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  • 11.01.2017 (mise à jour)

    11.01.2017 (mise à jour)

    Intempéries — Près de 150 trains ont été annulés mercredi en Roumanie en raison de conditions météo extrêmes. Deux autoroutes ont été temporairement fermées, ainsi que de nombreuses routes nationales du sud et de l’est du pays. Vu la météo défavorable, les autorités bulgares ont interdit l’accès des véhicules venant de Roumanie vers le pays voisin par le poste-frontière de Vama Veche. Le trafic aérien est lui aussi perturbé. Sur l’aéroport Henri Coandă de Bucarest, 11 vols ont été supprimés. Les ports à la mer Noire ont été fermés à cause du vent très fort, puis rouverts.



    Météo — En Roumanie, le temps restera froid, même très froid dans le centre, le sud et l’est. Le ciel sera temporairement nuageux, et il neigera en montagne, assez peu. Sur le reste du territoire, les chutes de neige seront isolées. Le vent soufflera plus fort à la montagne, avec des rafales qui dépasseront les 60…70 km/h, et même 80 km/h sur les sommets. Dans le centre, le sud et le sud-est, le vent soufflera avec des vitesses de 45…55 km/h. Les minimales descendront jusqu’à –20°, et les maximales ne dépasseront pas les 2°.



    Réunion — Le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, a déclaré, mercredi, à la fin de la rencontre avec le premier ministre Sorin Grindeanu et avec le ministre des Finances, Viorel Ştefan, qu’il avait reçu des informations sur la construction du budget étatique pour 2017. Le chef de l’Etat a affirmé souhaiter un budget soutenable, solide, avec un déficit inférieur à 3% et avec 2% du PIB alloués à la Défense. D’autre part, le président Iohannis a annoncé, ce mercredi, qu’il promulguerait la loi par laquelle la Chambre des députés de Bucarest a apporté deux modifications au Code fiscal. Il s’agit de l’élimination de la contribution à l’assurance maladie pour tous les retraités et de l’exemption d’impôt sur les revenus pour toutes les retraites inférieures à 2.000 lei (450 euros). Le nouveau gouvernement de Bucarest a décidé de la majoration, à partir du 1er février, du salaire minimum mensuel brut à 1.450 lei (320 euros), et de la hausse des salaires des comédiens et d’autres catégories d’artistes de 50%.



    Prévisions – L’économie roumaine devrait croître de 3,7% en 2017, de 3,4% en 2018 et de 3,2% en 2019, révèle le dernier rapport de la Banque Mondiale. Selon l’institution financière, l’avancée significative de l’économie roumaine enregistrée en 2016 a été soutenue par la mesure pro – cyclique de réduction de la TVA, mais la croissance économique va se stabiliser en 2017. A l’échelle mondiale, le taux de croissance économique connaîtra une hausse modérée de 2,7%. Enfin, la croissance des économies développées devrait passer de 1,6% lan dernier à 1,8% cette année et celle des économies émergentes et en développement de 3,4% à 4,2%.



    Justice — L’Ambassade des Etats Unis à Bucarest exhorte les représentants du gouvernement, du Parlement et du système judiciaire de Roumanie à collaborer pour continuer la lutte contre la corruption. Dans une déclaration rendue publique mercredi, la mission diplomatique affirme son souhait de coopérer avec le premier ministre Sorin Grindeanu et les membres de son cabinet afin de développer « encore plus » le Partenariat stratégique entre la Roumanie et les Etats Unis, fondé, entre autres, sur l’engagement de bonne gouvernance et le renforcement de l’Etat de droit. Les Etats Unis soutiennent fermement les efforts du président Klaus Iohannis et des institutions judiciaires pour l’application de la loi, est-il encore dit dans la déclaration. Récemment, l’Avocat du peuple, Victor Ciorbea, a contesté à la Cour Constitutionnelle la loi qui stipule que seules peuvent être membres du gouvernement les personnes sans condamnations pénales et incompatibilités. Quant à lui, le ministre de la Justice, Florin Iordache, a fait état de l’adoption possible de la loi de l’amnistie et de la grâce. Les deux actions ont été critiquées par le chef de l’Etat et par les chefs des Parquets.



    Tennis — La paire formée de la Roumaine Monica Niculescu et de l’Américaine Abigail Spears s’est retirée ce mercredi de la compétition de double du tournoi WTA d’Hobart en Australie, doté de prix totalisant plus de 225 mille dollars, avant le match comptant pour les quarts de finale qui devait l’opposer au duo Demi Schuurs (Pays-Bas)/Renata Voracova (République Tchèque). Une décision qui s’explique par une blessure à la jambe subie par la joueuse américaine. Toujours dans la compétition de double des quarts de finale, la Roumaine Raluca Olaru et l’Ukrainienne Olga Savciuk vont affronter les sœurs jumelles ukrainiennes Ludmila et Nadia Kicenok. Monica Niculescu continuera à évoluer dans la compétition de simple. Elle doit rencontrer jeudi, dans les quarts de finales, la Japonaise Risa Ozaki (100e WTA).

  • A la Une de la presse roumaine 09.12.2016

    A la Une de la presse roumaine 09.12.2016

    A deux jours du scrutin parlementaire de Roumanie, les sujets électoraux se taillent la part belle dans les pages des grands journaux parus à Bucarest. Ceux-ci publient les dernières informations pratiques avant le rendez-vous de dimanche, mais aussi décryptent les mécanismes mentaux qui gouvernent nos choix politiques et nos décisions menant au vote ou à l’abstention, dans la perspective de la longue période électorale qui nous attend en Europe. Par ailleurs, les experts économiques interrogés par les journalistes expliquent pourquoi la forte croissance économique roumaine n’est pas vraiment saine.




  • Croissance économique – positif et négatif

    Croissance économique – positif et négatif

    La Commission européenne vient de réviser à la hausse ses estimations relatives à la croissance de l’économie roumaine qui devrait progresser de 5,2% cette année. L’économie nationale devrait croître de 3,9% en 2017 pour se stabiliser à 3,6% en 2018, selon les prévisions économiques de cet automne. Par conséquent, les estimations ont été revues à la hausse par rapport aux prévisions de ce printemps, lorsque l’exécutif estimait que l’économie roumaine allait enregistrer une avancée de 4,2% en 2016 et de 3,7% en 2017.



    « La croissance réelle du PIB est actuellement une des plus importantes de l’UE et elle devrait rester robuste pendant les années à suivre, puisqu’elle s’appuie sur l’allègement fiscal et des majorations salariales. L’inflation devrait augmenter sur la toile de fond de la disparition des effets des précédentes réductions de taxes. Le déficit gouvernemental devrait augmenter considérablement en raison de la réduction des taxes et de la majoration des salaires dans le secteur public », lit-on dans le rapport de la Commission européenne.



    Conformément aux nouvelles estimations, le déficit public devrait augmenter en 2016 à 2,8% du PIB, alors qu’en 2015 il a été de 0,8%. Cette détérioration du déficit public se poursuivra en 2017 aussi jusqu’à 3,2% du PIB pour rester au même niveau en 2018 aussi, si les politiques actuelles demeurent inchangées. « Cette prévision ne tient pas compte des nouvelles initiatives législatives, examinées à présent par le Parlement. Elles incluent une majoration significative des pensions de retraite, une réduction de 5% des charges sociales et l’élimination d’une centaine de taxes et d’impôts. Les initiatives en question constituent le principal risque qui pourrait réviser à la baisse les prévisions fiscales », avertit la Commission européenne.



    L’analyste Constantin Rudnitchi : « Les prévisions sont correctes, évidemment nous ne pouvons pas les contredire, nous n’en avons pas les moyens. Nous pouvons uniquement nous adapter à la réalité et nous voyons déjà qu’en Roumanie par exemple, les chiffres de la croissance économique du troisième trimestre indiquent un ralentissement de cette dernière, une baisse en dessous de ce seuil des 5%, donc reste à voir si la croissance économique se chiffrera vraiment à 5,2% à la fin de cette année. Actuellement, les prévisions indiquent que cette croissance devrait être inférieure à 5%. Il n’y a pas d’autres nouveautés pour ce qui est de la Roumanie. Pourtant il faut répéter toutes ces choses pour qu’elles soient archi-connues non seulement par le grand public, mais aussi par les décideurs politiques ou par l’administration. Nous comptons parmi les quelques pays d’Europe à avoir enregistré une croissance du déficit budgétaire, pour des raisons bien connues : allègement fiscal, stimulants salariaux, soit autant de facteurs à avoir accru la consommation et la croissance économique dont nous parlons. »



    La consommation n’est pas la seule à contribuer à la croissance économique de la Roumanie, les investissements s’y ajoutent depuis quelque temps. Constantin Rudniţchi explique : « Les statistiques nous apportent une bonne nouvelle : cette croissance économique repose davantage sur les investissements, ce qui est une bonne chose. Un autre équilibre va peut-être s’établir entre les investissements et la consommation. Pour le reste, le principal signal d’alarme est le fait qu’en 2017 et 2018, si l’on ne manifeste pas de prudence, c’est-à-dire si les responsables gouvernementaux ne font pas attention au budget de l’Etat, le déficit budgétaire risque de dépasser les 3% du PIB exigés par le Traité de Masstricht. Et ce n’est pas du tout un signal positif, à un moment où partout en Europe on parle de la consolidation budgétaire et de la réduction du déficit budgétaire. Or, en Roumanie, la tendance est contraire, ce qui n’est pas du tout ce qu’il faut — non seulement en raison de nos engagements européens, qui nous obligent à respecter ce seuil, mais aussi du signal transmis aux investisseurs, qui comprendront que l’économie roumaine peut dévier de sa trajectoire d’équilibre. A court terme la situation peut paraître positive, on a une croissance économique et la consommation augmente ; pourtant, sur le moyen et le long terme, on peut craindre un déraillement de l’économie roumaine, ce qui ne serait pas du tout réjouissant. On devrait plutôt privilégier une tendance conservatrice, maintenir les équilibres macro-économiques pour que les effets de cette croissance économique puissent se faire sentir au niveau des investissements et dans la vie quotidienne, que les salariés et même les retraités puissent en bénéficier. »



    Quant à l’inflation, selon les estimations de la Commission européenne, elle atteindra moins 1% en 2016 contre 0,4% prévu au printemps dernier. En échange, pour 2017, la Commission européenne a revu à la hausse le taux d’inflation, le fixant à 1,8% contre moins 0,6% prévu au printemps. L’exécutif communautaire estime que les pressions inflationnistes s’accumulent suite à une demande intérieure importante, aux majorations salariales et à la disparition des effets des précédentes réductions de taxes. Par conséquent, en 2018, l’inflation moyenne annuelle pourrait progresser en Roumanie à 2,9%, contre 2,5% prévus au printemps.



    Le FMI prévoit, lui, pour la Roumanie, une croissance économique de 5% cette année, qui devrait baisser à 3,8% en 2017. En revanche, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement prévoit une croissance de 4,8% cette année et de 3,7% en 2017. (trad. : Alex Diaconescu, Dominique)

  • 22.11.2016 (mise à jour)

    22.11.2016 (mise à jour)

    Croissance — La Banque mondiale a revu à la hausse ses estimations visant la croissance économique roumaine, avançant le chiffre de 5,1%, alors qu’elle tablait sur 4% en juin dernier, apprend-on du Rapport économique pour l’Europe et l’Asie centrale de l’institution financière, rendu public ce mardi. Celle-ci avertit néanmoins que cette progression sera suivie en 2017 par un recul à 3,8%, voire à 3,4% en 2018. Le déficit budgétaire devrait, lui, augmenter et frôler les 3% du PIB en 2016 et 2017, alors qu’il n’était qu’à 1,5% en 2015. Par conséquent, une majoration de la dette publique est à attendre, précise la Banque mondiale dans son rapport régional. De ce fait, le gouvernement roumain devrait surveiller de près les dépenses et améliorer l’efficacité de la perception des taxes afin d’éviter le déficit excessif, estime encore l’institution financière.


    Le FMI avait, lui aussi, annoncé que la Roumanie enregistrera, cette année, la croissance économique la plus importante d’Europe, 5%, étant suivie par l’Irlande, avec 4,9%. Début novembre, la Commission européenne a également révisé à la hausse ses prévisions visant la Roumanie, anticipant une croissance économique de 5,2% en 2016.



    Justice — L’ex-chef de l’Autorité électorale permanente de Roumanie, Ana Maria Patru, reste en détention provisoire, sous l’accusation de trafic d’influence et de blanchiment d’argent, a décidé la Cour d’appel de Ploiesti, ville du sud du pays. Selon les procureurs, la fonctionnaire aurait exigé et reçu des pots-de-vin d’un montant total dépassant les 200 mille euros, pour faciliter la conclusion avec une certaine société de plusieurs contrats de renouvellement des logiciels informatiques de l’Autorité électorale roumaine.


    Par ailleurs, le lundi 28 novembre, les députés roumains doivent décider s’ils donnent leur feu vert à la demande de la Direction nationale anti–corruption de lancer des poursuites pénales à l’encontre du député Eugen Bejinariu, ancien secrétaire général du gouvernement, dans les années 2003-2004. Il est accusé d’abus de fonctions dans le dossier Microsoft 2, concernant la location, à compter de 2004, de licences informatiques pour les établissements d’enseignement. Le manque à gagner pour l’Etat se chiffrerait à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

  • 02.11.2016

    02.11.2016

    Radio – Radio Roumanie a fêté mardi son 88e anniversaire. L’évènement a été marqué alors que le Parlement vient de voter la loi sur la suppression de la redevance à l’audiovisuel public. Le document, qui attend d’être promulgué, est vivement critiqué par la société civile et par des institutions médiatiques roumaines et étrangères. Elles en dénoncent le caractère populiste, vu que ce vote intervient avant les législatives de décembre, et mettent en garde contre le danger de subordination des deux médias par rapport au pouvoir politique.



    Croissance — Le rythme de croissance économique reste solide dans la plupart des pays d’Europe centrale, orientale et du sud-est, on assiste à la relance des crédits et les pressions inflationnistes demeurent faibles, révèle le Rapport économique d’automne du FMI. L’économie souterraine va s’amincissant depuis 2005, dans tous les Etats de la région, notamment en Lettonie, Lituanie et en Roumanie. Le document note également les progrès importants de certains pays, dont la Roumanie, pour ce qui est de la baisse des prêts non performants. Se référant à l’évolution des prix à la consommation, l’institution financière estime que la Bulgarie et la Roumanie se retrouveront sur les premières places quant à l’inflation moyenne annuelle négative, tout en précisant qu’en 2017 ces prix reviendront en territoire positif. Le FMI table sur un déficit du compte courant de la Roumanie inférieur à 2% en 2016 et de moins 2,8% en 2017, ainsi que sur une croissance du PIB de respectivement 5% et 3,8%, le taux de croissance économique le plus élevé d’Europe.



    Budget — Les députés membres des commissions chargées du budget et de l’emploi ont amendé mardi le décret gouvernemental portant sur la rémunération des salariés du secteur public. De nouvelles catégories de personnels de l’Education et de la Santé devraient bénéficier désormais de hausses salariales ou de bonus. Le vote final du plénum de la Chambre des députés de Bucarest est prévu la semaine prochaine. Le premier ministre roumain Dacian Cioloş a affirmé que les mesures proposées dernièrement par le Parlement, avant les élections législatives de décembre, allaient grever sérieusement le budget.



    Défense — Des militaires roumains et américains prennent part, jusqu’au 12 novembre, à l’exercice « Patriot Shock V », qui se déroule sur le polygone de tir de Capul Midia (sud-est de la Roumanie). L’utilisation de missiles Patriot est une première pour la Roumanie. Il s’agit d’un système de défense avancé, de type sol-air, qui intervient dans le cas d’une attaque aérienne menée par des avions ou des missiles balistiques et de croisière, capable de détecter une centaine de cibles et de guider les missiles. L’exercice en question vise à tester la vitesse de réaction en situation de crise. Les deux détachements militaires participants agissent selon un scénario fictif de défense antiaérienne. Une autre première en matière de défense a été la participation des avions F-16, dont l’armée roumaine s’est récemment dotée, à l’exercice multinational « Scorpions Fury », qui s’achève aujourd’hui, sur le polygone de tir de Cincu (au centre du pays). Ce dernier a réuni 1.300 militaires canadiens, roumains et moldaves et a impliqué 200 moyens techniques et 13 aéronefs des Forces aériennes roumaines.



    Foot — Deux équipes roumaines de foot doivent disputer ce mercredi des matches comptant pour la Ligue Europa. Dans le Groupe E, le champion de Roumanie Astra Giurgiu rencontrera à domicile Viktoria Plzeň de Tchéquie. Sur les premières places du groupe figurent AS Rome et FK Austria Vienne, avec 5 points chacun, le Viktoria Plzeň se situant en dernière position avec 2 points. Dans le Groupe L, le vice-champion de Roumanie, Steaua Bucarest, doit affronter, en déplacement, FC Zurich. Fort de ses 5 points, le Villareal, d’Espagne, est leader du groupe. Osmanlıspor et FC Zurich le talonnent, avec 4 points chacun, alors que le Steaua occupe la dernière position avec 2 points.

  • 04.10.2016 (mise à jour)

    04.10.2016 (mise à jour)

    Projet pour la Roumanie — Le projet national sera un document stratégique « bref, clair, facile à comprendre, qui établira les lignes générales de développement de la Roumanie ». La déclaration a été faite mardi, par le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis, à l’issue de la première réunion de la commission présidentielle qui élaborera un projet de développement de la Roumanie. L’initiative de constituer la commission a été adoptée après des consultations entre le président Iohannis et les leaders politiques au sujet du Brexit, qui ont abouti sur la nécessité d’élaborer un projet de développement du pays, conforme au nouveau contexte européen. La Commission est formée par deux représentants de chaque parti parlementaire et par un représentant du gouvernement, sous la coordination de deux conseillers présidentiels. La commission est complétée par 11 autres personnalités qui ont de l’expérience spécialisée et qui connaissent très bien les réalités européennes.



    Croissance — Le Fonds monétaire international a révisé à la hausse ses estimations concernant l’évolution de l’économie roumaine pour l’année en cours, de 4,2% au mois d’avril à 5% selon le dernier rapport, publié mardi par l’institution financière internationale. Selon les prévisions du FMI, la Roumanie connaîtra cette année la croissance économique la plus forte d’Europe, suivie par l’Irlande, avec 4,9%. Les experts du Fonds avertissent que le pic de croissance enregistré cette année par la Roumanie sera suivi en 2017 par un ralentissement jusqu’à 3,8%, légèrement supérieur à l’avancée préconisée au mois d’avril dernier. Même ainsi, la Roumanie aura, l’année prochaine aussi, le rythme de croissance économique le plus élevé d’Europe.



    Migration — Un groupe de 16 ressortissants Irakiens, dont six enfants qui avaient tenté d’entrer clandestinement en Roumanie ont été arrêtés par la police roumaine aux frontières dans la nuit de lundi à mardi dans une localité de frontière du sud-ouest du pays. Selon un communiqué de la Police aux frontières, les migrants avaient traversé le Danube à bord de deux embarcations pour poursuivre leur chemin vers l’Allemagne. Ils seront pris en charge par les autorités bulgares, aux termes d’un protocole bilatéral. Depuis plusieurs semaines, les autorités roumaines ont pris de mesures supplémentaires de sécurité aux frontières sud et ouest, après la découverte de plusieurs petits groupes de migrants qui tentaient de franchir illégalement la frontière en Roumanie. levé d’Europe.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Simona Halep (5e au classement WTA) s’est qualifiée, mardi, dans les huitièmes de finale du tournoi WTA de Pékin après avoir dépassé la Belge Yanina Wickmayer, 56e au classement WTA, sur le score de 6-2, 6-2. Sur les quatre matchs directs, Halep a décroché une seule victoire contre Wickmayer.

  • Résultats économiques

    Résultats économiques

    Le PIB de la Roumanie a progressé de 5,2% au premier semestre de l’année en cours, par rapport à la même époque de 2015, a fait savoir l’Institut national de la statistique. Le PIB estimé pour le second semestre 2016 est lui aussi supérieur de 6% à celui enregistré à la même période de l’année dernière.

    Voici ce que déclarait la ministre roumaine des Finances, Anca Dragu, dans une interview accordée à la radio publique. : «Nous avons, sur le second semestre, une croissance de 6%, soit la plus importante en Europe. Cela va probablement conduire à un taux de croissance économique en 2016 supérieur aux estimations des analystes, qui tablaient sur 4,2%. C’est la consommation qui connaît la hausse la plus significative. Rien d’étonnant à cela, vu les mesures la favorisant, dont la réduction des taxes à la consommation et les majorations salariales. Par ailleurs, certains investissements ont suivi une tendance ascendante au deuxième semestre. Le secteur du BTP, par exemple, a progressé de 9%, mais nous avons eu aussi des investissements ayant enregistré 15%, voire 20 % de croissance par rapport à 2015. C’est vrai que dans la première moitié de l’année les investissements publics dans l’infrastructure n’ont pas été conséquents. Je voulais mentionner aussi la hausse de 20% des investissements étrangers directs. C’est un élément important, qui reflète un degré élevé de confiance à l’égard de l’économie roumaine. Bref, les compagnies roumaines et étrangères continuent d’investir dans notre économie ».

    L’actuelle croissance de l’économie roumaine rappelle celle que l’on enregistrait avant la crise. Y a-t-il le risque de revenir à cette situation-là ? Voici la réponse de Anca Dragu: « Non, pas du tout, puisque les situations sont toutes autres. Avant la crise, la Roumanie subissait de multiples déséquilibres, internes et externes. Ce qui l’avait marquée le plus c’était le très faible rythme des exportations, traduit par un déficit du compte courant de 14% du PIB, alors que ce même déficit devrait se situer en 2016 aux alentours d 2%. Cela fait donc un grand écart entre les deux situations. Sur le plan intérieur, on enregistrait des déséquilibres et un déficit budgétaire accru. Ce que nous devons faire c’est de continuer à mener des politiques prudentes, de sorte à ne plus alimenter comme jusqu’ici la consommation. En outre, il nous faudra maintenir la cible de déficit budgétaire et démarrer, dans les années à venir, le processus de réduction graduelle du déficit public ».

    Qu’en sera-t-il, d’ici la fin de l’année, de la croissance économique ? Eléments de réponse avec la ministre roumaine des Finances, Anca Dragu: « Peut-être que 6% est un pic. Le troisième trimestre est fortement influencé par l’agriculture. 2016 semble être assez bon, de ce point de vue, mais la différence entre une bonne et une très bonne année agricole peut être déterminante pour les chiffres du troisième trimestre. Pour conclure, je dirais qu’il n’y a pas de rapprochements à faire entre le présent et l’état de choses d’avant la crise, mais je souligne la nécessité d’avoir une approche prudente et de conserver les équilibres macro économiques actuels. »

    Les données fournies par l’Institut national de la statistique révèlent qu’au mois d’août le taux annuel d’inflation était de moins 0,2%. Voici les explications de l’analyste économique Aurelian Dochia: « L’inflation est restée négative un bon bout de temps. Je pense que nous allons clore l’année en situation de déflation. Je pense que nous allons clôturer l’année en situation de déflation. Même si c’est une expérience inhabituelle pour la Roumanie, notre Banque centrale n’est pas intervenue, comme d’autres institutions financières similaires à travers le monde l’avaient fait, en abaissant leurs taux directeurs sous zéro. Cela ne s’est pas passé en Roumanie et peut-être qu’il ne se passera pas non plus à l’avenir, pour la simple raison que l’on s’attend à ce que l’inflation retrouve une tendance ascendante sur la seconde moitié de l’année en cours, voire même l’année prochaine. Bien sûr que plusieurs choses dépendent des évolutions sur le plan extérieur. Le cours du pétrole reste étonnamment bas et il n’y a pas de chances d’augmenter. Cela revient à dire qu’en Roumanie aussi ce facteur contribuera à maîtriser l’inflation. La récolte 2016 s’annonce assez bonne. En dépit des récentes mises en garde des agriculteurs contre une possible augmentation du prix des céréales, je dirais que ces hausses ne seront pas importantes du point de vue de l’inflation. Bref, il paraît que tous les facteurs concourent à un très faible niveau de l’inflation, qui s’approchera même du territoire négatif vers la fin de l’année. Il est possible de revenir, en 2017, à une situation normale, c’est-à-dire à une inflation positive. Pourtant, d’ici là, bien des choses peuvent arriver sur les marchés européens. Une certaine nervosité s’est déjà installée sur les marchés financiers, ce qui n’est pas sans influer sur les politiques monétaires des banques centrales et sur d’autres facteurs qui impactent les prix ».

    En août dernier, ce sont les fruits frais, les pommes de terre et d’autres légumes qui ont enregistré les réductions de prix les plus significatives, tandis que des produits tels que les agrumes, les œufs, le tabac, les haricots, le sucre et la viande de porc ont connu les hausses de prix les plus conséquentes. (Trad. Mariana Tudose)

  • La semaine du 05 au 10 septembre 2016

    La semaine du 05 au 10 septembre 2016

    Visite en Allemange du premier minsitre roumain Dacian Cioloş



    Le premier ministre roumain, Dacian Cioloş visitait l’Allemagne pour la deuxième fois cette année. Il a présenté les avantages des investissements en Roumanie aux représentants de plusieurs compagnies allemandes du domaine de la technologie de l’information et de la communication.



    Dans les semaines à venir, une équipe de spécialistes de BMW se rendra en Roumanie pour des entretiens sur des sujets d’intérêt commun — a fait savoir Dacian Cioloş : « BMW utilise beaucoup la recherche et la technologie de l’information pour développer des modèles de voiture moins polluants et des modèles électriques. Nous avons donc convenu d’organiser la visite en Roumanie d’un groupe de spécialistes du producteur allemand qui doit rencontrer les responsables de différentes compagnies roumaines du secteur et découvrir les possibilités d’une éventuelle collaboration future. »



    Sur le plan politique, durant la rencontre du premier ministre Dacian Cioloş avec le premier ministre du land de Bavière, Horst Seehofer, le chef de l’Exécutif de Bucarest a assuré que la Roumanie continuait d’offrir son soutien à une Europe unie, dont les leaders puissent, par leurs décisions, mieux représenter les intérêts des citoyens.




    La Roumanie, 4e au classement Deloitte des plus grandes compagnies d’Europe Centrale et Orientale



    La 10e édition du rapport Deloitte CE Top 500 a été rendue publique cette semaine. Il s’agit du classement des plus grandes compagnies de 18 pays d’Europe Centrale et Orientale y compris d’Ukraine. Avec 46 firmes présentes au classement, dont les revenus cumulés ont dépassé les 46 milliards d’euros, la Roumanie occupe la 4e position, grâce notamment à la croissance de la consommation qui a transformé le commerce en détail en le moteur de sa croissance économique en 2015. Avec 17 milliards d’euros de revenus générés par les ventes, l’industrie roumaine de l’énergie et des ressources est la mieux représentée dans ce classement. Elle est suivie par le commerce en détail, un domaine dont les compagnies ont connu une croissance de 18%, arrivant à des revenus de 15 milliards d’euros.




    Croissance économique en flèche pour la Roumanie



    Tant l’Eurostat que l’Institut national de la statistique annoncent une croissance économique importante pour la Roumanie. Selon l’Institut national de la statistique, la Roumanie a connu une croissance économique de 5,2% au premier semestre de lannée. La consommation totale effective y a eu un poids de plus de 80%. A son tour, lEurostat fait savoir que la Roumanie a connu la plus grande croissance économique de lUE au 2e trimestre 2016, avec un progrès de 1,5% du PIB par rapport aux trois mois précédents. Les analystes avertissent quand même quun progrès économique stable est celui fondé sur la production et non pas sur la consommation.




    Priorités du nouveau ministre roumain de l’Intérieur



    Le nouveau ministre de l’Intérieur, Dragos Tudorache, ancien chef de la Chancellerie du premier ministre, vient de remplacer Petre Toba, son prédécesseur démissionnaire accusé d’avoir favorisé des subalternes mis en examen pour détournement de fonds. La priorité numéro un du nouveau ministre de l’Intérieur reste l’organisation des élections législatives, prévues pour le 11 décembre prochain, une pierre d’achoppement pour tout ministre roumain de l’Intérieur depuis une vingtaine d’années. Le président Klaus Iohannis précisait d’ailleurs : « Il est vital pour la Roumanie, pour le renforcement de la démocratie roumaine, pour la crédibilité du processus électoral du pays que ces élections se déroulent sans incidents, dans un climat de sécurité, avec la garantie que le résultat n’est aucunement faussé. »



    Par ailleurs, le nouveau ministre Dragos Tudorache a déjà fait référence au phénomène de la migration, précisant que Bucarest a l’intention de convenir avec Belgrade de la création de patrouilles communes à la frontière roumano-serbe, que plusieurs groupes de migrants ont tenté de franchir illégalement, ces derniers temps.




    Suppression des impôts sur les retraites



    Le Sénat roumain a adopté un projet législatif qui envisage de modifier le Code fiscal. Le document prévoit la suspension de limpôt de 16% sur les pensions de retraite supérieures à 235 euros et que les contributions pour les assurances maladie soient supportée par lEtat. Le texte sera soumis à la Chambre des députés, qui est lorganisme décisionnel. Les débats autour de ce projet de loi ont suscité des disputes entre le Parti national-libéral et le Parti social – démocrate. Les sociaux-démocrates affirment que la loi en question est attendue par de nombreux retraités et reprochent aux libéraux den avoir diminué les revenus à lépoque où ils détenaient le pouvoir. En réplique, le PNL soutient que cette loi serait à lavantage dune certaine catégorie de retraités et aurait un impact significatif sur le budget. En ce qui le concerne, le gouvernement de Bucarest na pas soutenu cette initiative législative.




    La Roumanie, membre officiel du CERN



    A compter du 5 septembre, la Roumanie est officiellement devenue le 22e Etat membre de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le plus important organisme mondial dans le domaine de la physique des particules élémentaires. Présent à la cérémonie de lever du drapeau national roumain au CERN, le président Klaus Iohannis a mis en évidence l’importance de cette adhésion pour le milieu académique et scientifique roumain. A présent, environ 170 physiciens et ingénieurs de 5 universités et 3 instituts de recherche de Roumanie sont impliqués dans 9 projets de l’Organisation. (trad.: Valentina Beleavski)

  • Croissance économique roumaine – quels horizons ?

    Croissance économique roumaine – quels horizons ?

    En 2016, léconomie roumaine devrait croître de 4,2%, affirme la ministre roumaine des Finances, Anca Dragu, rejoignant ainsi les prévisions de la Commission européenne. Cette tendance, selon la responsable roumaine, devrait se confirmer et même saccentuer dans les années à venir, atteignant une moyenne de 4,5% dans la période 2017-2019. Et ce malgré les estimations des institutions financières internationales qui avaient révisé à la baisse leur évaluation du rythme de croissance de la Roumanie pour les prochaines années.



    Cest tout à fait naturel, précise Anca Dragu, puisque « les prévisions des institutions internationales envisageant des horizons si éloignés sont, dhabitude, plus pessimistes. Leurs estimations portant sur lannée suivante comportent nombre dinconnues. En revanche, la Commission nationale des prévisions, à Bucarest, dispose déléments supplémentaires puisquelle connaît toutes les spécificités de léconomie roumaine. Alors, cest tout à fait normal davoir des différences entre les différentes estimations, extérieures et intérieures, mais je pense que cet écart se réduira au fil des mois », explique la ministre Anca Dragu.



    Elle sexprimait alors que la Banque mondiale a sensiblement réduit ses estimations visant lévolution de léconomie roumaine pour les deux prochaines années. Selon elle, le PIB du pays devrait croître de 3,7% et respectivement de 3,4%, nettement moins que les 4% envisagés en janvier dernier. La Commission européenne aussi avait anticipé un ralentissement de la croissance jusquà 3,7% en 2017, tandis que le FMI table sur un 3,6%, en net recul par rapport à 2016.



    Lanalyste économique Aurelian Dochia explique : « Il y a de très bonnes nouvelles pour léconomie roumaine, parce que le rythme de croissance reste soutenu, un des plus élevés en Europe. La Commission européenne met, néanmoins, en garde contre une hausse du déficit budgétaire qui, cette année, sera multiplié par deux, atteignant les 2,8%, pour arriver à 3,4% en 2017, selon lexécutif communautaire. Il y a là un désaccord profond avec les prévisions roumaines, puisque le ministère des Finances ainsi que la Commission des prévisions affirment que le pays peut tirer le déficit en dessous de la barre de 3%, en 2017 aussi. Les chiffres de linflation sont tout aussi importants que ceux du déficit. Et ce, principalement parce que, suite à la baisse du prix du pétrole au niveau mondial, les tarifs de lénergie ont entraîné la baisse de lindice dinflation non seulement en Europe, mais aussi en Roumanie. Pendant la première partie de cette année, linflation restera en territoire négatif, mais elle augmentera dans la seconde moitié de lannée pour passer en territoire positif. Si bien quen 2017, au niveau européen, linflation approchera les 2%. Mais il est évident que 70% de lévolution de linflation est due à ces évolutions sur le plan énergétique et nous avons constaté, ces derniers temps, une volatilité assez importante des prix des produits énergétiques sur les marchés internationaux. Cest ici que lon peut sattendre à des surprises ».



    Par ailleurs, la Commission Européenne a exprimé ses réserves quant à la récente Loi des crédits immobiliers qui permet aux Roumains de céder leur logement à la banque sils ne peuvent plus rembourser les prêts. Une loi valable pour les crédits inférieurs à 250.000 euros. Lanalyste Aurelian Dochia précise: «Effectivement, cette loi compte parmi les risques qui pourraient déstabiliser la Roumanie et les marchés financiers, selon la Commission européenne, qui sest déjà exprimé là-dessus. A part cette loi des crédits immobiliers, elle mentionne aussi dautres risques pour la Roumanie, dont le fait que 2016 est une année électorale. Il est donc possible que des dérapages apparaissent cette année en matière de politiques fiscales. Nous en sommes conscients et nous devons voir dans quelle mesure ces risques vont se matérialiser. »



    Au premier trimestre de cette année, le PIB de la Roumanie a augmenté de 4,3% par rapport à la même période de lannée dernière, et de 1,6% comparé au dernier trimestre de 2015. Pour Valentin Lazea, économiste en chef de la Banque centrale de Bucarest, la croissance de la Roumanie ne peut plus sappuyer sur des réductions de taxes ou sur un assouplissement de sa politique monétaire : « Pour ce qui est de la croissance économique, dorénavant, les leviers classiques, par des assouplissements fiscaux et monétaires, ont été épuisés. Dans notre société, tout le monde – depuis le citoyen lambda à lélite politique – doit comprendre quil ny a plus de place pour de telles mesures. Et cest justement pour ça quil est nécessaire de trouver les autres ressorts, les vrais, pour réaliser une croissance économique à long et moyen terme. Ce sont des ressorts liés aux facteurs sur lesquels sassoie le PIB potentiel : le facteur capital, le facteur main dœuvre, le facteur productivité. »



    De lavis de Valentin Lazea, il faut non seulement définir ce que lon doit faire pour soutenir le développement, mais aussi décider qui doit sen occuper : lEtat ou le secteur privé. Léconomiste en chef de la Banque nationale considère quun changement de mentalité et une collaboration public-privé sont nécessaires ; lEtat assumerait un rôle dans la définition des principes du développement, tandis que le secteur privé utiliserait son savoir-faire pour dérouler et finaliser les grands projets dans différents secteurs-clé. (trad. : Valentina Beleavski, Ileana Taroi, Andrei Popov)

  • 08.06.2016 (mise à jour)

    08.06.2016 (mise à jour)

    Visite — Le premier ministre roumain Dacian Ciolos fera une visite en France les 9 et 10 juin. A l’agenda — un entretien avec son homologue Manuel Valls au cours duquel les deux chefs de gouvernement signeront une mise à jour de la feuille de route du Partenariat stratégique roumano-français et une intervention au Conseil directeur de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE). M. Ciolos sera aussi reçu par le président français François Hollande, aux côtés duquel il assistera au match d’ouverture de l’Euro 2016, qui opposera la France à Roumanie.



    Salaires — Le gouvernement de Bucarest a approuvé, ce mercredi, le projet d’ordonnance d’urgence portant salaires dans la fonction publique pour l’année 2016. Le projet vise à corriger les dysfonctionnements et les iniquités du système, par l’introduction d’une grille de primes fondée sur des critères de performance et qui présuppose des salaires égaux à fonctions et ancienneté égales. Le ministre du Travail, Dragoş Pîslaru, a déclaré que 50% des bénéfices de la grille de salaires seraient valables à partir du mois d’août, et que toute la grille serait applicable à la fin 2017. Le projet de décret d’urgence sera envoyé au Parlement en vue d’y être débattu et approuvé, la loi devant entrer en vigueur en septembre.



    Motion — La motion simple contre le ministre de l’Agriculture, Achim Irimescu, lancée par le PSD (de gauche) et par l’Alliance des libéraux et des démocrates (ALDE, de centre-droit), a été adoptée, mercredi, à la Chambre des députés de Bucarest. Les députés ont pris la décision avec 189 voix pour, 11 contre et 89 abstentions. Selon les initiateurs, le document sanctionne, entre autres, le non-octroi des subventions, le blocage de l’accès aux fonds européens et la gestion défectueuse au niveau du ministère et des unités subordonnées. La motion a été débattue par les députés voici trois semaines, en présence du ministre Irimescu. A son tour, il a déclaré qu’il n’avait rien à se reprocher.



    Distinction — La procureure en chef de la Direction nationale anticorruption de Roumanie, Laura Codruţa Kövesi, s’est vu remettre l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur par l’ambassadeur de France à Bucarest, François Saint-Paul. Dans son allocution, celui-ci a qualifié d’impressionnante l’activité de la DNA, rappelant qu’un rapport de l’Union européenne cite l’institution roumaine parmi les cinq premières institutions anti-corruption d’Europe. L’ambassadeur de France à Bucarest a aussi affirmé que la patronne du Parquet anti-corruption était un symbole de professionnalisme, d’intégrité et de devoir accompli. A son tour, Laura Codruţa Kövesi a souligné que la lutte contre la corruption était une composante de la sauvegarde et de la défense de l’Etat de droit.



    Croissance — La Banque mondiale a légèrement amélioré ses estimations de croissance économique de la Roumanie pour cette année: de 3,9 à 4%, lit-on dans le rapport biannuel « Global Economic Prospects ». Par contre, l’institution financière a considérablement réduit ses estimations sur l’évolution de l’économie roumaine pour les deux années à venir, de 3,7% et de 3,4% respectivement. A son tour, la Commission européenne considère que l’économie roumaine enregistrera une croissance de 4,2% cette année, grâce à une demande interne robuste, mais table sur un ralentissement en 2017, avec une croissance à 3,7%. Les estimations d’Eurostat, rendues publiques mardi, indiquent que l’augmentation de 1,6% du PIB, au premier trimestre de l’année en cours, était la plus importante parmi les 28, par rapport au dernier trimestre de l’année dernière.

  • Ala une de la presse roumaine – 16.05.2016

    Ala une de la presse roumaine – 16.05.2016

    L’économie domine les pages des quotidiens roumains en ce début de semaine si se demandent si la croissance économique roumaine est soutenable ou bien « dopée » par des mesures pro-cycliques tels l’allègement fiscal et la majoration des salaires dans le secteur public. Par ailleurs, alors que les plages s’agrandissent suite à des projets européens, les trains n’arrivent toujours pas directement dans toutes les stations littorales.



  • 13.05.2016 (mise à jour)

    13.05.2016 (mise à jour)

    Rencontre — Le président de la Chambre des députés de Bucarest, Valeriu Zgonea, a rencontré, vendredi, l’ambassadeur des Etats Unis en Roumanie, Hans Klemm. A l’agenda, principalement — le Partenariat stratégique bilatéral et la lutte contre la corruption.



    Croissance – La Roumanie a enregistré une croissance économique de 4,3% dans les trois premiers mois de 2016, par rapport à la même période de 2015, a annoncé lInstitut roumain de la statistique. Et toujours par rapport au premier trimestre de lannée précédente, le PIB du pays a augmenté de 1,6%. Dans ses prévisions printanières, la Commission européenne table pour 2016 sur une hausse de léconomie roumaine de 4,2%, confortée par une consommation interne robuste, alors que le rythme de cette croissance devrait ralentir à 3,7% en 2017.



    OTAN – Le président Klaus Iohannis et le premier ministre Dacian Cioloş ont fait le point ce vendredi sur les préparatifs, à Bucarest, en vue du sommet de lOTAN, prévu en juillet prochain, à Varsovie, en Pologne. Cette rencontre faisait suite à la visite jeudi, en Roumanie, du secrétaire général de lAlliance nord-atlantique, Jens Stoltenberg, à loccasion de linauguration de la base militaire de Deveselu (sud), qui accueille des composantes du bouclier anti-missile américain en Europe. Le chef de lEtat roumain a indiqué que la Roumanie attendait un renforcement de la présence militaire des alliés dans la région, ainsi quun déploiement de forces permanentes de lOTAN en mer Noire. Le sommet de lAlliance devrait se dérouler les 8 et 9 juillet dans la capitale polonaise. Il sagira de la première réunion importante des chefs des Etats membres de lOTAN après le sommet du Pays de Galles, en 2014.



    Désinfectants – Les procureurs roumains ont mis en examen la compagnie Hexi Pharma, dans laffaire des produits désinfectants dilués fournis aux hôpitaux roumains. Dans le même temps, la police effectue des perquisitions numériques dans les équipements technologiques de cette société. Celle-ci fait l’objet d’une enquête pénale pour entrave à la lutte contre les maladies et falsification et substitution de produits. Des contrôles entrepris par les autorités ont confirmé les révélations dune enquête journalistique ayant mis en évidence que les désinfectants produits par Hexi Pharma, principal fournisseur spécialisé du système médical roumain, avaient une teneur en substance active même des milliers de fois plus faible par rapport aux normes en vigueur. Le scandale déclenché a mené à la démission du ministre de la Santé.



    Cannes — « Ballet domestique en attendant le pope », une « symphonie de mouvement », titre Le Monde après la projection de « Sieranevada » le cinquième long métrage du Roumain Cristi Puiu, inscrit dans la course à la Palme dOr. Ce film qui présente une réunion de famille à loccasion dun « parastas », un rassemblement liturgique à la mémoire dun défunt, « révèle lentement » « la cartographie des affects et ressentiments, parfois historiques, qui lient, souvent douloureusement, les individus à la collectivité ». Et la publication américaine Variety renchérit — « Cristi Puiu est un philosophe qui tisse une tapisserie où la déception et la quête désespérée de la vérité sentremêlent, un point de départ pour tous nos doutes et émotions qui séchappent et senfuient dans le monde entier ». Cest pour la première fois que Cristi Puiu est en lice pour le grand trophée du Festival de Cannes, après avoir remporté le prix de la section « Un certain regard », en 2005, avec « La mort de Dante Lăzărescu ». Et, en parlant d« Un certain regard », notons que le premier film du réalisateur roumain Bogdan Mirică, « Chiens », y sera projeté dimanche. Cette année, trois autres films représentent encore le cinéma roumain sur la Croisette, dont le tout nouveau « Baccalauréat » de Cristian Mungiu, Palme dor en 2007, réalisateur sélectionné pour la 3e fois dans la compétition officielle.



    Immobilier – La nouvelle loi roumaine du prêt immobilier est entrée en vigueur ce vendredi. Aux termes de cet acte réglementaire, les titulaires des crédits hypothécaires de moins de 250.000 euros, qui font la preuve de leur incapacité à le rembourser, peuvent demander à la banque de reprendre la construction et d’effacer leur créance. Des dizaines de milliers de Roumains ont des arriérés de paiements des mensualités et certains font déjà l’objet d’une procédure d’exécution forcée. S’y ajoutent d’autres personnes qui ont garanti des prêts personnels avec leur logement. Les banques commerciales ont annoncé quelles contesteraient la loi du prêt immobilier à la Cour constitutionnelle, mais entre temps, elles ont majoré l’avance pour les crédits hypothécaires.



    Tennis — La Roumaine Irina Begu s’est qualifiée, vendredi, dans les demi-finales du tournoi de tennis de Rome, dernière compétition importante sur terre battue avant le rendez-vous de Roland Garros. Elle a dépassé, 2-0 dans les sets la Japonaise Misaki Doï. La semaine dernière, Begu est arrivée dans les quarts de finale à Madrid, où elle a été éliminée par une autre Roumaine, Simona Halep.



    Dopage – Les athlètes roumains Mihai Donişan et Claudia Ştef, qui devaient concourir aux épreuves de saut en hauteur et de marche aux Jeux Olympiques de Rio, ont été testés positifs au Meldonium. Il sagit dun médicament produit et commercialisé en Europe de lEst qui améliore les performances des sportifs, bien quil soit censé initialement soigner langine de poitrine, prévenir linfarctus du myocarde ou traiter ses séquelles. A part Mihai Donişan et Claudia Ştef, deux autres athlètes roumaines ont été jusquà présent contrôlés positifs au Meldonium, Eva Tofalvi et Mirela Lavric. Dans le même temps, le canoéiste roumain Liviu Dumitrescu, multiple médaillé aux championnats du monde et continentaux spécialisés, a été testé positif lors dun contrôle anti-dopage récent, apprend-on du site sportif GSP.ro. Le contrôle a révélé quune hormone de croissance présente dans le sang du sportif avait des valeurs anormalement élevées. Liviu Dumitrescu se défend davoir pris des produits interdits et exige un nouveau test. Le duo Liviu Dumitrescu et Victor Mihalachi devaient participer aux qualifications pour les Jeux Olympiques de Rio, mais finalement la Roumanie sera représentée par dautres sportifs. Il sagit du premier cas de dopage pour le canoéisme roumain dans les vingt dernières années.

  • 13.05.2016

    13.05.2016

    OTAN – Le président Klaus Iohannis et le premier ministre Dacian Cioloş ont fait le point ce vendredi sur les préparatifs, à Bucarest, en vue du sommet de lOTAN, prévu pour juillet prochain, à Varsovie, en Pologne. Cette rencontre faisait suite à la visite jeudi, en Roumanie, du secrétaire général de lAlliance nord-atlantique, Jens Stoltenberg, à loccasion de linauguration de la base militaire de Deveselu (sud), qui accueille des composantes du bouclier anti-missile américain en Europe. Le chef de lEtat roumain a indiqué que la Roumanie attendait un renforcement de la présence militaire des alliés dans la région, ainsi quun déploiement de forces permanentes de lOTAN en mer Noire. Le sommet de lAlliance devrait se dérouler les 8 et 9 juillet dans la capitale polonaise. Il sagira de la première réunion importante des chefs des Etats membres de lOTAN après le sommet du Pays de Galles, en 2014.



    Désinfectants – Les procureurs roumains ont mis en examen la compagnie Hexi Pharma, dans laffaire des produits désinfectants dilués fournis aux hôpitaux roumains. Dans le même temps, la police effectue des perquisitions numériques dans les équipements technologiques de cette société. Celle-ci fait l’objet d’une enquête pénale pour entrave à la lutte contre les maladies et falsification et substitution de produits. Des contrôles entrepris par les autorités ont confirmé les révélations dune enquête journalistique ayant mis en évidence que les désinfectants produits par Hexi Pharma, principal fournisseur spécialisé du système médical roumain, avaient une teneur en substance active des dizaines de fois plus faible par rapport aux normes en vigueur. Le scandale déclenché a mené à la démission du ministre de la Santé.



    Dopage – Les athlètes roumains Mihai Donişan et Claudia Ştef, qui devaient concourir aux épreuves de saut en hauteur et de marche aux Jeux Olympiques de Rio, ont été testés positifs au Meldonium. Il sagit dun médicament produit et commercialisé dans les pays de lEurope de lEst qui améliore les performances des sportifs, bien quil soit censé initialement soigner langine de poitrine, prévenir linfarctus du myocarde ou traiter ses séquelles. A part Mihai Donişan et Claudia Ştef, deux autres athlètes roumaines ont été jusquà présent contrôlés positifs au meldonium, Eva Tofalvi şi Mirela Lavric. Dans le même temps, le canoéiste roumain Liviu Dumitrescu, multiple médaillé aux championnats du monde et continentaux spécialisés, a été testé positif lors dun contrôle anti-dopage récent, apprend-on du site sportif GSP.ro. Le contrôle a révélé quune hormone de croissance présente dans le sang du sportif avait des valeurs anormalement élevées. Liviu Dumitrescu se défend davoir prix des produits interdits et exige un nouveau test. Le duo Liviu Dumitrescu et Victor Mihalachi devaient participer aux qualifications pour les Jeux Olympiques de Rio, mais finalement la Roumanie sera représentée par dautres sportifs. Il sagit du premier cas de dopage pour le canoéisme roumain dans les vingt dernières années.



    Croissance – La Roumanie a enregistré une croissance économique de 4,3% dans les trois premiers mois de 2016, par rapport à la même période de 2015, a annoncé lInstitut roumain de la statistique. Et toujours par rapport au premier trimestre de lannée antérieure, le PIB du pays a augmenté de 1,6%. Dans ses prévisions printanières, la Commission européenne table pour 2016 sur une hausse de léconomie roumaine de 4,2%, confortée par une consommation interne robuste, alors que le rythme de cette croissance devrait ralentir à 3,7% en 2017.



    Immobilier – La nouvelle loi roumaine du prêt immobilier est entrée en vigueur ce vendredi. Aux termes de cet acte réglementaire, les titulaires des crédits hypothécaires de moins de 250.000 euros, qui font la preuve de leur incapacité à le rembourser, peuvent demander à la banque de reprendre la construction et d’effacer leur créance. Des dizaines de milliers de Roumains ont des arriérés de paiements des mensualités et certains font déjà l’objet d’une procédure d’exécution forcée. S’y ajoutent d’autres personnes qui ont garanti des prêts personnels avec leur logement. Les banques commerciales ont annoncé quelles allaient contester la loi du prêt immobilier à la Cour Constitutionnelle, mais, entre temps, elles ont majoré l’avance pour les crédits hypothécaire.



    Cannes – “Ballet domestique en attendant le pope”, une “symphonie de mouvement”, titre Le Monde après la projection de “Sieranevada” le cinquième long métrage du Roumain Cristi Puiu, inscrit dans la course à la Palme dOr. Ce film qui présente une réunion de famille à loccasion dun “parastas”, un rassemblement liturgique à la mémoire dun défunt, “révèle lentement” “la cartographie des affects et ressentiments, parfois historiques, qui lient, souvent douloureusement, les individus à la collectivité”. Et la publication américaine Variety renchérit – “Cristi Puiu est un philosophe qui tisse une tapisserie où la déception et la quête désespérée de la vérité sentremêlent, un point de départ pour tous nos doutes et émotions qui séchappent et senfuient dans le monde entier”. Cest pour la première fois que Cristi Puiu est en lice pour le grand trophée du festival de Cannes, après avoir remporté le pris de la section “Un certain regard”, en 2005, avec “La mort de Dante Lăzărescu”. Et, en parlant d”Un certain regard”, notons que le premier film du réalisateur roumain Bogdan Mirică, “Chiens”, y sera projeté dimanche. Cette année, trois autres films représentent encore le cinéma roumain sur la Croisette, dont le tout nouveau “Baccalauréat” de Cristian Mungiu, Palme dor en 2007, réalisateur sélectionné pour la 3e fois dans la compétition officielle.



    Tennis — La Roumaine Irina Begu rencontre aujourdhui la Japonaise Misaki Doï, dans les quarts de finale du tournoi de Rome, dernière compétition importante sur terre battue avant le rendez-vous de Roland Garros. Irina Begu est présente aussi dans les 8e de finale de l’épreuve de double dames, aux côtés dune autre Roumaine, Monica Niculescu, après avoir vaincu jeudi le double formé par Yung-Jan Chen (Taiwan) et Anna-Lena Groenfeld (Germania).

  • Compétition, mais dans quelles conditions?

    Compétition, mais dans quelles conditions?

    Depuis près de trois ans, les pays représentant 70% du commerce mondial des services mènent des négociations censées aboutir à un nouvel accord réglementant ce domaine, connu sous son acronyme anglais TISA (Trade in Services Agreement), en français ACS. Parmi les 23 participants à ces négociations, l’UE fait figure d’entité unique. Pourquoi élaborer un nouvel accord? Premièrement parce qu’il faut réglementer certains services, qui sont apparus ou se sont développés après 1994, date de l’entrée en vigueur du texte actuel. Le marché numérique en est un exemple. Une autre raison à cela est celle du poids toujours plus important des services dans le PIB. Selon la Banque mondiale, la valeur ajoutée apportée au PIB global par ces services est allée croissant: 53% en 1970, 57% en 1990, 67% en 2000 et 70% en 2011. Les discussions actuelles visent à établir un paquet minimum d’exigences pour le commerce par secteurs, tel les finances ou les transports.



    Les députés européens ont voté en février une résolution pour changer l’orientation de la politique commerciale de lUE, dans lintérêt des entreprises et des consommateurs de lUE. « Le vote daujourdhui est révolutionnaire. Je suis fière davoir réuni un large soutien à travers léchiquier politique en ce sens » a déclaré le rapporteur Viviane Reding. « Hier, la Commission européenne avait un chèque en blanc. Aujourdhui, elle est liée par un mandat parlementaire très clair. Si nos recommandations sont respectées, lACS donnera plus de droits à nos concitoyens dans lUE et supprimera certains obstacles à nos entreprises à létranger. Dans le cas contraire, le Parlement nhésitera pas à opposer son veto à cet accord », a-t-elle ajouté. Tout cela parce que « nous ne souhaitons pas que l’ACS mine nos services publics, notre culture, la législation du travail, les normes sur l’environnement, les normes de protection des consommateurs, des données — autrement dit notre façon de vivre en Europe » — a précisé le rapporteur.



    Afin de protéger les entreprises de l’UE à l’étranger d’une compétition déloyale, les députés ont mandaté les négociateurs communautaires à demander l’ajustement des pratiques des tiers Etats contre les compagnies de l’UE, entre autres celles liées à la localisation obligatoire des données ou aux limites de capital étranger. Ils souhaitent également moins de bureaucratie pour les PMEs et — ce qui est peut-être le plus important — une réciprocité dans l’ouverture des marchés, visant notamment les appels d’offres publics internationaux, les transports, les services financiers et numériques. Et cela dans les conditions où, à présent, les services de l’UE sont déjà plus ouverts à la compétition internationale que ceux de ses partenaires.



    Il faut des règles très claires, compte tenu de la compétition, explique la députée européenne Norica Nicolai: « On ressent le besoin d’un certain type de protection. Nous connaissons tous les conséquences des services financiers développés sans réglementations concernant la crise. On envisage également la levée des barrières commerciales entre l’UE et les tiers Etats. Les débats concernant la main d’œuvre, la mobilité intérieure et extérieure de la main d’œuvre ont également été très importants, à mon avis. Je dois dire que, malheureusement, une tendance à limiter l’accès sur le marché de l’emploi se fait sentir au sein de l’UE. On propose également d’introduire une clause de référence (Golden Standard Clause) visant la main d’œuvre hautement qualifiée que l’UE souhaite attirer. Et, à mon avis, le vol de cerveaux se poursuit, car tout le monde en a besoin. »



    Les statistiques prouvent que l’UE, dans son ensemble, est le principal exportateur, mais aussi importateur mondial de services. Cette position est-elle menacée d’une façon ou d’une autre ? Norica Nicolai : « Non, non, cette position n’est pas menacée à l’heure actuelle, surtout que l’économie globale est en récession et un grand nombre d’Etats ne renonceront pas aux mesures protectionnistes qui leur donnent une chance de maintenir leur croissance et de limiter les pertes. Pourtant, certes, dans la mesure où d’autres services se développeront suite à l’évolution technique, certains services de l’UE pourraient être touchés sur le court terme. Nous finaliserons ces négociations dans 5-6 ans ; on pourra parler d’un accord général concernant le commerce avec des services vers 2020-2025. »



    L’évolution de l’économie roumaine ces dernières années la classe dans la catégorie des économies émergentes, qui a traversé une période de surchauffe et à présent elle est en train de récupérer. Son secteur des services est en dessous de la moyenne européenne. Sa structure change également, les secteurs à moindre valeur ajoutée — comme l’agriculture, par exemple — cèdent le pas aux secteurs à valeur ajoutée importante, ce qui est bénéfique et contribue à remplir les critères de convergence réelle qui lui permettent d’intégrer la zone euro — estiment les analystes.



    Selon les données publiées par l’Eurostat, la Roumanie a enregistré la 3e croissance économique la plus importante de l’UE au dernier trimestre 2015. Elle rejoint ainsi la Suède, la République Tchèque et la Slovaquie. (trad: Mariana Tudose, Dominique)

  • La semaine du 6 au 12 mars 2016

    La semaine du 6 au 12 mars 2016

    La Roumanie, entre croissance économique et pauvreté

    La Roumanie, aux côtés de la Suède, de la République Tchèque et de la Slovaquie, a enregistré la troisième plus élevée croissance économique de l’Union Européenne au dernier trimestre de l’année passée, selon les chiffres de l’Office européen des statistiques. Les analystes économiques affirment que le phénomène est dû notamment à la consommation de 15% plus élevée en 2015 grâce aux majorations salariales et à la baisse des taxes et des impôts, dont notamment de la TVA. Ça fait déjà plusieurs années que la Roumanie se situe parmi les premiers pays d’Europe pour ce qui est de la croissance économique. Pourtant, la présence du pays dans un top de la pauvreté prouve que son modèle de croissance ne profite pas aux citoyens, met en garde la Commission européenne dans son rapport sur la Roumanie.

    La cheffe de la représentation de la Commission européenne à Bucarest, Angela Filote : « Cela démontre que l’actuel modèle de croissance économique n’agit pas dans l’intérêt du citoyen, car, alors que l’économie connaît des avancées, le citoyen lambda demeure tout aussi pauvre. Or, il ne faut pas encourager un tel modèle, puisqu’il ne s’inscrit pas dans la durée et n’assouvit pas l’aspiration des gens à une vie meilleure.»

    La Commission européenne recommande aux autorités de se concentrer sur trois domaines prioritaires : la relance des investissements, la poursuite des réformes structurelles et l’adoption de politiques budgétaires responsables.

    La Cour constitutionnelle et le Service roumain de renseignements

    Le Conseil suprême de défense de Roumanie s’est réuni d’urgence ce vendredi pour examiner les effets produits par la décision de la Cour constitutionnelle de déclarer non conformes à la loi fondamentale les écoutes téléphoniques réalisées par le Service de renseignement intérieur dans des affaires pénales. Le président de la Cour, Augustin Zăgrean, a toutefois précisé qu’il appartenait aux autorités touchées de reconsidérer leur activité à la lumière de ladite décision et qu’aucun auteur de faits pénaux n’échapperait aux sanctions légales : « Savez-vous qu’en Angleterre, les écoutes téléphoniques ne peuvent pas être admises comme preuves en justice ? Personne n’a été condamné uniquement sur la base d’un tel enregistrement. Si la communication interceptée n’est appuyée par des preuves, personne ne peut être condamné. »

    Vu que les enquêtes en cours dans des milliers d’affaires, y compris de corruption, sont mises à mal par la décision de la Cour constitutionnelle, les parquets de Roumanie ont demandé l’allocation de plusieurs dizaines de millions d’euros de fonds supplémentaires et quelques centaines d’officiers de police judiciaire détachés pour prendre en charge les écoutes. La ministre de la justice Raluca Pruna a fait savoir que le gouvernement de Bucarest avait trouvé une solution à cette situation qui bouleverse le système judiciaire : « La solution proposée par le gouvernement est, évidemment, d’utiliser l’infrastructure qui appartient au Service de renseignement, mais sans aucune intervention humaine du Service, et avec l’implication du procureur et de la PJ, c’est-à-dire les organes d’enquête pénale que la Cour constitutionnelle a définis comme étant les seuls à procéder à de telles mesures de surveillance. »

    Des organisations de défense des droits de l’homme affirment que la décision des juges constitutionnels est bienvenue, estimant qu’elle aura un impact temporaire sur l’instruction pénale et que les problèmes trouveront une solution.

    Le premier ministre Dacian Ciolos à Bruxelles et aux Pays Bas

    Après la participation lundi au sommet UE-Turquie, consacré à la crise des réfugiés, le premier ministre roumain Dacian Ciolos a rencontré également à Bruxelles le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Le responsable roumain a déclaré que Bucarest s’attendait à ce que les Alliés renforcent leur présence sur le flanc oriental de l’Alliance et dans la région de la Mer Noire. La Roumanie contribuera au renforcement de la coopération avec les pays de la région membres de l’OTAN – soit la Bulgarie et la Turquie, et espère que cette coopération régionale se transforme en une coopération internationale, avec la présence d’autres membres de l’Alliance. Ce qui plus est, le premier ministre Dacian Ciolos a exprimé l’intention ferme du gouvernement roumain d’allouer, à partir de l’année prochaine, 2% du PIB à la défense.

    Après Bruxelles, le chef du cabinet s’est rendu aux Pays-Bas, qui détiennent la présidence semestrielle de l’UE. Il y a rencontré des responsables du pays, mais aussi des représentants de la communauté roumaine installée aux Pays-Bas. La société roumaine est capable de s’assumer, sans qu’elle fasse l’objet d’un suivi extérieur en matière de lutte contre la corruption et d’indépendance de la justice a déclaré Dacian Ciolos, lors de ses entretiens avec son homologue néerlandais Mark Rutte. Prévue initialement pour mars 2011, l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen de libre circulation européenne, a été reportée en raison de l’opposition de certains Etats membres, y compris des Pays-Bas, qui ont regardé avec réticence l’efficacité du système juridique roumain.


    Le président roumain en Israël et en Palestine

    Le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis s’est rendu cette semaine en Israël et en Palestine. A Jérusalem, il a dit à son homologue Reuven Rivlin que la Roumanie accordait une attention particulière aux relations avec Israël et que sa visite était censée honorer la tradition des 68 ans de relations diplomatiques ininterrompues et dessiner l’avenir de la coopération bilatérale. Les deux pays déroulent un très bon dialogue sur des sujets de l’actualité internationale, a affirmé M Iohannis, ajoutant que, pour assurer la sécurité d’Israël, il ne pouvait pas y avoir de compromis. Jeudi, à Ramallah, lors d’une réunion avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Klaus Iohannis a souligné que, dans les régions touchées par des crises et des conflits, il fallait trouver des solutions politiques et faire des efforts conjugués pour donner davantage d’espoir à la population.

    Klaus Iohannis : « Nous pensons que la question la plus importante qu’il faut aborder en ce moment est celle des modalités permettant de rétablir la confiance mutuelle. Les aspirations légitimes du peuple palestinien à vivre en sécurité et prospérité dans son propre Etat ne sauraient se concrétiser que par le biais d’un processus pacifique, à l’aide de solutions acceptées et assumées par les deux parties concernées. »

    A son tour, le leader palestinien a plaidé en faveur d’une paix reposant sur ce qu’il a appelé la justice et la vérité ; il s’est aussi déclaré contre la violence et l’extrémisme, quelles qu’en soient les motivations.