Tag: salaires

  • 24.09.2021

    24.09.2021

    Coronavirus en Roumanie – L’épidémie de Covid 19 poursuit sa progression en Roumanie. Jeudi était le deuxième jour consécutif avec plus de 7 000 nouveaux cas d’infection recensés en 24 heures. Les autorités ont rapporté 7 095 nouveaux cas de Covid sur près de 54 000 tests effectués. La plupart ont été recensés à Bucarest. S’y ajoutaient 113 décès des suites de l’infection au virus SARS-CoV-2 enregistrés en 24 heures. Dans les unités de soins intensifs, le nombre de malades de Covid-19 a franchi le seuil de mille personnes, une situation qui n’a plus été enregistrée depuis début mai. Plus de 300 localités à travers le pays, y compris la Capitale sont en zone rouge, parce que le taux d’infection y a dépassé le seuil des 3 cas par mille habitants dépistés en 14 jours. A mesure que la situation épidémiologique empire, la vaccination commence à reprendre, avec quelque 18 400 doses administrées en un seul jour. Somme toute, plus de 10 millions de doses du vaccin anticovid ont été administrées en Roumanie, depuis le début de la campagne de vaccination.

    Pays à risque – Sur toile de fond de la flambée des cas de contamination, la Roumanie entre sur la liste jaune des pays à risque épidémiologique, a décidé le Comité national pour les situations d’urgence. Il a aussi mis à jour la liste des pays à risque, liste qui entrera en vigueur le dimanche 26 septembre. Désormais dans la zone rouge l’on retrouvera la Croatie, la Lettonie, l’Autriche, la Bosni-Herzégovine. Alors que sur la liste jaune passeront la Grèce, Chypre, la Norvege, le Liechtenstein, le Kazakhstan ou encore l’Azerbaïdjan. La liste verte comporte elle des pays tels le Portugal, l’Islande et le Japon. A noter que les personnes vaccinées ne doivent pas observer une quarantaine en arrivant en Roumanie depuis des pays se trouvant sur les listes rouge ou jaune.

    Politique – En Roumanie, le Parti National Libéral (PNL), le principal parti de la coalition gouvernementale, élit ce samedi son nouveau leader dans le cadre d’un ample congrès. Les candidats en lice sont Ludovic Orban, l’actuel chef du parti et président de la Chambre des députés, et Florin Cîtu, le premier ministre. Le président roumain Klaus Iohannis, issu du même parti, sera présent lui aussi au congrès pour soutenir le premier ministre. Au bout d’une campagne électorale dure au sein du parti, Ludovic Orban a déclaré être prêt pour remplacer Florin Cîtu en tant que premier ministre. Ce dernier, accuse l’actuel leader libéral de s’être servi de son conflit avec l’alliance entre l’Union Sauvez la Roumanie et le parti PLUS (USR-PLUS) dans sa lutte politique pour la direction du parti. Pour rappel, l’alliance USR- PLUS a récemment quitté la coalition gouvernementale, après avoir retiré son soutien pour le premier ministre Florin Cîtu. La semaine prochaine, le second tour en ligne des élections est prévu lieu au sein de l’alliance dont les membres doivent élire leur futur chef en optant soit pour Dacian Ciolos soit pour Dan Barna, les deux co-présidents en exercice. Au premier tour, déroulé toujours en ligne, Dacian Ciolos, député européen, a réuni 46% des voix, Dan Barna, ancien vice premier ministre, a obtenu 43% des suffrages et un troisième candidat, Irineu Darau a réuni 10% des voix.

    Salaires – L’année dernière, les Roumains ont touché un salaire moyen brut de 5 123 lei (mille euros environ), soit une croissance de 7,4% par rapport à l’année précédente, fait savoir l’Institut national de la statistique. Les secteurs d’activité les plus profitables, avec des revenus supérieurs à la moyenne économique, sont les informations et les communications, le domaine financier et celui des assurances, l’administration publique ou encore la production et la vente d’électricité. Au pôle opposé l’on retrouve, l’hôtellerie et la restauration, l’agriculture, la sylviculture, la pêche et l’immobilier. A comparer avec l’année 1990, l’indice du revenu salarial réel a été de 225% plus élevé en 2020, constate également l’Institut national de la statistique.

    Rentrée universitaire – Le lundi 27 septembre, c’est la rentrée universitaire en Roumanie. Sur toile de fond de la pandémie, dans plusieurs université, telles « Babeş-Bolyai » de Cluj-Napoca (nord-ouest), L’université de l’Ouest de de Timişoara ou encore « Alexandru Ioan Cuza » de Iaşi (nord-est), les cours théoriques seront dispensés en ligne, alors que les séminaires et les cours pratiques dans les laboratoires auront lieu en présentiel. En revanche, les cours des facultés de l’Université de Bucarest seront dispensés en format hybride, soit simultanément en ligne et en présentiel. Des normes sanitaires seront imposées dans le contexte de la pandémie. Dans les foyers estudiantins, les étudiants vaccinés auront priorité et le nombre de places sera réduit. Selon les données du ministère de l’Education, à l’heure actuelle 78% des professeurs des universités de Roumanie, soit plus de 24 000 personnes, sont vaccinés.

    Diplomatie – Le ministre roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu, a participé à réunion ministérielle de l’Alliance pour le multilatéralisme, tenue en marge de la 76e réunion de l’Assemblée générale de l’ONU. A cette occasion, le chef de la diplomatie roumaine a souligné l’importance de protéger l’environnement, notamment dans le contexte de la pandémie de coronavirus. « Les changements climatiques, la dégradation de l’environnement et de la biodiversité doivent être approchés en tant que défis interdépendants », a-t-il déclaré. Cette réunion a été aussi l’occasion de se pencher sur des sujets et des défis à relever au niveau mondial, tels la lutte contre la pandémie, les droits de l’homme et l’égalité des genres, la lutte contre les changements climatiques ou encore la prévention de la détérioration de la biodiversité. Notons aussi que la réunion ministérielle de l’Alliance pour le multilatéralisme est une initiative franco-allemande lancée en 2019. Cette année ses hôtes ont été ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française, Jean-Yves Le Drian, et le ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

    Handball – L’équipe du club champion de handball de la Roumanie, Dinamo Bucarest, s’est incliné jeudi soir, devant les Fraçais de Paris Saint-Germain, sur le score de 30 buts à 41, dans un match du Groupe B de la Ligue des Champions. Auparavant, les Roumains avaient remporté leur premier match, à Bucarest, sur le score de 32 à 29, face aux Polonais de Lomza Vive Kielce. Au 3e round, Dinamo Bucarest doit rencontrer à domicile des Portugais de FC Porto.

    Météo – Temps toujours frisquet en Roumanie, ce vendredi, sur presque tout le territoire de la Roumanie avec des températures inférieures à la normale saisonnière. Il pleut sur le centre, le nord et l’est. Les maxima de la journée iront de 14 à 24 degrés. 16 degrés et un ciel plutôt couvert à midi à Bucarest.

  • 16.09.2021

    16.09.2021

    Covid en Roumanie – 4 441 nouveaux cas d’infection au virus SARS CoV 2 ont été enregistrés en 24 heures en Roumanie sur plus de 43 000 tests effectués, a fait savoir jeudi dans l’après-midi, le Groupe de Communication Stratégique. 71 décès des suites de l’infection ont également été rapportés. Selon cette source, 741 malades de Covid 19, dont 12 enfants, sont hospitalisés en réanimation. Par ailleurs, le certificat vert Covid qui atteste la vaccination, le résultat négatif d’un test de dépistage ou bien une infection antérieure deviendra obligatoire en Roumanie, dans le cas d’activités qui se déroulent dans les localités où le taux d’infection va de 3 à 6 cas par mille habitants. Cette décision a été adoptée jeudi également par le Comité national des situations d’urgence. Ce certificat sera désormais nécessaire pour entrer dans les restaurants, pour participer à des évènements publics et privés, à des concerts et autres spectacles mais aussi pour entrer dans des salles de sport et des piscines. La décision du Comité national des situations d’urgence sera validée ultérieurement par un décret gouvernemental.

    Energie – Le Gouvernement roumain a analysé en première lecture le projet d’un décret d’urgence qui vise à aider les Roumains à payer leurs factures d’électricité et de gaz. L’Etat devrait compenser ainsi le prix de l’énergie avec un montant de 18 bani, soit 3,6 centimes d’euros par Kilowatt heure et de couvrir 25% de la facture de gaz. Le PSD, d’opposition envisage de déposer un projet de loi proposant de plafonner les prix de l’électricité et du gaz pour les Roumains, en tant que solution temporaire. Les prix de l’électricité et du gaz ont atteint des niveaux record sur le marché européen et ont mené certains Etats à adopter des mesures d’appui à la population.

    Motion – A Bucarest, l’Alliance pour l’Union des Roumains, d’opposition, ultranationaliste, a annoncé son intention de déclencher la grève parlementaire. Les élus de l’AUR affirment qu’ils restent membres du Parlement, mais qu’ils refuseront de voter. Ils réclament le fait que la motion de censure initiée aux côtés de l’Union Sauvez la Roumanie – Plus, ancien partenaire dans la coalition gouvernementale n’a pas été débattue, ni votée. La motion enregistrée le 3 septembre auprès des cabinets des présidents des deux Chambres a été présentée le 9 septembre devant le plénum du Parlement. Par ailleurs, la Cour Constitutionnelle de Roumanie devrait annoncer aujourd’hui la date à laquelle elle débattra du dépôt de la motion de censure. Dans la saisine déposée par la Cour Constitutionnelle de Roumanie, le premier ministre Florin Cîtu invoque une attitude contraire à la Constitution, déloyale et abusive envers l’autorité exécutive, puisque la motion de censure avait été initiée, déposée et communiquée d’une manière qui enfreigne les normes de la Loi Fondamentale. La motion sera votée après le verdict prononcée par la Cour Constitutionnelle dans ce dossier.

    Protestation – La Confédération syndicale nationale « Meridian » a organisé aujourd’hui à Bucarest une protestation devant le siège du gouvernement de Bucarest. L’action a été initiée et demandée par plusieurs organisations : la Fédération des syndicats des transporteurs ferroviaires de Roumanie, le syndicat national « La Force de la Loi », « l’Union des syndicats des hôpitaux de la société des chemins de fer » et le « Syndicat des militaires démobilisés » qui ont appelé aussi d’autres syndicalistes de plusieurs secteurs à les rejoindre. Ils souhaitent attirer l’attention des autorités et de l’opinion publique sur une série de problèmes dont la non-application des lois relatifs au statut du personnel ferroviaire, la loi sur le panier minimum de consommation en Roumanie, la Loi des retraites, la loi du dialogue social et la loi des salaires. Ils signalent aussi que les investissements dans les services publics d’intérêt général sont au minimum et dans certains secteurs les politiques gouvernementales manquent toute vision stratégique.

    Foot – Le Club de foot champion de Roumanie, le CFR Cluj rencontre aujourd’hui le FK Jablonec de Républqiue Tchèque dans le Groupe D de la Ligue Europa Conférence. Dan Petrescu le coach de l’équipe roumaine a déclaré qu’une égalité serait un résultat tout à fait satisfaisant. Il a souligné que l’équipe se confrontait à plusieurs problèmes à cause des matchs joués en ce début de saison. Le 30 septembre, le CFR Cluj devrait rencontre les Randers du Danemark et le 21 octobre l’AZ Alkmaar des Pays Bas. La ligue Europe Conférence a un règlement différent par rapport aux groupes de la Ligue des Champions ou la Ligue Europa. A l’issue des six matchs de chaque groupe, seulement le leader du groupe se qualifie dans les huitièmes, alors que la deuxième place devrait jouer un aller-retour contre l’équipe en troisième position de la Ligue Europa.

  • L’âge de la retraite augmente, sur demande, à 70 ans

    L’âge de la retraite augmente, sur demande, à 70 ans

    Le projet de loi récemment adopté par l’Exécutif de
    Bucarest apporte plusieurs modifications au système national des retraites. Par
    exemple, il sera possible de prolonger son activité jusqu’à l’âge 70 ans, au
    lieu de 61 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes, si le salarié le
    souhaite. Dans ce cas, la personne en question ne pourra plus cumuler salaire
    et pension de retraite. C’est maintenant au Parlement d’en débattre en régime
    d’urgence.




    Après l’adoption du document par l’Exécutif, la ministre
    du Travail, Raluca Turcan, a expliqué : « A l’âge de 70 ans, une
    personne peut demander que sa pension de retraite soit recalculée, l’avantage
    consistant dans le fait que ses points de retraite mensuels et annuels seront
    majorés. Cela pousse aussi les institutions à repenser leur politique des
    ressources humaines. Le départ à la retraite dans le système public et une
    réembauche dans le même système, éventuellement à des postes spécialement
    crées, cela n’a jamais été et ne pourra jamais devenir une politique des
    personnels moderne, européenne. »








    Les salariés qui optent pour continuer leur activité
    pourront changer d’avis à tout moment. Plusieurs catégories de salariés feront toutefois
    exception au projet de loi qui interdit le cumul du salaire et de la pension de
    retraite – il s’agit des dignitaires, du personnel enseignant payé à l’heure,
    des assistants personnels ou maternels et des membres de l’Académie roumaine.








    Dans l’opposition, le vice-président du Parti
    Social-Démocrate (PSD), Sorin Grindeanu, a fait savoir que son parti allait
    attaquer le projet de loi à la Cour Constitutionnelle, estimant qu’il contient
    des mesures incompatibles avec la Loi fondamentale du pays.






    Sorin Grindeanu : « On a vu, ces dernières
    semaines, une préoccupation accrue du gouvernement et de la coalition au
    pouvoir pour les pensions de retraite : prolonger l’âge du départ à la
    retraite, geler les pensions de retraite, réformer le système des retraites à
    travers le Plan national de relance et de résilience (PNRR). Nous, on sait très
    clairement que ce projet contient des vices de constitutionnalité et on
    n’hésitera point à l’attaquer.»








    A l’heure où l’on parle, plus de 100 000 personnes âgées
    de plus de 65 ans ont aussi un contrat de travail (en plus de la pension de
    retraite), affirme la ministre Raluca Turcan. Elle ajoute que la loi qui
    interdit le cumul d’un salaire et d’une pension de retraite vise plusieurs
    objectifs, dont la mise à profit de l’expérience des salariés en fin de
    carrière et l’équité au sein du système public. Qui plus est, selon les
    autorités, sur le moyen et le long terme, sur la toile de fond du déséquilibre
    entre le nombre des salariés et celui des retraités, l’actuel système des
    retraites accumulera des dettes. Du coup, dans quelques années, il ne pourra
    plus couvrir les paiements.








    De leur côté, les opposants à ces nouvelles mesures
    affirment qu’en Roumanie, l’espérance de vie est à la baisse, étant déjà une
    des plus réduites de l’UE. Par conséquent, à 70 ans, il est possible que
    certaines personnes n’arrivent même pas à profiter de la retraite, après avoir contribué
    au système public pendant des décennies. (Trad. Valentina Beleavski)

  • Les Roumains veulent changer d’emploi après la pandémie

    Les Roumains veulent changer d’emploi après la pandémie






    La plus récente étude réalisée par e-jobs, une des
    grandes plateformes d’emploi en ligne du pays, laisse espérer de bonnes choses.
    Beaucoup de salariés veulent changer d’emploi, voire de domaine d’activité à la
    fin de la pandémie, ou ils envisagent même de se lancer dans l’entrepreneuriat.






    Raluca Dumitra, chargée de marketing chez e-jobs, a une
    connaissance approfondie du marché de l’emploi de Roumanie : « C’est
    sûr que les Roumains attendent la fin de la pandémie pour faire les changements
    professionnels qu’ils ont repoussés à cause de l’incertitude ambiante. Selon
    notre sondage le plus récent, 45% des personnes participant à l’enquête
    affirment que la première chose qu’elles veulent faire après la pandémie c’est
    de trouver un nouvel emploi. 11% d’entre eux souhaitent changer aussi le
    domaine d’activité et 9% prévoient de quitter le pays. En plus, la pandémie
    semble avoir donné aux Roumains le courage de lancer leur propre affaire :
    6,5% d’entre eux envisagent de le faire dès que l’économie aura redémarré. 5%
    seulement pensent demander une augmentation de salaire à leur emploi actuel et
    14,5% n’envisagent aucun changement professionnel. »








    La généralisation du télétravail a été bénéfique pour
    certains emplois. Non seulement les spécialistes en informatique n’ont pas
    souffert à cause de la crise, mais le domaine a même connu une croissance
    spectaculaire.






    Raluca Dumitra : « En ce moment, les
    spécialistes en informatique trouvent un emploi avec presqu’autant de facilité
    qu’avant la pandémie, sinon plus. Le secteur continue de recruter massivement,
    car il s’est même développé durant toute cette période. Les choses sont plus
    compliquées pour les travailleurs indépendants et pour les personnes âgées de
    plus de 45 ans, surtout que ces deux catégories ont été les plus touchées par
    la crise. La concurrence pour trouver un emploi reste donc assez rude. »







    La levée des restrictions sanitaires a été bénéfique pour
    les domaines les plus affectés, observe Raluca Dumitra : « Le
    marché de l’emploi est en train de se stabiliser et montre une tendance
    positive. L’offre est similaire avec celle de la même période de 2019. Avec la
    levée des restrictions, les industries fortement touchées par la pandémie
    annoncent leur come-back. De ce fait, nous observons une évolution
    impressionnante de l’offre d’emploi dans l’hôtellerie et la restauration, dans
    l’événementiel et dans les transports. Un marché plus stable rendra la
    recherche d’un emploi plus simple pour les candidats. »






    Pourquoi quitter son employeur, quelles seraient les
    raisons qui pousseraient les gens à changer d’emploi, avec tout le stress que
    cela implique ? Raluca Dumitra, chargée
    de marketing chez e-jobs : « Le salaire reste un facteur de
    décision important pour changer d’emploi. 31% des participants à notre enquête
    ont cité un meilleur salaire comme la principale raison pour changer
    d’employeur. Les deux raisons suivantes sont des opportunités de carrière plus
    importantes et une entreprise plus stable avec 17 et respectivement 12%. La
    reconversion professionnelle est présente elle aussi: 11% des Roumains
    changeraient d’emploi s’ils en trouvaient un dans un autre domaine d’activité.
    La possibilité de déménager à l’étranger ou une meilleure proposition de bonus
    et bénéfices comptent aussi pour 6% dans la motivation des salariés à changer
    de poste. »




    Pour conclure, il est encore trop tôt pour connaître les
    effets à long terme de la crise sanitaire sur le marché de l’emploi, car la
    réalité autour ne cesse d’évoluer. (Trad. Elena Diaconu)

  • La semaine du 12 au 17 avril 2021

    La semaine du 12 au 17 avril 2021

    La destitution du ministre de la Santé a engendré des tensions dans la coalition gouvernementale de Roumanie

    Alors que la Roumanie enregistre un pic de la pandémie de Covid-19, le ministre de la Santé de Bucarest, Vlad Voiculescu, proposé par l’Alliance Union Sauvez la Roumanie-Plus, a été révoqué par le premier ministre libéral Florin Cîtu. Après le refus de Dan Barna, co-président de l’Alliance USR-Plus, d’assumer ce portefeuille, c’est le premier ministre qui est devenu ministre de la Santé par intérim. La décision du chef du cabinet de Bucarest de destituer M Voiculescu a provoqué des tensions au sein de la coalition au pouvoir, constituée par le Parti national libéral, l’Union Sauvez la Roumanie-Plus et l’Union démocrate magyare de Roumanie. Le chef du cabinet de Bucarest a justifié sa décision affirmant qu’il avait souhaité maintenir la confiance dans les institutions de l’Etat afin de pouvoir dépasser la période difficile générée par la pandémie.

    En revanche, Dan Barna a annoncé que le premier ministre roumain ne disposait plus de l’appui politique de l’Alliance USR-Plus. Enfin, le vice-premier ministre Kelemen Hunor, président de l’Union démocrate magyare de Roumanie, affirme que la décision de Dan Barna de retirer l’appui politique au gouvernement Cîtu a été hâtive et il a appelé les leaders de la coalition de faire preuve de maturité politique. Du côté de l’opposition, le président du PSD, Marcel Ciolacu, a déclaré que « la révocation de Vlad Voiculescu est arrivée beaucoup trop tard pour nombre de Roumains qui ont perdu la vie ou qui ont vu leur santé ruinée. »

    Depuis plusieurs semaines déjà, la destitution du ministre de la Santé a été intensément demandée tant par l’opinion publique que par les acteurs politiques, y compris par des responsables de la coalition gouvernementale. D’ailleurs, les restrictions censées limiter la propagation de l’infection au nouveau coronavirus, promues par l’ancien ministre de la Santé et par l’ancienne secrétaire d’Etat Andreea Moldovan, sont de plus en plus contestées par certains Roumains, qui ont même protesté dans plusieurs villes roumaines. Enfin, des centaines de membres des cinq confédérations syndicales de Roumanie ont participé à Bucarest à une protestation antigouvernementale. Ils demandent la démission de l’Exécutif, la majoration du salaire minimum à un niveau qu’ils appellent décent, des retraites équitables, des services publics de qualité et le déblocage des négociations collectives.

    Coup d’accélérateur de la campagne de vaccination anti-Covid en Roumanie

    En Roumanie, le nombre de malades de Covid est à la baisse : environ 13 000 personnes. Par contre, le nombre des patients atteints du Covid-19 en soins intensifs est toujours élevé – plus de 1 500 personnes, alors que le nombre de lits disponibles en soins intensifs pour ces malades est de plus en plus bas sur l’ensemble du pays. Une situation à laquelle les autorités roumaines tentent de remédier au plus vite. En même temps, le rythme de la vaccination anti-Covid s’est accéléré en Roumanie. Le nombre total des personnes qui ont reçu au moins une dose a dépassé les 2 millions et demi. Les listes d’attente sont plus courtes, actuellement près de 350 000 personnes y figurent, soit moins de la moitié par rapport à la semaine dernière. Les autorités exhortent la population à se faire vacciner, vu que c’est la seule solution pour surmonter cette période difficile et retrouver la normalité. D’autant plus qu’à compter de ce vendredi, il est possible de se faire vacciner sans rendez-vous préalable avec le produit AstraZeneca, dans les centres où il y a des places disponibles. Enfin, jeudi, le gouvernement roumain a approuvé un mémorandum portant sur l’achat de vaccins anti-Covid Pfizer-BioNTech supplémentaires, à hauteur de 4,2 millions de doses.

    Nouvelles lois adoptées par le gouvernement de Bucarest.

    Cette semaine, l’exécutif de Bucarest a adopté le projet de loi sur les communications 5G, qui accroît d’une manière significative la vitesse d’internet des dispositifs portables. Cette disposition normative a demandé une attention particulière, parce que selon le ministre de l’Intérieur, Lucian Bode, la nouvelle technologie risque de permettre des menaces complexes à l’adresse de la sécurité nationale par l’accès à des infrastructures informatiques sensibles. L’appel d’offres pour l’allocation du spectre 5G en Roumanie, déjà ajournée à deux reprises, pourrait avoir lieu dans la deuxième moitié de cette année. Jeudi également, le gouvernement a décidé des principes du nouveau système de rémunération des personnels publics. Les employés qui occupent un poste identique devraient recevoir la même rémunération, quelle que soit l’institution où ils travaillent. Tant le premier ministre que la ministre du Travail ont assuré que les revenus des salariés de l’Etat n’allaient pas diminuer. Ce qui plus est, les ministres ont examiné en première lecture deux décrets d’urgence qui simplifient les relations de travail par la numérisation et par la réduction de la bureaucratie.

    Aide financière pour le secteur de l’HoReCa

    La Commission européenne a approuvé le schéma de 500 millions d’euros par lequel le gouvernement de Bucarest souhaite appuyer les compagnies roumaines activant dans le tourisme et l’hôtellerie, dans le domaine des services alimentaires et les agences de tourisme dont l’activité a été affectée par la pandémie de coronavirus. Cette aide qui sera accordée sous forme de subventions directes servira à couvrir jusqu’à 20 % du manque à gagner enregistré de janvier à décembre 2020 par rapport à l’année 2019. L’aide sera accordée jusqu’au 31 décembre 2021 et 73 000 sociétés devraient en bénéficier.

    La Roumanie devra retirer ses forces déployées en Afghanistan dans le cadre de la mission de l’OTAN

    Le retrait des troupes roumaines d’Afghanistan démarrera le 1er mai, aux côtés de tous les autres alliés de l’OTAN. En vertu des décisions adoptées durant la réunion extraordinaire des ministères des Affaires étrangères et de la Défense des Etats membres d’Alliance, la mission sur ce théâtre d’opérations s’achèvera lorsque tous les militaires roumains déployés en Afghanistan rentreront en Roumanie, a déclaré le ministre roumain de la Défense, Nicolae Ciuca : « La Roumanie a décidé il y a deux décennies de participer à la coalition qui lutte contre le terrorisme et de rejoindre ses alliés stratégiques dans les efforts internationaux de combattre un ennemi qui a menacé la tranquillité et la sécurité des citoyens. Au cours de ces 20 dernières années, des dizaines de milliers de militaires roumains ont assuré des missions sur le théâtre d’opérations d’Afghanistan, ayant contribué de manière significative à l’amélioration de la situation sécuritaire dans la zone. Nous rendons hommage aux 27 héros de la Roumanie qui ont payé le prix suprême au nom de notre liberté. Nous sommes également reconnaissants aux plus de 200 militaires blessés au cours de ces missions. »

    A présent, 649 militaires roumains participent à la mission Resolute Support d’Afghanistan sous l’égide de l’OTAN.

  • Modifications en matière de droit du travail

    Modifications en matière de droit du travail

    Le gouvernement de Bucarest a adopté un mémorandum établissant les principes sur lesquels reposeront le réexamen et l’élaboration du cadre juridique relatif à la rémunération des personnels de l’État. Les ministères disposent de 30 jours pour soumettre des propositions sur la politique salariale dans le système public. Le gouvernement se donne un an pour rédiger la nouvelle loi sur la rémunération des personnels publics, qu’il soumettra au Parlement. Signé par tous les ministères, le mémorandum constitue leur engagement de présenter leur propre vision pour les familles professionnelles qu’ils coordonnent, a déclaré la ministre du Travail, Raluca Turcan. Elle a souligné que ce mémorandum ne prévoit aucune mesure visant à réduire les revenus en Roumanie ; au contraire, il vise à accroître les rémunérations qui ont toujours été laissées pour compte suite aux iniquités législatives adoptées par le passé. « Lorsque le système de rémunération devient équitable et que les institutions deviennent efficaces par rapport au citoyen, la concurrence face au système privé augmente, la qualité du travail augmente aussi, tant dans le système public que dans le privé, et nous pouvons arriver à des salaires plus rémunérateurs aussi bien dans le secteur public que dans le privé », a ajouté la ministre du Travail. Raluca Turcan a expliqué que les coefficients de classement pour chaque famille professionnelle sont réexaminés et que certaines primes seront englobées dans les salaires de base. En outre, les primes forfaitaires qui peuvent être accordées le seront, et celles qui seront maintenues après l’inclusion de certaines primes dans les salaires de base ne dépasseront pas les 20 % du traitement de base versé individuellement. Le salaire de base pour deux personnes au même niveau devrait être identique pour tout le monde, opine Raluca Turcan, parce que, dit-elle, il est inadmissible que certains employés du système public soient payés au niveau salarial de 2019 et d’autres à un niveau de rémunération possible en 2022.



    D’autre part, le gouvernement a adopté des ordonnances d’urgence qui simplifient les relations de travail par la numérisation et la débureaucratisation. L’une d’entre elles comprend des dispositions sur l’utilisation de la signature électronique avancée ou qualifiée, accompagnée de l’horodatage, dans la conclusion des contrats de travail, dans les relations avec les institutions de l’État, pour les employeurs ou les travailleurs et permet à l’employeur d’acquérir la signature électronique pour l’employé. Dans le même temps, ajoute la ministre du Travail, toujours par le biais de cette ordonnance d’urgence, nous souhaitons simplifier les activités en télétravail, en gardant à l’esprit qu’à l’heure actuelle, environ 400 000 contrats avec clause de télétravail sont déclarés, contre 50 000 l’an dernier, au cours de la même période. Une autre ordonnance d’urgence vise environ 445 000 micro-entreprises de Roumanie qui ont aujourd’hui moins de 9 travailleurs. L’obligation d’établir la description de poste, le registre de présence et le règlement intérieur a été levée, éliminant ainsi un travail supplémentaire pour les employeurs.


    (Trad. : Ligia)

  • 15.04.2021 (mise à jour)

    15.04.2021 (mise à jour)

    Covid – Plus de 3850 nouveaux cas de contamination au
    coronavirus dépistés en 24 h et 195 décès ont été rapportés jeudi en Roumanie.
    1518 malades de Covid se trouvent hospitalisées en soins intensifs. Sur
    l’ensemble du territoire national, c’est la ville de Bucarest qui détient le
    plus grand nombre de cas d’infection. Selon le Comité national chargé de la
    vaccination, la Roumanie figure en quatrième position dans un top européen
    dressé en fonction du nombre de personnes ayant bénéficié des deux doses de
    vaccin et en septième position dans celui dressé en fonction du nombre total de
    doses administrées. 2,4 millions de Roumains se sont fait vacciner jusqu’à
    présent des deux doses de vaccin.


    Décisions -
    Le gouvernement de Bucarest s’est réuni jeudi pour examiner des principes sur
    lesquels reposera la nouvelle loi de la salarisation publique en Roumanie. A
    l’issue de la réunion, le premier ministre Florin Cîtu a souligné qu’aucune
    réduction de revenus ne figurait dans le document. De même, un projet de loi
    qui durcit les sanctions contre les agents économiques qui ne respectent pas
    les mesures sanitaires ancticovid a été approuvé, a fait savoir le premier
    ministre. Ce jeudi encore, le cabinet de Bucarest a approuvé un décret
    d’urgence portant sur l’acquisition par la Roumanie de 4,2 millions de doses du
    vaccin anticovid Pfizer/BioNTech et un autre décret encore portant sur la
    restructuration du Complexe Energétique Oltenia (sud). Enfin, le premier
    ministre a discuté avec les directeurs des hôpitaux du pays, les assurant que
    les ressources nécessaires leur seront mises à disposition. D’ici dimanche, la
    Roumanie peut atteindre son objectif d’avoir 1600 lits en soins intensifs pour
    les malades de Covid-19, estime encore Florin Cîtu.


    Afghanistan -
    Les Etats-Unis retireront toutes leurs troupes d’Afghanistan « sans condition »
    d’ici le 11 septembre, jour du 20e anniversaire des attentats de 2001 aux
    États-Unis, malgré les craintes d’un retour en force des talibans, a fait
    savoir le président américain, Joe Biden. Cette décision a été prise en dépit
    du fait qu’il n’existe pas d’accord de paix entre les forces afghanes et aucune
    garantie que la guerre est finie dans ce pays, notent les commentateurs. Jeudi,
    lors d’une visite surprise à Kabul, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken
    a promis de maintenir un « partenariat durable » avec l’Afghanistan. Les
    Etats-Unis maintiendront aussi le « soutien diplomatique et humanitaire »
    pour ce pays, et pour ses forces de sécurité et de défense et poursuivront «
    les efforts censés faciliter le processus de paix » en Afghanistan, a
    encore précisé Antony Blinken. Une décision similaire a été prise par
    l’OTAN dont les effectifs quitteront l’Afghanistan à partir du 1 mai. Cette
    décision a été adoptée mercredi, à l’issue du Conseil de l’Atlantique Nord,
    déroulée en système de visioconférence. La Roumanie y a été représentée par ses
    ministres des Affaires Etrangères, Bogdan Aurescu et de la Défense, Nicolae
    Ciuca. La Roumanie participe avec plus de 600 soldats aux opérations otaniennes
    et du coup, elle s’apprête à retirer également ses effectifs.








    Tennis – La Roumanie
    rencontre l’Italie dans les play-offs du Groupe Mondial de la competion Billie
    Jean King Cup qui se tient ces vedredi et samedi à Cluj Napoca (nord-ouest).
    Dans le premier match la Roumaine Irina Maria Bara affrontera l’Italienne Elisabetta
    Cocciaretto. Les autres jouesues roumaines inscrites dans la compétition sont : Mihaela Buzărnescu (136e WTA),
    Elena Gabriela Ruse (166e WTA) et Monica Niculescu (174e WTA). Prévue
    intialement pour avril 2020, cette compétition a été reportée en raison de la
    pandémie. L’équipe gagnante jouera dans les qualifications pour l’édition 2022
    du Groupe Mondial, alors que les perdants joueront dans le Groupe I de la Zone
    euro-africaine.

  • 12/04/2021 (mise à jour)

    12/04/2021 (mise à jour)

    Pandémie — Une nouvelle tranche de plus de 500 000 doses du vaccin anti-Covid Pfizer/BioNTech est arrivée ce lundi en Roumanie, par voie aérienne sur les aéroports de Bucarest (sud), Cluj-Napoca (centre-ouest) et Timişoara (ouest). Jusqu’ici quelque 3,7 millions de doses ont été administrées sur l’ensemble du pays, 1 million 400 mille personnes ayant été intégralement immunisées. En même temps, 171 nouveaux centres de vaccination seront ouverts cette semaine, ont fait savoir les autorités. Selon le chef de la campagne vaccinale, Valeriu Gheorghiţă, à compter de cette semaine, environ 80 000 personnes seront immunisées chaque jour. A son avis, la vaccination des enfants entre 12 et 15 ans pourrait démarrer à l’automne. A son tour, le premier ministre roumain, Florin Cîţu, affirme que l’évolution de la pandémie ces dernières semaines, avec une légère baisse des nouveaux cas, mais avec un nombre toujours croissant de cas graves, contraint les autorités à trouver des solutions rapides pour atteindre la cible de 1 600 lits en soins intensifs. Pour la première fois depuis le début de la pandémie, plus de 1 500 personnes sont hospitalisées en réanimation, toutes les unités de soins intensifs étant saturées. Au total, depuis le début de la pandémie, la Roumanie a recensé plus d’un million de cas de contamination et 25 000 décès des suites de la Covid.


    Ce lundi, 2 300 nouveaux cas de contamination dépistés en 24 h ont été rapportés en Roumanie ainsi que 113 décès.



    Ecole — Ce lundi 12 avril, les élèves des années terminales de collège et de lycée ont repris les cours après une semaine de vacances. Les classes se déroulent pourtant exclusivement en ligne jusqu’au 29 avril, lorsqu’une nouvelle semaine de vacances les attend à l’occasion des Pâques orthodoxes. Vu l’évolution négative de la pandémie, l’année scolaire a connu de nouvelles modifications en ce mois d’avril. Le ministère de l’Education a décidé d’accorder aux élèves deux semaines supplémentaires de vacances ce printemps, afin de limiter les déplacements des familles. Des changements sont négociés pour la prochaine année scolaire ainsi que des solutions pour récupérer les retards enregistrés à cause de la pandémie, lorsque tous les élèves n’ont pas pu bénéficier de cours en distanciel, notamment en milieu rural.



    Exercice — Le Commandement de la Défense cybernétique du ministère roumain de la Défense participe, du 13 au 16 avril, à l’exercice international de défense cybernétique Locked Shields 2021. Cet exercice est prévu et organisé, en ligne, par le Centre d’excellence pour la cyberdéfense en coopération de l’OTAN installé à Tallinn, en Estonie. Y prennent part des équipes de pays alliés et partenaires formées de professionnels du domaine, militaires et civils. Le but de l’exercice, c’est de perfectionner la formation des spécialistes en cyberdéfense, pour qu’en agissant en équipes amples interdépartementales et multidisciplinaires, ils puissent protéger en temps réel les réseaux de technologies de l’information et d’infrastructures critiques nationales contre des cyberattaques multiples et multi directions. Locked Shields 2021 a lieu d’après un scénario réel ; des technologies spécifiques de pointe sont utilisées et des incidents cybernétiques massifs sont simulés, y compris dans des domaines de décision stratégique, juridique et de communication publique.



    Motion — A Bucarest, le PSD, d’opposition, a annoncé le dépôt d’une motion contre le ministre de la Santé, Vlad Voiculescu, la deuxième de la session parlementaire en cours. Les sociaux-démocrates font valoir qu’il n’est pas « la bonne personne » pour gérer le domaine le plus important dans la crise médicale engendrée par la pandémie, qu’il ne fait que « donner lieu à de la confusion », qu’il ne respecte pas les règles obligatoires pour les autres et qu’il « se dispute avec tout le monde ». M Voiculescu est soutenu par l’Alliance USR-PLUS, et sa position a été examinée aussi, ce lundi, au sein de la coalition de centre-droit au pouvoir ; le résultat, c’était qu’il continuera à bénéficier du soutien de la coalition. Ces discussions interviennent après certaines tensions entre le ministre de la Santé et le premier ministre libéral Florin Cîtu et après l’évacuation inappropriée des patients d’un hôpital bucarestois d’orthopédie pour le transformer en établissement dédié aux malades du Covid. Vlad Voiculescu a toutefois indiqué que l’hôpital en question n’était pas placé sous l’autorité du ministère et que par conséquent, il ne pouvait pas passer outre l’autorité du directeur de l’établissement.



    Salaires — En Roumanie, le revenu moyen net a baissé de 0,9 % en février dernier par rapport au mois de janvier, arrivant à 3 365 lei (quelque 680 euros), a fait savoir l’Institut national de la statistique. Toujours en février, dans la plupart des activités du secteur économique, le salaire moyen net a diminué par rapport aux mois précédents, lorsque différents bonus avaient été accordés. En Roumanie, les salaires les plus grands sont à retrouver toujours dans le domaine des technologies de l’information, y compris dans le secteur des services informatiques, alors que les revenus les plus bas sont enregistrés dans l’hôtellerie et la restauration. Toutefois, par rapport à février 2020, cette année, le salaire moyen net a augmenté de 5,1 %, constate aussi l’Institut national de la statistique.



    Population — Un test de recensement a été effectué en février et mars en Roumanie, en guise de préparatifs pour le Recensement de la population et des habitations prévu initialement pour 2021 et reporté à l’année prochaine en raison de la pandémie. Selon l’Institut national de la statistique, ces premières enquêtes, auxquelles ont participé 50 000 foyers sur l’ensemble du pays, visaient à tester la capacité de collecte de données, le fonctionnement des systèmes techniques mis en place à cet effet et l’organisation du flux de travail. Parmi les nouveautés, mentionnons le lancement d’une plate-forme en ligne sur laquelle toute personne peut participer au recensement ou encore l’utilisation de tablettes par les recenseurs, tout cela dans une tentative d’éliminer les questionnaires format papier. A noter qu’à partir de cette année, tous les Etats membres de l’UE doivent effectuer le Recensement de la population et des habitations conformément au Règlement du Parlement européen.



  • 12.04.2021

    12.04.2021

    Pandémie – Une
    nouvelle tranche de plus de 500 000 doses du vaccin anticovid Pfizer BioNTech
    arrive ce lundi en Roumanie, par voie de l’air sur les aéroports de Bucarest, Cluj-Napoca
    (centre-ouest) et Timişoara (ouest). Jusqu’ici quelque 3,7 millions de doses
    ont été administrées sur l’ensemble du pays, 1 million 400 mille personnes
    ayant été complètement immunisées. En même temps, 171 nouveaux centres de
    vaccination seront ouverts cette semaine, ont fait savoir les autorités. Selon
    le chef de la campagne d’immunisation, Valeriu Gheorghiţă, à compter de cette
    semaine, environ 80 000 personnes seront immunisées chaque jour. A son avis, la
    vaccination des enfants entre 12 et 15 ans pourrait démarrer à l’automne. A son
    tour, le premier ministre roumain, Florin Cîţu, affirme que l’évolution de la
    pandémie ces dernières semaines, avec une légère baisse des nouveaux cas, mais
    avec un nombre toujours croissant de cas graves, tout cela force les autorités
    de trouver des solutions rapides pour atteindre la cible de 1600 lits en soins
    intensifs. Pour la premières fois depuis le début de la pandémie, plus de 1500
    personnes sont hospitalisées en réanimation, toutes les sections de soins
    intensifs étant combles. Au total, depuis le début de la pandémie, la Roumanie
    a recensé plus d’un million de cas de contamination et 25 000 décès causés par
    la Covid.

    Ce lundi, 2300 nouveaux cas de
    contamination dépistés en 24h ont été rapportés en Roumanie, ainsi que 113
    décès.


    Salaires – En
    Roumanie, le revenu moyen net a baissé de 0,9% en février dernier par rapport
    au mois de janvier, arrivant à 3.365 lei (quelque 680 euros), a fait savoir
    l’Institut national de la statistique. Toujours en février, dans la plupart des
    activités du secteur économique, le salaire moyen net a diminué par rapport aux
    mois précédents lorsque différents bonus ont été accordés. En Roumanie, les
    salaires les plus grands sont à retrouver toujours dans le domaine de la
    technologie de l’information, y compris dans le secteur des services
    informatiques, alors que les revenus les plus bas sont enregistrés dans
    l’hôtellerie et la restauration. Toutefois, à comparer avec février 2020, cette
    année, le salaire moyen net a augmenté de 5,1%, constate aussi l’Institut
    national de la statistique.






    Ecole – Ce
    lundi 12 avril, les élèves en année terminale de collège et de lycée ont repris
    les cours après une semaine de vacances. Les classes se déroulent pourtant
    exclusivement en ligne jusqu’au 29 avril, lorsqu’une nouvelle semaine de
    vacances les attend à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Vu l’évolution négative
    de la pandémie, l’année scolaire a subi de nouvelles modifications en ce mois
    d’avril. Le ministère de l’Education a décidé d’accorder aux élèves deux
    semaines supplémentaires de vacances ce printemps, afin de limiter les
    déplacements des familles. Des changements sont négociés pour la prochaine
    année scolaire, ainsi que des solutions pour récupérer les retards enregistrés
    à cause de la pandémie, lorsque tous les élèves n’ont pas pu bénéficier de
    cours en distanciel, notamment en milieu rural.




    Population -
    Un test de recensement a été effectué en février et mars en Roumanie, en guise
    de préparatifs pour le Recensement de la population et des habitations prévu
    initialement pour 2021 et reporté l’année prochaine en raison de la pandémie.
    Selon l’Institut national de la statistique, ces premières enquêtes auxquelles
    ont participé 50 000 foyers sur l’ensemble du pays, ont eu pour objectif de
    tester la capacité de collecte de données, le fonctionnement des systèmes
    techniques implémentés en ce sens et l’organisation du flux de travail. Parmi
    les nouveautés, mentionnons le lancement d’une plate-forme en ligne sur
    laquelle toute personne peut participer au recensement, ou encore l’utilisation
    de tablettes par les recenseurs, tout cela dans une tentative d’éliminer les
    questionnaires sur papier. A noter qu’à partir de cette année, tous les
    Etats-membres de l’UE doivent effectuer le Recensement de la population et des
    habitations en conformité avec le Règlement du Parlement Européen.


    Météo – La
    semaine démarre en Roumanie par une belle journée ensoleillée sur la plupart du
    territoire. Le ciel n’est variable que sur l’ouest et le nord-ouest. Les maxima
    de la journée iront de 12 à 22 degrés. 15 degrés et du soleil à midi à Bucarest.

  • La semaine du 8 au 14 mars 2021

    La semaine du 8 au 14 mars 2021

    L’épidémie de
    Covid-19 en Roumanie

    Alors que les
    contaminations au SARS-CoV-2 sont actuellement à la hausse en Roumanie, le
    gouvernement de Bucarest a prolongé l’état d’alerte pour 30 nouveaux jours, à
    partir du 14 mars. Aux dires du premier ministre Florin
    Cîțu, toutes les restrictions actuelles sont maintenues. En plus, le couvre-feu
    sera avancé d’une heure, et donc la circulation par temps de nuit sera
    interdite entre 22 h et 5 h. Les structures hôtelières des stations de sports
    d’hiver devront limiter le nombre de personnes hébergées : elles pourront
    accueillir des touristes jusqu’à 70 % de leur capacité maximale. Côté
    vaccination, afin d’accélérer l’immunisation de la population, la troisième
    phase de la campagne nationale a démarré jeudi dans les communes qui
    enregistrent un taux d’incidence supérieur à 4,5 pour mille habitants. Lundi
    prochain, cette mesure sera élargie à l’ensemble du pays, ce qui veut dire que
    la vaccination contre la Covid-19 sera ouverte à tous. Depuis le début de la
    campagne de vaccination, fin décembre 2020, 1,3 millions de Roumains ont reçu
    la première dose de vaccin, dont plus de la moitié ont reçu la seconde dose
    aussi. Jeudi, les autorités ont temporairement suspendu l’utilisation des doses
    d’un certain lot de vaccins AstraZeneca, jusqu’à ce que l’Agence européenne des
    médicaments finisse son évaluation. Plusieurs pays européens avaient rapporté
    des réactions secondaires sévères et même des décès parmi les personnes
    immunisées avec les vaccins d’un certain lot.



    Les conclusions de l’enquête sur les causes de
    l’incendie à l’Hôpital Matei Balș


    L’exécutif de
    Bucarest saisira le Parquet anti-corruption suite aux conclusions de l’enquête
    du Corps de contrôle sur l’incendie déclaré le 29 janvier dernier à l’Institut
    de maladies infectieuses Matei Balș de la capitale. Les inspecteurs qui ont
    mené l’investigation ont conclu que le sinistre avait été favorisé par
    l’infrastructure obsolète, par une installation électrique sous-dimensionnée et
    par la surveillance déficitaire des malades. Rappelons que suite à l’incendie,
    20 personnes sont décédées et une centaine de malades de Covid-19 ont dû être
    transférés.



    Le budget de l’Etat 2021, promulgué

    Le président Klaus Iohannis a promulgué cette semaine la loi du budget de
    l’Etat et celle du budget de la sécurité sociale pour 2021. Selon un communiqué
    de l’Administration présidentielle, les investissements, les réformes et la
    croissance économique sont les piliers du budget de la Roumanie pour l’année. Ce budget respecte les principes de la viabilité des finances publiques et d’une
    politique fiscale et budgétaire responsable. Le déficit visé, de 7,16 % du PIB,
    indique un effort considérable de consolidation budgétaire, qui ne fait pas peser
    sur les citoyens de nouvelles taxes et impôts, détaille encore le communiqué.
    L’infrastructure de transport, les hôpitaux et les écoles bénéficient
    d’investissements importants, tout comme la campagne de vaccination et la
    gestion des risques associés à la crise sanitaire et économique provoquée par
    la pandémie de Covid-19. Les investissements majeurs soutiennent le milieu des
    affaires, génèrent de nouvelles opportunités de développement et des emplois
    mieux rémunérés, indique l’Administration présidentielle. La semaine
    précédente, le Parlement avait adopté les deux textes de loi dans la forme
    proposée par le gouvernement, sans qu’aucun amendement ne soit adopté. Le cabinet
    Cîțu table sur une croissance de 4,31 % cette année.



    Roumanie – croissance économique record au quatrième
    trimestre 2020


    L’économie
    roumaine a enregistré un bond de 4,8% au quatrième trimestre de l’année
    dernière par rapport au trimestre précédent – la plus importante augmentation
    du PIB dans un Etat membre de l’Union européenne, comme l’indiquent les données
    rendues publiques mardi par Eurostat. L’Institut national de la statistique
    avait précédemment revu à la baisse ses données sur la progression du PIB au
    dernier trimestre de 2020, de 5,3 % à 4,8 %. Cela n’a pas impacté l’estimation
    globale pour 2020, qui fait état d’une contraction de l’économie roumaine de
    3,9 % pour l’année précédente. Cette baisse du PIB de 0,5 points de pourcentage
    est engendrée par les faibles performances de l’industrie, du commerce, de
    l’agriculture, mais aussi par les faibles activités dans les domaines des spectacles
    culturels et des loisirs.



    Vers la fin du cumul des pensions de retraite et des
    salaires dans le secteur public


    Le projet de loi
    qui interdit le cumul des pensions de retraite et des salaires pour les
    personnels travaillant dans le secteur public est mis en débat public. La ministre
    du travail Raluca Turcan a annoncé qu’environ 35 000 personnes percevaient
    actuellement et une pension de retraite et un salaire. Le texte de loi prévoit
    déjà des exceptions, où le cumul restera possible donc – dans le cas des
    professeurs, des membres de l’Académie roumaine et des parlementaires élus. La disposition
    législative ouvre aussi la possibilité pour les personnes arrivées à l’âge de la
    retraite de continuer à travailler jusqu’à 70 ans, mesure qui s’applique dans
    les secteurs public et privé. Un autre projet de loi est actuellement en débat
    public – une ordonnance d’urgence qui accroît le montant du bonus accordé aux
    parents qui retournent travailler avant la fin de leur congé parental.



    La Roumanie
    lance le Vendredi vert



    Le ministère roumain de l’Environnement a lancé le
    12 mars la campagne « Vendredi vert », qui encourage l’utilisation
    des transports en commun pour les déplacements vers et depuis le travail, afin
    de réduire la pollution, notamment dans les grandes villes. La campagne propose
    aux Roumains de renoncer à leur véhicule personnel chaque vendredi, et
    d’utiliser à la place des moyens de transport alternatifs, le vélo, la
    trottinette, les transports en commun ou, tout simplement, la marche à pied.
    Comme la participation est bénévole, les salariés des institutions publiques
    ont été appelés à être les premiers à donner l’exemple. Le ministre de
    l’Environnement Tánczos Barna a également annoncé qu’il lancerait l’invitation
    aux compagnies privées, et qu’il proposerait aux mairies de rendre les
    transports publics gratuits les vendredis. (Trad. Elena Diaconu)

  • Pour et contre le cumul du salaire et de la retraite

    Pour et contre le cumul du salaire et de la retraite

    Les commissions spécialisées du Parlement roumain ont validé le budget de l’Etat et celui de la sécurité sociale dans leur forme avancée par le gouvernement. Le vote final sur les deux documents est prévu mardi en session plénière du Législatif.

    Pour ce qui est de la loi des salaires au sein des compagnies d’Etat, la ministre du Travail, Raluca Turcan, a fait savoir que ces dispositions légales élaborées par son ministère comporteraient plusieurs principes de base pour le calcul des salaires et pour les primes qui peuvent être au montant fixe ou qui peuvent être supprimés. Selon la responsable, il y a des personnels publics qui cumulent des primes de 85% au salaire initial, et qui sont inutiles, tels celui pour la surcharge neuropsychique ou celui pour la confidentialité et bien d’autres. Les primes inutiles seront supprimées et plusieurs catégories de revenus seront gelées, alors que les salaires plus bas pourront croître plus rapidement, a précisé la ministre.

    L’Exécutif continue d’analyser aussi le projet de loi rédigé par le ministère du Travail, visant l’interdiction de cumuler salaire dans le secteur public et pension de retraite. Dans le contexte où il existe une « véritable mode » parmi les employés du système public à la retraite de se faire réembaucher toujours par l’Etat, le gouvernement permettra aux salariés du système public de travailler plus longtemps, mais sans toucher une pension de retraite en même temps. Le premier ministre, Florin Cîţu, partage cette opinion, affirmant que les salariés pourront opter soit pour le salaire, soit pour la pension de retraite. A son avis, le projet de loi rédigé par le ministère du Travail est « très bon ».

    Florin Cîţu : « C’est un projet de loi que nous avons discuté au sein de la coalition. Je trouve que c’est un très bon projet de loi. Nous avons essayé de faire cela l’année dernière, et je trouve normal que la personne qui prend sa retraite puisse décider si elle souhaite toucher la retraite ou si elle veut continuer d’être salariée. Si l’on veut continuer à travailler, on renonce à la pension. »

    Ce système qui interdit de cumuler un salaire et la pension de retraite avait déjà été introduit en 2009, dans le contexte de la crise financière mondiale, par le cabinet dirigé à l’époque par Emil Boc, pour des revenus qui dépassaient une certaine somme. Y faisaient exception les enseignants, entre autres. En 2014, le système a été abrogé par l’Exécutif de Victor Ponta. Pour ce qui est du projet actuel, certains managers ont annoncé qu’ils étaient à la recherche de solutions complémentaires. Par exemple, le ministre de l’Education, Sorin Cîmpeanu, affirme que dans l’enseignement il est possible d’être payé à l’heure, cela permettra de garder les enseignants qui partent à la retraite, pour empêcher que les écoles roumaines ne se remplissent de personnel non qualifié. La ministre Raluca Turcan lui répond, en précisant que le projet contient « certaines mesures » censées éviter le blocage des domaines considérés comme essentiels.

    Dans l’opposition, les sociaux-démocrates critiquent durement cette initiative gouvernementale contre le cumul du salaire et de la retraite. La sénatrice Gabriela Firea affirme dans un message posté sur les réseaux sociaux que ce projet n’est qu’une « tentative mesquine de pousser l’âge du départ à la retraite jusqu’à 70 ans ». (Trad. Valentina Beleavski)

  • Protestations contre le budget 2021

    Protestations contre le budget 2021

    Après d’intenses négociations pour l’allocation
    des fonds aux différents ministères de la coalition de centre-droit, au pouvoir,
    les projets des deux actes normatifs, d’après lesquels seront réglementées
    cette année les finances et l’économie de la Roumanie, arrivent devant le
    Parlement. Le vote au plénum du Législatif sur le budget d’État et sur le
    budget de la Sécurité sociale est prévu pour le début de la semaine prochaine, tout
    en étant précédé par un calendrier de débats très chargé aux commissions
    spécialisées du Parlement.






    Composée du Parti national libéral
    (PNL), de l’alliance entre l’Union Sauvez la Roumanie (USR) et le parti PLUS,
    et de l’Union démocrate-magyare de Roumanie (UDMR), la coalition au pouvoir a
    décidé de ne pas présenter d’amendements aux documents en question et de voter
    les projets dans la forme déjà adoptée par l’Exécutif.




    Le leader libéral, Ludovic Orban
    précise : « On peut y apporter des améliorations après les 6 premiers
    mois de mise en oeuvre, ou bien on a la possibilité de faire un collectif
    budgétaire. Mais, de mon point de vue, le budget est conçu de nature à faire
    démarrer les moteurs du développement économique : investissements,
    croissance de l’utilisation des fonds européens, aide pour le milieu privé à
    travers différents programmes. »







    Dans l’opposition, le Parti
    social-démocrate (PSD) et l’Alliance pour l’Union des Roumains (AUR) ne cessent
    de critiquer le budget de cette année, le considérant comme un budget
    d’austérité. Les sociaux-démocrates y ont déjà déposé de nombreux amendements.




    De l’avis de leur vice-présidente,
    Gabriela Firea, ces modifications s’alignent sur la réalité quotidienne des
    Roumains : « Tous nos collègues à travers le pays ont proposé des
    amendements. Ceux-ci ne sont pas une critique à l’adresse du gouvernement, mais
    représentent la réalité du pays. Nous avons même essayé de renoncer à certaines
    propositions qui n’étaient pas trop urgentes, justement pour donner la priorité
    à des mesures extrêmement nécessaires aux différentes communautés. »







    Entre temps, les contraintes
    financières ont été mises au point au Parlement, par la loi des plafonnements,
    adoptée mercredi par la Chambre des députés en tant qu’assemblée décisionnelle,
    après validation au Sénat. Parmi elles : un déficit qui ne peut pas
    dépasser les 7,16% du PIB et des dépenses avec le personnel du secteur public
    qui doivent rester en-dessous des 9,8%. De son côté, l’opposition affirme que
    ces niveaux ne permettront pas au pays de se développer, alors que les représentants
    du pouvoir insistent sur le fait que c’est tout ce que la Roumanie peut se
    permettre dans une année de pandémie, où il faut mettre en avant les
    investissements et la relance de son économie.






    En attendant le vote du Parlement,
    les syndicats poursuivent leurs protestations contre les mesures d’austérité
    budgétaire. Une centaine de syndicalistes de la Fédération Publisind, affiliée
    au Bloc national syndical, qui représente quelque 35 000 salariés de nombreux
    secteurs d’activité, ont protesté devant le siège de la Présidence de la
    République. Ils demandent l’élimination des iniquités salariales du secteur
    public, l’application des dispositions de la loi des salaires dans le secteur
    public, ainsi que la mise en place d’un salaire minimum en rapport avec l’évolution
    des prix à la consommation. Parallèlement, les cheminots ont continué à manifester
    devant le siège du ministère des Transports, demandant des investissements dans
    la modernisation de l’infrastructure ferroviaire et l’application du statut du
    personnel ferroviaire, soit une loi qui permet de majorer de 30% à 40% leurs
    salaires, sans oublier de meilleures conditions de travail. (trad. Valentina
    Beleavski)

  • Derniers amendements au budget de l’Etat 2021

    Derniers amendements au budget de l’Etat 2021

    Le gouvernement de coalition de centre-droit de Bucarest
    a fait les derniers amendements au projet du budget de l’Etat et des assurances
    sociales pour 2021, avant que le document n’arrive sur la table du Parlement. C’est
    un budget difficilement négocié entre la coalition gouvernementale formée du
    Parti national libéral, l’Alliance entre l’Union sauvez la Roumanie (USR) et le
    parti PLUS et l’Union démocrate-magyare de Roumanie (UDMR) et rédigé en tenant
    compte des fonds diminués par la pandémie et des contraintes imposées par la
    nécessité de réduire un déficit trop profond.






    Alors que leaders des partis de la coalition majoritaire
    ont convenu de ne plus modifier le document au Législatif, afin d’accélérer le
    processus d’adoption, dans l’opposition, le Parti Social-Démocrate (PSD) a l’intention
    de proposer une multitude d’amendements dont certains visent à reprendre la croissance
    des salaires et des pensions de retraite que leurs adversaires politiques ont
    décidé de geler. D’ailleurs, lundi, dans le cadre de l’Heure du premier
    ministre, les sociaux-démocrates ont appelé le libéral Florin Cîţu devant la Chambre
    de Députés, pour l’accuser d’avoir préparé un budget d’austérité.






    « Le budget de cette année est équilibré, crédible,
    reconnu par les partenaires internationaux et construit autour des investissements
    » -
    rétorque le chef de l’Exécutif, qui a critiqué le PSD pour avoir proposé des
    amendements au budget qui, cumulés, représentent 6% du PIB et l’argent devrait
    provenir de la contribution de la Roumanie au budget européen.






    Le premier ministre Florin Cîţu ajoute : « C’est un
    budget construit autour des investissements, puisque nous l’avons démontré
    clairement que les investissements sont la voie de la Roumanie vers le
    développement. Mais c’est aussi un budget qui nous force à faire des réformes
    et vous en avez peur, n’est-ce pas ? Vous avez peur que les sinécuristes
    qui occupent vos postes devront les quitter ou qu’ils ne toucheront plus les mêmes
    salaires ! Je vous le dis maintenant : on fera la réforme cette année !
    ».






    A son tour, l’UDMR a parlé d’un budget d’après-crise, mais
    ciblé sur les investissements, alors que l’USR – d’un budget de la responsabilité,
    de la solidarité et de la relance économique. Le leader des députés de l’USR, Ionuţ
    Moşteanu : « Le budget de cette année est ciblé sur le développement
    et les investissements. Aujourd’hui le gouvernement présente un budget d’investissements
    de 61,4 milliards de lei (quelque 12 milliards d’euros), soit le plus grand de
    l’histoire. »







    Le premier ministre est « le champion absolu de la
    haine », répond le leader social – démocrate Marcel Cioalcu. Il accuse Florin Cîțu
    de détester les salariés du secteur public, car il les menace par des coupes de
    revenus et des licenciements. « Mais il déteste aussi le milieu privé, vu
    que cela fait une année déjà qu’il promet de l’aider, sans résultat »
    , ajoute
    encore M Ciolacu.






    Marcel Cioalcu : « Au lieu de proposer un budget à
    même de réparer (la situation), vous avez pris la faux dans vos mais et vous
    avez commencé à couper les revenus des Roumains. L’énergie est plus chère, la nourriture
    aussi, tout comme les médicaments et mais cela n’a pas d’importance pour vous ».


    De l’avis du PSD, la Roumanie est « à la dérive » puisque
    le gouvernement a alloué les sommes les plus réduites de l’UE à la lutte contre
    la pandémie et à la relance économique, a conclu Marcel Ciolacu.






  • Nouvelles protestations syndicales

    Nouvelles protestations syndicales

    Mécontents du
    projet de budget pour 2021 et des décrets gouvernementaux qui l’accompagnent,
    les syndicats ont organisé de nouvelles actions de protestation à Bucarest,
    devant les sièges de l’Exécutif et des partis membres de la coalition
    majoritaire de centre-droit, sans oublier plusieurs préfectures de département.
    A leur avis, un budget d’austérité ne fera que prolonger la crise économique,
    en faisant baisser le niveau de vie de la population, qui sera condamnée à la
    pauvreté.






    « Travail
    décent, justice sociale, dialogue social » – c’est avec ce slogan que les
    membres de la Confédération syndicale Cartel Alfa sont descendus dans la rue
    pour la 5e semaine consécutive, se rendant cette fois-ci au siège de
    l’alliance l’Union Sauvez la Roumanie-PLUS, avant d’arriver devant le siège du
    gouvernement. Ils demandaient un salaire minium décent, des pensions de
    retraite équitables, des services publics de qualité et le redémarrage de la
    négociation collective. Les syndicalistes sont également mécontents de
    l’intention du gouvernement de geler les salaires dans le secteur public et de
    supprimer les chèques-vacances, affirmant que cette dernière démarche affectera
    directement l’industrie de l’hôtellerie-restauration, déjà profondément touchée
    par les restrictions imposées en raison de la pandémie.






    Le secrétaire
    général de la Confédération syndicale Cartel Alfa, Petru Dandea, précise :
    « La Roumanie traverse une période de crise économique. On ne peut pas proposer
    des mesures d’austérité qui s’y superposent, puisqu’on ne fait qu’empirer la
    situation. Il paraît que le Gouvernement ne comprend pas ça. C’est ce que nous
    voulons montrer par notre protestation, nous voulons sensibiliser les ministres
    et le cabinet, justement pour qu’ils proposent des politiques ciblées sur
    le développement, qui manquent dans le contexte de crise actuel. »






    A leur tour, les
    membres de la Fédération syndicale « La Solidarité sanitaire » ont affirmé
    leur mécontentement devant le siège du Parti national Libéral, principal parti
    de la coalition au pouvoir, pour se rendre ensuite devant le siège du
    gouvernement. Ils demandent davantage d’argent pour le système de santé, le
    respect des droits légaux et des mesures de protection pour les salariés du secteur,
    insistant sur le fait qu’ ils sont actuellement exposés à des risques plus
    grands qu’avant la pandémie, voire qu’ils mettent leur vie en danger tous les
    jours et que les bonus qu’ils touchent ne sont plus les mêmes qu’auparavant.






    Il en va de même
    pour la Fédération PUBLISIND, affiliée au Bloc syndical national, dont les
    membres travaillent dans la police, l’administration publique, l’assistance
    sociale, les finances et le contrôle financier. Ils tentent aussi de convaincre
    les responsables de renoncer aux mesures visant à plafonner ou diminuer les
    salaires dans le secteur public.






    Le responsable
    syndical Cosmin Andreica affirme : « C’est la 7e semaine
    de protestations. On proteste contre le fait que la loi n’a pas été appliquée,
    vu que la Roumanie est en train d’être gérée via des décrets d’urgence. A la
    fin de l’année dernière, le gouvernement a émis un décret d’urgence lui
    permettant de ne plus appliquer la Loi des salaires de 2017, un acte normatif
    dont l’objectif était d’éliminer les iniquités et les discriminations du
    système. »






    Et c’est
    toujours devant le siège du Gouvernement que l’on a retrouvé les cheminots,
    dénonçant l’absence d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et les
    salaires trop bas qu’ils touchent. Ils affirment que le personnel des Chemins
    de fer roumains est âgé et très peu nombreux, alors que les chemins de fer sont
    devenus une zone rouge, au bord du précipice, à cause d’investissements quasi
    nuls, ces 30 dernières années. (Trad. Valentina Beleavski)

  • 02.02.2021 (mise à jour)

    02.02.2021 (mise à jour)

    Coronavirus – La Roumanie occupe la 4e
    place en UE en termes de vaccination anticovid, avec un taux d’immunisation de
    3,75%, a déclaré mardi le président du Comité national de coordination des activités
    visant la vaccination contre le Sars-CoV-2, le médecin militaire Valeriu
    Gheorghiţă. La moyenne européenne est de 2,95% a-t-il encore précisé. Jusqu’ici
    près de 600 000 Roumains se sont fait vacciner. Quelque 570 000 autres
    personnes sont programmées pour recevoir leur première dose entre le 3 février
    et le 14 avril, alors que plus de 900 000 personnes recevront la seconde dose
    du vaccin anticovid. Par contre le calendrier des livraisons des vaccins est en
    retard, comme partout en Europe, mais les producteurs promettent de croître le
    nombre de doses livrées à compter de la mi-février. Entre temps, en Roumanie, le nombre total des contaminations au
    nouveau coronavirus a dépassé mardi les 732.000 cas. Plus de 90% des personnes
    infectées ont guéri et plus de 18.500 sont décédées.






    Ecoles – Les écoles roumaines rouvriront
    leurs portes à compter du 8 février, en début du second semestre de cette année
    scolaire, a fait savoir le chef de l’Etat. « Il faut tenir compte aussi de
    la situation de chaque localité et prendre des mesures très strictes pour
    chaque établissement scolaire, puisque nous souhaitons que l’école se déroule
    en toute sécurité tant pour les enfants que pour les enseignants », a insisté
    Klaus Iohannis. « Dans les localités où le taux d’incidence des
    contaminations au coronavirus sera élevé, soit des localités placées en
    quarantaine, évidemment tout le monde restera chez soi », a précisé le
    président. Ces déclarations ont été faites à l’issue d’une réunion avec le
    premier ministre, le ministre de l’Education, le ministre de la Santé et
    d’autres responsables du domaine sanitaire.






    Protestations – De nouvelles protestations ont eu
    lieu mardi à Bucarest et dans d’autres villes roumaines contre le gel des
    salaires dans le secteur public et contre le plafonnement des pensions de
    retraite. Les représentants du syndicat Cartel Alfa ont été rejoints cette
    fois-ci par les membres des syndicats de la Police roumaine. Les manifestants
    demandent un salaire minimum décent et réaliste, des pensions de retraite
    équitables et la mise en pratique correcte de la législation, tout comme des
    progrès dans le dialogue social. Cela dans le contexte où lundi, des membres de
    la Fédération syndicale SANITAS ont protesté devant le siège du gouvernement
    demandant le respect des droits des salariés du système médical. Ils
    demandaient entre autres que les hausses salariales prévues pour cette année
    soient respectées, que les iniquités entre les différentes catégories de
    personnels soient réparées, notamment pour les salariés touchant les revenus le
    plus bas, des bonus pour les personnes travaillant dans le domaine de
    l’assistance sociale et la liste se
    poursuit.








    Budget – Entre temps, le budget de la Roumanie pour
    2021 et le Plan national de relance et de résilience ont figuré mardi à
    l’agenda des pourparlers entre le ministre roumain des Finances, Alexandru
    Nazare, et les commissaires européens Valdis Dombrovskis et Paolo Gentiloni. Aux dires du ministre
    roumain, les autorités de Bucarest se proposent de réduire le déficit
    budgétaire cette année de sorte à garder les perspectives de relance et de
    croissance économique pour la période à venir, lit-on dans un communiqué du
    ministère des Finances de Bucarest, transmis à l’agence de presse Agerpres. De
    son côté, le commissaire Paolo Gentiloni a déclaré que la Roumanie
    bénéficierait des instruments disponibles au niveau de la Commission de l’Assistance
    technique pour mettre au point son Plan national de relance et de résilience.






    Météo – Dans les 24 prochaines heures les
    températures seront à la hausse en Roumanie, notamment dans le sud-ouest où il
    fera trop chaud pour cette période de l’année. Toutefois le ciel sera
    généralement couvert. Les maxima pourraient atteindre par endroits les 14
    degrés.