Tag: sanctions

  • 27.01.2015 (mise à jour)

    27.01.2015 (mise à jour)

    Consultations — Le président roumain Klaus Iohannis et les partis et formations politiques parlementaires doivent se pencher mercredi sur les priorités législatives de la prochaine session du Parlement. Selon l’Administration présidentielle, les pourparlers porteront entre autres sur une meilleure organisation des élections à l’étranger, sur le financement des campagnes électorales et des partis politiques ainsi que sur les manières d’accélérer les procédures visant la levée de l’immunité parlementaire. C’est la 2e session des consultations de Klaus Iohannis avec les partis et les formations parlementaires depuis le début de son mandat en décembre dernier. Les premières discussions ont eu lieu le 12 janvier et ont mené à la conclusion d’un accord sur le financement de la Défense.



    MCV — Les rapports de la Commission européenne sur les progrès de la Roumanie et de la Bulgarie dans la lutte contre la corruption et dans la réforme du système judiciaire, rapports réalisés dans le cadre du Mécanisme de Coopération et de Vérification, seront débattus mercredi par le Collège des commissaires et publiés le même jour. Récemment, dans une interview pour Radio Roumanie, le ministre roumain de la Justice, Robert Cazanciuc, avait déclaré que la Roumanie était un exemple de bonnes pratiques dans le domaine de la justice. En témoignent l’efficacité de sa lutte contre la corruption et le fait que 3 nouveaux codes ont été introduits en une seule année. Notons aussi que le Mécanisme de Coopération et de Vérification a été mis en place en janvier 2007, lors de l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE.



    Démission – Le président roumain Klaus Iohannis a accepté mardi la démission du chef du Service roumain de renseignements, George Maior, a fait savoir l’administration présidentielle. Sa démission survient une semaine après que M. Maior ait durement critiqué la décision de la Cour Constitutionnelle de déclarer non constitutionnelle la loi de la cybersécurité, partie d’un paquet de lois portant sur la sécurité nationale. George Maior, 48 ans, est diplomate, ancien homme politique et professeur d’université. Il était le chef du Service roumain de renseignements depuis octobre 2006



    Révolution — La Cour européenne des droits de l’homme a condamné mardi la Roumanie à payer plus de 800.000 euros pour les retards du Dossier de la Révolution”, qui mène une enquête sur les événements ayant conduit à la chute du régime communiste en Roumanie, en décembre 1989. Selon la Cour, l’importance de ce dossier pour la société roumaine aurait dû motiver les autorités à l’instrumenter avec célérité. De l’avis de la Cour, le passage du temps nuit à l’enquête et risque de compromettre définitivement les chances qu’elle soit menée à bien. Pour sa part, le gouvernement de Bucarest se défend affirmant qu’il s’agit d’un cas complexe, ayant à l’origine « un événement politique sensible », avec de nombreuses personnes impliquées et un enjeu politique et social majeur. Selon les statistiques officielles, plus d’un millier de personnes ont perdu la vie et quelque 3000 ont été blessées pendant la révolution anticommuniste de décembre 1989.



    Crise ukrainienne — Jeudi, à Bruxelles, lors de la réunion extraordinaire des ministres des AE de l’UE, la Roumanie plaidera pour le renforcement du régime des sanctions contre la Russie, dans le contexte de la détérioration de la sécurité dans l’est de l’Ukraine, a déclaré le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu.

  • 19.01.2015 (mise à jour)

    19.01.2015 (mise à jour)

    Diplomatie — Le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu, et ses homologues des 27 autres Etats membres de l’UE se sont réunis lundi à Bruxelles pour le Conseil Affaires étrangères. A cette occasion, le responsable roumain a mis en exergue la nécessité dune approche stratégique de lUE dans sa relation avec la Russie, plaidant en faveur du maintien des sanctions contre Moscou. Il a parlé, en ce sens, de limpact sérieux des actions de la Fédération de Russie en Ukraine sur la situation sécuritaire de lensemble de la région, soulignant limportance dune coordination étroite entre lOTAN et les Etats-Unis, dans ce contexte.


    Par ailleurs, les chefs des diplomaties européennes ont appelé lundi a plus de coopération avec les pays arabes dans la lutte contre le terrorisme, suite aux attentas de Paris. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a dailleurs annoncé que LUE préparait des actions de lutte contre le terrorisme avec la Turquie lÉgypte, le Yémen, lAlgérie et les pays du Golfe, informe lAFP.



    Justice – Le ministre roumain de la Justice, Robert Cazanciuc, a rencontré lundi à Bruxelles le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, et le commissaire à la justice, aux consommateurs et à légalité des genres, Vera Jurova. Avec eux, le responsable roumain a évoqué les progrès réalisés par la Roumanie dans le cadre du Mécanisme de coopération et de vérification en matière judiciaire, réitérant la volonté de Bucarest de poursuivre les réformes en justice, dont la mise en œuvre des nouveaux codes judiciaires, ainsi que de dynamiser la lutte anticorruption, peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Justice, à Bucarest. A leur tour, les représentants de la Commission ont apprécié la qualité de ces réformes et les résultats du suivi entrepris dans le cadre du MCV, un processus démarré en 2006, avant même ladhésion de la Roumanie à lUE.



    Démographie – La Roumanie a entamé sa 26e année consécutive de déclin démographique, a annoncé lundi lInstitut “Vladimir Trebici” de recherches spécialisées, au sein de lAcadémie roumaine. La population du pays campe en dessous des 20 millions de personnes, alors quaprès la chute du régime communiste, en 1990, elle se chiffrait à 23 millions 200 mille Roumains, a indiqué le directeur de lInstitut, Vasile Gheţău. Selon lui, cette chute progressive met en question les perspectives du système public de retraite, qui pourrait ne plus savérer soutenable.

  • Décisions prises à Bruxelles

    Décisions prises à Bruxelles

    Les leaders de l’Union Européenne réunis à Bruxelles ont décidé, suite à la proposition de la Commission Européenne, de créer le Fond Européen pour investissements Stratégiques dont le budget sera de 315 milliards d’euros. Ce fond est ouvert aux contributions des Etats membres, directement ou par l’intermédiaire des banques nationales, dans le sens de promouvoir l’économie. La Banque Européenne d’Investissements va démarrer le projet utilisant ses propres fonds à partir de janvier 2015.



    Le Parlement Européen doit élaborer la législation nécessaire jusqu’au mois de juin prochain de sorte que les fonds nécessaires puissent être activés jusqu’à la moitié de 2015. Selon le correspondant de Radio Roumanie dans la capitale belge qui cite l’artisan de la création de ce fond, le président de la Commission Européenne Jean Claude Junker, aucun Etat ne s’est vu d’emblée exclu de la participation avec son capital. Beaucoup d’Etats ont laissé entrevoir la possibilité d’y contribuer compte tenu des propositions de la Commission Européenne. Néanmoins, il y a des Etats, tels l’Allemagne, qui sont réticents à l’égard de l’efficacité de ce projet. Un deuxième sujet de la réunion a été la stratégie à long terme à adopter par l’Union Européenne vis-à-vis de la Russie.



    Le nouveau président du Conseil Européen, Donald Tusk, a affirmé que la situation financière difficile de l’Ukraine ainsi que de la Russie n’est plus une question de quelques jours ou quelques semaines et qu’au niveau des Etats membres se manifeste la solidarité visant une stratégie à long terme. Les chefs d’Etats et de gouvernement ont aussi salué les décisions de l’Ukraine visant les réformes politiques et se sont déclarés prêts à prendre, si nécessaire, de nouvelles mesures contre la Russie.



    Une série de mesures annoncées auparavant ont été déjà approuvées lors du sommet. Il s’agit de l’interdiction à partir du 20 décembre de tous les investissements européens en Crimée et de l’interdiction des services touristiques européens en Crimée et à Sébastopol. Plus que cela, à partir de mars prochain les navires européens de croisière ne pourront plus faire escale dans les ports de la Péninsule Crimée, sauf en cas d’urgence. Dans le contexte d’imposition de telles mesures, le Haut représentant de l’Union Européenne aux politiques extérieures, Federica Mogherini, a exhorté le président russe, Vladimir Poutine, d’adopter un changement radical de son attitude envers l’Ukraine, pays où Moscou soutient le séparatistes pro-russes.



    La Roumanie a été représentée pour la dernière fois par Traian Bàsescu dont le mandat de chef d’Etat arrive à terme le 21 décembre prochain. Celui-ci a déclaré, entre autres, que la Roumanie soutenait la hausse du niveau des sanctions contre Moscou.

  • A la une de la presse roumaine – 19.12.2014

    A la une de la presse roumaine – 19.12.2014

    Plusieurs présidents figurent dans les pages des quotidiens roumains. La presse écrite évoque l’élection d’Alina Gorghiu à la tête du PNL, principal parti d’opposition à Bucarest. Entre temps, le président roumain Traian Basescu sortant à promu le durcissement des sanctions contre la Russie alors que le Vladimir Poutine sème la panique sur le marché mondial du blé.



  • La semaine du 08 au 13 septembre 2014

    La semaine du 08 au 13 septembre 2014

    Corina Creţu — commissaire européenne chargée de la Politique régionale



    Le président élu du nouvel Exécutif communautaire, Jean-Claude Juncker, a fait connaître la composition de la Commission européenne pour la période 2014-2019. La députée européenne de Roumanie Corina Creţu s’est vu attribuer le portefeuille de la Politique régionale, qui dispose d’un budget de 350 milliards d’euros.



    Il sera ciblé sur la croissance économique et la création d’emplois, autant de priorités du programme politique de Jean-Claude Juncker : “Avec cette nouvelle Commission, nous avons non seulement une occasion exceptionnelle, mais aussi l’obligation de donner un nouveau coup d’envoi à l’Europe et de commencer à travailler pour redresser la situation géopolitique difficile et aboutir à une relance économique de l’UE. Nous souhaitons édifier une Union capable d’offrir des emplois et de la croissance économique”.



    Selon le premier ministre roumain, Victor Ponta, le fait que la Roumanie se soit vu attribuer la responsabilité de gérer le développement régional, par l’intermédiaire de la députée européenne Corina Cretu, est un succès pour Bucarest.




    Nouvelles sanctions contre la Russie



    Le président Barack Obama a déclaré que les Etats-Unis se joignaient à l’UE pour imposer des sanctions plus dures à la Russie, suite à l’intervention de cette dernière en Ukraine, sanctions qui visent les secteurs de la défense, des finances et de l’énergie. Et lui de préciser que les nouvelles sanctions allaient accroître l’isolement politique de Moscou et affecteront l’économie russe.



    La nouvelle série de sanctions infligées à la Fédération de Russie par l’UE est entrée en vigueur le 12 septembre. Il s’agit notamment de restreindre laccès aux marchés des capitaux pour les grandes compagnies pétrolières russes, ainsi que pour celles du secteur de la défense.



    Pour sa part, Moscou a annoncé avoir en vue des mesures de rétorsion concernant les pays occidentaux qui adoptent des sanctions à son encontre. Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a récemment déclaré que la Russie donnerait une réponse asymétrique à de nouvelles sanctions, y compris par le biais d’une éventuelle restriction du survol de son espace aérien par les compagnies européennes. D’autres contre -mesures pourraient viser la restriction des importations de voitures et de produits de l’industrie légère.




    Lois à impact social



    Le projet de loi introduisant la réduction de 5% des contributions sociales patronales a été adopté cette semaine par la Chambre des députés de Bucarest. La ministre des finances, Ioana Petrescu, affirme que les ressources existent pour compenser la diminution des recettes budgétaires, tant pour la fin 2014, que pour l’année à venir.



    Le président Traian Băsescu avait fait savoir, en juillet dernier, qu’il soutenait cette mesure. Il a pourtant renvoyé le texte au Parlement pour réexamen, en arguant de ses réserves quant au caractère réaliste d’une telle loi.



    Un autre acte normatif qui a reçu l’aval des parlementaires porte sur l’amnistie fiscale des mères, des retraités et des employés du secteur public qui avaient perçu indûment de l’argent suite à des erreurs de calcul. Selon le ministère de l’emploi, ce projet législatif, qui devrait produire ses effets à partir du 1er janvier 2015, concerne 20.000 mères, 50.000 retraités et 25.000 employés du secteur public. Même si elle y voit des gestes électoraux, l’opopsition a voté les documents en question.




    L’évolution de l’économie roumaine



    Avec une hausse du PIB de 3,5% en 2013 et des perspectives d’évolution positive en 2014, la Roumanie est devenue un des leaders du redressement économique européen, selon une étude Coface consacré au risque de pays. Des contributions majeures viennent de l’agriculture et de plusieurs secteurs industriels, tels la construction automobile, dont la plupart de la production a été destinée à l’exportation. Selon l’étude susmentionnée, la croissance du PIB a dépassé les attentes, notamment au dernier trimestre 2013 quand la hausse a été de 5,1% suite à une augmentation de 13,5% du volume des exportations, notamment de produits agricoles et de voitures.



    D’autre part, la Roumanie a rapporté en 2013 une production agricole de 17 milliards d’euros, l’équivalent de 5% de la production agricole totale de l’UE, selon les analystes Coface. Quant à l’année en cours, les prévisions sont moins optimistes, les spécialistes s’attendant à une récolte inférieure à celle de 2013. Les exportations continueront à s’appuyer sur la demande d’automobiles neuves, estiment les experts qui ajoutent que la demande sur le marché intérieur semble redémarrer suite à une hausses des dépenses de consommation des ménages, encore affaiblie par la crise des crédits.




    Une nouvelle proposition de suspension de ses fonctions du chef de l’Etat, Traian Băsescu



    Le président du Sénat de la Roumanie, Călin Popescu Tăriceanu, a initié une nouvelle procédure de suspension de ses fonctions du chef de l’Etat, Traian Băsescu, la troisième en dix ans de mandat. Par conséquent, Tariceanu a lancé une demande en ce sens aux leaders des groupes parlementaires et il a même avancé une date pour la suspension: le 23 septembre, afin que, le 2 novembre, au même jour que le premier tour de l’élection présidentielle, se tienne aussi le référendum sur la destitution. Selon Călin Popescu Tăriceanu, le chef de l’Etat affiche une attitude qui excède le cadre constitutionnel, puisqu’il a ouvertement soutenu certains partis inscrits dans la campagne électorale. (trad.: Mariana Tudose, Ioana Stancescu)

  • 12.09.2014 (mise à jour)

    12.09.2014 (mise à jour)

    Gaz – Les livraisons de gaz russe vers la Roumanie ont été diminuées vendredi de 5% sans que Bucarest reçoive dexplications de Moscou — a déclaré le ministre délégué à l’Energie, Razvan Nicolescu. A la suite d’une réunion avec la participation des grandes compagnies nationales du domaine de l’énergie celui-ci a dit qu’il n’y a pas de risque que la population de Roumanie soit affectée par des interruptions d’approvisionnement en gaz cet hiver quelles que soient les évolutions dans la région. A la différence de la plupart des Etats communautaires qui ont des contrats de gaz avec la Russie, la Roumanie n’est dépendante de ces livraisons qu’en petite mesure.



    Sanctions – Le ministère roumain des Affaires étrangères a salué l’adoption vendredi par l’UE d’un nouveau paquet de sanctions contre Moscou qui, selon Bucarest, témoigne de la gravité des actions illégales de la Russie en Ukraine. La diplomatie roumaine appuie aussi l’idée qu’il est nécessaire que les mesures restrictives adoptées par l’UE soient intégralement adoptées jusqu’à ce que la Russie soit disposée à contribuer à la solution par la voie pacifique de la crise en Ukraine. Les nouvelles mesures concernent essentiellement des restrictions imposées aux grandes compagnies russes, pétrolières et de défense sur les marchées européens de capital.




    Retraite – Le premier ministre roumain Victor Ponta a salué vendredi la hausse de 5% des retraites à partir du 1-er janvier 2015 , mesure annoncé la veille par la ministre du Travail, Rovana Plumb. Celle-ci avait aussi dit que son ministère et celui des Finances préparent de nouvelles règles voués à augmenter les petites retraites. La hausse des retraites fait partie d’un paquet de mesures réparatoires par lesquelles le Cabinet de centre-gauche s’est proposé de corriger les mesures considérées comme injustes, prises les années antérieures.


  • 03.09.2014 (mise à jour)

    03.09.2014 (mise à jour)

    Défense – Les avions de combat des pays membres de lOTAN pourront désormais stationner sur le territoire roumain, a décidé mercredi le Conseil suprême de défense de la Roumanie. Sous la direction du chef de lEtat, Traian Basescu, le Conseil a également avalisé le stationnement en Roumanie de 200 militaires de lAlliance, membres des équipages des avions de combat participant au système intégré de défense de lAlliance nord-atlantique. Aux côtés de leurs camarades de laviation roumaine, ces militaires seront impliqués dans les activités de ce que le président roumain a appelé “la police de lespace aérien roumain”. Vu les conflits gelés existants dans le bassin de la mer Noire, la Roumanie est intéressée à ce que des structures de commande de lOTAN soient installées sur son territoire, a encore indiqué le président Traian Basescu. Et lui dajouter quau sommet de lAlliance de Cardiff Bucarest demandera aux pays membres à renforcer le flanc oriental de lOTAN.



    Hydrocarbures – Le principal opérateur sur le marché roumain des hydrocarbures, OMV, restera le partenaire de lEtat roumain seulement sil sert en priorité les intérêts de ce dernier, a déclaré mercredi le président roumain, Traian Basescu, en marge dune visite sur une plate-forme maritime gérée par le groupe autrichien. Ce dernier “semble mettre en œuvre des politiques qui ne sont pas à lavantage de la Roumanie”, a encore estimé le chef de lEtat roumain, après que la presse internationale eut fait savoir que le géant gazier russe Gazprom pourrait compter bientôt parmi les actionnaires dOMV. La compagnie autrichienne a également exprimé ouvertement son soutien pour la mise en place du gazoduc russe, South Stream, projet récemment suspendu en Bulgarie à la demande de la Commission européenne, qui craint un accroissement de la dépendance énergétique de lEurope du gaz fourni par la Fédération de Russie.



    Sanctions – Le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlăţean, sest prononcé mercredi en faveur dun durcissement des sanctions occidentales contre la Russie, sur la toile de fond de la crise ukrainienne. Des questions extrêmement importantes telles linviolabilité des frontières ou lintégrité territoriale ne sauraient faire lobjet daucune négociation, a-t-il encore précisé, lors dun entretien à la BBC. La Roumanie est profondément préoccupée par “lattitude agressive” de Moscou et la volonté de cette dernière de créer un “cercle de conflits gelés”, qui met en difficulté non seulement lUkraine, mais aussi la République de Moldova et la Géorgie, a encore ajouté Titus Corlăţean. Le ministre roumain des Affaires étrangères se trouve actuellement à Londres où il fait une visite à linvitation de son homologue britannique, William Hague, avant le sommet de lOTAN qui souvre jeudi à Cardiff, au Pays de Galles.



    Exactions – La diplomatie roumaine a témoigné mercredi de sa profonde préoccupation à légard des agissements du mouvement terroriste connu comme “lEtat islamique” et a estimé que ce dernier représente une menace directe tant pour lensemble de la communauté euro-atlantique que pour les pays du Moyen Orient. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère roumain des Affaires étrangères affirme suivre attentivement les développements intervenus en Syrie et en Irak et qualifie d”abominables” les exactions et les exécutions commises par “lEtat islamique”. La Roumanie rejète sans équivoque cette pratique qui consiste à assassiner des innocents, civils ou journalistes, au nom dune soit-disant idéologie qui ne peut trouver de justification aucune, précise le document. Les personnes coupables de tels actes criminels doivent être identifiées et portées devant la justice, affirme encore la diplomatie roumaine qui condamne également en les termes les plus fermes lexécution du journaliste américain Steven Stoloff.



    Exercice — Des militaires roumains prendront part à un exercice multinational, en Ukraine, du 3 au 5 septembre, a annoncé mardi le ministère de la Défense de Bucarest. 14 militaires roumains du génie se joindront à leurs collègues de Slovaquie, d’Ukraine et de Hongrie dans le cadre de l’exercice « Blonde Avalanche 2014 ». Il a pour but d’instruire le personnel du Bataillon multinational du génie pour des missions spécifiques de limitation et d’élimination des conséquences des calamités naturelles dans le bassin de la rivière Tisa. L’exercice a lieu annuellement et sur les 11 éditions, 3 ont été accueillies par la Roumanie.



    Embargo – Le commissaire européen à lAgriculture, le Roumain Dacian Ciolos, a annoncé mercredi que lexécutif communautaire proposera 30 millions deuros supplémentaires pour des programmes de promotion visant à aider le secteur agroalimentaire européen affecté par lembargo russe à trouver de nouveaux débouchés. Selon le correspondant de Radio Roumanie à Bruxelles, Dacian Cioloş a précisé que les principaux bénéficiaires de cette mesure seront la Lituanie, lAllemagne, la Pologne et les Pays-Bas, soit les pays les plus touchés par lembargo russe sur les produits agroalimentaires communautaires. La Roumanie est un des pays membres dont les exportations de telles marchandises vers la Fédération de Russie sont moindres, donc le pays est moins concerné par la situation, a encore dit le commissaire à lAgriculture. A la mi-août, la Commission européenne avait décidé de débourser 125 millions deuros pour indemniser les producteurs européens dune série de fruits et de légumes.



    Sommet – La République de Moldova participera en première au sommet de lAlliance nord-atlantique qui commence jeudi au Royaume-Uni, sest félicité ladjoint au ministre moldave des Affaires étrangères, Iulian Groza. Ce pays ex-soviétique, à population roumanophone majoritaire, coopère déjà avec lOTAN dans le cadre du Partenariat pour la paix et bénéficie dun programme individuel daction élaboré en coopération avec lAlliance. Dans le même temps, un contingent militaire moldave participe aussi à la mission de maintien de la paix au Kosovo. Aux termes de sa loi fondamentale, la République de Moldova est un pays neutre, mais un nombre de plus en plus important de voix politiques prônent un rapprochement avec lOTAN, sur la toile de fond de la crise ukrainienne.



    Immigration – Les autorités roumaines ont annoncé mardi le démantèlement dun important réseau dimmigration illégale permettant à des ressortissants africains et asiatiques de pénétrer clandestinement en Europe occidentale. Des centaines de personnes issues du Pakistan, dAfghanistan, de Bangladesh, de Syrie, de Somalie et du Cameroun auraient été introduites dans lespace Schengen par ce réseau, moyennant de 1.400 à 1.600 euros, a précisé à lAFP une source proche de lenquête. Trois Pakistanais résidant a Bucarest, âgés de 18 a 35 ans, et deux Roumains, suspectés de “création dun groupe de crime organisé” et de “trafic de migrants” ont été mis en garde a vue mardi, selon un communiqué du parquet roumain spécialisé dans la lutte contre le crime organisé (DIICOT). Les autorités roumaines surveillaient depuis cinq mois ce groupe “extrêmement bien organisé”, selon les enquêteurs.



    Visite — La présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Anne Brasseur, a entamé ce mercredi une visite officielle de 3 jours en Roumanie. Elle aura des pourparlers avec le premier ministre Victor Ponta, le président de la Chambre des Députés, Valeriu Zgonea, le président du Sénat, Calin Popescu Tariceanu et avec des leaders des groupes parlementaires de l’opposition et des membres de la délégation roumaine à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Anne Brasseur visitera également le bureau du Conseil de l’Europe pour la lutte contre la criminalité informatique. En outre, Mme Brasseur se rendra à Craiova, dans le sud de la Roumanie, pour rencontrer différents responsables locaux, parlementaires, députés européens ainsi que des représentants du milieu universitaire et de la société civile.

  • La Roumanie et la situation en Ukraine

    La Roumanie et la situation en Ukraine

    La communauté roumaine d’Ukraine compte près d’un demi-million de personnes. Elle est concentrée notamment dans l’ouest du pays, plus précisément dans les territoires qui sont revenus à l’Ukraine en 1991, en tant qu’Etat successeur de l’ancienne Union Soviétique, qui les avait annexés en 1940.



    C’est à l’intention de cette troisième grande communauté d’Ukraine, après celle des Ukrainiens et des Russes que l’on envisage de rouvrir, en septembre, le point de passage de Vicov, fermé depuis 2010. Cela profitera aux ethniques roumains du pays voisin, car le trajet reliant la capitale Cernăuţi (Tchernovtsy) à la localité roumaine de Putna sera raccourci d’une centaine de km.



    En plus des belles paroles, il faut aussi de petites choses concrètes et importantes, affirmait le premier ministre de la Roumanie Victor Ponta. Se référant à la situation en Ukraine, il a réaffirmé lundi que Bucarest soutient parfaitement et inconditionnellement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Etat voisin.



    Victor Ponta a également rappelé que la Roumanie avait soutenu toutes les décisions relatives aux sanctions économiques infligées à la Russie: « La seule chose importante c’est que la position de la Roumanie, tout comme celles de l’UE et des Etats-Unis, est très claire et concerne sans équivoque l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine. Selon la Roumanie, l’objectif fondamental sur le court terme est celui de faire arrêter immédiatement l’appui que la Fédération de Russie prête aux séparatistes de l’est de l’Ukraine. »



    Bucarest n’agrée pas l’hypothèse lancée à Moscou d’une éventuelle fédéralisation de l’Ukraine. Voici ce que déclarait à ce sujet le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlăţean: « On peut envisager une décentralisation accrue, donc des compétences supplémentaires accordées aux pouvoirs locaux et régionaux, mais cela est l’attribut des forces politiques internes de l’Ukraine. Nous ne pensons pas que les suggestions ou les demandes venant de l’extérieur puissent aider ce processus politique. Bien au contraire. Ce processus relève de la souveraineté intérieure du pays. »



    Bucarest réitère également le fait qu’une véritable relance du processus politique à l’intérieur de l’Ukraine n’est possible que si Moscou cesse de soutenir politiquement et militairement les séparatistes russophones.



    Ces dernières semaines, l’armée ukrainienne a fait des progrès significatifs dans les combats contre les rebelles. Ces derniers ont à leur tour affirmé avoir lancé leurs forces dans une grande contre-offensive. Washington a lui dénoncé l’intensification de l’ingérence militaire russe. Comme une partie des députés soutiennent plus ou moins ouvertement la rébellion séparatiste, le président ukrainien, Petro Porochenko, a dissous le Parlement de Kiev et convoqué des élections anticipées pour le 26 octobre. Il espère que d’ici là la situation deviendra suffisamment stable pour que ce scrutin puisse légitimer les politiques pro-européennes et la campagne contre les séparatistes. Les quatre mois de conflit ont fait plus de 2.200 tués, des milliers de blessés et plusieurs centaines de milliers de déplacés. (trad.: Mariana Tudose)

  • 25.08.2014 (mise à jour)

    25.08.2014 (mise à jour)

    Solidarité – La Roumanie est solidaire avec les décisions prises au niveau de l’UE et du partenariat transatlantique en ce qui concerne la crise en Ukraine ; elle soutient parfaitement et inconditionnellement la souveraineté et l’intégrité territoriale de cette ancienne république soviétique. C’est ce qu’a déclaré ce lundi le premier ministre roumain Victor Ponta. Selon lui, Bucarest rejoint la communauté internationale et soutient les sanctions adoptée contre Moscou, demandant que l’intervention de la Russie du côté des séparatistes de l’est de l’Ukraine cesse, pour que ce pays puisse décider librement son futur parcours démocratique et européen. Sur place, les combats entre l’armée ukrainienne et les rebelles se poursuivent. Kiev a accusé lundi, Moscou de vouloir ouvrir un nouveau front de combats dans le sud-est de l’Ukraine après qu’une colonne de blindés eut franchi la frontière depuis la Russie et se fut engagée dans des combats contre les troupes gouvernementales. Par ailleurs, la Russie a fait part de son intention d’envoyer un nouveau convoi humanitaire en Ukraine. L’annonce survient suite après que l’Occident et Kiev ont durement critiqué Moscou pour l’envoi d’un premier convoi humanitaire, la semaine dernière, en l’absence de l’autorisation des responsables ukrainiens et sans escorte de la Croix Rouge.



    Sécurité sociale — Le Sénat de Bucarest, réuni en session extraordinaire, a rejeté lundi la demande de réexamen du chef de l’Etat concernant la loi portant réduction de 5% des contributions à la sécurité sociale payées par l’employeur, à partir du 1er octobre. Elle sera également débattue par la Chambre des députés. La loi a été renvoyée au Parlement par le président Traian Băsescu, parce que les sources qui serviraient à couvrir le manque à gagner au budget de l’Etat n’étaient pas indiquées. Si le Parlement vote de nouveau la loi sous la forme rejetée par le chef de l’Etat, ce dernier ne peut plus la rejeter, mais il peut saisir la Cour constitutionnelle.



    Justice – George Copos, un des hommes d’affaires les plus connus de Roumanie et ancien vice premier ministre, a été condamné définitivement ce lundi par le Tribunal de Bucarest à 4 années de prison ferme dans un dossier d’évasion fiscale. Les juges ont maintenu la décision prononcée en première instance, en janvier 2013. Ministre du cabinet dirigé par le libéral Calin Popescu Tariceanu, il y a une dizaine d’années, George Copos a causé un préjudice à l’Etat de plus d’un million d’euros, par des transactions réalisées avec la Compagnie Nationale de la Loterie Roumaine. Il est détenu depuis mars dernier, lorsqu’il avait été condamné à 3 ans et 8 mois de réclusion, en tant que patron de l’équipe de football Rapid Bucarest, dans une affaire retentissante de transferts illégaux de joueurs, impliquant plusieurs patrons de clubs, financeurs et imprésarios.


  • 06.08.2014 (mise à jour)

    06.08.2014 (mise à jour)

    Cohabitation – Le premier ministre roumain, Victor Ponta, a annoncé au chef de lEtat, Traian Basescu, quil avait rompu “le pacte de cohabitation” conclu par les deux hommes en décembre 2012. Aucune collaboration avec le président nest plus possible, jusquà la fin du mandat de ce dernier, en novembre prochain, a encore indiqué le chef du Cabinet. Le “pacte de cohabitation” comportait entre autres un mécanisme de solutions des différends de même quun code général de conduite qui obligeait les deux adversaires politiques à ne pas sattaquer lun lautre, à ne pas utiliser des mots durs. Cet accord a été nécessaire afin déviter une nouvelle crise politique après celle de lété 2012, lorsque lalliance au pouvoir à lépoque, alliance co-présidée par Victor Ponta, avait tenté de destituer Traian Basescu, par un référendum. Cette consultation a été invalidée, en raison dune trop faible participation.



    Sanctions – La Roumanie nexporte pas des bovidés ni de la viande ou des produits à base de viande de bœuf dans la Fédération de Russie – cest ce qua fait savoir Bucarest, après que lAutorité fédérale sanitaire-vétérinaire russe a annoncé la suspension de ce genre dimportations depuis la Roumanie, à compter de ce mercredi. Selon les analystes, il sagit là du dernier épisode en date de la “guerre commerciale” menée par la Russie après que lUE lui eut imposé des sanctions, suite à la crise en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine a dalleurs ordonné ce mercredi d”interdire ou de limiter pour un an” les importations de certains types de produits agricoles, de matières premières et de produits dalimentation en provenance des pays ayant mis en place des sanctions économiques contre la Russie, a annoncé le Kremlin dans un communiqué, cité par lAFP.



    Fonds — Le premier ministre roumain, Victor Ponta, sest félicité mercredi de ladoption par la Commission européenne de l’Accord de partenariat avec la Roumanie pour la période 2014 — 2020. Cela permet à Bucarest de démarrer les procédures dabsorption des fonds structurels qui lui sont alloués pour cet intervalle, a-t-il encore dit. Le document présente la manière dont les fonds européens — structurels et d’investissement – seront utilisés jusqu’en 2020. Il sagit, concrètement de quelque 43 milliards deuros, dont plus de 22 milliards iront aux politiques de cohésion. La Roumanie devrait ainsi majorer le taux d’occupation de la main d’œuvre jusqu’à 70%, optimiser l’infrastructure, la compétitivité, l’efficacité énergétique, le milieu institutionnel et la qualité des services publiques fournis par l’administration et la justice.



    Candidature – Monica Macovei, ancienne ministre roumaine de la Justice entre 2005 et 2007, a annoncé mercredi sa candidature pour le fauteuil de chef de lEtat. Figure marquante de la lutte anticorruption dans le pays, elle est la première – et pour le moment la seule femme – à briguer ce mandat. Monica Macovei, 55 ans, se décrit comme une candidate indépendante de droite, après que la formation politique dont elle est membre – le Parti démocrate-libéral, dopposition – a décidé de soutenir un autre candidat dans la compétition pour la présidence de la République. Monica Macovei sestime la seule à pouvoir vaincre le premier ministre en place, le social-démocrate Victor Ponta, qui a déjà annoncé sa candidature en vue des élections de novembre prochain, dont il est dailleurs le favori, selon les sondages.

  • Nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie

    Nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie

    Après avoir montré une position plutôt prudente pendant plusieurs mois de suite vis-à-vis de Moscou, les observateurs pensent que l’UE commence à faire comprendre que ses intérêts économiques — forcément énormes dans sa relation avec la Russie — passent au deuxième plan devant la menace que ce pays représente pour la sécurité du continent. Après le quasi-échec des précédentes sanctions contre la Russie, l’Union annonce le passage à une nouvelle phase des sanctions, la troisième, qui, cette fois, vise des secteurs économiques fondamentaux faisant rentrer des montants énormes au budget de l’Etat.



    Voici les détails de ces nouvelles mesures du correspondent de Radio Roumanie à Bruxelles, Sorin Croitorescu: « Les mesures vont limiter l’accès des banques d’Etat de Russie sur le marché européen de capital, vont instituer l’embargo sur les livraisons d’équipement militaire de l’UE et vont interdire les exportations des biens à double utilisation, civile et militaire, et des technologies sensibles vers la Russie qui portent sur des projets concrets du domaine pétrolier tels le forage en zone arctique ou les forages maritimes de grande profondeur. »



    Les sanctions sont ciblés, soutiennent les leaders européens, sur la profondeur de l’économie russe, ménagée jusqu’à présent, et pour déterminer ainsi le leader du Kremlin, Vladimir Poutine, de changer de cap en matière de politique promue à l’égard de l’Ukraine voisine. En général, les sanctions de l’UE, fruit des décisions prises au sommet, n’ont pas seulement pour fondement des raisons économiques ou géopolitiques ou le respect du au droit international mais, également, la volonté de la population de l’espace communautaire.



    L’Allemagne, qui entretient avec la Russie des relations économiques évaluées chaque année à des dizaines de milliards d’euros, risque d’avoir des manques à gagner économiques énormes.



    Par conséquent, plus que la moitié des Allemands, 52%, se sont prononcés explicitement pour des sanctions plus dures à l’adresse de Moscou en dépit du fait que sont nombreux, 300 milliers, ceux dont les emplois dépendent exclusivement des liens commerciaux avec la Russie. En tandem avec l‘UE, les Etats Unis annoncent, à leur tour, avoir passé à un niveau supérieur des sanctions contre la Russie.




    Le président Barack Obama précise que ces mesures sont applicables, tout comme dans le cas de celles de l’UE, dans les domaines financier, énergétique et de la défense. Quatre mois depuis l’invasion de la presqu’île de Crimée et trois mois pendant lesquels elle a appuyé, logistique militaire comprise, les séparatistes sécessionnistes de l’est de l’Ukraine, la Russie ne fait que commencer à payer vraiment la note de ses actions- disent les spécialistes en politique internationale – et la goûte qui a rempli le verre — disent les mêmes analystes — a été le récent crash sur le territoire séparatiste de l’avion malaisien où ont trouvé la mort de nombreux citoyens occidentaux…(trad.: Costin Grigore)


  • Comment peut-on soutenir la République de Moldova ?

    Comment peut-on soutenir la République de Moldova ?

    Enjeu majeur de la nouvelle Guerre Froide, la République de Moldova est maintenant un des polygones où se confrontent Bruxelles et Moscou. Lié, d’une part, à la Roumanie par la communauté de langue, d’histoire et de culture et partageant la même vocation occidentale mais, d’autre part, encore dépendant économiquement de la Russie, le petit Etat ex-soviétique majoritairement roumanophone joue ces jours-ci son avenir à long terme.



    La coalition gouvernementale tripartite installée il y a cinq ans a résolument choisi l’Occident et a ratifié en juin dernier ses accords d’association et de libre échange avec l’Union européenne. Bien côté dans les sondages concernant l’intention de vote et liée par un cordon ombilical de l’ex-métropole, l’opposition communiste et socialiste menace : si après les élections législatives de l’automne elle revient au pouvoir, elle va ramener Kichinev sur l’orbite de Moscou.



    Cependant, Moscou n’économise nullement sa munition pour saboter le trajet européen de son ex-colonie. De temps en temps, les membres du gouvernement fédéral lancent des menaces à l’adresse de Chisinau dans un chœur d’insultes grossières dont le premier soliste est, d’ores en avant, le célèbre vice-premier ministre Dmitri Rogozin. Les foyers de sécessionnisme pro-russe de Transdniestrie (dans l’est) et de Gagaouzie (dans le sud) sont périodiquement activés par télécommande et, dans le domaine économique, la stratégie de suffoquer les exportations moldaves devient plus évidente au jour le jour.



    Après avoir été depuis de longues années le principal fournisseur de vins, fruits et légumes pour le marché soviétique, la République de Moldova devint, brusquement, incompatible aux exigeantes normes phytosanitaires de la Fédération de Russie. D’abord on a institué l’embargo aux vins. Maintenant on a interdit les importations de produits agricoles et agroalimentaires sous le prétexte de contamination. Quoique anticipée par les analystes, cette décision est, selon le premier ministre Iurie Leancà, inexplicable.



    Son homologue roumain, Victor Ponta, annonce qu’il va plaider en faveur de la levée des cotas d’exportation sur le marché européen visant les produits agroalimentaires moldaves. Des 70 milliers de tonnes de fruits soumis à l’embargo, la Roumanie peut conserver dans les entrepôts de l’Etat ou avec l’aide des sociétés privées quelques 15 milliers de tonnes. Ces produits pourraient être conservés jusqu’à ce qu’ils pourraient être vendus sans taxes douanières sur le marché européen, le plus probablement au mois d’octobre dit le ministre de l’Agriculture de Bucarest, Daniel Constantin, après avoir consulté le commissaire du domaine, le Roumain Dacian Ciolos. Les produits refusés par la Russie pourraient, ainsi, se trouver sur les marchés des pays de l’UE, sur le marché arabe et sur celui de Bélarus.



    Le premier ministre Ponta a annoncé également que la fourniture de gaz depuis la Roumanie vers la République de Moldova vouée à réduire la dépendance de Chisinau vis-à-vis des hydrocarbures russes va démarrer, selon le calendrier établi, le mois prochain. Date à valeur symbolique car la République de Moldova va célébrer alors 23 ans depuis la proclamation de son indépendance vis-à-vis de Moscou. (trad.: Costin Grigore)

  • Nouvelles sanctions de l’UE et des Etats Unis contre la Russie

    Nouvelles sanctions de l’UE et des Etats Unis contre la Russie

    Le Conseil européen a décidé mercredi de suspendre les opérations financières avec la Russie réalisées par la Banque Européenne d’Investissements et celle de Reconstruction et Développement. Cette mesure ne fait pas partie effectivement de la troisième phase de sanctions préconisées antérieurement par l’Union Européenne à l’adresse de Moscou montrée du doit pour alimenter le conflit armé dans l’est de l’Ukraine, mais exerce une pression supplémentaire sur Kremlin.



    Dans un communiqué officiel, le Conseil Européen affirme son appui pour une solution pacifique de la crise en Ukraine, particulièrement pour convenir un cessez-le-feu réel et durable entre les deux parties. Le conseil exhorte la Russie d’utiliser activement son influence sur les groupes armés illégaux afin d’arrêter le flux d’armes et de militaires franchissant la frontière en vue d’obtenir une dès-escalade rapide de la situation. Le Conseil a donné son accord à l’égard de l’élargissement des mesures restrictives pour des entités de la Fédération Russe dont les actions d’appui matériel ou financier minent ou menacent la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Ukraine.



    Relativement à la situation d’Ukraine le président roumain Traian Bàsescu estime que des mesures plus dures de l’Union Européenne sont nécessaires : “Mon point de vue était que, si l’Union Européenne n’agit pas plus résolument pour imposer des sanctions en passant immédiatement à la troisième phase de ces sanctions, on aurait une Ukraine transformée en un pays incapable d’avancer vers l’Union Européenne et on parviendrait au même résultat que la République de Moldova a avec le séparatisme de Transdniestrie, à la différence que l’impacte serait infiniment plus fort pour l’Union Européenne, compte tenu des dimensions de l’Ukraine”.



    A leur tour, les Etats Unis ont annoncé les plus dures sanctions du dernier temps appliquées à la Russie car, comme estime la président Barak Obama, Moscou n’a pas pris les mesures nécessaires pour faire cesser l’escalade des violences en Ukraine. En réplique, le leader russe Vladimir Poutine affirme que les sanctions de Washington ont été prises en faveur de l’intérêt économique des Etats Unis et qu’elles vont conduire les relations américano-russes dans un cul de sac. Le correspondent de Radio Roumanie à Washington annonce que ces sanctions visent deux banques importantes de Russie dont celle du géant GAZPROM et deux compagnies du domaine de l’énergie dont ROSNEFT auxquelles on va restreindre l’accès sur les marchés de capital américains. Plusieurs autres firmes du domaine militaire seront aussi affectées, y compris le producteur KALASHNIKOV. (trad.: Costin Grigore)

  • La semaine du 12 au 17 mai 2014

    La semaine du 12 au 17 mai 2014

    Anders Fogh Rasmussen à Bucarest



    En visite à Bucarest, le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, s’est entretenu avec le président roumain Traian Basescu, le premier ministre Victor Ponta, le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlatean et le ministre de la Défense, Mircea Dusa. Les actions de la Russie en Ukraine ont généré une situation de sécurité complètement différente en Europe, a déclaré Anders Fogh Rasmussen dans une interview pour la Radiodiffusion roumaine. Par conséquent, l’Alliance doit s’adapter à ce nouveau type de guerre sophistiquée pratiquée par Moscou, qui agit par des actions subversives au lieu d’une agression manifeste.


    Anders Fogh Rasmussen : « L’Alliance se concentrera sur la défense et la protection de ses membres contre toute menace militaire. Je n’entrerai pas dans les détails pour dire comment nos sociétés devraient s’adapter à ce nouveau contexte de sécurité, mais les actions de la Russie donnent naissance à une situation complètement nouvelle en Europe et nous sommes prêts à l’aborder ».


    Que fera l’Alliance si la Russie tente de mettre à l’épreuve la solidarité de l’OTAN? « Bien sûr, à ce stade, c’est une question hypothétique. La simple existence de l’OTAN et de l’Article 5 ont un effet si fort de découragement, que les potentiels agresseurs ne penseraient même pas à attaquer un Etat membre. Mais si la Russie ou quelqu’un d’autre attaquait un membre de l’OTAN, tous les alliés viendraient en aide au pays attaqué, le défendant et le protégeant de manière concrète ».



    Echange de répliques entre la Roumanie et la Russie



    LUE a décidé lundi délargir la liste des sanctions visant des responsables russes et pro-russes. 13 noms ont été ajoutés à ce document qui en contenait déjà 48 autres — de personnes interdites daccès sur le territoire communautaire ainsi quavec les avoirs gelés dans les Etats membres. Parmi elles, le vice-premier ministre russe, Dmitri Rogozine, auquel les autorités roumaines ont refusé le droit de survol du territoire roumain alors quil se dirigeait vers la Transnistrie, région séparatiste russophone dans lest de la République de Moldova voisine. Le geste de Bucarest a fait réagir le ministère russe des Affaires étrangères, qui a fait savoir que la Roumanie ne pouvait pas espérer entretenir des relations normales et de bon voisinage avec la Fédération de Russie si elle entendait procéder de cette manière. Le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandr Loukachevitch, a qualifié dinadmissibles les dernières prises de position des autorités roumaines, estimant quil était peu probable que les relations bilatérales se poursuivent dans le même esprit et avec le même rythme. Auparavant, le président roumain, Traian Basescu, avait affirmé à la presse que: « La Fédération de Russie a deux priorités: fédéraliser lUkraine, dune part, et empêcher la tenue des élections présidentielles du 25 mai, dans ce pays ».



    La République de Moldova et lAccord dassociation avec l’Union européenne



    Le 27 juin, lUE doit signer lAccord dassociation avec la République de Moldova, conclu à Vilnius en novembre dernier, a annoncé jeudi à Bruxelles le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Une invitation en ce sens avait été adressée aux autorités moldaves aussi par le président du Conseil européen, Herman van Rompuy. Côté politique, le document porte sur les principes démocratiques, la défense de lEtat de droit et des libertés fondamentales. Dans sa dimension économique, le texte parle de louverture des marchés aux membres de la communauté européenne, mais aussi de lamélioration du milieu des affaires. Cest ainsi quune “République de Moldova plus puissante pourrait convaincre aussi les habitants de la Transnistrie (séparatiste) que lintégration européenne est la meilleure voie démocratique a suivre”, a expliqué le premier ministre moldave pro-européen, Iurie Leanca.



    Croissance économique positive depuis le début de l’année



    La Roumanie a connu une croissance économique de 3,8% au cours du premier trimestre de cette année, par rapport à la même période de 2013. C’est d’ailleurs l’évolution la plus importante enregistrée par un Etat membre de l’UE. Cette estimation préliminaire de l’Office statistique de l’Union, Eurostat, confirme l’annonce antérieure faite par l’Institut national des statistiques de Roumanie. Pour sa part, le ministre roumain délégué au Budget, Liviu Voinea, espère que l’avance économique pour l’ensemble de l’année en cours pourra dépasser les 4%.



    Changements dans le système médical roumain



    Moins d’hospitalisations et plus de problèmes de santé pris en charge en ambulatoire — ce sont les deux grands changements qui auront lieu dans le système médical roumain avec l’entrée en vigueur, prévue le 1er juin, dans le système roumain de santé, du nouveau paquet de services de base.


    Le chef de la Caisse nationale d’Assurances maladie, Radu Tibichi explique : « On a créé l’espace budgétaire qui permette aux patients d’effectuer en ambulatoire des examens para cliniques et aux médecins d’interpréter ces examens et de résoudre et suivre ces cas toujours en ambulatoire. Pour ce qui est des services dans les hôpitaux, il y aura une réglementation selon laquelle près de 300 diagnostics ne nécessitent plus d’hospitalisation et une liste des diagnostics et services qui seront effectués lors d’une hospitalisation de jour, soit une nouveauté dans le système médical roumain. »



    Précipitations abondantes et alertes aux inondations



    Une nouvelle vague de précipitations abondantes a touché la Roumanie cette semaine, notamment le sud, l’ouest, l’est et le centre de la Roumanie. Plusieurs alertes jaunes, oranges et même rouges aux inondations et aux débordements de rivières ont été en vigueur sur la plupart du territoire. Suite aux intempéries abondantes de ces trois derniers jours, des centaines de logements sont isolés, des milliers dautres ne bénéficient plus délectricité et des dizaines de routes sont impraticables… (trad. : Valentina Beleavschi, Alexandra Pop, Andrei Popov)

  • 30.04.2014

    30.04.2014

    Défense – Le Canada a envoyé mardi six avions de chasse CF-18 à destination de la Roumanie afin de participer, dans le cadre de lOtan, a une mission de surveillance de lespace aérien des pays dEurope centrale et de lEst. Les six avions canadiens s’ajoutent aux avions américains déjà déployés en Roumanie pour participer à des missions conjointes d’entraînement aux côtés des forces aériennes roumaines. Des avions de combats polonais, britanniques et danois assumeront à partir du 1er mai la mission de police aérienne de l’espace aérien des républiques baltes — Estonie, Lettonie et Lituanie. Quatre Rafale français sont arrivés ce lundi en Pologne pour des missions d’entraînement et de police aérienne.



    Sanctions — La Roumanie soutient sans hésitations les sanctions adoptées par l’Occident contre la Russie, sur la toile de fond de la crise ukrainienne. C’est ce qu’a déclaré le ministre roumain des affaires étrangères, Titus Corlatean, lors d’une réunion à Washington avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry. M Corlatean a souligné le souhait de Bucarest d’un renforcement de la présence militaire de l’OTAN en Europe de l’Est, notamment dans des pays tels la Roumanie et la Pologne. La réunion avec le haut responsable américain s’est déroulé en marge d’une conférence consacrée à l’Europe qui a eu lieu dans le cadre du Conseil atlantique.



    Corruption — Un juge et une greffière de la Cour d’Appel de Bucarest ont été mis en détention provisoire pour 30 jours pour des faits de corruption. Aux côtés de quatre autres personnes, les deux sont soupçonnés d’avoir perçu des pots de vin et de trafic d’influence. Aux dires des procureurs de la Direction nationale anti-corruption, le juge Stan Mustata aurait demandé à plusieurs personnes condamnées ou accusé des sommes d’argent afin d’annuler leur condamnation. Le magistrat nie ces accusations et affirme que les preuves des enquêteurs ne sont pas concluantes. Il devait juger, entre autres, le dossier visant la privatisation de l’Institut de recherches alimentaires. Dans ce dossier, l’hommes d’affaires, Dan Voiculescu, le fondateur du parti conservateur, est accusé de blanchiment d’argent. Le magistrat examinait aussi la contestation de l’ex manager du club de foot Steaua Bucarest, Mihai Stoica, déjà condamné dans un dossier visant le transfert de plusieurs joueurs de foot.



    Tennis de table — L’équipe de tennis de table messieurs de Roumanie a vaincu aujourd’hui à Tokyo la Hongrie sur le score de 3 à 1 dans un match du groupe C du Championnat du monde. Dans les deux premiers matchs du groupe, la Roumanie a perdu face à la France et au Japon. La sélection nationale féminine devrait rencontrer l’Autriche et la Pologne, après avoir perdu mardi face à la Chine, les champions du monde. Auparavant l’équipe de Roumanie avait perdu le match contre la Corée du Nord et gagné celui contre la Slovaquie.