Tag: livre

  • Des super-contes de Bucarest

    Des super-contes de Bucarest

    Il s’agit des « Superpovești din București/Des Super-contes de Bucarest », un volume qui rassemble des histoires ou des contes signés par les gagnants du concours homonyme, lancé au début de l’année dernière. Tirée à plusieurs milliers d’exemplaires, l’anthologie a vu le jour grâce à la Compagnie des librairies Bucarest (CLB), la chaîne de boutiques spécialisées la plus ancienne et la plus durable de Roumanie, avec l’appui de la Mairie générale de la capitale et de son Centre culturel ARCUB. Le livre est distribué gratuitement dans toutes les quarante librairies de la chaîne CLB, afin d’encourager la lecture.

    D’ailleurs, la Compagnie des librairies Bucarest et la société Headsome Communication se trouvent à l’origine du projet, expliqué par Oana Boca Stănescu, présidente de Headsome Communication : « Le livre est né lors d’un événement organisé par la Compagnie des librairies Bucarest. Pour moi, les activités de la compagnie sont une source d’inspiration et j’avoue être impressionnée par cette réussite. Présente depuis plus de soixante-dix ans sur le marché, la CLB réussit à rester proche de tous les amoureux du livre de la capitale. En 2020, la Compagnie des librairies Bucarest se préparait à fêter le soixante-dixième anniversaire de sa fondation et, comme nous organisons des projets culturels ensemble depuis un certain temps, nous avions des plans assez ambitieux. Mais la pandémie est venue occuper la scène et il nous a été impossible de tenir tous les événements prévus, sauf quelques-uns, dont une initiative de planter des arbres dans la ville, l’idée étant que la CLB est proche des lecteurs de Bucarest depuis près de trois générations et qu’elle pense avec affection à la prochaine génération. Cet événement a eu lieu dans le Parc Tineretului (de la Jeunesse), c’est là que nous avons planté des arbres, que nous avons écouté des histoires sur Valea Plângerii (la Vallée des lamentations), sur une église engloutie par les eaux, sur le lac Cocioc du Parc Tineretului. Moi et des gens plus jeunes que moi nous sommes rendus compte que nous ne savions pas beaucoup de choses à propos de ces lieux. Nous avons aussi compris que les nouvelles générations ne connaissaient pas vraiment les histoires et les légendes de Bucarest. C’est ainsi que l’idée nous est venue de les ramener à la vie, ce qui aurait été impossible en l’absence de l’appui et de l’enthousiasme de la Compagnie des librairies Bucarest, car les Super-contes de Bucarest sont un projet de la marque CLB. Heureusement, depuis quelques années, nous assistons à un revirement de la littérature pour enfants, de nombreux auteurs roumains contemporains écrivent pour les enfants. Je crois que c’est la chose la plus merveilleuse qui puisse arriver sur un marché du livre plutôt pauvre, car si l’on veut former de nouvelles générations de lecteurs, il faut commencer tôt. »

    Marieta Seba, directrice générale de la Compagnie des librairies Bucarest, reprend les éléments d’information déjà mentionnés, en y ajoutant quelques précisions supplémentaires : « Comme Oana Boca Stănescu vient de le dire, ce projet est né lors de l’événement pour planter des arbres, organisé par nous, la CLB. En 2020, pour les soixante-dix ans de la compagnie, nous avons voulu organiser plusieurs événements et mettre l’accent sur le public, sur la communication. Puisque la pandémie nous a empêchés de le faire, nos collaborateurs ont eu cette idée de planter des arbres dans le Parc Tineretului. Beaucoup d’enfants y ont participé et ça nous a donné l’idée de marqué aussi notre anniversaire par un petit livre. Nous espérons tout simplement que ce projet perdure et qu’il gagne en ampleur, en impliquant le plus grand nombre d’élèves. Tout ce que nous avons réalisé jusqu’à présent a été fait par passion, de tout cœur, suivant notre devise « Par amour du livre ».

    Pour nous, la CLB, le côté financier n’a jamais occupé le premier plan. À chaque fois, nous avons essayé de faire des choses intéressantes et créatives, même quand le budget était insuffisant. »Ioana-Alexandra Anastasiu, élève à l’École générale n° 280, fait partie des gagnants du concours « Des super-contes de Bucarest ».

    Son texte sur la Maison Capșa se retrouve dans les pages de la récente anthologie publiée par la Compagnie des librairies Bucarest (CLB) : « Avec notre professeure de religion, j’ai participé à un cours optionnel intitulé « Flâneurs à travers Bucarest/Călători prin București », durant lequel nous apprenions les légendes et les histoires des bâtiments de la ville. Quand j’ai entendu parler du concours Super-contes de Bucarest, j’ai tout de suite décidé d’y participer, parce que je suis passionnée par la langue roumaine et par l’histoire et parce que le concours m’a paru une bonne occasion de me mettre à l’épreuve. J’ai choisi d’écrire un texte sur la Maison Capșa car c’est un des bâtiments les plus élégants et les plus somptueux de Bucarest. En plus, il a accueilli un tas de personnalités, notamment durant la Belle Epoque. J’ai toujours admiré cet édifice et j’ai été très contente de pouvoir écrire quelque chose sur lui. »

    Vu la réussite du projet et l’intérêt éveillé parmi les enfants et les adolescents, les organisateurs se propose de l’inscrire dans la durée, en lançant la deuxième édition au début de cette année. (Trad. Ileana Ţăroi)

  • Le livre de toutes les intentions, de Marin Mălaicu-Hondrari

    Le livre de toutes les intentions, de Marin Mălaicu-Hondrari

    Traduit du roumain par Laure Hinckel pour les Editions Inculte, Le
    livre de toutes les intentions de Marin Mălaicu-Hondrari raconte
    l’histoire d’un poète roumain qui roule à bord d’une voiture volée et
    cherche un sens à sa vie, ballotté entre deux obsessions, l’une pour les
    grands écrivains suicidés, l’autre pour une femme, la mystérieuse Iris,
    dans l’espoir d’arriver à écrire en une nuit son livre ultime. C’est
    par ces mots que se présente à nous ce bref récit dont Elena Diaconu, à
    la tête de la Librairie Kyralina, a fait son coup de coeur.

  • Le bizzare incident du chien pendant la nuit

    Le bizzare incident du chien pendant la nuit

    Sorti en 2003, Le bizarre incident du chien pendant la nuit
    (The Curious Incident of the Dog in the Night-Time, 2003) de Mark
    Haddon est vite devenu un best-seller mondial, récompensé par plus de dix-sept
    prix, dont le Whitbread, le BooktrustTeenagePrize, le prix du livre de jeunesse
    du Guardian. En Roumanie, ce texte a été transposé en pièce de théâtre par
    BobiPricop, en 2016, et le spectacle figure depuis à l’affiche du Théâtre
    national de Bucarest. Drôle, attachant, émouvant, profond, authentique,
    séduisant, voilà autant de mots qui décrivent l’histoire de Christopher Boone,
    jeune ado de quinze ans, trois mois et deux jours qui décide de
    mener une enquête à lui tout seul pour apprendre qui a tué Wellington, le grand
    caniche noir de sa voisine. Sauf que Christopher souffre d’autisme et du coup,
    la situation se complique. Elena Gheorghica, libraire chez Kyralina, est au
    bout du fil pour nous parler davantage de ce roman dont elle a fait son coup de
    cœur.

  • Oana Lohan – Mars violet

    Oana Lohan – Mars violet

    Oana Lohan a publié cette année son premier roman, Mars Violet, aux Editions du Chemin de fer. Roumaine d’origine et française d’adoption, elle discute avec Ileana Țăroi de RRI et Elena Diaconu de Kyralina de son livre, de l’écriture et du dessin, et du rapport complexe qu’elle entretient avec la Roumanie.

    « Le
    son des mots », un projet de Radio Roumanie Internationale, en partenariat
    avec la librairie française Kyralina.



  • Le livre fait vivre

    Le livre fait vivre

    Alexandru Stoleru est issu du milieu rural. Malgré les difficultés financières, il a pu bénéficier d’une bourse et d’une aide de l’ONG World Vision Roumanie pour effectuer sa scolarité. Aujourd’hui, il est étudiant à l’université Polytechnique et défend la cause des élèves méritants qui n’ont pas les moyens d’aller à l’école, et à qui l’État devrait venir en aide :



    « Je n’ai jamais été du genre à avoir 20/20. J’étais un élève moyen, qui obtenait des 14 ou des 15. Mais je m’intéresse surtout à ceux qui passent d’une moyenne de 9 à 12. Ce sont les plus importants ! Car un élève ayant obtenu un 18 et qui veut avoir 20 la prochaine fois n’a pas beaucoup d’efforts supplémentaires à fournir. Alors que cet élève qui passe de 9 à 12 a franchi une étape. Il passe du statut de « cancre de la classe » à celui de « tu vois, tu peux y arriver ! ». J’aimerais qu’à un moment donné on n’ait plus à discuter de ces élèves, qu’il s’agisse des cancres ou des premiers de la classe. Ils font tous partie des nombreux élèves qui ont envie d’apprendre, de réussir dans la vie. Nous pouvons travailler ensemble, construire quelque chose ensemble, et pour ça nous avons besoin que certains nous donnent une chance, nous aident, des personnes haut placées qui ont la possibilité de nous rendre plus forts, de nous faire monter sur le devant de la scène. Nous souhaitons aider les personnes plus âgées, les plus démunis etc. »



    Combien perd l’État en n’investissant pas dans l’éducation de ces enfants ? Combien lui coûte un chômeur ? Quel bénéfice obtiendrait-il en misant sur un étudiant diplômé plutôt qu’un nouveau chômeur ? Voilà certaines questions soulevées par World Vision Roumanie dans le cadre de son enquête « Le coût de l’éducation : investissement, rendement, impact », dont les résultats ont récemment été partagés lors d’un débat récent. Les résultats sont sans équivoque.


    Mihaela Nabăr, directrice exécutive de World Vision Roumanie, nous en donne un aperçu :



    « Chaque leu (la monnaie roumaine) investi dans l’éducation nous en rapporte 8. Est-ce peu ou beaucoup ? Je ne sais pas. Mais il est évident que l’éducation est très rentable. Nous avons également examiné dans quelle mesure l’investissement dans l’éducation, ou l’impact de l’éducation sur certains individus, peut influencer le bien-être et le salaire chez chacune des catégories que nous avons observées. Et nous avons souhaité nous concentrer particulièrement sur ce facteur, car très souvent, dans les communautés rurales roumaines avec lesquelles nous travaillons, 78 % des parents sont convaincus que le réseau prime sur l’éducation scolaire. Cette étude vient déconstruire ce mythe. Elle nous prouve, en s’appuyant sur des chiffres, que chaque niveau d’éducation, chaque cycle d’apprentissage, permet de doubler le salaire d’une personne, et aussi les revenus qu’elle reverse ensuite à l’État par d’autres voies. »



    Pour être plus précis, l’étude montre que le salaire brut d’une personne double à peu près à chaque fois qu’elle termine un nouveau cycle d’enseignement. Un bachelier gagnera deux fois plus qu’une personne qui n’a pas poursuivi ses études après le collège. De même, un étudiant diplômé de l’université gagnera deux fois plus qu’un autre n’ayant obtenu que le baccalauréat. Tout ça indépendamment du statut professionnel de chacun, qu’ils soient salariés, agriculteurs ou qu’ils travaillent à leur compte dans un autre domaine.



    De même, pour certains, la contribution au budget de l’Etat augmente proportionnellement à leur niveau d’études et à leurs revenus. Ainsi, un Roumain ayant terminé l’école primaire contribue au budget de l’Etat à hauteur de 10 000 lei (environ 2 000 euros). Cette somme double pour passer à 20 000 lei (environ 4 000 euros) pour les personnes issues d’une filière technique, puis jusqu’à 40 000 lei (environ 8 000 euros) pour les diplômés d’études universitaires ou postuniversitaires. Pour résumer simplement, à chaque nouveau diplôme obtenu, votre contribution au budget de l’État double presque.



    Évidemment, l’État paye aussi nos études ! Mais selon l’enquête sur « Le coût de l’éducation : investissement, rendement, impact », commandée par World Vision Roumanie, pour chaque leu investi dans un cycle scolaire complet (de la maternelle aux formations postuniversitaires), l’État récupère 8 lei, sous la forme d’impôts et autres contributions. Par exemple, pour chaque étudiant diplômé de master, l’État dépense en moyenne chaque année un total de 168 000 lei (environ 33 000 euros), de la maternelle jusqu’à l’obtention du diplôme. L’État récupère du même coup environ 1,45 millions de lei (soit environ 290 000 euros) de la même personne, grâce aux impôts, taxes et autres contributions qu’elle paiera tout au long de sa vie. Ce qui correspond à un investissement avec un taux de rendement de 700 %. A l’inverse, à cause du manque d’accès à l’éducation, l’État dépense en moyenne 90 000 lei (soit environ 18 000 euros) pour un chômeur dont l’éducation n’a pas été au-delà de l’école primaire.


    En d’autres termes, selon Mihaela Nabăr, directrice exécutive chez World Vision Roumanie, l’éducation est l’investissement le plus rentable à faire pour un Etat :



    « Cette étude ne prend pas en compte l’aspect qualitatif de l’éducation en Roumanie. Elle ne cherche pas à savoir si nous sommes bien préparés pour les nouvelles générations d’élèves, ni à quel point les professeurs sont bien formés, ni combien nous devons encore investir, ni quel est l’état de nos infrastructures, ni si l’éducation est assez équipée sur le plan numérique… Toutes ces questions ne sont pas prises en compte dans l’étude. Toutefois, il est évident qu’il y a de la place pour investir dans tous ces domaines, pour que cela rapporte à l’Etat, comme nous l’avons observé. Par exemple, en modifiant le statut des personnes sans emploi, passant de celui de chômeur à celui de diplômé de l’université, prêt à intégrer le marché du travail. »



    A l’heure actuelle, la Roumanie se trouve en fin de classement des Etats membres de l’OCDE en termes d’investissement dans l’éducation. Un investissement à hauteur de 2,5 % du PIB, loin des 6 % minimum promis par le gouvernement. En outre, les problèmes de l’iniquité et de l’accès inégal à l’éducation sont bien réels. Il existe presque deux Roumanies : urbaine et rurale, et les subventions allouées à l’éducation ne sont pas réparties entre elles équitablement. Mais, selon Mihaela Nabăr, si les objectifs du gouvernement sont déjà bien élaborés, il ne reste plus qu’à passer à l’action. D’un côté, la Roumanie dispose d’élèves brillants et méritants, qui chaque année remportent les Olympiades internationales ou sont acceptés dans les plus prestigieuses universités du monde. D’autre part, beaucoup d’élèves roumains sont considérés comme analphabètes fonctionnels. C’est à dire qu’environ 40 % des élèves ne sont pas capables de comprendre ce qu’ils lisent ou de faire un raisonnement simple. C’est à eux que le système doit venir en aide avant qu’il ne soit trop tard !


    (Trad. : Charlotte Fromenteaud)

  • 09/09/2021

    09/09/2021

    Coronavirus — La Roumanie a dépassé, pour la 3e journée consécutive, les 2 000 nouveaux cas d’infection au coronavirus, et le nombre des personnes qui ont besoin d’être hospitalisées et en soins intensifs continue de croître. Les autorités ont rapporté jeudi 2 226 nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus sur près de 40 000 tests effectués. Près de 4 000 patients malades de Covid sont maintenant hospitalisés, dont 523 en soins critiques. Sur l’ensemble des patients internés, 99 sont mineurs, dont 8 en réanimation. Le bilan de jeudi fait aussi état de 79 décès associés à l’infection au SARS-CoV 2, dont 40 sont antérieurs à l’intervalle de référence. Selon l’Institut national de santé publique, plus de 80 % des personnes contaminées dans le courant de la semaine dernière n’étaient pas vaccinées. Près de 93 % de l’ensemble des décès enregistrés concernaient des personnes non vaccinées et 5 % d’autres qui n’avaient reçu qu’une première dose. L’intérêt pour la vaccination reste faible — près de 9 500 doses de vaccin ont été administrées en 24 h.



    Motion de censure — La motion de censure avancée par l’Union Sauvez la Roumanie-PLUS (ancien partenaire au pouvoir) et l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR, de l’opposition nationaliste) contre le gouvernement dirigé par le libéral Florin Cîţu sera lue aujourd’hui en séance plénière des deux chambres du Parlement de Bucarest. C’est la décision des Bureaux permanents réunis des deux chambres du Parlement, mais les débats et le vote auront lieu après que la Cour constitutionnelle se soit prononcée sur la saisine du premier ministre, Florin Cîţu, relative à l’existence d’un conflit juridique de nature constitutionnelle entre l’Exécutif et le Législatif au sujet de la motion de censure. L’ajournement a été proposé par l’UDMR (partenaire dans le cadre de la coalition au pouvoir). Le président de la Chambre des députés, le libéral Ludovic Orban, considère que la décision d’ajourner le calendrier de débats et de vote de la motion de censure est profondément anticonstitutionnelle. La présidente du Sénat, Anca Dragu (de l’USR-PLUS), affirme que les libéraux usent de toutes les échappatoires pour empêcher les débats et le vote sur la motion de censure. En revanche, les sociaux-démocrates (d’opposition) soutiennent la décision de l’ajournement pour ne pas arriver, selon le sénateur Lucian Romaşcanu, dans la situation d’avoir deux premiers ministres. Mercredi, le premier ministre Florin Cîţu a saisi la Cour constitutionnelle au sujet de l’existence d’un conflit juridique de nature constitutionnelle entre l’Exécutif et le Législatif pour la motion de censure. Et c’est toujours mercredi que le président Klaus Iohannis a signé les décrets par lesquels il prenait acte des démissions des représentants d’USR-PLUS et de désignation de ministres par intérim pour les portefeuilles vacants.



    Visite — Le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, fait aujourd’hui une visite officielle en Suisse, à l’invitation de son homologue, Guy Parmelin. Selon un communiqué de la présidence, la visite a lieu dans le contexte du 110e anniversaire, cette année, de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. A l’agenda — le renforcement des relations bilatérales, y compris de la coopération économique, notamment le domaine des investissements. La Suisse est 10e au classement des investisseurs en Roumanie. Les discussions comprendront aussi des thèmes de politique internationale d’actualité, avec un accent sur les évolutions politiques et sécuritaires du Voisinage est de l’Union européenne, de la région des Balkans de l’Ouest ainsi que la coopération roumano-suisse dans le cadre des organisations internationales.



    Livre — La Foire du livre Gaudeamus, organisée par Radio Roumanie, arrive aujourd’hui à Sibiu (centre), après une pause de 13 ans. Jusqu’à dimanche, dans les pavillons installés dans l’ancien centre-ville, les lecteurs sont invités à choisir leurs livres préférés. Sous le slogan « La foire du livre la plus lue de Roumanie de la radio la plus écoutée du pays », la Caravane Gaudeamus apporte à Sibiu une trentaine d’exposants, dont les maisons d’édition les plus importantes du pays. Outre la riche offre de livres pour tous les âges, y compris des titres de la biographie scolaire et du matériel consacré à l’éducation, les visiteurs pourront assister à des lancements de livres, bénéficier de musique, et les enfants ne sont pas oubliés non plus. Ils pourront profiter de différents jeux éducatifs. L’événement a lieu en présentiel et il est doublé par une édition en ligne accueillie sur le site gaudeamus.ro.



    Football — Les sélections de football de la Roumanie et de la Macédoine du Nord ont fait match nul mercredi soir, à Skopje, au groupe J des préliminaires comptant pour la Coupe du monde de football 2022. Dans le même groupe, l’Allemagne a vaincu l’Islande en déplacement, 4-0, alors que l’Arménie et le Liechtenstein ont terminé à égalité à Erevan, 1 partout. Le mois prochain, la Roumanie jouera deux autres matchs dans les préliminaires, le 8 octobre à Hambourg, contre l’Allemagne, et le 11 à domicile, contre l’Arménie. L’Allemagne est leader du groupe, avec 15 points, suivie par l’Arménie, 11, la Roumanie, 10, la Macédoine, 9, l’Islande, 4, et le Liechtenstein, 1 point. Les gagnantes des groupes se qualifieront directement au tournoi final du Qatar. Les équipes classées en 2e position et les meilleures deux équipes non qualifiées de la Ligue des nations joueront dans les barrages.



    Météo – La fraîcheur est de mise en Roumanie, avec des maximales allant jusquà 27°. Des ondées sont possibles dans le sud, le sud-est et sur le relief. 24° à Bucarest.

  • Les habitants de Ploiesti se souviennent du passé de leur ville

    Les habitants de Ploiesti se souviennent du passé de leur ville

    Les gisements de
    pétrole de ses alentours lui ont assuré un développement rapide à partir de la
    fin du XIXe siècle, évolution qui devient visible, notamment, par l’apparition
    de bâtiments beaux et imposants. Les perspectives d’enrichissement ont
    également attiré des personnes d’origines diverses, même des étrangers, qui se
    sont installés à Ploiești et ont contribué aux spécificités locales. Ce sont
    justement les spécificités locales historiques, modifiées par le communisme et
    la transition postcommuniste, qui sont mises en valeur par un projet éditorial
    de l’Association pour l’Éducation et le Développement Urbain. Ces dernières
    années, l’association a publié quatre volumes de mémoires d’habitants de
    Ploiești, d’âges et de professions différents, que les temps ont dispersés loin
    de leur ville natale.






    Le dernier volume, intitulé «Ploieștiul amintirilor noastre/Le Ploiești de nos souvenirs», a
    récemment vu le jour et c’est le plus dense jusqu’à présent, apprend-on de
    l’historien Lucian Vasile, représentant de l’Association pour l’Éducation et le
    Développement Urbain : « Le volume s’inscrit dans la continuité
    naturelle de l’approche que nous avons entamée il y a cinq ans. À l’époque,
    nous ne pensions pas aller aussi loin, mais la réponse a été plus que
    gratifiante, tant pour les lecteurs que pour ceux qui étaient prêts à partager
    leurs souvenirs, leurs histoires de famille ou personnelles, et à les inclure dans
    nos volumes.
    «Ploieștiul
    amintirilor noastre/Le Ploiești de nos mémoires»
    est un livre à
    travers lequel les lecteurs pourront retrouver à la fois la suite des récits
    des volumes précédents, et d’autres écrits par des auteurs qui viennent de rejoindre
    notre démarche. Les auteurs viennent d’environnements différents, ont des âges
    et des métiers différents et parlent d’époques et de lieux différents. Les
    récits du volume couvrent près d’un siècle de l’histoire de la ville et font
    référence à des zones qui vont de la périphérie où se trouvent les raffineries,
    au centre historique de Ploiești, ou ce qu’aurait représenté le centre
    historique s’il n’avait pas été détruit par une histoire défavorable ».






    Le volume collectif «Ploieștiul
    amintirilor noastre/Le Ploiești de nos souvenirs» contient les
    contributions de 11 auteurs, dont certains se trouvent dans les volumes
    précédents et couvrent l’entre-deux-guerres, l’après-guerre et la période contemporaine.
    Ainsi, la ville de Ploiești est décrite avec toutes les caractéristiques des
    cent dernières années.




    Avec plus de détails sur les auteurs, l’historien Lucian Vasile : « L’un d’entre eux est jeune
    et parle de Ploieşti telle qu’il l’a connue dans son enfance: la ville de Ploieşti
    dans les années ’90. En même temps, deux autres auteurs plus âgés parlent en
    fait de villes différentes : l’un parle des visages des marchands de Ploiești
    d’il y a près d’un siècle, et l’autre, dans ses souvenirs, recompose la ville
    de la période communiste. Mais c’est une recomposition très drôle, bien qu’elle
    se réfère également aux événements tragiques de 1989. C’est un récit qui
    combine le côté histoire avec la comédie. Toute la société roumaine a
    radicalement changé au cours des dernières décennies. Pour les plus jeunes, les
    histoires des années 1990 semblent parfois incroyables, mais elles font quand
    même partie de notre passé récent et sont une pièce de ce puzzle de l’histoire
    locale. L’histoire signifie non seulement ce qui s’est passé il y a des
    centaines d’années ou il y a 80 ans, mais aussi ce qui s’est passé il y a deux
    ou trois décennies. Et c’est une histoire que nous devons connaître et
    comprendre, précisément pour nous comprendre nous-mêmes aujourd’hui ».







    En plus des projets
    éditoriaux, l’Association pour l’Éducation et le Développement Urbain organise
    des visites guidées pour montrer aux visiteurs la zone historique de Ploieşti
    ou, plus précisément, ce qui a été préservé après les transformations urbanistiques
    – souvent pas bien réfléchies – de la période communiste. Au fil du temps, non
    seulement les habitants de Ploiești se joignent à ces visites, mais aussi des
    Bucarestois ou des résidents d’autres villes.




    Lucian Vasile : « Avec
    nos visites, nous nous concentrons en particulier
    sur l’histoire. Les histoires que nous racontons à
    travers des livres et des discussions viennent compléter celles que les
    visiteurs d’autres villes peuvent trouver dans les musées locaux. D’ailleurs, à
    Ploieşti il y a quelques musées exceptionnels, qui diffèrent par leur thème des
    musées du reste du pays. Je fais référence au Musée de l’Horloge ou à la Maison
    de Bourgeois Hagi Prodan. Et le passé récent déchainent encore les passions quand il est mentionné. Je
    crois que la société roumaine n’est pas parvenue à un consensus ou à une
    attitude commune, généralement acceptée, sur le passé récent. Les perspectives
    diverses sont naturelles, après tout. Pour certains, les transformations
    radicales d’après 1945 ont été désastreuses et tragiques, et les crimes et les
    destructions ne peuvent pas être niées. Pour d’autres, cependant, les mêmes
    événements ont été une chance de gravir l’échelle sociale. Par conséquent, les
    lieux et les bâtiments que certains considèrent comme particulièrement laids et
    qui ont surgi après la destruction du patrimoine historique, sont considérés
    par d’autres comme faisant partie intégrante d’une vie meilleure, plus
    confortable, si nous parlons des immeubles d’appartements. Chaque perspective a
    sa propre raison, qu’il faut comprendre et accepter ».
    (Trad. : Felicia Mitraşca)

  • Le roman “Cumsecade” de Petru Berteanu

    Le roman “Cumsecade” de Petru Berteanu

    Paru en 2016 aux Editions Tritonic, le roman de Petru Berteanu Cumsecade, lauréat du Festival du premier roman de Chambéry en 2017, a été traduit cette année en français, par Faustine Vega, pour les Editions Ex AEquo. Roman policier, mais pas que, roman sociologique, mais pas que, le livre dont on parle aujourd’hui porte non seulement sur la mort de plusieurs personnages, mais aussi sur celle de tout un quartier.




  • “Désobéissantes” paru chez Belleville Editions

    “Désobéissantes” paru chez Belleville Editions

    Elles sont rebelles, elles sont courageuses, elles sont
    fières d’être femmes, elles sont prêtes à se battre pour accomplir leurs rêves,
    elles sont donc Désobeissantes. C’est ce mot que Sidonie Mézaize-Milon et
    Oana Calen ont employé pour traduire en roumain Nesupusele, titre d’un projet littéraire en deux volumes mené par
    cinq écrivaines de littérature jeunesse, de Roumanie. La traduction en français
    de ce livre signé Adina Rossetti, Victoria Pătraşcu, Iulia Iordan, Laura
    Grunberg et Cristina Andone est désormais disponible, grâce aux Belleville Editions. Date de la parution: le
    19 novembre dernier. Une émission de Ioana Stancescu, avec la traductrice
    Sidonie Mézaize-Milon et l’éditrice, Dorothy Aubert.

  • Le smartphone et les humains (II)

    Le smartphone et les humains (II)

    Cette semaine nous continuons notre discussion avec l’anthropologue Nicolas Nova autour de son livre Smartphones : une enquête anthropologique. A travers un prisme métaphorique nous montrerons ce qu’il signifie pour nous, nos vies et nos rapports en société.



  • Foires traditionnelles vs foires virtuelles

    Foires traditionnelles vs foires virtuelles

    Certaines, comme la Foire du mărțișor de Bucarest, ont renforcé les mesures sanitaires pour pouvoir accueillir leurs visiteurs sur place, d’autres ont déménagé en ligne, comme par exemple la Foire du tourisme. Davantage sur l’édition de cette année avec Traian Bădulescu, consultant en tourisme : « La toute récente édition 2021 de la Foire du tourisme a marqué une première absolue. Ce fut pour la première fois que cette foire a été organisée en ligne, un véritable défi à relever par les tour-opérateurs. Les organisateurs ont fait de leur mieux pour que l’événement ait du succès, même si le nombre d’exposants fut moindre par rapport aux éditions précédentes. Un logiciel performant censé nous permettre de refaire virtuellement une véritable foire du tourisme avait été mis à disposition. Y ont participé toute sorte d’agences, de localités, de régions touristiques ou d’associations aussi bien de Roumanie que d’ailleurs. Même si tout le monde espère pouvoir se retrouver face à face le plus vite possible, la pandémie nous oblige à patienter et à continuer à privilégier le format virtuel. Presque toutes les foires touristiques organisées cette dernière année dans le monde ont eu lieu en ligne, y compris les plus grandes telles World Travel Market de Londres ou la Foire du tourisme d’affaires de Barcelone. Moi, je dis que même en cas d’un retour aux événements traditionnels, il faudrait maintenir quelques composantes virtuelles. Par exemple, comme c’est difficile de faire venir sur place toutes les agences de tourisme importantes, et beaucoup de tour-opérateurs, j’encouragerais la promotion de la Roumanie à travers des conférences et des événements en ligne. A part ça, je continuerais à mettre en place des réunions d’affaires en visioconférence, car cet aspect mérite de perdurer après la pandémie aussi. Bien sûr que j’espère que la Foire du tourisme revienne bientôt au Centre d’expositions Romexpo, mais je ne peux pas m’empêcher de constater que le format virtuel lui confère plus de visibilité à l’étranger. »

    Considérée comme la Foire du livre ayant l’existence la plus longue du pays, Gaudeamus, avec Radio Roumanie pour principal organisateur, se déroulera également dans l’espace virtuel, permettant aux passionnés de lecture de la visiter jusqu’à la fin du mois de mars, depuis chez eux.

    Parmi les quelques téméraires ayant opté pour un format traditionnel, on retrouve le Musée du paysan roumain de Bucarest, qui a ouvert récemment ses portes au public désireux de visiter la Foire du mărțișor. Détails avec Lila Passima, coordinatrice de la Section d’Education muséale de l’établissement. Selon elle, même dans l’actuel contexte pandémique, la tradition du mărțișor ne saurait être mise de côté. « Et ce principalement pour deux raisons. D’abord parce que les traditions urbaines sont devenues tout aussi importantes que les traditions paysannes. Voilà comment s’explique le fait qu’au début du printemps, le Musée du paysan roumain de Bucarest accueille depuis quinze ans déjà la Foire du mărțișor, un événement adapté à l’univers citadin. Comme vous le savez très bien déjà, les origines de cette coutume se perdent dans la nuit des temps. Elle tire ses sources du calendrier agraire paysan qui célébrait l’arrivée d’une nouvelle année. C’est un symbole du renouvellement, tout comme Baba Dochia ou le Dragobete, autant de rituels printaniers issus de l’univers rural. Et même si au début du XXe siècle, les ethnologues ne lui prédisaient pas longue vie, le mărțișor perdure de nos jours encore, adapté, il est vrai, à la culture urbaine. Notre foire se veut un acte culturel avec pour point de départ ce porte-bonheur né à la campagne dont les paysans se servaient jadis pour protéger même la santé de leurs animaux, en leur accrochant aux cornes le fil tressé rouge et blanc. A partir du moment où la tradition de ce fil auquel on attachait, dans un premier temps, une pièce de monnaie, a conquis la ville, le mărțișor s’est transformé en un souvenir. »

    Dans les minutes suivantes, Lila Passima nous invite à faire un tour de la Foire du mărțișor déroulée dans la cour du Musée du paysan roumain de Bucarest. « Ce printemps, nous avons été contraints d’affronter le contexte pandémique, en faisant recours à notre humour, à la créativité et à l’esprit d’innovation. C’est pourquoi nous avons demandé aux participants de faire preuve d’imagination pour nous proposer une offre tout aussi riche que les années antérieures. Le mărțișor, ce petit porte-bonheur tout sympa, se décline sous de nombreuses formes et expressions artistiques, depuis la petite pièce d’argent attachée au fil tressé rouge et blanc, en passant par des représentations des différents héros de la mythologie paysanne et jusqu’aux personnages actuels, tributaires de la culture urbaine et issus des BD, des dessins animés, bref, tous ces héros des technologies actuelles et que l’on retrouve sur Internet. La foire propose aussi des mărțișoare très élégants, réalisés en terre cuite ou en porcelaine et plaqués or. Nous nous félicitons de ce que malgré les conditions strictes de déroulement telle la diminution du nombre d’exposants et la distanciation sociale, nos participants n’ont pas abandonné cette tradition et ont participé à cette foire pour marquer l’arrivée du printemps d’une manière artistique pleine d’imagination et d’humour. »

    Avec chaque nouvelle édition, la Foire du mărțișor reconfirme une tradition qui attire des gens issus de nombreux domaines, comme l’affirme Lila Passima : « Entrée définitivement dans la conscience collective, la Foire du mărțișor attire à chaque fois plus de 10 mille visiteurs. C’est un projet qui perdure. Nous nous sommes vu proposer d’inscrire sur la liste des participants les comédiens de l’Association Grivita 53 dont la présidente, Chris Simion, a mis en place une collecte de fonds pour la construction d’un théâtre. Déroulée sous le slogan « Un mărțișor suffit pour ériger un théâtre », la campagne se veut une excellente initiative pour appuyer le secteur artistique indépendant qui traverse actuellement une période particulièrement néfaste. Cette idée est en égale mesure simple, belle et percutante ».

    Bien que plus triste que d’habitude en raison du contexte pandémique actuel, la Foire du mărțișor a réussi, par son organisation sur place, à offrir au public l’occasion de vivre comme avant.
    (Trad.: Ioana Stancescu)

  • 02.03.2021

    02.03.2021

    Covid en Roumanie – Quelque 950 mille Roumains ont été vaccinés jusqu’ici contre la Covid 19, dont la plupart avec les produits de Pfizer-BioNTech, mais aussi avec ceux de Moderna et d’AstraZeneca. Le secrétaire d’Etat au ministère de la Santé Andrei Baciu a affirmé que tous les vaccins approuvés à être utilisés en Roumanie sont efficaces contre toutes les variantes de coronavirus présentes en Roumanie. Selon lui, jusqu’au début de cet automne quelque 70% de la population du pays sera vaccinée, ce qui produira l’immunité collective et le relâchement des restrictions. Le coordonnateur de la campagne nationale d’immunisation, le médecin militaire Valeriu Gheorghita a annoncé que la population générale, elle aussi incluse dans la troisième étape, pourra prendre des rendez-vous sur la plate forme enligne à commencer par la mi-mars et que la vaccination commencerait en avril. Par ailleurs, les médecins avertissent que la Roumanie et au début d’une troisième vague de la pandémie et insistent sur le respect des trois mesures de protection : le port du masque, la désinfection des mains et la distanciation physique. Plus de 4000 mille nouveaux cas d’infection au SARS-CoV-2 ont été dépistés ces dernières 24 heures, et une centaine de décès ont également été rapportés. Jusqu’ici, plus de 800.000 personnes ont été infectées au coronavirus, dont plus de 90% ont guéri. Le nombre total des décès a dépassé les 20.400. Un millier de malades sont également hospitalisés en soins intensifs.

    Budgets – Le Parlement de Bucarest doit voter aujourd’hui des projets de loi du budget d’Etat et du budget de la sécurité sociale pour l’année 2021. Les commissions spécialisées en charge des budgets et des finances ont donné le feu vert aux deux projets, sans aucune modification par rapport aux propositions du gouvernement. Aucun des 3500 amendements déposés par l’Opposition n’a été adopté par les commissions parlementaires. D’ailleurs, l’Opposition accuse le gouvernement d’avoir élaboré un budget d’austérité. Et pourtant, le cabinet affirme qu’il s’agit d’un projet visant le développement et la réforme. Le ministre des Finances, Alexandru Nazare a déclaré que c’était un budget de la relance économique qui ne prévoyait pas de majorations d’impôts, ni de baisses de salaires dans le secteur public. Cette année, le déficit ne peut pas dépasser les 7,16% du PIB, et les dépenses avec le personnel sont limitées à 9,8%. Le budget repose sur une croissance économique de 4,31%.

    Protestations – La fédération syndicale « Solidaritatea sanitara » poursuit aujourd’hui les protestations devant le législatif de Bucarest pour déterminer les élus nationaux qui débattent du projet du budget d’Etat de cette année d’adopter les amendements qui répondent aux revendications du secteur. Les syndicalistes demandent l’allocation des fonds nécessaires pour assurer le payement des travailleurs du domaine et la sécurité du travail. Lundi, des dizaines de salariés ont protesté, demandant le respect du droit à la pension de réversion, la réduction du temps de travail en continu et l’inclusion de la Covid 19 sur la liste des maladies professionnelles pour les travailleurs de la santé.

    Justice – Ioana Basescu, la fille de l’ex-président Traian Basescu a été condamnée mardi par la Cour d’appel de Bucarest à une peine de 5 ans de prison ferme pour des faits d’instigation à la dilapidation et d’instigation au blanchiment d’argent dans un dossier visant le financement de la campagne électorale pour les élections présidentielles de 2009. Ioana Basescu s’est vue infligé une peine de prison de 3 ans pour instigation à dilapidation et deux peines pour instigation au blanchiment d’argent de 3 et respectivement de 5 ans de prison ferme, qui ont été ensuite combinées en une seule peine de 5 ans de prison ferme. La décision n’est pas définitive et peut pas être attaquée par appel. Dans le même dossier, l’ex-ministre Elena Udrea a reçu une peine de 8 ans de prison ferme pour des infractions d’instigation à la prise illégale d’intérêts et au blanchiment d’argent dans un dossier visant le financement de la campagne électorale de Traian Basescu qui a remporté son second mandat aux présidentielles de 2009. Elena Udrea a également été condamnée dans d’autres dossiers de corruption alors que d’autres sont en déroulement.

    Criminalité – Les autorités de Roumanie, de République de Moldova et de France, en coopération avec l’Europol ont démantelé un réseau international de criminalité organisée qui exploitait des migrants illégaux par le travail au noir. Suite à cette action, 38 suspects ont été arrêtés, a annoncé l’Agence européenne basé à la Haye. Le communiqué précise également que le réseau de criminalité organisée s’occupait du trafic de personnes, respectivement de la falsification de documents et de fraude aux aides sociales, deux actions par le biais desquelles ils ont obtenu un profit illégal de 14 millions d’euros. Les malfaiteurs ont agi en complicité avec des compagnies du bâtiment et le profit illégal était blanchi par le biais d’entreprises basées en France.

    Berlin – Le Festival international du film de Berlin, le premier festival européen de l’année a commencé lundi dans une variante enligne à cause de la pandémie de Covid 19. Cette 71e édition a été séparée en deux étapes, avec des projections pour le public remises au mois de juin. Le réalisateur roumain Radu Jude, qui avait déjà remporté en 2015 l’ours d’argent pour la production «Aferim ! » revient dans la compétition avec le film « Bad Luck Banging or Loony Porn ». Le scénario, composé par Jude, va explorer la relation entre l’individu et la société en montrant ce qui se passe quand une jeune enseignante en secondaire publie un clip de porno amateur sur un site web. Les conséquences de cette décision vont profondément affecter sa vie.

    Gaudeamus – Le salon du livre Gaudeamus se poursuit en Roumanie, édition marathon organisée exclusivement enligne à cause de la pandémie de coronavirus. Plus de 70 participants, dont des prestigieuses maisons d’édition du pays et des dizaines d’événements liés aux plus récentes parutions figurent à l’affiche du Salon. Celui-ci préserve son caractère généraliste, et la durée de cette édition, tout le long du mois de mars permet pour la première fois l’adoption de thématiques distinctes, telles le livre de non-fiction, la poésie et le livre d’enfants. Les événements du salon sont à retrouver sur le site gaudeamus.ro, sur la page Facebook Radio Romania Gaudeamus et sur les sites et les pages sur les réseaux sociaux des participants, signalés par des liens actifs dans le programme du salon.

    Météo – Temps instable en Roumanie, notamment sur le sud et le sud-est, où des précipitations sont signalées. Des chutes de neige sont également enregistrées sur le relief, où le vent est assez fort. Ciel variable sur le reste du territoire. Les températures vont de 5 à 15 degrés. 5 degrés en ce moment à Bucarest.

  • Gaudeamus Radio România, rideau final

    Gaudeamus Radio România, rideau final

    Déroulée pour la première fois
    entièrement en ligne, en raison de la pandémie, la Foire du livre Gaudeamus
    Radio România 2020 a fermé ses portes virtuelles dimanche soir. C’était une
    édition mise en œuvre grâce à des
    efforts héroïques, comme l’avait affirmé, dès l’inauguration de cette édition
    tellement atypique, son président d’honneur, l’écrivain d’origine roumaine
    Norman Manea, qui vit aux Etats-Unis depuis une trentaine d’années et qui a
    figuré à plusieurs reprises parmi les candidats au Nobel de littérature.

    Projet
    culturel vieux de plus d’un quart de siècle, Gaudeamus a rassemblé cette
    fois-ci une bonne centaine de maisons d’édition, dont les plus prestigieuses de
    Roumanie, mais aussi des distributeurs de livres roumains et étrangers, de
    musique et de jeux éducatifs. Les passionnés y ont pu choisir, durant toute une
    semaine, parmi plus de 200 manifestations culturelles et profiter, comme à
    chaque édition de la Foire, des offres spéciales proposées par les participants.
    Les organisateurs ont comptabilisé plus de 50.000 visiteurs uniques, affirme Connie
    Chifor, coordinatrice de l’équipe Gaudeamus Radio România. « Il nous est pourtant difficiles d’avoir des chiffres précis, car
    je suis sûr que notre partenaire principal, le site elefant.ro, a aussi
    enregistré de très nombreux visiteurs, car il a accueilli un grand nombre de
    stands des maisons d’édition. Donc, on saura très probablement un peu plus tard
    combien de visiteurs on en a eu. D’après les retours qui nous sont parvenus
    jusqu’à présent, nous sommes sûrs et certains que cette édition de la Foire a
    eu un grand succès. »
    , a-t-elle affirmé.

    Des centaines de lancements et de
    présentations de livres ont eu lieu tout au long de l’édition 2020 de la Foire
    du livre Gaudeamus Radio România, le volume le plus vendu étant « Pardonne-moi
    de t’avoir aimé », d’Ela E.H., paru aux Editions Creator. La coordinatrice
    de l’équipe chargée de l’organisation de la Foire, Connie Chifor, a été contente
    du déroulement de cette 27-e édition. « C’était
    un test, et cette édition a prouvé que Gaudeamus
    Radio România reste une force dans ce domaine précis, quelles que soient les
    circonstances. C’était un jeu entre nous et ceux qui nous suivent sur Facebook
    et nous avons été heureux d’accorder des prix. Je voudrais surtout remarquer la
    rapidité et la chaleur des réponses des éditeurs, qui ont accepté de cacher des
    indices du jeu sur leurs stands. »
    , a-t-elle dit.


    Il y a eu aussi un concours national
    de lecture qui a porté le nom de l’écrivain Mircea Nedelciu, un hommage à l’un
    des fondateurs de la Foire Gaudeamus. Créé par Radio Roumanie en 2002, ce
    concours se propose d’encourager les jeunes à lire. Le projet « Je veux
    une école idéale », dû également à l’équipe organisatrice Gaudeamus,
    continuera cette semaine aussi. Le public et les éditeurs feront leur choix
    parmi les messages envoyés par des élèves et des enseignants sous forme de
    petits reportages au sujet de l’enseignement en pleine crise sanitaire. Des
    prix seront à la clé pour les établissements scolaires participants au
    concours. (Trad. : Ileana Ţăroi)

  • 22.11.2020

    22.11.2020

    Pandémie -
    Depuis le début de la pandémie, le nombre total des cas de Covid-19 en Roumanie
    dépasse les 418 000. Dimanche, le nombre des nouveaux cas de contamination au
    virus SARS-CoV-2 a dépassé les 5800. Le plus grand nombre de cas de maladie est
    à retrouver à Bucarest et dans le département de Cluj (centre-ouest). 131 décès
    ont été recensés de samedi à dimanche, ce qui porte le bilan des victimes à
    plus de 10.000. De même, 1174 patients sont en soins intensifs. Sur l’ensemble
    des Roumains au diagnostic confirmé de Covid-19, environ 70% ont guéri.
    Plusieurs localités, dont certaines autour de la capitale, où le nombre de cas
    s’est accru, ont été confinées. Les derniers chiffres indiquent une
    stabilisation de l’évolution de l’épidémie, affirme le président Klaus
    Iohannis. Le chef de l’Etat aura lundi une réunion avec les ministres de la
    Défense, de la Santé et de l’Intérieur pour éclaircir tous les aspects relatifs
    à la campagne de vaccination anti-Covid, qu’il considère une question de
    sécurité nationale. Il a ajouté que les données à jour des cas de Covid-19
    indiquent qu’il y a des raisons pour « un optimisme modéré » et a
    fait appel à respecter strictement les règles mises en place par les autorités.
    Les efforts pour accroître la capacité des unités de soins intensifs seront
    intensifiés, assure encre le président.

    Gaudeamus – Ce dimanche c’est le dernier jour de la Foire du livre Gaudeamus, organisée par Radio Roumanie, en ligne. Jusqu’ici plus de 40.000 visiteurs uniques ont été enregistrés sur le site de l’événement qui a proposé environ 200 lancements de livres. Le titre du livre le plus convoité de la foire sera désigné en fin de journée suite au vote du public. La Foire Gaudeamus préserve cette année la continuité d’un projet culturel ayant une tradition d’un quart de siècle, avec une version intégralement en ligne. Les événements réunissent une centaine de compagnies du domaine, dont les maisons d’édition les plus prestigieuses de Roumanie ainsi que des distributeurs de livres, de musique et de jeux éducatifs roumains et étrangers.

    Film – La 5e édition du Festival international de film de Buzău – BUZZ -, consacré au film européen, se poursuit aujourd’hui, exclusivement en ligne, en raison des mesures de sécurité mises en place par les autorités dans le contexte de la pandémie. Jusqu’au 26 novembre, les cinéphiles sont invités à visionner gratuitement des films roumains et européens pour tous les goûts. Selon les organisateurs, il existe quatre catégories dans la compétition : long-métrage de fiction, film documentaire, court-métrage et film d’étudiants. La plupart des films diffusés sont présentés en première en Roumanie. Parmi les surprises cinématographiques de l’année, on compte Acasă, My Home, le documentaire du réalisateur Radu Ciorniciuc, primé à des festivals prestigieux. Dans la section hors compétition BUZZ Women, consacrée aux films réalisés par des femmes, les spectateurs pourront voir les films Creativ, un documentaire de Ioana Grigore, et le drame L’Enfant problème de la réalisatrice Nora Fingscheidt, gagnante de l’Ours d’argent – Prix « Alfred Bauer » à Berlin en 2019.

    G20 – Le sommet des G20 – le groupe des plus grandes économies mondiales – se poursuit ce dimanche, organisé en première par l’Arabie Saoudite. Les réunions se tiennent en visioconférence et ont pour principal thème la pandémie de coronavirus. Samedi, les leaders participants ont exhorté les chefs des autres nations riches de s’assurer que le vaccin anti-covid serait accessible et disponible partout dans le monde. De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a affirmé qu’il y aurait une véritable lutte pour éviter le scénario où seuls les riches du monde ont accès à ce vaccin. A son tour, la chancelière allemande, Angela Merkel, a demandé à ses homologues de s’assurer que le vaccin serait distribué aussi aux nations pauvres. Par ailleurs, le président du Conseil Européen, Charles Michel, a lancé l’idée de la création d’un traité international pour les pandémies, qui serait très utile, même si l’OMS reste au centre de la lutte contre toute crise sanitaire future.

    Météo – Temps morose et froid dans le sud et l’est de la Roumanie, où il pleut presque partout. La giboulée et la neige sont signalées à la montagne. Les maxima de la journée iront de 2 à 12 degré. Du soleil et 6 degrés à midi à Bucarest.

  • 21.11.2020

    21.11.2020

    Pandémie – Depuis le début de la pandémie, le nombre total des cas de Covid-19 en Roumanie dépasse les 412 000. Samedi, le nombre des nouveaux cas de contamination au virus SARS-CoV-2 a été de près de 9 700. Le plus grand nombre de cas de maladie est à retrouver à Bucarest et dans le département de Cluj (centre-ouest). 160 décès sont déplorés, ce qui porte le bilan des victimes à plus de 9 900. 1 132 patients sont en soins intensifs. Sur lensemble des Roumains au diagnostic confirmé de Covid-19, environ 70% ont guéri. Plusieurs localités, dont certaines autour de la capitale, où le nombre de cas s’est accru, ont été confinées. Les derniers chiffres indiquent une stabilisation de l’évolution de l’épidémie, affirme le président Klaus Iohannis. Le chef de l’Etat a annoncé qu’il aurait lundi une réunion avec les ministres de la Défense, de la Santé et de l’Intérieur pour éclaircir tous les aspects relatifs à la campagne de vaccination anti-Covid, qu’il considère une question de sécurité nationale. Il a ajouté que les données à jour des cas de Covid-19 indiquent qu’il y a des raisons pour « un optimisme modéré » et a fait appel à respecter strictement les règles mises en place par les autorités.



    Nucléaire — Le ministre roumain de l’Economie, Virgil Popescu, a écrit sur Facebook que la Commission européenne avait approuvé l’accord paraphé entre la Roumanie et les Etats-Unis relatif à la coopération dans le domaine nucléaire. Il a précisé que des financements de 7 milliards de dollars avaient été obtenus aux Etats-Unis pour renouveler la technologie de l’Unité 1, pour construire les réacteurs 3 et 4 et pour élaborer les projets du domaine énergétique. Virgil Popescu estime que l’accord apportera la sécurité énergétique en Roumanie ainsi que des investissements et des emplois dans beaucoup de secteurs qui travailleront pour réaliser les objectifs du partenariat. Le projet impliquera un consortium composé de compagnies américaines, roumaines, canadiennes et françaises.



    Gaudeamus — La Foire du livre Gaudeamus, organisée par Radio Roumanie, se poursuit en ligne. Cette sixième journée ajoute à l’événement de nouvelles propositions, des lancements en première sur le site, qui s’ajouteront aux 160 qui ont déjà eu lieu. Des événements sont également consacrés aux plus petits lecteurs, mais aussi aux adolescents et à leurs professeurs. La Foire Gaudeamus préserve cette année la continuité d’un projet culturel ayant une tradition d’un quart de siècle, avec une version intégralement en ligne. Les événements en ligne se poursuivent jusqu’à dimanche et réunissent une centaine de compagnies du domaine, dont les maisons d’édition les plus prestigieuses de Roumanie ainsi que des distributeurs de livres, de musique et de jeux éducatifs roumains et étrangers.



    Film — La 5e édition du Festival international de film de Buzău — BUZZ -, consacré au film européen, a lieu à partir d’aujourd’hui, exclusivement en ligne, en raison des mesures de sécurité mises en place par les autorités dans le contexte de la pandémie. Jusqu’au 26 novembre, les cinéphiles sont invités à visionner gratuitement des films roumains et européens pour tous les goûts. Selon les organisateurs, il existe quatre catégories dans la compétition : long-métrage de fiction, film documentaire, court-métrage et film d’étudiants. La plupart des films diffusés sont présentés en première en Roumanie. Parmi les surprises cinématographiques de l’année, on compte Acasă, My Home, le documentaire du réalisateur Radu Ciorniciuc, primé à des festivals prestigieux. Dans la section hors compétition BUZZ Women, consacrée aux films réalisés par des femmes, les spectateurs pourront voir les films Creativ, un documentaire de Ioana Grigore, et le drame L’Enfant problème de la réalisatrice Nora Fingscheidt, gagnante de l’Ours d’argent – Prix « Alfred Bauer » à Berlin en 2019.



    Météo — Le refroidissement se poursuit en Roumanie et le temps devient froid pour la dernière dizaine de jours de novembre. Le ciel est variable, avec des nuages sur le centre, le sud et l’est du pays. Des précipitations sont signalées, notamment des chutes de neige dans le centre, et des giboulées sur le sud-ouest. Dans le sud-est il pleut. Sur le relief, il neige par endroits. Le vent est faible à modéré, plus intense dans l’est, le sud-est et dans l’extrémité ouest notamment, avec des vitesses allant de 40 à 50 km/h. En haute montagne, les rafales dépassent les 60 — 70 km/h. Les maximales vont de 1 à 7°, avec 6° à Bucarest.