Tag: Bruxelles

  • La semaine du 14 au 18 juin

    La semaine du 14 au 18 juin

    Vaccination – oui, mais pas trop


    En Roumanie, depuis des semaines, le nombre dinfections au SARS-CoV-2 diminue de jour en jour. Toutefois, les autorités évoquent la possibilité quà lautomne, nous assistions à une quatrième vague de pandémie, cest pourquoi – disent-elles – la vaccination est le seul moyen de prévention. Sauf que lintérêt de la population pour linoculation est inférieur aux attentes, ce qui fait que la Roumanie dispose actuellement dun excédent de vaccins anti-Covid. Par conséquent, Bucarest a demandé que la livraison de plusieurs millions de doses soit suspendue ce mois-ci. Dans certains centres de vaccination, lactivité sarrêtera temporairement et dans dautres, les horaires seront revus à la baisse. Le gouvernement a notamment approuvé une ordonnance durgence habilitant le ministère de la Santé à conclure, au nom de lÉtat roumain, des contrats avec dautres pays pour la revente de doses de vaccin qui ne peuvent être utilisées au niveau national. Parallèlement, alors que, dans les régions rurales, la campagne de vaccination bat de laile, les autorités centrales et locales envisagent des mesures pour la stimuler sous la devise « La ville vaccine le village ». En Roumanie, moins de 5 millions de personnes sont immunisées jusquà présent.



    Homicide involontaire dans le cas de lhôpital bucarestois « Victor Babeş »


    Les magistrats roumains ont décidé cette semaine dassigner à résidence surveillée deux employés – un plombier et le chef du Service technique de lInstitut-hôpital « Victor Babeş » de Bucarest, accusés dhomicide involontaire. En avril dernier, trois patients dune unité mobile de soins intensifs destinée aux malades de Covid, située dans la cour de létablissement, ont perdu la vie. Daprès les premières informations, la tragédie se serait produite après une augmentation brusque de la pression dans linstallation doxygène à laquelle lunité mobile était connectée, ce qui aurait entraîné le blocage complet des ventilateurs auxquels les patients étaient connectés. Laccident de lHôpital « Victor Babeș », en pleine pandémie, nest pas singulier. En novembre dernier, un incendie dans un service de réanimation sest déclaré à lHôpital départemental des urgences de Piatra Neamţ (nord-est). Un autre incendie a également eu lieu, cette année, fin janvier, à lHôpital Matei Balş, un établissement sanitaire bucarestois de haute volée. Dans les deux incendies, des patients ont perdu la vie. Jusquà présent, personne na été tenu responsable de ces faits.



    LAvocat du peuple, révoqué


    Mercredi, le parlement de Bucarest a révoqué Renate Weber de ses fonctions dAvocat du peuple, léquivalent du Défenseur des droits. Les partis de la coalition au pouvoir affirment quelle a outrepassé ses pouvoirs et enfreint la Constitution. Le PNL, lUSR-Plus et lUDMR reprochent également à Mme Weber davoir servi ceux qui lont nommée à ce poste, à savoir les sociaux-démocrates, dopposition. Le député Andrei Lupu (USR) :



    « Je suis absolument convaincu que vous êtes une personne compétente ; en revanche, ces derniers temps, vous avez un autre problème majeur : vous avez exercé vos fonctions de manière égoïste, dans votre propre intérêt, dans lintérêt de ceux qui vous ont nommée aux fonctions que vous avez occupées temporairement. »



    Le PSD, qui a refusé de participer au vote au Parlement, accuse, lui, le Pouvoir de vouloir un Avocat du peuple qui nattaque plus les ordonnances du gouvernement. Le sénateur Titus Corlăţean :



    « Vous ne voulez pas que la débauche dordonnances durgence abusives puisse être attaquée par un Avocat du peuple. Vous ne voulez pas que lon vous dise que lorsque vous adoptez, en tant que gouvernement, des mesures restrictives des libertés et droits fondamentaux qui ne sont pas prévus par la loi, elles sont inconstitutionnelles. Et vous ne donnez généralement pas la préférence à des institutions qui nobéissent pas. »


    Le PSD a contesté la révocation de Renate Weber à la Cour constitutionnelle. Par ailleurs, jeudi, cette dernière a déclaré inconstitutionnelles les récentes nominations par le Parlement des présidents par intérim de la Radio et de la Télévision publiques, proposées par lUSR-Plus et respectivement par le PNL.



    Sommet de lOTAN à Bruxelles


    La Russie et la Chine figurent en tête de liste des préoccupations de lOTAN, aux côtés de menaces telles que les cyberattaques, le terrorisme et la montée des régimes totalitaires. Le sommet de lundi, à Bruxelles, sest terminé par une déclaration dans laquelle les alliés tracent les lignes rouges en matière de sécurité. Du point de vue roumain, le président Klaus Iohannis sest félicité de ce que lAlliance renforce son Flanc est. Il a également réitéré que le bouclier antimissile de lOTAN, également accueilli par la Roumanie, a un caractère exclusivement défensif :



    « Nous navons pas lintention dattaquer qui que ce soit avec ce bouclier, mais nous sommes vraiment déterminés à défendre nos pays, et cest pourquoi nous avons accepté linstallation dun composant de ce bouclier en Roumanie aussi. »



    Toujours à Bruxelles, les Etats de lOTAN ont décidé de lancer le processus délaboration dun nouveau concept stratégique de lAlliance. Non dernièrement, Klaus Iohannis a invité le président américain, Joe Biden, à faire une visite en Roumanie.



    LEuro 2020 – aussi en Roumanie


    Le plus grand stade de Bucarest et de Roumanie, Arena Naţională, a accueilli, mais à seulement 25 % de sa capacité pour des raisons de pandémie, des matchs dans le cadre du dernier tournoi du Championnat dEurope de football 2020, qui a été reporté à cet été. Dimanche dernier, lAutriche a battu la Macédoine du Nord 3-1 dans le groupe C. Par la suite, lUkraine a dépassé la Macédoine du Nord 2-1. Luni, le 21 juin, le même stade accueillera le match Ukraine-Autriche. Une huitième de finale suivra le 28 juin. La joie des supporters roumains de participer à lEuro 2020 est toutefois éclipsée par le fait que leur équipe nationale ne participe pas à ce championnat.


    (Trad. : Ligia)


  • Nemulţumiri ale transportatorilor rutieri

    Nemulţumiri ale transportatorilor rutieri

    Domeniu vital într-o economie globalizată,
    transportul rutier de mărfuri e ocupaţia foarte multor români. Potrivit
    statisticilor prezentate de autorităţile de la Bucureşti, sunt 150.000 de
    compatrioţi care lucrează ca şoferi de camioane pe şoselele din Europa. Defel
    uşoară, munca lor e şi plină de riscuri. Luna
    trecută, un şofer român de automarfar, a fost ucis într-o parcare din Franţa de
    hoţii pe care-i surprinsese în timp ce încercau să fure mărfuri din camion. Pe
    6 iunie, un alt şofer român a fost victima unui atac cu arme albe tot într-o
    parcare, dar a reuşit să scape şi să-şi salveze şi un coleg, şofer al unui TIR
    înmatriculat în Belarus.


    Drepturile românilor din
    această categorie profesională trebuie să fie respectate în condiţiile impuse
    de legislaţia naţională – a scris, pe Facebook, ministrul Muncii în Guvernul de
    la Bucureşti, Raluca Turcan, după ce s-a întâlnit, la Bruxelles, cu comisarul
    european pentru Transporturi, românca Adina Vălean. Societăţile de transport,
    spune ministrul, trebuie să asigure condiţii de salarizare transparentă,
    corectă şi în acord cu salariile de pe piaţa europeană, în condiţiile în care
    este cunoscut faptul că, de multe ori, există diferenţe de condiţii de lucru şi
    de salarizare a angajaţilor din estul Europei. Nu există toleranţă faţă de
    munca la negru şi nici faţă de discriminare
    , a adăugat ea.


    La rândul său,
    comisarul Vălean a afirmat că autorităţile europene fac eforturi pentru a
    dezvolta rapid parcări sigure pentru şoferii de tir, în condiţiile în care,
    acum, la nivel comunitar, lipsesc în jur de 100.000 de locuri unde aceştia să
    poată parca peste noapte. Dacă la Bruxelles politicienii români promit măsuri
    în beneficiul transportatorilor, la Bucureşti au reuşit să-i irite şi să-i
    determine la manifestaţii de protest. Acestea sunt urmarea controalelor ANAF
    (fiscul român), care consideră că diurna şoferilor de camioane de la firmele
    româneşti ce lucrează în afara ţării reprezintă venit de natură salarială şi
    trebuie impozitată.

    Firmele de transport marfă sunt nemulţumite şi de intenţia
    ministerului Transporturilor de a modifica modul de calcul al taxei de drum,
    rovinieta, care ar urma să se plătească la kilometru şi în funcţie de norma de
    poluare, nu raportat la perioadă, aşa cum este acum. Această schimbare este
    prevăzută în Planul Naţional de Redresare şi Rezilienţă, pe care decidenţii
    politici autohtoni îl negociază cu Comisia Europeană, pentru a putea accesa
    cele aproape 30 de miliarde de euro ce revin României. Preşedintele Federaţiei
    Operatorilor Români de Transport, Augustin Hagiu, acuză previzibila majorare de
    10 ori a taxelor pe ceea ce numeşte, cu vehemenţa sa obişnuită, drumurile
    astea de mizerie pe care circulăm.



  • Carmen Drăghici, coordinatrice de la Maison culturelle belgo-roumaine de Bruxelles

    Carmen Drăghici, coordinatrice de la Maison culturelle belgo-roumaine de Bruxelles

    Découvrez les activités et les projets dArthis, la Maison culturelle belgo-roumaine de Bruxelles, pour lannée en cours dans lentretien quelle a accordé à Ligia. Voici une bonne adresse pour celles et ceux qui sintéressent à la langue, à la culture et à la civilisation roumaines : le 33 rue de Flandre, à 1000 Bruxelles. Plus de détails sur

    >www.arthis.org.



  • Rezultatele summitului NATO

    Rezultatele summitului NATO

    Rusia şi, în premieră, China sunt în fruntea listei de preocupări pentru NATO, alături de noi ameninţări precum atacurile cibernetice, terorismul şi ascensiunea regimurilor totalitare. Summitul de luni, de la Bruxelles, s-a încheiat cu o declaraţie în care aliaţii trasează liniile roşii de securitate.

    Din perspectivă românească, preşedintele Klaus Iohannis s-a arătat mulţumit că Alianța Nord-Atlantică îşi consolidează flancul Estic:

    Am evidenţiat necesitatea ca procesul de consolidare a posturii Alianţei de descurajare şi apărare să vizeze cu precădere flancul Estic ca întreg, în mod coerent, cu atenţie specială pentru evoluţiile de securitate de la Marea Neagră. Alianţa trebuie să dispună de forţele, structurile şi capabilităţile necesare pentru a răspunde eficient ameninţărilor cu care ne confruntăm în regiune.


    Masarea recentă de trupe şi tehnică militară rusească la graniţa cu Ucraina şi în Crimeea ocupată ilegal rămâne preocupantă – le-a transmis președintele Iohannis șefilor de stat și de guvern aliați, care au inclus în declaraţia finală a summitului referiri la sprijinul pentru suveranitatea şi integritatea teritorială a Ucrainei, dar și a Georgiei şi a Republicii Moldova, ex-sovietică, majoritar românofonă. Cât despre scutul antirachetă al NATO, găzduit și de România, Klaus Iohannis a reiterat că acesta are caracter exclusiv defensiv:

    Acest scut este, de multe ori, adus în discuţie de Rusia, însă cred că este binevenită şi această discuţie pentru a reitera că acest scut este unul pur defensiv. Inclusiv partea de la noi, de la Deveselu, are numai rol defensiv. Noi nu intenţionăm să atacăm pe nimeni cu acest scut, însă suntem foarte hotărâţi să apărăm statele noastre, şi de aceea am acceptat, la vremea respectivă, instalarea unei componente a acestui scut şi în România.


    Liderii NATO au mai decis, luni, să lanseze procesul de elaborare a unui nou concept strategic al Alianţei. Pentru România – demers necesar, pentru că, de la adoptarea în 2010 a actualului concept strategic, mediul de securitate şi Alianţa au trecut prin schimbări profunde.

    Președintele Iohannis: Asta a fost înainte de Crimeea, a fost înainte, evident, de pandemie, a fost înaintea multor altor crize. Lumea s-a schimbat în mai bine de zece ani. Trebuie să ne schimbăm împreună cu ea. NATO trebuie să fie pregătită pentru orice provocare, în orice moment, trebuie să fie o alianţă modernă şi acest lucru va fi realizat prin elaborarea noului concept. Nu în ultimul rând, şeful statului a anunţat că l-a invitat pe preşedintele american, Joe Biden, în România.




  • Résultats du sommet de l’OTAN

    Résultats du sommet de l’OTAN

    La Russie et, pour la première fois, la Chine sont en tête de liste des préoccupations de l’OTAN, aux côtés de nouvelles menaces telles que les cyberattaques, le terrorisme et la montée des régimes totalitaires. Le sommet de lundi à Bruxelles s’est terminé par une déclaration dans laquelle les alliés tracent les lignes rouges en matière de sécurité. Du point de vue roumain, le président Klaus Iohannis s’est félicité de ce que l’Alliance de l’Atlantique Nord renforce son flanc oriental :



    « Nous avons souligné la nécessité que le processus de renforcement de la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance vise principalement le Flanc oriental dans son ensemble, de manière cohérente, avec une attention particulière pour les évolutions sécuritaires en mer Noire. L’Alliance doit disposer des forces, des structures et des capacités nécessaires pour répondre efficacement aux menaces auxquelles nous sommes confrontés dans la région. »



    Le récent massage de troupes et de technique militaire russe à la frontière avec l’Ukraine et en Crimée occupée illégalement reste préoccupant – a déclaré le président Iohannis aux chefs d’État et de gouvernement alliés, qui ont inclus dans la déclaration finale du sommet des références au soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, mais aussi de la Géorgie et de la République de Moldova. Quant au bouclier antimissile de l’OTAN, également accueilli par la Roumanie, Klaus Iohannis a réitéré qu’il avait un caractère exclusivement défensif :



    « Ce bouclier est souvent évoqué par la Russie, mais je pense que cette discussion est également la bienvenue pour réitérer que ce bouclier est purement défensif. Même la partie de Deveselu que nous accueillons n’a qu’un rôle défensif. Nous n’avons pas l’intention d’attaquer qui que ce soit avec ce bouclier, mais nous sommes très déterminés à défendre nos États, et c’est pourquoi nous avons accepté, à l’époque, l’installation d’un composant de ce bouclier en Roumanie. »



    Les dirigeants de l’OTAN ont également décidé lundi de lancer le processus d’élaboration d’un nouveau concept stratégique de l’Alliance. Pour la Roumanie, c’est nécessaire, car depuis l’adoption du concept stratégique actuel en 2010, l’environnement sécuritaire et l’Alliance ont connu des changements importants. Le président Iohannis :



    « C’était avant la Crimée, c’était bien évidemment avant la pandémie, c’était avant beaucoup d’autres crises. Le monde a changé en plus de dix ans. Nous devons changer aussi. L’OTAN doit être prête à relever tout défi, à tout moment, elle doit être une alliance moderne et cela se fera par l’élaboration du nouveau concept. »



    Enfin, le chef de l’Etat a annoncé qu’il avait invité le président américain, Joe Biden, en Roumanie.


    (Trad. : Ligia)


  • 12.06.2021

    12.06.2021




    Coronavirus – Le nombre de
    contaminations au nouveau coronavirus reste bas en Roumanie. Samedi, on a
    rapporté 127 contaminations et 5 décès des suites de l’infection. 236 malades
    sont actuellement en réanimation. Le rythme de la campagne de vaccination a
    quelque peu ralenti – un peu plus de 41.000 doses de vaccin anti-Covid-19 ont
    été administrés durant les dernières 24 heures. Plusieurs mesures sanitaires évoluent à partir de ce samedi 12 juin. Davantage de personnes peuvent participer aux événements privés tels les mariages et les baptêmes, jusqu’à 200 personnes dans les espaces intérieurs et sans limite dans les espaces extérieurs, à condition que le taux d’incidence dans l’endroit où a lieu l’événement ne dépasse pas les 3 pour mille habitants et que les invités soient vaccinés, soient testés négatifs ou aient été malades de la Covid-19 dans les trois mois précédant l’événement. Le nombre de participants aux activités culturelles, artistiques ou de divertissement déroulées en plein air a également augmenté de 500 à 1 000. Toutefois, les participants sont tenus de respecter les mêmes conditions : vaccin, test négatif ou preuve d’une infection récente. De même pour les rassemblements électoraux, limités à 1 000 participants, qui doivent respecter aux mêmes règles.




    UE – La Commission européenne a
    commencé l’évaluation des plans nationaux d’investissement envoyés par les
    Etats membres qui souhaitent bénéficier du Plan européen de relance. L’exécutif
    européen a déjà réclamé à Bucarest des informations supplémentaires concernant
    les disparités entre les montants communiqués par le gouvernement pour les
    mêmes projets dans différents documents. La Commission dispose de deux mois pour
    aviser les plans nationaux, qui doivent nécessairement respecter deux
    conditions : la répartition des fonds envisagée par chaque pays doit allouer au
    minimum 37% des fonds à la transition écologique et 20% au secteur digital. L’éducation,
    la santé, les transports, l’infrastructure, la digitalisation et la réforme de
    l’administration publique sont les principaux domaines d’investissement compris
    dans le Plan national de relance et de résilience de la Roumanie. Les quelques
    30 milliards d’euro demandés à l’Europe devraient être dépensés avant la fin de
    l’année 2026.




    Culture – Un nouvel espace d’art, les
    Ateliers Malmaison, a ouvert officiellement ses portes hier à Bucarest. Le
    projet, qui occupe environ 3 000 mc d’un bâtiment historique du centre de la
    capitale, regroupe une cinquantaine d’artistes, des galeries et des
    associations culturelles. C’est la plus importante initiative de ce type à
    Bucarest, et elle suit en quelque sorte le modèle de Cluj, avec Fabrica de
    pensule / La fabrique de pinceaux, reconnue au niveau international pour
    notamment ce qu’on a appelé l’Ecole de Cluj. Les Ateliers Malmaison occupent partiellement
    deux étages du bâtiment du même nom, vieux de 177 ans. Ici ont fonctionné, tour
    à tour, une école militaire, un tribunal militaire, une prison politique durant
    le régime nazi du maréchal Antonescu et un centre de détention de la Securitate
    au début du régime communiste. Les artistes qui s’y trouvent disent vouloir réintroduire
    le bâtiment dans la vie de la ville et démarrer ainsi une nouvelle étape de sa
    longue histoire.




    Musées – La 17e édition de
    la Nuit des musées a lieu cette nuit en Roumanie, un peu avant la date retenue
    par d’autres pays européens, à savoir le 3 juillet. De nombreux événements se
    dérouleront dans près de 200 lieux culturels de 70 villes et villages un peu
    partout en Roumanie. A Bucarest, on compte plus de 40 espaces qui seront ouverts
    au public cette nuit, dont, et c’est une première, le bâtiment de l’Hôtel de
    ville, construit au début du 20e siècle. Ce soir, vous aurez le
    choix entre admirer des expositions, seuls ou lors de visites guidées, assister
    à différents concerts et spectacles ou bien découvrir des lieux plus secrets,
    comme les bâtiments des Instituts culturels étrangers ou des ateliers d’artistes.
    Lancée en 2005 par le ministère français de la Culture et placée aujourd’hui
    sous le patronage de l’Unesco, du Conseil de l’Europe et du Conseil
    international des musées, la Nuit européenne des musées a lieu tous les ans. En
    2020, à un moment où la pandémie de Covid-19 avait fortement impacté les
    institutions culturelles au niveau mondial, plus de 60 musées et opérateurs
    culturels roumains s’étaient organisés pour célébrer la Nuit de musées le 14
    novembre, notamment à travers des événements en ligne.








    Météo – Le mauvais temps continue ce
    week-end en Roumanie, avec la plupart du pays placée sous vigilance jaunes pluies,
    orages et vents forts. 15 départements sont sous vigilance jaune crues jusqu’à
    lundi midi, la où les quantités d’eau pourront dépasser, par endroits, les
    35-40 l/mc. Toutefois, les températures restent élevées, avec des maximales qui
    iront dans la journée de 20 à 29°C. 24° et un ciel couvert à midi à Bucarest.

  • La semaine du 07 au 12 juin 2021

    La semaine du 07 au 12 juin 2021

    L’état d’alerte – prolongé en Roumanie

    Le gouvernement de Bucarest a prolongé l’état d’alerte de 30 jours supplémentaires à partir du 12 juin. Plusieurs restrictions ont été assouplies dernièrement. Entre autres, le nombre de personnes qui peuvent participer à des événements privés, tels fêtes de mariage et de baptême, a été majoré à 200 si les événements ont lieu à l’intérieur. Il est pourtant obligatoire que les participants soient vaccinés, qu’ils produisent le résultat négatif d’un test de dépistage de la Covid-19 ou la preuve d’une infection antérieure au SARS-CoV-2. Le nombre des participants aux activités culturelles, artistiques, de divertissement déroulées en plein air a également augmenté de 500 à 1 000. Toutefois, les participants sont tenus de respecter les mêmes conditions : vaccins, test négatif, preuve d’une infection antérieure. Le nombre des personnes qui peuvent entrer dans les piscines, dans les salles de sport et de fitness a augmenté de 50 % à 70 % de la capacité de l’espace et le nombre des participants peut être majoré si toutes les personnes participantes sont vaccinées. Le port du masque demeure obligatoire dans tous les espaces communs.

    La pandémie recule, tout comme l’intérêt pour la vaccination

    La Roumanie est actuellement en zone verte avec un nombre de nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus et de décès à la baisse. La campagne nationale d’immunisation se poursuit même si le nombre des personnes qui souhaitent se faire vacciner est à la baisse. Depuis le début de cette campagne le 27 décembre 2020, plus de 8,4 millions de doses de vaccin ont été administrées à plus de 4 millions et demi de personnes, dont la majorité sont pleinement vaccinées. Le chef de la campagne nationale de vaccination, Valeriu Gheorghiţă, a souligné que la Roumanie figure parmi les Etats qui assurent l’accès à la vaccination anti-Covid le plus ample, puisque le public peut choisir le type de vaccin préféré et peut se rendre directement aux centres de vaccination sans rendez-vous préalable. Ce qui plus est, les autorités organisent des événements de type marathon de la vaccination, alors que les opérateurs économiques privés peuvent faire vacciner leur personnel sur le lieu de travail. Modification des conditions de départ à la retraite Le gouvernement de coalition de centre-droit de Bucarest a approuvé mercredi le projet de loi qui élimine le cumul entre la pension de retraite et le salaire dans le secteur public, un projet qui devrait être débattu en urgence par le Parlement. La loi prévoit pourtant la majoration optionnelle et volontaire de l’âge de la retraite. Par conséquent, à l’âge de 61 ans pour les femmes et respectivement 65 ans pour les hommes, les salariés du secteur public roumain pourront continuer leur activité, s’ils le souhaitent, jusqu’à 70 ans, mais sans la possibilité de toucher simultanément la retraite et le salaire. Les salariés à avoir choisi de poursuivre leur activité peuvent renoncer à tout moment à cet engagement. Il y a pourtant des exceptions à la règle – les dignitaires, le personnel enseignant payé à l’heure, les assistants personnels et maternels et les membres de l’Académie roumaine pourront toujours toucher en même temps une retraite et un salaire. Sorin Grindeanu, vice-président du PSD, d’opposition, annoncé qu’aux yeux des sociaux-démocrates, les termes du document transgressent la Loi fondamentale et promet de le contester à la Cour constitutionnelle.

    La Commission européenne constate des progrès dans le cadre du Mécanisme de coopération et de vérification de la Justice roumaine

    La Commission européenne suivra de près la Roumanie dans le cadre du Mécanisme de coopération et de vérification de la Justice et de la lutte contre la corruption. L’exécutif communautaire constate pourtant qu’il existe à présent une tendance positive et salue le coup d’accélérateur donné cette année quant à réformer et à remédier aux reculs enregistrés durant la période 2017 – 2019, durant la gouvernance sociale-démocrate. La Commission a publié mardi son rapport sur les progrès enregistrés par les autorités de Bucarest dans le cadre du Mécanisme de coopération et de vérification institué dès l’adhésion de la Roumanie à l’UE en 2007 et dont le but est justement de signaler les éventuelles défaillances et de proposer des correctifs au fonctionnement de la Justice. Dans ce rapport, la Commission européenne critique la nomination au début de l’année dernière du procureur général de la Roumanie et du chef du Parquet antimafia et antiterroriste, malgré l’avis négatif émis par le Conseil supérieur de la magistrature. Cette association professionnelle des magistrats est également critiquée entre autres pour sa position ambiguë relative à la suppression de la Section d’investigation des magistrats, dont l’existence et le fonctionnement sont préoccupants, selon les responsables bruxellois.

    Visite d’Etat du président israélien en Roumanie

    Le président israélien, Reuven Rivlin, a effectué une visite d’État de trois jours en Roumanie, en marge de l’anniversaire, le 11 juin, des 73 ans de relations diplomatiques bilatérales ininterrompues. Durant les deux premiers jours de sa visite, l’agenda du président israélien a inclus des entretiens avec son homologue, Klaus Iohannis, une allocution devant le plénum du Parlement de Bucarest et l’inauguration d’un Forum d’affaires Roumanie-Israël, en compagnie du premier ministre Florin Cîţu. La Roumanie et Israël ont des relations privilégiées, à caractère stratégique, a souligné le président Klaus Iohannis, qui a également affirmé que tant les Israéliens que les Palestiniens avaient le droit de vivre en paix et en sécurité. Pour sa part, le président Rivlin a rappelé que la Roumanie avait été l’unique Etat du bloc communiste à n’avoir jamais rompu les liens diplomatiques avec Israël. Il a souligné le fait que la Roumanie soutenait avec force la mise au point, le plus rapidement possible, d’une première stratégie de l’Union européenne contre l’antisémitisme. La coopération économique entre la Roumanie et Israël a un potentiel extraordinaire de produire des bénéfices mutuels, a par ailleurs déclaré le président Reuven Rivlin au Forum d’affaires Roumanie-Israël. Enfin, jeudi, aux côtés de représentants des forces aériennes israéliennes et roumaines, le président de l’Etat hébreu a participé à la cérémonie de commémoration des militaires – six Israéliens et un Roumain – victimes du crash d’un hélicoptère des forces armées israéliennes en 2010, au cours d’un exercice dans le massif de Bucegi.

    Coup d’envoi de l’Euro de foot 2020

    Ajourné d’une année à cause de la pandémie de coronavirus, l’Euro de foot 2020 vient de commencer à Rome, en Italie, un des pays les plus touchés par la pandémie. La compétition se déroule pour la première fois dans pas moins de 11 villes différentes de plusieurs Etats membres de l’UEFA. Et c’est également pour la première fois que la capitale roumaine, Bucarest, accueillera quatre matchs officiels, dont 3 du groupe C et un des huitièmes de finale. Le premier match accueilli par Bucarest est celui entre l’Autriche et la Macédoine du Nord, dans le cadre d’un groupe qui inclut aussi les Pays-Bas et l’Ukraine. Puis, le 17 juin, l’Ukraine affrontera la Macédoine du Nord et le 21 juin, l’Ukraine jouera contre l’Autriche, également à Bucarest.

  • Les priorités du Plan national de redressement et de résilience

    Les priorités du Plan national de redressement et de résilience

    A Bucarest, le gouvernement de coalition
    de centre-droit a présenté mercredi le Plan national de redressement et de résilience
    (PNRR), au total 1200 pages envoyées à la Commission européenne, contenant des mesures
    sur la base desquelles la Roumanie devrait attirer environ 29 milliards d’euros.
    L’argent, octroyé sous forme de subventions et de crédits, fait partie d’un
    ample plan communautaire, estimé à quelque 672 milliards d’euros et conçu par
    Bruxelles pour aider les Etats membres de l’Union à surmonter les conséquences
    économiques de la pandémie de coronavirus. Avec les 29 milliards destinés à la
    Roumanie, les autorités de Bucarest voudraient construire dans les 5 années à venir
    plus de 400 km d’autoroute, des centaines d’établissements scolaires et des
    crèches ou encore rénover des dizaines d’hôpitaux. D’ailleurs, les Transports,
    l’Education et la Santé recevront la plupart des fonds du PNRR. Les projets environnementaux
    n’y manquent pas non plus, tels les reboisements de terrains ou une meilleure
    gestion des déchets.






    De son côté, le premier ministre Florin
    Cîțu a précisé que les prêts contractés par Bucarest via le PNRR serviraient
    uniquement à faire des investissements : « De toute façon, il fallait
    faire des crédits pour investir en Roumanie. Nous avons besoin d’autoroutes, d’hôpitaux,
    d’écoles et les crédits contractés par le PNRR ont un taux d’intérêt beaucoup plus
    réduit, à savoir 0% ou zéro et quelque, c’est-à-dire le même taux d’intérêt
    dont bénéficient l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie dans la zone euro. Donc, pour
    la Roumanie, pouvoir emprunter de l’argent à ces taux d’intérêt est un avantage.
    Cela nous permettra à faire des investissements. »






    A leur tour, les vice-premiers ministres
    Dan Barna et Kelemen Hunor soulignent que les secteurs-clé subiront des
    changements majeurs grâce au PNRR, tout comme les communautés locales, quelle
    que soit leur région, car elles seront soutenues de manière correcte et équilibrée.






    Dans l’opposition de gauche, Lucian
    Romaşcanu, le porte-parole du Parti Social-Démocrate (PSD), affirme le
    contraire : les projets figurant au PNRR causeront de nouveaux déséquilibres :
    « Il n’y a rien concernant les voies ferrées, ni les irrigations ou le gaz
    – toutes ces choses condamnent la Roumanie au sous-développement. Nous aurons
    donc une Roumanie qui se développera de manière déséquilibrée, alors que c’est
    un moment où l’on aurait pu donner un « nouveau visage » au pays avec cet
    argent. »








    A noter que le PNRR comporte aussi
    plusieurs réformes. Elles visent les pensions des retraite, la justice, les
    compagnies d’Etat et la salarisation dans le secteur public. Alors que le
    gouvernement souhaite recalculer toutes les pensions de retraite, pour
    accroître celles qui sont trop basses, le PSD l’accuse de vouloir avancer l’âge
    du départ à la retraite, d’austérité et du gel des revenus. De l’avis des sociaux-démocrates,
    l’état de pauvreté des Roumains et la baisse du niveau de vie sont les seules
    certitudes du PNRR. Enfin, le ministre des Investissements et des Projets
    européens, Cristian Ghinea, précise que Bucarest attend que le plan soit évalué
    officiellement par Bruxelles avant son approbation finale. A ce moment-là, la
    Roumanie sera la seule en charge de la mise en œuvre du plan. (Trad. Valentina
    Beleavski)

  • Printemps roumain à Bruxelles

    Printemps roumain à Bruxelles

    A ceux qui vivent en région bruxelloise, Ligia et son invitée signalent
    un événement culturel roumain important qui a lieu ce weekend et qui peut vous
    intéresser. La culture et les traditions roumaines présentées dans un contexte
    européen y seront à l’honneur. Un programme très riche et très varié est
    proposé, et les enfants ne sont pas oubliés.



  • La semaine du 10 au 16 mai 2021

    La semaine du 10 au 16 mai 2021


    La
    pandémie recule, plusieurs restrictions sont levées


    La
    pandémie de coronavirus est en recul en Roumanie, le taux d’incidence des cas
    de contamination a baissé cette semaine en dessous des 1,5 cas par 1 000
    habitants dépistés en 14 jours. Exhortant la population à se faire vacciner
    pour atteindre l’immunité de masse face à ce virus, les autorités de Bucarest
    ont décidé de renoncer à compter de ce 15 mai à plusieurs restrictions imposées
    jusqu’ici. L’allègement aura lieu par étapes, a fait savoir jeudi le chef de
    l’Etat, Klaus Iohannis, qui a présenté le calendrier de la levée des
    restrictions d’ici le 1er septembre. Les mesures pour l’automne
    seront prises à la fin de l’été.






    Klaus
    Iohannis : « A compter du 15 mai, l’obligation de porter le masque à
    l’extérieur est supprimée, évidemment à quelques exceptions près, telles les
    marchés, les foires ou les arrêts des transports en commun. La 2e
    mesure qui entre en vigueur tout de suite, c’est la levée du couvre-feu pendant
    la nuit ; en même temps, les magasins pourront reprendre leurs horaires
    normaux. Toujours à compter de ce weekend : les activités sportives en
    plein air seront possibles avec 25 % des places occupées, donc en présence de
    spectateurs ».






    Puis,
    à compter du 1er juin, les hôtels et les restaurants pourront
    accueillir plus de clients à l’intérieur, il sera possible d’organiser à
    nouveau des fêtes de mariage et de baptêmeavec
    un maximum de 70 participants en plein air et 50 participants à l’intérieur.
    Les salles de sport seront elles aussi ouvertes pour les différentes activités.
    Pour ce qui est des écoles, il est possible que tous les élèves reviennent dans
    les salles de classe avant la fin de cette année scolaire, a ajouté le
    président roumain.






    Les
    priorités du PNRR expliquées à Bruxelles par le premier ministre roumain






    Le
    chef du gouvernement de Bucarest, Florin Cîțu, s’est rendu cette semaine à
    Bruxelles pour expliquer à plusieurs membres de la Commission européenne les
    priorités de la Roumanie telles qu’elles figurent au Plan national de relance
    et de résilience (PNRR). Le gouvernement roumain maintient son objectif
    d’assurer une croissance économique durable postpandémie, avec un accent mis
    sur les réformes et les investissements, a souligné Florin Cîțu : « Le
    Plan national de relance et de résilience est constitué de deux composantes.
    L’une, c’est celle des réformes, assumées dans le cadre du programme de
    gouvernance, qui contient la stratégie fiscale et budgétaire et le programme de
    convergence que nous assumons tous ; l’autre composante est constituée par les
    investissements. Et mon message est clair : la Roumanie a une série de
    priorités qu’elle souhaite inclure dans le Plan national de relance et de
    résilience. Les ressources que la Roumanie recevra seront allouées aux secteurs
    ayant la productivité la plus élevée de toute l’économie. »






    Cette
    visite a eu 3 objectifs majeurs, a encore expliqué le premier ministre :
    clarifier et agréer les réformes aux côtés de la CE, établir le fait que la
    Roumanie demandera l’ensemble du montant qui lui a été réservé, soit 29
    milliards d’euros, y compris les crédits – en ce moment, seules la Roumanie et
    l’Italie accèderont à des crédits et tout l’argent alloué – et fixer les
    composantes pour les investissements. « Tous les trois objectifs ont été
    atteints », a conclu Cristian Ghinea, le ministre des Investissements et des Projets
    européens, qui a accompagné le premier ministre à Bruxelles.






    Prévisions
    économiques pour la Roumanie







    L’année
    dernière, l’économie roumaine a connu une baisse moins grave que prévu, et le
    retour au niveau d’activité économique d’avant la crise sanitaire devrait se
    produire avant la fin de l’année. Tel est le constat de la Commission
    européenne dans ses prévisions économiques de printemps. Il existe toutefois un
    brin d’incertitude, vu l’évolution imprédictible de la pandémie et les
    éventuels problèmes qui pourraient survenir dans la distribution du vaccin anti-Covid.
    C’est pourquoi l’Exécutif communautaire estime que le PIB de la Roumanie
    augmentera de 5,1 % cette année et de 4,9 % en 2022. « Ce signal positif
    est extrêmement encourageant, mais je réitère l’appel à la prudence : il
    faut garder le rythme record des investissements publics et en même temps le
    contrôle sur les dépenses budgétaires », a estimé de son côté le ministre
    roumain des Finances, Alexandru Nazare. Notons aussi que, selon la CE, le
    déficit budgétaire de la Roumanie se réduira à 8 % du PIB cette année et à 7,1
    % l’année prochaine, alors que l’année dernière il se situait à 9,2 %. Pour ce
    qui est de l’inflation, celle-ci devrait connaître une légère hausse cette
    année, jusqu’à 2,9 %, pour diminuer à 2,7 % en 2022.












    Le
    système antimissile de Deveselu – 5 ans depuis sa mise en œuvre










    Les
    5 ans écoulés depuis l’installation du bouclier antimissile à Deveselu (sud)
    ont été marqués à Bucarest par un événement organisé par la Commission de
    défense du Sénat roumain. L’occasion pour le chef de la diplomatie roumaine,
    Bogdan Aurescu, de rappeler que la base de Deveselu était une contribution
    roumano-américaine à la défense collective au sein de l’OTAN. En même temps, la
    présence du bouclier antimissile à Deveselu représente une dimension très
    importante dans la coopération sécuritaire et militaire entre la Roumanie et
    les Etats-Unis, dans le cadre du Partenariat stratégique pour le XXIe siècle, a
    ajouté le ministre. Bogdan Aurescu a également fait référence au Sommet B9
    accueilli lundi dernier à Bucarest par le président roumain Klaus Iohannis, un
    événement auquel le président américain Joe Biden était présent en
    visioconférence. L’événement de Bucarest a aussi marqué les 10 ans de la
    signature de l’Accord entre la Roumanie et les Etats-Unis visant le placement
    du système de défense antimissile.






    Bucarest
    suit de près le conflit entre Israël et les territoires palestiniens







    Le
    ministère roumain des Affaires étrangères a fermement condamné les tirs de
    missiles lancés depuis la Bande de Gaza sur des lieux habités par des civils en
    Israël et exprimé son profond regret pour toutes les pertes de vies humaines survenues
    ces derniers jours. Le chef de la diplomatie roumaine, Bodgan Aurescu, a formé
    un groupe de travail qui s’est réuni en urgence pour assurer un suivi permanent
    et évaluer la situation en Israël et dans les territoires palestiniens ainsi
    que pour identifier les principales directions d’action pour venir en aide aux
    Roumains se trouvant dans la zone de conflit. Pour la région touchée par ce
    conflit entre Israël et les territoires palestiniens, le ministère roumain des
    AE a élevé le niveau d’alerte et recommande que les voyages dans cette région
    soient évités. (Trad. Valentina
    Beleavski)



  • Disputes politiques autour du PNRR

    Disputes politiques autour du PNRR

    Transports – 8 milliards et demi d’euros, Éducation – 3 milliards
    700 millions, Soins de santé – 2 milliards et demi, voilà une petite sélection
    des chiffres inscrits par le gouvernement de Bucarest dans le Plan national de
    relance et de résilience analysé cette semaine à Bruxelles. La Roumanie
    introduit dans le PNRR des programmes de réformes dans plusieurs domaines-clé,
    des engagements bien accueillis par Bruxelles. Le Plan de la Roumanie est
    crédible et peut être mis en œuvre – affirme le premier ministre Florin Cîțu. Le
    dialogue avec les responsables européens continuera, pour arrêter la meilleure
    structure du PNRR, tandis que les ministres auront à trouver, dans les semaines
    à venir, « le meilleur plan » pour obtenir l’avis favorable de la
    Commission européenne à la fin de ce mois. «Il faudra
    convaincre la CE que nous serons en mesure d’attirer les 29,2 milliards d’euros,
    grâce aux réformes que nous mettons en œuvre, ça c’était la première discussion.
    La seconde a porté sur nos priorités, et là, bien-sûr, nous n’avons pas cédé,
    car la Roumanie a des priorités bien claires: l’infrastructure, aussi bien
    routière que ferroviaire. Le défi à relever par les ministres dans les deux prochaines
    semaines est de présenter des projets techniques détaillés, qui reçoivent l’avis
    favorable de la CE, en fonction des normes en vigueur. »
    , a
    expliqué le chef du gouvernement roumain.


    Il a assuré les interlocuteurs européens que la Roumanie
    mettrait en œuvre les réformes contenues dans le programme économique de l’exécutif,
    dans la stratégie fiscale et budgétaire, ainsi que dans le programme de
    convergence. Le ministre des fonds européens, Cristian Ghinea, affirme,
    lui-aussi, que la visite à Bruxelles a atteint tous ses objectifs. Selon lui,
    les deux parties ont tiré au clair et agréé les réformes majeures, décidant que
    la Roumanie allait demander le montant entier de 29 milliards d’euros. Le
    ministre des fonds européens précise que Bucarest s’est engagé à mener une
    politique soutenable et mature en matière de réforme des retraites, y compris
    des retraites dites spéciales. Et lui d’ajouter qu’une réforme des compagnies d’État
    aura également lieu, tandis que, dans l’administration publique, les
    suppléments salariaux seront limités et liés à des objectifs d’activité précis.

    Tandis que le premier ministre Florin Cîţu déclare qu’il aura des discussions
    avec les représentants de l’opposition sociale-démocrate afin d’obtenir le
    soutien de celle-ci à l’adoption du document final au Parlement, le président
    du PSD, Marcel Ciolacu, affirme que le PNRR « est loin d’être prêt ».
    Et lui d’ajouter que « le pouvoir ne peut pas cacher l’échec de la visite
    à Bruxelles ». « Ils n’en ont pas ramené un plan finalisé. Par
    exemple, on y trouve des réductions importantes pour les pouvoirs locaux et
    pour l’éducation. Mais le plus gros problème vient du fait qu’ils n’ont pas
    réussi à convaincre l’exécutif européen de leur capacité à mettre en œuvre le
    PNRR d’ici 2026 », a encore dit Marcel Ciolacu. Rappelons que le PSD a bloqué
    le vote sur l’augmentation de la contribution de la Roumanie au budget de l’UE,
    exigeant en contrepartie que le PNRR soit présenté et débattu au Parlement. (Trad.
    Ileana Ţăroi)



  • Dispute politice privind PNRR

    Dispute politice privind PNRR

    Transport – 8,5 miliarde de euro, Educație – 3,7 miliarde de euro, Sănătate – 2,5 miliarde de euro – sunt câteva dintre cifrele incluse de guvernul de la București în Planul Național de Redresare și Reziliență discutat în această săptămână la Bruxelles. România include în PNRR reforme în mai multe domenii-cheie, iar angajamentele asumate au fost bine primite la Bruxelles. Planul României este credibil şi poate fi aplicat – este de părere premierul Florin Cîțu. În perioada următoare, va continua dialogul cu responsabilii europeni, pentru a se ajunge la cea mai bună formă a PNRR, iar obiectivul principal pentru miniştri în următoarele săptămâni este să rezulte ‘cel mai bun’ plan, care să fie prezentat Comisiei pentru aprobare la finalul acestei luni.

    Florin Cîţu: Va trebui să convingem Comisia Europeană că vom putea atrage cei 29,2 miliarde de euro, asta a fost prima discuţie, pe baza reformelor pe care le facem. A doua, bineînţeles, şi aici nu am dat înapoi, România are nişte priorităţi foarte clare: infrastructura atât rutieră, cât şi feroviară. Provocarea pentru miniştri în următoarele două săptămâni este să vină cu proiectele tehnice în detaliu, care să fie avizate pozitiv de Comisia Europeană, având în vedere standardele cu care se lucrează. Prim-ministrul i-a asigurat pe interlocutorii europeni de realizarea reformelor cuprinse în programul de guvernare, în strategia fiscal-bugetară, dar şi în programul de convergenţă.

    Și ministrul fondurilor europene, Cristian Ghinea, susține că au fost atinse toate obiectivele în cadrul vizitei la Bruxelles. Potrivit lui, au fost clarificate și agreate reformele majore împreună cu CE, s-a stabilit faptul că România va cere toate cele 29 de miliarde de euro. Cristian Ghinea spune că Bucureștiul s-a angajat să aibă o politică sustenabilă şi matură, referitoare la reforma pensiilor, urmând să se facă modificări inclusiv la nivelul pensiilor speciale. Potrivit acestuia, va avea loc şi reformarea companiilor de stat, iar în ceea ce priveşte legea salarizării în administraţia publică, sporurile vor fi limitate şi legate de obiective.

    În timp ce Florin Cîţu spune că va avea discuţii cu reprezentanţii Partidului Social Democrat pentru a se obţine susţinerea în Parlament în vederea adoptării documentului final, preşedintele PSD, Marcel Ciolacu, susţine că Planul Naţional de Redresare şi Rezilienţă este departe de a fi gata. Mai mult, liderul social – democraților mai afirmă că ‘guvernanţii nu pot ascunde eşecul vizitei de la Bruxelles’. ‘Nu au venit înapoi cu un plan finalizat. De exemplu, sunt tăieri importante pentru autorităţile locale şi pe zona de educaţie. Iar cea mai mare problemă este că nu au reuşit să convingă executivul european că vor fi în stare să implementeze planul până în 2026’, a adăugat Marcel Ciolacu. Reamintim că PSD a blocat votul legat de creșterea contribuției României la bugetul UE, cerând la schimb prezentarea și dezbaterea planului PNRR în Parlament.


  • 12/05/2021 (mise à jour)

    12/05/2021 (mise à jour)

    Coronavirus — La Roumanie est dans le vert ! Pas côté écologie, mais côté épidémie. Selon le système mis en place par les autorités roumaines, le scénario « vert » de gestion de la pandémie de Covid-19 s’applique pour un taux de contamination situé entre 0 et 1,5 pour mille habitants. Or, c’est le cas de toute la Roumanie depuis mardi, lorsque Bucarest et le département de Cluj sont également descendus sous la barre de 1,5. Selon le médecin Valeriu Gheorghiţă, coordinateur de la campagne nationale de vaccination, la diminution du nombre de contaminations est une conséquence directe de la vaccination. Plus de 3,7 millions de Roumains ont reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid et 2,5 millions d’entre eux ont également reçu la dose de rappel. A présent, la vaccination est possible en Roumanie sans rendez-vous préalable. En plus, les autorités organisent des marathons de vaccination un peu partout dans le pays. Après Bucarest et Timişoara, c’est au tour de Craiova, dans le sud de la Roumanie, de proposer aux gens la possibilité de se faire immuniser 24h/24 sur simple présentation de sa carte d’identité. Cela a lieu du 10 au 17 mai sur le stade de la ville ! D’autres municipalités ont prévu de répliquer ce modèle, qui semble plutôt bien fonctionner. On peut même se faire vacciner au château de Bran, haut lieu touristique de la Roumanie, durant tous les week-ends du mois de mai. La visite de ce site mieux connu comme « le château de Dracula » est gratuite pour tout ceux qui se font vacciner et qui repartent, en prime, avec un diplôme pour avoir participé à une « vaccination inoubliable ».


    Ce mercredi 12 mai, les autorités font état de 930 nouveaux cas de contamination au SARS-CoV-2 et de 98 décès des suites de l’infection les dernières 24 heures.



    Plan de relance — Le premier ministre roumain Florin Cîţu a reconfirmé, dans le cadre de la rencontre qu’il a eue avec Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, mercredi, à Bruxelles, l’objectif du gouvernement de Bucarest d’assurer une relance économique et une croissance économique durable après la pandémie, avec un accent sur les réformes et les investissements. M Cîţu s’est par la même voie déclaré « reconnaissant » à la Commission européenne pour son « soutien et sa coopération », après la discussion sur les priorités de la Roumanie figurant dans le Plan national de relance et de résilience. Une discussion qu’il a également eue à Bruxelles avec Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission européenne. Antérieurement, le chef du cabinet de Bucarest avait également rencontré la commissaire européernne aux Transports, Adina Vălean. Mardi soir, Florin Cîţu a participé à un dîner de travail avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Plus de détails après nos infos.



    Radio et Télévision — La Radio et la Télévision publiques roumaines ont de nouveaux managers depuis mardi soir. Les parlementaires roumains ont investi le journaliste Liviu Popescu en tant que directeur général par intérim de la Société roumaine de radiodiffusion et Ramona Săseanu, journaliste dans une antenne territoriale de la Télévision roumaine, à la tête de la Télévision publique. Ces mandats par intérim sont limités à six mois, en attendant que le Parlement nomme de nouveaux conseils d’administration. Mardi, le Parlement a rejeté les rapports dactivité de la Radio et de la Télévision publiques pour les années 2017, 2018 et 2019, ce qui a entraîné la destitution de plein droit des Conseils dadministration des deux institutions.



    Partenariat — Le renforcement du Partenariat stratégique avec la Pologne souligne les relations spéciales et l’engagement ferme de contribuer à la sécurité régionale, affirme le président roumain Klaus Iohannis dans son message transmis mercredi dans le cadre de la Conférence internationale consacrée au centenaire de l’Alliance défensive entre la Roumanie et la Pologne — « Un seul peuple, deux drapeaux ». L’événement a eu lieu à l’Ambassade de Roumanie en Pologne. Le chef de l’Etat roumain rappelle que la conclusion, en 1921, de l’Alliance défensive roumano-polonaise a été le premier projet de sécurité collective au niveau régional et le premier partenariat stratégique avec la Pologne. Il indique que le dialogue politique et diplomatique dynamique ainsi que la coopération économique et sectorielle substantielle constituent les fondamentaux du Partenariat stratégique. Selon le président Iohannis, les deux Etats agiront de manière énergique et ferme afin de renforcer la cohésion dans le cadre de l’UE et de la solidarité à l’intérieur de l’OTAN ainsi que pour soutenir les pays du voisinage dans leurs efforts de se rapprocher des valeurs et des modèles européens et euro-atlantiques.



    Diplomatie — Selon le ministère des Affaires étrangères de Bucarest, la Fédération de Russie a déclaré Alin Iliescu, adjoint à l’attaché militaire au sein de l’Ambassade de Roumanie en Russie, indésirable. Cette décision vient en réaction à la mesure similaire adoptée par les autorités roumaines le 26 avril dernier, lorsqu’Alexey Grichaev, adjoint de l’attaché militaire au sein de l’Ambassade de Russie à Bucarest, a été expulsé de Roumanie. La diplomatie roumaine rappelle que les actions et les activités de Grichaev étaient contraires à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961. La Russie avait d’ailleurs annoncé qu’elle allait riposter contre l’expulsion de son diplomate, une décision qu’elle avait qualifié d’inamicale. A l’exception notable de la Hongrie, de nombreux pays ex-communistes de l’Europe Centrale et de l’Est, aujourd’hui membres de l’OTAN et de l’Union européenne, ont expulsé des diplomates russes ces dernières semaines. Les trois pays baltes ex-soviétiques, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, ont exprimé de cette manière leur solidarité avec la République tchèque, qui a un conflit diplomatique aigu avec la Fédération de Russie.

  • Le Plan national de relance et de résilience

    Le Plan national de relance et de résilience

    Bucarest et Bruxelles ont
    actuellement des négociations soutenues au sujet du Plan national de relance et
    de résilience de la Roumanie, sur la base duquel le pays devrait recevoir des
    fonds importants qui l’aident à surmonter la crise provoquée par la pandémie de
    Covid-19. En fait, tous les États membres de l’Union européenne préparent de
    tels plans nationaux, qui leur permettront d’accéder à une facilité de
    financement communautaire de plus de 672 milliards d’euros, sous forme de
    subventions et de prêts, pour soutenir les réformes et les investissements. Cette
    facilité est structurée autour de 6 axes principaux: transition verte ; transformation
    numérique ; cohésion économique, productivité et compétitivité ; cohésion
    sociale et territoriale ; résilience sanitaire, économique, sociale et
    institutionnelle ; politiques publiques en faveur des générations futures.

    Grâce à cette facilité, l’UE espère réaliser, à l’horizon 2050, son objectif de
    neutralité climatique, ainsi que progresser en matière de transition numérique,
    tout en créant des emplois et en étayant la croissance. Le président roumain Klaus
    Iohannis a convoqué les membres du gouvernement chargés de la rédaction du PNRR
    à une réunion programmée lundi. « Nous
    allons analyser le premier retour de la Commission européenne et nous allons
    améliorer notre plan. Le ministère présentera ensuite à la Commission le plan amendé,
    qui, j’en ai la ferme conviction, finira par être accepté et nous pourrons
    utiliser cet argent. C’est un montant très élevé, de 30 milliards d’euros. Nous
    avons d’immenses chances de mettre en œuvre des réformes constamment reportées
    et de réaliser des investissements également mis entre parenthèses, faute d’argent. »
    ,
    a affirmé le chef de l’État roumain.


    Le premier ministre libéral, Florin
    Cîţu, a précisé que, contrairement à certaines allégations publiques, le PNRR
    proposé par son équipe n’avait pas été rejeté par Bruxelles, il avait tout simplement
    été question de l’amender. Le ministre des investissements et des projets
    européens, Cristian Ghinea, a expliqué que le PNRR de la Roumanie n’avait pas officiellement
    été envoyé à Bruxelles et qu’il s’agissait de discussions et de négociations
    techniques informelles. Il a ajouté que la CE jugeait trop élevée la tranche
    allouée à l’infrastructure de transport et que les deux parties avaient des
    opinions différentes sur l’impact environnemental des irrigations. « La
    Roumanie propose une enveloppe exceptionnellement consistante pour les
    transports, notamment le transport routier. En fait, aucun autre État membre ne
    suit une même démarche. La CE considère que c’est une tranche trop élevée. Nous
    soutenons notre point de vue, que c’est le montant qu’il faut. », a encore
    précisé le ministre Cristian Ghinea.

    Le président de l’opposition
    sociale-démocrate, Marcel Ciolacu, déclare qu’il proposera à ses collègues de
    se mettre en grève parlementaire, si le PNRR n’est pas soumis aux élus. Son
    argument – le Plan concerne le pays entier et, dans plusieurs États membres de
    l’UE, les parlements se sont vu présenter les PNRR respectifs. (Trad. Ileana
    Ţăroi)

  • L’actualité internationale, dans le collimateur des ministres européens des Affaires étrangères

    L’actualité internationale, dans le collimateur des ministres européens des Affaires étrangères

    Réunis en visioconférence, les chefs de
    diplomaties de l’UE ont discuté des sujets les plus urgents à l’agenda international.
    Entre autres, les récentes tensions survenues entre la Russie et la République
    tchèque et le cas du dissident russe Alexeï Navalny, actuellement emprisonné en
    Russie.






    L’occasion pour la Commission européenne d’exprimer
    toute sa solidarité avec la position tchèque concernant l’expulsion des diplomates
    russes. Prague, qui accuse Moscou d’une ingérence supposée dans l’explosion, en
    2014, d’un entrepôt d’armes sur son territoire, a expulsé, samedi dernier, 18
    employés de l’Ambassade de Russie, les accusant d’espionnage dans ce cas. Et
    pour cause, selon Prague : les enquêtes ont révélé une liaison entre les services
    secrets russes et l’explosion en question, qui avait fait deux morts. De son côté,
    le ministre russe des AE qualifie les autorités tchèques d’avoir pris une
    décision sans précédent. Il rejette les accusations, les considérant non
    fondées et bizarres. Il a aussi décidé de déclarer indésirables 20 membres du
    personnel de l’ambassade tchèque à Moscou.






    Le cas d’Alexeï Navalny s’est aussi retrouvé sur
    la table des chefs des diplomaties européennes. Cela fait 3 semaines déjà que ce
    dernier fait la grève de la faim, son état de santé s’étant constamment dégradé
    en l’absence de soins médicaux. Lors de la réunion, le ministre roumain des AE,
    Bogdan Aurescu, a soutenu la proposition d’impliquer la Croix-Rouge dans ce
    cas, Alexeï Navalny ayant été transféré ultérieurement dans un hôpital régional
    pour détenus. Dans le contexte des actions russes de déstabilisation continue
    des Etats du voisinage oriental et des Etats membres de l’UE en égale mesure,
    le ministre roumain a réitéré l’importance d’une « approche stratégique » au
    sein de l’espace communautaire dans la relation avec la Fédération de Russie.






    De même, Bogdan Aurescu et d’autres homologues
    européens ont exprimé leur préoccupation quant aux transgressions répétées du
    cessez-le-feu et au renforcement de la mobilisation des forces militaires russes
    dans l’est de l’Ukraine et en Crimée, cette province annexée illégalement par
    la Russie, sans oublier l’intention de Moscou de limiter l’accès à la
    navigation dans plusieurs secteurs de la mer Noire. Bogdan Aurescu n’a pas manqué
    de réitérer le soutien de Bucarest à la souveraineté et à l’intégrité
    territoriale de l’Ukraine voisine et au parcours européen de ce pays, se disant
    favorable à l’approfondissement du processus d’association politique et d’intégration
    économique, deux conditions essentielles pour renforcer l’Etat de droit, la démocratie
    et la résilience de ce pays.






    Et pas en dernier lieu, le chef de la diplomatie
    roumaine a insisté sur la nécessité d’avoir une vision stratégique du
    Partenariat oriental et un agenda ambitieux post-2020 qui prévoie aussi une
    coopération renforcée des Etats partenaires dans le domaine sécuritaire. Enfin,
    le responsable roumain a plaidé pour un rôle encore plus actif de l’UE dans le
    règlement des conflits prolongés qui touchent la région de la mer Noire. (Trad.
    Valentina Beleavski)