Oui, tout à fait, les Roumains adorent les séries télévisées. Toutefois, payer pour les regarder est quelque chose de nouveau pour eux. Jusqu’ici les Roumains avaient l’habitude de télécharger leurs séries préférées sur Internet, sur les sites de Torrents notamment. C’est pourquoi Netflix est arrivé assez tard en Roumanie : en janvier 2016 à peine. Au début, toutes les séries n’étaient pas accessibles aux Roumains, mais la plateforme a beaucoup évolué ces deux dernières années : l’offre est de plus en plus variée et les films sont sous-titrés en roumain (ou doublés dans le cas des dessins animés) depuis mai 2017. D’ailleurs, la compagnie a constaté que les Roumains passaient plus de temps sur Netflix que tous les autres utilisateurs en Europe de l’Est. C’est dire que la plateforme leur plaît beaucoup. Leurs shows préférés : « Narcos », l’histoire de la vie du fameux trafiquant de drogue Pablo Escobar, « House of Cards » ayant pour protagonistes Kevin Spacey et Robin Wright, «13 Reasons Why» ou encore « Orange Is the New Black ». Pour l’instant, les représentants de la compagnie n’ont pas précisé combien de Roumains sont abonnés à Netflix. Pour des sites similaires existant en Roumanie, les statistiques font état de quelques dizaines de milliers d’utilisateurs seulement. Enfin la télé, le smart tv en fait, est le moyen principal de regarder les séries de Netflix, selon les statistiques disponibles dans la presse roumaine en ligne. Voilà en bref sur cette plate-forme qui vient satisfaire une des plus grandes passions des Roumains : les films.
Tag: Roumains
-
A la Une de la presse roumaine 11.05.2018
En ce début de weekend, les
éditions électroniques des principaux quotidiens bucarestois s’arrêtent entre
autres sur l’interview du leader des sociaux-démocrates roumains, Liviu Dragnea, à l’agence
Associated Press, sur la réponse du Groupe des Etats du Conseil de l’Europe
contre la corruption (GRECO) au ministre roumain de la justice, sur la
situation des Roumains qui travaillent au Royaume-Uni, ou encore sur l’enseignement
supérieur et sur la… création poétique.
-
23.03.2018
Sommet – Réunis à Bruxelles, les leaders européens ont décidé de prolonger vendredi matin leurs discussions sur le commerce, en attendant toujours un message clair et formel de la part de Washington quant à une possible exemption de taxes sur les importations d’acier et d’aluminium. Washington a fait savoir que l’UE et six autres alliés seront exemptés pour le moment de ces taxes douanières mises en place à partir de ce vendredi. Avec un volume d’exportations vers les Etats-Unis chiffré à 175 millions d’euros en 2017, la Roumanie figure parmi les pays directement visés par cette mesure. L’UE espère obtenir une exonération permanente des tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium, sinon elle menace d’imposer à son tour des taxes sur plusieurs produits américains. Présent à la réunion de Bruxelles, le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis, a l’intention de plaider à cette occasion pour l’importance du commerce libre, tout en insistant sur le fait que les mesures protectionnistes ne contribuaient au développement de l’économie mondiale. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union doivent examiner aussi le dossier du Brexit et les lignes directrices du futur cadre de leurs rapports avec le Royaume Uni.
Explosion – Cinq des six personnes tuées dans l’explosion survenue jeudi matin dans une usine chimique dans le nord de la République tchèque sont des Roumains, a fait savoir vendredi le Ministère roumain des Affaires Etrangères. Les autorités locales véhiculent l’hypothèse d’une violation des normes de sécurité au travail. Une équipe consulaire de l’ambassade roumaine à Prague a rendu visite aux personnes hospitalisées suite à la déflagration pour s’assurer qu’il n’y avait plus de Roumains parmi les blessés. Le Ministère roumain des Affaires Etrangères a transmis un message de condoléances aux familles des victimes. Pour sa part, l’Ambassade roumaine en République tchèque s’est déclaré prête à accorder l’assistance consulaire nécessaire au rapatriement des 5 dépouilles mortelles.
Investissement – L’Etat roumain et le constructeur naval néerlandais, Damen, ont décidé de racheter le chantier naval de Mangalia à son actuel propriétaire, le groupe coréen, Daewoo. Selon les autorités roumaines, une société mixte sera mise en place à cette occasion dont le paquet majoritaire d’actions reviendra au Ministère roumain de l’Economie. C’est pour la première fois depuis la révolution de 1989 que l’Etat roumain reprend le contrôle d’un objectif stratégique privatisé. Considéré comme le constructeur naval le plus important des Pays Bas, le groupe Damen a la force de décrocher de nouveaux contrats pour faire revivre le chantier de Mangalia, dans l’impasse depuis 2016, lorsque Daewoo a vendu ses actions lors d’un processus de restructuration des opérations internationales.
Heure d’été – Les pays de l’UE et une centaine d’Etats du monde entier s’apprêtent à passer à l’heure d’été. Le prochain changement d’heure hiver-été aura lieu dans la nuit du samedi 24 mars au dimanche 25 mars 2018. Les Roumains devront donc passer à l’heure d’été en avançant d’une heure: à 3 heures du matin, il sera alors officiellement 4 heures. Le but de ce passage est de pouvoir profiter de la lumière du jour pour dérouler un maximum d’activités avant que la nuit tombe. En Roumanie, le passage à l’heure d’été a été introduit à l’issue de la deuxième guerre mondiale. On y a renoncé en 1943 avant de renouer avec cette tradition à partir de 1979.
Tennis – Les joueuses roumaines de tennis, Simona Halep, nr 1 mondial et Monica Niculescu, 70ème mondial, se sont qualifiées au troisième tour du tournoi de Miami. Halep a battu la Française, Océane Dodin et s’apprête à rencontrer sur le terrain la Polonaise Agnieszka Radwanska. Pour sa part, Monica Niculescu a eu raison de la Slovaque, Magdalena Rybarikova et affrontera l’américaine Sloane Stephens. En revanche, le parcours de Sorana Carstea s’est arrêté au deuxième tour du tournoi de Miami après une défaite face à la Taiwanaise, Su-Wei Hsieh. Au tableau principal de la compétition masculine, le roumain Marius Copil s’est qualifié au deuxième round après une victoire contre Mihail Kukushkin du Kazakhstan. Marius Copil, 84ème mondial, s’apprête à rencontrer le russe Karen Hacianov.
Foot – La sélection roumaine de football prépare sa qualification à l’EURO 2020 par deux matchs amicaux: l’un samedi, contre la sélection israélienne et le second mardi, contre la Suède. Le sélectionneur Cosmin Contra a convoqué 27 joueurs pour ces deux parties, dont 16 évoluent à l’étranger et 11 dans le championnat interne. La Suède occupe actuellement la 18e place du classement FIFA, la Roumanie est 41e, alors qu’Israël est n° 94. Rappelons aussi que la Roumanie a raté la qualification au Championnat du monde 2018, accueilli par la Russie.
Météo – Les tempêtes et les chutes abondantes de neige mettent en difficulté les transports dans le sud de la Roumanie, région concernée par des alertes orange et jaune au mauvais temps. Plusieurs tronçons d’autoroutes sont fermés, des dizaines de trains étaient annulés ce matin, alors que les cours des écoles étaient suspendus dans plusieurs départements du sud du pays, y compris dans la capitale, Bucarest. Les températures maximales de la journée iront de -4 à 6 degrés. Bucarest est sous la neige et nous avions -1 degré à midi.
-
L’exode des Roumains
C’est confirmé : 3,4 millions de Roumains ont quitté le pays de 2007 à 2017. Cela représente environ 17% de la population du pays, ce qui classe la Roumanie en deuxième position au monde pour le nombre d’émigrés, juste après la Syrie, selon l’ONU. Cette affirmation appartient à Luciana Lăzărescu, du Centre de recherche et de documentation dans le domaine de l’intégration des immigrants et fait partie des conclusions d’un projet international de recherche.
Selon le recensement de 2011, la Roumanie avait 19 millions d’habitants. Pensez-vous à proposer que le manque soit comblé par l’immigration ? Ce n’est pas le cas. A la fin de l’année dernière, 117.000 étrangers seulement étaient établis dans ce pays, dont 3900 personnes bénéficiant d’une protection internationale, soit 5%. Le poids des personnes est donc beaucoup plus bas ici qu’en Allemagne, par exemple. Oui, il est vrai que le nombre des demandes d’asile a augmenté, mais de 1500 les années antérieures à 4800 en 2017. le nombre d’étrangers hors UE qui choisissent de s’établir en Roumanie n’est que de 0,3%. Les étrangers viennent ici notamment pour des raisons de réintégration familiale (43%), et 23% pour y faire des études. Ils sont peu nombreux à choisir la Roumanie parce qu’ils se heurtent à un certain nombre de difficultés, dont la langue, un salaire limité pour les travailleurs migrants et autres. En plus, selon Luciana Lăzărescu, « la Roumanie ne dispose pas d’une évaluation sérieuse du déficit de personnel existant sur le marché de l’emploi par secteurs et par occupations et elle est loin d’avoir une approche systématique de l’immigration comme main d’œuvre et aussi contre le vieillissement de la population ».
En fait, c’est la moitié de la population active roumaine qui a quitté la Roumanie depuis 1989, pour élire domicile notamment en Europe Occidentale. L’émigrant roumain est généralement jeune, et n’est pas nécessairement dépourvu de qualification ; il part pour faire des études ou pour travailler. En ce moment, 9 Roumains quittent le pays toutes les heures, soit environ le nombre d’habitants d’une ville moyenne – 79.000 – par an. Il s’agit maintenant surtout de personnes qualifiées, avec des études supérieures – c’est une fuite des cerveaux. Beaucoup sont étudiants et même des élèves partent. La principale raison est d’ordre économique, mais il s’agit aussi du développement personnel. Et il ne faut pas négliger l’aspect politique qui a eu et continue de jouer un rôle important dans la décision des Roumains de partir. Bien entendu, les conséquences sont graves.
Dans un premier temps, la Roumanie reste dépourvue de main d’œuvre. Une autre conséquence sur le moyen et le long terme, c’est qu’elle se dépeuple. Au lieu de contribuer au PIB de la Roumanie, les émigrés contribuent au PIB de leurs pays de destination. Selon les statistiques, elle ne comptera plus que 15 millions d’habitants en 2050 – un désastre. Un rapport du FMI indique que depuis 1990, l’émigration a réduit la croissance économique annuelle moyenne de jusqu’à 0,9 points de pourcentage dans plusieurs pays, dont la Roumanie. Et la situation ne peut pas s’améliorer sans un renforcement des institutions publiques, sans des politiques économiques de développement du milieu des affaires, sans attirer des travailleurs qualifiés étrangers. L’Etat doit stimuler la production, pas la consommation, indique le FMI ; quant à l’UE, elle doit repenser la stratégie de cohésion en considérant les effets négatifs de la migration.
-
Nouari Naghmouchi (Algérie) – le tourisme en Roumanie en 2017
L’année dernière a déterminé un tournant pour le tourisme roumain. En fait, jusqu’à la fin de l’année, plus de 12 millions de touristes ont choisi la Roumanie, un record qui n’avait plus été atteint depuis 1990. Beaucoup d’étrangers se sont sentis attirés par la Roumanie, tandis que les Roumains ont donné la préférence aux stations autochtones, délaissant les stations étrangères.
Les promotions avantageuses, les petits prix, une offre variée mais aussi l’absence d’attentats terroristes peuvent constituer de bonnes raisons pour visiter la Roumanie. Ainsi, selon l’Institut national de la statistique, les 11 premiers mois de 2017, le nombre de touristes qui ont logé dans les structures hôtelières de Roumanie a atteint les 11,2 millions, soit une hausse de 10% par rapport à la période similaire de 2016. Un quart des touristes étaient étrangers, 75% étaient Européens et 86% d’entre eux provenaient d’Etats de l’UE. Il est vrai que la capacité d’hébergement s’est accrue en Roumanie, de 5% entre le 1er janvier et le 30 septembre, par rapport à la période similaire de 2016, et la qualité des services aussi. Ces dernières années, le nombre des hôtels de quatre ou cinq étoiles a connu un bond de 50%. Pourtant, le taux d’occupation des hôtels roumains est de 35% tout au plus.
La plupart des vacanciers ont préféré les hôtels, avec 60%, suivis par les pensions d’agritourisme, avec 12%, les pensions avec 11%, alors que 4% ont logé dans des auberges de jeunesse, par exemple. Ce qui est important, c’est que la Roumanie revient sur la carte touristique du monde, car elle n’y figurait plus pendant un moment. La plupart des touristes étrangers provenaient d’Allemagne, d’Israël, d’Italie, de France et de Hongrie. Mais les Polonais et les Anglais ont également commencé à regarder vers la Roumanie, selon les données de l’INS. Effectivement, la Roumanie est un pays varié : il y a la mer, la montagne, les prix sont abordables, et puis il y a les promotions. En plus, les sites de voyages parlent maintenant de ce pays. La plupart des touristes étrangers et aussi les Roumains qui ont passé leurs vacances en Roumanie ont préféré la voiture. Les neuf premiers mois de l’année, le nombre de touristes roumains en Roumanie a connu un bond de 1 million.
Les statistiques ne sont pas au même niveau ; ainsi, au 2e trimestre de 2017, la majorité des étrangers en Roumanie sont venus pour le tourisme d’affaires, pour participer à des congrès, conférences, cours, foires et expositions, et leurs dépenses ont été de près de 60% de l’ensemble. Les voyages à titre privé ont été la deuxième raison de leur présence dans ce pays, avec 40%. Les voyages à des fins privées comprennent les vacances, le shopping, les évènements culturels et sportifs, des visites de parents ou d’amis, le tourisme religieux et le transit. Le tourisme de city break est de plus en plus pratiqué. Le tourisme balnéaire est une destination de plus en plus appréciée. Les touristes étrangers ont dépensé en moyenne 500 euros par personne en Roumanie, et le séjour moyen a été de deux jours.
Même le tourisme médical a connu une hausse en 2017. Parmi nos atouts, on peut mentionner les prix attractifs et l’absence de listes d’attente. Ce type de tourisme a diversifié l’offre des établissements de santé, aussi. Les Allemands, les Français, les Anglais mais aussi les Italiens et les Israéliens ont fait appel le plus souvent aux services des médecins roumains — une tendance qui se maintiendra, semble-t-il, en 2018 aussi. Sur l’ensemble des dépenses, le poids le plus important revient à l’hébergement, qui représente la moitié des dépenses. Les touristes ont dépensé environ 20% dans des restaurants et des bars et 13% pour le shopping. Le secrétaire général de l’Association nationale des agences de tourisme prévoit pour cette année une hausse du nombre de touristes.
-
Jean-François Meile (France) – Est-ce que les Roumains aiment les mots croisés?
C’était le 21 décembre 1913 que le journal américain New York World publiait le premier jeu de mots croisés imaginé par Arthur Wynne, un violoniste américain d’origine britannique qui ne soupçonnait même pas l’impact que son jeu allait avoir sur le monde. D’ailleurs, il l’avait proposé d’abord à des publications anglaises, mais sans succès. Une fois parus aux Etats-Unis, ses mots croisés rencontrent un succès immense et gagnent tout de suite le Vieux Continent : l’Angleterre d’abord, et puis la France.
A compter de 1925, ils sont publiés en Roumanie aussi dans des revues appelées « Oglinda lumii » – « Le mirroir du monde » et « Gazeta de duminica » – « La gazette du dimanche ». En mai 1926, « La gazette du dimanche » invite ses lecteurs à un concours de mots-croisés, le tout premier de Roumanie. Cela encourage de plus en plus de Roumains à créer des jeux de ce type. « Le véritable boom se produit en 1929, lorsque le journal « Universul » (L’univers), connu pour sa rigueur et son sérieux, surprend tout le monde en organisant lui aussi un concours de mots – croisés », écrit Adevarul. En contrepartie, le journal « Dimineata » (Le matin) organise à son tour une compétition similaire censé voler la vedette à son rival. Chose promise, chose due : le jeu du journal Dimineata attire 5000 participants car il est imaginé par un des meilleurs créateurs d’énigmes de mots du pays, alors que celui du journal Universul ne réunit que 78 participants. Concours après concours, le journal Dimineata transforme la création de mots-croisés en un véritable phénomène. L’intérêt des Roumains était croissant et les questions posées – si nombreuses, que la rédaction a fini par ouvrir un guichet de consultations pour pouvoir répondre à tous. La fièvre des mots-croisés s’empare des grandes villes du pays. Puis, dans les années 1930, le phénomène franchit les frontières roumaines : des joueurs italiens expriment leur désir d’apprendre le roumain pour pouvoir jouer.
En 1931 voit le jour une première brochure dédiée exclusivement aux mots croisés, intitulée « Rebus ». Le mot est d’ailleurs utilisé de manière erronée en roumain, car il désigne un seul type d’énigmes de mots, alors qu’il est employé avec un sens générique. La revue conclut aussi un partenariat avec le ministère de de l’Education, afin d’organiser des concours interscolaires et d’éduquer le jeune public à la culture générale et l’aider à développer son vocabulaire. De nombreuses personnalités de la littérature roumaine deviennent adeptes de ces jeux. Parmi elles, le grand poète Tudor Arghezi. Tout cet essor s’arrête, malheureusement, en 1939 à cause de la guerre. En janvier 1939, la revue Rebus cesse de paraître et toutes les activités connexes sont supprimées pour une longue période de temps.
Après la seconde guerre mondiale, le communisme s’installe en Roumanie et les mots croisés reviennent dans l’attention publique. La propagande communiste ne les perd pas de vue non plus, note le journal Adevarul et cite même quelques exemples d’énigmes des années ’50 : « Il remplace le beurre dans les pays impérialistes » ou encore « Méthode communiste de construire le socialisme ». La revue Rebus renaît en 1957. Malgré les compromis que se créateurs doivent accepter pour continuer leur passion et leur travail – le Parti Communiste demandait des jeux à thème spécifique dans chaque édition et la censure cherchait tout le temps des messages cachés contre le régime – donc malgré tout cela, une communauté immense de joueurs se réunit autour de la revue. Elle devient une des publications les plus recherchées de l’époque communiste. « Le tirage maximum permis était de 100.000 exemplaires, alors que la demande dépassait les 800.000 ! » racontait pour Adevarul Alexandru Pasarin, qui travaille pour Rebus depuis 1959.
Les concours s’enchaînent, les jeux de mots sont promus fortement dans les écoles et les lycées, on crée des cercles d’amateurs de mots croisés presque partout. Il y a une concurrence acerbe pour avoir son jeu publié dans la revue. Si bien que les créateurs sont forcés à innover. Ainsi apparaissent les « définitions métaphoriques », une spécificité des mots – croisés roumains. Et pour cause : à la différence d’autres langues où ces jeux se limitent aux synonymes, les Roumains commencent à jouer avec les sens propres et les sens figurés d’un mot ou d’une expression. « A l’époque communiste, tout le monde aimait résoudre des mots-croisés, à compter par les simples ouvriers et jusqu’aux hauts dignitaires », affirme Alexandru Pasarin, interviewé par Adevarul.
Après la chute du communisme, avec l’arrivée du capitalisme et l’apparition des groupes de presse, le marché est inondé par des revues de mots-croisés en tout genre. Les jeux sont accessibles à tous, mais la qualité n’est plus la même, car, pour vendre davantage, les énigmes sont de plus en plus faciles. « Le côté éducatif est complètement ignoré », déplore Alexandru Pasarin, bien que sa revue, Rebus, reste au top des ventes même de nos jours. Voilà chers amis. J’ai commencé à parler de ce sujet sans savoir trop de choses là-dessus, mais j’ai eu la chance de tomber sur un article fascinant du journal Adevarul que j’ai tenu absolument à partager avec vous. C’est pourquoi je remercie notre ami Jean François Meile pour sa question.
-
Gilles Gautier (France) – dans quels pays vont les Roumains pendant les mois d’été?
La Bulgarie, parce que c’est tout près, la côte bulgare est plus au sud que la nôtre, parce que l’infrastructure hôtelière a été construite par les Allemands, et qu’elle est plus récente que la nôtre, parce que les services sont meilleurs et les prix – plus amicaux. On peut y aller facilement en voiture, et pas besoin de visa comme on est dans l’UE.
La Turquie séduit parce que plus exotique ; les offres sont très diversifiées et les Roumains apprécient la formule tout compris où la Turquie excelle. La mer est très belle dans ce pays, et le climat – agréable. Quant aux prix, ils sont abordables et pour toutes les bourses. En plus, ce n’est pas trop loin pour aller même et surtout avec des enfants en bas âge, et le rapport qualité-prix est très bon. Il existe une multitude de vols charter vers la Turquie en été. En plus, pour qui veut aussi visiter, c’est une autre culture, donc un dépaysement intéressant.
Et la Grèce parce que la mer est très belle, ce n’est pas loin pour y aller en voiture, en autocar ou en avion. Les Grecs sont accueillants, la nourriture est bonne et différente de la nôtre, c’est donc une découverte. Cela permet un dépaysement, des visites touristiques et culturelles enrichissantes, avec une bonne infrastructure touristique à prix modérés et avec un très grand choix. La Grèce a de multiples facettes, avec sa partie continentale, la région de Halkidiki, mais aussi ses îles – chacune avec un profil différent.
Dernièrement, avec les événements, la Turquie a un peu perdu de ses clients en faveur de la Grèce, mais reste quand même une destination très demandée. Pour ce qui est de la montagne, nous en avons aussi, de très belles, d’ailleurs, mais la grande vedette des vacances d’été, pour les Roumains, c’est la mer.
Les Roumains choisissent généralement leurs vacances d’après le budget, ils recherchent le meilleur prix. Ils réservent généralement avec 2-3 mois à l’avance, parce que c’est moins cher. En Turquie ou en Grèce, un séjour de 7 jours commence à 250 euros – tarif comprenant le billet d’avion et l’hébergement en 3 étoiles. En autocar, cela commence à 190 euros. Le budget moyen des vacances pour les Roumains va de 500 à 1000 euros.
-
Projets adressés à la diaspora roumaine
Après l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, le nombre de Roumains cherchant un avenir meilleur dans les pays situés à l’Ouest de l’Europe est devenu de plus en plus important, augmentant d’année en année. L’Italie, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni constituèrent les pays de choix de cette nouvelle émigration roumaine pendant cette dernière décennie. Les conditions de travail, et notamment les conditions salariales ont constitué sans nul doute la principale raison du choix de la plupart des Roumains d’émigrer.
Aussi, partant du principe que beaucoup de ces nouveaux émigrés étaient censés rentrer au pays, pour autant que la situation du marché roumain du travail s’améliore, des stratégies et des projets bénéficiant de financements européens, et visant notamment à offrir une aide financière pour démarrer une affaire, furent mis en route ces derniers temps.
« Il existe, en effet, une fenêtre d’opportunités dans cette direction pour les années à venir » déclarait, au mois d’octobre de l’année passée, Marius Bostan, à la fois entrepreneur social et expert des projets de développement local, du financement et du management des PME, ministre à l’époque dans le gouvernement dirigé par Monsieur Dacian Ciolos, ancien premier ministre du gouvernement roumain et ancien commissaire européen à l’Agriculture. «La possibilité de développer des affaires profitables existe en Roumanie aussi, des affaires qui soient démarrées par des gens qui souhaitent travailler sérieusement, qui ont des initiatives, qui sont porteurs de projets innovants, qui reviennent avec une expertise, des connaissances et un désir de réussir. »
Un premier pas pour attirer le plus grand nombre de Roumains émigrés dans les autres pays de l’UE a déjà été entamé à l’occasion de la mise en route du projet Repatriot. Le projet, lancé à l’initiative de Romanian Business Leaders, qui a organisé pour la première fois à Bucarest le Bucharest Business Summit – Ensemble pour la Roumanie, préconisait de re-connecter les Roumains émigrés, désireux d’investir en Roumanie, aux réalités économiques actuelles du pays. Conçu comme une plate-forme offrant conseils, informations ciblées et accès rapide aux opportunités, le projet était censé encourager les investissements potentiels des Roumains émigrés dans l’économie de leur pays d’origine. Quoi qu’il en soit, le Sommet montra l’attractivité et l’intérêt représentés par les domaines des TIC, de l’agriculture et du tourisme roumains. Mais les participants ont également eu l’occasion de faire connaître aux autorités et de mettre en exergue les obstacles auxquels ils sont confrontés : la bureaucratie excessive, l’absence de prédictibilité des politiques publiques, les politiques fiscales.
Plus récemment encore, le projet « Diaspora Invest », développé par le Patronat des Jeunes entrepreneurs de la région Sud-Est, le Centre de Développement SMART et la Ligue des étudiants roumains à l’étranger, est censé se dérouler jusqu’en 2020. Le projet vise à promouvoir l’esprit d’entreprise des Roumains travaillant à l’étranger et à les encourager à venir investir dans l’une des 7 régions les moins développées de Roumanie. Par ce projet, l’Union européenne propose des financements pouvant aller jusqu’à 40.000 € pour des entreprises non agricoles démarrées en milieu urbain, et qui sont censées embaucher au moins deux salariés.
Quant aux bénéficiaires potentiels, Radu Oprea, le président du Patronat des Jeunes entrepreneurs de la région Sud-Est, précise: « Il faut qu’ils puissent prouver avoir vécu pendant les 12 derniers mois à l’étranger, et qu’ils aient un domicile en Roumanie. Nous attendons des candidats de tous les pays, forts de leurs expériences de vie et leurs expériences professionnelles, de l’initiative et de l’innovation. Il peut y avoir des candidats originaires des Etats-Unis, de l’Union européenne, mais aussi de la République de Moldova, pourquoi pas, ou encore de pays encore plus éloignés, ceux qui vivent en Asie par exemple. »
Au-delà de son objectif manifeste, celui d’attirer des compétences professionnelles, des idées et des initiatives inspirées de l’expérience vécue par les Roumains émigrés dans leurs pays d’accueil, le projet vise de manière plus générale à convaincre les Roumains émigrés à rentrer dans leur pays d’origine.
Iulian Cazacu, le président du Centre de développement SMART, affirme : « Une de nos statistiques indique que plus de 3,2 millions de Roumains ont émigré ces derniers temps. Certes, il s’agit d’un mouvement plus ample qui a commencé à compter de 2007, depuis le moment de l’adhésion de la Roumanie à l’UE. Selon nos recherches, il s’avère néanmoins qu’environ 20% d’entre eux désirent rentrer, ouvrir une affaire, acheter un terrain, construire une propriété en Roumanie. Si la plupart sont partis dans des pays tels l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, nous ciblons par ce projet les Roumains établis dans n’importe quel pays du monde. Pour ce faire, nous organiserons une série de rencontres dans dix grandes villes situées en Europe ou aux Etats-Unis, pour justement promouvoir cette opportunité, ce type de financement qui puisse les inciter à rentrer ».
Enfin, par Diaspora Start-up, projet soutenu par le ministère des Roumains de l’étranger, ces derniers peuvent bénéficier des financements pour s’établir en Roumanie en tant qu’indépendants, comme entrepreneurs ou en fondant des entreprises, des PME ou des micro entreprises innovantes, l’objectif étant de soutenir le développement du tissu des PME non agricoles dans les zones urbaines. L’été dernier, l’autorité responsable a financé 32 projets de ce type, d’une valeur totale de 76 millions d’euros, par le biais du projet Diaspora Start-up.(trad. Ionuţ Jugureanu)
-
22.11.2017 (mise à jour)
Investissements – « La Roumanie est un bon endroit pour les investisseurs, mais il y a deux choses dont les hommes d’affaires ont peur : le manque de prédictibilité législative et les pots-de-vin », c’est ce qu’a déclaré mercredi le président roumain Klaus Iohannis. Il s’exprimait à Ploiesti (sud) dans le cadre d’un débat intitulé « Les villes roumaines, 100 après la Grande Union. Un avenir smart pour Ploiesti ». L’occasion pour le chef de l’Etat roumain d’attirer à nouveau l’attention sur le fait que la soi-disant réforme fiscale opérée par le gouvernement a créé des incertitudes à même d’affaiblir la confiance des investisseurs. Les autorités locales doivent avoir une relation privilégiée avec le milieu universitaire et les centres de recherche et réussir à attirer des chercheurs roumains de valeur partis dans d’autres villes ou pays, a encore ajouté le président roumain.
Avertissement – La Commission européenne a constaté que la Roumanie n’a pas pris de mesures efficaces suite aux recommandations du Conseil de l’UE de juin dernier de corriger l’éloignement de son objectif budgétaire sur le moyen terme, lit-on dans un communiqué posté mercredi sur le site de l’Exécutif communautaire. Dans ce contexte, la Commission propose au Conseil de l’UE d’adopter une recommandation révisée pour la Roumanie, portant sur un ajustement structurel annuel d’au moins 0,8% du PIB en 2018. L’UE recommande également à Bucarest d’utiliser toutes ses recettes pour réduire le déficit budgétaire. De même, les mesures de consolidation budgétaire devraient assurer une amélioration durable de la structure des fonds publics capable de soutenir la croissance économique du pays. La Roumanie doit rapporter au Conseil Européen en avril 2018 les mesures prises en réponse aux nouvelles recommandations de la Commission. Selon les prévisions économiques d’automne de l’Exécutif communautaire, publiées à la fin de la semaine dernière, en Roumanie le déficit public devrait atteindre les 3% du PIB en 2017 pour arriver jusqu’à 3,9% en 2018 et à 4,1% en 2017.
Diaspora – Le gouvernement roumain a adopté mercredi plusieurs mesures censées soutenir directement les ethniques roumains qui étudient en langue roumaine en Ukraine voisine. Proposées par le ministère chargé de la relation avec les Roumains de la diaspora, ces mesures renforcent le cadre légal par lequel les ethniques roumains d’Ukraine bénéficient de soutien éducationnel de la part de la Roumanie. Selon les nouvelles règlementations, les membres de la minorité roumaine d’Ukraine inscrits dans le système d’enseignement en langue roumaine de ce pays, se recevront des bourses d’études. De même, les ethniques roumains d’Ukraine qui étudient en Roumanie se verront supplémenter les bourses d’étude, alors que les enseignants des écoles de langue roumaine du pays voisin bénéficieront de stages de formation. Afin de promouvoir et protéger le droit à l’étude en langue maternelle, le ministère chargé de la relation avec les Roumains de la diaspora poursuivra le dialogue bilatéral avec la partie ukrainienne, dans l’espoir que, par des efforts corroborés, les deux pays trouveront des solutions pour respecter les droits à l’identité linguistique des ethniques roumains.
Météo – Dans les 24 prochaines heures, les températures seront à la hausse en Roumanie. Le ciel sera couvert sur le nord, le centre et l’est du pays. Les températures maximales iront de 4 à 16 degrés.
-
La crise catalane, vue depuis Bucarest
La Roumanie a réaffirmé son appui ferme à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Espagne, rejetant la déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne. Selon un communiqué du ministère des Affaires Etrangères de Bucarest, l’Espagne demeure un allié important et un partenaire stratégique de la Roumanie, relation qui se reflète tant au niveau bilatéral que dans le cadre de l’UE et au niveau international. La légitimité de tout processus et de toute action relative à l’ordre intérieur d’un Etat réside dans sa pleine conformité à la Loi Fondamentale et à l’ordre de droit dans l’Etat en question, fait savoir le communiqué.
Dans de telles conditions, la Roumanie se déclare favorable au respect du droit international, qui ne permet pas de modifications territoriales sans l’accord de l’Etat qui en fait l’objet. La situation engendrée en Catalogne est une question d’ordre interne de l’Espagne, ajoute la diplomatie roumaine, qui espère que celle-ci rentre au plus vite dans les paramètres de l’ordre constitutionnel espagnol.
Le ministère des Roumains du monde a également annoncé suivre avec attention et intérêt les récents évènements à avoir eu lieu dans la province espagnole depuis quelques semaines. Selon un communiqué de cette institution, dès l’étape de l’organisation du référendum indépendantiste, une équipe de monitoring créée au sein du ministère des Roumains du monde a constamment maintenu le contact avec les associations des roumains, avec les paroisses des communautés roumaines de la région, ainsi qu’avec les missions diplomatiques de Roumanie en Espagne, afin de connaitre jusqu’aux moindres détails la situation des plus de 130 mille ressortissants roumains de Catalogne.
Rappelons-le, près d’un million de Roumains au total habitent en Espagne. S’ils sont de passage par la région, le gouvernement de Bucarest leur recommande de contacter les autorités roumaines pour signaler toute situation susceptible de porter atteinte à leur propre sécurité. Ils sont également encouragés à transmettre aux missions diplomatiques roumaines tout incident lié au contexte actuel, qui pourrait modifier les rapports de travail et la relation avec les autorités et les institutions locales.
Pour le moment, la crise politique catalane, où le Parlement régional a déclaré unilatéralement l’indépendance, décision qui a entraîné la décision du gouvernement de Madrid de suspendre l’autonomie régionale et d’imposer temporairement une administration directe, ne touche pas d’une manière significative les Roumains de la région, déclarent les représentants de plusieurs associations des Roumains d’Espagne. Ils s’attendent pourtant à une flambée du chômage dans la région de Catalogne, suite à la décision de toute une série d’entreprises de délocaliser leurs sièges sociaux dans d’autres régions espagnoles. Un phénomène qui touchera Catalans et Roumains en égale mesure. (Trad. Alex Diaconescu)
-
Initiatives pour les Roumains de l’étranger
Les informations seront délivrées en 11 langues. Ce projet, financé par des fonds européens, a pour cobénéficiaires l’Ecole nationale d’études politiques et administratives de Roumanie, ainsi que des universités et institutions publiques de neuf Etats européens.
Sonia Dragomir, coordinatrice de projet au sein de l’Ecole nationale d’études politiques et administratives, parle des problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs détachés : « Ils ont trait, par exemple, à la modalité de paiement des salaires, aux conditions de travail précaires, au manque d’informations relatives à la santé et à la sécurité au travail. A cela s’ajoutent les barrières linguistiques. Ces personnes travaillent, en général, dans des pays dont ils ne connaissent pas la langue officielle. En plus, elles ont rarement la chance d’être aidées par un conseiller chargé de leur faciliter la communication avec l’employeur. Dans la plupart des cas, ce sont des ONG ou des unions syndicales qui leur viennent en aide.»
Ces dix dernières années, près de 35% de la population active de Roumanie est partie travailler à l’étranger, a fait savoir le conseiller d’Etat Laszlo Borbely, coordinateur du Département pour le développement durable. Un des 17 objectifs principaux de la Stratégie nationale de développement durable vise justement à trouver des solutions pour stopper cette migration, a-t-il précisé.
Comme cette stratégie nécessite d’être révisée, il faudrait créer des noyaux de développement durable au niveau des ministères, a encore affirmé Laszlo Borbely: « Tous les aspects relatifs à la vie d’une société sont illustrés par ces 17 objectifs. Même si cela peut sembler compliqué, ces 17 objectifs, ainsi que les 169 cibles et les 244 indicateurs de suivi des objectifs, tels que définis par l’ONU, peuvent aider à réaliser des choses très utiles pour les communautés petites ou grandes. »
Selon l’étude la plus récente sur la diaspora, commandée par le projet de rapatriement RePatriot et réalisée par la compagnie Open-i Research, 57% des émigrants roumains souhaitent rentrer au pays. De même, 56% d’entre eux voudraient investir en Roumanie, mais le principal obstacle auquel ils se heurtent c’est la corruption. Enfin, 43% des Roumains de l’étranger estiment que les choses vont s’améliorer en Roumanie, contre 26% qui pensent le contraire.(Daniela Budu)
-
26.09.2017
Minorités – Le président ukrainien Petro Prochenko a promulgué une loi controversée qui limite l’enseignement en langue maternelle pour les minorités nationales d’Ukraine. Une loi, censée, à son avis, améliorer la qualité de l’enseignement et aider à inclure le pays dans l’espace éducationnel européen. La Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Grèce et la République de Moldova, qui ont d’importantes communautés en Ukraine, ont pourtant critiqué la loi en question.
Brexit – Les Roumains de Grande Bretagne « ne devraient pas s’inquiéter » de leur situation après le Brexit, car ils sont des « membres extrêmement valeureux de notre société » – c’est ce qu’a déclaré ce mardi dans une interview à l’agence de presse roumaine Agerpres, le ministre britannique des AE, Boris Johnson, qui effectue une courte visite à Bucarest. Selon M Johnson, après sa sortie du bloc communautaire, le Royaume Uni restera ouvert aux personnes «ayant du talent, de l’ambition et de la fermeté ». Pourtant, le pays aura le contrôle sur son système d’immigration. La Grande Bretagne souhaite garder sur son territoire les quelque 500.000 Roumains qui y sont établis, s’assurer qu’ils se sentent en sécurité et que leurs droits sont protégés, a encore précisé le ministre britannique. Lundi, Boris Johnson s’est entretenu avec le chef de la diplomatie roumaine, Teodor Melescanu, dans le contexte d’une mini-tournée qu’il effectue ces jours-ci à Prague, Bucarest et Bratislava.
Protestations – Cartel Alfa, une des grandes confédérations syndicales de Roumanie, a démarré cette semaine des mouvements de protestation dans plusieurs villes du pays. Ses principales revendications : l’abandon du transfert des taxes sociales depuis l’employeur à l’employé et la reprise des négociations, ainsi que la signature de conventions collectives à tous les niveaux. Selon les syndicalistes, en cas de transfert des contributions sociales à la charge des salariés, ceux-ci se verront baisser le revenu net, le fonds de chômage sera supprimé alors que les contributions au régime de retraite diminueront elles aussi. Des centaines de personnes ont protesté lundi dans plusieurs villes roumaines. La confédération syndicale Cartel Alfa prépare de nouvelles manifestations pour le 4 octobre, à Bucarest.
Police – Trois policiers roumains participeront, une année durant, aux côtés de collègues d’autres pays, à l’effort international pour renforcer et développer la capacité d’intervention des autorités locales en Géorgie et à Chypre. Deux policiers roumains participeront à la mission de l’UE en Géorgie, le troisième – à la mission de l’ONU à Chypre. Les agents de police roumains auront une présence active et dérouleront aux côtés des autorités locales des actions de prévention et de lutte contre la criminalité, accorderont de l’aide humanitaire et participeront à des missions de maintien de l’ordre public. A présent, 37 policiers roumains participent à 10 missions internationales, sur 4 continents, sous l’égide de l’UE, de l’ONU et de l’OSCE. La première mission de la police roumaine remonte à 1998, au Kosovo.
Tennis – La joueuse de tennis roumaine Simona Halep (nr 2 mondiale) affronte aujourd’hui la Russe Daria Kassatkina (nr 31 WTA), au 2e tour du tournoi de Wuhan, en Chine. Deuxième favorite de la compétition, Simona est arrivée jusqu’en demi-finale de l’édition de l’année dernière ; elle a déjà vaincu Daria Kassatkina par deux fois, cette année à Roland Garros, et en 2016 – à Miami. Ce mardi encore, la Roumaine Sorana Cîrstea a été vaincue par la Chinoise Qiang Wang, sur le score de 6-3, 6-3.
Football – La seule représentante de la Roumanie dans les compétitions européennes de football, l’équipe FCSB (ancienne Steaua Bucarest) affrontera jeudi l’équipe suisse de Lugano, dans un match de la Ligue Europa. Il y a deux semaines, les Roumains avaient vaincu à Bucarest les Tchèques de Viktoria Plzeň (score 3-0). Dans le cadre du groupe G, FCSB occupe la première place, avec 3 points, suivie par l’équipe israélienne Hapoel Beer Sheva.
Emetteurs – Les émetteurs à ondes courtes de Galbeni (département de Bacau), via lesquels sont diffusées les émissions de Radio Roumanie Internationale, subissent des travaux de révision le 27 septembre, de 9h à 17h, heure locale (de 6h à 14h TU). Dans l’intervalle mentionné, vous pouvez nous capter par le biais des émetteurs à ondes courtes de Tiganesti, sur Internet, à l’adresse www.rri.ro ou en installant les applications mobiles téléchargeables Google Play et App Store, ainsi que sur votre portable.
Météo – En Roumanie, les températures tournent aujourd’hui autour de la normale saisonnière. Le ciel est couvert sur le sud, le sud-ouest et sur les montagnes. Le vent est plus fort dans le sud-est, en montagne et sur le littoral. Les températures maximales de la journée iront de 18 à 25 degrés. 18 degrés et un ciel plutôt couvert à midi à Bucarest.
-
En contact avec les Roumains de la diaspora
La communauté roumaine est importante pour la relation avec les Etats-Unis, a affirmé le président Klaus Iohannis qui a fait dimanche une visite aux Etats-Unis pour participer à la 72e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Jeudi, il a rencontré les représentants de la communauté roumaine de Philadelphie, auxquels il a demandés de continuer à contribuer au développement de la relation entre Bucarest et Washington.
Klaus Iohannis : « Dès le début j’ai accordé une attention particulière à la diaspora et je l’ai fait par conviction. Vous êtes importants pour nous. Votre rôle est vital pour préserver les liens avec la patrie et je compte sur vous et sur les autres Roumains des Etats-Unis, alors que nous évoquons le Partenariat stratégique avec les Etats-Unis ».
Selon le président roumain, la Philadelphie a été choisie comme étape de sa visite en terre américaine après une ample analyse. « Vous êtes non seulement une communauté qui nous rend fiers, mais l’Etat de Pennsylvanie a aussi une riche histoire », a affirmé le chef de l’Etat, qui a également mentionné un document ayant contribué à l’existence même de l’Etat roumain. Il s’agit de la fameuse déclaration de principes qui, aux côtés de l’opinion ferme du président américain Woodrow Wilson, a rendu possible par exemple la tenue du Grand Rassemblement national d’Alba Iulia, le 1er décembre 1918, date devenue notre Fête nationale, a dit M Iohannis. Il a également rappelé les suites de sa visite à la Maison Blanche, qui a eu lieu dans la première partie de l’année.
« Suite à cette visite, notre relation est devenue extrêmement forte. Nous avons réussi à donner une nouvelle dimension au partenariat stratégique entre la Roumanie et les Etats-Unis », a précisé Iohannis. Et lui de souligner que le président Donald Trump avait apprécié l’activité de la communauté roumaine des Etats-Unis.
C’est également au cours de cette visite aux Etats-Unis que Klaus Iohannis avait annoncé les mesures prises en réponse à l’adoption par le Parlement de Kiev d’une nouvelle loi de l’éducation nationale qui limite le droit des minorités, y compris de celle roumaine, d’étudier en leur langue maternelle.
« En apprenant cette nouvelle, j’ai annulé ma visite en Ukraine ainsi que la visite à Bucarest du président du Parlement ukrainien, pour donner ainsi des messages diplomatiques extrêmement fortes. Dans les couloirs de l’ONU, j’ai rencontré par hasard, le président Porochenko et tout naturellement nous nous sommes salués et je lui ai parlé brièvement de ces choses-là. En réplique à la Loi de l’éducation, votée à Kiev, le Parlement de Bucarest a adopté une déclaration affirmant que la nouvelle législation limitait drastiquement le droit à l’éducation en langue maternelle des ethniques roumains d’Ukraine, provoquant une profonde préoccupation et inquiétude en Roumanie » a déclaré le président roumain.
Enfin, sachez que près de 400 mille ethniques roumains habitent à présent en Ukraine, dans la plupart dans des régions annexées en 1940 par l’ex Union Soviétique et qui font partie depuis 1991 du territoire de l’Ukraine. (Trad. Alex Diaconescu)
-
21.09.2017 (mise à jour)
Ukraine — Le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, a annoncé jeudi avoir annulé la visite qu’il allait effectuer en Ukraine, le mois prochain. Il a fait savoir qu’il avait pris cette décision suite à l’adoption, par le parlement de Kiev, d’une nouvelle loi de l’enseignement. Le chef de l’Etat roumain a affirmé que l’acte réglementaire en question contrevenait aux bonnes intentions réciproques et limitait sévèrement l’accès des minorités ethniques à l’éducation en langue maternelle. Le président Klaus Iohannis a encore précisé qu’il avait aussi annulé sa rencontre avec le président du parlement ukrainien Andrii Parubii, qui aurait dû avoir lieu à Bucarest à la fin de ce mois.
CETA – Le ministre roumain délégué aux Affaires européennes, Victor Negrescu, et lambassadeur du Canada à Bucarest, Kevin Hamilton, ont salué lapplication provisoire, à partir du 21 septembre, de lAccord économique et commercial global (CETA) entre lUE et le Canada. Les deux officiels ont exprimé leur confiance que le nouvel accord contribuera de manière substantielle à la hausse des échanges commerciaux et des investissements mutuels. Selon lambassadeur Hamilton, le CETA va créer des opportunités nouvelles et denvergure tant pour les Etats membres de lUE que pour le Canada. A part la réduction des tarifs pour les exportations de biens, laccord donnera aussi un coup de pouce important à lexportation de services et aux investissements entre le Canada et la Roumanie. Il prévoit également la reconnaissance réciproque des qualifications professionnelles. Par ailleurs, le ministre roumain Victor Negrescu a apprécié la mise en œuvre avec succès de la première étape du processus de libéralisation des visas pour les ressortissants roumains qui voyagent au Canada, à compter du 1er mai 2017, et a souligné limportance de mener à bon terme la 2e étape de ce processus, soit la libéralisation totale des visas, à partir du 1er décembre prochain.
Aide — L’Exécutif de Bucarest a décidé jeudi de débloquer 36 millions de lei (environ 8 millions d’euros) d’aide financière à titre de dédommagements pour les dégâts causés par le mauvais temps dans les départements de l’ouest du pays. L’Inspection générale pour les situations d’urgence a également signalé les effets des pluies torrentielles et du vent fort, phénomènes qui ont touché mercredi la capitale et 38 localités de 15 départements du pays.
Education – Des universités, des lycées et des centres de langues étrangères du monde entier présenteront leurs offres éducationnelles en Roumanie, à partir de vendredi, à la XXVII-a édition de la World Education Fair. Les villes incluses sont Timisoara (ouest), le 22 septembre, Bucarest, les 23 et 24 septembre, Iasi (est), le 25 septembre, Galati (est), le 27 septembre, et Constanta (sud-est), le 28 septembre. Ces 9 dernières années, plus de 10.000 jeunes roumains intéressés à faire leurs études à létranger ont été conseillés, selon les organisateurs.
Achats en ligne – Le montant dépensé pour les achats en ligne sest élevé, en 2017, à 2,5 milliards deuros, selon une étude de marché publiée jeudi par une agence spécialisée en marketing en ligne. Selon cette dernière, le prix moyen dune transaction a été dune soixantaine deuros. Plus de 60% des utilisateurs roumains dInternet préfèrent acheter des produits en ligne, selon létude.
Météo – Il fera plutôt frais en Roumanie dans les 24 prochaines heures. Le ciel sera variable sur le sud-est, alors que le vent soufflera plus fort dans le sud-ouest du pays. Les températures maximales ne dépasseront pas les 23 degrés.