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  • Oltchim, le géant en crise

    Oltchim, le géant en crise


    L’une des entreprises chimiques les plus importantes de Roumanie, Oltchim de Ramnicu Valcea, en situation d’insolvabilité en raison des centaines de millions d’euros de dette et figure sur la liste des compagnies publiques que l’Etat roumain devrait privatiser. C’est du moins ce que les autorités roumaines ont décidé lors des discussions avec les représentants du FMI. Malheureusement, une première tentative de vente du paquet majoritaire d’actions des usines Oltchim a échoué fin 2012.




    Actuellement, l’Etat roumain doit reprendre les négociations pour la privatisation de Oltchim, mais cette fois-ci il vise un investisseur stratégique. En attendant, il doit tenter de calmer les esprits sur place où les 3000 salariés des usines protestent depuis des mois et demandent la garantie de leurs emplois, le paiement des arriérés salariaux et le redémarrage de l’activité de l’entreprise. Lors d’une entrevue avec les représentants des syndicats, le ministre de l’Economie, Varujan Vosganian, a déclaré qu’il lui serait impossible de sauver à lui tout seul le combinat et que pour cela il aurait besoin d’un accord de volonté politique de la part de l’Union Sociale-Libérale, de l’appui des syndicats et de la paix sociale. Aucun investisseur ne voudrait d’une compagnie dont les salariés font la grève de la faim et menacent de s’immoler par le feu le jour de paye.





    Par ailleurs, selon le premier ministre, Victor Ponta, les usines Oltchim pourraient être sauvées, mais sous une autre forme : « J’ai du mal à croire qu’un éventuel investisseur accepterait de sauver les usines sous leur forme actuelle, c’est-à-dire avec plus de 3000 salariés. Pourtant, une grande partie de l’entreprise pourrait être revitalisée à travers un investissement privé et suite à la suspension de tous les autres contrats — parasite. »






    En réplique, le Parti Démocrate-Libéral, principale formation politique d’opposition, a accusé le gouvernement de se faire responsable de l’actuelle situation des usines Oltchim et annoncé son intention de déposer une motion simple à ce sujet. Selon le leader démocrate-libéral, Vasile Blaga, tout ce qui se passe à présent à Ramnicu Valcea prouve, une fois de plus, le fait que le gouvernement a bâti des châteaux en Espagne pendant la campagne électorale de l’année dernière. Vasile Blaga: « Cela fait déjà 8 mois que les gouvernements sociaux-libéraux se moquent des usines Oltchim. Je vous rappelle que pendant ses premiers mois de gouvernance, le cabinet Ponta a décidé de modifier le calendrier de la privatisation qui prévoyait dans un premier temps la vente du paquet majoritaire à des investisseurs stratégiques. Plus que cela, ils disent vouloir privatiser les usines et pourtant ils commencent par les déclarer insolvables afin de les vendre pour rien du tout, comme ils le feront également avec la compagnie de fret ferroviaire CFR Marfa. »




    Entre temps, les salariés de Oltchim se font des espoirs à court terme. Ainsi, ils croisent les doigts que la Commission européenne accepte la démarche des autorités roumaines de débloquer 45 millions d’euros d’aide publique. (trad.: Ioana Stancescu)

  • 21.01.2013

    21.01.2013


    Rapatriement – Le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlatean, sera présent mardi au Parlement pour faire le point sur la situation en Algérie. Deux Roumains sont morts dans la prise d’otages sur un site gazier dans ce pays et leurs dépouilles mortelles seront rapatriées dans le courant de la journée. Le ministère roumain des Affaires étrangères a accusé les autorités algériennes de ne pas avoir sufissamment coopéré durant la crise des otages. Des dizaines de citoyens étrangers ont perdu la vie lors pendant les opérations de sauvetage entreprises par l’armée algérienne contre le groupe terroriste affilié d’al-Qaïda. L’action des terroristes s’est voulu une réplique à l’offensive militaire française contre les bastions des islamistes du Mali, voisin de l’Algérie.



    Schengen – Le chef de l’Etat roumain, Traian Basescu, a appelé lundi les Etats membres de l’UE à revenir à une approche technique du dossier de l’adhésion roumaine à l’espace Schengen. Lors d’une réunion avec les ambassadeurs accrédités à Bucarest, le président roumain a souligné que la Roumanie pense avoir répondu à tous les critères d’adhésion en matière de défense des frontières européennes. D’autre part, Basescu a réaffirmé que le partenariat avec les Etats-Unis restait prioritaire pour Bucarest qui accorderait son soutien à l’Afghanistan après 2014 aussi. Quant à la situation en Algérie, le chef de l’Etat roumain a déclaré que la Roumanie devrait se poser des questions quant à la sécurité de ses citoyens vivant dans ce pays et prendre les mesures nécessaires.



    Parlement – Le nouveau Parlement roumain, issu des élections du 9 décembre, commence son activité cette semaine. Les Bureaux Permanents des deux Chambres se réunissent aujourd’hui pour convoquer une session plénière extraordinaire. Ce lundi est la dernière journée du dépôt des amendements au projet de loi sur la modification du statut des parlementaires, qui devrait être voté avant la fin de la semaine.



    Entretiens
    – Les représentants des 5 grandes confédérations syndicales de Roumanie rencontrent ce lundi, à Bucarest, la délégation du FMI. Les discussions porteront notamment sur la situation économique actuelle, sur le projet de budget 2013, le niveau du SMIC et les réformes des entreprises publiques. Tandis que les syndicats plaident en faveur d’un SMIC supérieur à 190 euros, le gouvernement ne souhaite pas dépasser le seuil de 185 euros par mois. Une mission commune du FMI, de la CE et de la BM se trouve à Bucarest jusqu’au 29 janvier pour examiner avec les responsables roumains l’accord de précaution d’un montant de 5 milliards d’euros signé avec la Roumanie.