Tag: environnement

  • Protéger l’aigle pomarin

    Protéger l’aigle pomarin

    L’aigle pomarin est une espèce de rapace diurne qui passe l’hiver dans l’est et le sud de l’Afrique et revient chaque année au même nid. Selon des études récentes, il y a environ 2000 – 2500 couples d’aigles pomarins en Roumanie, ce qui compte pour 22% du total de leur population au niveau de l’UE et pour 10% au niveau mondial. Par conséquent, les Carpates roumaines sont une des zones de nidification les plus importantes de ces oiseaux. La Roumanie propose donc un projet de conservation de l’aigle pomarin. Son objectif est de protéger et surveiller cette espèce en voie de disparition.

    Davantage de détails avec Ovidiu Bufnilă, responsable de la communication au sein de la Société ornithologique roumaine: « C’est un projet que nous n’avons pas développé seuls. Le bénéficiaire principal en a été l’Agence de Protection de l’Environnement de Sibiu, que nous avons aidée aux côtés d’un autre partenaire, le Groupe Milvus. Nous avons surveillé par satellite 22 aigles pomarins. A l’heure actuelle seuls deux oiseaux portent toujours un émetteur sur le dos: ils s’appellent Arlie et Erika. Cette année nous avons même réussi à prendre des photos d’Arlie dans son nid. Un émetteur par satellite coûte 3500 euros environ et c’est justement grâce à ces dispositifs que nous avons obtenu des données importantes pour notre projet. Les informations recueillies nous ont beaucoup aidés à étudier non seulement les routes de migration des oiseaux, mais aussi l’activité des oiseaux dans leur nid, leur nourriture préférée, l’endroit où ils procurent leur nourriture, comment mieux les protéger. Et pour cause: au moment où l’homme s’approche du nid d’un rapace, l’oiseau quitte l’endroit. De même, nous avons examiné les habitats qui devraient être protégés pour que ces oiseaux puissent se nourrir. L’aigle pomarin n’attaque pas les volailles, il mange des souris dans les champs, des insectes, des sauterelles. Par conséquent, en étudiant les zones avoisinant son nid, nous avons réussi à imposer des mesures de conservation de cette espèce. Elles sont mises en œuvre non seulement en Roumanie mais figurent également au plan européen d’action pour la protection de cette espèce. Il n’est donc pas étonnant que ce projet ait été choisi. C’est un des meilleurs projets en Europe, des spécialistes de 3 institutions y ont travaillé assidûment. »

    Grâce aux émetteurs dont parlait notre invité, il y a deux ans, les ornithologues ont appris que l’aigle Arlie avait commencé sa migration le 14 février, en Namibie. Il a volé d’abord jusqu’au Zimbabwe où il a passé quelques jours avant de partir vers le nord. Il a traversé des pays tels la Zambie, la Tanzanie, l’Ouganda, l’Ethiopie, l’Erythrée, l’Egypte, Israël, le Liban, la Turquie et la Bulgarie, pour arriver en Roumanie le 9 avril. Au total près de 10.000 km parcourus, pour regagner son nid des monts Fagaras, au centre de la Roumanie. A étudier les données complètes de la migration de l’aigle Arlie entre septembre 2013 et avril 2014, on découvre des chiffres impressionnants: 206 jours de voyage, 24.400 km parcourus, 17 pays sur trois continents traversés.

    Notons pour terminer que le nombre le plus important de couples d’aigles pomarins est à retrouver en Transylvanie, dans l’ouest de la Roumanie et sur les versants orientaux des Carpates. Une petite population vit également dans l’est, le sud et le sud-est du pays. (Trad. Valentina Beleavski)

  • Le programme Le Tacot 2015

    Le programme Le Tacot 2015

    Les possesseurs dautomobiles de plus de 8 ans peuvent les mettre à la casse, recevant en échange un ticket de 6500 lei. Ils ont également la possibilité de céder cette prime de recyclage en faveur de personnes souhaitant acheter une voiture neuve. En plus des 6.500 lei, soit 1500 euros, il existe aussi des éco – bonus allant de 700 à 2.500 de lei, si au lieu du tacot polluant, on acquiert une auto neuve et respectueuse de lenvironnement.



    Voici ce que déclarait la ministre roumaine de lEnvironnement, Graţiela Gavrilescu : « Nous avons lancé cette année 25 mille tickets dont 20 mille destinés aux personnes physiques et 5 mille aux personnes morales. Je voudrais bien que ces dernières accèdent à ce programme, car ce sont les sociétés commerciales qui utilisent le plus grand nombre de véhicules. En outre, à partir de 2015, les participants au programme bénéficieront déco-bonus lors de lachat dautomobiles non polluantes. Ces bonus valent 750 lei pour lacquisition dune voiture neuve, dont lémission de CO2 est inférieure à 100 g/km, 1500 lei pour les autos neuves dotées dun système de propulsion hybride (technologies hybrides conventionnelles) et 2.500 lei lors de lachat dun véhicule électrique hybride neuf (technologies de pointe du type plug-in). Nous souhaiterions voir dès cette année de telles voitures non polluantes rouler dans Bucarest. »



    Cette année, le ministère de ressort propose une nouveauté. Il sagit dun projet permettant daccorder 100 tickets – éco dun montant total de 20 mille lei aux acquéreurs de voitures électriques. Ce ticket éco pourra être cumulé avec la prime à la casse, de 6.500 lei, ce qui signifie que la réduction totale atteint les 26500 lei (6000 euros).



    Petit bémol : pour ces véhicules écologiques, la Roumanie ne dispose pas dassez de bornes de recharge. Les autorités promettent pourtant de mettre sur pied, dici deux ans, un réseau de 10 mille bornes de rechange à Bucarest et dans les grandes villes à travers le pays. Aujourdhui, on décompte une centaine de voitures électriques en Roumanie.



    Grâce au programme « Le Tacot », lancé il y a une dizaine dannées, près dun demi-million de bagnoles ont été mises à la casse, ce qui a permis la vente de 236.000 voitures neuves, dont 17 mille rien quen 2014. Les autorités espèrent se débarrasser en 2015 denviron 20.000 tacots. Même dans ces conditions, lancienneté du parc automobile de Roumanie reste considérable. Plus de deux millions de véhicules immatriculés en Roumanie pays ont plus de 11 ans. (Trad. Mariana Tudose)

  • Le suivi et la protection des dauphins en Mer Noire

    Le suivi et la protection des dauphins en Mer Noire

    Préoccupée par les dangers qui menacent les dauphins en mer Noire, lONG environnementaliste « Mare Nostrum » de Constanta mène depuis cinq ans un projet de suivi et de préservation des dauphins. Afin de découvrir les causes qui ont provoqué la réduction des effectifs de dauphins en Mer Noire, lorganisation a misé aussi sur une collaboration internationale. La conclusion, cest que les dauphins séchouent sur les plages roumaines pour des causes naturelles, et le nombre de ces cas a baissé ces dernières années. Si en 2012, 177 dauphins ont été retrouvés échoués sur les plages, en 2013 – 2014 leur nombre sest réduit à 60 – 70 tout au plus.



    Ecoutons Marian Paiu, représentant de lONG Mare Nostrum : « Cest un programme développé grâce à la persévérance et avec laide des bénévoles. Du point de vue financier, ce programme est soutenu surtout par le biais de la campagne « Adoptez un dauphin ». Les personnes qui nont pas la possibilité de nous rejoindre peuvent ainsi participer à ces activités et nous soutenir financièrement. Cest une campagne que vous pouvez retrouver sur nos sites et que le public peut soutenir en redirigeant 2% ou même 20% de limpôt sur le profit. Le principal objectif de ce programme est de soutenir les efforts nationaux et internationaux de collecte dinformations par la mise en place dune base de données sur les cétacés observés dans les eaux roumaines, échoués sur les plages ou bien accrochés accidentellement dans les filets des pêcheurs. Lidentification des moyens de réduire la mortalité parmi les cétacés, ainsi que linformation de la population au sujet de lécosystème marin et de ses problèmes figurent également parmi les objectifs adjacents du programme. Celui-ci propose 8 activités parmi lesquelles le suivi terrestre et aquatique. Il y a deux ans, on a même participé à un monitoring aérien. Nous organisons aussi des sessions didentification des dauphins et des groupes de dauphins à partir de la nageoire dorsale, qui dans le cas de cet animal agit comme lempreinte digitale humaine, elle diffère dun individu à un autre. Puis côté conservation, nous testons déjà des dispositifs visant à libérer les dauphins pris au piège dans les filets de pêche. Jusquici ces objets se sont avérés très efficaces. »



    Le projet a aussi une importante composante éducative qui implique des activités dinstruction de centaines délèves et de professeurs, mais aussi de pêcheurs et de salariés des institutions représentative de la côte roumaine de la mer Noire. Lorganisation « Mare Nostrum » offre aussi la possibilité aux personnes qui aiment les dauphins de faire des dons sous la forme de ladoption symbolique dun dauphin. Les fonds ainsi collectés seront utilisés pour le sauvetage et le suivi des cétacés en mer Noire. Jusquici lONG a enregistré 188 adoptions, dont 149 pour une année et le reste de 30 adoptions à vie. « Mare Nostrum » a réussi à collecter près de 9 mille euros, qui ont été utilisés pour acheter 24 dispositifs acoustiques, mais aussi pour identifier et la photographier des dauphins se trouvant au large des côtes roumaines. (Trad. Ligia Mihaiescu)

  • “Pelicam” à Washington

    “Pelicam” à Washington

    La jeune génération roumaine est dernièrement plus impliquée en matière d’environnement. Que ce soit les exploitations aurifères, le gaz de schiste, l’agriculture bio ou d’autres thématiques, les jeunes Roumains sont beaucoup moins réticents à faire valoir leurs opinions et à participer aux débats. Un festival de film environnemental, « Pelicam », ne cesse de monter depuis trois ans. Il se tient dans le Delta du Danube et il est déjà un des repères du cinéma européen spécialisé. Pelicam fait partie du réseau festivalier Green Film Network et, grâce à ce partenariat, à sa visibilité, dans quelques jours, il traverse l’Océan atlantique, en tant qu’invité du Festival du cinéma d’environnement de Washington. Pelicam sy montre le 22 mars avec le documentaire « Chevaux sauvages » du réalisateur Dan Curean, un film avec un sujet très inattendu. Explications avec Corina Moldovan-Florea, co-directrice du festival Pelicam.


  • Carrières et environnement

    Carrières et environnement

    Tout dabord, parlons carrières. Qu’est-ce qui est le plus important pour les jeunes roumains lorsqu’ils recherchent un emploi ? Dans quels domaines sont — ils encouragés à s’affirmer ? Réponse.





    Dans la deuxième partie de notre chronique jeunesse nous parlons environnement.River Action Day — une Journée consacrée à la protection des rivières, a été marquée début octobre par les élèves de 11 pays de l’Europe Centrale et du Sud-Est — Bulgarie, Croatie, République de Modova, Autriche, Serbie, Slovaquie, République tchèque, Ukraine, Hongrie et Roumanie. (Aut. Teofilia Nistor, trad. Valentinta Beleavski)


  • Tourisme des jeunes en Roumanie

    Tourisme des jeunes en Roumanie

    Le ministère roumain des PME et le milieu des affaires et du tourisme ont récemment lancé le premier cluster de tourisme au monde destiné aux jeunes. Il s’agit d’un partenariat public-privé qui vise à attirer les jeunes touristes de l’étranger. Les projections officielles tablent sur une croissance annuelle de 10% du nombre des visiteurs s’inscrivant dans la tranche d’âge 20 à 32 ans. Des touristes pour qui les voyages à l’étranger signifient nouvelles expériences, événements divers, détente, amusement, aventure et qui, dans la plupart des cas, préfèrent se faire héberger dans des auberges de jeunesse ou des hôtels bon marché.



    La Roumanie est-elle recherchée par les jeunes touristes ? Eléments de réponse avec Radu Vădeanu, gérant d’une telle auberge, à Cluj: « Je vous déclare en toute certitude que la Roumanie a du succès auprès des jeunes. Nous avons mêmes constaté une croissance significative du nombre des jeunes touristes aussi bien roumains qu’étrangers. Ceux qui nous rendent visite à Cluj se dirigent surtout vers les monts Apuseni, d’autres sont intéressés par les villes de Sighişoara et de Braşov. Il s’agit, en fait, de l’itinéraire classique : Cluj-Sighişoara-Braşov-Bucarest. Sur la liste des destinations touristiques figure aussi la contrée de Maramureş. Il y a aussi les crêtes des montagnes, mais elles sont recherchées par une catégorie précise de touristes, ceux familiarisés avec les ascensions.»



    Quant aux tarifs hébergement, il faut préciser que le prix d’une nuitée va de 12 euros par personne, petit déjeuner inclus. Radu Vădeanu: « Plusieurs dizaines de touristes étrangers franchissent chaque jour le seuil de notre auberge, qui dispose d’une capacité d’accueil de 50 places. Auberge de jeunesse signifie des dortoirs à 4 ou 6 lits, ainsi que des espaces communs, tels une cuisine avec l’équipement nécessaire à la préparation de repas. Cuisiner ensemble cela peut constituer une expérience inédite pour certains jeunes, puisqu’ils découvrent ainsi les plats spécifiques d’autres pays. Pour la belle saison, il est recommandable de réserver bien à l’avance. Pas de problème, en échange, pour le reste de l’année. »



    Des guides se tiennent à la disposition des touristes pour des tours de deux ou trois heures de la ville de Cluj. Grâce au partenariat avec une agence de voyage, les jeunes peuvent également acheter des paquets touristiques et des circuits à travers la province de Transylvanie. La visite guidée de Cluj coûte 20 euros par personne, tandis qu’une randonnée guidée dans les Monts Apuseni peut atteindre les 40 euros par personne.



    Radu Vădeanu nous recommande aussi un paquet touristique au Maramureş: « Il inclut une nuit passée dans le village de Poienile Izei, une soirée de musique et de danse traditionnelles, la dégustation de plats du terroir, la visite de plusieurs églises inscrites au patrimoine de l’UNESCO et du musée mémorial de Sighet, considéré comme un site touristique incontournable. Nous organisons aussi, sur demande, des promenades dans la Vallée du Vaser en petit train d’époque, appelé « mocăniţa ». Pour un groupe de huit, le prix d’une telle balade est de 80 à 90 euros par personne. »



    Beaucoup de jeunes européens de moins de 26 ans qui nous rendent visite connaissent le programme Euro 26. Florin Maxim, directeur de carte à l’Association Euro 26 Roumanie, membre d’Europeans Card Association, détaille les avantages de ce programme: « Euro 26 est une carte destinée aux 14 – 30 ans, que l’on distribue à titre gratuit en Roumanie. Ce programme fait partie du réseau des Cartes européennes, European Cards. Créé il y a 28 de ans, le réseau réunit actuellement 38 pays et 42 organisations partenaires. On dénombre quelque cinq millions de jeunes possesseurs de telles cartes en Europe, dont 40 à 50 milles Roumains. Tous les titulaires de cartes Euro 26 bénéficient d’une série de réductions et d’événements et projets qui leur sont expressément dédiés. »



    Voici maintenant quelques recommandations de Florin Maxim à l’intention des jeunes touristes: « Bucarest, tout d’abord, car il y a plein d’endroits où ils peuvent utiliser leur carte : musées, théâtres, espaces de loisirs, restos et clubs. La vie nocturne de Bucarest est florissante, ce qui n’est pas sans intéresser les jeunes. Je recommanderais aussi d’autres villes comme Timişoara et Cluj, par exemple, qui figurent dans le réseau de réductions Euro 26. »



    Radu Vladeanu, l’administrateur d’une auberge de jeunesse de Cluj, explique d’où arrivent la plupart des touristes étrangers qui choisissent son établissement: « La plupart d’entre eux viennent d’Europe, notamment en raison de l’arrivée des vols low-cost à l’aéroport de Cluj, il y a environ trois ans. Mais nous avons également reçu des touristes américains, même s’ils visitent d’habitude plusieurs pays lors d’un seul séjour. Nous avons hébergé aussi des touristes d’Asie : japonais et coréens, mais ils sont moins nombreux. Nous avons des dizaines de souvenirs dont le plus beau est celui d’un Japonais auquel j’ai demandé ce qu’il avait aimé plus en Roumanie. Sa réponse a été assez inattendue : il aimait le ciel. Au Japon, en raison des lumières de la ville il lui était impossible de voir les étoiles. Par contre, chez nous dans le massif des Apuseni il a vu un ciel magnifique. Pour lui, ce fut une chose extraordinaire de voir le ciel nocturne dans toute sa splendeur. »



    Incursions dans l’environnement urbain ou bien escapades sauvages en pleine montagne, les paquets touristiques spécialement conçus pour les jeunes s’avèrent très diversifiés. Donc si vous êtes jeunes et que vous souhaitiez visiter la Roumanie, contactez dès maintenant votre agent de tourisme pour une offre personnalisée. (Aut. Daniel Onea; Trad. Mariana Tudose)

  • 24.07.2014

    24.07.2014

    Migration — Une embarcation transportant 54 migrants du Proche orient vient d’être interceptée en Mer Noire, par la police roumaine des frontières, dans un périmètre surveillé en partenariat avec la Bulgarie. 15 migrants sont mineurs. Les policiers roumains ont effectué des procédures spécifiques pour une mission de sauvetage en mer, après avoir reçu des appels de la part des personnes à bord de l’embarcation.



    Procès — L’Etat roumain démarrera une action au Tribunal d’arbitrage de Paris contre la société italienne Enel qui est accusée de ne pas avoir respecté le contrat de privatisation de la société Electrica Muntenia Sud. Enel s’obligeait à acheter avant la fin 2012 un nouveau paquet de 13,57% des actions que la société de distribution de l’énergie, Electrica détenait à sa filiale Electrica Muntenia Sud. Rappelons-le, en 2008, la société italienne avait payé à l’Etat roumain environ 394 millions d’euros en échange de 50% des actions. Les autorités roumaines demandent à l’entreprise Enel de payer 520 millions d’euros de dédommagements. Selon le ministre roumain chargé de l’énergie, Razvan Nicolescu, la décision d’attaquer la société italienne au Tribunal d’arbitrage de Paris a été prise suite à l’échec des pourparlers amiables engagés entre les deux parties. La compagnie italienne vient d’annoncer son intention de vendre les opérations de distribution de l’électricité qu’elle possède en Roumanie.



    Evasion fiscale — Une trentaine de perquisitions ont eu lieu aujourd’hui aux domiciles des membres d’un groupe mafieux spécialisés dans l’évasion fiscale. Selon les enquêteurs ceux-ci auraient acheté des métaux et des alliages dans des pays tels l’Italie, les Pays-bas, la Pologne et la République Tchèque, qu’ils auraient ensuite commercialisés sur le marché interne par le biais de sociétés fantômes. La valeur des marchandises s’élèverait à 25 millions d’euros. Afin de ne pas payer la TVA, les accusés auraient enregistré des ventes fictives. Le préjudice est estimé à six millions d’euros.



    Loi — Le président roumain Traian Basescu a annoncé mercredi dans la soirée son intention de ne pas promulguer et de renvoyer au Parlement le projet de loi visant la réduction de 5% des charges patronales. Dans une déclaration devant les médias, le président roumain a déclaré qu’il soutiendrait sans aucune réserve cette mesure. Il a également ajouté que ses objections à la loi étaient liées notamment aux sources de financement du déficit créé par cette mesure au budget du fond des retraites. Pour sa part, le premier ministre Victor Ponta affirme que la mesure est soutenable du point de vue économique.



    Pont — Un pont en bouteilles de plastique a été inauguré mercredi soir à Timisoara, dans l’ouest de la Roumanie. Aménagé par des bénévoles, le pont a été construit à l’aide de plus de 100 mille bouteilles en plastique collectées pour dénoncer les ravages de ces déchets sur les rivières, les mers et les océans du monde. Des concerts et d’autres évènements culturels seront organisés sur cette installation. Selon les chiffres de la Commission européenne, environ 10 millions de tonnes de déchets, en majorité en plastique, sont déversés chaque année dans les mers et océans du monde, qui risquent de se transformer en énormes décharges.



    Astronomie — La ville de Suceava dans le nord de la Roumanie accueillera du 2 au 10 août le Concours international d’astronomie et d’astrophysique qui prévoit quatre épreuves : théorique, analyse des données astronomiques, pratique et par équipes. Plus de 550 compétiteurs et examinateurs du monde entier y sont attendus. Jusqu’ici ce concours olympique s’est déroulé en Thaïlande, Indonésie, Iran, Pologne, Chine, Brésil et Grèce. La Roumanie participe à cette compétition depuis la première édition et en 2013, les élèves roumains ont remporté cinq médailles — deux d’or, deux d’argent et une de bronze.



    Football — Le club de foot champion de Roumanie, Steaua Bucarest s’est qualifié au 3 e tour préliminaire de la Ligue des Champions après une victoire à domicile contre les norvégiens de Stroemsgodset IF sur le score de 2 buts à 0. Vu que dans le match aller, elle a vaincu le club norvégien sur 1 but à 0, Steaua demeure favorite à la veille des deux matchs contre le FK Aktobe du Kazakhstan. Aujourd’hui dans le match décisif du deuxième tour de l’Europa Ligue, Petrolul Ploiesti doit affronter Flamurtari Vlora d’Albanie. Petrolul a remporté le match aller à domicile 2 buts à 0. CFR Cluj rencontre en Serbie Jagodina, après un match nul à domicile (zéro partout).

  • PS au Pelicam

    PS au Pelicam

    Au milieu du mois de juin la ville de Tulcea, située au sud-est de la Roumanie sur les rives du Danube, a accueilli le festival international du film environnemental Pelicam. C’est ensuite à l’Institut français de Bucarest, à proximité de Piata Romana, que s’est déroulée la rétrospective de ce festival inédit. Ambiance… (Manon Bodel)


  • Alpha Klebstoffe: compagnie suisse en quête d’opportunités sur le marché roumain.

    Alpha Klebstoffe: compagnie suisse en quête d’opportunités sur le marché roumain.

    L’innovation est au cœur du monde moderne, même dans des secteurs où l’on aurait cru que tout a été dit. Dans le domaine de la production de mobilier, la Roumanie pourrait bénéficier de solutions moins agressives pour l’homme et l’environnement en provenance de Suisse. Ligia a rencontré le représentant d’une compagnie suisse en quête d’opportunités en Roumanie.


  • Pelicam 2014

    Pelicam 2014

    A lentrée du Delta du Danube se trouve la ville de Tulcea qui accueille, pour la troisième année de suite le “Pelicam”, cet animal étrange issu du croisement dun pélican et dune caméra. Non, ce nest pas un monstre, mais un des plus jeunes festival de Roumanie, avec une thématique singulière – le cinéma environnemental. Un festival jeune de tous les points de vue – jeune dâge, jeune desprit, avec une équipe très jeune, qui anime, cette année, la petite ville du sud-est de la Roumanie du 13 au 15 juin. Eclairage avec Benjamin Ribout, journaliste et directeur de “Pelicam”…


  • Projets verts dans les écoles

    Projets verts dans les écoles

    Le nombre des établissements scolaires à proposer et à mettre en œuvre des projets déducation écologique a sensiblement augmenté en Roumanie, ces dernières années. Grâce à eux, les élèves apprennent à mieux protéger lenvironnement, à collecter et à recycler les déchets, à planter des arbres ou à protéger la biodiversité.



    Un tel projet se déroule en ce moment même. Il sagit du plus grand concours national déducation écologique spécialisé, visant à mieux faire connaître les réserves naturelles du pays parmi les jeunes. Organisée par lAssociation “Ecoles pour un avenir vert”, en partenariat avec le ministère de lEducation nationale, le ministère de lEnvironnement et des Changements climatiques et la Société de géographie de Roumanie, cette compétition a mobilisé pas moins de 1300 équipes de jeunes qui ont conçu des projets pour améliorer la situation des aires protégées du pays.



    “La formation à la gestion durable et responsable des forêts du monde” est un autre projet spécialisé, financé par lUE et déroulé dans une vingtaine de villes européennes entre mai 2011 et avril 2014. Près de deux mille jeunes roumains y ont pris part également. Ce programme a été développé à partir dun constat inquiétant – quelque 13 millions dhectares de forêt – à savoir la moitié environ du territoire roumain – partent en fumée à travers le monde, chaque année. Une cadence insoutenable pour le maintien de léquilibre naturel de la Terre. Le projet a tenté donc de sensibiliser les héritiers de la planète à une consommation responsable des ressources forestières et à une gestion qui prenne en compte les besoins de lavenir.



    Lavinia Andrei est la présidente de la Fondation Terre – 3e Millénaire, une des ONG ayant mis en œuvre cette formation: « Ce projet, nous lavons déroulé dans le cadre du programme EuropeAid de lUE, en coopération avec deux autres organisations roumaines et six associations dItalie, Espagne, Pologne et Malte. Nous avons fait découvrir aux adolescents les bénéfices de la forêt, son rôle dans chacun des pays du projet, mais aussi au niveau mondial. Nous avons aussi étudié les pratiques en matière de gestion forestière des pays en voie de développement. Le projet a été très intéressant parce que, en dehors du grand nombre délèves et denseignants impliqués, ainsi que de la formation proprement-dite, nous avons conçu et réalisé une exposition multimédia sur les forêts du monde. Il y avait des photos, des bruits enregistrés sur place, dans les différents types de forêt, des clips vidéo sur les us et coutumes locaux ainsi que sur lexploitation des forêts et les différents mouvements de protestation à cet égard. Avec nos jeunes passionnés de forêts, nous avons également abordé lutilisation durable de produits réalisés à partir du bois, de même que la problématique des acquisitions publiques dites écologiques ou vertes. Lachat de tels produits respectueux de lenvironnement réduirait les émissions de gaz à effet de serre et diminuerait limpact sur les ressources. »



    Dailleurs, les enfants et les adolescents impliqués dans le projet sur “La formation à la gestion durable et responsable des forêts du monde” ont proposé des solutions pour la sauvegarde des forêts de la planète. Tout un répertoire de bonnes idées a vu le jour grâce aux deux compétitions européennes “Engagez-vous. Sauvez les forêts”, organisées dans les pays participants au projet.



    Après la forêt, passons à la mer. Des centaines délèves roumains du cours primaire et du collège se sont déjà inscrits au concours national “Le livre de la mer Noire”, qui leur révélera les secrets du bassin de la grande noire, si différente de la Méditerranée. Il sagit à nouveau dun projet international, mis en œuvre dans tous les pays riverains, à linitiative de World Wild Fund for Nature Turquie. Lancé en janvier dernier en Roumanie aussi par lantenne locale de World Wild Fund for Nature, “Le livre de la mer Noire” est un kit dinformation captivantes sur la géographie, la formation de cette mer ou encore les problèmes et les solutions pour protéger les écosystèmes de la région. Catalina Murariu est la coordinatrice de la branche Education et Développement durable de WWF-Roumanie: « Ce concours lance un défi aux élèves – celui dimaginer des mini-projets environnementaux, de sorte quils deviennent non seulement plus responsables, mais aussi plus créatifs. Nous sommes ouverts à tout – rencontres, leçons interactives, petites expositions, campagnes dinformation liées à la mer Noire – tout ce qui peut faciliter une prise de conscience et une implication plus forte des jeunes dans la préservation de cet écosystème. Le projet a donc de multiples dimensions – formative, ludique et concurrentielle. »



    Et la concurrence est grande puisque le Grand prix du “Livre de la mer Noire” est un microscope numérique dernière génération, qui donne la possibilité à tous les élèves dune classe de regarder simultanément les images des matériaux étudiés. (trad.: Andrei Popov)

  • 05.12.2013 (mise à jour)

    05.12.2013 (mise à jour)

    Emploi — Le premier ministre roumain, Victor Ponta, a déclaré dans un entretien à Euronews qu’il n’y aurait pas de flux de travailleurs roumains dans les Etats de l’UE après la levée des restrictions sur le marché de l’emploi au 1er janvier prochain. De son avis, la Roumanie offre assez d’opportunités, meilleures que d’autres membres occidentaux de l’Union, et engendrées par la croissance économique et par le faible taux de chômage. D’autre part, la ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, a annoncé que Londres souhaitait changer les règles dans le domaine de la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’UE, dans le contexte de l’élimination des restrictions imposées aux Roumains et aux Bulgares au 1er janvier.



    Vote – Le Parlement hollandais a voté avec une majorité écrasante la non prolongation du régime restrictif en vigueur pour les travailleurs roumains et bulgares après le 1er janvier 2014, en dépit de l’hostilité du public. Les restrictions seront levées au 1er janvier, mais la durée de résidence pour obtenir la nationalité passe de 5 à 7 ans. Rappelons que les Pays-Bas ont été un des dix Etats de l’UE à avoir annoncé en 2012 qu’ils préserveraient les restrictions sur le marché de l’emploi pour les citoyens de la Bulgarie et de la Roumanie, admises à l’UE en 2007. Selon les sondages, les Néerlandais demandent que les frontières hollandaises demeurent fermées jusqu’en 2019 pour les travailleurs des deux pays.



    Schengen — La lutte contre le terrorisme, la liberté de circulation des personnes, ainsi que la situation dans l’espace Schengen figurent à l’agenda de la réunion du Conseil Justice et Affaires intérieures, qui se déroule jusquà vendredi. La Roumanie est représentée à Bruxelles par le ministre de l’Intérieur, Radu Stroe. Les responsables européens présents à la réunion parleront également du suivi post-libéralisation du régime des visas dans le cas des pays des Balkans, ainsi que de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen. L’inclusion des deux pays dans l’espace de libre circulation a été ajournée à plusieurs reprises en raison de l’opposition de plusieurs Etats membres qui ont dénoncé la corruption à Bucarest, ainsi que l’absence d’actions concrètes contre le crime organisé à Sofia. La Commission européenne a affirmé plusieurs fois que la Roumanie et la Bulgarie respectaient les critères techniques d’adhésion à Schengen.





    Environnement — En visite à Londres, la ministre roumaine de l’Environnement, Rovana Plumb, s’est entretenue avec le Prince Charles en marge d’un projet pilote de construction dans dix villages de Transylvanie de plusieurs stations d’épuration à 100% écologiques dont bénéficieraient quelque 8500 habitants. Les stations seraient réalisées d’après le modèle d’une station d’épuration lagunaire mise en place à Viscri, un village où l’héritier de la couronne britannique détient une maison. Les deux officiels ont encore discuté de plusieurs autres projets lancés en Transylvanie par le ministère de l’Environnement et la fondation du prince de Galles, mais aussi du développement de certains projets d’agriculture écologique, censés stimuler et aider les petits fermiers roumains. D’autre part, la ministre Rovana Plumb et le secrétaire d’Etat à l’Energie et aux Changements climatiques, Edward Davey, ont signé mercredi à Londres une déclaration commune roumano-britannique sur la « croissance verte ».



    OSCE — Le ministre roumain des Affaires étrangères, Titus Corlăţean, participe au Conseil ministériel de l’OSCE, accueilli par Kiev deux jours durant. L’agenda comporte des thèmes d’intérêt prioritaire à l’agenda de l’organisation, avec un accent sur la problématique de la solution des conflits gelés de cet espace. Les récentes évolutions en Ukraine feront également l’objet des discussions. Des manifestations pro-européennes sans précédent après la « révolution orange » de 2004 ont eu lieu dans l’ancienne république soviétique. Elles ont été déclenchées en signe de protestation après la suspension par le pouvoir de Kiev de la signature de l’Accord d’association à l’UE au dernier moment, en faveur de la relance des relations avec Moscou. Des centaines de personnes ont été blessées, ces derniers jours, suite aux interventions brutales des forces de l’ordre.



    Coopération — Le président du Sénat roumain, Crin Antonescu, a réitéré à Chisinau l’appui de la Roumanie au parcours européen de la République de Moldova. Le responsable roumain s’est entretenu avec le président de la République de Moldova, Nicolae Timofti et le premier ministre, Iurie Leanca. La visite d’Antonescu a lieu après la signature, par Chişinău, de l’Accord d’association à l’UE. D’autre part, l’opposition communiste pro-russe du Parlement de Chişinău a déposé une nouvelle motion de censure contre le gouvernement pro-occidental, qu’elle accuse de trahison des intérêts de l’Etat après avoir paraphé l’Accord d’association. Les communistes accusent le gouvernement d’avoir négocié en secret et sans l’aval du Parlement en vue de cette signature.



    Décision – La Cour Constitutionnelle de République de Moldova a reconnu jeudi le roumain comme langue officielle. La Cour a décidé que le texte de la Déclaration d’Indépendance de la République de Moldova, de 1991, prévoyant que la langue officielle d’Etat est le roumain, l’emporte sur les stipulations de la Constitution adoptée en 1994 et selon laquelle la langue d’Etat est le moldave. Le syntagme « langue moldave » a été promu par le régime soviétique mais aussi par les partisans du courant moldave, après le démantèlement de l’URSS. A Bucarest, le président de la République, Traian Basescu a qualifié la décision de la Cour Constitutionnelle de Chisinau d’acte de justice envers l’histoire, qui met un terme aux tentatives de mystifier certaines vérités culturelles et historiques. Le premier ministre roumain, Victor Ponta a salué lui aussi la décision, qu’il a qualifié d’historique.




    Protestations – Les transporteurs routiers roumains ont annoncé une grève pour le 9 décembre, parce que le ministère des Transports n’aurait pas respecté ses engagements en matière d’amélioration du contexte législatif pour ce secteur, a annoncé aujourd’hui la Confédération nationale routière. Les transporteurs manifestent aussi leur désaccord avec la mesure annoncée par le gouvernement, de hausse du prix des carburants, une fois par l’augmentation de l’accise, mais aussi par la nouvelle taxe de 7 centimes d’euro + TVA, introduite dans le prix des carburants.

  • 05.12.2013

    05.12.2013

    Emploi — Le premier ministre roumain, Victor Ponta, a déclaré dans un entretien à Euronews qu’il n’y aurait pas de flux de travailleurs roumains dans les Etats de l’UE après la levée des restrictions sur le marché de l’emploi au 1er janvier prochain. De son avis, la Roumanie offre assez d’opportunités, meilleures que d’autres membres occidentaux de l’Union, et engendrées par la croissance économique et par le faible taux de chômage. D’autre part, la ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, a annoncé que Londres souhaitait changer les règles dans le domaine de la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’UE, dans le contexte de l’élimination des restrictions imposées aux Roumains et aux Bulgares au 1er janvier. Elle fera cette proposition aujourd’hui, au Conseil JAI de Bruxelles.



    Vote – Le Parlement hollandais a voté avec une majorité écrasante la non prolongation du régime restrictif en vigueur pour les travailleurs roumains et bulgares après le 1er janvier 2014, en dépit de l’hostilité du public. Les restrictions seront levées au 1er janvier, mais la durée de résidence pour obtenir la nationalité passe de 5 à 7 ans. Rappelons que les Pays-Bas ont été un des dix Etats de l’UE à avoir annoncé en 2012 qu’ils préserveraient les restrictions sur le marché de l’emploi pour les citoyens de la Bulgarie et de la Roumanie, admises à l’UE en 2007. Selon les sondages, les Néerlandais demandent que les frontières hollandaises demeurent fermées jusqu’en 2019 pour les travailleurs des deux pays.



    Schengen — La lutte contre le terrorisme, la liberté de circulation des personnes, ainsi que la situation dans l’espace Schengen figurent aujourd’hui et demain à l’agenda de la réunion du Conseil Justice et Affaires intérieures. La Roumanie est représentée à Bruxelles par le ministre de l’Intérieur, Radu Stroe. Les responsables européens présents à la réunion parleront également du suivi post-libéralisation du régime des visas dans le cas des pays des Balkans, ainsi que de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen. L’inclusion des deux pays dans l’espace de libre circulation a été ajournée à plusieurs reprises en raison de l’opposition de plusieurs Etats membres qui ont dénoncé la corruption à Bucarest, ainsi que l’absence d’actions concrètes contre le crime organisé à Sofia. La Commission européenne a affirmé plusieurs fois que la Roumanie et la Bulgarie respectaient les critères techniques d’adhésion à Schengen.



    Environnement — En visite à Londres, la ministre roumaine de l’Environnement, Rovana Plumb, s’est entretenue avec le Prince Charles en marge d’un projet pilote de construction dans dix villages de Transylvanie de plusieurs stations d’épuration à 100% écologiques dont bénéficieraient quelque 8500 habitants. Les stations seraient réalisées d’après le modèle d’une station d’épuration lagunaire mise en place à Viscri, un village où l’héritier de la couronne britannique détient une maison. Les deux officiels ont encore discuté de plusieurs autres projets lancés en Transylvanie par le ministère de l’Environnement et la fondation du prince de Galles, mais aussi du développement de certains projets d’agriculture écologique, censés stimuler et aider les petits fermiers roumains. D’autre part, la ministre Rovana Plumb et le secrétaire d’Etat à l’Energie et aux Changements climatiques, Edward Davey, ont signé mercredi à Londres une déclaration commune roumano-britannique sur la « croissance verte ».



    OSCE — Le ministre roumain des Affaires étrangères, Titus Corlăţean, participe au Conseil ministériel de l’OSCE, accueilli par Kiev deux jours durant. L’agenda comporte des thèmes d’intérêt prioritaire à l’agenda de l’organisation, avec un accent sur la problématique de la solution des conflits gelés de cet espace. Les récentes évolutions en Ukraine feront également l’objet des discussions. Des manifestations pro-européennes sans précédent après la « révolution orange » de 2004 ont eu lieu dans l’ancienne république soviétique. Elles ont été déclenchées en signe de protestation après la suspension par le pouvoir de Kiev de la signature de l’Accord d’association à l’UE au dernier moment, en faveur de la relance des relations avec Moscou. Des centaines de personnes ont été blessées, ces derniers jours, suite aux interventions brutales des forces de l’ordre.



    Coopération — Le président du Sénat roumain, Crin Antonescu, poursuit sa visite officielle en République de Moldova voisine. Son agenda comporte aujourd’hui des rencontres avec le chef de l’Etat, Nicolae Timofti, et avec le premier ministre Iurie Leancă. La visite d’Antonescu a lieu après la signature, par Chişinău, de l’Accord d’association à l’UE. D’autre part, l’opposition communiste pro-russe du Parlement de Chişinău a déposé aujourd’hui une nouvelle motion de censure contre le gouvernement pro-occidental, qu’elle accuse de trahison des intérêts de l’Etat après avoir paraphé l’Accord d’association. Les communistes accusent le gouvernement d’avoir négocié en secret et sans l’aval du Parlement en vue de cette signature.



    Protestations – Les transporteurs routiers roumains ont annoncé une grève pour le 9 décembre, parce que le ministère des Transports n’aurait pas respecté ses engagements en matière d’amélioration du contexte législatif pour ce secteur, a annoncé aujourd’hui la Confédération nationale routière. Les transporteurs manifestent aussi leur désaccord avec la mesure annoncée par le gouvernement, de hausse du prix des carburants, une fois par l’augmentation de l’accise, mais aussi par la nouvelle taxe de 7 centimes d’euro + TVA, introduite dans le prix des carburants.

  • 04.12.2013 (mise à jour)

    04.12.2013 (mise à jour)

    Croissance – La Roumanie a connu la croissance économique la plus importante de l’UE au 3e trimestre de 2013, tant par rapport aux 3 mois précédents que par rapport à la période juillet-septembre 2012, selon la seconde estimation publiée mercredi par l’Office européen de statistique Eurostat. Grâce à une croissance trimestrielle de 1,6%, la Roumanie est leader dans l’Union, suivie par la Lettonie (1,2%), le Royaume Uni et la Hongrie (les deux avec 0,8%), et la Pologne (0,6%). Selon l’Eurostat, de juillet à septembre 2013, l’expansion de l’économie de la zone euro a ralenti à 0,1%, après une avancée de 0,3% au trimestre précédent, et l’UE a connu une croissance de 0,2%, après celle de 0,4% enregistrée au 2e trimestre de l’année en cours.



    Environnement – La ministre roumaine de l’Environnement, Rovana Plumb, et le secrétaire d’Etat britannique à l’Energie et aux Changements climatiques, Edward Davey, ont signé mercredi, à Londres, une déclaration commune roumano-britannique portant sur la « croissance verte ». La Roumanie et le Royaume Uni s’engagent ainsi à lancer un dialogue pour une économie à faibles émissions de carbone. Les deux pays réaffirment leur engagement de limiter la hausse de la température moyenne globale à moins de 2° Celsius par la réduction, jusqu’en 2050, des émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95% par rapport au niveau de 1990.



    Diplomatie – Le nouvel ambassadeur de Roumanie aux Etats Unis, Iulian Buga, a présenté ses lettres de créance au président Barack Obama, lors d’une cérémonie qui a eu lieu à la Maison Blanche. Au sujet de son mandat, il a insisté sur l’élargissement et la consolidation des échanges commerciaux et des relations économiques bilatérales. Iulian Buga a également souligné les attentes naturelles des Roumains en matière d’accès aux Etats Unis et d’inclusion de la Roumanie dans le programme Visa Waiver le plus tôt possible.



    Ukraine – Les ministres des Affaires étrangères des Etats de l’OTAN ont décidé de participer à la réunion de l’OSCE en Europe prévue jeudi à Kiev, pour passer un message concordant, dans le contexte où l’Ukraine est présidente en exercice de l’organisation. La déclaration a été faite par le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlăţean, présent mercredi à Bruxelles, à la réunion ministérielle du Conseil de l’Atlantique Nord. Il a affirmé, d’autre part, que la Roumanie avait réitéré son engagement ferme de conférer de la substance au principe de la politique des portes ouvertes et qu’elle continuera d’accorder tout son appui aux quatre pays aspirants à l’admission à l’Alliance — Géorgie, Monténégro, Macédoine et Bosnie-Herzégovine.



    Association – Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a salué, mercredi, à Chişinău, la signature par la République de Moldova, à Vilnius, de l’Accord d’association à l’UE. Il a mentionné que le rapprochement de la communauté européenne accroîtrait les investissements et la confiance des institutions financières. L’officiel américain, qui a rencontré le premier ministre Iurie Leancă, a précisé que, jusqu’à présent, les Etats Unis avaient accordé à la République de Moldova de l’assistance financière de 1,1 milliards de $ et que cette assistance se poursuivrait. A son tour, Iurie Leancă a assuré que la République de Moldova continuerait son rapprochement de l’UE ainsi que la démocratisation du pays. John Kerry est le deuxième haut official américain à visiter ce pays, après le vice président Joe Biden, en mars 2011.



    Visas – Le président du Sénat de Bucarest, Crin Antonescu, a assuré, mercredi, que la Roumanie serait le premier Etat qui lèverait les restrictions de visa pour les ressortissants moldaves dès lors que l’UE prendra cette décision. A l’issue de sa rencontre avec le chef du législatif, Igor Corman, Crin Antonescu a affirmé que la Roumanie ferait tous les efforts pour que l’intégration de la République de Moldova dans l’UE soit aussi rapide que possible. En visite officielle de deux jours dans ce pays, l’officiel roumain doit rencontrer le président Nicolae Timofti et le premier ministre Iurie Leancă. Crin Antonescu visitera également Radio Chişinău, projet spécial de Radio Roumanie, qui fête en décembre ses 2 années d’existence. La visite de l’officiel roumain s’inscrit parmi les démarches entreprises par la Roumanie afin de soutenir le parcours européen de Chisinau.



  • 03.12.2013 (mise à jour)

    03.12.2013 (mise à jour)

    Budget — Le projet de budget 2014 reflète la réalité économique et sociale actuelle en Roumanie et le programme politique de l’Union sociale libérale, l’alliance qui a remporté les élections en 2012. C’est ce qu’a déclaré ce mardi au plénum du Parlement de Bucarest, le premier ministre Victor Ponta. D’après lui, le principal objectif du projet de budget 2014 est celui que la croissance économique soit visible sur les revenus de chaque citoyen. Le chef du gouvernement a également évoqué quelques mesures concrètes prévues au budget 2014, dont l’indexation de toutes les pensions de retraite, la hausse du SMIC et du RMI, et la baisse des contributions à la sécurité sociale. Par contre, l’opposition se dit mécontente de n’avoir pas réussi à faire adopter les amendements qui auraient entraîné, selon elle, la relance économique.



    Accord — Le FMI surveille les évolutions de Roumanie et attend que les autorités de Bucarest décident si elles souhaitent modifier les politiques nécessaires pour assurer la cible de déficit fixée. La prise de position du FMI, soit un des trois bailleurs de fonds internationaux de la Roumanie, aux côtés de la Banque Mondiale et de la Commission européenne, intervient suite au refus du président de la République, Traian Basescu, de signer le mémorandum avec ces institutions financières. Pour sa part, la Commission européenne estime que c’est à la Roumanie de décider si elle souhaite poursuivre le programme agréé.



    Corruption — La Roumanie arrive 69e sur un total de 177 pays et territoires étudiés au classement 2013 des pays les plus corrompus au monde, avec un indice de perception de la corruption de 43 sur 100, indique le rapport de l’organisation Transparency International rendu public ce mardi à Berlin. Selon le document, l’Italie et le Koweït ont un indice similaire à celui de la Roumanie. Lindice est compris entre zéro pour un pays perçu comme hautement corrompu et 100 pour un pays considéré comme très vertueux. Les pays les mieux notés sont le Danemark et la Nouvelle Zélande, avec un score de 91, suivis par la Finlande et la Suède. Au pôle opposé on retrouve l’Afghanistan, la Corée du Nord et la Somalie. Transparency International établit chaque année un indice de perception de la corruption au sein des partis politiques, de la police, du système judiciaire et des services publics de ces pays.



    Visas — Le taux de refus de visas pour les Roumains qui souhaitent se rendre aux Etats-Unis a reculé jusqu’à 11,5% dans l’année fiscale 2012-2013, contre 17% dans la période précédente, selon les données publiées sur le site du Département d’Etat. Le ministère roumain des Affaires étrangères a salué l’annonce et espéré que cette tendance se poursuivrait à l’avenir aussi. Selon le ministère de Bucarest, la baisse du taux de refus des demandes de visas par les Roumains ainsi qu’une éventuelle adoption par le Congrès américain d’un acte réglementaire qui modifie les critères d’accès au programme Visa Waiver pourraient jouer un rôle important dans la suppression, aussitôt que possible, du régime des visas aux Etats-Unis, soit un objectif de Bucarest.



    OTAN — Le ministre roumain des Affaires étrangères, Titus Corlatean, participe deux jours durant à Bruxelles à la réunion des chefs de diplomaties des Etats membres de l’Alliance nord-atlantique. A l’agenda des discussions figurent des sujets tels les préparatifs du sommet de 2014 au Royaume Uni, le rôle de l’Alliance après la fin des opérations en Afghanistan, le renforcement de la relation transatlantique, le développement des partenariats et la poursuite de la politique des « portes ouvertes ». D’autres rencontres auront lieu également en présence d’autres Etats partenaires de l’Alliance, à savoir la Russie et la Géorgie.



    Environnement — La ministre roumaine de l’Environnement et des changements climatiques, Rovana Plumb sera reçue mercredi à Londres par l’héritier de la couronne britannique, le prince Charles. La ministre roumaine fait une visite de trois jours au Royaume-Uni afin d’élargir les projets d’environnement de la Roumanie et les faire intégrer dans des programmes européens, voire globaux. A Londres, Rovana Plumb doit également avoir des entretiens avec son homologue britannique, Edward Davey, et à la Chambre des Lords.



    Justice — La Haute Cour de Cassation et de Justice de Bucarest a condamné ce mardi Codruţ Şereş et Zsolt Nagy à respectivement six et cinq ans de prison ferme dans l’affaire des privatisations stratégiques. Ancien ministre de l’économie et du commerce, Ioan Codruţ Şereş, a été jugé pour association de malfaiteurs et trahison par la divulgation d’informations économiques classées secret défense. Dans le même dossier, un citoyen tchèque et un autre roumano – anglais ont eux aussi été condamnés pour complicité à des peines de prison fermes comprises entre neuf et dix ans. La décision judiciaire n’est pas définitive.



    Défense — La position de Washington sur l’importance de la défense antimissile en Europe reste inchangée, a fait savoir mardi l’ambassade américaine à Bucarest. Cette précision fait suite aux déclarations du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Selon ce dernier, le bouclier antimissile n’a plus de raison d’être après la signature d’un accord nucléaire entre l’Iran et la communauté internationale et compte tenu des affirmations de Washington qui considère Téhéran comme principale menace en matière d’attaques balistiques. Quant à la décision des Etats-Unis de construire conjointement avec la Roumanie une base de défense antimissile, la mission diplomatique américaine à Bucarest a évoqué une étude du Département américain de la défense aux termes de laquelle, «la position géographique de la Roumanie permet une riposte efficace aux éventuelles menaces».



    Littérature — Parvenu à sa 6e édition, le Festival International de Littérature Bucarest se déroule jusqu’au 6 décembre sous la devise « Re-writting the map of Europe ». Y participent des noms importants de la littérature universelle contemporaine ainsi que de jeunes écrivains roumains. Parmi les invités étrangers figurent la Britannique Sarah Dunant — romancière, critique littéraire et réalisatrice d’émissions de radio et de télévision, une des auteures les plus prisées en Europe et aux Etats-Unis et Zeruya Shalev, l’écrivaine israélienne la plus réputée du moment. L’événement de Bucarest est le plus important festival international indépendant de littérature de Roumanie.