Tag: Roms

  • Le “Regard” qui s’entend…

    Le “Regard” qui s’entend…

    Il est, en quelque sorte, le sang dune ville. De ce fait, il doit être de qualité et circuler diligemment. Or, dans le cas du transport en commun de la capitale roumaine, Bucarest, de nombreux problèmes mettent en question la santé de ce fluide qui met en marche une ville de quelque 2 millions dhabitants. Se pencher sur les difficultés est nécessaire pour avancer, tout comme, parfois, mettre en avant des réussites – comme ces cas dinsertion sociale de Roms, anciens locataires de bidonvilles en France. Des cas assez peux nombreux encore mais qui se multiplient. Ce ne sont que deux des sujets traités in extenso par léquipe du magazine Regard, la plus importante publication francophone dEurope Centrale et de lEst, dont le numéro 74 est déjà en kiosques. Nous en parlons avec Laurent Couderc, rédacteur en chef de cette revue, et avec Julia Beurq, journaliste.


  • 14.04.2016 (mise à jour)

    14.04.2016 (mise à jour)

    Démission — La ministre roumaine du Travail, Ana Costea, a démissionné jeudi de ses fonctions. La décision survient dans le contexte dans lequel, en début de semaine, les syndicats du système public ont exprimé leur mécontentement à l’égard du projet d’ordonnance d’urgence sur les salaires dans ce secteur d’activité. C’est pourquoi la ministre a retiré son soutien à ce document. Le premier ministre Dacian Ciolos a accepté la démission de la ministre et a annoncé qu’il avancerait au président Klaus Iohannis une proposition sous peu. Ce jeudi, Dacian Ciolos a annoncé que les discussions avec les syndicats sur les traitements dans le système dépendant du budget étatique seraient lancés la semaine prochaine, afin de trouver une solution qui soit acceptée par ces dernierss, mais qui soit égaleemnt faisable du point de vue budgétaire et légal.



    Visas – Le ministère roumain des Affaires étrangères se déclare déçu après l’échec des pourparlers sur l’élimination des visas pour les citoyens roumains qui souhaitent se rendre au Canada. Le ministère roumain des Affaires étrangères souligne que le maintien des visas provoque des désavantages évidents et injustifiés par rapport aux autres citoyens européens. La diplomatie roumaine rappelle que les autorités d’Ottawa s’étaient engagées, à maintes reprises depuis 2008, à alléger le régime des visas pour les ressortissants roumains, afin d’assurer la liberté de mouvement pour tous les citoyens européens, sans aucune discrimination. Par ailleurs, la Commission européenne a demandé au Conseil et au Parlement de l’UE de démarrer des débats et d’adopter avant le 12 juillet une prise de position sur l’introduction du régime des visas pour les ressortissants américains et canadiens. La réaction de la Commission européenne intervient sur la toile de fond du refus des Etats-Unis et du Canada d’éliminer le régime obligatoire des visas pour les citoyens de certains Etats communautaires, dont la Roumanie.



    Droits de l’Homme — En Roumanie, les transgressions des droits de l’Homme les plus connues sont liées à la discrimination systématique des Roms, aux mauvais traitements des détenus et aux conditions dans les prisons qui ne répondent pas aux normes internationales. C’est la conclusion du Rapport du Département d’Etat des Etats-Unis relatif au respect des Droits de l’Homme dans le monde. Le document remarque également, dans le chapitre consacré à la Roumanie, des déclarations et des articles antisémites publiés dans la presse ou des opinions racistes, xénophobes et nationalistes diffusées sur Internet. Les auteurs du rapport mentionnent le fait que la Direction nationale anticorruption a continué les investigations des affaires de corruption à haut niveau. Même si les lois roumaines garantissent le respect des Droits de l’Homme, les autorités ne les appliquent toujours pas d’une manière efficace, conclut le document.



    Baromètre — Près de la moitié des Roumains (soit 49,7%) affirment que les Etats-Unis sont le principal allié de leur pays en cas de menace contre la sécurité nationale, selon un baromètre sociologique, dont les résultats ont été rendus publics ce jeudi. En deuxième position et après un écart considérable se trouve l’Allemagne, avec 9,2% des options et la France avec 4,5%. Selon les auteurs de l’étude, « le choix des Roumains est tout à fait normal, vu que la Roumanie a conclu avec les Etats-Unis un partenariat stratégique et que Washington a renforcé sa présence militaire dans la région après le début de la crise en Ukraine ». Pourtant, les pays les plus sympathisés par les Roumains, sont ceux qui constituent des destinations de l’immigration roumaine — 83,5% pour l’Italie, 83% pour l’Espagne et 82,3% pour le Royaume-Uni. La République de Moldova est le pays le plus sympathisé parmi les voisins de la Roumanie, puisqu’elle a été identifiée ainsi par 71,1% des personnes interviewées. Seuls 27,9% des Roumains déclarent avoir des sentiments plutôt positifs envers la Russie, et les pays que les Roumains regardent avec le moins de sympathie sont la Syrie, avec 17,5% et l’Iran, avec 16,5%.



    Immigration — Le nombre des immigrants roumains officiellement enregistrés au Royaume-Uni a considérablement augmenté, selon une étude réalisée par l’Observatoire de la migration de l’Université d’Oxford et citée par les agences de presse. Celui-ci a dépassé les 220 mille, alors qu’en 2011 seulement 80 mille Roumains étaient enregistrés au Royaume Uni. Sur cette toile de fond, le rapport constate qu’en moyenne les salaires au Royaume Uni sont plus de quatre fois supérieures à ceux de Roumanie. Les auteurs de l’étude affirment également qu’en général le taux des ressortissants des pays du sud et de l’est de l’Europe qui travaillent au Royaume Uni a considérablement augmenté, notamment en raison des opportunités offertes par le marché britannique de l’emploi, beaucoup plus alléchantes que celles de leurs pays d’origine. pan>




    Investissement — Un nouvel investissement américain a été inauguré jeudi à proximité de Ploieşti (sud) en présence de l’ambassadeur des Etats Unis à Bucarest, Hans Klemm. C’est une société de production de composants automobiles, qui a créé plus de 300 nouveaux emplois. La nouvelle fabrique livrera aux constructeurs automobiles européens des ensembles et composants pour les essuie-glace.



    Cinéma — Les films « Baccalauréat », de Cristian Mungiu, et « Sierra — Nevada » de Cristi Puiu ont été sélectionnés pour la compétition officielle du Festival de Cannes, qui aura lieu du 11 au 22 mai, ont annoncé les organisateurs jeudi. Cristian Mungiu s’est vu décerner la Palme dOr en 2007, pour « 4 mois, 3 semaines et 2 jours ». Il revient dans la compétition avec le film « Au-delà des collines », qui a remporté deux prix : celui du scénario et celui de l’interprétation. Cristi Puiu a reçu, en 2005, à Cannes, le Grand prix de la section Un Certain Regard, pour « La Mort de Monsieur Lăzărescu ». Le film « Chiens » de Bogdan Mirică a été sélectionné pour la section Un Certain Regard de cette année. A ces titres s’ajoutent deux courts-métrages roumains dans la sélection officielle : « 4:15 de l’après-midi, fin du monde », réalisé par Cătălin Rotaru et Gabi Virginia Sarga et « Tous les fleuves se jettent dans la mer » d’Alexandru Badea.



    Famille royale — La princesse Margarita, dépositaire de la Couronne de Roumanie, est actuellement en Suisse où se trouve également son père, le Roi Michel Ier, dernier chef d’Etat de la Seconde guerre mondiale encore en vie. Selon un communiqué de la Maison royale de Roumanie, Michel Ier se trouve à sa résidence privée, sous soins médicaux permanents après une hospitalisation à la mi-mars dans une clinique suisse. Diagnostiqué avec deux formes sévères de cancer, le Roi avait annoncé son retrait de la vie publique. Tous ces projets personnels avaient été confiés à la princesse Margarita. Le 23 août 1944, le Roi Michel a décidé de l’arrestation du Maréchal Antonescu, celui qui dirigeait de facto l’Etat roumain, a sorti la Roumanie de son alliance avec l’Allemagne nazie et l’entrée dans le camp des Alliés. De l’avis des historiens, cette décision a raccourci la guerre d’au moins six mois et sauvé plusieurs centaines de milliers de vies. Trois ans plus tard, lorsque le pays était pratiquement sous occupation militaire soviétique et dirigé par un gouvernement communiste fidèle à Moscou, le Roi a été obligé à abdiquer et à s’exiler en Occident. Il a pu rentrer en Roumanie après la Révolution anticommuniste roumaine de 1989.



    Tennis — Le double Horia Tecau (Roumanie) et Jean Julien Rojer (Pays Bas) a été dépassé ce jeudi par la paire Henri Kontinen (Finlande) / John Peers (Australie), dans les huitièmes du tournoi de Monte Carlo. Au cours de la même compétition, le double Florin Mergea (Roumanie) et Rohan Bopanna (Inde) s’est qualifié dans les quarts de finale, après la victoire 7 à 5 / 7 à 5, devant le double Robert Lindstedt (Suède)/Alexander Peya (Autriche). Dans les quarts de finale, Mergea et Bopanna rencontreront vendredi Jamie Murray (Royaume Uni) et Bruno Soares (Brésil).

  • 08.04.2016 (mise à jour)

    08.04.2016 (mise à jour)

    Roms – C’est à l’Etat et à la société toute entière de trouver des solutions pour dépasser la marginalisation des Roms et aider à une meilleure intégration de ceux-ci, a déclaré vendredi le président roumain Klaus Iohannis. Bien que les personnes d’ethnie rom se soient forgées une identité culturelle à part grâce à leurs traditions, elles sont toujours discriminés et leurs communautés comptent parmi les plus pauvres et les plus défavorisées, a encore ajouté le chef de l’Etat. Il a également attiré l’attention sur les dangers engendrés par l’ignorance, l’intolérance, la xénophobie et le racisme. A son tour, le premier ministre Dacian Ciolos a exprimé son espoir que les tendances de stigmatisation des Roms par certains Etats européens seraient dépassées. Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la Journée Internationale de Roms. Selon les statistiques officielles, plus de 600.000 Roms vivent actuellement en Roumanie, formant la 2e minorité ethnique du pays, après celle magyare.

    Corruption – La décision définitive dans le dossier dit « Le référendum », dans lequel le président du Parti Social-Démocrate, Liviu Dragnea, a été condamné à un an de prison avec sursis, sera rendue le 22 avril, a fait savoir la Haute cour de Cassation et de Justice de Bucarest. Les procureurs de la Direction nationale anticorruption ont accusé M Dragnea d’avoir coordonné en 2012 un mécanisme complexe visant à frauder les résultats sur la participation au référendum sur la destitution du président roumain de l’époque, Traian Basescu. 74 inculpés, présidents et membres de bureaux de vote, ont été soit acquittés, soit condamnés à des peines de prison avec sursis. Rappelons-le, même si 87% des participants au référendum avaient opté pour la destitution du président, le référendum n’a pas été validé par manque de quorum.

    Théâtre – L’Union Théâtrale de Roumanie (UNITER) exprime sa profonde tristesse suite à la disparition de l’acteur roumain Mircea Albulescu, qu’elle considère comme l’emblème du théâtre roumain. Selon l’Union, le regretté Mircea Albulescu a été un des plus grands acteurs roumains, professeur d’université aimé, qui a forgé des dizaines de générations d’artistes roumains. Il a également été publiciste, poète et prosateur. Artiste complet, au cours des 6 décennies de sa carrière, il a joué des centaines de rôles sur les scènes roumaines de théâtre, il a joué dans plus de 70 films et interprété plus de 300 rôles remarquables de théâtre radiophonique. Mircea Albulescu nous a quittés vendredi à l’âge de 81 ans, suite à des problèmes cardiaques.

    Handball – Le club champion de handball féminin de Roumanie, CSM Bucarest doit rencontrer samedi l’équipe russe Rostov Don dans le match retour de la finale de la Ligue des Champions. Dans le match aller l’équipe roumaine s’est imposée à la limite, score 26 buts à 25. L’autre équipe roumaine de la compétition, HCM Baia Mare, jouera dimanche le match retour contre Buducnost Podgorica du Monténegro. La Roumanie est le seul pays qui a la chance d’être représentée par deux équipes au tournoi Final Four, organisé les 7 et 8 mai à Budapest.

    Météo – Dans les 24 prochaines heures, la météo sera plutôt instable en Roumanie ; le ciel sera couvert et on attend des pluies à verse et des orages. Dans l’ouest, le nord, le centre et en montagne les précipitations pourraient dépasser les 20l/m carré. Les températures maximales iront jusqu’à 24 degrés.

  • Le Petitjournal radio 08.03.2016

    Le Petitjournal radio 08.03.2016

    Cest le moment de votre synthèse dactualité proposée par RRI et Le Petit Journal de Bucarest. Cette semaine, cest Benjamin Ribout, co-rédacteur en chef de LPJB, qui nous passe en revue la Une de la version locale de la plus importante publication en ligne destinée aux Français et aux francophones de l’étranger. Au menu – lannonce de la ministre indienne des Affaires étrangères selon laquelle les Roms du monde entier pourraient bientôt obtenir la nationalité indienne; le marché des immeubles de bureaux connaît un essaor inattendu dans la capitale roumaine; Bucarest pourrait avoir bientôt une conseillère municipale française pour le premier arrondissement – Clotilde Armand, manager.


  • 27.02.2016

    27.02.2016

    Corruption – Le député Nicolae Păun, représentant de la communauté rom au Parlement de Bucarest, apprend aujourd’hui s’il sera placé en détention provisoire. Jeudi, il a été retenu par les procureurs anticorruption dans un dossier où il est accusé, aux côtés du député social – démocrate, Madalin Voicu, de blanchiment d’argent et de détournement de fonds. Selon les procureurs, Nicolae Paun et Madalin Voicu auraient mis au point un plan de détournement de 6 millions d’euros destinés initialement à la formation professionnelle des roms. A la différence de Nicolae Paun, Madalin Voicu fait l’objet d’une enquête sous contrôle judiciaire après que les députés ont rejeté la semaine dernière la sollicitation des procureurs de le retenir et le placer en détention provisoire. Par ailleurs, vendredi, la Haute Cour de Justice et de Cassation a décidé que la sénatrice libérale-démocrate Doina Tudor soit placée sous contrôle judiciaire pendant le déroulement de l’enquête dont elle fait l’objet. Doina Tudor est accusée de complicité dans une affaire de perception de pots-de vin visant son ex – mari, Daniel Tudor, ancien vice-président de l’Autorité de Surveillance financière, actuellement assigné à résidence. Selon les enquêteurs, en 2013, Doina Tudor aurait aidé son ancien époux à recevoir 200.000 euros de pots-de-vin de la part d’une compagnie d’assurances, laquelle aurait été favorisée, en dépit des irrégularités révélés par des contrôles antérieurs.

    Commissaire – La commissaire européenne à la Justice aux consommateurs et à l’égalité, Věra Jourová, fera lundi une visite à Bucarest. Elle aura des pourparlers avec le premier ministre Dacian Ciolos, la ministre roumaine de la Justice, Raluca Pruna, la ministre du Travail, Claudia Ana Costea, ainsi qu’avec des membres du Parlement de Bucarest. Les débats viseront notamment les progrès de la Roumanie dans la réforme du système judiciaire, la contribution de la justice aux priorités de la Commission européenne, le marché numérique unique ou encore l’agenda européen visant la sécurité. Au cours de sa visite, la commissaire européenne à la Justice participera également à une table ronde aux côtés de plusieurs ONG activant dans le domaine des politiques visant l’intégration des Roms, une occasion de se pencher sur l’expérience de la Roumanie dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d’intégration des Roms.

    Diplomatie – En visite en Allemagne, le ministre chargé des relations avec les Roumains de l’étranger, Dan Stoenescu, a participé vendredi à Munich à la conférence «Repatriote – projet de rapatriement par l’entrepreneuriat », ayant pour objectif informer les Roumains vivant à l’étranger sur l’importance de développer des compétences enterpreneuriales et leur présenter les opportunités d’affaires dans leur pays d’origine. Lors de sa visite, le ministre Dan Stoenescu s’est également entretenu avec la présidente de la Fédération des Saxons de Transylvanie et le président de l’Association des Souabes du Banat. L’occasion pour le ministre de réaffirmer le fait que la minorité allemande de Roumanie et les communautés roumains d’Allemagne représentaient un lien important entre les deux pays.

    Afghanistan – Une missile est tombée vendredi sur la base militaire de Kandahar en Afghanistan, où se trouvent aussi des militaires roumains. Selon un communiqué du ministère de la Défense de Bucarest, il n’y a pas eu de victimes, ni de dégâts matériels. Tout le personnel de la base s’est mis à l’abri dans des zones spécialement aménagées, selon les procédures. Quelque 600 militaires roumains sont déployés actuellement en Afghanistan. Le ministère roumain de la Défense surveille de près leurs missions ainsi que les mesures et les procédures de sécurité qui les concernent.

    Syrie – En Syrie, les principales zones de conflit étaient calmes samedi matin, suite à l’entrée en vigueur du cessez-le-feu russo – américain. La trêve vise toutefois une petite partie du territoire, vu que les jihadistes des groupes Etat Islamique et le Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, en sont exclus et qu’ils contrôlent plus de 50% du pays. Selon l’AFP, l’armée de l’air russe a annoncé samedi la suspension, pour la journée, de toutes les sorties de son aviation au-dessus de la Syrie afin de soutenir l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur après minuit vendredi et empêcher toute erreur de bombardement.

    Rugby – La sélection roumaine de rugby joue aujourd’hui à Iasi (dans le nord-est de la Roumanie) un match contre la Russie, dans le cadre du Championnat européen des nations, la compétition la plus importante d’Europe après le tournoi des six nations. La Roumanie a déjà eu raison du Portugal et de l’Espagne et elle s’apprête à rencontrer l’Allemagne, en mars. Rappelons que l’automne dernier, sous la direction du célèbre sélectionneur Lynn Howells, la Roumanie a participé au tournoi final de la Coupe du monde du Royaume Uni où elle a triomphé contre le Canada, mais s’est inclinée devant la France, l’Irlande et l’Italie.

    Météo – Le temps est instable ce samedi en Roumanie, même si les températures sont un peu plus élevées que la normale saisonnière. Il pleut par endroits dans le sud du pays. Les températures maximales d’aujourd’hui iront de 4 à 13 degrés. Un ciel couvert, de la pluie et 5 degrés à midi à Bucarest.

  • 21.02.2016

    21.02.2016

    Roms – Les Roms de Roumanie ont commémoré les 160 ans de labolition de lesclavage de cette minorité, déplorant la pauvreté et la discrimination qui frappent cette communauté et demandant davantage daccès à léducation et à lemploi, a constaté lAFP. “La majorité des familles roms vivent dans lextrême pauvreté”, a déclaré Ionel Alecu, président de lONG Alliance pour lunion des Roms. “La pauvreté empêche les enfants roms de poursuivre leurs études”, a-t-il ajouté lors dun défilé commémoratif organisé dans le centre de Bucarest. Environ 300 personnes ont brandi des drapeaux de la Roumanie et de lUnion européenne tout en dénonçant les discriminations contre les Roms. Vendredi, le président roumain Klaus Iohannis a estimé que laffranchissement des Roms restait “incomplet sur le plan économique et social”.


    Durant 500 ans, les Roms vivant dans les provinces historiques roumaines ont appartenu aux différents pouvoirs, aux nobles ou aux monastères. Officialisé en 1856, laffranchissement a été un processus long et difficile. Alors quils navaient pas de terre ou de logement, les Roms ont vécu dans un “semi-esclavage” ou se sont sinstallés à la périphérie des villages. Au sein de lUE, la Roumanie compte la plus importante minorité rom dEurope, forte denviron deux millions de personnes, selon les chercheurs et les ONG. Selon les chiffres officiels du dernier recensement, réalisé en 2011, les Roms ne seraient pourtant quun peu plus de 600 mille personnes, soit 3% de la population et deuxième groupe ethnique du pays, après les Hongrois.



    Etat de la nation – Le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis, doit s’adresser lundi au plénum du Parlement de Bucarest. Devant les sénateurs et les députés, il évoquera des sujets de politique intérieure, a fait savoir le président du Sénat, Călin Popescu Tăriceanu. Il sagira du premier discours parlementaire du chef de lEtat depuis le début de l’année et le cinquième depuis le début de son mandat, en décembre 2014.



    Commerce – La Roumanie confirme sa position de principal partenaire commercial de la République de Moldova, le volume des échanges bilatéraux se chiffrant à 1 milliard 350 millions de dollars en 2015. Les produits minéraux et les équipements techniques dominent la liste des produits roumains exportés dans le pays voisin, apprend-on par lambassade de Roumanie à Chişinău. Fin 2015, la Moldova ex-soviétique était quatrième au classement des exportations roumaines vers les pays hors-UE et huitième pour ce qui est des importations.



    ONU – Natalia Gherman, ancienne ministre moldave des Affaires étrangères, a été proposée comme candidate aux fonctions de secrétaire général de lONU. Une lettre en ce sens du premier ministre de la République de Moldova, Pavel Filip, a été publiée sur le site officiel de Mogens Lykketoft, président de lactuelle session de lAssemblée générale des Nations Unies. Diplomate avec une riche expérience, Natalia Gherman compte dans son palmarès de chef de la diplomatie moldave lAccord dassociation à lUE, ainsi que la libéralisation du régime des visas européens pour les ressortissants de la République de Moldova, selon ce document. Natalia Gherman est le sixième candidat au fauteuil de secrétaire général des NU, occupé par Ban Ki-moon jusquen décembre 2016.



    Cinéma – Le documentaire “Fuocoammare” (“Feu en mer”), du réalisateur italien Gianfranco Rosi, sest vu attribué lOurs dor, le trophée du Festival de cinéma de Berlin. Le films relate le sort des réfugiés qui débarquent en provenance des côtes dAfrique du Nord sur lîle italienne de Lampedusa, ou meurent avant dy parvenir. Sans voix off ni commentaires, “Fuocoammare” décrit en parallèle le quotidien des habitants et celui de ces milliers de migrants, précise lAFP. LOurs dargent du meilleur réalisateur a été décerné à la Française Mia Hansen-Love, pour “LAvenir”, long-métrage qui narre lhistoire dune enseignante de philosophie qui doit composer avec une toute nouvelle vie lorsque son mari la quitte.


    Par ailleurs, le long-métrage “Illégitime”, du réalisateur roumain Adrian Sitaru a remporté le prix de la Confédération internationale des Cinémas d’Art. Le film dont la première mondiale a eu lieu à la fin de la semaine dernière, précisément à l’occasion de la 66ème édition de la Berlinale, a été acclamé tant par le public que par la critique. Dans le même temps, le court-métrage “Une nuit à Tokoriki” de la cinéaste roumaine Roxana Stroe a été distingué du prix de la Génération 14 plus. 16 productions issues de 11 pays étaient en compétition dans le cadre de cette section consacrée aux jeunes réalisateurs.



    Handball – La championne de Roumanie de handball féminin, CSM Bucarest, rencontre dimanche la sélection danoise FC Midtjyland dans le cadre du deuxième groupe principal de la Ligue des champions. Pour accéder aux quarts de finale, l’équipe roumaine a besoin d’une victoire. Et puis, toujours dans le cadre de la Ligue des champions, léquipe vice-championne de Roumanie de handball féminin, HCM Baia Mare, sest qualifiée vendredi, dans les quarts de finale après avoir dépassé vendredi, 38 points à 27, léquipe allemande Thuringer HC. C’est la cinquième victoire consécutive pour l’équipe roumaine au sein de ce groupe, dans lequel elle était entrée avec zéro points. cembre 2016.

  • A la une de la presse roumaine – 07.08.2015

    A la une de la presse roumaine – 07.08.2015

    En pleine saison de grandes vacances, le Fisc roumain accélère la lutte contre l’évasion fiscale. Dans le collimateur : les chanteurs de musique tsigane, les usuriers, les politiciens, les sportifs et d’autres vedettes du show-biz. Cette annonce tombe à pic du point de vue médiatique, puisque à Timisoara c’est la saison des mariages dans les familles des Roms. La ville devient un véritable salon de l’automobile. La même ville sera aussi un véritable pôle commercial de l’ouest du pays, un nouveau Bucarest.



  • 02.08.2015

    02.08.2015

    Projet- La Roumanie, l’Allemagne et la Bulgarie ont avancé ensemble un projet pour la révision de la stratégie de la Mer Noire qui pourrait constituer un pas vers la mise en place d’une stratégie européenne pour cette région. C’est ce qu’a déclaré, en première, le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu dans une interview samedi, à la chaîne de télé privée, Realitatea TV. A cette occasion, le responsable roumain a également affirmé que la Roumanie avait avancé également l’idée d’une nouvelle stratégie d’approche de ses partenaires otaniens dans le voisinage oriental et méridional de l’Alliance, dans la perspective du sommet de Varsovie de l’Alliance de l’année prochaine. Par ailleurs, Bogdan Aurescu a précisé que Bucarest n’était pas une cible de la Russie, puisque la Roumanie est membre de l’OTAN et dans cette qualité, une attaque à son adresse équivaudrait à une attaque contre l’Alliance.

    Génocide – La Commission européenne soutient la résolution du législatif communautaire visant la reconnaissance du génocide contre les Roms durant la deuxième guerre mondiale et la célébration, le 2 août, de la journée européenne de commémoration de l’Holocauste des Roms. Dans un message posté samedi, le premier ministre roumain, Victor Ponta, a affirmé que le gouvernement de Bucarest saluait l’initiative de la société civile rom de notre pays de commémorer ensemble ce moment tragique de l’histoire moderne de l’humanité et invitait tous les citoyens roumains à observer une minute de silence à la mémoire des victimes. Dans son message, le premier ministre Victor Ponta plaide également pour la solidarité, la tolérance et l’entente de tous les citoyens du monde. Le 2 août 1944, près de 3.000 Rom – femmes, hommes et enfants – ont été gazés à Auschwitz. Les Roms représente la plus grande minorité ethnique d’Europe.

    Congrès – La situation de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie l’année dernière et considérée comme la terre ancestrale de l’ethnie tatare domine les travaux du deuxième Congrès mondial des Tatars, accueilli ces jours-ci par la capitale de la Turquie, Ankara. 500 délégués de toutes les organisations tatares du monde, y compris de Roumanie, ont exhorté les institutions internationales à intervenir pour faire cesser les actions antidémocratiques de la Fédération du Russie contre les Tatars de Crimée. Présente à Ankara, l’Union démocrate des Tatars turco-musulmans de Roumanie a réitéré son soutien au règlement de la situation des Tatars de Crimée. La majorité des environ 25 mille Tatars de Roumanie vit en Dobroudja (sud-est), province se trouvant sous la domination de l’Empire ottoman pendant plusieurs centaines d’années.

    Tennis – La joueuse de tennis roumaine Patricia Maria Ţig (n° 154 mondial) rencontre ce dimanche la Russe, Margarita Gasparian (112 WTA) dans la finale du tournoi WTA de Bakou (Azerbaïdjan) doté de prix de 226 milles dollars. Samedi, la joueuse roumaine a réussi une qualification surprenante en finale du tournoi WTA de Baku en éliminant la principale favorite, la Russe Anastasia Pavliucenkova, (n°42 WTA), 6-3, 6-2. C’est le meilleur résultat de la carrière de la Roumaine de 21 ans.

    Météo – La chaleur revient en force en Roumanie. Les températures repartent à la hausse dans la plupart des régions. Des pluies feront leur apparition à l’ouest et au nord-ouest. L’après-midi, le thermomètre affichera entre 26 et 34°. 26 degrés à midi, dans la capitale.

  • 01.08.2015

    01.08.2015

    Réactions — La presse israélienne a salué la promulgation, par le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, de la législation qui sanctionne la propagande néo-fasciste et le négationnisme. Les journaux d’Israël, cités par le correspondant de Radio Roumanie à Jérusalem, précisent que la loi roumaine interdit les organisations fascistes, racistes ou xénophobes, et leurs symboles, ainsi que l’apologie des personnes coupables de crimes contre l’humanité. Elle sanctionne également l’apologie du Mouvement légionnaire (de la Garde de Fer, l’extrême-droite de l’entre-deux-guerres) et le négationnisme exprimé à travers la contestation du rôle de Roumanie dans l’extermination de quelque 280 mille Juifs et 11 mille Roms, pendant le régime profasciste du maréchal Ion Antonescu.



    Génocide — La communauté internationale se souvient avec respect du génocide des Rom — affirme le premier ministre roumain Victor Ponta dans un message posté sur les réseaux sociaux à la veille de la commémoration, le 2 août, de l’Holocauste des Rom. Le gouvernement de la Roumanie, ajoute M. Ponta, salue l’initiative de la société civile rom de notre pays de commémorer ensemble ce moment tragique de l’histoire moderne de l’humanité, et invite tous les citoyens roumains à observer une minute de silence à la mémoire des victimes. Dans son message, le premier ministre Victor Ponta plaide également pour la solidarité, la tolérance et l’entente de tous les citoyens du monde. Le 2 août 1944, près de 3.000 Rom – femmes, hommes et enfants — ont été gazés à Auschwitz.



    Congrès — L’Union démocrate des Tatars turco-musulmans de Roumanie est représentée par 70 délégués et 20 invités, au deuxième Congrès mondial des Tatars, accueilli par la capitale de la Turquie, Ankara. Y sont présents, au total, 500 délégués de toutes les organisations tatares du monde. L’ambassadeur de Roumanie en Turquie, Radu Onofrei, assiste aux travaux. L’agenda du congrès est dominé par la situation de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie l’année dernière et considérée comme la terre ancestrale de l’ethnie tatare. La majorité des environ 25 mille Tatars de Roumanie vit en Dobroudja (sud-est), province se trouvant sous la domination de l’Empire ottoman pendant plusieurs centaines d’années.



    Accord — Le nouveau premier ministre de la République de Moldova, Valeriu Streleţ, a demandé au Fonds Monétaire International d’envoyer d’urgence à Chisinau une équipe d’experts chargée de négocier un nouvel accord. Le précédent est arrivé à terme en 2013, ce qui a entraîné le blocage du soutien financier, d’environ 200 millions d’euros, de l’Union Européenne. La République de Moldova traverse actuellement une crise économique et financière sévère, dans le contexte de la disparition d’un milliard de dollars des coffres forts de trois banques importantes du pays et de la suspension du financement extérieur. Une mission de monitoring du FMI aurait dû se rendre en République de Moldova à la mi-juin, mais elle a été annulée, suite à la démission de l’ancien premier ministre, Chiril Gaburici. L’actuel premier ministre a été investi par le Parlement jeudi, grâce aux votes des députés de l’Alliance pour l’intégration européenne, rassemblant les partis libéral-démocrate, démocrate et libéral. Le président de la Roumanie voisine, Klaus Iohannis, a promis au nouveau gouvernement moldave de l’appui pour surmonter les difficultés économiques et pour continuer le parcours européen du pays.



    Concert — Plus de 60.000 spectateurs ont assisté la nuit dernière au concert donné par DJ Avicii, dans le cadre du festival Untold accueilli ce week-end par la ville de Cluj-Napoca (nord-ouest de la Roumanie). Avicii, pseudonyme artistique du DJ et producteur de musique Suédois Tim Bergling, est, aux côtés de David Guetta et d’Armin van Buuren, un des plus prestigieux invités à l’affiche du Festival Untold, principal événement du genre inclus dans le projet Cluj-Napoca 2015 — Capitale européenne de la jeunesse.



    Météo — Le temps s’est rafraîchi en Roumanie, après la canicule des derniers jours, les températures de l’air ayant retrouvé des valeurs proches des normales de saison. Il pleut sur le sud et le sud-ouest. Les maximales de l’air de la journée vont de 25 à 32°. Avec 25°, à midi, à Bucarest.

  • Les Roms, la Roumanie, l’Europe

    Les Roms, la Roumanie, l’Europe

    Avec une véhémence sans précédent, la ministre suédoise aux Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, exprimait récemment « sa “colère” à propos de la Roumanie qui refuse sa proposition daide extérieure pour dépenser les fonds européens destinés à lintégration des Roms ». Ces affirmations sans preuves en disent long de la perception erronée que certaines chancelleries occidentales ont de la situation réelle de cette communauté. Avant la ministre de Stockholm, plusieurs voix de Rome, Paris, Bruxelles ou Londres ont reproché à Bucarest d’être passif ou indifférent face à ce sujet, surtout qu’une partie des médias et de la classe politique européenne en tiennent la Roumanie pour seule responsable.



    Or les chiffres sont éloquents. Sur les quelque 12 millions de Roms se trouvant sur le Vieux Continent, seuls 620.000 vivent en Roumanie, soit 3,3% de la population totale du pays. Le problème de cette minorité, la plus nombreuse du continent, mais sans Etat propre qui la revendique et qui plaide en sa faveur, concerne tous les Européens. Depuis longtemps déjà. Un peu partout en Europe, les Roms sont cibles de préjugés, victimes de l’excès de zèle des gendarmes français ou de la rhétorique xénophobe de l’extrême droite hongroise. Dans le meilleur des cas, ils sont perçus comme des personnages pittoresques, s’ils ne sont pas associés à la paresse, la marginalité, la délinquance, la misère ou le désordre. Ils restent en dehors de la plupart des sociétés européennes, bien qu’ils soient arrivés sur le contient il y a presqu’un millénaire, depuis leur départ du nord-ouest de l’Inde.



    Dans une radiographie sévère, mais juste, de cette minorité, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, admettait que : « Il est inacceptable — et je pense qu’inacceptable est le mot juste — que tant de Roms vivent encore dans une pauvreté extrême et souffrent d’exclusion sociale, dans certains de nos villes et villages. Il est inacceptable d’avoir dans certains endroits des enfants roms inscrits dans les écoles destinées aux élèves avec un handicap mental, sans aucune chance d’atteindre leur vrai potentiel dans l’éducation et sur le marché de l’emploi. Il est inacceptable que les Roms soient toujours discriminés dans les hôpitaux, dans les compagnies et les écoles, qu’ils restent sans logement et, par voie de conséquence, sans avenir. De même, il est complètement inacceptable que la rhétorique anti-rom gagne du terrain au sein de la population européenne.»



    Pour sa part, l’organisation pour la protection des droits de l’homme, Amnesty International, reconnaît que partout dans l’UE, les droits des Roms ne sont pas bien respectés, y compris par les autorités locales. Le représentant de l’organisation, Nicolas Berger, affirme que : « Il est temps de passer au-delà des paroles. On a besoin dun engagement clair des pouvoirs locaux en ce sens, car, dans la plupart des cas, ils sont responsables des évacuations forcées ou de la ségrégation des Roms. Les violences sous-tendues par le racisme – y compris celles perpétrées par la police – doivent cesser. Nous attendons toujours que les représentants de la Commission européenne déclenchent des procédures dinfraction aux traités européens contre tous les Etats qui portent atteinte aux droits de cette ethnie. »



    Loin dêtre un cas unique en Europe, la Roumanie doit régler ses propres problèmes historiques avec cette minorité. Depuis le Moyen âge jusquau 19e siècle, les Roms ont été des esclaves, une main dœuvre très bon marché sur les propriétés des princes, des nobles ou des monastères de lépoque. LEtat roumain moderne les affranchit de cette condition, mais les ignore, napportant pas de solutions à leurs problèmes. Lors de la seconde guerre mondiale, une bonne partie de cette communauté a été déportée en Transnistrie par le régime du maréchal Ion Antonescu, allié du troisième Reich. Par la suite, usant de méthodes policières, la dictature communiste les oblige à devenir sédentaires de force. Il nest donc pas étonnant que les préjugés restent vifs au sein de la société roumaine – les Roms sont à ce jour la communauté ethnique la moins acceptée par la majorité.



    Le chef de lEtat, Traian Basescu, reconnaît que plus de la moitié des Roms qui travaillent ont un faible niveau déducation, tandis que ceux ayant fait des études, même supérieures, peinent à trouver un emploi en adéquation avec leur formation. Les évaluations réalisées par lexécutif européen sont exactes, précise le président Basescu, mais sur le terrain, les autorités roumaines et la communauté rom ont encore beaucoup de chemin à parcourir. Le chef de lEtat roumain: « Les conclusions de la Commission ne sont pas négatives et font état de progrès. Elle souligne quil y a des places réservées dans les universités pour les jeunes Roms, quil y a des avancées en ce qui concerne la scolarisation dans le primaire, mais cest très peu. Certes, les rapports de la Commission comportent toujours beaucoup despoir, mais la réalité est inacceptable pour les Roms, et pas seulement en Roumanie. Il nest pas moins vrai que nous ne pouvons pas avancer, quels que soient les efforts des gouvernements et des autorités locales, si la minorité rom ne souhaite pas évoluer dune manière positive. »



    Le président Traian Basescu déplore également le fait quune bonne partie des Roms intégrés dans la société ne reconnaissent plus leur appartenance ethnique. A leur tour, les sociologues constatent, lors de recensements, la multiplication des cas de Roms chrétiens-orthodoxes qui se déclarent Roumains dun point de vue ethnique, ou catholiques de Transylvanie se revendiquant comme Magyars ou musulmans de Dobroudja se disant être Turcs. Tant que la majorité roumaine et la minorité rom en égale mesure ne vont pas se débarrasser des préjugés, linsertion sociale se poursuivra lentement et avec des résultats incertains. (trad.: Valentina Beleavski, Andrei Popov)

  • Les roms – un problème européen

    Les roms – un problème européen

    Les roms représentent la minorité ethnique la plus nombreuse d’Europe. Sur une population totale estimée à 10-12 millions, quelques 6 millions habitent dans les pays de l’UE et nombreux sont ceux qui sont les victimes des préjugés et de l’exclusion sociale.



    Selon une étude de la Banque Mondiale en Roumanie, 9 roms sur 10 sont marqués par des insuffisances matérielles sévères. Seulement un tiers des jeunes garçons roms ayant l’âge de 15 ans sont encore à l’école tandis que le nombre des filles du même âge est encore moindre. Un tiers des roms qui cherchent un emploi ont à faire à la discrimination.



    En Hongrie, pays voisin, ils représentent 7% de la population, la plupart n’ayant pas d’emploi, ils sont pauvres et relativement sans instruction. Le manque de confiance des Hongrois vis-à-vis des roms est aussi alimenté par le parti d’extrême droite Jobbik qui a obtenu un taux sans précédent, 21%, lors des élections nationales du dimanche dernier.



    Dans l’ouest du continent, en France, des milliers de roms de Roumanie et de Bulgarie sont expulsés chaque année des camps illégaux où ils choisissent de vivre, les autorités de l’Hexagone s’attirant souvent pour cette raison les critiques de Bruxelles. Même dans ces conditions, optant pour un style de vie nomade, une bonne partie des expulsés préfèrent repartir à l’étranger. Sans emploi, certains s’impliquent dans de menues infractions et font la manche dans les rues ou dans le transport communal ce qui provoque un rejet profond au sein de la population locale. Des groupes d’extrême droite ont organisé en 2013 en Tchéquie des manifestations contre les roms sans être condamnés clairement par les autorités.



    Toutes ces situations, comme tant d’autres, ont déterminé Amnesty International d’estimer que les Etats de l’Union Européenne ne réagissent pas à l’égard de la vraie dimension du problème et ne défendent pas suffisamment les roms, souvent victimes des violences en Europe. L’organisation demande aux gouvernements de veiller à ce que la police n’utilise pas la force de façon disproportionnelle pendant ses interventions dans leurs camps, de poursuivre plus efficacement les auteurs des actes racistes et de réaliser des statistiques montrant les violences contre les roms.



    A Bucarest, le Ministères des Affaires Etrangères dit qu’il faut trouver, en égale mesure, des solutions visant l’accès à l’éducation, aux logements, aux soins de santé et aux emplois. Selon le président Traian Bàsescu, il ne suffit pas de condamner par la loi la discrimination, la ségrégation et les actes de violence venus de la haine de race. Il faut transformer la mentalité collective et conscientiser le fait que les roms ne doivent plus être vus seulement comme des représentants d’une ethnie mais, aussi, comme des citoyens de l’Europe. Par conséquent, la stratégie locale, nationale et européenne doivent être corroborées, la voie à suivre étant justement l’échange d’expérience et la coopération internationale. (trad. Costin Grigore)

  • 08.04.2014 (mise à jour)

    08.04.2014 (mise à jour)

    Roms — Les Roms sont de plus en plus souvent les victimes des violences en Europe et les pays de l’UE ne connaissent pas l’ampleur du problème, avertit Amnesty International dans un rapport rendu public aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des Roms. Amnesty encourage les gouvernements à s’assurer que les policiers n’utilisent pas une force disproportionnée au cours de leurs interventions dans les camps de roms et à réaliser des statistiques au sujet des violences contre cette ethnie. Selon un rapport de la Banque Mondiale, les Roms constituent la minorité ethnique la plus nombreuse d’Europe, avec une population totale estimée entre 10 et 12 millions de personnes, dont six millions habitent à l’intérieur de l’UE. La Roumanie, où habitent 620 mille roms, a adopté des programmes d’inclusion des roms, mais les résultats n’ont pas été suffisamment évalués, constate aussi la Banque mondiale. L’étude recommande la création de capacités au niveau local afin de mieux utiliser les fonds structurels pour le développement, réalisant des estimations du budget plus réalistes et consolidant la législation anti-discrimination.



    Exercice — Les forces aériennes américaines et roumaines participent du 10 au 17 avril à un exercice aérien dans le centre de la Roumanie, fait savoir l’ambassade des Etats-Unis à Bucarest. Conformément à la source citée, cet exercice impliquera six avions F 16 de la base aérienne d’Aviano en Italie. L’exercice avait été planifié avant les événements en cours en Ukraine, précise l’ambassade américaine. Selon un communiqué du ministère roumain de la défense, plus de 200 soldats roumains, pilotes et techniciens et environ 250 soldats des forces aériennes américaines participent à cet exercice. Celui-ci vise à augmenter le niveau de préparation, le développement de la coopération et l’amélioration de l’interopérabilité des armées de pays membres de l’OTAN, ainsi que l’utilisation conjointe des techniques, des tactiques et des procédures militaires.



    Estimation — Le FMI estime que cette année la Roumanie enregistrera une croissance économique de 2,2%, suivie par une avancée de 2,5% en 2015, selon un rapport rendu public aujourd’hui par l’institution financière internationale. En 2013, la Roumanie a enregistré une des plus importantes croissances économique d’Europe, d’environ 3,5%. En ce qui concerne la région de l’Europe émergeante, qui inclut aussi la Roumanie, le FMI a amélioré ses estimations de croissance faites l’automne dernier. La croissance économique sera de 2,4% en 2014 et de 2,9% en 2015. Le FMI a également révisé à la hausse les estimations sur l’économie globale, qui devrait augmenter de 3,6% cette année et de 3,9% en 2015.



    Prix – Andreea Florina Săndiţă (17 ans), élève d’un lycée de Slatina, ville du sud de la Roumanie, a été primée ce mardi, lors d’une cérémonie à Bruxelles, par la commissaire européenne à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, Androulla Vassiliou. La Roumaine compte parmi les 28 gagnants du concours annuel consacré aux lycéens et intitulé Juvenes Translatores, « Jeunes traducteurs », organisé par la Commission européenne. L’édition 2014 a réuni plus de 3 mille jeunes de 750 lycées des pays membres de l’UE. Ce concours, qui vise à promouvoir l’étude des langues étrangères dans les écoles, offre également aux élèves la possibilité d’apprendre ce que suppose la profession de traducteur.



    Amendes — En 2013, le Conseil de la Concurrence de Roumanie a appliqué des amendes d’un montant de 20 millions d’euros, en hausse de 187% par rapport à 2012, a annoncé mardi le président de l’institution, Bogdan Chiritoiu, lors de la présentation du bilan annuel. L’année dernière, le Conseil a déclenché 18 enquêtes, 35 sociétés étant sanctionnées pour des pratiques anticoncurrentielles. Selon le rapport, les marchés pharmaceutique, du bois, des communications électroniques, de l’assistance médicale et les assurances automobiles ont enregistré le nombre le plus élevé de violations de la législation réglementant la concurrence. Bogdan Chiritoiu a affirmé que parmi les priorités de l’année 2014 figurait aussi la finalisation d’un dossier sur les possibles accords en matière de prix entre galeries commerciales, grandes surfaces et fournisseurs de Roumanie.



    Enquête — L’ex-président de la Ligue professionnelle de foot, Dumitru Dragomir sera enquêté en état de liberté, alors que deux hommes d’affaires ont été arrêtés dans un dossier visant la vente des droits de diffusion des matchs de la Ligue 1 roumaine de football. Les trois sont accusés d’évasion fiscale, d’escroquerie, de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. Aux dires des procureurs, entre 2011 et 2013, le patrimoine de la Ligue professionnelle de foot a été préjudicié de trois millions d’euros. L’image du football roumain est ternie par de telles situations alors que la Ligue collabore avec les enquêteurs, a précisé le président de la Fédération roumaine de football, Razvan Burleanu.

  • 08.04.2014

    08.04.2014

    Roms — Les Roms sont de plus en plus souvent les victimes des violences en Europe et les pays de l’UE ne connaissent pas l’ampleur du problème, avertit Amnesty International dans un rapport rendu public aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale des Roms. Amnesty encourage les gouvernements à s’assurer que les policiers n’utilisent pas une force disproportionnée au cours de leurs interventions dans les camps de roms et à réaliser des statistiques au sujet des violences contre cette ethnie. Selon un rapport de la Banque Mondiale, les Roms constituent la minorité ethnique la plus nombreuse d’Europe, avec une population totale estimée entre 10 et 12 millions de personnes, dont six millions habitent à l’intérieur de l’UE. La Roumanie, où habitent 620 mille roms, a adopté des programmes d’inclusion des roms, mais les résultats n’ont pas été suffisamment évalués, constate aussi la Banque mondiale. L’étude recommande la création de capacités au niveau local afin de mieux utiliser les fonds structurels pour le développement, réalisant des estimations du budget plus réalistes et consolidant la législation anti-discrimination.



    Exercice — Les forces aériennes américaines et roumaines participent du 10 au 17 avril à un exercice aérien dans le centre de la Roumanie, fait savoir l’ambassade des Etats-Unis à Bucarest. Conformément à la source citée, cet exercice impliquera six avions F 16 de la base aérienne d’Aviano en Italie. L’exercice avait été planifié avant les événements en cours en Ukraine, précise l’ambassade américaine. Selon un communiqué du ministère roumain de la défense, plus de 200 soldats roumains, pilotes et techniciens et environ 250 soldats des forces aériennes américaines participent à cet exercice. Celui-ci vise à augmenter le niveau de préparation, le développement de la coopération et l’amélioration de l’interopérabilité des armées de pays membres de l’OTAN, ainsi que l’utilisation conjointe des techniques, des tactiques et des procédures militaires.



    Estimation — Le FMI estime que cette année la Roumanie enregistrera une croissance économique de 2,2%, suivie par une avancée de 2,5% en 2015, selon un rapport rendu public aujourd’hui par l’institution financière internationale. En 2013, la Roumanie a enregistré une des plus importantes croissances économique d’Europe, d’environ 3,5%. En ce qui concerne la région de l’Europe émergeante, qui inclut aussi la Roumanie, le FMI a amélioré ses estimations de croissance faites l’automne dernier. La croissance économique sera de 2,4% en 2014 et de 2,9% en 2015. Le FMI a également révisé à la hausse les estimations sur l’économie globale, qui devrait augmenter de 3,6% cette année et de 3,9% en 2015.



    Enquête — L’ex-président de la Ligue professionnelle de foot, Dumitru Dragomir sera enquêté en état de liberté, alors que deux hommes d’affaires ont été arrêtés dans un dossier visant la vente des droits de diffusion des matchs de la Ligue 1 roumaine de football. Les trois sont accusés d’évasion fiscale, d’escroquerie, de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. Aux dires des procureurs, entre 2011 et 2013, le patrimoine de la Ligue professionnelle de foot a été préjudicié de trois millions d’euros. L’image du football roumain est ternie par de telles situations alors que la Ligue collabore avec les enquêteurs, a précisé le président de la Fédération roumaine de football, Razvan Burleanu.



    Destitution — Le roumain Dan Petrescu a été démis de sa fonction d’entraîneur principal du Dinamo Moscou, suite aux faibles résultats enregistrés par son équipe, a fait savoir mardi la presse sportive citant des sources au sein du club russe. L’ex footballeur roumain, âgé de 46 ans occupait cette fonction depuis août 2012. Après la 24e étape, le Dinamo Moscou occupe la 4e place du championnat russe, huit point derrière le leader Lokomotif Moscou.



    Haltérophilie La sportive roumaine Loredana Toma a remporté ce lundi trois médailles d’argent dans la catégorie des 57 kilogrammes aux Championnats européens d’haltérophilie de Tel Aviv. Les premières médailles ont été remportées samedi par Florin Croitoru à la catégorie 56 kilogrammes.

  • 04.04.2014

    04.04.2014

    Roms — Le problème de la minorité rom doit être abordé dans un contexte européen, avec la contribution de tous les Etats membres de l’UE. C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le président roumain Traian Basescu, en ouverture du sommet de Bruxelles, consacré à l’inclusion sociale des Roms. Le chef de l’Etat roumain a également regretté le fait que de nombreux Roms intégrés dans la société roumaine ne reconnaissaient plus leur ethnie. En plus, la moitié des Roms qui travaillent ont un très bas niveau d’éducation, alors que ceux qui ont fait des études ont des difficultés à trouver un emploi conforme à leur formation. Selon le dernier recensement, quelque 620.000 Roms vivent actuellement en Roumanie, soit 3,3% de la population du pays.



    Diplomatie — Le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlăţean, participe aujourd’hui à Athènes à la réunion informelle (de type Gymnich) des ministres des Affaires étrangères des Etats de l’UE. Deux jours durant, les pourparlers porteront sur plusieurs sujets d’actualité, avec un accent sur les récents événements en Ukraine et en Syrie, mais aussi sur les relations de l’UE avec ses partenaires stratégiques. Les réunions de type Gymnich sont organisées tous les six mois, par l’Etat qui détient la présidence du Conseil de l’Union, dans le but de faciliter les échanges d’opinions sur les questions de politique étrangère européenne.



    Corruption — Le président du Conseil départemental de Mehedinti (dans le sud-ouest de la Roumanie), Adrian Duicu, le chef de la police locale et un leader du Parti Social Démocrate (au pouvoir) de la même zone ont été placés en détention provisoire pendant 30 jours pour abus de fonction et trafic d’influence. Selon les procureurs anticorruption, les accusés auraient obligé des fonctionnaires publics à nommer leurs proches et à les maintenir à leurs fonctions de direction. S’y ajoutent des affaires de cession illégale de terrains appartenant à l’Etat. Par ailleurs, le maire de la ville de Bacau (de l’est de la Roumanie), le libéral Romeo Stavarache, a été lui aussi accusé de tentative d’abus de fonction. Il aurait réparti à un de ses collaborateurs un logement d’Etat, pour qu’il puisse le racheter par la suite à un prix dérisoire.



    Election — Le parti de centre-droit Fidesz du Premier ministre Viktor Orban est préféré par l’électorat hongrois quelques jours avant les élections législatives prévues dimanche. Selon le plus récent sondage visant les intentions de vote, Fidesz remporterait la moitié des voix. L’opposition socialiste bénéficie du soutien de 30% des électeurs hongrois, devançant par assez peu de voix le parti d’extrême droite Jobbik. Il s’agit des premières élections organisées suite à la réforme électorale réalisée par Viktor Orban et sévèrement critiquée par l’opposition. Suite à la cette réforme, le nombre de députés a baissé de 386 à 199, alors que le second tour a été supprimé. De même, les Hongrois vivant dans les pays voisins (en Roumanie et en Serbie, par exemple) ont obtenu le droit de voter aux élections organisées en Hongrie, étant considérés comme faisant partie de l’électorat pro-Fidesz.



    Inventions — Une vingtaine d’inventions roumaines sont présentes au Salon International de Genève, la manifestation du genre la plus importante au monde. Parmi ces inventions mentionnons un dispositif dynamique de transfert de l’air, un système d’aération des eaux de surface et un vibreur pneumatique d’arbres. Plus de 40 pays sont présents à cette 42e édition du Salon International de Genève. Notons que l’année dernière ce fut la Roumanie qui en a remporté le grand prix, pour un système dinspection non intrusif pour les avions.

  • L’ Holocauste des Roms

    L’ Holocauste des Roms

    La Commission internationale « Elie Wiesel » d’étude de l’Holocauste en Roumanie a inclus dans son rapport final la déportation des Roms en Transnistrie dans le cadre de l’intention du régime du maréchal Ion Antonescu de nettoyer la société roumaine. Avant le début de la déportation des Roms en 1942, le soi-disant «problème tzigane » n’existait pas dans la société roumaine.



    Marginaux, habitant les périphéries des villes et villages de Roumanie, les Tziganes ne figuraient pas parmi les minorités nationales reconnues par les lois de l’entre-deux-guerres et par conséquent ils n’ont pas fait l’objet des actions de roumanisation de l’époque. En 1942, l’Institut central des statistiques estimait le nombre de Tziganes de Roumanie à 208.700 et recensait la même année 41 mille personnes.



    Le but de ce recensement était de connaître le rapport entre les Roms sédentaires et nomades, le nombre de ceux qui avaient un casier judiciaire ou qui n’avaient pas d’emploi. Suite à ce recensement, les autorités ont décidé de déporter en Transnistrie près de 12% de la population rom de Roumanie. Adrian Nicolae Furtuna, auteur du livre « Pourquoi ne pleurent-ils pas? L’Holocauste des Roms et leur histoire véritable» explique qui étaient ces personnes déportées : « Il s’agit de 25 mille personnes déportées en Transnistrie. Mais ces chiffres ne sont que des estimations faites par la Commission d’étude de l’Holocauste en Roumanie, et publiés dans un rapport de 2007. Conformément à d’autres estimations faites par les organisations des Roms et par d’autres chercheurs, le chiffre réel semble être beaucoup plus important. Dans le cas des Roms traditionnels, il y a même de nos jours, le problèmes des papiers d’identité. La situation était même plus grave il y a près de 70 ans. Les déportations ont commencé effectivement au mois de juin. Ce fut précisément le 1er juin 1942 qu’a été déporté le premier segment de la population rom. C’étaient des Roms traditionnels, nomades, c’est-à-dire des Roms chaudronniers et étameurs. Ils étaient vus comme porteurs de maladies. Dans certains cas, ils étaient même soupçonnés d’espionnage en raison de leur caractère nomade. Le deuxième segment de population a été déporté en septembre. C’étaient notamment des Tziganes sédentaires qui ont été déportées parce qu’ils avaient des casiers judiciaires et parce qu’ils n’avaient pas d’emploi. On ne saurait pas préciser exactement la date des dernières déportations puisque des chasses à l’homme ont également eu lieu après les deux vagues de déportations. Mais en général, les déportations se sont achevées en 1942, après la déportation des Roms sédentaires. »



    En 1942, au bout des deux vagues de déportation, on recensait en Transnistrie plus de 11.000 Roms nomades et quelque 13.000 Roms sédentaires arrivés de tous les coins de la Roumanie. Quel allait être leur sort? Réponse avec Adrian Nicolae Furtună. « Au fait, on leur a menti. La gendarmerie, en tant qu’institution qui entrait en contact avec ces gens, leur promettait des logements en Transnistrie et des bêtes de somme pour labourer leurs terres. En réalité, une partie d’entre eux ont été envoyés dans les camps de travaux forcés, avec de la nourriture comme unique récompense. La grande majorité des déportés logeait dans des habitations enfouies sous terre. Des fois, on délogeait aussi les Ukrainiens pour faire place aux familles roms. En outre, l’hiver rigoureux de l’an 1942 a fait de nombreuses victimes parmi ces gens, qui sont morts transis de froid. 6.000 des 11.000 Roms ayant péri pendant les deux années de déportation étaient des enfants. Les principales causes de ces décès ont été la famine, le froid et le typhus. Parfois, les huttes s’effondraient en raison du sol sablonneux des berges de la rivière Bug où elles étaient creusées. Le peu de nourriture qu’ils recevaient leur venait des soldats, car le front était tout près des camps de travaux forcés de Bogdanovca et de Domanovka. D’après les témoignages que nous avons recueillis, la ration quotidienne était moindre que celle consignée dans les documents officiels. »



    Sur les 25 000 ethniques roms déportés, près de 11 000 sont morts sur les lieux de déportation. Autrement dit, seulement 14 000 sont sortis vivants des camps transnistriens. La substance de son livre intitulé « Pourquoi ils ne pleurent pas ? L’holocauste des Roms et leur histoire véritable », Adrian Nicolae Furtună l’a puisée dans les 28 témoignages recueillis entre 2008 et 2010. Les souvenirs de 15 autres survivants feront peut-être l’objet d’un deuxième ouvrage. (trad.: Alexandru Diaconescu, Mariana Tudose)