Tag: Grèce

  • L’émigration grecque en Roumanie à l’époque communiste

    L’émigration grecque en Roumanie à l’époque communiste

    Une guerre civile sanglante a déchiré la Grèce entre 1946 et 1949, opposant les guérillas communistes financées par l’URSS aux forces gouvernementales. Les affrontements lancés par les rebelles communistes ont commencé dans les régions montagneuses situées à proximité des frontières avec la Yougoslavie et l’Albanie. Les communises souhaitaient écarter le régime monarchique légitime et instaurer une république socialiste. Le conflit éclaté entre Staline et Tito a favorisé la défaite des guérillas communistes grecques et le Parti communiste grec se tourna vers Moscou. Par conséquent, Tito décida de fermer les frontières yougoslaves avec la Grèce, les guérillas communistes étant privées de l’appui vital – stratégique et moral – dont elles bénéficiaient de la part de la Yougoslavie.



    L’Albanie, qui se trouvait sous l’influence de Tito, a renoncé, elle aussi, à soutenir les communistes grecs. Jusqu’en septembre 1949, des groupes toujours plus épars de partisans communistes soit se sont rendus, soit ont franchi la frontière albanaise, d’où la plupart ont émigré dans les pays socialistes.



    La Roumanie devint la destination de prédilection de l’émigration communiste grecque en quête d’un refuge. Quelque 200 mille émigrants politiques grecs sont arrivés dans les pays socialistes, dont 11 à 12 mille ont choisi la Roumanie : enfants et combattants ou membres de leurs familles. Après 1948, la Roumanie a reçu le plus grand nombre d’enfants grecs, environ 5.700, sur les 28 mille accueillis par les Etats communistes. La plus grande colonie d’enfants grecs fut organisée à Sinaia, dans les Carpates Méridionales, entre 1948 et 1953. Dans les hôtels de cette ville-station de la Vallée de la Prahova ont été hébergés 1.700 enfants grecs, auxquels se sont ajoutés plusieurs milliers d’enfants nord-coréens réfugiés en Roumanie suite à la guerre de Corée, éclatée en 1950.



    Comment les combattants communistes grecs ont-ils été accueillis en Roumanie?



    L’historien Radu Tudorancea, de l’Institut d’histoire « Nicolae Iorga » de Bucarest explique : « Une partie des anciens combattants qui ont quitté la Grèce à la fin de la guerre civile a émigré en Roumanie. Ils y ont bénéficié de l’aide des autorités de Bucarest — les blessés pour être soignés, les autres pour s’habituer aux nouvelles conditions et s’intégrer à la société roumaine. L’existence d’une importante communauté grecque en Roumanie semblait favoriser l’intégration des nouveaux-venus. En outre, à commencer par 1948, le groupement philo-communiste, soutenu par les autorités roumaines, a réussi à s’imposer au sein de cette communauté et prendre le contrôle. Une nouvelle entité fut ainsi créée, appelée l’Union patriotique grecque. Les partisans grecs de la royauté, déjà très peu nombreux en Roumanie, furent ainsi marginalisés. »



    Le gouvernement communiste de Bucarest a donc été très généreux avec les membres des guérillas communistes grecques réfugiés en Roumanie, leur offrant hébergement, soins médicaux et argent. Comme dans tous les autres pays accaparés par les communistes, en Roumanie la presse a manipulé le contenu des informations sur la guerre civile grecque.



    Radu Tudorancea : « Le déroulement de la guerre civile en Grèce a été suivi avec préoccupation à Bucarest, faisant l’objet de nombreux articles publiés dans la presse communiste. Comme on pouvait s’y attendre, celle-ci s’est lancée dans une campagne acerbe en faveur des partisans communistes grecs, dénigrant constamment le camp anglo-américain et son rôle dans l’ensemble de la guerre civile de Grèce. Dès janvier 1948, le leader communiste grec Nikos Zahariadis avait envoyé en Roumanie Letferis Apostolou, accrédité à Bucarest comme représentant du soi-disant gouvernement démocratique de la Grèce. Il était chargé de prendre contact avec les autorités roumaines et d’obtenir un soutien de la part du gouvernement de la République Populaire Roumaine aux communistes grecs, de veiller à ce que les blessés arrivés en Roumanie soient soignés et de préparer la création de colonies pour les enfants grecs. Les autorités communistes de Bucarest ont alloué d’importantes sommes d’argent pour soutenir les émigrants politiques grecs. Rien qu’en 1951, l’aide financière accordée au Parti communiste grec s’est montée à quelque 300 mille dollars américains, auxquels s’ajoutaient d’autres dépenses. Les années suivantes, les sommes ont augmenté, se chiffrant, en 1952, à quelque 750 mille dollars américains. D’autres fonds ont été accordés aux maisons d’édition. Le siège du Comité central du PCG fut transféré à Bucarest et nombre de ses activistes se virent offrir un logement dans des villas secrètes du quartier Primăverii, le plus huppé de la capitale. »



    Les réfugiés grecs n’ont jamais renoncé à leur lutte pour instaurer l’idéal communiste dans leur pays. Ils avaient considéré leur défaite comme provisoire, étant prêts à tout instant à reprendre les armes, si la conjoncture internationale le permettait. Aussi, la Roumanie devint-elle une sorte de base pour les actions des agents communistes en Grèce, instruits par des idéologues grecs ayant fait des stages à Moscou.



    Radu Tudorancea : « Misant sur une reprise prochaine des affrontements sur le territoire grec, les activistes grecs de Roumanie ont souhaité maintenir en alerte les groupes d’anciens partisans, pour qu’ils puissent prendre les armes à tout moment. Une école politique fut organisée à Breaza, avec, comme enseignants, Nikos Zahariadis et Vasilis Bartiotas, entre autres. Cette école allait former des agents prêts à agir illégalement sur le territoire de la Grèce, en faveur de la cause communiste. Plus de 120 tels agents y furent envoyés clandestinement, entre 1952 et 1955, dont la plupart ont été capturés par la police grecque. »



    La mort de Staline et le processus de dé-soviétisation ont miné la cause des communistes grecs. Les relations entre la Roumanie et la Grèce furent normalisées, dans l’intérêt des deux pays, et l’idée des affrontements armés tomba dans l’oubli. (Trad.: Dominique)

  • La semaine du 13 au 18 juillet 2015

    La semaine du 13 au 18 juillet 2015

    Visite officielle en Espagne du président Klaus Iohannis

    Le président de la Roumanie Klaus Iohannis a effectué, en début de semaine, une visite officielle en Espagne. Ses discussions avec le roi Philippe VI et avec le premier ministre Mariano Rajoy ont été dominées par la coopération économique et la situation de l’importante communauté roumaine qui vit dans ce pays. Le chef de l’Etat roumain a rappelé le fait qu’à la fin de l’année dernière les investissements espagnols en Roumanie s’étaient chiffrés à plus de 1,3 milliards d’euros. Il a également plaidé en faveur d’une présence plus marquée des investisseurs espagnols dans des secteurs tels que l’énergie, l’industrie ou l’agriculture. A son tour, le roi Philippe a déclaré que la Roumanie, frontière extérieure de l’Union, méritait l’adhésion à Schengen pour les efforts cohérents et conséquents consentis par ses autorités. Le premier ministre Mariano Rajoy a loué la manière dont les Roumains qui ont choisi de vivre dans son pays se sont intégrés et leur rôle dans la dynamique économique de l’Espagne. Lors de sa rencontre avec les représentants des Roumains d’Espagne, Klaus Iohannis leur a annoncé que l’Administration présidentielle avait engagé une réflexion cohérente sur la diaspora.

    Klaus Iohannis en Serbie

    Le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, a fait jeudi une visite officielle en Serbie, pays qu’il considère comme un partenaire clé dans la région. Les entretiens avec son homologue, Tomislav Nikolic, avec le premier ministre, Aleksandar Vucic, et avec la présidente du Parlement de Belgrade, Maja Gojkovic, ont visé la stabilité régionale, la coopération économique, la perspective européenne de la Serbie et la situation de la minorité ethnique roumaine. Bucarest et Belgrade se proposent de réaliser une série de projets communs en matière d’infrastructure, de coopération transfrontalière et d’inter connectivité énergétique, a déclaré le chef de l’Etat roumain. La Roumanie soutient la perspective d’adhésion à l’UE de la Serbie et espère bien que les négociations démarreront cette année, a-t-il ajouté. Plus encore, Bucarest est prêt à accorder à Belgrade de l’assistance dans le processus d’intégration européenne. Un point important à l’agenda des discussions de Belgrade a été la situation de la minorité roumaine de Serbie, Bucarest militant avec constance et esprit de suite pour le respect de leurs pleins droits. Les ethniques roumains qui vivent en Serbie doivent jouir de l’intégralité de leurs droits tels que prévus dans les documents internationaux, qu’il s’agisse de représentation, d’accès à l’éducation, de service religieux ou de presse en langue maternelle.

    Grève des aiguilleurs du ciel

    Plusieurs vols prévus mercredi au départ et à destination de l’aéroport international Henri Coanda de Bucarest ont été perturbés par une grève de deux heures des aiguilleurs du ciel. Parmi les revendications des grévistes figurent l’élaboration d’une nouvelle convention collective de travail, la protection des salariés, la sécurité du trafic aérien, mais aussi certains droits tels celui lié à l’âge de la retraite. Le patronat et les leaders syndicaux devraient proposer, avant le 21 juillet, des solutions aux revendications des syndicalistes.

    Nouveau ministre des Transports

    Iulian Matache est à partir de cette semaine le nouveau titulaire du portefeuille des Transports. Ancien secrétaire d’Etat au sein du même ministère, Matache a été la deuxième proposition pour ce poste du premier ministre Victor Ponta, après que le président eut rejeté la nomination de Mihai-Viorel Fifor, en arguant du fait que ce dernier manquait de l’expérience nécessaire en matière de management. Iulian Matache prend les rênes des Transports suite à la démission de Ioan Rus, consécutive aux propos vexants qu’il a tenus au sujet des ressortissants roumains qui travaillent à l’étranger et de leurs familles restées dans le pays.

    Démission du premier ministre Victor Ponta de ses fonctions de président du PSD

    Le premier ministre roumain Victor Ponta, chef du Parti social-démocrate depuis février 2010, a choisi de renoncer à toute fonction au sein de son parti jusqu’au moment où il serait en mesure de prouver son innocence face aux accusations de la Direction nationale anti-corruption dont il fait l’objet. Victor Ponta est poursuivi pour faux en écritures sous seing privé, complicité d’évasion fiscale et blanchiment d’argent, des faits qu’il aurait commis à l’époque où il était avocat. Les accusations sont associées à une affaire impliquant son collègue de parti, le sénateur Dan Sova, ancien ministre des Transports au gouvernement Ponta. Le président Klaus Iohannis et l’opposition de droite lui ont demandé de démissionner pour ne par nuire à l’image du pays. C’est Rovana Plumb qui assure actuellement, l’intérim de la présidence du PSD. Elle en avait été chargée aussi durant les semaines d’absence du pays de Victor Ponta, qui a subi une intervention chirurgicale au genou en Turquie. De retour en Roumanie, le premier ministre a été entendu par les procureurs anti corruption, qui ont institué la saisie conservatoire sur son patrimoine.

    La situation de la Grèce

    Le ministre roumain des affaires étrangères, Bogdan Aurescu, a salué l’accord historique sur le nouveau programme d’aide financière à la Grèce. Il a rappelé que, pendant la crise grecque, Bucarest avait espéré qu’une solution favorable serait trouvée à l’avenir européen d’Athènes. Si les leaders de la zone euro n’étaient pas parvenus à cet accord historique, la Grèce aurait risqué la sortie de l’union monétaire. Au terme de débats tendus et sur fond de violentes manifestations anti austérité, le Parlement hellène a approuvé, dans la nuit de mercredi à jeudi, les mesures de réformes exigées par les créanciers internationaux en échange de la reprise du financement du pays. Parmi les dures mesures économiques imposées par les bailleurs de fonds internationaux figurent notamment la majoration des taxes et le relèvement de l’âge du départ à la retraite. (trad. Mariana Tudose)

  • A la une de la presse roumaine – 16.07.2015

    A la une de la presse roumaine – 16.07.2015

    De la politique, encore et encore, dans les pages des grands quotidiens roumains en ligne.



  • A la une de la presse roumaine – 14.07.2015

    A la une de la presse roumaine – 14.07.2015

    Une fois de plus, la Grèce est omniprésente dans la presse roumaine. La presse publie ce mardi la carte des prix de l’immobilier en Roumanie et en tire les conclusions. On se penche sur un autre type de croissance: celle des salaires du secteur public. La perspective d’un bon salaire motive les jeunes roumains à opter pour une faculté ou une autre, constatent les journaux. Enfin, les journalistes roumain citent la manière dont la publication espagnole «El Mundo» décrit le couple présidentiel roumain.



  • 13.07.2015

    13.07.2015

    Politique — Le premier ministre roumain, Victor Ponta a été auditionné aujourd’hui par les procureurs anti-corruption qui ont également placé sous séquestre une partie de ses biens. M Ponta est poursuivi dans un dossier visant des suspicions de faux en écriture sous seing privé, de complicité d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent, des faits qu’il aurait commis lorsqu’il était avocat et qui sont liées au dossier visant le sénateur social-démocrate Dan Sova. Dimanche, Victor Ponta a posté sur les réseaux sociaux un message annonçant sa décision de renoncer à toute fonction au sein du Parti Social Démocrate jusqu’au moment où il serait en mesure de prouver son innocence face aux accusations dont il fait l’objet. La direction du Parti social-démocrate, principal parti de la coalition gouvernementale, se réunira cette semaine pour analyser la situation créée par l’annonce du premier ministre. L’opposition de droite a demandé à Victor Ponta de démissionner aussi de sa fonction de chef de l’exécutif, pour qu’il n’entache pas l’image de la Roumanie.



    Grèce — A l’occasion de l’inauguration à Bucarest de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’UE, le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu, a salué aujourd’hui l’accord historique relatif au nouveau programme d’assistance financière à la Grèce. Le ministre roumain des Affaires Etrangères a expliqué que cette solution prouvait que l’Union possède la capacité de trouver dans des situations de crise, des solutions aux problèmes les plus compliquées. M Aurescu a rappelé que durant la crise de Grèce, les autorités de Bucarest ont espéré qu’une solution favorable à l’avenir européen d’Athènes soit trouvée.



    Espagne — Le président roumain Klaus Iohannis, qui fait une visite de deux jours en Espagne, est reçu aujourd’hui à Madrid par le Roi Felipe IV. Aujourd’hui encore, le chef de l’Etat rencontrera le premier ministre espagnol Mariano Rajoy et les représentants du milieu des affaires et de la diaspora roumaine. Selon les statistiques, plus de 900 mille Roumains habitent en Espagne où ils comptent pour la plus nombreuse communauté d’étrangers du pays. La Fédération des associations de Roumains d’Europe a récemment signalé aux autorités de Bucarest les problèmes auxquels sont confrontés les Roumains d’Espagne, parmi lesquels les conditions à remplir pour obtenir le droit de séjour et l’impossibilité de détenir la double nationalité. Demain, M Iohannis rencontrera le président du Sénat espagnol, Pio Garcia — Escudero. C’est le premier contact officiel au niveau de chef d’Etat entre le président Iohannis et le souverain espagnol Felipe IV, proclamé roi le 18 juin 2014, fait savoir l’administration présidentielle de Bucarest.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Simona Halep se maintient en troisième position du classement des meilleures joueuses du circuit professionnel de tennis, WTA, rendu public aujourd’hui après la fin du tournoi de Grand Chelem de Wimbledon, qu’elle a quitté dès le premier tour. La Roumaine Alexandra Dulgheru, qui a remporté le tournoi ITF de Contrexeville, en France, a fait un bond de 14 places et se situe actuellement en 46e position, alors que Monica Niculescu, qui est allée jusqu’aux huitièmes de finale de Wimbledon a grimpé 7 places, pour se situer en 41e position. La quatrième joueuse roumaine du top 100 WTA, Andreea Mitu, occupe la 78e position mondiale. Le Roumain Horia Tecau, qui vient de remporter l’épreuve de double messieurs à Wimbledon a progressé de deux places au classement de meilleurs joueurs de double au monde, pour occuper la 5e position. Florin Mergea qui a joué la demi-finale de double messieurs à Wimbledon, aux côtés de l’indien Rohan Bopanna a également progressé de sept places pour se situer actuellement en 7e position.



    Foot — Le club de foot champion de Roumanie, Steaua Bucarest rencontrera mardi l’AS Trencin de Slovaquie, dans le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions. Fondé en 1992, le club AS Trencin a remporté pur la première fois le championnat et la Coupe de Slovaquie, dépassant des clubs plus titrés tels Slovan Bratislava et MSK Zilina. D’autres équipes roumaines sont également présentes dans l’autre compétition européenne, la Ligue Europa. Jeudi, Astra Giurgiu, sud, rencontre les Ecossais d’Iverness CT et le FC Botosani, dans le nord-est, rencontrera les polonais de Legia Varsovie. Le troisième club roumain de foot de la Ligue Europa ASA Tg Mures, dans le centre du pays, est automatiquement qualifié au troisième tour de la compétition.

  • A la Une de la presse roumaine 13.07.2015

    A la Une de la presse roumaine 13.07.2015

    Deux sujets occupent la Une de la presse électronique de Bucarest : la démission du premier ministre Victor Ponta de ses fonctions de président des sociaux-démocrates roumains, et la crise grecque.


  • Face à la crise, quel avenir ?

    Face à la crise, quel avenir ?

    Le “Café des francophones” reçoit pour la deuxième semaine consécutive Jean-Michel Servet qui est professeur à lInstitut de hautes études internationales et du développement et chercheur associé au Centre détudes en sciences sociales des mondes africains, américains et asiatiques. Après avoir analysé les causes de la crise, dont la Grèce n’est qu’un cas parmi d’autres, nous aborderons aujourd’hui les alternatives qui se multiplient un partout en Europe et dans le monde. Celles-ci se déploient autour de l’idée renouvelée de communs et de partage.


  • Regards roumains sur la crise grecque

    Regards roumains sur la crise grecque

    Que faisons-nous avec la Grèce, mais aussi que fait-elle, la Grèce, de nous? Ces deux questions sont là, sous nos yeux, depuis des années déjà, mais, depuis le 5 juillet, elles divisent, encore plus, les Européens. Trancher entre une ligne dure, intransigeante, disciplinée, et une approche solidaire, compréhensive, qui préserve lunité européenne par delà les impératifs économiques – voilà tout lenjeu des négociations, des discussions et des débats auxquels on assiste actuellement. Justement, la Roumanie est en train dassister à tout ce qui se passe. Elle nest pas membre de la zone euro, mais la Grèce est présente dans des secteurs-clé de son économie. Cette crise la touche-t-elle déjà et de quelle manière? Quels types de retombées sont à envisager à long terme à Bucarest et quels changements de stratégie politique peut-on attendre en Roumanie dans le sillage de tous ces tourments et réaménagements en train de sopérer au sein de lUE? Bref, comment voit-on la crise grecque depuis la ligne de touche? Nous en parlons tout de suite avec les invités de RRI Spécial, Silvia Marton, chargée de cours à la Faculté de Sciences Politiques de lUniversité de Bucarest, et Aurelian Dochia, analyste économique.


  • 09.07.2015

    09.07.2015

    Premier ministre – Le premier ministre roumain Victor Ponta a repris ce jeudi ses attributions, après avoir été remplacé pendant 3 semaines par le vice – premier ministre Gabriel Oprea. Victor Ponta est rentré en Roumanie mercredi, suite à une intervention chirurgicale au genou subie en Turquie, à la mi – juin. Le 15 juin, soit le jour même de son intervention, les procureurs de la Direction nationale anti-corruption ont demandé au premier ministre de se présenter au Parquet anti-corruption pour y être auditionné. Dix jours auparavant, les procureurs lui avait fait savoir qu’il était poursuivi pour faux sous seing privé, complicité d’évasion fiscale et blanchiment d’argent. Les faits auraient été commis lorsque Victor Ponta était avocat et sont liés au dossier visant un autre social-démocrate, le sénateur Dan Sova.

    Corruption – Le vice – président de la Chambre des députés de Bucarest, le député libéral Dan Motreanu, a été auditionné ce jeudi matin par les procureurs anti-corruption. Il avait été accusé la semaine dernière d’avoir utilisé son influence et son autorité en tant que chef d’un parti politique pour une prise illégale d’intérêts pour un tiers. S’y ajoute une accusation de blanchiment d’argent. Dan Motreanu est poursuivi dans l’affaire pénale qui implique George Scutaru, ancien conseiller présidentiel, accusé à son tour de complicité de corruption et de blanchiment d’argent, des faits qui remontent à 2008.

    Météo – Nous avons un 3e jour caniculaire ce jeudi en Roumanie, notamment dans le sud et l’est du pays, où les températures de la mi-journée iront jusqu’à 35, voire 37 degrés. Sur le reste du territoire les elles baisseront considérablement, allant de 24 à 33 degrés. Mercredi a été la journée la plus chaude l’année, vu que dans l’ouest le mercure des thermomètres a dépassé les 39 degrés. Aujourd’hui l’instabilité atmosphérique s’installera dans le nord, le nord-est et le centre du pays, où l’on attend des pluies à verse et des orages. Par endroits les précipitations pourraient dépasser les 30 litres par mètre carré. Nous avions du soleil, et 32 degrés à midi à Bucarest.

    Tennis – Les Roumains Florin Mergea et Horia Tecau se disputent aujourd’hui la finale de double messieurs du tournois de tennis de Wimbledon. Florin Mergea et Rohan Bopanna d’Inde joueront contre Horia Tecau et Jean Julien Roger des Pays-Bas. C’est la 4e finale à Wimbledon pour le Roumain Horia Tecau. Ses 3 autres qualifications remontent à 2010, 2011 et 2012, aux côtés du Suédois Robert Lindstedt.

    Football – Le club de football vice-champion de Roumanie, ASA Târgu Mures (du centre du pays), a remporté la Super Coupe de Roumanie, suite à une victoire, mercredi soir, face à l’équipe du club champion Steaua Bucarest. C’est le premier trophée pour l’équipe transylvaine. Steaua et ASA Târgu Mures représenteront la Roumanie dans les groupes de la Ligue des Champions et respectivement de la Ligue Europa. Une autre équipe roumaine participe au premier tour préliminaire de la Ligue Europa, il s’agit de FC Botosani, du nord-est du pays, qui joue aujourd’hui le match retour contre les Géorgiens de Tskhinvali, après un match-aller nul – 1 partout – à domicile. Dans la même compétition on retrouve également l’équipe roumaine Astra Giurgiu.

    Grèce – Le gouvernement grec a fait savoir qu’il respecterait le délai imposé pour présenter aux membres de la zone euro des réformes concrètes et crédibles, dans l’espoir de débloquer l’aide financière internationale. Le président de la Commission européenne, Jean – Claude Junker, avait demandé à Athènes de faire ses propositions avant jeudi minuit, de sorte que la Commission puisse les analyser avant le sommet européen de dimanche, considéré comme la dernière chance de sauver la Grèce de la faillite. Mercredi, Athènes a demandé officiellement un prêt de 3 ans du fonds d’urgence de la zone euro. Dans sa lettre au Mécanisme Européen de Stabilité, le ministre grec des Finances promet de mettre en place des réformes visant le système des taxes et des retraites. Mercredi encore, le premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré au plénum du Parlement Européen, que son pays réussirait à remplir ses obligations et les demandes de ses créanciers avant dimanche, date butoir d’un accord de financement entre la Grèce et l’UE.

  • 08.07.2015

    08.07.2015

    Gouvernement – Le premier ministre roumain Victor Ponta a informé le président roumain Klaus Iohannis qu’à partir du jeudi 9 juillet il compte recommencer son activité de premier ministre. Victor Ponta est rentré aujourd’hui en Roumanie après l’intervention chirurgicale au genou qu’il a subie en Turquie à la mi-juin. Durant cette période, ses attributions ont été exercées par le vice-premier ministre Gabriel Oprea, qui est également ministre de l’intérieur. La direction par intérim du PSD, principal parti de la coalition gouvernementale, a été assurée par Rovana Plumb. Le 15 juin, soit le jour même de son intervention chirurgicale dans la clinique de Turquie, les procureurs de la Direction nationale anti-corruption ont demandé au premier ministre de se présenter au Parquet anti-corruption pour y être auditionné. Dix jours auparavant, les procureurs l’ont annoncé qu’il était poursuivi pour faux sous seing privé, complicité d’évasion fiscale et blanchiment d’argent. Les faits auraient été commis lorsque Victor Ponta était avocat et sont liés au dossier visant un autre social-démocrate, le sénateur Dan Sova. Alors qu’il se remettait en Turquie, Victor Ponta a déclaré qu’il se présenterait au Parquet anti-corruption juste après son retour en Roumanie.

    Exercices – Trois bâtiments de guerre roumains participent ces jours-ci à des manœuvres de combat en mer Noire. La frégate « Regele Ferdinand », le dragueur de mines « Sublocotenent Alexandru Axente » et la vedette lance-missiles « Pescarusul », participent à l’exercice Breeze 15, organisé par les Forces navales bulgares. Une trentaine de navires, 10 aéronefs et 1700 militaires de Bulgarie, Grèce, Pays-bas, Portugal, Roumanie, Etats-Unis et Turquie agissent dans les eaux territoriales de la Bulgarie, ainsi que dans les eaux internationales de la mer Noire. En même temps, 600 militaires américains et roumains participent aux exercices militaires appelés Dacian Eagle 2015, qui se déroulent à la base aérienne de Câmpia Turzii, dans le centre de la Transylvanie. Les forces aériennes roumaines y participent avec six avions Mig 21 Lancer et cinq hélicoptères IAR 330 Puma alors que les Forces aériennes américaines y ont déployé 12 avions F 15.

    Meteo – Les météorologues roumains ont émis aujourd’hui une alerte rouge à la canicule, valable aujourd’hui dans les départements de Arad et de Bihor de l’ouest du pays. Dans ces deux départements, les températures iront jusqu’à 38-39 degrés, soit près des records absolus de température de la région. Des vigilances jaune et orange sont également valables sur le reste du pays. La canicule persistera dans le nord, le centre, le sud et le sud-est du pays ou une alerte jaune est valable. Dans ces régions, les températures iront jusqu’à 35 – 38 degrés, et l’indice température-humidité dépassera le seuil critique d’inconfort thermique. La vague de chaleur persistera aussi jeudi, dans les régions méridionales et l’instabilité devrait s’accentuer progressivement à partir de l’ouest du pays. En raison des températures élevées, les trains sont obligés de rouler au ralenti, pour des raisons de sécurité du trafic.

    Foot – Le club de foot champion de Roumanie, Steaua Bucarest, et les vice-champions de ASA Târgu Mures se disputent aujourd’hui l’édition 2015 de la Super-coupe de Roumanie au foot, dans le cadre d’un match qui donne le coup d’envoi de la nouvelle saison interne. Steaua détient le plus de trophées – à savoir six – et joue la Super-Coupe pour la troisième année de suite grâce aux trois titres de champion décrochés.

    Tennis – Le double roumano-indien Florin Mergea/Rohan Bopanna s’est qualifié mardi aux demi-finales du Wimbledon après avoir battu les leaders du monde, les frères américains Bob et Mike Bryan. La victoire du double Mergea/Bopanna, tête de série numéro 9, assure à la Roumanie la présence dans la finale masculine de double, puisque les deux devront affronter le duo roumano-néerlandais Horia Tecau/Jean-Julien Rojer, tête de sérine numéro 4. Les deux ont battu Marcin Matkowski de Pologne et Nenad Zimonjic de Serbie.

    Grèce – La Grèce devrait présenter aujourd’hui une demande pour un programme de financement de deux ans et avancer à ses créanciers jusqu’à jeudi un plan de réformes permettant la relance des négociations. Le dossier grec a été évoqué ce mardi lors d’un sommet des 19 Etats de la zone euro et un sommet extraordinaire des 28 a été convoqué pour dimanche. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, a déclaré que l’exécutif communautaire examinait à présent plusieurs scénarios, y compris celui de la sortie de la Grèce de la zone euro. A son tour, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affirmé que la date butoir pour trouver une solution au dossier grec s’achève cette semaine. Tusk a admis que c’était « le moment le plus critique de toute l’histoire de la zone euro ». Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré aujourd’hui devant le plénum du Parlement européen, réuni à Strasbourg, que son gouvernement poursuivra les efforts de réforme. Le chef de l’exécutif d’Athènes a dit aux eurodéputés que le référendum de dimanche lui avait conféré un mandat pour trouver une solution à la crise, qui soit soutenable du point de vue social et économique.

  • A la une de la presse roumaine – 08.07.2015

    A la une de la presse roumaine – 08.07.2015

    Le retour du premier ministre roumain au pays et la canicule qui sévit en Roumanie préoccupent la totalité des quotidiens en ligne aujourd’hui.


  • Réactions de la Roumanie à l’égard de la situation grecque

    Réactions de la Roumanie à l’égard de la situation grecque

    La chancellerie de Bucarest n’a pas tardé à réagir aux résultats du référendum organisé dimanche dernier en Grèce. Les responsables politiques de Bucarest ont considéré avec respect, mais aussi avec inquiétude, le refus de l’électorat hellène d’accepter les mesures d’austérité demandées par les bailleurs de fonds internationaux. Tout comme dans le cas des réactions des autres leaders européens, on peut lire entre les lignes la crainte d’une éventuelle contagion, vu que l’économie continentale repose sur l’interdépendance des pays. Séparées sur la carte par la seule Bulgarie et liées par une relation politique cordiale, Athènes et Bucarest sont partenaires au sein de l’UE et alliées dans le cadre de l’OTAN.

    En outre, la Roumanie accueille d’importants investissements grecs, tandis que la Grèce est une des destinations estivales favorites des touristes roumains. Autant de raisons pour lesquelles le président roumain Klaus Iohannis espérait que des solutions seraient trouvées pour l’avenir européen de la Grèce. Dans un message posté sur Facebook, le chef de l’Etat roumain estime qu’« il est très important, pour tous les Etats de l’UE, que l’on continue à chercher les modalités permettant à Athènes de sortir de la crise. »

    A son tour, le chef du cabinet de Bucarest, Victor Ponta, trouve que la solution réside dans le dialogue et non pas dans les décisions unilatérales. Depuis la Turquie, où il se remet après une intervention chirurgicale au genou, le premier ministre roumain écrit sur le même réseau social que, quelle que soit la voie qu’elle aura choisie, de longues années de réformes et de sacrifices attendent la Grèce. Se référant aux retombées de la crise hellène sur la Roumanie, Ponta rappelle le fait que le pays connaît sa quatrième année consécutive de croissance économique, précisant que les événements extérieurs ne sauraient perturber cette tendance positive.

    « La Roumanie ne ressemble point à la Grèce » – martèle le social-démocrate Ponta. Il affirme que la Grèce est une démocratie fonctionnelle et avoue détester ceux qu’ils qualifie de « talibans » ou de « bouchers sociaux », termes par lesquels il désigne les personnes qui n’acceptent pas que le peuple ne partage pas leurs opinions. Sur le plan économique, les quatre grandes banques hellènes détiennent environ 12% du total des actifs bancaires de Roumanie.

    Toutefois, les décisions prises à Athènes ne les toucheront pas, car il s’agit de personnes morales roumaines, a souligné le porte-parole de la Banque centrale de Bucarest, Dan Suciu. Et lui de préciser que « ce ne sont pas des banques grecques, mais des banques roumaines, qui, à un moment donné, ont bénéficié de capitaux de lancement hellènes. » Ces institutions sont soumises à la législation roumaine, qui stipule que les dépôts effectués auprès de n’importe quelle banque de Roumanie sont garantis à hauteur de 100 mille euros. Voilà pourquoi, du point de vue de la Banque centrale de Roumanie, il n’y a aucun motif d’inquiétude en ce qui concerne les réserves ou l’épargne des citoyens roumains. (trad. Mariana Tudose)

  • A la une de la presse roumaine – 07.06.2015

    A la une de la presse roumaine – 07.06.2015

    La presse en ligne de Bucarest continue d’avoir le regard tourné vers la Grèce et les analyses du résultat de la consultation populaire de dimanche dernier affluent dans tous les quotidiens.


  • 06.07.2015 (mise à jour)

    06.07.2015 (mise à jour)

    Grèce – Athènes présentera mardi, lors du sommet européen, de nouvelles propositions visant à conclure un accord avec les bailleurs de fonds internationaux. L’annonce a été faite par le gouvernement grec suite à un entretien téléphonique entre le premier ministre Alexis Tsipras et la chancelière allemande Angela Merkel. Les leaders de la zone euro doivent se réunir mardi soir lors d’un sommet extraordinaire à Bruxelles, suite à une réunion des ministres des Finances, afin d’examiner les conséquences du résultat du référendum grec de dimanche. Le «non» que les Grecs ont dit aux mesures d’austérité rend les négociations avec les créanciers internationaux encore plus difficiles, mais l’objectif est que la Grèce reste dans la zone euro, a déclaré lundi, le président de l’Eurogroupe. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a démissionné lundi, affirmant qu’il essayait ainsi de laisser la voie libre à Athènes pour un nouvel accord. Les agences de presse rappellent la colère de ses partenaires européens après qu’il eut accusé les créanciers d’user de « terrorisme » pour intimider le peuple grec et le faire accepter encore plus d’austérité. Selon les résultats officiels, plus de 61% des Grecs ont dit non aux mesures exigées par les créanciers internationaux du pays. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré que le vote ne constituait pas de rupture par rapport à l’Europe et a promis une reprise rapide des négociations avec les créanciers, mais pour un plan de réformes crédibles et justes du point de vue social.

    Tennis – Le double roumano – néerlandais Horia Tecau, Jean Julien Rojer s’est qualifié lundi dans les quarts de finale de la compétition de double messieurs du tournois de Wimbledon, après avoir eu raison des Australiens Lleyton Hewitt et Thanasi Kokkinakis. Il en va de même pour la paire roumano-indienne Florin Mergea, Florin Mergea/Rohan Bopanna (9e tête de série) qui s’est qualifiée dans les quarts de finales lundi, après une victoire contre le double formé de Lukasz Kubot de Pologne et Max Mirnyi du Belarus. Et c’est toujours ce lundi que la joueuse roumaine de tennis Monica Niculescu a quitté la compétition de Wimbledon, vaincu par Timea Bacsinszky de Suisses dans les huitièmes de finale du tournoi.

    Météo – Une alerte Orange à la canicule sera en vigueur mardi et mercredi dans 17 départements du centre, nord-ouest et est de la Roumanie, le reste du pays étant placé en alerte Jaune en raison des températures à la hausse. Les maxima devraient aller jusqu’à 35 voire 38 degrés, alors que l’indice de température et humidité dépassera le seul critique de 80 unité dans la plupart des régions, ce qui veut dire que la température ressentie sera encore plus élevée. Seule exception feront le nord-est, le littoral et les montagnes. Dans l’ouest et le nord-ouest, par endroits, le mercure des thermomètres pourrait indiquer même 38 degrés, avertissent les météorologues. Cette vague de chaleur persistera jeudi dans le sud et l’est, lorsque le ciel deviendra plutôt instable sur l’ouest de la Roumanie.

  • 06.07.2015

    06.07.2015

    Grèce – Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a démissionné aujourd’hui, un jour après le rejet catégorique par les Grecs des réformes exigées par les créanciers internationaux en échange d’un nouveau plan d’assistance financière, lors du référendum organisé par le gouvernement de la gauche radicale. Varoufakis a justifié son geste affirmant qu’il essayait ainsi de laisser la voie libre à Athènes pour un nouvel accord. Les agences de presse rappellent la colère de ses partenaires européens après qu’il eut accusé les créanciers d’user de « terrorisme » pour intimider le peuple grec et le faire accepter encore plus d’austérité. Selon les résultats officiels, plus de 61% des Grecs ont dit non aux mesures exigées par les créanciers internationaux du pays. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré que le vote ne constituait pas de rupture par rapport à l’Europe et a promis une reprise rapide des négociations avec les créanciers, mais pour un plan de réformes crédibles et justes du point de vue social. Selon Tsipras, la priorité, c’est de rétablir le fonctionnement du système bancaire et la stabilité économique. Les leaders de la zone euro se réuniront mardi soir, après une réunion des ministres des Finances. Jusqu’alors, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, continuera les discussions entamées dès dimanche avec les chefs des institutions européennes et avec les responsables des Etats qui utilisent la monnaie unique. Aujourd’hui, le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, auront une rencontre à Paris.

    Réaction – Le président roumain, Klaus Iohannis, a déclaré, dans un message sur Facebook, qu’il espérait que des solutions soient trouvées pour l’avenir européen de la Grèce. « Même si la Grèce a voté non au référendum d’hier, j’espère que la sagesse politique et économique finira par prévaloir et que des solutions seront trouvées censées signifier « Oui » pour l’avenir européen du pays. Il est très important pour tous les Etats de l’Union européenne de continuer à chercher une sortie de la crise », affirme le chef de l’Etat. Rappelons, d’autre part, que la Banque nationale de Roumanie a assuré que, quelle que soit l’évolution de la crise de Grèce, les épargnants aux banques de Roumanie n’ont pas de raisons de s’inquiéter, étant donné qu’elles sont solvables, disposent de liquidités et se soumettent aux réglementations de la Banque centrale de Bucarest.

    Exercice – Un important exercice militaire maritime auquel participent aussi des navires roumains a lieu en mer Noire, au large du port bulgare de Varna. Plus de 30 bâtiments, 10 aéronefs et 1700 militaires de Bulgarie, Roumanie, Grèce, Turquie et des Etats Unis participent aux manœuvres organisées par l’OTAN. L’exercice naval Breeze 2015 se propose d’améliorer la compatibilité opérationnelle pour faire face aux situations de crise. Depuis dimanche, le destroyer USS Porter se trouve aussi en mer Noire, afin de promouvoir la stabilité régionale. La présence du destroyer vise à réaffirmer le dévouement et l’engagement des Etats Unis afin de consolider le partenariat et les capacités opérationnelles communes entre les Etats Unis, l’OTAN et les partenaires régionaux, ont précisé les Forces navales américaines.

    Tennis – La joueuse roumaine de tennis Monica Niculescu rencontre aujourd’hui la Suissesse Timea Bacsinszky dans les huitièmes de finale du tournoi de Wimbledon, 3e de Grand Chelem de l’année. Monica a obtenu sa meilleure performance personnelle au tournoi de Wimbledon, auquel elle a participé huit fois. Et c’est toujours dans les huitièmes de finale, chez les messieurs, que la paire roumano-indienne Florin Mergea/Rohan Bopanna (9e tête de série) rencontrera le double Lukasz Kubot/Max Mirnyi (Pologne/Belarus). Le Roumain Horia Tecău jouera aussi dans les huitièmes de finale de l’épreuve de double, aux cotés du Néerlandais Jean-Julien Rojer ; ils affronteront la paire australienne Lleyton Hewitt/Thanasi Kokkinakis.

    Météo – En Roumanie, le temps continue de se réchauffer et il est chaud sur la majeure partie du pays, voire caniculaire dans l’ouest et le nord-ouest. Là, les températures grimperont jusqu’à 35-37°, et l’inconfort thermique sera élevé. Le ciel est variable, plutôt dégagé, et des ondées isolées sont signalées sur le sud-est et sur le relief. Les températures maximales iront de 26 à 37°. Selon les météorologues, mardi et mercredi, la vague de chaleur sera encore plus intense et sévira sur l’ensemble du pays. 31° à Bucarest.