Tag: médecins

  • 01.04.2016

    01.04.2016

    Sommet — Le président roumain, Klaus Iohannis, participe au sommet sur la sécurité nucléaire de Washington. Il a précisé que la Roumanie appliquait les normes les plus élevées en matière de sécurité nucléaire. Aujourd’hui, il rencontrera aussi les représentants de la communauté roumaine de la capitale américaine. Jeudi, M Iohannis a déclaré, au Musée Mémorial de l’Holocauste de Washington, qu’il soutiendrait la création, en Roumanie, d’un musée des Juifs et de la Shoah et qu’il fallait donner un coup de pouce à l’éducation concernant les valeurs démocratiques. Il a mis en garde contre les dérapages xénophobes et racistes qui se manifestent dernièrement en Europe, sur la toile de fond des inquiétudes liées à la situation sécuritaire.



    Protestations — Les médecins traitants de Roumanie protestent de nouveau, mécontents que les services médicaux ne peuvent pas être remboursés car le contrat-cadre avec la Caisse d’assurances maladie n’a pas été prolongé. Les médecins ont annoncé qu’ils ne délivreraient pas d’ordonnances remboursées ni de recommandations pour consulter des médecins spécialistes. Ils mettent en cause le sous-financement de ce secteur d’activité et le fait qu’ils soient tenus de payer eux-mêmes les erreurs survenues dans le fonctionnement de la carte de santé, la Vitale roumaine. Les protestataires menacent que si leurs revendications ne sont pas satisfaites, ils déclencheront la grève d’avertissement dans dix jours. La semaine dernière, les médecins ont organisé un piquet de grève au siège du ministère de la Santé.



    Leu — Entre janvier et mars 2016, la monnaie nationale roumaine, le leu, a réussi une appréciation face à 13 devises sur les 16 les plus importantes de la région, mais aussi devant les trois devises principales (l’euro, le dollar et le franc suisse). La monnaie roumaine a marqué ainsi sa meilleure période janvier – mars des dernières années. L’euro a perdu 1,1% face au leu, de 4,52 lei (soit le taux de change de la Banque nationale roumaine fin décembre dernier) à 4,47 de lei jeudi. Le dollar américain a perdu 5% devant le leu au premier trimestre de l’année en cours, après s’être déprécié par rapport à l’euro sur la toile de fond des attentes prudentes à l’égard de la politique monétaire de la Réserve fédérale des Etats Unis, la banque centrale la plus puissante du monde.



    Handball — En handball féminin, le club champion de Roumanie, CSM Bucarest, s’est imposé à la limite jeudi, à domicile, 26-25, devant l’équipe russe Rostov-Don, dans le match aller des quarts de finale de la Ligue des champions. Le match retour aura lieu le 9 avril en Russie. L’enjeu, c’est la qualification au tournoi Final 4 de Budapest, qui se tiendra les 7 et 8 mai. L’équipe roumaine est dirigée par un entraîneur danois et elle est présente pour la première fois dans la compétition interclubs la plus importante d’Europe. L’autre club roumain de handball présent dans la compétition, la vice-championne HCM Baia Mare, doit affronter samedi le Buducnost Podgorica du Monténégro. Le match retour est prévu le 10 avril.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Monica Niculescu et la Russe Margarita Gasparian rencontrent ce vendredi le double Timea Babos (Hongrie)/Yaroslava Shvedova (Kazakhstan) dans les demi-finales du tournoi de tennis de Miami, aux Etats-Unis. Participant à leur troisième tournoi à cette épreuve de double, Niculescu et Gasparyan ont produit la surprise des huitièmes de finale après avoir vaincu les principales favorites, Martina Hingis (Suisse)/Sania Mirza (Inde).

  • La semaine du 21 au 26 mars 2016

    La semaine du 21 au 26 mars 2016

    La Roumanie solidaire de la Belgique après les attentats terroristes de Bruxelles



    La Roumanie s’est jointe à la communauté internationale et a condamné de manière catégorique les sanglants attentats terroristes perpétrés mardi, à Bruxelles, soldés par des dizaines de morts et des centaines de blessés de 40 nationalités, dont 4 Roumains. A la mémoire des victimes des attaques, revendiquées par le groupement terroriste Daesh, jeudi a été décrété journée de deuil national en Roumanie. En signe de solidarité, le bâtiment du gouvernement de Bucarest a été illuminé aux couleurs du drapeau belge. A l’ambassade de Belgique de la capitale roumaine, un registre de condoléances a été ouvert dans lequel ont signé le président du pays, Klaus Iohannis, le premier ministre Dacian Cioloş, des politiciens, des ambassadeurs accrédités à Bucarest, mais aussi de simples citoyens. Le chef de l’Etat a déclaré que le fléau du terrorisme peut être combattu par la solidarité et l’unité, et le premier ministre a souligné que la solution, dans de telles situations, c’est le renforcement de la coopération entre les Etats de l’UE.





    Visite officielle du président roumain en Turquie



    Dans le courant de la visite officielle qu’il a entreprise mercredi et jeudi à Ankara, le président Klaus Iohannis et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, ont fermement condamné le terrorisme et ont plaidé pour la solidarité internationale. M Iohannis a estimé qu’une réponse commune et claire devait être donnée pour lutter contre les attentats. Il a souligné que la Turquie, en tant que pays qui accueille sur son territoire un très grand nombre de réfugiés, joue un rôle-clé quant à trouver une solution à la crise des migrants, tant du point de vue humanitaire que du contrôle des flux migratoires et de la lutte contre les réseaux de traite de personnes.



    Klaus Iohannis: « Cette visite a lieu dans un contexte géopolitique et régional complexe, avec nombre de risques de sécurité et de défis que nous sommes appelés à solutionner. Je suis persuadé qu’ensemble, en vertu d’un partenariat stratégique fort qui unit la Roumanie et la Turquie, nous pouvons mieux gérer ces risques. Nos citoyens souhaitent la sécurité et la prospérité. »



    La lutte contre le terrorisme et la crise migratoire ont également été abordées par le chef de l’Etat roumain avec le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Ils ont convenu de renforcer la coopération bilatérale en mettant davantage à profit le Partenariat stratégique turco-roumain, mais aussi de dynamiser leur collaboration dans le bassin de la mer Noire et au sein de l’OTAN. L’économie n’a pas été occultée non plus, alors que la Turquie est le premier partenaire d’échanges de la Roumanie hors UE et 5e à l’échelle mondiale. Bucarest et Ankara se proposent d’atteindre prochainement les 10 milliards de dollars d’échanges économiques. Klaus Iohannis a rencontré à Istanbul les représentants de la communauté roumaine de Turquie.





    Rapport gouvernemental sur la tragédie de la discothèque Colectiv de Bucarest



    Presque 5 mois après l’incendie meurtrier dans la discothèque bucarestoise Colectiv, où 64 personnes ont perdu la vie et quelque 200 ont été blessées, le Corps de contrôle du premier ministre a rendu public son rapport sur la situation. Selon le document, l’intervention d’urgence a été en grande partie une action non coordonnée et marquée par des éléments d’improvisation de la part des autorités. Cet état de choses a été causé par le manque d’exercice en cas d’urgence majeure, par les irrégularités présentes dans la législation et par la base matérielle déficitaire, constate aussi le rapport. De même, le « plan rouge » d’intervention en cas d’urgence maximale n’avait pas été déclenché tout de suite, mais uniquement après avoir parcouru plusieurs étapes bureaucratiques, et cela dans les conditions où au moins un des appels reçus contenait des éléments prouvant l’existence d’une situation très grave. Dans ce cas, la législation permet l’utilisation de mécanismes plus rapides d’intervention. Enfin, le rapport du Corps de contrôle du premier ministre affirme que plusieurs institutions ont rempli leurs obligations de manière adéquate, alors que d’autres — dont l’Inspection pour les situations d’urgence – se sont montrées moins efficaces.





    Grève de type japonais des médecins de Roumanie



    Quelque 12.000 médecins de Roumanie ont observé cette semaine une grève à la japonaise. Ils exigent que leurs revenus soit rapportés au salaire unitaire de la fonction publique, quil leur soit octroyé les bonus et les primes impayés ou encore que leurs horaires de travail et de repos soient respectés. Jeudi, les médecins traitants ont protesté aussi, dénonçant le fait que leur secteur dispose de sommes insuffisantes et que le logiciel qu’ils utilisent fonctionne mal trop souvent, ce qui rend leur activité d’autant plus difficile.



    La vice-présidente de la Société nationale de la médecine traitante, Sandra Alexiu, affirme: «Les problèmes les plus importants auxquels nous nous heurtons relèvent d’un financement très, très faible depuis plusieurs années déjà. Cette année nous avons reçu le moindre budget jusqu’ici, très éloigné du niveau européen de financement dont disposent les médecins traitants ailleurs. La Banque Mondiale recommande un minimum de 9% du budget pour la santé, tandis que nous touchons seulement 5,8%. Cela rend quasi impossible un fonctionnement normal de la médecine primaire roumaine. »



    La grève de type japonais de lundi est la première action dune série de protestations annoncées par les syndicalistes. Ceux-ci se proposent de poursuivre leurs protestations au mois d’avril. (trad.: Ligia Mihăiescu, Valentina Beleavski, Alex Diaconescu)

  • 18.02.2016 (mise à jour)

    18.02.2016 (mise à jour)

    Sommet — Les leaders européens se sont réunis ce jeudi à Bruxelles, pour un sommet de deux jours dont l’enjeu est de taille. Ils vont tenter darracher un compromis pour garder le Royaume-Uni dans lUE, sans mettre en danger lunité dun bloc déjà menacé par la pire crise migratoire de son histoire. La présence de Londres au sein de l’UE est conditionnée par plusieurs changements dans les domaines de la protection sociale, de l’intégration politique et des réglementations financières. Les autorités britanniques souhaitent entre autres limiter l’accès des ressortissants étrangers aux bénéfices sociaux durant les 4 premières années de séjour et payer des allocations dont le montant soit similaire à celui accordé par les pays d’origine si l’enfant ne réside pas en Grande Bretagne. La Roumanie est représentée au sommet de Bruxelles par son président Klaus Iohannis. Celui-ci a déclaré que Bucarest plaide en faveur d’une solution appropriée, susceptible de répondre aux attentes de Londres et de permettre d’éviter un Brexit. Cette solution devrait pourtant respecter les dispositions du traité de l’UE, les principes, les valeurs fondamentales de l’Union, ainsi que la législation communautaire, a précisé le chef de l’Etat roumain. A l’agenda du sommet de Bruxelles figurent également les questions de l’immigration et des quotas d’accueil des réfugiés par les Etats membres.



    Santé — Une équipe de médecins du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies est arrivée jeudi à Bucarest pour aider à déceler l’origine de l’infection dont souffrent les bébés soignés actuellement au centre hospitalier Marie Curie de la capitale. La Roumanie a fait appel au mécanisme européen d’aide en la matière plus d’une semaine après l’accueil des premiers enfants présentant des infections digestives graves, suivies de complications majeures. Trois bébés sont jusqu’ici décédés, tandis que trois autres séjournent en soins intensifs. Entre temps, cette situation a gagné en ampleur au Parlement. Le PSD a annoncé son intention de déposer une motion simple contre le ministre de la Santé, Patriciu Achimaş Cadariu.



    Pauvreté — Un débat public a été lancé sur le plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté. Le document présente 47 mesures s’adressant à toutes les tranches d’âge. Il se propose d’aider, dans les quatre années à venir, plus d’un million et demi de Roumains qui vivent actuellement à la limite de la subsistance. Deux objectifs importants sont notamment visés: accroître le taux d’emploi des 20-64 ans, de 66% en 2014 à 70% en 2020, et diminuer, d’ici 2020, d’au moins 580.000 le nombre des personnes en risque de pauvreté et d’exclusion sociale. Ces objectifs sont harmonisés avec la Stratégie Europe 2020. La paquet national anti-pauvreté comporte également des mesures qui concernent la famille, dont celles visant à améliorer les conditions de logement, à éviter que les enfants soient séparés de leurs parents et à stimuler financièrement les travailleurs journaliers.



    Justice — Les procureurs du Parquet national anticorruption ont ordonné ce jeudi le contrôle judiciaire sous caution pour le député Mădălin Voicu, PSD, dans le dossier pour lequel les parlementaires n’ont pas approuvé qu’il soit retenu ni placé en garde à vue. En revanche, ils ont approuvé la demande de retenir Nicolae Păun, représentant au Parlement de la minorité rom. Les deux sont accusés d’avoir obtenu et utilisé de manière incorrecte les fonds européens dans certains projets destinés aux communautés de Roms. Selon les procureurs, entre 2010 et 2015, sous prétexte d’aider des milliers de Roms à trouver un emploi ou à devenir entrepreneurs, les deux députés auraient mis au point un plan à l’aide duquel ils auraient détourné plus de 6 millions d’euros à des fins personnelles.



    Migration — En 2015, c’est l’immigration illégale qui é été le défi, tant pour la Roumanie que pour l’Union européenne — a déclaré ce jeudi le chef de l’Inspection générale aux immigrations, le questeur Viorel Vasile, à la présentation du bilan d’activités 2015. Selon lui, la Roumanie est confrontée à un afflux de demandes d’asile déposées par les ressortissants syriens, qui représentant près de 43% de l’ensemble des demandes enregistrées sur le territoire national. En 2015, plus de 2300 actions et contrôles ont été organisés, et des décisions de refoulement ont été prises contre plus de 2000 citoyens étrangers. 189 étrangers ont été expulsés sous escorte de Roumanie. A présent, 104.000 citoyens étrangers se trouvent en Roumanie.



    Aide — L’aide humanitaire que la Roumanie a décidé d’accorder à la République de Moldova s’élève à 3,7 millions d’euros, a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement de Bucarest, Dan Suciu. Il a précisé que l’aide, qui consistera en aliments et en mazout, est offerte alors que plusieurs localités du pays voisin traversent une période difficile. L’annonce survient un jour après la visite du président moldave, Nicolae Timofti, à Bucarest.

  • Le Petitjournal radio 17.11.2015

    Le Petitjournal radio 17.11.2015

    Cest le moment de votre synthèse bimensuelle dactualité roumaine et européenne réalisée par RRI en partenariat avec le Petit Journal de Bucarest, la déclinaison locale de la plus grande publication en ligne consacrée aux expats français et francophones du monde entier.



    Jonas Mercier, co-rédacteur en chef du Petitjournal.com/Bucarest est avec nous pour ce tour dhorizon des grands dossiers de presse des derniers jours, tels quils sont vus par les journalistes de cette publication électronique.




    http://www.lepetitjournal.com/bucarest

  • A la Une de la presse roumaine 26.08.2015

    A la Une de la presse roumaine 26.08.2015

    L’argent est un des sujets préférés de la
    presse roumaine, et ce mercredi n’y fait pas exception. La presse se penche sur
    les possibles conséquences en Roumanie de la crise boursière chinoise. La
    Dacian Logan domine toujours les ventes d’automobiles. Vifs débats sur
    l’augmentation des salaires dans le secteur public. Enfin, la presse roumaine
    critique la manière dont l’Europe gère la crise des réfugiés.



  • Majoration des salaires dans le système de santé  roumain

    Majoration des salaires dans le système de santé roumain

    La situation du système de santé roumain est un des rares sujets à susciter des débats publics si passionnés. Les patients et leurs proches déplorent les conditions que proposent les hôpitaux publics, l’incompétence et l’impolitesse du personnel, depuis les agents de sécurité jusqu’aux directeurs des établissements publics de santé. Les médecins et les infirmiers dénoncent eux aussi le sou-financement chronique du système, l’absence d’équipements médicaux modernes et les salaires trop bas.

    L’Exécutif de Bucarest a promis de corriger une partie de ces anomalies. Ainsi, la rémunération du personnel du système de santé public, qui compte quelque 200 mille personnes, devrait-elle augmenter de 25% à partir du 1er octobre. Cette mesure sera adoptée la semaine prochaine, lors d’une réunion du cabinet de Bucarest, a précisé le premier ministre social-démocrate Victor Ponta. Aux dires de celui-ci, cette mesure serait suivie par d’autres majorations et en 2017 les salaires dans le système public de santé devraient même doubler par rapport à leur niveau actuel.

    Cette mesure, affirme M Ponta est possible notamment grâce aux économies réalisées après l’introduction cette année de la carte de santé, que tous les assurés possèdent. Le cabinet de Bucarest envisage de soumettre au Législatif, la semaine prochaine, un projet de loi censé préciser les conditions dans lesquelles les patients peuvent faire des « paiements informels », que nombre de Roumains appellent tout simplement « pots-de-vin ». Le ministère de la Justice élaborera un projet de loi prévoyant les conditions quand et comment les malades peuvent gratifier les médecins et les infirmiers qui les ont soignés. Ces paiements n’impliqueraient pas la responsabilité pénale s’ils respectent trois conditions : le personnel médical ne doit pas conditionner l’acte médical à ces paiements, qui seraient obligatoirement accordés à la fin des soins. Finalement, les médecins et les infirmiers sont tenus de déclarer les sommes d’argent reçues de la part des malades et payer des impôts.

    Ces mesures interviennent sur la toile de fond des mécontentements dans le système sanitaire. Plus de 16 mille médecins ont adhéré à un groupe d’initiative créé sur un réseau de socialisation, dans le cadre duquel ils évoquent la possibilité de déclencher la grève en raison notamment du niveau trop faible de leurs salaires. L’opposition, par la voix de la co-présidente du Parti national libéral, Alina Gorghiu, accuse le cabinet de Bucarest de s’être inscrit dans une spirale du populisme, qui risque de rendre impossible la gouvernance du pays . La majoration des salaires est une mesure justifiée, mais elle ne peut pas être appliquée en même temps pour tous les salariés de l’Etat, puisqu’elle risque de compromettre la stabilité financière du pays, met en garde la patronne des libéraux. Aux dires d’Alina Gorghiu, la majoration salariale dans le système médical serait suivie par des revendications similaires de la part des autres catégories de salariés du secteur public.

    Apparemment, c’est ce qui se passe en ce moment en Roumanie. Les leaders des syndicats des policiers ont demandé la majoration de 25% de leurs salaires. Les syndicats de l’Education nationale ont salué la décision du gouvernement et demandé des mesures similaires pour les enseignants. Les syndicalistes affirment que le majoration des salaires d’une certaine catégorie de salariés de l’Etat au détriment des autres n’a fait qu’amplifier le mécontentement parmi les enseignants qui pourraient protester à l’occasion de cette rentrée scolaire.

  • A la une de la presse roumaine – 19.08.2015

    A la une de la presse roumaine – 19.08.2015

    Somme
    toute, c’est d’argent que parlent à l’unisson les journaux roumains dans leur
    édition électronique du jour.



  • 18.08.2015 (mise à jour)

    18.08.2015 (mise à jour)

    Salaires — Le premier ministre Victor Ponta a annoncé, mardi, qu’à partir du 1er octobre, les salaires dans le domaine sanitaire augmenteraient de 25%. L’annonce survient après une rencontre de travail, qui a eu lieu dans le courant de la journée, avec le ministre de la Santé, Nicolae Bănicioiu, avec celui des Finances, Eugen Teodorovici, et avec celle du Travail, Rovana Plumb. Selon le chef de l’Exécutif, l’impact budgétaire annuel de cette majoration se monte à l’équivalent de 370 millions d’euros. Selon un leader syndical, deux autres hausses salariales, toujours de 25%, sont prévues en 2016 et en 2017. Les revenus actuels des personnels de la Santé doubleront en quelque sorte. Le personnel médical de Roumanie est actuellement mécontent des salaires bas — une des raisons de l’exode massif. Ces quatre dernières années, plus de 7000 médecins ont décidé de quitter le pays.



    Déficit — Les grandes réductions de taxes et d’impôts prévues par le nouveau Code fiscal creuseront le déficit budgétaire et la dette publique, ce qui accroîtra la dépendance de la Roumanie du financement externe — a averti, dans un entretien, le gouverneur de la Banque nationale, Mugur Isărescu. Il a souligné que la BNR n’est pas contre le nouveau Code, mais qu’elle attire l’attention sur l’entrée en vigueur simultanée, au début de l’année prochaine, de six mesures d’allègement fiscal. Leur choc cumulé, dit Mugur Isărescu, affectera la macro stabilité économique, avec un possible impact sur la stabilité des prix. Les conditions de financement du budget et de toute l’économie roumaine seront affectées. Les représentants des partis parlementaires auront, jeudi, une rencontre technique en marge du nouveau Code fiscal, que le chef de l’Etat, Klaus Iohannis, a renvoyé au parlement pour réexamen. Le Code fiscal sera ensuite réexaminé, dans la session extraordinaire du Législatif, à partir du 24 août. Le président considère que les mesures d’allègement fiscal pourraient avoir des implications négatives majeures sur la construction budgétaire les prochaines années. Le premier ministre Victor Ponta soutient, en revanche, que l’impact budgétaire de l’allègement fiscal peut être amorti par la croissance économique et par une collecte plus efficace des taxes.



    Olympiade — Le lot national de la Roumanie a remporté une médaille d’or, deux d’argent et une de bronze à l’Olympiade internationale de géographie qui a eu lieu du 10 au 18 août à Tver, en Russie. La Roumanie a occupé la première place au classement général. La compétition a réuni plus de 150 élèves de 40 pays.



    Réunion — La Roumanie et les pays du flanc est de l’OTAN souhaitent organiser une réunion en novembre à Bucarest, pour discuter de mesures supplémentaires de sécurité pour les Etats de la région — a annoncé un officiel polonais pour le Wall Street Journal. Selon des sources de Bucarest, il s’agirait d’une initiative de la présidence de la Roumanie. La Bulgarie, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie seraient les pays participants. La Pologne a exigé, récemment, une présence militaire accrue de l’Alliance sur son flanc est afin de décourager toute agression russe. Varsovie souhaite qu’au sommet de l’OTAN de juillet 2016, les Etats d’Europe Centrale insistent pour l’approbation de bases militaires permanentes de l’OTAN à la frontière est de l’Alliance.



    Film — C’est à Sfântu Gheorghe, dans le delta du Danube, dans le sud-est de la Roumanie, que se déroule jusqu’au 23 août la 12e édition du Festival international du film indépendant Anonimul, l‘Anonyme. Hier, le film « Le homard » du réalisateur grec Yorgos Lanthimos, prix du jury à Cannes cette année, a été projeté lors de l’ouverture officielle du festival. Le festival comporte aussi la sélection « Romanian Off » et sa compétition dédiée aux comédiens qui ont décidé de réaliser des films. Hormis « Le trésor » et « Aferim », à l’affiche de la section « Romanian Off », figurent aussi les productions « Bucarest non-stop » et « Youtube bazar », les deux signés par Dan Chisu, « Vera » par Dorian Boguta, « Chuck Norris vs communisme » par Ilinca Calugareanu et « Pourquoi moi» par Tudor Giurgiu. Dans la catégorie des comédiens ayant décidé de réaliser des films seront projetées des productions telles « Respire » par Mélanie Laurent et « La mano visible » de Gael Garcia Bernal.



    Bac — En Roumanie — poursuite, mardi, de la deuxième session — d’automne — du bac. Cette semaine, les près e 55.000 lycéens inscrits passent des examens d’évaluation des compétences. Les épreuves écrites commencent la semaine prochaine. Dans la première session, plus de 66% des lycéens, environ 106.000, ont réussi leur bac. Le taux de réussite a grimpé de 7% par rapport à l’année dernière.



    Météo — Les prochaines 24 h, le ciel sera plutôt nuageux en Roumanie avec des perturbations marquées sur le relief, dans le nord-ouest, le centre et par endroits dans l’est. Des averses, même torrentielles, seront signalées, ainsi que des phénomènes électriques, du vent fort et même de la grêle. Les quantités d’eau dépasseront les 15-20 l/m², pour arriver à 30-40 l/m² en montagne. Sur le reste du territoire, les phénomènes d’instabilité seront isolés. Les températures seront moindres que les moyennes climatologiques dans la plupart des régions. Ainsi, un temps frais, même froid, est attendu dans le nord-est, avec des maximales allant de 18 à 28°. Les pluies surviennent après la période de sécheresse la plus longue des 50 dernières années, qui a compromis des centaines de milliers d’ha de cultures agricoles dans presque toutes les régions du pays. Le manque à gagner dépasse les 2 milliards d’euros.


  • 18.08.2015

    18.08.2015

    Médecins – Les représentants du gouvernement roumain et du système de santé poursuivent les négociations au sujet des salaires du personnel médical. Les médecins sont mécontents du très bas niveau des salaires, mais du fait que ceux qui travaillent dans le système public de santé seront assimilés aux fonctionnaires. Les représentants du personnel médical affirment qu’une majoration substantielle des salaires pourrait résoudre une partie de ces problèmes. Le ministre de la Santé, Nicolae Banicioiu devrait réaliser avec le premier ministre Victor Ponta et le ministre des Finances, Eugen Teodorovici une estimation des sommes d’argent qui seraient allouées au système sanitaire. Le ministre de la Santé vient de décider de majorer les salaires dans le système médical de 10%, à partir du mois d’octobre. La décision a été adoptée alors que des milliers de médecins, révoltés d’avoir été assimilés aux fonctionnaires menacent de déclencher la grève.

    Corruption – L’ex-conseiller présidentiel et ex-ministre de l’intérieur Gabriel Berca a été traduit en justice pour trafic d’influence alors qu’il était déjà en détention provisoire. La même mesure a été instituée dans le cas de l’ex-député Mihai Banu – député démocrate-libéral au moment de la commission des faits incriminés – et de son fils. Selon les procureurs, par l’intermédiaire de Mihai Banu, Gabriel Berca a demandé et reçu entre 2010 et 2012, 185.000 euros de la part d’un homme d’affaires, pour lui- même et pour le parti dont il faisait partie, à savoir le Parti national libéral. En échange de cet argent, il aurait promis d’utiliser son influence pour que le gouvernement octroie de l’argent à une mairie.

    Film – C’est à Sfântu Gheorghe, dans le delta du Danube, dans le sud-est de la Roumanie, que se déroule jusqu’au 23 août la 12e édition du Festival international du film indépendant Anonimul, l’Anonyme. Hier, le film « Le homard » du réalisateur grec Yorgos Lanthims, prix du jury à Cannes cette année, a été projeté lors de l’ouverture officielle du festival. Le festival inclut aussi la sélection « Romanian Off » et sa compétition dédiée aux comédiens qui ont décidé de réaliser des films. Hormis « Le trésor » et « Aferim », à l’affiche de la section « Romanian Off », figurent aussi les productions « Bucarest non-stop » et « Youtube bazar », les deux signés par Dan Chisu, « Vera » par Dorian Boguta, « Chuck Norris vs communisme » par Ilinca Calugareanu et « Pourquoi moi» par Tudor Giurgiu. Dans la catégorie des comédiens ayant décidé de réaliser des films, seront projetées des productions telles « Respire » par Mélanie Laurent et « La mano visible » de Gael Garcia Bernal.

    BAC – En Roumanie, la session d’automne du Baccalauréat se poursuit aujourd’hui par les épreuves orales de langue roumaine et langue maternelle dans le cas des lycéens appartenant aux minorités nationales. Hier l’examen a débuté par l’épreuve orale d’évaluation des compétences linguistiques de communication en langue roumaine ou langue maternelle. Cette semaine, les candidats doivent également passer des examens d’évaluation des compétences linguistiques dans une langue de circulation internationale ainsi que des compétences digitales. Les épreuves écrites commencent la semaine prochaine. Près de 55 mille lycéens participent ces jours-ci à la deuxième session de l’examen de Bac 2015. Rappelons-le, lors de la première session de juin – juillet, plus de 66% des lycéens roumains, soit 106 mille jeunes ont réussi cet examen. Par rapport à la même session de l’année dernière, le taux de réussite a progressé de 7%.

  • A la une de la presse roumaine – 17.08.2015

    A la une de la presse roumaine – 17.08.2015

    Une semaine de feu s’ouvre pour les élus nationaux
    roumains ; les médecins roumains se mobilisent via les réseaux sociaux et
    menacent de démissionner en bloc ; les Roumains seraient presque tous
    convaincus de la vérité dite par la religion, indique un sondage d’opinion -
    des sujets à retrouver dans la presse en ligne de Bucarest.



  • Le système de santé

    Le système de santé

    Le système sur carte de santé (la carte Vitale roumaine) et celui sans carte doivent fonctionner en parallèle pendant six mois, donc jusqu’à la fin octobre ! C’est une demande formulée par les médecins traitants, et qui exprime leur mécontentement à l’égard de la manière dont le système de remboursement des services médicaux et des médicaments – uniquement sur carte – a été introduit en Roumanie.

    L’introduction du système, le 1er mai, a connu un démarrage difficile, et elle bute principalement à cause du réseau informatique défaillant, mais aussi du fait que tous les assurés ne sont pas entrés en possession de la carte. Les médecins traitants demandent donc que les deux systèmes – avec et sans carte – soient acceptés en parallèle, histoire de corriger les problèmes en cours de route. Selon eux, bien qu’importante, la carte ne peut pas être, en ce moment, l’unique instrument de validation et de remboursement des services médicaux.

    Le président de la Caisse nationale d’assurances maladie, Vasile Ciurchea, soutient que le passage définitif au système par carte se produira en août : « Nous accorderons, bien entendu, des services quand quelqu’un ne pourra pas présenter sa carte pour différentes raisons – pour ne pas l’avoir reçue, parce qu’elle n’a pas été délivrée ou que sais-je quelle autre motivation – mais je précise pour la nième fois : à un moment donné, on dira stop. Probablement à la fin juillet ou début août. »

    Parallèlement aux efforts d’introduction en Roumanie du système de remboursement des services de santé sur carte, les autorités de Bucarest ont continué, cette semaine, à débattre du déficit de médecins qui, à la recherche de revenus plus conséquents, choisissent de travailler à l’étranger en très grand nombre. Or, le Parlement a une proposition de loi censée jeter les fondements de la majoration des revenus dans le domaine médical.

    Selon le ministre de la Santé, Nicolae Bănicioiu, ce texte serait de nature à soutenir chaque diplômé de l’Ecole de médecine, mais aussi des médecins qui ont choisi de rester en Roumanie, en dépit de toutes les difficultés. Nicolae Bănicioiu : « J’espère que cette loi soit votée au Parlement en 2015. Nous avons assisté, la semaine dernière, au Sénat à une tentative échouée, mais il reste une semaine. J’espère que la semaine prochaine soit beaucoup plus optimiste, de manière à ce que la loi soit à la Chambre des députés, qui décide. Si elle ne passe pas en 2015, ce sera très difficile de motiver les jeunes générations surtout, de plus en plus séduites par l’idée de partir travailler à l’étranger. »

    En égale mesure, les médecins pourraient supplémenter leurs revenus en accordant des consultations privées après le programme dans l’hôpital ou la clinique où ils travaillent. Le ministre roumain de la Santé est aussi d’accord avec la proposition permettant aux jeunes licenciés en médecine d’exercer 5 ou 10 ans en Roumanie, tout en respectant la législation européenne de la mobilité au sein de l’UE. (Trad. Ligia Mihaiescu)

  • Le système de santé en Roumanie

    Le système de santé en Roumanie

    Le système sanitaire roumain, que beaucoup de spécialistes déclarent comme patient en mort clinique, par, est une source continuelle de mécontentements et de frustrations. Les malades accusent l’état précaire des hôpitaux, le manque de médicaments, l’octroi de l’acte médical contre les dessous-de-table coutumiers, bien des fois plus importants que les sommes, non moins importantes, qu’ils ont déjà acquittées en tant qu’assurés.

    A leur tour, les médecins réclament le sous-financement du système, qui se reflète dans le manque d’équipement, l’insuffisance du personnel et les salaires bas. Très actif lorsqu’il s’agissait de défendre ses confrères, l’ancien président du Collège des médecins, Vasile Astărăstoaie, entre temps condamné pour corruption, affirmait que le revenu d’un médecin de Roumanie est de 400 euros environ, alors qu’au Danemark, il dépasse 8000. Et que, à cause des petits salaires, plus de 20.000 médecins ont quitté le pays ces dernières années.

    Le ministre actuel de la Santé, le social-démocrate Nicolae Bănicioiu, lui-même médecin, a lancé un paquet de propositions pour assurer le nombre nécessaire de spécialistes pour les gardes dans les hôpitaux, dans les conditions de l’exode du personnel de spécialité à l’étranger. Il a demandé, lundi, le soutien du Parlement pour adopter un projet de loi élaboré par le gouvernement en ce sens. Nicolae Bănicioiu : : « Il s’agit d’une majoration des revenus des médecins. C’est vrai, le système est repensé, par l’octroi de facilités et, pratiquement, par la possibilité de rémunération supplémentaire par des prestations dans un hôpital public pour des patients privés. »

    Pour les gardes faites par les médecins les jours non ouvrables et fériés, un bonus allant jusqu’à 100% est accordé, rappelle le ministre. Afin d’assurer la continuité des gardes, il propose d’inclure dans ce système les médecins internes dès leur 3e année, sous la surveillance d’un médecin spécialiste. Les libéraux, d’opposition, ne croient pas à la faisabilité de ce projet.

    Le député Horia Cristian (PNL) : « Je pense que cela est inconcevable, parce que le système de formation est très faible – et c’est un euphémisme. Enfin, je crois que le problème est complexe et qu’il présuppose une vision, une discussion ample, censée comprendre des mesures complexes. »

    Le scepticisme de l’opposition est partagé par une grande partie de l’opinion publique, surtout après le chaos engendré, en début du mois, par l’introduction de l’obligation de la carte de santé (soit la carte Vitale roumaine). Toute présence chez le médecin traitant, à l’hôpital ou à la pharmacie peut être remboursée uniquement sur présentation de la carte. A défaut, une attestation spéciale de la Caisse nationale d’assurances maladie est nécessaire.

    Les personnes non assurées bénéficient du paquet minimum de services médicaux, et les services d’urgence sont accordés sans que l’utilisation de la carte soient nécessaire. Au moment de l’entrée en vigueur de la loi, des centaines de milliers d’assurés n’avaient pas reçu leur carte, et le système informatique n’a pas fonctionné les premiers jours. (trad. Ligia Mihaiescu)

  • Les droits des patients aux services médicaux

    Les droits des patients aux services médicaux

    L’espérance de vie des Roumains est moindre par rapport à d’autres pays d’Europe. Les Roumains vivent, en moyenne, 7, 8 ou 9 ans de moins que les Allemands, les Espagnols, les Français et respectivement les Suisses. Un rapport élaboré par l’Organisation pour la coopération et le développement économique et la Commission européenne révèle que la Roumanie se porte bien pour ce qui est de l’incidence du diabète et du cancer, mais qu’elle enregistre un taux élevé de mortalité infantile. En milieu rural notamment, où vivent près de 46% de la population du pays et environ 50% des enfants roumains, ce taux s’est chiffré, en 2013, à 10,4 pour mille enfants, contre 6,8 pour mille enfants en milieu citadin. L’accouchement prématuré, qui survient dans 10% des grossesses, en est la cause principale. Les facteurs à l’origine de ce phénomène sont le mode de vie, le manque d’informations, l’attention insuffisante prêtée à la prévention et le sous-financement du système de santé. Beaucoup des décès qui surviennent en milieu rural pourraient être prévenus en mettant en place des programmes support destinés aux mères et aux enfants ou bien en dotant les maternités d’équipements médicaux performants.



    Ce sont là les conclusions du débat intitulé « Les droits des patients, entre théorie et pratique », organisé par la Fondation World Vision România en partenariat avec les commissions spécialisées du Sénat de Bucarest. L’occasion d’appeler tous les décideurs des milieux politique et institutionnel à œuvrer ensemble pour rendre plus faciles d’accès ces services médicaux de qualité dans le cas des familles vulnérables vivant en milieu rural. Les organisateurs de ces débats se sont proposé d’analyser l’écart entre la théorie et la pratique quand il s’agit du droit des patients à de bons services de santé. La Fondation World Vision România prête une attention particulière aux enfants habitant à la campagne, car plus exposés aux inégalités en matière de services médicaux basiques, affirme Daniela Buzducea, directrice exécutive de la fondation.



    Daniela Buzducea : « L’étude que nous avons rendue publique l’année passée et qui s’intitule “Le bien-être de l’enfant en milieu rural” constate qu’en 2013, parmi les moins de cinq ans, un enfant sur cinq n’avait pas été examiné par un médecin. Or, il est de notoriété que les petits ont grand besoin de ces consultations médicales, de vaccins et de suivi de leur croissance et développement. En l’absence de l’identification en temps utile des problèmes éventuels de croissance et de développement, les interventions médicales ultérieures risquent de coûter plus cher non seulement au budget public, mais aussi et surtout à la vie de l’enfant, qui voit diminuer sa chance de grandir sainement et de contribuer ainsi au développement social et économique de la société. On n’a pas suffisamment investi dans l’éducation des parents en ce qui concerne la santé de leur progéniture. C’est ce qui explique le nombre important de parents qui ignorent toujours le fait que les enfants ont droit aux services médicaux de base, même si les cotisations d’assurance maladie ne sont pas réglées. Même cas de figure pour les femmes enceintes, assurées ou non, qui devraient bénéficier de soins médicaux. Le courant d’opinion défavorable à la vaccination qui se manifeste, malheureusement, depuis un certain temps, devrait déterminer l’Etat à élaborer une meilleure stratégie de communication au sujet de l’importance des vaccins. Il n’y a aucune étude solide qui puisse justifier le refus d’un si grand nombre de parents de faire vacciner leurs enfants ».



    Présent au débat, Vasile Ciurchea, président de la Caisse nationale d’assurances maladie, a parlé, entre autres, des cartes de santé obligatoires depuis le 1er mai. Il a également fait savoir que les soins médicaux à l’étranger sont remboursés annuellement à hauteur de près de 70 millions d’euros.



    Vasile Ciurchea a pourtant reconnu que nombre de localités de Roumanie manquent de médecins traitants : « On a recensé, à travers le pays, 300 localités, plus ou moins petites, où il n’y a pas un seul médecin traitant. Elles sont situées dans des régions défavorisées, telle que Vaslui ou les monts Apuseni ou encore dans des endroits difficiles d’accès. Pour encourager les médecins à s’y rendre, nous avons révisé à la hausse les bonus accordés pour le travail en milieu rural. Aux termes d’un contrat-cadre, un nombre supplémentaire de 25% des médecins de campagne touchent désormais un bonus considérable. Pour les conditions plus spéciales, comme c’est le cas dans le Delta du Danube, ce bonus équivaut à 200% du salaire… Ces médecins traitants doivent soigner un très grand nombre de patients, soit environ 4500 personnes. Nous tentons de convaincre les autorités locales et départementales de supplémenter elles aussi les revenus du personnel médical, afin de l’y attirer ».



    La tuberculose est une maladie guérissable à condition d’être dépistée à temps et soignée de manière adéquate. Malheureusement, à ce chapitre aussi la Roumanie enregistre le plus grand nombre de cas : un sur cinq ressortissants européens diagnostiqués comme étant atteints de tuberculose provient de Roumanie. En outre, trois décès causés par cette maladie surviennent chaque jour en Roumanie. Par ailleurs, à défaut de traitement, cette affection est une menace à l’adresse de la santé publique, car une seule personne atteinte de tuberculose peut infecter jusqu’à 15 personnes annuellement. La Fondation Romanian Angel Appeal a récemment organisé un débat autour de la nécessité d’impliquer les autorités locales dans l’éradication de la tuberculose par le financement de services gratuits d’accompagnement psychologique et social des patients. Les malades de la tuberculose bénéficient déjà, dans quatre hôpitaux de pneumo-phtisiologie du pays (Bucarest, Bisericani, Baia Mare et Leordeni), de services gratuits de conseil psychologique et social, ainsi que d’appui financier pour le traitement. Il s’agit d’un projet lancé en 2013 par la Fondation Romanian Angel Appeal et qui permet à mille patients de surmonter les désagréments de la maladie.



    Cristina Popa travaille comme médecin à l’Institut de pneumo – phtisiologie « Marius Nasta » de Bucarest, un des quatre établissements hospitaliers publics de Roumanie à dispenser ce type de services.



    Cristina Popa: « 218 patients sont concernés par ce projet, qui a également supposé 163 enquêtes sociales. 172 personnes ont bénéficié de soutien financier, ce qui signifie que, durant chaque mois de traitement médicamenteux correctement administré, les patients ont reçu 100 lei, tandis que 26 malades ont été inscrits à des cours de formation professionnelle. La plupart des 218 malades pris en compte sont des hommes. Selon mes propres constats relatifs au déroulement de ce projet, lorsque le patient bénéficie d’une approche médicale d’équipe, il recevra des informations pluridisciplinaires, ce qui mène à une meilleure qualité de l’acte médical. J’ai également pu observer la communication directe et ouverte entre les membres de l’équipe médicale et les patients. Je tiens à souligner la portée du rôle de l’infirmière qui travaille dans la salle de traitement, qui a raffermi la confiance dans les services médicaux. Jusqu’ici, deux patients seulement ont abandonné le traitement, soit 1% des personnes inscrites dans le projet. Je dirais que c’est un bon résultat, compte tenu du fait qu’un Programme national de contrôle de la tuberculose accepte un taux d’abandon maximum de 10% ».



    La Roumanie a franchi un pas important dans la lutte contre cette maladie en adoptant une Stratégie nationale de contrôle de la tuberculose pour la période 2015-2020. L’enveloppe impartie à cette stratégie se monte à 1,571 milliard de lei. (Trad. Mariana Tudose)

  • Gilles Gautier (France) – la crise des médecins en Roumanie

    Gilles Gautier (France) – la crise des médecins en Roumanie

    Etant donné les conditions et le système, les facultés de profil forment des médecins notamment pour l’étranger. Avant, à la fin de leurs études, ils passaient quelques années dans le système roumain de santé pour acquérir de l’expérience. Pourtant, il est très difficile voire impossible pour un jeune de vivre avec 250 euros par mois, le salaire d’un médecin débutant. Alors ils partent d’emblée, tout de suite après avoir décroché leur diplôme.



    En plus de la pénurie qui devient grave en Roumanie, il faut également compter les frais de scolarité, supportés par le pays, car la première faculté d’Etat suivie est gratuite. Ces dix dernières années, par exemple, la Roumanie a fait cadeau des professionnels de santé pour 600 millions d’euros, a déclaré récemment le vice-président de la Commission de santé du Sénat. Selon lui, environ 3000 — 3500 médecins sortent chaque année des facultés du pays, et un nombre équivalent part du pays. Plus de 14.000 médecins, mais beaucoup d’infirmiers aussi, ont quitté le pays depuis 2007.



    Les dentistes et les chirurgiens choisissent notamment la France, l’Italie et l’Allemagne. Les médecins roumains représentent, selon le président du Collège des médecins de Roumanie, 60% des médecins étrangers travaillant en France. Il existe plus de 4000 médecins roumains en Allemagne. Une fois arrivés à l’étranger, la rémunération des docteurs arrive à être 8 ou 10 fois supérieure à ce qu’ils touchent ici.



    En Irlande, ils gagnent 50.000 euros par an, tandis qu’au Danemark, ils peuvent arriver à 83.000. Ils sont appréciés et c’est une opportunité de carrière pour eux. Ainsi, la Roumanie perd-elle tous ses bons médecins, affaiblissant encore plus le système de santé du pays. Le déficit de médecins est déjà supérieur à 40% et se creuse, et des sections d’hôpitaux ultra performantes risquent et certaines arrivent même à être transformées en musée, disait le président du Collège des médecins de Roumanie.



    Dans des spécialités telles que les soins intensifs, le pays compte un tiers des professionnels dont il aurait besoin. La Roumanie n’a jamais excellé au chapitre santé, elle est même l’élève la moins assidue des 28. La situation est différente en ville par rapport au milieu rural. Depuis 2007, rien n’a été fait pour accroître les salaires des médecins. A la campagne, nous avons même des zones non couvertes par des médecins.



    Là, les cabinets médicaux sont la propriété des conseils locaux, et les professionnels de la santé sont tenus de payer un loyer. Ils ont été obligés par différents moyens de rénover ces espaces, même si le Code civil disposait que cette obligation incombait aux propriétaires. Il y a en Roumanie plus de 4.500 médecins traitants en milieu rural, dont plus de 3.300 touchaient un bonus pour leur travail ; un nouvel acte réglementaire a supprimé ce bonus pour la moitié de ces professionnels.



    Au lieu de les stimuler, il existe, au contraire, cette « stimulation négative », qui a pour résultat de quitter le milieu rural pour la ville et même de quitter le pays. La Caisse nationale d’assurances maladie estime que bien au contraire, l’acte normatif en question permet aux médecins d’accéder à un plus de rémunération. Voilà, Gilles, j’espère avoir fait le tour du sujet. Bien des choses à toi et à Mme Agnès !

  • A la Une de la presse roumain 28.04.2015

    A la Une de la presse roumain 28.04.2015

    Ce mardi, la presse en ligne de Bucarest annonce des sujets des plus divers : l’image du paysan roumain, la surprise que les hypermarchés nous préparent après la baisse de la TVA, une ample enquête pénale concernant des affaires de vente ou des rétrocessions d’immeubles à Timisoara et l’exode des médecins roumains.