Tag: spectacle

  • Tordre, un spéctacle par Rachid Ouramdane

    Tordre, un spéctacle par Rachid Ouramdane

    Avec délicatesse et pudeur, le fameux chorégraphe français Rachid Ouramdane lève lentement le voile sur ce que cache chaque geste d’un danseur, sur l’intimité à la fois de l’artiste et de l’être humain. Spectacle de danse qui sort entièrement des carcans classiques ou contemporains, création-révélation en 2014 devenue repère de la danse d’aujourd’hui, TORDRE a été présenté, cette semaine au Théâtre National de Bucarest dans le cadre du programme FranceDanse Orient-Express de l’Institut Français, déroulé en partenariat avec le Centre National de la Danse de Bucarest et Teatroskop. Les invités d’Ileana Taroi sont Andrei Popov chargé de communication à l’Institut français de Bucarest et par téléphone Rachid Ouramdane, chorégraphe.



  • « Radio Live » spéctacle dans le cadre du projet FranceDanse Orient Express

    « Radio Live » spéctacle dans le cadre du projet FranceDanse Orient Express

    Ces questions font partie du b.a.-ba de tout journaliste et notamment de tout journaliste radio, car le « dire », les sons et les idées qui viennent avec, représentent l’objet même du travail de ce dernier, beaucoup plus que dans le cas de ses confères de la presse écrite ou audiovisuelle. Dans le paysage mondial actuel, noyé dans les flots de paroles et de bruits des médias et des réseaux sociaux, comment se fait-on encore entendre, par quels moyens on se distingue des autres, combien valent nos expériences personnelles – aussi joyeuses, touchantes ou dramatiques soient-elles – et, surtout, que reste-t-il à dire ? Avec ces questions en tête, une journaliste radio, une productrice de documentaires et une artiste visuelle voyagent depuis six ans aux quatre coins de la planète dans une tentative de rassembler les expériences véritablement hors du commun de jeunes gens. Le résultat n’est pas seulement un programme radiophonique mais un véritable spectacle multimédia présenté – ce soir même, au Théâtre National – à Bucarest. « Radio Live » est donné dans le cadre du projet FranceDanse Orient Express, organisé dans 13 pays d’Europe centrale et de l’Est et porté en Roumanie par l’Institut français. Tout ce qui se passe dans un studio radio, que vous avez voulu savoir mais que vous ne voyez pas, c’est tout de suite dans RRI Spécial sur RRI, la radio de la diversité.



  • 15.08.2017 (mise à jour)

    15.08.2017 (mise à jour)

    Fête – Ce 15 août, des cérémonies religieuses, culturelles et militaires consacrées à la Fête de la Marine ont eu lieu en Roumanie. Elle est célébrée le même jour que la Dormition de la Mère de Dieu, protectrice des marins. En présence du président Klaus Iohannis, à Constanta, sur la côte roumaine de la Mer Noire, les forces navales roumaines ont organisé un spectacle naval impliquant une trentaine de bâtiments de guerre, 12 aéronefs et plus de 3000 militaires. Plus de 12 mille spectateurs y ont également assisté. Conformément au chef de l’Etat roumain, la Roumanie s’assumait activement le rôle d’acteur régional notable. La consolidation de la sécurité et de la défense dans sa dimension maritime demeure une préoccupation majeure de la Roumanie a également souligné Klaus Iohannis.

    Livre – La foire du livre Gaudeamus s’est poursuivie aujourd’hui à Mamaia, station littorale roumaine à la Mer Noire. A la veille, les représentants de la Commission européenne en Roumanie ont organisé ce lundi un débat sur l’avenir de l’Union, dans le cadre de cette 100e édition de la Foire Gaudeamus. La Foire du livre « Gaudeamus » Littoral, organisée par Radio Roumanie, est ouverte jusqu’au 16 août. La chaîne publique marque cette année le cinquantenaire de « Radio Vacanta » (Radio Vacances), la station locale de la radio publique qui rythme les étés roumains sur la côte. A l’occasion de ce double anniversaire, des concerts donnés par les orchestres de la radio roumaine sont prévus à Mamaia.

    Université d’été – La 15e édition de l’Université d’été des Roumains de la diaspora s’est poursuivie aujourd’hui, à Izvorul Mureşului, au département de Harghita dans le centre de la Roumanie. Lundi, lors de l’inauguration de l’Université, le député du Parti du Mouvement populaire, Eugen Tomac, a appelé toutes les forces politiques du pays à dialoguer afin de trouver des solutions aux problèmes des communautés roumaines des pays voisins qui, selon lui, se voient confronter à une perte accélérée de leur identité ethnique. Il a ajouté que l’Etat devrait s’impliquer davantage dans l’organisation d’actions liées à la mémoire collective de ces communautés. Une réunion de la République de Moldova avec la Roumanie, en tant qu’objectif national pour 2018 a également figuré parmi les thèmes débattus, les participants à l’Université d’été soulignant le fait que la Roumanie devrait s’assumer clairement et sans équivoque ce projet. Au programme de cet événement figurent également des lancements de livres et d’autres publications, des expositions de livres, des débats libres et des spectacles folkloriques. Y participent des jeunes Roumains de Roumanie et d’autres pays tels la République de Moldova, l’Ukraine, la Hongrie, la Serbie, la Bulgarie, l’Albanie, la Macédoine, des membres du Parlement ainsi que des maitres de conférences des principaux centres universitaires de Roumanie et d’ailleurs. L’université d’été s’achèvera vendredi. Le thème de cette année, c’est: « Quel avenir pour la Roumanie et les Roumains du monde, un siècle après la Grande Union ? ».

    Record – Un bibliothécaire roumain âgé de 41 ans, Avram Iancu de son nom qui souhaite parcourir le Danube à la nage est arrivé ce mardi dans le secteur roumain du fleuve. Il s’est proposé de nager, depuis les sources du fleuve et jusqu’à son embouchure en 60 jours et sans costume en néoprène. Son exploit a commencé ce 20 juin dans la ville allemande de Donaueschingen et devrait s’achever à Sulina, dans le delta du Danube. Avram Iancu pourrait devenir la première personne qui réussit à parcourir à la nage toute la longueur du fleuve pan-européen équipé uniquement d’un maillot de bain et bonnet de natation. Il n’est pourtant pas le premier nageur à parcourir le Danube. Avant lui deux nageurs de Slovénie et du Canada ont réalisé cet exploit. Ils étaient pourtant équipés de costumes en néoprène et de palmes de natation. En août 2016, après 18 heures de nage, Avram Iancu est devenu le premier roumain à traverser la manche sans équipement spécifique.

    Météo – Durant les prochaines 24 heures, les températures devraient augmenter pour varier de 27 à 34 degrés. Le ciel sera également variable, avec quelques nuages et pluies à verse sur le relief. Des pluies torrentielles sont possibles, avec des quantités d’eaux qui iront jusqu’à 25 litres par mètre carré et des chutes de grêle.

  • La société à l’affiche du Théâtre national de Sibiu

    La société à l’affiche du Théâtre national de Sibiu

    Plusieurs premières actuellement à l’affiche d’une micro-saison théâtrale au Théâtre Radu Stanca de Sibiu figurent aussi au programme de la 24e édition d’un Festival International de Théâtre de Sibiu. Connu du grand public pour son penchant pour les textes contemporains, le metteur en scène Cristian Juncu parle de la fidélité dans son spectacle « Joyeuses fêtes ». Celui-ci est inspiré de trois textes de Neil LaBute « Les furies », « Helter Skelter » et « Happy Hour ».



    La comédienne Ofelia Popii est la protagoniste de deux de ces trois histoires : « Ces textes vous envahissent. Ils sont très proches du cœur. Ce sont des textes légers, mais qui ne manquent pas d’intensité, tout en restant facile à apprendre. La première histoire est intéressante puisque mon personnage doit relever le défi de se servir d’une autre forme de langage. Du coup, je dois me taire la plupart du temps et réagir. Je reste très présente sur scène, très vivante, je dirais même incisive jusqu’à la fin quand j’ai un monologue. Or ce moment est très sollicitant côté émotion, car mon personnage devient une véritable Médée de notre siècle. Voilà ! C’est un spectacle excellent, très bien conçu, très unitaire et il fait la joie de toute l’équipe ».



    Bien qu’il habite Paris, le metteur en scène roumain Eugen Jebeleanu voyage souvent en Roumanie pour y monter ses spectacles. Des créations dans lesquelles il se penche sur les rapports de l’individu avec lui-même et ceux avec la société et l’entourage. Ses spectacles sont uniques parce qu’ils donnent la parole à tous ces individus insignifiants qui normalement passent inaperçus.



    Créé entièrement à Sibiu, le spectacle « Familles » propulse sur la scène des étudiants en art dramatique dans une production qui traite principalement de la condition du comédien. Eugen Jebeleanu: « J’ai voulu écrire un texte qui parle de la condition des comédiens et c’est comme cela qu’a pris naissance le spectacle « Familles ». C’est une pièce qui traite du concept de famille, de son rôle au sein de la société actuelle et de l’influence que cette micro – société qu’est la famille a sur l’identité individuelle. Cette idée a engendré par la suite plusieurs histoires. Ce n’est pas un spectacle qui offre des solutions ou qui lance des verdits. Il s’agit tout simplement d’un texte qui pose des questions et pointe du doigt plusieurs aspects renvoyant aux réalités de nos jours ».



    Créée dans les années 1973 par Richard O’Brien à Londres, la comédie musicale « Rocky Horror Show » a été montée à Sibiu grâce au metteur en scène Cosmin Chivu, chef du département d’art dramatique et de mise en scène de l’Université Pace de New York. Le spectacle raconte l’histoire de Brad et Janet, deux amoureux qui souhaitent revoir leur ancien professeur de sciences avant de se marier. Ils partent donc en voiture, un soir, mais le pneu de leur voiture explose mystérieusement à quelques mètres dun château étrange… Brad et Janet vont alors aller demander de laide aux habitants du château, tous plus étranges les uns que les autres… Cest ainsi que Brad et Janet rencontrent le docteur Frank-N-Furter, un travesti bisexuel venu de la planète Transexual de la galaxie Transylvania, créateur dun homme parfait, plein de muscles mais sans un gramme de cervelle et sachant à peine marcher, nommé Rocky.



    Pour son spectacle, Cosmin Chivu a choisi de travailler avec des étudiants en art dramatique car, dit-il, « ceux-ci ont la folie de se lancer dans des choses inédites, d’où leur potentiel de jouer dans une comédie musicale ». Cosmin Chivu sur les défis qu’il a dû relever pour monter le spectacle « Rocky Horror Show »: « Trouver le juste milieu des choses, tout en adoptant une approche créative censée permettre de préserver l’air sophistiqué du spectacle sans tomber dans le tendancieux. L’histoire est très intéressante. Et puis, c’est une comédie. Du coup, les spectateurs sont invités à rigoler dès le début, ils ne doivent pas prendre les choses trop au sérieux. Ce fut d’ailleurs un des aspects les plus importants dont on a dû tenir compte lors des répétitions. On s’est éloigné de la structure du spectacle telle qu’elle a été imaginée ailleurs, aux Etats-Unis ou à Londres. On s’est proposé d’en faire une autre, autochtone, sans pour autant compromettre la valeur artistique du texte ».



    « Parlez-vous silence? Sprechen Sie Schweigen? » est une coproduction des sections roumaine et allemande du Théâtre Radu Stanca de Sibiu mise en scène par Gianina Carbunariu dans le cadre du projet Human Trade Network. Il s’agit d’un projet réalisé en collaboration avec plusieurs artistes allemands, indiens et burkinabés, mis en place par le réalisateur allemand Clemens Bechtel.



    Pour traiter de l’internationalisation de la main d’œuvre, la metteure en scène Gianina Carbunariu s’est inspirée des protestations de 2014 des ouvriers roumains qui ont travaillé à la construction du plus grand centre commercial d’Allemagne, Mall of Berlin. Face au mouvement de révolte des Roumains, les autorités allemandes ont répondu par le silence. Gianina Cărbunariu : « C’est ce mécanisme du silence qui a éveillé ma curiosité. D’une part, on a le silence des ouvriers, donc des victimes, qui préfèrent se taire car, disent-ils, de toute façon ils ne seront aidés ni par l’Etat roumain ni par celui allemand. Mais ce silence des autorités roumaines et allemandes s’avère assourdissant. A force de travailler avec la troupe de Sibiu, le spectacle est devenu très personnel, car chacun d’entre nous connaît au moins un ami ou un parent qui travaille à l’étranger. Nous avons aussi deux comédiens allemands invités à jouer sur la scène de Sibiu. Le sujet s’est donc mêlé à l’expérience de cette collaboration roumano-allemande. Plus que l’internationalisation de la main d’œuvre, mon spectacle parle des rêves dont chacun d’entre nous peut se nourrir grâce à tous ces Roumains qui risquent souvent leur vie et leur santé pour envoyer de l’argent aux familles restées derrière. Il y a un moment très émouvant dans le spectacle quand un des personnages dit ma mère a travaillé en Allemagne en tant qu’infirmière à domicile afin de pouvoir nous payer des études universitaires à moi et à mon frère. C’est à elle que je dois ma présence ce soir, sur cette scène ».



    Le spectacle « Parlez-vous silence?/Sprechen Sie Schweigen? » sera présenté en juin, à Fribourg. (trad. : Ioana Stancescu)

  • Spectacle consacré à Isidore Isou à Bucarest

    Spectacle consacré à Isidore Isou à Bucarest

    Le Centre national de la Danse de Bucarest a proposé, récemment, en première, une expérience unique consacrée à l’artiste français d’origine roumaine Isidore Isou, créateur du lettrisme. La mezzo-soprano britannique Loré Lixenberg et le compositeur français Frédéric Acquaviva ont présenté chacun, un récital musical inspiré par les créations d’Isidore Isou. Né en 1925, à Botosani, en Roumanie, celui-ci s’établit définitivement à Paris, au cœur du quartier Saint-Germain-des-Prés où il arrive clandestinement en août 1945, après un périple périlleux de plusieurs semaines à travers l’Europe. Malgré le succès du courant littéraire qu’il a inventé, Isidore Isou reste plutôt méconnu du public roumain. C’est la raison pour laquelle le Centre national de la danse a décidé de lui consacrer un premier événement d’une série qui s’annonce plus longue.

    Le commissaire d’exposition Igor Mocanu affirme: « En tant que membre de l’avant-garde, Isidore Isou est un artiste à préoccupations multiples. Du coup, il s’occupe également de la danse à laquelle il a consacré un manifeste et plusieurs textes théoriques. A la différence de l’avant-garde expressionniste allemande des années 1920- 1930, Isidore Isou a imaginé une chorégraphie de la chute, des objets qui plongent dans le vide. C’est d’ailleurs une vision qui pourrait servir de source d’inspiration pour un futur projet de notre centre. Mais, pour l’instant, on a invité un compositeur français vivant à Berlin, à la tête de la Plaque Tournante, un espace artistique avant-gardiste basé dans la capitale allemande et d’une mezzo-soprano britannique. Concrètement, il s’agit de Frédéric Acquaviva et de Loré Lixenberg, deux artistes fortement préoccupés par l’art contemporain et par l’œuvre d’Isidore Isou. Ceci dit, il convient de préciser que Frédéric est un collectionneur d’ouvrages portant la signature d’Isou ».

    L’événement consacré à Isidore Isou a débuté par la projection vidéo d’un extrait de deux minutes d’un documentaire réalisé par Orson Welles et intitulé « Around the World in Saint Germai des Près » « Autour du monde à Saint Germain des Près ». Tournée en 1955 à Paris, sous la direction de la Librairie Fischbacher, la séquence présentée au public bucarestois a pour protagonistes Isidore Isou, Maurice Lemaître, Jacques Spacagna et Orson Welles.

    Le récital de la mezzo-soprano Loré Lixenberg a inclus des ouvrages créés entre 1947 et 1984. En voici les témoignages : « J’ai fait une sélection parmi les œuvres d’Isidore Isou, composées entre 1945 et 1984. J’ai fini par choisir « la Neige », un de ses premiers ouvrages musicaux qui témoigne de son génie de transformer la réalité. J’interprète aussi quelques-uns de ses poèmes silencieux qui se chantent à l’aide des gestes. C’est absolument fascinant pour un artiste comme moi d’interpréter un matériel tellement riche en sons différents. Personnellement, j’adore ces désaccords entre les sons et leur signification. C’est un sentiment qui me plaît, un « good mouth feel » comme on dit ».

    Vers la fin de sa vie, Isidore Isou s’est beaucoup rapproché de la musique. La seconde partie de l’événement de Bucarest a inclus justement une composition de cette période. Il s’agit de la Symphonie nr 4, « Juvenal », composée en 2001 et orchestrée par Frédéric Acquaviva en 2003. Le compositeur français avait connu Isidore Isou pendant les 10 dernières années de sa vie. Ils ont créé ensemble plusieurs symphonies.

    Frédéric Acquaviva décrit la création musicale d’Isidore Isou: « Il a quitté la Roumanie après la Seconde Guerre Mondiale. Il est arrivé à Paris en 1945. Il voulait créer de la poésie lettriste, soit un mélange de poésie et de musique. Par conséquent, plus tard, on en parlait en termes de « poésie », alors qu’en fait, la poésie lettriste n’utilise que la voix, des mouvements et des sons obtenus à l’aide du corps. C’est donc une sorte de « musique du corps » (body sound). C’est quelque chose de très avancé. C’est une poésie complètement abstraite. La musique d’Isidore Isou a l’air un peu primitif, parce qu’elle est construite en boucles. C’est quelque chose de très bizarre. « Juvenal » est la 4e des 5 symphonies sur lesquelles nous avons travaillé ensemble. Nous l’avons orchestrée sur la voix de la chorale. On ne s’y rend compte ni de l’époque, ni du pays où l’on est, ce qui est vraiment très intéressant et très spécial. »

    Le compositeur Frédéric Acquaviva a déjà organisé plusieurs événements consacrés à Isidore Isou à travers l’Europe et ses projets continueront : « J’ai déjà organisé plusieurs expositions et j’ai écrit des livres sur Isidore Isou. Avec laide de l’Institut Culturel Roumain de Stockholm, j’ai publié un livre consacré à ses romans hyper-graphiques. Et puis, nous sommes ici, au Centre national de la danse de Bucarest. Il faut dire qu’Isidore Isou a créé quelques chorégraphies fantastiques qui devançaient d’au moins 40 ans leur temps. Il écrivait dans les années 1950 ce que l’on retrouve dans la danse contemporaine française des années ’90, par exemple. D’ailleurs, je suis en train de travailler sur quelques projets qui lui sont consacrés. Tout d’abord sur une monographie de ses peintures et de ses œuvres d’art. J’espère qu’elle sera publiée cette année par les Editions du Griffon. Ce sont les mêmes éditions qui ont publié la première monographie de Brancusi dans les années ’50. » (Trad. Ioana Stancescu, Valentina Beleavski)

  • Les animaux quittent le Cirque d’hiver roumain

    Les animaux quittent le Cirque d’hiver roumain

    Il a fallu que 11 animaux périssent dans un incendie récemment déclaré dans les locaux du Cirque d’hiver Globus de Bucarest pour que la Roumanie remette en question leur présence dans l’arène. Un incident malheureux qui a divisé le pays en deux: d’une part ceux pour qui l’exploitation des animaux renvoie à la torture et de l’autre ceux pour qui le cirque sans animaux perdrait une bonne partie de son charme. Nombre d’ONG roumaines ont demandé que la Roumanie rejoigne les rangs des pays européens interdisant totalement la présence des animaux de spectacle. Leur sort est trop cruel pour fermer les yeux, s’indigne Magor Csibi de l’Association WWF Roumanie. Contraints à la captivité, dans des cages souvent trop petites, ces animaux sont dressés de force pour réaliser des numéros qui les font souffrir à chaque exécution.



    Prenons l’exemple des lions. En savane, ils ont à leur disposition plus de 400 km de terrain. Dans un cirque, ils doivent se contenter de quelques mètres seulement. Magor Csibi: « Tous ces animaux occupent des espaces étendus à l’état sauvage, ils ont besoin de végétation, ils ne peuvent pas mener leur vie en captivité. Ils sont très rares les Zoos qui arrivent à répondre à leurs besoins. Quant aux cirques, ils ne pourront jamais leur offrir une bonne qualité de vie. Un tigre, par exemple, ne vivra jamais de son gré aux côtés d’autres tigres car ils finiront toujours par se disputer la suprématie et du coup, ils deviendront agressifs. En plus, un tigre boit pas mal de litres d’eau par jour et le cirque ne lui en fournit pas. Ces animaux passent 94% de leur temps derrière des barreaux. Le reste du temps, ils le passent dans l’arène pendant le dressage ou les spectacles. Du coup, la plupart du temps, ces animaux sont en souffrance. »



    Il est impossible de préciser le nombre exact d’animaux sauvages enfermés dans les cirques de Roumanie, puisque la plupart de ces institutions sont ambulantes. Pourtant, on sait que ces animaux proviennent soit d’élevages spéciaux, soit ils sont souvent capturés à l’état sauvage. Malheureusement, tant que le dressage des tigres et le profit qui en découle continuent à être légaux, la demande ira avec, malgré l’impact sur la population de tigres dans le monde. Magor Csibi: «A l’heure où l’on parle, on recense quelque 2000 tigres à l’état sauvage et trois fois plus en captivité. Puis, on a de nombreuses espèces de singe qu’on emploie dans les spectacles de cirque. A part le déboisement, c’est justement le commerce qui met en danger l’avenir de tous ces animaux. Rien qu’un exemple: il y a six ans, notre équipe a intercepté, en Thaïlande, un transport de 12 bébés tigres. C’est ce qui arrive quand on autorise le cirque aux animaux, les zoos ou encore la possibilité, pour les particuliers, de détenir un tigre comme animal de compagnie. Toutes les sous-espèces du tigre sont menacées de disparaître, ce qui fait que, tant que la demande est là, les animaux continuent à être en danger.»



    Les ONG responsables de la protection des animaux affirment qu’une fois en captivité, ceux-ci sont forcés à renier leurs instincts en accomplissant des tours ridicules et douloureux. Magor Csibi: « Au moment où les félins craignent le feu et nous, on les pousse à sauter à travers un cercle en flammes, la simple récompense ne suffit pas. Pour qu’un fauve renie ses instincts, il lui faut plus qu’une simple motivation positive. Du coup, on doit lui faire peur, le terroriser. Il existe d’autres méthodes pour apprendre aux enfants des choses, sur les animaux, qui ne nécessitent pas forcément leur présence dans l’arène. On vit en pleine ère technologique, on a toute sorte de documentaires, de films en 3D, la réalité virtuelle ne va pas tarder, comme quoi, les enfants bénéficient d’un tas de moyens qui leur permettent d’observer les animaux à l’état sauvage. Ça ne sert à rien de les voir en souffrance, enfermés dans des cages, se conduisant différemment des ceux en liberté. Et puis, on ne peut pas affirmer qu’une fois dressés, ces fauves sont nos amis. Pas du tout. On ne peut pas fourrer notre tête dans la gueule d’un lion ou d’un tigre, on ne peut pas rester près d’un ours, car ces animaux sont sauvages et ne sont donc pas habitués à la présence de l’homme. Il est évident qu’on ne verra jamais dans la forêt un ours conduire un vélo ou un tigre sauter dans le feu. Ce sont là des choses que ces animaux ne feraient jamais de leur propre gré.»



    Les ONG pour la protection de l’environnement réclament ladoption d’une loi qui interdise la présence des animaux dans les spectacles de cirque. Magor Csibi: « On a obtenu la modification du Règlement de fonctionnement du Cirque Globus et l’interdiction des animaux sauvages dans ses spectacles. Un deuxième arrêté sur l’interdiction totale des spectacles de cirque avec des animaux est actuellement sur la table du Conseil général de la Municipalité de Bucarest. Et puis, un projet de loi interdisant ces spectacles sur le territoire de la Roumanie se trouve au Parlement depuis la législature précédente. Des amendements à cette loi ont été déjà avancés et on espère un vote au printemps. Si ça ne marche pas, alors on cherchera des députés pour avancer une nouvelle loi. Car on est déterminé à aller jusqu’au bout, jusqu’à ce que ces pratiques disparaissent de chez nous aussi. 14 pays de l’UE ont déjà interdit complètement les spectacles avec animaux et 19 autres – partiellement.»



    Initiatrice d’une pétition en ligne sur l’interdiction des animaux de spectacle, l’Association WWF a ramassé jusqu’à présent plus de 30.000 signatures. Entre temps, dimanche dernier, le Cirque Globus a présenté son dernier spectacle avec animaux. (trad. : Ioana Stancescu)

  • Mircea Cantor

    Mircea Cantor

    Aujourd’hui, une double rencontre, avec un des artistes contemporains les plus connus, Mircea Cantor, et avec «Le Petit Prince» d’Antoine de Saint-Exupéry. Originaire de Roumanie et vivant en France, Mircea Cantor vient d’aborder, pour la première fois, la création de décors pour un spectacle tiré du « Petit Prince » de Saint-Ex, récemment monté au Théâtre de comédie de Bucarest. Mircea Cantor a accepté de nous parler de cette expérience.

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  • 30.07.2016

    30.07.2016

    Justice — Le vice-gouverneur de la Banque nationale de Roumanie, Bogdan Olteanu, a été assigné à résidence pour 30 jours, étant accusé de trafic d’influence. Les procureurs avaient demandé son placement en détention provisoire. Le Parquet national anticorruption l’accuse d’avoir demandé et reçu, entre juillet et novembre 2008, alors qu’il était président de la Chambre des députés du Parlement roumain de la part du Parti national libéral, un million d’euros et du soutien électoral, en échange de l’installation d’un journaliste aux fonctions de gouverneur du Delta du Danube, Réserve de la biosphère. En septembre 2008, le journaliste respectif a effectivement été nommé au poste de gouverneur du delta. Bogdan Olteanu a annoncé qu’il démissionnerait lundi de ses fonctions. La Banque centrale de Roumanie a précisé dans un communiqué que l’enquête visait l’activité de Bogdan Olteanu avant sa nomination au poste de vice-gouverneur, en 2009.



    Exercice — Jusqu’au 7 août, un ample exercice auquel prennent part plus de 2700 militaires de cinq Etats de l’OTAN — Roumanie, Etats-Unis, Canada, Pologne et Bulgarie — et de cinq pays du Partenariat pour la paix — Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, République de Moldova et Ukraine – est accueilli par la base de Cincu, au centre de la Roumanie. Les militaires sont impliqués dans des exercices de commandement, de formation par simulation assistée par ordinateur, d’entraînement sur le terrain et de tir de combat avec toutes les catégories d’armement. Selon le ministère de la Défense, plus de 900 militaires roumains et 1700 militaires américains équipés de chars M1A2 Abrams et de véhicules de combat blindés Bradley et 47 militaires canadiens avec des véhicules de combat d’infanterie exécutent des exercices tactiques et des tirs de combat.



    Aviation — Le plus grand spectacle aérien de Roumanie – Bucharest International Air Show (BIAS), arrivé à sa 8e édition — a eu lieu samedi dans la capitale roumaine. C’était une démonstration avec un accent sur l’aviation militaire, et les Forces aériennes roumaines y ont participé avec tous les modèles dont ils disposent. Le spectacle a inclus 100 avions civils et militaires dans des évolutions aériennes et exposés au sol, ainsi que 250 pilotes ou parachutistes de pays tels la Roumanie, l’Espagne, l’Ukraine, la République tchèque, les Etats Unis, la Grèce, l’Autriche, la Bulgarie et la Lituanie.


  • «L’année disparue. 1989»

    «L’année disparue. 1989»

    1989 a été l’année des changements en Europe Centrale et de l’Est. Chaque pays de cette partie du Vieux continent a vécu différemment la chute du régime communiste. Le tout a culminé en décembre 1989, par la révolte anticommuniste de Roumanie, la plus sanglante en Europe. A demander aux Roumains ce qu’ils se souviennent de 1989, ils répondront sans hésiter: les journées de la révolution. C’est ce qu’ont constaté le dramaturge Peca Stefan et la metteuse en scène Ana Mărgineanu, dans leur tentative de reconstituer les 11 mois qui ont précédé la révolution. Leur initiative s’est concrétisée sous une forme artistique par le spectacle «L’année disparue. 1989», dont la première a eu lieu récemment à Bucarest.



    Ana Mărgineanu nous en dit davantage: «Ce spectacle fait partie d’un projet que nous souhaitons continuer les années qui suivront. L’idée du projet «L’année disparue » est de choisir une année du passé et de voir ce que nous nous en souvenons. En plus, il est important de faire une recherche non pas au niveau des archives, des dossiers, mais au niveau humain. Réunir effectivement l’équipe artistique et technique du futur projet et noter ce que chacun se souvient de l’année en question, ce que cette année — là a représenté pour chacun d’entre eux. En partant de ces témoignages nous allons faire un spectacle qui présente l’année en question telle que nous l’avons vécue, notre vision subjective».



    Pour commencer on a donc choisi 1989, une année d’une importance majeure pour l’Europe, lorsqu’un univers est venu remplacer un autre. C’est le dramaturge Peca Stefan qui a écrit le texte du spectacle présenté fin décembre à Bucarest : «Nous nous sommes rendu compte que lorsqu’il est question de 1989, tout le monde ne se souvient que du mois de décembre, à tel point il a été traumatique. Après tout trauma, on revit et on revit le moment. Mais les 11 mois qui ont précédé celui de décembre ont disparu de notre mémoire bien qu’ils aient été très intéressants. A l’époque, il y avait beaucoup de signes que quelque chose allait se passer. De grands changements avaient lieu en Europe, alors que la Roumanie semblait être gelée, immobile, suspendue. C’était ça le sentiment que les gens éprouvaient. Tout le monde nous a parlé d’une sorte de paralysie qui a fini par exploser. Beaucoup de choses s’étaient accumulées, à tel point que la situation était insupportable. C’est ce qui a entraîné ce changement ensanglanté, malheureusement, à la différence des autres pays socialistes».




    «Un poisson en verre coloré, des queues interminables pour acheter des oranges en hiver, des bananes vertes couvertes d’un morceau de papier et mises sur l’armoire pour les faire mûrir. Le chewing gum Turbo avec des images de voitures à collectionner. Le vélo Pegas (Pégase). Des files pour acheter des billets aux spectacles de Teatrul Mic (le petit théâtre), même s’il faisait froid dans les salles et qu’il y avait des rats. Des anecdotes chuchotées avec Nicolae Ceausescu ». Ce sont quelques-uns des souvenirs de l’équipe responsable de la création du spectacle «L’année disparue. 1989 ». Ce sont les souvenirs dont Peca Ştefan et Ana Mărgineanu se sont servis pour reconstituer l’année 1989 au niveau le plus intime, le plus personnel. Une démarche d’autant plus intéressante, vu que les membres de l’équipe ont des âges différents et donc des souvenirs différents.




    En 1989, les membres les plus âgés de son équipe avaient 38 ans, raconte le dramaturge Peca Stefan: «Cela a été un autre point de départ. Moi, j’ai 33 ans. Et je me suis demandé ce que j’aurais fait, moi, si j’avais eu 33 ans en 1989. Un parallèle que nous avons voulu faire, parce que ce projet se propose de rétablir un pont entre l’année disparue et l’année que nous vivons actuellement. Il faudrait avoir un regard sincère là-dessus. A mon avis, ce qui nous a manqué jusqu’ici, ce que nous n’avons pas réussi à faire en 1989, ni dans les années 1990, ni depuis, c’est d’avoir un moment zéro très sincère, très dur, impitoyable, et d’assumer une position par ce moment de sincérité. Par contre, nous avons bloqué cette sincérité, pour nous submerger dans l’hypocrisie sur laquelle nous avons fondé notre société. Notre présent repose sur un énorme mensonge. Nous sommes une sorte de mutants tourmentés par des peurs et des complexes…. Et cela se voit partout. Ce sont justement ces mutations que notre projet vise à mettre en lumière».




    Le projet «L’année disparue» se poursuivra au printemps 2016 au Théâtre de la Jeunesse de Piatra Neamt, dans le nord-est du pays, par une année de la dernière décennie du siècle passé. (Trad. Valentina Beleavski)

  • “Temps d’images”, temps de réflexion

    “Temps d’images”, temps de réflexion

    RRI Spécial revient aujourdhui à Cluj, où se déroule le 8e « Temps dimages », le festival des arts performatifs indépendants à dimension sociale. Avec une organisation 100% roumaine, mais sous légide de la chaîne thématique franco-allemande ARTE et avec nombre de partenaires étrangers, cet événement polarise lattention du jeune public et des jeunes artistes non-alignés de Cluj et dautres grandes villes du pays, parce quil apporte sur la place publique un thème dactualité brûlante en Roumanie, au sens propre et figuré – le « corps commun », la solidarité, la nécessité dun nouveau projet social pour le pays et – pourquoi pas ? – pour le continent et la planète. Mais comment peut-on faire réfléchir les gens ? Quels sont les moyens quutilisent les artistes daujourdhui pour atteindre la conscience des gens ? Combien sensibles sont les Roumains aux arts contemporains qui, sur scène ou en dehors, sortent le spectateur de sa passivité ? RRI Spécial vous introduit maintenant dans ce débat initié par « Temps dimages Cluj 2015 ». Nous en discutons avec Alexandra Badea, linvitée vedette de ce festival avec son texte « Pulvérisés », Grand prix 2013 de la littérature dramatique, décerné par le Centre national du théâtre, en France. Au micro également, Miki Braniste, directrice du festival « Temps dimages » de Cluj, et Benoît Bavouset, directeur de lInsitut Français de Cluj.








  • Une semaine pour 2021 à Timisoara – le Théâtre National, pôle communautaire

    Une semaine pour 2021 à Timisoara – le Théâtre National, pôle communautaire

    Chose promise, chose due — cette semaine nous entamons notre tournée à travers le pays pour vous faire découvrir les villes aspirantes au titre de Capitale européenne de la culture 2021. Vous le savez, c’est à ce moment-là que ce sera le tour de la Roumanie d’accueillir ce projet européen tournant et elle le fera en tandem avec la Grèce. Jusqu’alors beaucoup de choses restent à faire et le temps est beaucoup plus court qu’il n’y paraît. Une dizaine de candidats roumains se préparent assidûment pour cette course, dont le gagnant sera annoncé l’année prochaine.



    Et cette semaine, nous nous trouvons chez l’un des plus forts. Nous sommes à Timisoara, troisième ville roumaine, qui a commencé à réfléchir à cette candidature depuis 2011 déjà. Pourquoi est-ce si important pour elle ? Comment compte-t-elle s’y prendre ? Qu’apporte Timisoara à l’Europe, elle qui se voit comme une Europe en miniature ? Voilà seulement quelques questions auxquelles nous tenterons de trouver des réponses tout au long de cette « Semaine pour 2021 à Timisoara ».



    Le prétexte de cette série est le Festival européen du spectacle de Timisoara, véritable banc dessai des projets de la ville. Organisé par le Théâtre National de la ville, établissement qui a dailleurs eu l’initiative de cette candidature et de la création de l’Association qui la gère, FEST est une carte de visite et un des atouts de cette candidate au titre de Capitale européenne de la culture. Ayant passé par une des transformations institutionnelles les plus spectaculaires de Roumanie, le Théâtre National a changé la donne culturelle dans cette ville. Comment? Débat avec Ada Lupu Hausvater, directrice générale du Théâtre National de Timisoara et Codruta Popov, secrétaire littéraire de cette institution.




    La série “Une semaine pour 2021 à Timisoara” est réalisée en partenariat avec Radio Roumanie Timisoara et le Théâtre National de Timisoara.


    Retrouvez les photos de cette émission ici – https://www.facebook.com/serviciul.francez/media_set?set=a.722853114508333.1073741835.100003509542655&type=1&pnref=story



    360° sur la place du Théâtre National de Timisoara, lieu de la révolution roumaine


  • Le spectacle vivant roumain vu depuis la France

    Le spectacle vivant roumain vu depuis la France

    La Roumanie estime qu’elle a un mot à dire dans le monde du spectacle vivant contemporain. Certaines créations ou artistes ont acquis ou se sont bâtis une notoriété bien solide en dehors des frontières du pays. Et pourtant, cela n’empêche pas la communauté artistique locale d’éprouver parfois des complexes provinciaux, d’accuser un retard par rapport aux tendances artistiques actuelles, de voir plutôt les décalages et de minimiser ses réussites. Un échantillon de cette Roumanie théâtrale avec toutes ces dimensions et sa pratique artistique est en train d’être examiné par une quinzaine de représentants de l’Association des Conseillers théâtre, cirque, arts de la rue, du Ministère français de la culture et de la communication. Ils ont moins d’une semaine à leur disposition pour comprendre les spécificités locales à travers les cas de deux grandes villes culturelles roumaines — Bucarest, la capitale, et Cluj, dans le centre-ouest du pays. Elysabeth Cormier Van Dam, présidente de lAssociation (DRAC Pays de la Loire), et Jean-Pierre Dufranc (DRAC Île de France) sont en visite à RRI et certains d’entre eux ont accepté de nous livrer un bilan d’étape de cette expérience


  • Little Impro

    Little Impro

    Depuis le début de cette année, plus précisément, depuis le 10 janvier, les enfants de Bucarest sont bien gâtés. Car, au bout des années passées surtout en silence dans les salles de spectacles, les enfants se voient enfin inviter au théâtre pour jouer et improviser coude à coude avec des comédiens professionnels dans le premier spectacle d’improvisation consacré exclusivement aux gamins. Lancé sous le nom de « Little Impro » « La petite impro », ce spectacle cartonne auprès du jeune public de la capitale roumaine qui s’enthousiasme de se voir inviter sur scène pour faire de l’improvisation, chanter et danser une heure durant. Présent dans la salle, RRI fait le point. Un reportage de Ioana Stancescu


  • “Une plate-forme culturelle européenne nécessaire”

    “Une plate-forme culturelle européenne nécessaire”

    Le Festival international de théâtre “Interférences” bat son plein à Cluj, deuxième ville roumaine située dans le centre-ouest du pays. Douze jours durant, le Théâtre magyar dEtat de cette métropole universitaire et culturelle a invité une vingtaine de spectacles ainsi que des dizaines dartistes et de spécialistes issus dune quinzaine de pays pour débattre dune thématique contemporaine des plus complexes – “les récits du corps” humain. Avec une programmation à 90% étrangère, conçu tel une exposition géante par un commissaire – en la personne du metteur en scène Gabor Tompa – “Interférences” est un phénomène inédit en Roumanie. Aura Corbeanu est la vice-présidente de lUnion théâtrale de Roumanie, UNITER, organisme regroupant les professionnels du secteur. Elle parle de la réalité du public roumains ainsi que des mutations que ce festival, se trouvant à la quatrième édition, est en train dopérer dans le paysage théâtral du pays.


  • “J’ai rencontré un être humain, un comédien qui nous a montré pourquoi il est si grand !”

    “J’ai rencontré un être humain, un comédien qui nous a montré pourquoi il est si grand !”

    Début août, la ville hongroise de Szeged a accueilli une nouvelle édition de son Festival de théâtre en plein air, avec une attraction absolue à laffiche – le Français Gérard Depardieu. Il incarnait lempereur Napoléon I dans lopéra comique “Háry János”, composée en 1925-1926 par un des plus importants compositeurs hongrois et européens de lépoque, Zoltán Kodály. C’est lhistoire dun hussard de larmée austro-hongroise, un homme à limagination débordante, qui ne lésine pas sur lembellissement de ses faits darmes et de ses conquêtes amoureuses, dont limpératrice Marie-Louise, épouse de Napoléon. Un univers attachant qui ne fait plus la distinction entre mensonge et vérité, fantaisie et réalité, transformé en une super production par le metteur en scène Attila Béres. Porté aux nues par public et critique pour ce spectacle, lartiste roumano-hongrois devient ainsi un des rares metteurs en scène de lEurope Centrale et de lEst à avoir travaillé avec une star de la scène occidentale. Attila Béres raconte cette expérience.