Tag: delta du Danube

  • Expédition inédite dans le delta du Danube

    Expédition inédite dans le delta du Danube

    La société ornithologique roumaine a organisé du 11 au 20 août une expédition inédite dans le delta du Danube. C’est une action à buts multiples – recherche scientifique, éducation écologique et loisirs – qui se déroule au beau milieu de la période de migration d’automne des oiseaux.

    Détails avec Ovidiu Bufnila, responsable de la communication à la Société ornithologique roumaine : « La Société ornithologique roumaine organise ces expéditions nationales depuis 1990, année quand notre organisation a été fondée. Au début, ces expéditions se déroulaient à Histria, au bord de la Mer Noire, un endroit extraordinaire pour observer la migration des oiseaux. D’ailleurs, c’était là que des filets de baguage étaient posés. Les oiseaux étaient capturés, on leur mettait des bagues et puis on les remettait en liberté. Peu à peu, cette expédition s’est développée et la composante de baguage n’est plus dominante. A compter de l’an 2000 l’expédition a un nouveau but, celui d’éduquer nos membres, qu’ils soient juniors de moins de 18 ans ou bien membres de plein droit. L’expédition se déroule désormais à Maliuc et à Vadu, soit au plus près du delta du Danube, deux endroits excellents pour étudier la migration des oiseaux. C’est un arrêt idéal pour les oiseaux migrateurs. D’ailleurs, à la mi-août, lorsque nous organisons cette expédition, la migration bat son plein à Maliuc, puis nous nous déplaçons à Vadu. Cette année, nous restons à Maliuc du 11 au 20 août pour étudier la biodiversité du delta: à partir des nénuphars et des insectes et jusqu’aux oiseaux, mammifères et poissons. »

    Dans le cadre de l’expédition, les enfants ont apprendris à s’orienter dans la nature, à identifier les espèces d’oiseaux, de mammifères, de plantes et d’insectes du delta. Les participants ont pu galement découvrir ce merveilleux monde aux côtés de spécialistes de plusieurs branches de la biologie, qui organisent des ateliers pratiques. Les randonnées en canot et les activités déroulées aux côtés des spécialistes du Service des urgences SMURD, du service de secours en montagne, constituent un autre point fort de ce voyage au delta.

    Ovidiu Bufnila : « Pour participer à notre expédition, il faut devenir membre de la Société ornithologique roumaine. Les enfants peuvent devenir membres juniors et ils doivent faire la preuve de leur participation à des activités de protection environnementale alors que les adultes doivent être membres de plein droit. Nous avons beaucoup de demandes de participation et c’est pourquoi nous sélectionnons les participants aux expéditions dans le delta du Danube, parce qu’il faut garder un équilibre entre ceux qui ont déjà participé à de telles expéditions et ceux qui veulent s’y rendre pour la première fois et découvrir ainsi la nature sauvage. Nous nous trouvons dans la réserve de la biosphère du delta du Danube, donc nous avons un permis de recherche qui nous oblige à respecter des règles très claires, à commencer par le voyage en barque sur les canaux et les lacs du delta et jusqu’à l’aménagement des campings. »

    La réserve de la biosphère du delta du Danube, le plus grand et le mieux conservé delta d’Europe, étendu sur quelques 3500 kilomètres carrés, est un véritable paradis avec plus de 300 espèces d’oiseaux et une cinquantaine d’espèces de poissons d’eau douce. En 1991, le delta du Danube a été inclus au patrimoine mondial de l’UNESCO.

  • Voyage au Delta du Danube

    Voyage au Delta du Danube

    Réserve de la biosphère inscrite au patrimoine de l’UNESCO, le Delta du Danube est un véritable musée vivant de la biodiversité, comportant une trentaine de types d’écosystème. Vu son caractère unique, la Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme (FIJET) lui a accordé la Pomme d’Or pour l’excellence en tourisme.

    A mesure que le Danube descend vers la mer, il se divise en 3 bras. Le bras septentrional constitue la frontière avec l’Ukraine voisine, le bras du milieu mène au port de Sulina et le bras situé au sud se dirige vers le port de Sfântu Gheorghe. Entre ces 3 bras se tissent de nombreux canaux, formant des lacs, des îlots et des bassins couverts de nénuphars.

    Selon Mălin-Matei Muşetescu, gouverneur de l’Administration de la Réserve de la Biosphère le Delta du Danube, il s’agit là d’un site touristique à part: « Ce n’est pas nécessairement un lieu où l’on va pour se divertir. C’est plutôt un lieu où l’on entre comme dans un musée, comme dans un temple de la nature. Ceux qui viennent le visiter doivent commencer par comprendre qu’il faut respecter la nature, respecter ces lieux. Après, il leur sera très facile de respecter les règles particulières d’une réserve naturelle. »

    Les touristes qui arrivent dans le Delta du Danube préfèrent loger dans un hôtel flottant, faire des promenades en chaloupe sur les canaux du delta, partir en safari et pêcher. Et ils sont nombreux à le choisir comme destination de leurs vacances.

    Mălin-Matei Muşetescu : « L’année dernière, le Delta a attiré plus de 73.000 touristes, dont environ 51.000 Roumains et 22.000 étrangers. Le Delta compte 6.609 places d’hébergement dans 13 hôtels, 119 pensions, 69 pontons-dortoirs, deux hydrobus, 9 campings et un camp pour la jeunesse. Le Delta du Danube attire des touristes depuis longtemps, seulement, à présent, de nouvelles règles y ont été instituées depuis qu’il compte parmi les réserves de la biosphère. On accorde beaucoup d’attention à l’environnement. Le touriste doit respecter la nature, car il s’agit là d’aires strictement protégées. Dans certaines zones, les touristes peuvent entrer sans restriction, d’autres on ne peut les visiter que dans un but scientifique. La réserve comporte 24 itinéraires de randonnée – 15 sur l’eau, 9 en terre ferme. Pour l’instant il n’est pas complètement interdit de quitter l’itinéraire choisi. Pour visiter le Delta, il n’est pas obligatoire de le faire en groupe, on peut y faire des excusions individuelles. Beaucoup de touristes étrangers préfèrent le faire en kayak. C’est d’ailleurs la meilleure façon de voir le Delta: au ras de l’eau, silencieusement et sans le polluer. »

    Le gouverneur de l’Administration de cette Réserve de la biosphère, Mălin-Matei Muşetescu, aime beaucoup un itinéraire grâce auquel il a découvert le Delta du Danube, en 1978 : « Il s’agit de la zone Şontea-Fortuna et du village Mila 23, qui est un village traditionnel de pêcheurs. Evidemment, on doit voir aussi la forêt de Letea, la zone Letea-Rosetti, ainsi que la zone de Caraorman, avec sa forêt et ses dunes de sable. Le Delta est une mosaïque et il est difficile d’en choisir un petit fragment. Il est pourtant vrai qu’en allant de Tulcea à Letea, on voit déjà une grande partie du Delta. La voie d’accès y est à 99% fluviale. »

    La réaction des touristes est toujours positive. Mălin-Matei Muşetescu explique : « Ils sont émerveillés de ce qu’ils y trouvent ; beaucoup d’entre eux se demandent pourquoi nous ne faisons pas davantage. Ils pensent que s’il y avait un tel delta dans leur pays, on ferait plus pour le protéger et en même temps pour donner une chance aux gens qui y vivent, car c’est une réserve habitée. Elle n’est pas comme les montagnes rocheuses, où il n’y a que la faune et la flore. Et on doit donner à ces gens-là une chance de mener une vie décente. C’est uniquement de cette façon qu’ils n’abuseront pas de leur accès aux ressources naturelles. »

    Paul Branovici gère plusieurs hôtels flottants du Delta. Selon lui, cette année le taux d’occupation des places d’hébergement dans le Delta du Danube sera de 70%. Des groupes ont déjà réservé leurs vacances dès 2016. Les oiseaux, les nénuphars, toute la splendeur de la nature attirent les touristes.

    A quoi ressemble un séjour dans un hôtel flottant ? Paul Branovici : « On monte à bord d’un tel hôtel à Tulcea et on suit un itinéraire choisi d’avance avec les touristes. Le long de ces itinéraires approuvés par l’administration du Delta, il y a des endroits où l’on s’arrête, on mouille et de là on part en barque voir tranquillement les canaux. Par exemple, on prend le départ à Tulcea à midi. On déjeune en route, on longe le canal de Sulina et on visite les localités environnantes. Le soir, on arrive près de Letea et on y passe la nuit. Le lendemain, on va voir la forêt de Letea. A 14 heures on prend le repas et l’hôtel flottant change de place. On visite la nouvelle destination jusqu’au repas du soir. Le lendemain, l’hôtel se déplace ailleurs, pour permettre aux touristes d’admirer un autre coin de nature. La nouvelle destination pourrait être le village Mila 23. On va le visiter et voir en même temps les lacs tout près et on rentre à l’hôtel pour le repas. Ensuite l’hôtel se déplace à nouveau et ainsi de suite. On prend sa maison, pour ainsi dire, et on voyage à travers tout le Delta. Les prix débutent à 300 lei (soit 66 euros) pour une nuitée par personne, comportant l’hébergement, la croisière, 3 repas et les promenades en canot à moteur. Le touriste ne devra payer en plus qu’une taxe d’accès dans la Réserve, d’un montant de 5 lei (soit environ 1 euro) par jour et les boissons alcoolisées qu’il souhaite consommer. Tous le reste est inclus dans le prix du séjour. »

    Cette année, le transport dans le Delta est meilleur – estime Dragoş Olaru, opérateur et guide touristique : « Les balades sur l’eau étant particulièrement importantes, ces dernières années, les embarcations ont été modernisées et elles offrent plus de sécurité et de confort. Le Delta du Danube est ouvert aux touristes entre mars et décembre. Beaucoup d’entre eux préfèrent la période comprise entre avril et juin, pour observer les oiseaux. En pleine saison estivale, on s’y rend pour la détente, en automne pour la pêche – surtout celle aux poissons prédateurs. A la différence des touristes roumains, les touristes étrangers sont surtout attirés par les coutumes et les traditions des parages. Presque chaque localité a son ensemble de musique et de danses traditionnelles, spécifiques aussi des communautés de Russes lipovènes, d’Ukrainiens et même de Grecs ou d’Italiens. »

    Ne ratez donc pas le Delta du Danube, une des plus vastes zones humides du monde et une des zones compactes de jonchaies les plus étendues de la planète. (Trad.: Dominique)

  • A la Une de la presse roumaine – 26.05.2017

    A la Une de la presse roumaine – 26.05.2017

    Sujet divers ce vendredi dans la presse roumaine. La Journée des Roumains du Monde ou pourquoi la diaspora roumaine a-t-elle besoin d’une fête à elle ? titre România libera. Adevarul publie un vaste reportage sur le delta du Danube, l’énigmatique paradis qui attire les touristes, mais qui perd ses habitants. Enfin Gazeta sporturilor dénonce les abus et les violences verbales et physiques commises par les entraîneurs envers les sportifs juniors. Si à ce phénomène on ajoute la complicité des parents désireux de voir leurs enfants avoir du succès à tout prix, ce genre d’investigations risque d’ouvrir une véritable boite de Pandore.



  • Vacances à la campagne

    Vacances à la campagne

    Partout dans le pays, des gîtes ruraux à l’architecture traditionnelle ont été ouverts, alors que de plus en plus de festivals et d’événements font la promotion des traditions locales et des métiers traditionnels en tout genre.

    Commençons sans plus tarder par une invitation à la découverte des églises fortifiées saxonnes de Transylvanie, une invitation lancée par Cristian Catana, responsable de ressources humaines pour l’Association nationale de tourisme rural, écologique et culturel (ANTREC): « En Transylvanie, on peut commencer par un brunch dans une des cités saxonnes de la région de Critz, Viscri. On y trouve une maison paroissiale transformée en pension touristique, où l’on peut participer à des activités liées aux métiers traditionnels ou bien goûter à la cuisine locale. Ensuite, vous pouvez faire le tour des cités de Sighisoara, Rupea, Viscri et Saschiz. Par ailleurs, si c’est le littoral que vous préférez, ça vaut la peine de vous rendre au delta du Danube pour y observer des oiseaux ou bien pour y rencontrer les communautés des Russes Lipovènes. Bref, nous personnalisons les recommandations en fonction des préférences de nos touristes. »

    La plupart des étrangers qui ont visité la Roumanie ont été vraiment impressionnés par les objets traditionnels réalisés par les maîtres artisans. Les villages sont l’endroit idéal pour faire la connaissance de ces artisans. C’est une des raisons pour lesquelles la campagne est devenue une destination de plus en plus recherchée.

    Cristian Catana explique comment le nombre de touristes a progressé ces dernières années: « Nous sommes fiers de constater, d’une année à l’autre, une croissance constante entre 5 et 13% du nombre de touristes, quelle que soit la zone visitée: les destinations classiques de Transylvanie, telles Bran, Moeciu, Fundata, Şirnea ou bien des régions où le tourisme historique s’est beaucoup développé ces derniers temps, comme à Covasna par exemple. Les agences de tourisme s’investissent beaucoup en proposant des offres personnalisées. Par exemple, dans la zone de Rucar, au département d’Arges, on organise des ateliers de métiers traditionnels pendant les week-ends. Ou bien les touristes sont invités à visiter le lycée local, où les jeunes et les moins jeunes portent des costumes traditionnels. De même, dans la région de Cluj (centre) et de Maramures (nord), des ateliers en tout genre sont organisés. »

    Dans l’ouest de la Roumanie, dans la région de montagne du Banat, dans la région d’Oradea-Arad, à Satu Mare, mais aussi dans les Monts Apuseni, la promotion de l’héritage culturel se fait par des moyens modernes, explique Cristian Catana, responsable des relations publiques de l’ANTREC. : « Il y a des programmes et des cartes que l’on peut utiliser sur les smartphones. Les touristes peuvent choisir une carte des musés vivants, qui inclut des espaces d’hébergement vraiment anciens, datant d’il y a plusieurs centaines d’années, des ateliers d’artisans et d’autres repères pour la gastronomie du terroir. Nous déroulons des programmes spéciaux qui proposent cinq nuitées plus une nuitée gratuite ou un repas inclus qui sont censés fidéliser les vacanciers intéressés par le tourisme rural. Nombre de touristes s’intéressent à ces programmes appelés « Vacances à la campagne », organisés en mai-juin et octobre-novembre, soit des périodes hors saison. Nous collaborons très bien avec les agences de tourisme et avec les tour-opérateurs tant autochtones qu’étrangers. »

    Par exemple dans le nord de la Roumanie, en Bucovine, il y a un calendrier des événements, tenu normalement par le Centre national d’information touristique, disponible sur internet, explique Carmen Chaşovschi, représentante de l’Association « Sauvez le village de Bucovine ». C’est une ONG qui ne cherche pas à combattre la modernisation, mais qui affirme uniquement que le nouveau ne doit pas éliminer nécessairement l’ancien, qu’il peut le compléter harmonieusement. Bâtir n’est pas synonyme de « démolir ».

    Carmen Chaşovschi : « Ceux qui souhaitent participer à ces événements en milieu rural sont invités au Festival de la Truite et au Festival des pleurotes de Vama. Il y a beaucoup d’événements spectaculaires. J’aime regarder le Maramures et la Bucovine comme deux sœurs. Ces régions sont similaires de plusieurs points de vue, avec leurs bons et mauvais côtés. Et lorsque je dis « mauvais » côtés, je pense au paysage culturel, aux maisons traditionnelles en bois qui sont en train de disparaitre. Pour ce qui est de l’hébergement dans des maisons traditionnelles, adaptées à recevoir des touristes, cette région qu’est la Bucovine a un potentiel notable. Nous souhaitons promouvoir cette idée les années à venir, notamment pour protéger les maisons anciennes, traditionnelles. Nous voulons suggérer aux propriétaires qu’ils peuvent les développer et les adapter pour recevoir des touristes. »

    Nicolae Marighiol représentant de l’Association « Les plus beaux villages de Roumanie » confirme les propos de notre interlocutrice : « En une dizaine, une vingtaine d’années, nous pouvons devenir la destination de tourisme rural et d’écotourisme de l’Europe. Trois villages : Cârlibaba, Dragus et Polovragi de trois comtés roumains différents ont été reconnus par la Commission européenne comme destinations touristiques d’excellence. Ce sont des villages qui préservent leurs traditions, l’architecture d’origine, les danses et les vêtements traditionnels. Ce sont autant d’endroits qui se développent grâce à l’héritage du passé. »

    Cristian Catana, responsable des relations publiques de l’Association nationale de tourisme rural, écologique et culturel affirme qu’au cours de l’année 2016, la plupart des touristes étrangers arrivés dans les villages roumains provenaient d’Autriche, d’Allemagne et de France. Ces derniers ont préféré les programmes qui incluaient des dégustations de vins, le long des routes classiques du vin, dans les comtés de Buzau et de Prahova. Par ailleurs, les Allemands et les Autrichiens ont été intéressés par la culture des Saxons et par les manoirs des nobles de Transylvanie. (Trad. Valentina Beleavski, Alex Diaconescu)

  • Rétrospective touristique 2016

    Rétrospective touristique 2016

    Des vacances adaptées à tout âge et pour tous les goûts, des idées à même de vous inspirer, des locations de rêve et des trajets spectaculaires, c’est de tout cela que nous allons parler dans les minutes suivantes.

    L’année touristique 2016 a débuté en force par une invitation dans le département de Gorj. Un endroit merveilleux, berceau de plusieurs personnalités marquantes de la culture roumaine parmi lesquelles le grand sculpteur roumain, Constantin Brancusi. Ce fut d’ailleurs en janvier dernier que prenait fin le jeu « Constantin Antonovici, génération Brancusi » qui a suscité l’intérêt de bon nombre d’entre vous. On vous rappelle que sur les 210 réponses correctes à nos questions, celles de nos amis algériens Khalil Abdel-Kader et Goumidi Mohamed ont valu un séjour d’une semaine, pension complète dans le département de Gorj. Ce fut toujours en début de l’année dernière que les statistiques nous informaient que sur l’ensemble des destinations privilégiées de vacances en Roumanie, Bucarest figurait en tête du classement, aux côtés de la Transylvanie, la Bucovine, le Maramures et le delta du Danube. La capacité totale d’hébergement affichée par la capitale roumaine a triplé ces 15 dernières années, surtout que 8 compagnies aériennes low-cost la desservent actuellement en l’inscrivant sur la liste des capitales européennes idéales pour y passer quelques jours.

    Le mois de février est traditionnellement consacré aux amateurs des sports d’hiver qui, en 2016, se sont vu inviter dans deux des plus belles stations de montagne de Roumanie: Vârtop et Arieşeni. Situées à quelques kilomètres seulement l’une de l’autre, ces deux stations offrent de la neige, des loisirs et un cadre naturel à couper le souffle presque tout au long de l’année.

    Organisée du 25 au 28 février, la Foire de tourisme 2016 a réuni à Bucarest presque 300 compagnies qui ont séduit les clients par des offres des plus diverses. Les coups de cœur de cette édition: les stations balnéaires, le delta du Danube et les villes de Iasi et de Sighisoara. Pour ceux d’entre vous accros du tourisme rural, nos éditions du mois de mars proposaient des offres de séjours dans les plus beaux villages de Roumanie. Et puis, toujours au début du printemps dernier, un des guides touristiques les plus prestigieux au monde – Best Travel de Lonely Planet – situait la Transylvanie au sommet du classement des dix régions du monde à visiter en 2016. Ses atouts? Les traditions, les paysages, la cuisine du terroir, les festivals, les réserves naturelles – bref, tout fait de la Transylvanie l’une des destinations touristiques incontournables de notre monde.

    En avril dernier, notre équipe vous proposait une escapade à Timisoara, dans l’ouest de la Roumanie. Surnommée la ville des magnolias, Timisoara séduit ses visiteurs par ses bâtiments anciens, musées, places de rêve et une vieille ville avec un centre unique en Roumanie, formé de trois places, chacune avec un style architectural différent. Timişoara est une Europe en miniature, où cohabitent Roumains, Allemands, Serbes, Magyars, Croates, Slovaques et Bulgares. Quelques jours plus tard, on vous invitait à fêter les Pâques orthodoxes dans les contrées de Maramures et de Bucovine avant de vous proposer un bref passage en revue des principales offres estivales au bord de la Mer Noire et dans les stations de cure de Roumanie.

    Au premier mois de l’été dernier, on vous attendait au delta du Danube, une destination incontournable pour les amateurs d’aventure au cœur d’une région extraordinaire, terre des eaux et des oiseaux. Après avoir sillonné en bateau les canaux du Danube, on vous proposait une visite guidée du château des Corvin, de Hunedoara, en Transylvanie. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers Bistrita-Nasaud dans le cadre d’un jeu concours organisé par RRI et soldé par 352 réponses correctes et un séjour d’une semaine remporté par l’auditeur Liu Fajian de Chine. Celui-ci a visité la région en compagnie de son épouse.

    Et comme l’été rime toujours avec soleil, mer et sable, on vous rappelle qu’en juillet dernier, on vous a donné rendez-vous sur les plages méridionales au bord de la mer Noire qui se sont vu élargir de plusieurs dizaines d’hectares. Et puisqu’il est bien de profiter du soleil sans en abuser, on vous invitait aussi à découvrir les parcs de loisirs sur la côte roumaine, les centres d’équitation ou encore des circuits en Dobroudja et au delta du Danube.

    L’automne dernier, on vous proposait des escapades au cœur de la Bucovine, dans le nord du pays, l’occasion de visiter la station de Vatra Dornei. Sise à 800 mètres d’altitude, cette station s’adresse notamment aux amateurs de nature, de calme, de tranquillité, mais aussi aux passionnés des sports extrêmes puisque l’on y pratique le VTT, la parapente ou encore le rafting. Et puisqu’en automne, le soleil et le beau temps sont toujours de la compagnie, on vous proposait en octobre dernier de nous suivre dans le Massif de Ţarcu où se trouve une région propice à la réintroduction des bisons d’Europe dans la nature, une espèce autrement disparue dans les parages depuis plus de 200 ans.

    Pour finir l’automne en toute beauté, le mois de novembre, on l’avait consacré au département de Valcea qui attend ses touristes en toute saison. Vers la fin de l’année dernière, on vous a appris que la Roumanie figure parmi les plus grands producteurs de sel du monde. L’occasion de vous faire découvrir quelques-unes des mines de sel roumaines les plus renommées.

    Et pour clôturer 2016 en toute beauté, la dernière édition de notre rubrique touristique a porté sur les traditions de Noël et de Réveillon du Nouvel An. Si vous n’avez pas encore visité notre pays, 2017 vous attend avec d’autres destinations touristiques à découvrir! Restez à l’écoute de nos programmes et inscrivez la Roumanie sur la liste des destinations incontournables de vacances!

  • Vacances dans le Delta du Danube

    Vacances dans le Delta du Danube

    Aujourdhui nous vous invitons dans le Delta du Danube. La plupart des touristes qui ont déjà choisi cette destination pour leurs vacances y sont revenus. Loffre touristique du Delta est très variée. Elle est destinée aux personnes actives, qui aiment la nature : excursion en hélicoptères, à vélo, en canot rapide, en barque de pêche sur les canaux et les lacs, à la découverte des chevaux sauvages et des colonies doiseaux.



    Doru Vlădescu gère un hôtel flottant 4 étoiles. Il connaît très bien la zone et en est amoureux. Et pour cause : le Delta du Danube est une des plus vastes zones humides du monde, habitat des oiseaux aquatiques et la plus vaste zone compacte de jonchaies de la planète : « Le Delta du Danube est un véritable musée vivant de la biodiversité, comportant 30 types décosystèmes. Il est dune valeur inestimable pour le patrimoine naturel universel. Le Delta du Danube sétend, dans le sud-ouest jusquau Plateau de la Dobroudja, au nord il y a la frontière avec lUkraine, à lest, il touche la Mer Noire. Son climat est tempéré, mi-aride, propres aux steppes pontiques. Les étendues recouverts deau sont parsemés dîles de sable, créant une surface active, propre au delta et aux lagunes. Le Delta du Danube est lunique delta au monde déclaré réserve de la biosphère. Cest en 1990 quil a intégré ce réseau international, dans le cadre du programme « Lhomme et la biosphère » lancé par lUNESCO. »



    Le Delta du Danube est une destination pas comme les autres – aussi le tourisme que lon y pratique est-il particulier. Doru Vlădescu : « Cest, avant tout, en raison des oiseaux. Le Delta en compte plus de 30 espèces. Il y a beaucoup de nature, beaucoup de végétation. Lair est très pur – le plus pur de Roumanie, semble-t-il. Des tests ont permis de constater quil est plus pur que lair des montagnes. Le touriste de passage dans le Delta y découvre ses habitants et leurs coutumes, leur façon de pêcher, inchangée depuis des siècles. Il peut également apprendre des choses sur notre grand sportif Ivan Patzaichin, multiple champion olympique de canoë. Il peut visiter le musée du canot de pêche spécifique du Delta et Sulina, ville ancienne et cosmopolite où lon peut admirer le phare turc, le vieux phare, de beaux bâtiments anciens. Sulina dispose également dune très belle plage au bord de la mer Noire. On peut également visiter la localité de Sfântul Gheorghe, qui vous donne limpression de vous trouver au bout du monde. On peut goûter à la cuisine locale, qui ne propose pas uniquement des plats à base de poison, la cuisine de la Dobroudja est très riche et variée. »



    Des moments inoubliables passés dans une ambiance spéciale, cest ce quoffre lhôtel flottant géré par Doru Vlădescu. Quest-ce quen fait un hôtel flottant ? « Un hôtel flottant est un concept différent dhébergement. Tout comme un escargot, on se promène, pour ainsi dire, la maison à son dos. On peut faire une croisière dune semaine ou de trois jours et voir beaucoup de choses sans avoir à prendre une barque, un canot à rames ou une chaloupe. On reste assis, à savourer une boisson rafraîchissante, une coupe de champagne ou un verre de bon vin et on regarde tout autour, car ces hôtels flottants peuvent entrer sur les canaux du Delta. Pratiquement, on se couche dans un endroit et le lendemain on se réveille dans un autre décor. Ou on prend le déjeuner en admirant la nature. Cest vraiment quelque chose de spécial. Une autre sorte de tourisme dans des conditions de confort. Seulement, pour un tel séjour, il faut des groupes de 14 à 18 personnes. La plupart des hôtels flottants comptent un maximum de 9 chambres. Ils sont de 2 à 5 étoiles. Le nôtre est un 4 étoiles. Nous nen avons pas reçu 5 parce quil y a quelques années, nous navions pas encore dascenseur ni de parking. Depuis, nous nous sommes dotés de jacuzzi, mais pas encore de parking. Pour un groupe de 18 personnes, un séjour en pension complète (soit repas et boissons – y compris alcoolisées – inclus), avec promenades en canot et guide spécialisé, coûte 60-65 lei par jour par personne. Nous disposons dune connexion Internet WI-FI et denviron 150 chaînes de télévision par satellite. »



    Au premier niveau, se trouvent les chambres doubles, meublés avec goût et disposant de climatisation. Lisolation phonique est très bonne. A létage au-dessus se trouvent le restaurant, le bar, la bibliothèque, une salle de conférence dotée déquipement audio-vidéo, dantennes paraboliques et de moniteurs plasma, et une terrasse pour se détendre et admirer la nature. Au dernier étage se trouve la terrasse destinée aux bains de soleil, dotées de 20 chaises-longues et de jacuzzi. La terrasse offre des conditions dobservation des oiseaux et de la nature, pour les fêtes et les soirées de danse, pour les jeux de société. A la fin du séjour, les touristes sont invités à noter leurs impressions dans notre livre dhonneur. Doru Vlădescu : « Nous avons un cahier où de nombreuses impressions ont été notées au fil du temps. Depuis louverture de notre hôtel, il y a 4 ans, nous avons reçu des touristes français, suisses, britanniques, américains. Nous navons eu aucun commentaire négatif. Tout le monde a apprécié la nourriture – une nourriture traditionnelle, très savoureuse. Nous utilisons, dans la mesure du possible, des produits provenant du Delta : fromage de chèvre ou de brebis, œufs, légumes saumurés et puis coq, poulet, dinde, cochon élevés ici. »



    Si vous souhaitez un hébergement conventionnel, Mihaela Andrei vous propose un 4 étoiles dont elle assure la gestion : « Nous offrons de nombreux services, y compris des promenades et des excursions dans le Delta. Lhôtel dispose dune vaste piscine en plein air, une piscine intérieure chauffée, un sauna, une saline, une salle de remise en forme, un jacuzzi, des terrains de sport. Notre ensemble hôtelier couvre 10 hectares. Nous organisons des excursions le long des canaux du Delta, à Sfântul Gheorghe, où les touristes peuvent voir le Danube se jeter dans la mer, ou encore aux monastères de la région. Loffre est très riche, pour un séjour de 7 jours, pour toute la famille. »



    Une chambre double coûte 83 euros la nuitée, pour deux adultes, alors que le prix dun appartement se monte à 104 euro. Le petit déjeuner est inclus. Les tarifs couvrent également la taxe hôtelière, le prix de location de la chaise-longue sur la terrasse en plein air, laccès à Internet, le parking, laccès dans la zone de détente et de pêche sur le lac Murighiol. (Trad. : Dominique)

  • A la Une de la presse roumaine – 29.07.2016

    A la Une de la presse roumaine – 29.07.2016

    Un nouveau dossier de corruption fait la une de la presse nationale. Bogdan Olteanu, vice-gouverneur de la Banque centrale roumaine est accusé de trafic d’influence, des faits remontant à l’époque quant il était président de la Chambre des Députés de Bucarest. Entre temps alors que quatre stades bucarestois seront entièrement rénovés, le sort du club Rapid s’avère sombre. C’est peut-être la fin de 93 années histoire.





  • Le recensement international des pélicans

    Le recensement international des pélicans

    En Roumanie, il y a deux espèces de pélicans nicheurs: le pélican frisé et le pélican commun. Ce sont des oiseaux migrateurs, leur arrivée et retour coïncidant à peu près avec l’équinoxe de printemps et respectivement d’automne. C’est en Afrique équatoriale que se trouvent leurs quartiers d’hivernage. Véritables symboles du delta du Danube, les pélicans sont protégés non seulement par la loi réglementant le domaine cynégétique, mais aussi par la Convention de Berne relative à la préservation de la vie sauvage et des habitats naturels.

    La Société ornithologique roumaine a récemment participé à un projet concernant le recensement des pélicans d’Europe de l’Est. L’étude a été menée pendant la saison de reproduction, de sorte à mieux identifier les effectifs des deux espèces. On a découvert en Roumanie une nouvelle colonie de pélicans frisés. Au bout de plusieurs années d’absence, ces oiseaux sont revenus nicher aux alentours du site archéologique de la cité de Histria, près de la côte roumaine de la mer Noire. En Roumanie, les études ont été effectuées dans le bassin du Danube et les lacs adjacents, sur le cours inférieur de la rivière Olt, dans la zone du littoral et autour des lacs avoisinants, dans la région de lagunes Razelm Sinoe. En plus, une partie du delta du Danube a été constamment survolée pour réaliser ce suivi.

    Ovidiu Bufnilă, responsable de communication de la Société ornithologique roumaine, nous a fourni des détails sur le recensement des pélicans réalisé cette année: Le recensement des pélicans n’est pas quelque chose de nouveau pour la Société ornithologique roumaine. Le suivi et le décompte des effectifs de pélicans entrent dans nos préoccupations depuis 2000 déjà. Nos spécialistes survolent le delta à bord de petits avions légers et prennent des photos. Les photos sont par la suite agrandies. Un logiciel spécial sert à compter les oiseaux. En Roumanie, les pélicans communs sont plus nombreux que les pélicans frisés. En fait, la colonie de pélicans communs de Roşca Buhaiova est la plus importante d’Europe. Nous réalisons des recensements annuels. Le dénombrement est fait pratiquement deux fois par an, car le pélican frisé vient nicher dans le delta du Danube beaucoup plus tôt que le pélican commun. Cette année, le recensement a été réalisé simultanément dans tous les pays des Balkans. Cela veut dire que, dans cette période, toutes les organisations ornithologiques de la région sont sorties sur le terrain. Comme les populations de pélicans sont assez nombreuses en Roumanie, nous avons fait appel à l’aide des spécialistes de l’Administration de la Réserve de la Biosphère du Delta du Danube, afin de couvrir la totalité des zones de nidification. En 2016, les recensements des pélicans se sont déroulés simultanément, trois jours durant, soit les 6, 7 et 8 mai, en Grèce, en Albanie, au Monténégro, en Turquie, en Bulgarie et en Roumanie. Le dénombrement des oiseaux a été fait en même temps parce que ces gros oiseaux sont pourtant capables de voler à très grande vitesse. Ils réussissent à battre des ailes très rapidement, ce qui leur permet de se déplacer sur de très longues distances. Certains oiseaux ont parcouru en quelques heures seulement la distance qui sépare la contrée d’Olténie du delta du Danube.

    Si en 2015 on a recensé moins de pélicans frisés, à cause de la grippe aviaire, cette année on en a décompté 534 et 20 mille exemplaires de pélicans communs. (Trad. Mariana Tudose)

  • Sanctuaire des oiseaux dans le Delta du Danube

    Sanctuaire des oiseaux dans le Delta du Danube

    A Caraorman, petite localité située dans le Delta du Danube, les amoureux de la nature peuvent dorénavant découvrir plus facilement le monde fascinant des oiseaux. C’est qu’une zone spéciale a été aménagée où les oiseaux sont nourris et où ils peuvent construire leurs nids. Cela permet aussi d’observer les oiseaux et de les prendre en photo, sans les déranger en les approchant. Ce sanctuaire des oiseaux est situé sur l’une des plus importantes voies de migration du delta et il attire des sternes pierregarins, des grèbes huppés, des hiboux, des spatules blanches, des ibis falcinelles, des pygargues à queue blanche, des canards sauvages et des hérons. Les pélicans et les oies sauvages y font halte pour se reposer et se nourrir. Dans ce sanctuaire des oiseaux ont été installés deux observatoires ornithologiques ; trois plates-formes flottantes y ont été aménagées où les oiseaux peuvent bâtir leurs nids.

    Les ornithologues ont fait un véritable paradis des oiseaux. Tout le poisson des bassins de cet endroit est destiné aux oiseaux et les touristes peuvent s’en donner à cœur joie en les contemplant.

    Ovidiu Bufnilă, responsable de communication de la Société ornithologique roumaine, explique: « Il s’agit d’une ancienne exploitation piscicole. A présent la pêche y est interdite et la zone a été mise à la disposition des oiseaux. Plus de 185 espèces d’oiseaux de Roumanie y arrivent soit pour se nourrir et se reposer pendant la migration, soit pour bâtir leurs nids. Pour eux, c’est l’endroit idéal. Une tour d’observation y a été installé pour permettre aux ornithologues et aux touristes d’observer les oiseaux sans les incommoder. Des plates-formes flottantes ont été aménagées pour les sternes pierregarins, les guifettes et les mouettes. Nous y allons chaque année, nous coupons des joncs et nous en couvrons ces plates-formes flottantes ancrées à des endroits précis. Et d’une année à l’autre les oiseaux sont de plus en plus nombreux à y bâtir leurs nids. Cette année nous avons participé, aux côtés de l’Association « Ivan Patatzaichin-Mila 23 » à un projet visant à développer l’éco-tourisme dans le Delta du Danube. Nous avons choisi le triangle dessiné par trois localités : Mila 23, Caraoman et Crişan, situées au cœur du delta. Chacune d’entre elles offre quelque chose de spécial : Crişan est un des endroits les plus fréquentés du delta, à Caraorman se trouve ce sanctuaire des oiseaux, alors que Mila 23 dispose des meilleures cuisinières de Roumanie pour les produits à base de poisson. »

    Lancé par l’Association « Ivan Patzaichin – Mila 23 » et la Société ornithologique roumaine, le projet bénéficie de financements européens et les activités qu’il propose peuvent constituer des solutions de développement durable pour tout le delta.

  • La forêt de Letea

    La forêt de Letea

    La multitude de plantes grimpantes qui colonisent les vieux arbres fait penser à une forêt tropicale. On peut y admirer plusieurs centaines d’espèces végétales et animales, des dunes de sable et des chevaux sauvages. Je vous propose d’écouter Grişa Ivano, président de l’Association Danubiu (Danube), qui mène actuellement un projet de préservation de cette aire naturelle : « La forêt de Letea jouit d’une biodiversité exceptionnelle. Chaque niveau de végétation est représenté par un grand nombre d’espèces et abrite des écosystèmes complexes. C’est ici que poussent par exemple presque toutes les espèces d’arbres spécifiques des régions de plaine: le chêne pédonculé, le frêne, différentes espèces de peupliers. Une d’entre elles, à savoir le peuplier gris, ne se retrouve qu’ici, dans la forêt de Letea, raison pour laquelle elle est considérée comme endémique. D’autres espèces arboricoles qui viennent compléter le paysage végétal de cet endroit sont le saule des sables, le raisin de mer, qui est une espèce relicte, l’églantier, le troène commun, l’aubépine, le sureau. En outre, la forêt de Letea abrite la quasi totalité des espèces de lianes présentes dans la Plaine roumaine – le houblon, la clématite vigne blanche et la vigne sauvage. La plus importante reste pourtant la périploque grecque, car c’est elle qui confère à la forêt un air exotique. Une autre particularité de la forêt de Letea, c’est l’aspect étrange des arbres centenaires, aux troncs penchés et vrillés, aux couronnes touffues qui les fait ressembler à des candélabres. L’espèce dominante d’oiseau est le pygargue à queue blanche, mais on peut y voir aussi le vautour percnoptère, le corbeau, l’aigle impérial, le faucon kobez, le hibou grand-duc, la chouette chevêchette, la chouette hulotte, le guêpier d’Europe, le canard. Ce dernier niche dans les trous d’arbres. »

    La forêt de Letea est réputée aussi pour la population de chevaux sauvages, dont les quelque 500 exemplaires vivent en liberté sur la dizaine de milliers d’hectares que mesure l’espace exondé appelé « grind ». Pour que leur présence n’affecte pas la vie des autres animaux, il est important d’en contrôler le nombre. Voilà pourquoi l’Association Vier Pfoten (Quatre pattes) et l’Autorité de la Réserve de la Biosphère du delta du Danube ont signé un protocole sur 10 ans, qui porte sur la mise en place d’un projet de gestion de la population de chevaux sauvages de Letea. Le projet en question vise à la protection des animaux et des écosystèmes naturels de la forêt de Letea, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. (trad. Mariana Tudose)

  • 28.10.2014 (mise à jour)

    28.10.2014 (mise à jour)

    Corruption — L’ancien député social-démocrate, Viorel Hrebenciuc a été placé en garde à vue par les procureurs anti – corruption sous l’accusation de constitution d’un groupe criminel organisé et de complicité de trafic d’influence. Hrebenciuc est accusé dans un dossier visant la rétrocession illégale de 43 mille hectares de forêt et de 50 mille hectares de terrains agricoles. Hrebenciuc a démissionné la semaine dernière du parlement, après que les procureurs ont demandé la levée de son immunité parlementaire. Par ailleurs, le Parquet national anti-corruption a procédé à larrestation de lancien ministre des communications Gabriel Sandu, des hommes daffaires Dorin Cocoş et Nicolae Dumitru, ainsi que du maire de la ville de Piatra-Neamţ, Gheorghe Ştefan. Accusé de perception de pot-de-vin et de blanchiment dargent, lex-ministre aurait conclu un accord préférentiel avec un groupe de sociétés et prétendu près de 5 millions deuros en échange du maintien du contrat dacquisition de licences informatiques Microsoft. Les autres personnes visées par ce même dossier, dont neuf anciens ministres, sont accusées de trafic dinfluence et de blanchiment dargent. Le préjudice porté à lEtat est estimé à des dizaines de millions deuros.



    Mer Noire — La côte roumaine à la Mer Noire et le Delta du Danube se verront promouvoir à la plus grande foire de tourisme du monde, World Travel Market de Londres, a fait savoir mardi l’Association Littoral- Delta du Danube. Déroulé du 3 au 6 novembre, l’événement réunit chaque année plus de 5000 exposants de plus de 180 pays et régions. La foire fête cette année ses 35 ans d’existence. Par ailleurs, la côte roumaine à la Mer Noire et le Delta du Danube se verront promouvoir aussi à la Foire de tourisme de Varsovie.




    Enfants – La crise économique mondiale a eu un impacte majeur sur les enfants dans le contexte où le taux de pauvreté a connu une hausse alarmante dans plus de la moitié des pays développés. Selon un rapport de l’UNICEF, quelque 76,5 millions d’enfants vivent dans la pauvreté dans les 41 pays les plus riches du monde. Le rapport de l’Unicef publié ce mardi dessine le portrait d’une génération d’enfants perdus : ceux qui ont subi la grande récession de 2008 à 2012. En quatre ans, dans 23 pays riches, la pauvreté monétaire des enfants a augmenté du fait de la crise, suite à la détérioration du niveau de vie des familles, à la perte de l’emplois ou aux coupes budgétaires. La crise a touché aussi les jeunes, montre UNICEF dans son rapport qui dévoile une hausse de 30% des jeunes âgés de 15 à 24 ans ayant abandonné l’école dans des pays tels la Croatie, Chypre, la Grèce, l’Italie et la Roumanie.

  • Delta du Danube: les toitures en chaume de jonc inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO

    Delta du Danube: les toitures en chaume de jonc inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO

    Le Delta du Danube est la plus grande réserve naturelle d’Europe, inscrite, depuis 1991, au patrimoine mondial de l’UNESCO. Réputée pour sa beauté, cette contrée suscite aussi un réel intérêt scientifique. Considérée du point de vue de l’étendue, la réserve de la biosphère du Delta du Danube compte pour la 5e zone humide de la Terre et la 2e d’Europe. En ce qui concerne l’importance écologique, elle se classe 3e au monde. Le Delta du Danube a non seulement une flore et une faune riches et intéressantes, mais aussi des caractéristiques qui la rendent unique au monde. Le jonc couvre près de 78% de la superficie totale de cette région deltaïque. Bien que ses propriétés physiques le recommandent comme un matériau de construction idéal pour l’architecture moderne, les Roumains se désintéressent de cette ressource renouvelable. Ainsi se fait-il que le jonc, coupé en hiver, est vendu aux constructeurs de maisons des quatre coins du vieux continent. Les maisons de vacances aux toits de jonc prouvent que l’utilisation de ce matériau non seulement n’est pas obsolète, mais elle relève d’une technologie orientée vers l’avenir et respectueuse de l’environnement.



    Détails avec Loredana Pană, coordinatrice de projet à l’Association « Letea au patrimoine de l’UNESCO »: “ Nous encourageons l’utilisation du jonc en tant que matière première. Il peut servir à la fabrication de briquettes de chauffage, à la construction des toits ou à l’isolation thermique. A condition qu’elles soient bien agencées pour éviter que l’eau ne s’y infiltre, les toitures en chaume de jonc résistent même une centaine d’années. En plus, elles s’avèrent un excellent isolant thermique, car elles maintiennent la fraîcheur de la maison en été et la chaleur en hiver. Bien des habitants des lieux avouent regretter d’avoir renoncé aux toits de jonc pour des toitures en métal, justement parce qu’il fait très chaud dans la maison pendant l’été. En Grande Bretagne, par exemple, le toit en chaume de jonc est très tendance”.



    Malheureusement, le métier de couvreur de chaume risque de disparaître de sitôt. Des maisons aux murs doublés à l’extérieur de planches et aux toitures en chaume de jonc, spécifiques à l’architecture deltaïque, on n’en trouve plus que dans le village de Letea, de la commune de Rosetti. Le métier de chaumier mériterait donc de figurer sur la liste du patrimoine culturel de l’UNESCO, afin de sauvegarder la tradition du tressage du jonc. C’est à cette fin que l’Association « Letea au patrimoine de l’UNESCO », en partenariat avec le Centre pour les politiques durables Ecopolis et le Centre de ressources pour la participation publique, a récemment lancé la campagne d’information “Le jonc c’est du solide”. Cette campagne, partie intégrante du projet éponyme, se propose de promouvoir le paysage rural du delta.



    Loredana Pană: « L’idée de notre projet c’est de montrer que ces toits en chaume de jonc qui se font encore dans le delta du Danube sont uniques. Certes, des toits en chaume on en trouve aussi en Hongrie, au Royaume – Uni et dans d’autres coins de l’Europe, mais les techniques de construction utilisées en Roumanie sont uniques. Il s’agit de techniques traditionnelles, les ouvriers des lieux utilisent des outils qu’ils se confectionnent eux-mêmes et qui risquent de disparaître. A Letea, par exemple, il n’y a qu’un seul artisan chaumier. Ce que nous souhaitons c’est conférer du prestige à notre région, éveiller l’intérêt du public pour le paysage traditionnel rural qui ne cesse de se raréfier en Roumanie, car il y a très peu de programmes de conservation du village authentique roumain. C’est précisément ce que nous nous proposons par ce projet : promouvoir le patrimoine culturel du Delta et à long terme préserver les écosystèmes et l’environnement tout en développant le tourisme culturel. »



    Près du village de pêcheurs de Letea se trouve la forêt du même nom. , C’est la forêt subtropicale la plus septentrionale d’Europe et l’unique forêt de hêtres au monde qui a poussé sur un îlot. Les touristes qui s’y rendent préfèrent loger chez l’habitant, dans les maisons traditionnelles du delta. Voilà pourquoi les pensions touristiques nouvelles pourraient utiliser le jonc comme couverture de toit, espèrent les initiateurs du projet.



    Loredana Pana : « Nous préparons une étude pour l’UNESCO qui sera prête en novembre sur les techniques de travail et les méthodes traditionnelles de construction des toits. Dans l’étude figurent aussi les noms des artisans chaumiers, parce qu’il est important de montrer que ce métier existe toujours. Nous n’en avons identifié que deux tels maîtres artisans. C’est au ministère de la culture de décider si cette technique peut être incluse par la Roumanie au patrimoine de l’UNESCO.Lors des discussions déroulées jusqu’ici, les responsables du gouvernement nous ont transmis qu’il existe des chances, vu le caractère unique de ce métier, ce qui est un critère très important ».



    Soulignons que le projet bénéficie de l’appui de toutes les autorités locales et centrales compétentes dans le domaine de la culture. Pourtant leur mobilisation sur le terrain s’avère difficile. La protection du paysage rural traditionnel dans le delta du Danube ne semble pas être une priorité, affirment les représentants de l’Association Letea à l’UNESCO. C’est également crucial que les habitants de Letea comprennent que la tradition locale doit perdurer, surtout que leur région accueille des milliers de touristes chaque été. (trad. Mariana Tudose, Alxandru Diaconescu)


  • L’automne dans le Delta du Danube

    L’automne dans le Delta du Danube

    Chers amis, aujourd’hui nous vous emmenons au paradis des oiseaux qu’est le delta du Danube, lieu unique en Roumanie et en Europe. Nous allons explorer des forêts tropicales, goûter la cuisine du terroir et nous verrons ce que l’automne fait découvrir aux vacanciers. Inscrit au patrimoine de l’UNESCO en 1991, le delta du Danube est une réserve nationale de la biosphère située dans le sud-est de la Roumanie ; ses plus de 1.500 km carrés accueillent des centaines d’espèces de volatiles et de poissons d’eau douce, ainsi que des maisons lacustres. Voilà déjà une partie des éléments qui font que le delta soit une destination de vacances idéale.



    Pour Dragoş Olaru, gérant d’une firme de tourisme, chaque saison a son charme et celui de l’automne est incontestable : « En automne, quand il fait beau, nous organisons des promenades en bateau dans le delta ; c’est très agréable, surtout pour les enfants et pour les personnes âgées. Mais c’est la pêche sportive qui est la raison principale de la présence automnale des touristes dans le delta du Danube. L’observation des oiseaux touche, elle, à sa fin : il y a des espèces qui sont déjà parties, mais il y en a d’autres qui se préparent à migrer et, de ce fait, c’est plus facile de les admirer. L’agitation estivale a disparu et nous pouvons nous rapprocher d’eux beaucoup plus. »



    Dragoş Olaru et ses collaborateurs qui sont des guides aguerris, proposent une dizaine d’itinéraires, tous imaginés pour vous faire découvrir de près la flore et la faune des lieux. Les promenades durent entre trois et huit heures. En voici un exemple : « Chaque itinéraire a son charme et des objectifs touristiques qui lui sont propres. Un que j’aime beaucoup est celui qui mène à Mila 23. La promenade commence vers 9h ou 10h, sur le canal du Danube, où nous remarquons les pêcheurs sportifs en compétition, en train de capturer des carpes. Nous nous dirigeons ensuite vers le lac Bogdaproste. Sur notre route, nous rencontrons des îlots flottants appelés « plauri » et « grinduri ». Des groupes de pélicans s’animent sur les lacs plus petits, autour. Le lac le plus grand que nous allons traverser s’appelle « Trei Iezere » et là encore, nous rencontrerons des pélicans et puis, plein de nénuphars. Le terminus de la promenade est Mila 23, un village de pêcheurs traditionnel, avec des maisons et une petite église charmantes. Nous nous arrêtons ensuite chez une famille lipovène (des habitants d’origine russe du delta) où nous allons préparer ensemble un potage de poisson traditionnel. La promenade est prévue durer jusqu’à environ 15h, mais ce n’est pas frappé dans le marbre. Ça dépend de l’endurance des touristes. »



    Côté hébergement, sachez que vous pouvez opter pour un hôtel flottant, un gîte rural ou un ensemble d’hôtels comme celui de quatre étoiles de la commune de Murighiol. La superbe vue sur le lac qui s’offre aux yeux ne lasse pas d’impressionner le visiteur. Le prix d’une suite, petit déjeuner et Internet wi-fi compris, est de 90 euros dans le courant de la semaine et de 110 euros en week-end.



    Et ce n’est pas tout, affirme notre interlocutrice Mihaela Andrei, chargée de marketing : « Nous avons une piscine olympique et une aire de jeux pour enfants. On peut pêcher dans le lac Murighiol, faire du pédalo ou se promener à bord de barques à rames. A cela s’ajoute un centre de bien-être, avec piscine couverte, sauna, bain de vapeurs d’eau saline, jacuzzi, salle de massage. Nous pouvons organiser des excursions d’une durée de trois à huit heures sur les canaux du delta du Danube. A hauteur de la localité de Sf. Gheorghe, se trouve l’endroit où le fleuve se jette dans la Mer noire » .



    Contrée mirifique, le Delta du Danube enchante le touriste par les paysages, par sa richesse floristique et faunistique. La cuisine du terroir réserve des surprises tout aussi agréables: des menus du pêcheur avec salades d’œufs de poisson en entrée, boulettes de poisson, bouillabaisse, brochettes de hareng du Danube et de carpe ou bien rôti d’agneau et de mouton, zakouski, salade de haricots blancs, bortsch aux lardons fumés. Si les tarifs d’hébergement pour un séjour dans le Delta du Danube sont plus élevés que dans d’autres contrées de la Roumanie c’est parce qu’ils incluent aussi le transport par voie d’eau, a-t-on appris par Dragoş Olaru, responsable d’une agence de voyage. Il tient à préciser cependant que ces prix ne sont pas prohibitifs.



    A preuve, l’afflux des visiteurs venus des quatre coins du monde : « Ils viennent de France, d’Espagne, d’Allemagne, des Amériques, d’Afrique du sud, et j’en passe, et des meilleurs. Nos hôtes étrangers se déclarent très satisfaits des services et ne rechignent pas sur les prix. En 2013, nous avons accueilli un couple de Britanniques qui y a passé neuf jours. Ils nous ont rendu visite cette année aussi, en précisant que c’est le seul endroit au monde où ils soient revenus une deuxième fois. A présent, nous hébergeons un groupe d’Arméniens auquel j’avais été recommandé. Le plus important c’est, en fin de compte, la satisfaction du client».



    Le Delta du Danube est la destination idéale tant pour les passionnés de nature, que pour les personnes en quête de détente. Dans l’espoir de vous en avoir convaincus, nous vous conseillons de contacter dès maintenant votre agence de voyage, afin que vous bénéficiiez des offres les plus attractives pour un séjour automnal dans cet endroit mirifique. (Trad.: Ileana Taroi, Mariana Tudose)

  • La soupe roumaine au poisson

    La soupe roumaine au poisson

    Sachez pourtant que la soupe de poisson se prépare dans presque toutes les régions de la Roumanie et c’est pourquoi il a été décliné en une longue série de variantes. Le secret de la soupe roumaine de poisson réside dans le bors, ce condiment obtenu à partir de la fermentation de son de blé, typiquement roumain. En France par exemple, vous le trouverez chez les traiteurs roumains dans sa variante liquide ou en sachet instant.



    Revenons à la soupe de poisson et notamment aux ingrédients nécessaires. Commençons par le poisson : il vous faut une ou plusieurs têtes de gros poissons (carpe ou silure) ainsi que trois ou quatre poissons plus petits (notamment des carassins). Il vous faut aussi un oignon, un poivron, une grosse tomate, une carotte, un panais et un demi-céleri rave. Il vous faut aussi environ 750 ml de bors, une demi-tasse de riz et une botte de Livèche.



    Il faut nettoyer très bien les différents poissons et leur enlever les branchies. Faites-les bouillir dans une grosse marmite pendant une quinzaine de minutes. Coupez les légumes en dés d’environ un centimètre, un centimètre et demi de côté et rajoutez-les dans la soupe avec le riz. Laissez bouillir à feu moyen pendant une autre trentaine de minutes avant de rajouter le bors et une demi-botte de livèche. Salez selon vôtre propre goût et laissez mijoter pendant une autre dizaine de minutes. Voilà, la bouillabaisse roumaine est prête. Il faut tout simplement enlever les têtes de poisson et les os et récupérer la chair de poisson que l’on remet dans la marmite. Juste avant de la servir il faut ajouter l’autre demi-botte de livèche afin d’amplifier sa saveur. Si la soupe ne vous semble pas trop aigre, vous pouvez lui ajouter du jus de citron ou un peu de vinaigre.



    D’ailleurs, si vous ne disposez pas de bors, vous pouvez compenser son absence par le jus d’un ou même de deux citrons par exemple. Sachez également que dans le delta du Danube, la soupe de poisson est consommée en deux étapes. Durant la première, on mange le poisson avec du mujdei, une sorte de mousse d’ail similaire à la rouille. Ce plat est accompagné surtout d’un ou de plusieurs petits verres d’alcool local ou de vodka. Puis on mange la soupe, accompagnée d’un ou de plusieurs piments. Un plat vraiment intense.


  • Séjour dans le Delta du Danube

    Séjour dans le Delta du Danube

    Promenades en hôtels flottants, tours en chaloupes de plaisance, parties de pêche et excursions photo guidées — voilà quelques programmes parmi les plus recherchés dans le Delta du Danube. Vous pouvez ainsi découvrir la beauté du paysage et connaître les traditions et la civilisation locales.



    Dans cette édition de notre rubrique Radio Tour nous parlerons des meilleures offres touristiques pour le seul delta du monde déclaré réserve de la biosphère : le Delta du Danube, une des destinations les plus attractives de Roumanie.



    Nous commençons par une halte dans un 3 étoiles qui offre un large éventail de services à tous ceux qui viennent connaître les attractions touristiques locales. Nous passons le micro à son manager, Ioana Voinea : « Notre ensemble hôtelier attend ses touristes avec un large éventail de services et d’activités. Nos deux restaurants offrent aux visiteurs des plats à base de poisson ou un buffet à volonté contre 50 lei — soit environ 11 euros. Le menu comporte deux sortes de potages, trois hors-d’œuvre, 5 plats à base de viande, garnitures, salades, dessert. Nous avons la possibilité d’organiser des feux de camps et des pique-niques. Côté services, je dois également mentionner le bar, le snack-bar, la discothèque, les salles de conférences pouvant accueillir 250 personnes, les promenades en catamaran et en embarcations rapides. Sur la liste des services figurent également un sauna et une salle de fitness, deux piscines en plein air, une aire de jeu pour les enfants, des terrains de tennis, de basket, de foot, de volley-ball, une salle de billard et de ping-pong, des vélos. S’y ajoutent 5 chevaux pour pratiquer l’équitation et un poney pour les enfants. Nous organisons également des safaris. C’est un service inédit pour le Delta du Danube. Les touristes peuvent observer de près les oiseaux et les animaux sauvages : renards, chacals, sangliers, biches. »



    Des prix promotionnels vous sont offerts pour les paquets touristiques en fonction du nombre de personnes : les groupes de plus de 10 personnes en bénéficient certainement. Pour 3 nuitées passées à l’hôtel, on vous en offrira une 4e gratuitement. Le prix d’une nuitée pour une personne en chambre double commence à 60 lei — soit environ 12 euros — petit déjeuner inclus.



    Il y a des touristes qui viennent par passion pour la pêche. A leur intention, nous avons aménagé un lac qui offre des conditions pour la pêche à la carpe et au brochet. Les familles en quête de relaxation bénéficient d’activités aussi bien pour les adultes que pour les enfants. Quant aux compagnies, l’endroit est idéal pour faire du team-building.



    A quel moment de l’année doit-on prévoir un séjour dans le Delta du Danube ? Ioana Voinea : «Heureusement, parmi toutes les destinations de vacances, le Delta du Danube bénéficie de la plus longue saison touristique ; depuis avril et jusqu’en novembre, le temps est agréable. Pourtant, pour ceux qui veulent faire des excursions, les mois de mai et de juin sont à préférer. Il ne fait pas encore trop chaud et on peut voir les oiseaux avec leurs petits, la végétation qui s’épanouit, les nénuphars qui sortent du tréfonds des eaux. C’est la meilleure période pour prendre un bain de nature et découvrir les beautés du delta. Les pêcheurs viendront au printemps et en automne. Les mois de septembre et d’octobre leur sont réservés. Les parents peuvent emmener leurs enfants en été. C’est vraiment beau et j’invite tout le monde à venir dans cette oasis de verdure et de calme comme il n’y en a pas beaucoup. Les visiteurs auront l’occasion de goûter une « bouillabaisse », préparée dans un petit chaudron et servie en plein air et du poisson grillé. Ils partiront émerveillés, après les promenades dans la région. La plupart des touristes deviennent nos amis. C’est un endroit unique en Europe. »



    Iliuta Goian de l’Association « Découvrez le Delta du Danube » s’occupe depuis très longtemps de la promotion de la zone. Le prix d’un séjour de 4 jours au Delta va de 90 euros jusqu’à 250 euros, compte tenu du moyen de transport et du lieu d’hébergement choisi :



    Iliuta Goian : « Notre favori, que nous avons mis au point il y a trois ans, en prenant compte des préférences de nos clients, est le séjour de 4 jours et 3 nuitées au cœur du Delta du Danube, à Mila 23 ou à Crisan. Ce séjour inclut le transport depuis la ville de Tulcea, trois nuitées, trois repas et deux journées d’excursions. Les journées, on les passe à bord des bateaux, 4 heures le matin et 4 le soir, avec une pause déjeuner. S’y ajoute aussi une excursion au village de Letea. On y arrive en bateau et puis en TT jusqu’à l’entrée dans la forêt, d’où on marche à pied, une heure durant. Le déjeuner on le prend au village de Letea. Le dernier jour on rentre à Tulcea. »



    Un séjour de ce type revient à 160 euros par personne. Iliuta Goian recommande aux touristes de ne pas rater les lacs situés dans le nord de la région, à savoir Babina, Matita et Merhei. Autant d’endroits très sauvages, les touristes venus de tous les coins du monde pouvant y découvrir une faune très riche.



    Iliuta Goian : « Près de la moitié de nos visiteurs viennent de l’étranger et les réactions sont très bonnes. Je pense qu’ils apprécient plus que les Roumains le côté sauvage du Delta, vu que chez eux les zones ayant échappé à l’intervention humaine ont presque disparu. C’est pourquoi ils apprécient au maximum ce qui est resté sauvage en Europe ».



    Dragos Gocima, président de l’Association du Patronat du Tourisme au Delta du Danube souligne que le Delta n’est pas uniquement une destination recommandée au pêcheurs, chasseurs, passionnés de nature. Le Delta va aussi de pair avec la détente et l’aventure : « Le Delta change de visage d’une saison à l’autre, d’une zone à l’autre. Il m’est difficile d’identifier un certain endroit cher à mon cœur : la forêt d’aunes, un coucher du soleil, la zone où le Danube se jette dans la Mer Noire, la forêt de Letea, la ville de Sulina, une promenade sur les lacs — il y a plein de choses à visiter dans le delta. Les touristes étrangers qui nous rendent visite en sont fascinés et affirment avoir découvert une Roumanie différente. Ils apprécient énormément non seulement la beauté de la nature mais aussi la qualité des services touristiques. Il y a quelques jours, nous avons reçu la visite de quelques journalistes belges qui avaient une réservation de deux jours seulement. Finalement ils y sont restés une semaine afin de pouvoir découvrir toute la région ».



    Les hôteliers proposent aussi des excursions en hélicoptère contre 1000 euros par heure, la durée minimale étant de trois heures. (Trad. : Alexandra Pop, Dominique)