greenlights the
    motion, the Social Democratic Party will vote in its favour. If the Court
    dismisses the motion, we will immediately table our own motion against the
    government and will invite the other parties to back it.


    A
    minority government is not a novelty in Romania. A government made up of the
    Liberals and the Democratic Union of Ethnic Hungarians in Romania, unofficially
    backed by the Social Democrats, and headed by Călin Popescu Tăriceanu, was in
    power between 2007 and the elections of 2008. The price was high, however: the
    government had to give up all major reform projects and to adopt populist
    measures, lacking financial support.


    The
    same threatens to be the case at present as well, although Florin Cîţu promised
    adamantly to put an end to irresponsible public spending and to streamline public
    administration. (tr. A.M. Popescu)

  • September 7, 2021

    September 7, 2021

    CRISIS In Romania, deputy PM Dan Barna and the other USR PLUS ministers resigned on Tuesday from the Liberal Florin Citus coalition cabinet, as they had announced on Monday night. USR PLUS believe the PM dynamited the coalition after unexpectedly dismissing the justice minister Stelian Ion. The party is invited to have talks with president Klaus Iohannis this afternoon, to discuss the governmental crisis. On Friday, USR PLUS and the nationalist party AUR tabled a no-confidence motion against the Citu cabinet. The standing bureaus of the Senate and Chamber of Deputies convene today in a new attempt to agree on a timetable for the motion.



    BUDGET In spite of the resignation of the USR PLUS ministers, PM Florin Citu has convened a cabinet meeting today, to discuss a new budget adjustment. The Prime Minister announced last night that the budget adjustment bill would be passed whether or not USR PLUS party pulls out of the government coalition. With todays adjustment, most funds will go to the health ministry, public finances, development and investments. Budget cuts will affect the labour ministry, the Senate and the Court of Accounts.



    DIPLOMACY Bucharest is hosting as of today the Annual Meeting of Romanian Diplomats, which brings together the heads of Romanias diplomatic missions and consular offices abroad. The meeting is chaired by the foreign minister Bogdan Aurescu. The main topic of this years meeting is the concept of resilience, which gains importance in the context of the pandemic-related crisis. The Romanian diplomats will also discuss ways to concentrate their efforts on emerging developments like climate change, digital transition, the growing role of new technologies and cyber security. The Romanian diplomacy chief Bogdan Aurescu has talks scheduled today with his Moldovan counterpart, Nicolae Popescu, who is also taking part in the meeting. The bilateral talks focus on strengthening Romanias support for the reforms implemented by the new government in Chişinău and for Moldovas EU accession efforts.



    VISIT The president of Romania, Klaus Iohannis, will be on an official visit to Switzerland on Thursday, at the invitation of his counterpart Guy Parmelin. According to the presidency, the visit takes place in the context of this years anniversary of 110 years of diplomatic relations between the two states. The talks will focus on strengthening bilateral cooperation, including economic cooperation, with an emphasis on investments. Switzerland is the 10th-largest foreign investor in Romania.



    COVID-19 The number of new Covid-19 infections remains high in Romania, with 1,035 new cases reported on Monday out of around 18,000 tests. The frequency of cases for the past 14 days has reached or gone over 1 per thousand in Bucharest and 4 other counties. Over the past 24 hours, 25 patients died. The number of hospitalised patients is over 3,300, 405 of them in intensive care. Of the patients in hospitals, 107 are under 18, and 5 of them are in ICU. Over 8,000 people have received a vaccine in the last 24 hours, but the total number of fully immunised people is nearly 5.2 million, still less than one-third of the total eligible population.



    US OPEN The Romanians Monica Niculescu/Gabriela Ruse qualified in the quarter-finals of the doubles competition at US Open, the last Grand Slam of the year, after defeating Leylah Fernandez (Canada)/Erin Routliff (New Zealand). The Romanians are next to take on Alexa Guarachi (Chile)/ Desirae Krawczyk (USA), who beat Raluca Olaru (Romania)/Nadia Kicenok (Ukraine). In the mens doubles, Horia Tecău (Romania) / Kevin Krawietz (Germany), seed no. 6, are playing today in the quarter-finals against the Americans Steve Johnson/Sam Querrey. (tr. A.M. Popescu)

  • September 6, 2021

    September 6, 2021

    Talks. Romanian president Klaus Iohannis is meeting prime minister
    Florin Cîțu today to discuss the government crisis. On Saturday, he called on
    the Save Romania Union and PLUS Alliance to resume dialogue within the
    coalition and to find a viable and rational solution to unblock the situation.
    The president criticised the Alliance for its possible association with the
    Alliance for the Union of Romanians, a party considered extremist and
    anti-western, accusing it of betraying the will of the people who placed their
    hopes in a centre-right coalition for the development of their country. Also
    today, Parliament’s standing bureaus are meeting to discuss the timetable for
    debating and discussing the no-confidence motion filed by the Save Romania
    Union and PLUS Alliance, in the ruling coalition, and the opposition Alliance
    for the Union of Romanians. The former say they want to remain in the coalition
    with the National Liberal Party and the Democratic Union of Ethnic Hungarians
    in Romania, but that they no longer support Florin Cîțu as prime minister. The
    Alliance for the Union of Romanians says the motion seeks to bring down the
    current government and that it will join forces neither with the Social
    Democratic Party, the main opposition party, nor with the Save Romania Union
    and PLUS Alliance. The Social Democrats for the moment gave up filing their own
    no-confidence motion and say that if the current motion is put to the vote,
    they will vote in favour. The liberal leadership reiterated their support for Cîțu but called for the resumption of dialogue in the coalition. The
    Democratic Union of Ethnic Hungarians in Romania also called for
    responsibility, saying no other government formula is possible at the moment.




    Diplomacy. The foreign ministers of
    the Republic of Moldova, Greece, Italy and India are the special guests of this
    year’s edition of the Annual Meeting of the Romanian Diplomacy which is getting
    under way tomorrow in Bucharest. Participants will discuss the role of
    diplomacy to consolidate Romania’s resilience. The event, which is
    traditionally held by the foreign ministry around the date of Romanian
    Diplomacy Day, is held this time online. It brings together the heads of
    Romania’s diplomatic missions and consular offices abroad and its special guests will include the vice-president of the European Commission for Democracy
    and Demography Dubravka Šuica and the Secretary
    General of the Organisation for Security and Co-operation in Europe Helga Schmid.




    Death. Romania lost two well-known
    public figures on Sunday: actor Ion Caramitru, currently the director of the
    National Theatre in Bucharest and a former minister of culture and president of
    the Romanian theatre union. He was also one of the best known figures of the
    Romanian communist revolution of 1989. He passed away, aged 79, only hours
    after former rowing Olympic champion Ivan Patzaichin, aged 71. Patzaichin
    took part in five Olympic Games, winning 5 medals, and also had 22 world
    titles. We are saying goodbye to two of the most beloved Romanians, wrote
    president Klaus Iohannis on Facebook.




    Tennis. The Romanian-German pair Horia Tecău and Kevin Krawietz reached
    the men’s doubles quarterfinals at the US Open after defeating the
    Mexican-Argentinean pair Santiago Gonzalez and Andres Molteni. Tecău and Krawietz,
    who are seeded sixth, will next be facing Steve Johnson and Sam Querrey of the
    US. In the women’s doubles, Raluca Olaru of Romania and Nadiia Kichenok of
    Ukraine reached the last 16 after winning against Andrea Petkovic of Germany
    and Ajla Tomljanovic of Australia. They will next be playing Alexa Guarachi of
    Chile and Desirae Krawczyk of the US. The all-Romanian pair Monica Niculescu and
    Gabriela Ruse are today facing Leylah Fernandez of Canada and Erin Routliff of
    New Zealand in the last 16. Romania has no player in the singles competition,
    after 12th seed Simona Halep lost to Elina Svitolina on Sunday. Halep
    missed both Roland Garros and Wimbledon because of an injury.




    Football. Romania defeated Liechtenstein 2-nil on Sunday in Bucharest
    and went up to third place in World Cup qualifying group J, with 9 points. Romania
    won their second consecutive victory in this qualifying campaign, after 2-nil
    against Iceland away. On Wednesday, they will play North Macedonia in Skopje,
    who are currently in fourth place. Germany top the group with 12 points,
    followed by Armenia with 10. Winning the group means qualifying for the World
    Cup, which will be hosted by Qatar, while the second-placed side will go into
    play-offs. (CM)

  • Fin de mission en Afghanistan

    Fin de mission en Afghanistan

    Les États-Unis sont intervenus militairement en Afghanistan il y a près de 20 ans, juste après les attentats terroristes du 11 septembre, dirigés contre les tours jumelles de New York et le bâtiment du Pentagone de Washington. Accusés d’avoir offert refuge à Oussama ben Laden et au réseau djihadiste Al-Qaïda, responsables des attentats, les talibans ont rapidement été chassés du pouvoir par les Américains. Epaulée par lOTAN, la victoire éclair des Américains sur le front na cependant pas pour autant apporté la paix. En effet, durant les deux décennies écoulées, les forces de l’OTAN, actives sur le terrain par différentes missions, ont essuyé nombre dattaques, soldées par autant de victimes. Devant cette réalité, loccupant de la Maison Blanche, Joe Biden, disait en avril dernier : « Le moment est venu de mettre fin à la plus longue guerre américaine. Dans le contexte de la menace terroriste qui s’est maintenant étendue à plusieurs endroits, maintenir des milliers de soldats concentrés dans un seul pays, au prix de plusieurs milliards par an, semble manquer de sens de mon point de vue et de celui de nos dirigeants ».



    Les États-Unis travailleront donc de concert avec leurs alliés de l’OTAN pour un retrait coordonné de ce pays asiatique, selon le principe établi dès le départ : nous entrons ensemble, nous nous adaptons ensemble, et nous partons ensemble. Peu de temps après, l’Alliance de l’Atlantique Nord a annoncé que les conditions nécessaires pour mener à bien sa mission en Afghanistan, mission intitulée « Resolute Support », étaient réunies, et qu’il n’était dès lors plus nécessaire de maintenir la présence, dailleurs réduite entre temps, à un contingent de 9 600 soldats, originaires de 36 pays.



    Il est vrai que la Roumanie a été depuis le début partie prenante de la coalition scellée contre le terrorisme, un premier contingent de larmée roumaine étant déployé en Afghanistan peu de temps après les attentats du 11 septembre. La Roumanie ne sétait du reste pas démontée depuis, apparaissant constamment parmi les principaux contributeurs à la mission de l’OTAN en Afghanistan. Aujourdhui, cest en toute logique et en accord avec ses partenaires d’alliance que la Roumanie décide à son tour de retirer ses forces d’Afghanistan, en évidente coordination avec les autres membres, tout cela à compter du 1er mai 2021, selon la décision prise au Conseil suprême de défense de la Roumanie.

    Nicolae Ciucă : « En tant que l’un des États contributeurs des plus importants en termes du nombre des troupes participantes à la Mission Resolute Support, comptant plus de 600 soldats déployés sur le théâtre d’opérations, la Roumanie agira conformément aux décisions alliées en ce qui concerne son calendrier de retrait. La Roumanie a pris la décision, il y a deux décennies, de faire partie de la coalition antiterroriste, et de rejoindre ainsi ses alliés stratégiques, dans l’effort international pour combattre un ennemi qui menace la paix et la sécurité de ses citoyens. Pendant près de 20 ans, des dizaines de milliers de soldats roumains ont rempli des missions sur le théâtre d’opérations afghan, contribuant en cela de manière significative à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région. »



    Lapport roumain sur le théâtre dopérations sétait en effet concrétisé à travers la participation à deux missions distinctes : la première, intitulée Force internationale d’assistance à la sécurité (la FIAS), suivie à compter de 2015 par Resolute Support, et qui visait à former, épauler et assister les Forces nationales de sécurité et de défense afghanes.

    Invité sur les ondes de Radio Roumanie, Nicolae Ciucă, commandant du premier bataillon roumain en Afghanistan, explique la position roumaine, en brossant le tableau de la situation sur le terrain : « Pour l’armée roumaine, l’année 2002 a été une année charnière, une année pleine d’espoir et qui nous a vu déployer pas mal d’efforts pour pouvoir rejoindre lAlliance de lAtlantique Nord. Et, en effet, nos efforts se sont assez rapidement concrétisés, et nous avons été invités à rejoindre lOTAN lors de son Sommet de Prague de la même année. Et deux années plus tard, le 29 mars 2004, la Roumanie devenait officiellement membre à part entière de lAlliance. Pendant tout ce temps, l’armée roumaine a continué de remplir ses missions en Afghanistan, mais aussi en Irak. Notre engagement résolu aux côtés de nos alliés avait démontré notre volonté, l’enthousiasme, l’esprit de sacrifice dont nous sommes capables, la richesse en termes de ressources humaines et notre disponibilité à nous engager sur les théâtres dopérations. Cétait en fait démontrer le sérieux de notre démarche, la résolution de notre engagement. Cétait démontrer notre crédibilité au sein de cette alliance. Et parce que nous avons parlé de sacrifice, cest le moment de se souvenir, avec toute la gratitude que nous leur devons, des 27 militaires roumains qui ont perdu la vie en Afghanistan, ainsi que de près de 200 soldats blessés au front. Cela donne toute la dimension du sacrifice consenti par l’armée roumaine au cours de ces 20 dernières années. »



    À quoi ressemble l’Afghanistan aujourd’hui, dans quelle mesure les problèmes rencontrés au départ ont-ils été résolus ? L’Afghanistan n’est certes toujours pas un pays idéal, mais il est actuellement loin de cet Afghanistan cauchemardesque dil y a 20 ans, de cet Afghanistan endeuillé par les décapitations et les tortures. L’Afghanistan compte désormais des dizaines de missions diplomatiques dans le monde, son fonctionnement repose sur une Constitution, le président et lexécutif afghans peuvent se targuer davoir été élus à la suite d’élections démocratiques. L’Afghanistan daujourdhui compte un parlement élu, et des conseils provinciaux où les femmes sont représentées. Les partis politiques, les ONG et les organisations de la société civile ont rétabli leurs activités. La plupart des Afghans ont accès aux soins de santé de base et des millions d’enfants sont vaccinés contre les maladies épidémiques. Cependant, d’énormes défis demeurent en termes de gouvernance, de drogue, de pauvreté et de corruption. L’avenir est encore incertain.

    Liviu Mureşan, président de la fondation Eurisc : « Après deux décennies, il faut boucler la boucle, tourner la page. Mais cette opération, qui a coûté tant de vies et des milliers de milliards de dollars, laisse des problèmes non résolus. Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer même à brève échéance. Ce qui nous importe, cest de pouvoir rapatrier nos gars dans de bonnes conditions, les hommes et, si possible, le matériel déployé sur le terrain. LAfghanistan restera une leçon sur la manière dont l’infrastructure, le terrain, le relief déterminent le sort, non seulement dune mission militaire, mais le sort du pays. Un pays qui n’a pas accès à la mer est un pays qui ne peut pas être conquis, surtout avec la géographie de l’Afghanistan, il ne peut pas être contrôlé ni véritablement transformé. »



    Le président du Parlement afghan, Mir Rahman Rahmani, avait dailleurs tiré la sonnette dalarme, avertissant que le retrait des forces étrangères du pays dans le contexte actuel risquait de le mener à la guerre civile.


    (Trad. : Ionut Jugureanu)


  • Motion de censure contre le cabinet Cîţu

    Motion de censure contre le cabinet Cîţu

    Lue la semaine dernière en séance plénière au Parlement de Bucarest, la première motion de censure contre le gouvernement Cîţu est débattue et votée aujourd’hui à l’Assemblée législative. Ses initiateurs, les sociaux-démocrates, affirment avoir mené des négociations avec des députés et sénateurs de toutes les formations politiques, et que beaucoup sont mécontents, ce qui les rend confiants que la motion a des chances d’être adoptée. Et ce bien que les calculs parlementaires ne feraient pas pencher la balance au détriment de ceux qui forment l’arc gouvernemental, à savoir le Parti national libéral (PNL), le parti Union Sauvez la Roumanie-PLUS (USR-PLUS) et l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR).



    Le parti Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) a déjà annoncé avoir décidé de soutenir la démarche du PSD, même si cette formation politique est mécontente que les propositions qu’elle a formulées n’aient pas été introduites dans le texte de la motion de censure. « Nous ne votons pas pour la motion, mais pour destituer le gouvernement Cîţu », a annoncé son coprésident George Simion. Le vote favorable de 234 parlementaires est nécessaire pour que la motion soit adoptée et que le gouvernement soit destitué, alors que le PSD, l’AUR et les députés indépendants n’ont ensemble que 205 voix.



    Directement visé par la motion de censure, le premier ministre libéral Florin Cîţu annonçait lundi soir que la décision de la coalition au pouvoir était que ses parlementaires soient présents aux débats du document, mais sans participer au vote.



    Les accusations des sociaux-démocrates à l’encontre du cabinet Cîţu portent sur les mesures de l’exécutif dans des domaines clés – les retraites, la santé, l’éducation et l’agriculture -, mais aussi sur la manière dont le Plan national de relance et de résilience a été conçu. De l’avis du PSD, le gouvernement actuel pousse l’économie roumaine au bord du gouffre à une vitesse vertigineuse. Les sociaux-démocrates affirment que si pour la plupart des Roumains le pouvoir d’achat diminue chaque seconde, « la coterie politique et les entreprises du parti obtiennent des bénéfices importants, et la Roumanie vit au jour le jour, à l’aide d’emprunts massifs contractés à des taux d’intérêt astronomiques. Les prix ont explosé, les poches des Roumains sont vides. Les factures ont doublé, les aliments de base sont devenus des produits de luxe, les médicaments essentiels sont soit introuvables, soit très chers. Le taux de change a atteint les 5 lei pour un euro, et le litre d’essence a dépassé les 6 lei. La dette publique continue à battre des records, et personne ne se souvient plus de la cible de déficit de 3 % ! Pendant ce temps, les allocations, les salaires et les retraites sont gelés et les entrepreneurs se plaignent que l’État ne paie pas leurs travaux ! » — dit le PSD. Le principal parti d’opposition critique le modèle de gouvernance de la coalition au pouvoir aussi parce que, selon les sociaux-démocrates, cela aiderait du point de vue économique d’autres États et non la Roumanie, alors que 1 500 euros par minute s’ajoutent au déficit commercial du pays car les importations sont supérieures aux exportations.



    « Je considère que le principal ennemi du développement de la Roumanie, c’est l’ancien parti communiste, qui a connu toute sorte de métamorphoses, peu importe son nom : Front du Salut national, Front démocratique du Salut national, Parti social-démocrate de Roumanie ou Parti social-démocrate », a rétorqué le leader libéral Ludovic Orban.


    (Trad. : Ligia)


  • La semaine du 19 au 25 avril

    La semaine du 19 au 25 avril

    La vaccination contre la Covid-19 reste prioritaire pour la coalition au pouvoir en Roumanie

    La première crise de confiance récemment traversée par la coalition de centre-droit au pouvoir en Roumanie s’est enfin achevée, les leaders des trois formations – PNL, USR/PLUS et UDMR – étant parvenus à s’entendre. Le scandale a été déclenché par la révocation par le premier ministre Florin Cîtu du ministre de la Santé, Vlad Voiculescu, en l’absence de toute consultation avec les partenaires au pouvoir. Du coup, l’alliance USR/PLUS dont Voiculescu est issu s’est déclarée prête à rester au pouvoir à condition que Florin Cîtu quitte le fauteuil de premier ministre. Finalement, au bout de plusieurs échanges de répliques acides et d’accusations réciproques, tous les partenaires de la coalition ont signé un avenant à leur accord politique. Il prévoit que pour révoquer un ministre, le chef de l’Exécutif doit informer au préalable la formation dont le responsable en question est issu et débattre de cette question au sein de la coalition. A l’heure où l’on parle, la vaccination contre la Covid-19 constitue une priorité pour la coalition, peut-on lire dans le document mentionné. Cette campagne est également prioritaire pour la nouvelle ministre de la Santé, Ioana Mihaila, membre du même parti, USR/PLUS. Lors de la cérémonie d’investiture, le chef de l’Etat, Klaus Iohannis, a souligné qu’elle assumait le portefeuille d’un ministère très compliqué, et durant une période particulièrement difficile. Le président a appelé les responsables gouvernementaux à se disputer moins et à échanger davantage. La priorité numéro 1, c’est d’endiguer la pandémie et de sauver le plus de vies possibles, a tenu à préciser le leader roumain. Il a exhorté les Roumains à utiliser tous les moyens dont ils disposent pour se faire vacciner : la plate-forme en ligne, les centres mobiles ou ceux mis en place par les compagnies. Selon les autorités, en Roumanie, la capacité de vaccination se monte actuellement à 120 000 personnes par jour et l’objectif, c’est d’avoir 5 millions de Roumains vaccinés d’ici le 1er juin, soit 35 % de la population active. Selon une enquête menée récemment par le réseau médical privé MedLife, l’intention de vaccination chez les Roumains de plus de 16 ans n’est que de 30 % jusqu’à la fin de l’année, un taux inférieur aux estimations initiales. C’est la peur des effets secondaires à long et à court terme qui pousse les gens à refuser le vaccin. D’autre part, la même enquête place l’éducation en tête des principaux facteurs qui influencent l’intention de se faire immuniser. A l’heure où l’on parle, 3 millions de Roumains ont reçu déjà une première dose de vaccin. Les chiffres indiquent une baisse du taux de contamination, a indiqué Florin Cîtu, tout en rappelant que la situation demeure compliquée dans les unités de soins intensifs, et que les ressources allouées à ce secteur continuent d’être importantes.

    Trilatérale sur des sujets de sécurité Roumanie-Pologne-Turquie, à Bucarest

    Après avoir participé en début de semaine à la réunion de ses homologues communautaires organisée en visioconférence, le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu, a accueilli à Bucarest les participants à la Trilatérale sur des thèmes de sécurité Roumanie-Pologne-Turquie. Les discussions ont porté sur les principaux moyens de coopération dans ce format, avec un accent particulier sur la situation sécuritaire dans le Voisinage oriental de l’OTAN, sur l’idée de devancer l’agenda de sécurité régional et sur les préparatifs en vue du sommet de l’Alliance prévu cette année. La Roumanie n’est pas directement menacée par les évolutions de la situation dans la région de la mer Noire, mais cette situation devrait être réglée, a tenu à préciser le responsable de Bucarest. Bogdan Aurescu s’est dit préoccupé par le déploiement de troupes russes à l’intérieur et autour de l’Ukraine, le plus important depuis 2014, tout comme par le comportement de Moscou dans la région de la mer Noire qui a mis en alerte aussi bien l’OTAN que les Etats-Unis et l’UE. Bogdan Aurescu a précisé que ce contexte complexe est marqué par des évolutions régionale inquiétantes qui affectent toute la zone située entre la mer Noire et la mer Baltique. Jeudi, le chef de l’Etat roumain a d’ailleurs annoncé son intention de convoquer une réunion du Conseil suprême de défense de la Roumanie la semaine prochaine pour débattre de la situation dans la région de la mer Noire et du déploiement des troupes russes à la frontière ukrainienne. Selon les estimations occidentales, ces dernières semaines, la Russie a envoyé une centaine de milliers de soldats à la frontière avec l’Ukraine, en Crimée et en mer Noire. Les chancelleries occidentales ont réclamé à l’unisson le retrait des troupes russes, ce qui a poussé Moscou à faire un premier pas, jeudi, vers une désescalade des tensions. Ainsi, tout en affirmant que « leurs troupes avaient fait la preuve de leur capacité à assurer une défense digne de confiance du pays », le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé leur retrait d’ici le 1er mai.

    La Roumanie réitère son soutien au parcours européen de la République de Moldova dont elle reste le principal partenaire

    La Roumanie reste le principal partenaire de la République de Moldova qui a bénéficié de l’aide consistante de Bucarest pour mieux gérer la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a déclaré le chef de l’Etat, Klaus Iohannis, à l’issue d’une entrevue qu’il a eue mardi avec son homologue de Chisinau, Maia Sandu. Les deux responsables politiques ont examiné l’état de mise en œuvre des projets convenus à l’occasion de la visite que le leader de Bucarest avait entreprise le 29 décembre 2020. Depuis le début de l’année, la Roumanie a offert à son voisin moldave plus de 200 000 doses de vaccin et des équipements médicaux de protection contre la Covid-19 d’un montant de 2,3 millions d’euros. Klaus Iohannis a réitéré son message ferme de soutien à l’agenda des réformes mises en place par la pro-occidentale Maia Sandu, dans l’esprit du Partenariat stratégique bilatéral et des relations privilégiées entre les deux pays. Et le leader roumain de réitérer le soutien accordé par la Roumanie au parcours européen de la République de Moldova. A son tour, Maia Sandu a remercié Bucarest pour son soutien, notamment dans l’actuel contexte pandémique, et a réitéré son engagement de poursuivre les réformes dans un esprit démocratique et européen. (trad. Ioana Stancescu)