Category: Radio Tour

  • Invitation au tourisme rural

    Invitation au tourisme rural

    Puisque l’automne est déjà là, mais l’envie de prendre des vacances ne nous a pas quittée tout à fait, un séjour dans une pension touristique conviendrait peut-être le mieux. Aujourd’hui, nous vous ferons donc quelques suggestions pour des séjours dans les zones rurales de Roumanie et nous profiterons des offres proposées par les pensions membres de l’Association nationale de tourisme rural, écologique et culturel (ANTREC).



    Lors de la dernière édition de la Foire de tourisme de Roumanie, Mişu Chiruc, président exécutif de l’Association, soulignait l’intention de celle-ci de concentrer le tourisme rural autour d’événements spécifiques: “Nous avons, par exemple, le Festival des « sarmale » (feuilles de chou ou de choucroute farcies – n.n.) de Praid, qui est peut-être le plus connu, et puis le Festival de la truite, le Festival des fruits des bois, le Festival des hors-d’œuvre etc. Ce sont surtout des offres gastronomiques, car il faut dire que le tourisme rural est différent du tourisme classique. Cela ne se limite pas à l’hébergement et aux repas. Nous souhaitons que les vacanciers connaissent les Roumains chez eux et échangent avec ceux qui les accueillent. Passer prendre les clés, sans plus, ne peut pas s’appeler tourisme rural”. Il faut que le propriétaire soit là, avec son âme, et faire sentir sa présence”.



    Nous avons demandé à notre interlocuteur quelles zones de Roumanie se sont fait remarquer en tourisme rural ces 20 dernières années. Mişu Chiruc: “Evidemment, surtout celles où la nature a été plus généreuse et qui disposent également de richesses culturelles et ethnographiques. Le tourisme s’est beaucoup développé tout d’abord en Bucovine, dans le nord du pays, ensuite dans la zone de Bran-Moeciu, dans les Carpates Méridionales, dans la zone de Vrancea, située à la courbure des Carpates, et dans la zone de Neamţ, avec ses monastères et ses loisirs. Ensuite, nous essayons de promouvoir certains événements pour attirer les touristes, qui auront besoin d’hébergement. Si l’intérêt pour la zone augmente, l’offre des pensions augmente aussi”.



    Dans les villages roumains vous trouverez des pensions de 2, 3, 4 ou 5 marguerites — correspondant roumain des épis en France. Quel que soit votre choix, vous pourrez y goûter le calme de la vie patriarcale et les produits traditionnels de la région : poisson en écorce de sapin, notamment la truite, fumée et conservée dans des rameaux de sapin, ce qui lui donne une saveur tout à fait spéciale. Ensuite le fromage et le petit lait, apportés, tous frais, des bergeries et puis encore le pastrami de mouton.



    Les visiteurs peuvent participer à des activités traditionnelles de la région, visiter une bergerie pour assister à la fabrication du fromage ou encore aider les femmes à préparer les conserves : légumes saumurés, confitures, et autres zakouski soigneusement préparés pour donner plus de saveur à la saison froide. Ou bien, ils peuvent tout simplement goûter la vie paisible des campagnes, au milieu de la nature et des animaux de la ferme. Les pensions rurales ne sont pas destinées uniquement aux familles. Nombre d’entre elles offrent des conditions pour accueillir des conférences et des séjours de team-building.



    L’Association nationale de tourisme rural, écologique et culturel se propose de réaliser une spécialisation plus nuancées des pensions. Mişu Chiruc explique: “Nous avons déjà une collaboration avec le ministère du tourisme et avec d’autres institutions du domaine. Notre intention est de classer les pensions par domaines d’activité. Il y a des pensions indiquées plutôt pour la pêche, situées à proximité d’un lac et où vous pouvez trouver de l’assistance technique pour la pêche. Nous avons des pensions pour les chasseurs. Et nous sommes en train de mettre sur pied un réseau de maisons d’hôtes dotées de facilités pour les enfants — c’est-à-dire des aires de jeu et de l’assistance médicale et psychologique”.



    Où que vous ayez choisi de passer des vacances rustiques cet automne — en Transylvanie, au Maramureş, en Bucovine ou en Munténie — vous pouvez acheter des produits roumains réalisés en petite quantité selon des recettes traditionnelles, allant des saucisses fumées aux produits artisanaux, en passant par les légumes saumurés, le miel, les confitures– dont la fameuse confiture de prunes de Topoloveni, le seul produit roumain certifié dans l’UE, les vins, le pain et une multitude de fromages du terroir. (trad.: Dominique)

  • Vacances dans les Gorges du Danube

    Vacances dans les Gorges du Danube

    Chers amis, nous vous invitons aujourd’hui à un voyage radiophonique dans le sud-ouest de la Roumanie, plus précisément dans la région des Gorges du Danube. En empruntant ce défilé, nous découvrirons les Petits et les Grands Chaudrons, où l’eau, le fleuve, coincé entre les parois abruptes, semble bouillonner. L’offre de loisirs est bien riche dans la région : excursions, alpinisme, rafting, concours de tir à l’arc, équitation, cyclisme, jeux d’aventure pour les jeunes. Même diversité pour l’hébergement et la restauration, la cuisine du terroir étant notamment réputée pour ses plats à base de poisson.



    Dans les Gorges du Danube, on peut également admirer le Portrait du roi dace Décébale, taillé dans la paroi rocheuse. Il fait 55 m de haut et 25 de large et compte pour la plus haute sculpture en pierre d’Europe. Pour vous faire une idée des dimensions impressionnantes de la statue, il suffit de penser que la Statue de la Liberté de New York, le monument de Jésus de Rio ou bien le Colosse de Rhodes la dépassent de seulement 6, 8 et respectivement 10 mètres.



    Pour davantage de détails sur cette région touristique, écoutons Marin Cărămizaru, président de l’Association de tourisme et de loisirs « Les Chaudrons du Danube » de Dubova, du comté de Mehedinţi : Nous nous sommes efforcés de diversifier notre offre touristique autant que possible. Le retour à la nature est notre première recommandation. Pour ce faire, nous proposons aux vacanciers des randonnées dans les montagnes Ciucarul Mare et Ciucarul Mic ou dans le massif de Trescovăţ, qui offre une vue à couper le souffle sur le défilé du Danube. On peut faire aussi du cyclotourisme, les pensions étant prévues de centres de location de vélos. Le loisir le plus prisé est sans doute celui des promenades en canot, en bateau de plaisance, en hydro-vélo ou en canoë. Les balades nautiques durent une heure ou deux et coûtent, en fonction de l’itinéraire choisi, de 25 à 35 lei, soit 6 à 8 euros par personne. Enfin, les grottes, dont celle de Gura Ponicovei est la plus spectaculaire, représentent une autre attraction touristique de la zone. »



    La saison la plus indiquée pour visiter cette contrée est l’automne affirme Raluca Crîsta, directrice exécutive du Groupe d’action locale « Les Gorges du Danube » : « C’est la période idéale grâce surtout au coloris de la végétation. Les Gorges du Danube accueillent toutes les catégories de touristes. Il y en a qui nous rejoignent en vélo, en bateau ou par d’autres circuits. Ils peuvent loger dans des maisons traditionnelles, à gestion privée. L’hébergement des touristes se fait dans des pensions et des villas de vacances 2 ou 3 étoiles, pour des prix accessibles. Le secteur du tourisme d’affaires est, lui aussi, en plein essor. Nous déroulons également des projets très intéressants de tourisme rural et de loisirs divers: promenade en canot et canoë, tir à l’arc, paintball, activités de spéléologie, alpinisme et escalade. La localité de Şviniţa est renommée pour la confiture et l’eau – de — vie de figues et pour ses marmelades. Les villageois invitent leur hôtes à prendre part à la préparation de ces produits exquis”.



    Les touristes venus de l’étranger, notamment d’Allemagne, de Hongrie et de République tchèque, aiment beaucoup se déplacer à vélo, affirme notre interlocuteur Marin Cărămizaru, président de l’Association de tourisme et d’agrément « Les Chaudrons du Danube » : « Deux vélo routes européennes passent par ici: l’Eurovélo 6 et la route du Rideau de Fer. La région des Gorges du Danube présente aussi une très grande diversité ethno culturelle. Nous conseillons aux visiteurs de s’adresser à l’Association de tourisme pour obtenir les renseignements les plus corrects sur la zone, l’hébergement, sur les attractions touristiques ou les possibilités de visites guidées ».



    La multitude des événements culturels est spécifique d’une zone multiethnique comme celle des Gorges du Danube, où vivent, aux côtés des Roumains, des communautés serbes, tchèques, allemandes et magyares. Parmi les manifestations culturelles, il convient de mentionner les Festivals des figues, de la tulipe des Chaudrons de Dubova, du Chaudron de Moldova Nouă ou celui des villages danubiens.



    Davantage de détails avec Raluca Crîsta, directrice exécutive du Groupe d’action locale « Les Gorges du Danube » : « Il faut ajouter à cette liste la fête connue sous le nom de Nedeia, une foire champêtre où se rendent aussi les communautés avoisinantes. Les anciens lèguent ainsi leurs traditions à la jeune génération. Les villageois habillés de costumes traditionnels récitent des poésies, jouent des saynètes, dansent et interprètent de vieilles chansons folkloriques. Nous envisageons de créer aussi un centre d’artisanat, où tous les maîtres artisans puissent vendre leurs produits ».



    Fascinés par la beauté des endroits et des gens, les touristes y affluent des quatre coins du monde, affirme Raluca Crîsta : « Certains d’entre eux nous rendent visite constamment, chaque année ou tous les deux ans. Ils peuvent donc constater les améliorations. Il y en a qui viennent chaque hiver, à Noël, d’autres qui se passionnent pour la spéléologie ou le cyclisme. Nous avons des retours très positifs de leur part. Les plus nombreux à nous rendre visite sont les Tchèques, les Allemands et les Autrichiens, mais il nous arrive aussi de recevoir des visiteurs venus de très loin, d’Indonésie ou de Thaïlande, par exemple ».



    Côté cuisine, sachez que les plats les plus recherchés sont ceux à base de poisson, dont bouillabaisse, poisson en saumure, poisson grillé avec sauce à l’ail et polenta. Sachez aussi que les différentes fêtes traditionnelles de la région se transforment en autant de festivals de la gastronomie. (trad. Mariana Tudose)

  • Iaşi

    Iaşi

    Chers amis, nous vous invitons aujourd’hui à découvrir Iaşi, la ville des sept collines, du nord-est de la Roumanie. Un endroit fort attractif, grâce à ses nombreux objectifs historiques, culturels et centres de loisirs. Iaşi est synonyme d’histoire, d’art, de sciences et d’innovation. Qu’il s’agisse de l’ancienne culture de Cucuteni ou des grandes familles de boyards, la ville de Iaşi a toujours joué un rôle de première importance dans l’histoire de la Roumanie.



    Notre guide dans ce périple est Anca Zota, coordinatrice du Centre d’informations touristiques de Iaşi : « Il y a plein de belles choses à voir à Iaşi. Capitale informelle de la province de Moldavie, elle a une riche tradition culturelle. C’est ici que furent créés la première université et le premier théâtre national du pays. De nos jours, le Théâtre et l’Opéra de Iaşi sont réputés pour la qualité de leurs spectacles accueillis par des locaux récemment remis à neuf. En plus, en cette période de l’année, le Jardin botanique est un autre objectif touristique incontournable. Nous avons aussi un musée très intéressant, le Musée de l’Université, qui vous fait découvrir l’histoire non seulement de cet établissement universitaire, mais aussi et surtout l’histoire ancienne de la ville. La culture de Cucuteni notamment bénéficie d’un espace généreux à l’intérieur du musée. L’entrée est gratuite. Il y a aussi des visites guidées du musée, en roumain, anglais et français. A cela s’ajoutent les objectifs touristiques emblématiques de la ville : la Maison musée de Ion Creangă, la Maison Pogor, le Musée de l’Union, la Cathédrale métropolitaine, le Monastère des Trois hiérarques, le Monastère de Cetăţuia. »



    Les passionnés de nature peuvent se promener dans le parc Copou et y admirer le célèbre tilleul du poète national Mihai Eminescu. La nature de toute la région de Iaşi a de quoi surprendre. Le petit delta de la rivière Jijia, par exemple, réunit des espèces de flore et de faune spécifiques à la Moldavie. Il y a ensuite la réserve naturelle de la Vallée de David, créée suite à un glissement de terrain et où pousse une végétation de sylvo-steppe caractéristique de la zone de la Dobroudja. La lande de la rivière Prut est également une destination très prisée par les touristes de passage dans le comté de Iaşi.



    On peut se rendre à Iaşi à n’importe quel moment de l’année. Sachez, toutefois, que dans certaines périodes, la ville accueille aussi des événements importants, qu’il ne faut surtout pas manquer. Détails avec Anca Zota, coordinatrice du Centre d’informations touristiques de Iaşi : « A partir du printemps, les événements se multiplient à Iaşi. Parmi eux, je mentionnerais le Festival d’art traditionnel Cucuteni 5000, qui se tient tous les derniers dimanches du mois de juin, dans le parc Copou. Nous avons également des festivals de date plus récente: le Festival des sciences, début avril, des festivals du film, le Festival international de l’éducation, fin mai et qui en est à sa deuxième édition. L’automne prochain, nous accueillerons la deuxième édition du Festival de traduction et de littérature. Le mois d’octobre est très riche en événements, dont le Festival du film et plusieurs fêtes consacrées à la cuisine du terroir. Enfin, quelle que soit la saison, les restaurants de la ville proposent des plats traditionnels délicieux arrosés de bons vin. Nous vous attendons nombreux à découvrir les beautés de la ville de Iaşi et à y passer des moments agréables. »



    Le centre-ville de Iaşi n’est pas encore zone piétonne. En échange, le visiteur peut flâner, au gré de ses envies, dans les ruelles romantiques du quartier de Copou, parsemées de restos traditionnels ou internationaux. De belles ruelles, il y en a aussi derrière l’Université de médecine. Cet endroit impressionne par l’architecture des nombreuses anciennes résidences nobiliaires, dont certaines accueillent aujourd’hui des restaurants où l’on peut goûter aux plats traditionnels fort connus, tels le bortsch, le ragoût du boucher émincé à la moldave ou les galettes.



    Dernier détail important : si vous voulez respirer l’air embaumé du parfum des tilleuls de Iaşi, prévoyez votre séjour pour la période fin mai- début juin. (trad. Mariana Tudose)

  • La station Govora les Bains

    La station Govora les Bains

    En ce début de saison estivale, un séjour dans une ville d’eaux est censée nous remettre en forme après une année de travail intense. C’est pourquoi nous vous proposons de faire un séjour à Govora les Bains, une destination idéale pour se soigner en toute saison. En effet Govora bénéficie d’un climat continental modéré, avec des influences méditerranéennes. Par conséquent, les étés ne sont pas trop chaleureux, avec une moyenne de 19 degrés en juillet et les hivers sont plutôt doux, avec une moyenne de –3 degrés en janvier. Les cures balnéaires ont une riche tradition en Roumanie, un des premiers pays au monde où fonctionne une société scientifique de balnéologie et climatologie.



    Sise dans le département de Vâlcea, dans la région sous-carpathique d’Oltenie, la station Govora les Bains se trouve à 21 kilomètres de la ville de Râmnicu Vâlcea, à une altitude de 360 mètres. Au milieu des forêts d’êtres, de chênes et de pins, Govora les Bains bénéficie de nombreux avantages, à commencer par les propriétés thérapeutiques de l’air et des eaux minérales qui l’ont transformée en une des meilleures destinations des ceux qui souhaitent faire des cures balnéaires. Pourtant, la station offre aussi d’autres avantages. Il suffit de mentionner les nombreux lieux de culte érigés dans la région ou bien les célébrés vignobles de Dragasani.



    Daniela Vlad, directrice générale de la société Baile Govora passe en revue les différentes affections qui y sont traitées lors d’une cure balnéaire : « Il vous faudrait un séjour de 12 jours au moins pour bénéficier de 10 jours de traitement intensif. N’oublions pas qu’une cure balnéaire ne se limite pas au plus grand nombre de procédures médicales possibles à comprimer dans le laps de temps le plus restreint. Il faut effectivement s’installer dans une ville d’eaux. C’est un aspect très important que nombre de touristes semblent ignorer. Nous traitons notamment les affections respiratoires, rhumatismales, mais nous faisons aussi de la crénothérapie, c’est à dire le traitement de certaines maladies à l’aide des eaux minérales. Ce sont des maladies assez fréquentes en Roumanie. Parmi les plus graves, notamment les affections respiratoires dénichées chez les enfants. »



    Une fois à Govora les Bains, vous y trouverez des offres pour toutes les bourses à partir de 675 lei — soit quelque 170 euros — pour un séjour de 5 nuitées, petit déjeuner et traitement compris. Vous avez à choisir entre toute sorte de pensions et des hôtels deux, trois ou quatre étoiles. Véritable symbole de la station, l’hôtel Palace, récemment remis à neuf, fait la fierté de Govora. Daniela Vlad: « Tous ceux qui arrivent à Govora sont invités à admirer cet édifice unique à sa façon, construit entre 1911 et 1914. C’est le premier hôtel de Roumanie doté d’un centre de cure intégré. C’est un grand hôtel, à 132 chambres imaginé afin que toutes les chambres soient exposés au plein soleil au moins deux heures par jour ».



    Pour ceux d’entre vous qui envisagent de passer un peu plus de temps à Govora les Bains, ne vous inquiétez pas, vous aurez de quoi vous amuser puisque de nombreuses attractions touristiques vous y attendent. Daniela Vlad passe en revue les objectifs à ne pas rater une fois sur place. « Ils sont bien nombreux, car on se trouve dans une région riche en lieux de culte dont la plupart ont fait notre fierté à l’étranger. Il convient de rappeler tout d’abord le Monastère « Dintr-un lemn » (D’un seul bois), appelé ainsi parce qu’à sa construction, on a utilisé le bois d’un seul arbre. Il y a ensuite le monastère de Horezu figurant sur la liste du Patrimoine de l’UNESCO et la localité homonyme fameuse pour sa céramique. S’y ajoute le monastère de Govora, d’où vient le nom de notre station. Et puis, n’oublions pas la magnifique Vallée de la rivière Ol, qui traverse les Carpates Méridionales. »



    Et ce n’est pas tout. Pas loin de Govora, les touristes sont invités à découvrir de plus près les fameux vignobles de Drăgăşani avec leurs vins exquis : Cabernet Sauvignon, Novac et Noir de Drăgăşani, Merlot et Sauvignon Blanc ou les variétés autochtones : Crâmpoşie, Fetească Regală et Tămâioasă. Pour bien profiter des atouts de la région de Govora, le mieux serait de contacter une agence de voyage pour obtenir une offre personnalisée et pourquoi pas, des prix dégriffés ! (trad. : Dominique, Alex Diaconescu)

  • Tourisme spéléologique

    Tourisme spéléologique

    Même si une partie d’entre elles font uniquement l’objet des recherches scientifiques, de nombreuses autres ont été aménagées à des fins touristiques et proposent des visites inoubliables. Aujourd’hui, nous vous proposons de faire un tour des plus appréciées grottes de Roumanie.



    La beauté d’une grotte se retrouve dans les yeux des touristes qui la visitent, affirme Viorel Lascu, président de la Fédération roumaine de spéléologie. Les profondeurs de la terre fascinent amateurs et professionnels à la fois. Pour les explorateurs, les grottes les plus belles sont souvent les plus difficiles à découvrir, les plus profondes et les plus longues, alors que les passionnés de la photographie et des paysages souterrains opteront pour les cavités à riche patrimoine spéléologique.



    En Roumanie, il existent des grottes de classe 4 ou 5, au parcours très difficiles, telles la grotte Vântului (du vent), la plus grande de Roumanie, qui mesure une cinquantaine de kilomètres, ou la grotte de Valea Rea, (la Vallée Méchante), qui est la plus profonde, avec ses 750 mètres de profondeur. Sachez pourtant que ce sont des cavités de la terre difficiles à explorer par les amateurs. La grotte Ursilor (des Ours) est située dans un petit village appelé Chiscau, dans le Massif Apuseni, dans l’ouest de la Roumanie. Figurant parmi les sites touristiques les plus spectaculaires de la région, cette grotte a été découverte par hasard en 1975, à l’intérieur d’une carrière de pierre. Ouverte au public cinq ans plus tard, en 1980, elle est longue de 1500 mètres, dont 521 sont classés réserve scientifique.



    La grotte des Ours a un patrimoine paléontologique important, affirme Viorel Lascu, président de la Fédération roumaine de spéléologie. « C’est ici que se trouvent des restes de l’ours des cavernes et du lion des cavernes qui sont à l’heure actuelle en cours d’être étudiées. Même s’il n’est pas ouvert au public, cet espace est visible depuis l’exposition aménagée à l’entrée dans la grotte. C’est un trajet touristique inédit, souterrain, aménagé d’une manière très moderne. Le côté inédit de cette grotte réside d’abord dans la valeur spéciale du paysage souterrain, des calcaires ultra-transparents qui donnent à la grotte une couleur blanche immaculée. C’est dans cet espace souterrain qu’une avalanche avait bloqué, il y a très longtemps, de nombreux animaux. Le paysage est épouvantable, puisque ces animaux ont laissé derrière eux des traces que l’on peut rarement voir dans une grotte. D’un côté et de l’autre de l’itinéraire touristique on peut apercevoir les squelettes et les crânes de ces animaux. Hormis ce que les touristes peuvent effectivement voir dans la grotte des Ours, il convient aussi de mentionner les sites de la région. Tout près se trouvent les Gorges des Sighisel, avec de nombreuses cavités dont Magura et Corbeasca. »



    Le chercheur scientifique Marius Florea recommande également de visiter le Massif des Apuseni. « Il m’est difficile de vous recommander une seule grotte. Le massif Apuseni contient le plus grand nombre de tels sites de Roumanie. Il existent plusieurs cavités de la terre aménagées, qui peuvent être parcourues par n’importe quel touriste. Je commencerais avec la grotte des Ours pour continuer avec le glacier de Scarisoara, le plus grand glacier souterrain en termes de volume de Roumanie. Puis je passerais en revue quelques grottes touristiques des Apuseni: Meziad, qui se trouve près du village homonyme, dans le compté de Bihor, et la grotte aux cristaux, de la mine de Farcu, dans le même comté. »



    Les explorations récentes et le travail de restauration et de recherche font de la grotte aux cristaux de la mine de Farcu une des plus belles grottes roumaines. Elle fait partie d’un projet complexe qui vise deux côtes, l’un écologique et l’autre touristique. C’est l’unique grotte aménagée de cette manière en Roumanie et une des quelques cavités souterraines de ce genre au monde. Tout l’itinéraire touristique est aménagé avec des sentiers, des escaliers et des balustrades en plastique renforcé avec de la fibre de verre ; un système d’éclairage LED y est installé pour guider les touriste vers les mystères fascinants de la grotte. Cet itinéraire s’achève sur un balcon d’où les touristes peuvent admirer une superbe réserve de cristaux.



    Marius Florea, chercheur scientifique: « La grotte se trouve dans le massif Padurea Craiului. Le relief est notamment karstique. Les monts sont assez petits, il s’agit plutôt de collines parsemés de plusieurs éléments spécifiques dont les dolines. Ce sont des trous qui marquent l’existence de galeries souterraines. L’accès dans la cavité souterraine se fait par la galerie artificielle d’une mine qui croise celle de la grotte. Il n’existe pas d’entrée naturelle, d’ailleurs, et c’est grâce à ce fait que la pression exercée sur les roches a produit ces cristaux d’une rare beauté. La grotte, pas trop grande, a été aménagée avec des escaliers et elle est aussi éclairée. A l’intérieur, on peut voir non seulement ces cristaux, mais également un petit musée minier et une exposition d’outils utilisés dans la mine. Chaque groupe de cinq ou dix touristes, peut-être plus, est accompagné d’un guide qui présente chaque partie de la mine et de la grotte. »



    La spéléo-plongée ou la plongée souterraine est considérée comme un sport d’aventure, promu par plusieurs agences de tourisme de Roumanie. Toutefois, selon le chercheur scientifique Marius Florea, cette activité n’est pas recommandée aux amateurs. «En Roumanie, bien qu’elle soit pratiquée depuis les années’80, cette activité demeure méconnue. Les spéléo-plongeurs sont très peu nombreux ici. Il y a un groupe de spécialistes, mais c’est une activité très difficile qui exige un entraînement de longue durée. La Roumanie figure parmi les pays peu nombreux qui disposent toujours d’aires naturelles sauvages ou encore d’une faune qui compte de grands carnivores en liberté. En plus, le relief est très varié : défilés, vallées, grottes, crêtes alpines. Les Carpates de Roumanie offrent la possibilité de faire des activités diverses à tous ceux qui aiment la nature », conclut le chercheur scientifique Marius Florea.



    Rappelons-le cette émission est à retrouver aussi sur le site rri.ro, ainsi que sur nos profils facebook. (trad.: Alexandra Pop, Alex Diaconescu)


  • Arsenal Park

    Arsenal Park

    Situé sur une propriété de 88 ha, à Orăştie, dans l’ouest de la Roumanie, Arsenal Park est un parc à thématique militaire qui propose des jeux de paintball ou d’airsoft, un musée militaire et une zone de spa moderne. Territoire d’aventure, camp d’entraînement, adrénaline, oasis de détente, vous trouverez tout cela dans ce parc thématique.



    En 1936, le roi Carol II ordonnait qu’un espace expérimental pour l’armée soit aménagé, à l’entrée de la ville d’Orăştie. Pendant le régime communiste, il existait une fabrique de munitions sur ce terrain. L’idée d’une destination de vacances est apparue en 2003. 6 ans après, en 2009, Arsenal Park ouvrait ses portes. Il est devenu un des objectifs stratégiques du tourisme roumain, créant une nouvelle forme de vie militaire : le soldat de vacances. Qu’est-ce que c’est, Arsenal Park, en 2014 ?



    Olav Bagyo, directeur des événements chez Arsenal Park, répond : « Il a été transformé, pour devenir, d’une fabrique de munitions et d’une unité militaire, un parc touristique thématique. A l’heure qu’il est, nous avons 208 places d’hébergement, un très grand centre spa, avec piscine intérieure, piscine extérieure, deux salons de massage, un salon d’esthétique corporelle, une salle de force et quatre saunas. Nous avons un restaurant dans notre parc, et des activités des plus spéciales, à commencer par le tir aux armes à feu, avec des munitions réelles/véritables, jusqu’aux simulations militaires d’airsoft, paintball, instruction militaire, promenades en transporteur à chenille ».



    Dans les armées du monde, le général porte 4 étoiles sur ses épaulettes. A Arsenal Park, il en a trois. Trois villas de 4 à 5 étoiles, avec deux chambres à coucher, disposant de salles de bains à hydro massage, une salle à manger et une somptueuse salle de séjour. Sur les chambres thématiques et la thématique des chambres, nous écoutons les propos d’Olav Bagyo, directeur des événements chez Arsenal Park. « Nous recommandons les chambres char et TAB. Dans les chambres char, il y a un vrai char, dont le canon sort par les fenêtres de la chambre, et à l’arrière, sur l’affût de transport, qui a été fixé, vous retrouverez le lit. Dans les chambres TAB, vous retrouverez des moitiés de transporteurs amphibie blindés. Chaque moitié est fixée sur une maison, et le lit est à l’intérieur de cette moitié. Chaque espace d’hébergement est différent dans notre établissement, avec des ornements spécifiques. Même le restaurant est un musée riche en objets. En fait, tout notre parc est un musée militaire en plein air. Nous avons au moins 150 objets de technique militaire, allant des mitrailleuses antiaériennes, aux canons, aux TABs, aux chars, T34, T55, S100, jusqu’aux planteurs de mines, aux hélicoptères et aux avions ».



    Pour les soirées fraîches, vous trouverez dans le parc un petit Village dacique, composé de trois chalets. Cet endroit est idéal pour des fêtes à l’intérieur, où les touristes peuvent se préparer eux-mêmes des plats traditionnels, avec ou sans l’aide des cuisiniers d’Arsenal Park. Etant donné que c’est un parc à thématique militaire, nous avons demandé à Olav Bagyo si les touristes devraient s’attendre aussi à des sessions d’instruction. « Ils devraient s’y attendre uniquement s’ils le souhaitent. C’est une des activités les plus demandées. Depuis la suppression du stage militaire, ceux qui n’avaient pas satisfait leur service national lorsqu’il était obligatoire peuvent l’essayer maintenant. C’est un stage de détente, l’instruction sous forme de détente. Beaucoup de monde qui n’a pas fait son stage militaire souhaite essayer pour savoir comment est la vie militaire, sans devoir y passer toute une année. A cet effet, nous avons des stages de quelques heures de formation militaire. A savoir des marches, familiarisation avec la manière de s’adresser, avec la subordination. Nous avons un itinéraire avec des obstacles, qui doit être parcouru contre la montre, avec des épreuves spéciales : avec le masque à gaz sur la figure, les menottes passées aux mains, deux à deux, attachés à un pneu. Il y a différentes raisons pour lesquelles on peut sentir pleinement la vie militaire ».



    Après une journée pleine d’adrénaline, quoi de meilleur que de passer la soirée autour d’un feu de camp impressionnant ? Vous serez invités à un barbecue et à profiter de la musique et de la bonne ambiance. Olav Bagyo, le directeur d’événements, qui s’assure de la réussite de toutes ces soirées, nous fait part des surprises qu’Arsenal Park vous réservera dans un proche avenir. « Dans 18 mois nous aménagerons un Aqualand, un manège pour les chevaux, une patinoire artificielle, un skate park, 16 km de pistes cyclables, une tour d’eau, équipée d’un élévateur, à partir duquel on pourra faire des sauts à l’élastique, des descentes en rappel et une tyrolienne qui sera la plus longue de Roumanie — 700 m. La surprise, ce sera l’aménagement d’une bergerie traditionnelle, qui pourra être utilisée comme restaurant ».



    Vu qu’il a été promu y compris à des foires internationales, Arsenal Park est visité par beaucoup de touristes étrangers. Ils viennent de toute l’Europe et même de plus loin et il semble qu’ils soient de plus en plus nombreux chaque année. Les Français viennent en grand nombre pour l’off road, dit Olav Bagyo. « Il y a des groupes entiers de passionnés de quads et de motos qui viennent du Danemark. Nous collaborons très bien avec un tour-opérateur danois qui nous envoie souvent des groupes de touristes. Je me suis entretenu avec eux au départ, ils ont été enchantés, et les Français — tout à fait surpris. La plupart d’entre eux avaient manifesté une certaine réticence au moment où ils sont venus en Roumanie. Après quelques jours, ils étaient complètement détendus. Ils m’ont dit que l’image qu’ils avaient sur ce pays n’était pas réelle. Tous les gens que nous avons rencontrés, surtout sur les trajets off road, ont été très ouverts et accueillants. Ils ont trouvé une hospitalité à laquelle ils ne s’attendaient pas, un nouveau visage de la Roumanie ».



    Là où l’on produisait autrefois des mines et de l’explosible, maintenant on fabrique la paix. Arsenal Park est un endroit idéal pour faire votre stage de… détente. En été, vous pouvez prendre du bon temps près de la piscine ou à l’ombre des kiosques. Il y a aussi une aire de jeux pour les enfants. Les maisons colorées tiennent les petits soldats occupés pendant une bonne partie du temps. Quant aux soirées, elles peuvent être consacrées aux projections de films en plein air dans l’amphithéâtre militaire et aux feux de camp. Qu’attendez-vous ? (trad. : Ligia Mihaiescu)

  • Les gagnants du jeu-concours « Miliţa Petraşcu, génération Brâncuşi »

    Les gagnants du jeu-concours « Miliţa Petraşcu, génération Brâncuşi »

    Chers amis, RRI vous a invités à participer jusqu’au 15 juillet 2014 — le cachet de la poste faisant foi — à un nouveau jeu-concours de culture générale « Miliţa Petraşcu, génération Brâncuşi ». Le jeu a été consacré à plusieurs grands artistes roumains, au célèbre sculpteur Constantin Brâncuşi et à une de ses élèves, Miliţa Petraşcu.




    Ce nouveau jeu a suscité votre intérêt : nous avons reçu 199 réponses correctes — un nombre impressionnant compte tenu du fait que nous vous avons proposé un concours beaucoup plus dense que d’habitude, le délai étant d’un mois ! Nous vous remercions d’y avoir participé et vous invitons à renouveler cette expérience.




    Le grand prix du jeu est un séjour pour une seule personne, de 6 nuitées en pension complète, dans la seconde moitié du mois d’août 2014, dans le département de Gorj, région d’origine du sculpteur Constantin Brâncuşi .




    Le gagnant aura l’occasion d’admirer les œuvres de Brâncuşi se trouvant Târgu Jiu et de visiter la maison de naissance de l’artiste ; il se verra également proposer de nombreuses autres attractions culturelles, touristiques et historiques de la zone.




    Ce jeu vous a été proposé par RRI en partenariat avec le Centre Municipal de Culture « Constantin Brâncuşi » de Târgu Jiu, avec la municipalité de la ville de Târgu Jiu et avec le Conseil départemental Gorj.




    Pour vous motiver davantage à y participer, nous avons précisé que l’organisateur prendra à sa charge les frais de voyage par avion jusqu’à Bucarest!



    En écoutant nos émissions, en consultant le site de RRI, ainsi que nos profils Facebook, Twitter et Google+, vous avez pu découvrir les réponses aux questions que nous vous avons proposées.




    Le jeu s’est achevé le 15 juillet, le cachet de la poste faisant foi. Avant de dévoiler les noms des gagnants, voici, une fois de plus, les questions et les réponses correctes :




    Où est née Miliţa Petraşcu? Réponse correcte : Miliţa Petraşcu est née vers la fin de l’année 1892 à Chişinău, actuellement capitale de la République de Moldova.



    Quand Miliţa Petraşcu commence-t-elle à travailler dans l’atelier parisien de Constantin Brâncuşi ? Réponse correcte : en 1919.



    Quel mouvement artistique de Roumanie rejoint l’artiste Miliţa Petraşcu dans les années ’20 du 20e siècle? Réponse correcte : Miliţa Petraşcu a participé au mouvement artistique roumain d’avant-garde de l’entre-deux-guerres (plus exactement aux groupes «Contimporanul » (Le Contemporain), « Grupul nostru » (Notre groupe), « Criterion »).



    Quelles créations célèbres de Constantin Brancusi se trouvent à Târgu Jiu? Réponse correcte : L’ensemble de sculptures monumentales « La voie des héros » dédié aux héros tombés durant la première guerre mondiale et constitué de la Porte du Baiser, de la Colonne sans Fin, de la Table du Silence et de l’Allée des Chaises, disposés sur un axe est/ouest de 1275 mètres. A cet ensemble s’est ajoutée l’église « Les Saints Apôtres Pierre et Paul ».



    Enfin, le grand moment est arrivé ! Nous allons connaître, sans plus tarder, les noms des gagnants.



    Ce tirage au sort a été très profitable pour les auditeurs de la Rédaction française de RRI et ce dans les conditions où nous avons compté plusieurs centaines de participants sur lensemble des rédactions de RRI, dont une centaine en lice pour le grand prix. Mais commençons par le début… Nous avons une quinzaine de mentions, qui reviennent, entre autres, à Abdelilah Boubchir dAlgérie, à Christian Canoën de France ou encore à Lohmus Ramsurn de lÎle Maurice.



    Abdelilah Bouchir dAlgérie vient dailleurs de créer un Club des auditeurs de RRI à Sidi Bel Abbès; il nous écoute notamment en ondes courtes et « moins par Internet », dit-il souhaitant « visiter la Roumanie à lavenir, car il cherche quotidiennement des informations sur le pays ».



    « J’ai passé dix ans de ma courte vie en Roumanie pendant l’époque du socialisme et même pendant le capitalisme », nous écrit, à son tour, Lohmus Ramsurn de lÎle Maurice. « Je considère la Roumanie comme ma deuxième patrie étant donné que j’ai fait mes études professionnelles grâce à deux bourses octroyées par l’Etat roumain auquel je reste reconnaissant », explique notre auditeur.



    Enfin, Christian Canoën de France aimerait, lui aussi, retourner en Roumanie pour découvrir les « changements radicaux » intervenus dans le pays, depuis son dernier voyage sur les lieux, en 1987.


    Toutes nos félicitations à tous nos amis!




    Parmi les 15 troisième prix nous trouvons aussi Gilles Gautier de France et Ferhat Bezazel dAlgérie.


    « Comme à chaque fois je participe pour apprendre un peu plus sur lhistoire de la Roumanie. Et bien sûr le résultat est concluant, je ne connaissais pas cette artiste, ces oeuvres, sa vie », nous écrit Gilles Gautier. « Tous les concours de votre radio sont très instructifs, et nous permettent den savoir plus, ce que je recherche particulièrement. Je ne suis pas un fin technicien des O.C., de la radio et sa technique. Si je lécoute cest justement pour apprendre à mieux connaître les pays, et ce genre de concours sont un plus !! » Merci à vous de nous écouter, Gilles Gautier.



    Miliţa Petraşcu est également une découverte pour Ferhat Bezazel, qui a perçu la documentation pour ce concours « comme une promenade spirituelle parmi les formes et les lignes des sculptures » de lartiste.




    Nous approchons le grand prix, mais nous avons encore quelques étapes à parcourir… Voyons quel auditeur de la Rédaction française nous retrouvons parmi les dix gagnants du deuxième prix: Jacques Giraud de France.


    M Giraud aurait aimé voyager en Roumanie, pour découvrir le pays, après avoir raté une chance, il y a quelques années… Ce ne sera pas cette année, mais nous vous encourageons de participer à nouveau à nos prochains jeux.




    Sans plus tarder, passons aux sept lauréats du premier prix: (vă rog să-i citiţi pe toţi): Ralf Urbanczyk, dAllemagne, Miguel Ángel Calderón, dArgentine, Chu Changrong, de Chine, Mohamed El-Sayed Abdel-Rahim, dEgypte, Jean-Michel Aubier, de France, Adrian Micaleff, de Malte, et Matthew Loughlin, du Royaume-Uni.


    « Sans vouloir vous jeter des fleurs (jai horreur de ça…), il faut reconnaître que les programmes de RRI sont de bonne facture et que le site Internet est un excellent support », nous avait écrit Jean-Michel Aubier. Merci beaucoup pour ces mots – cest un plaisir que de te savoir de retour parmi nos auditeurs.




    Vous attendiez le Grand Prix – juste quelques instants avant cette annonce… Juste le temps de faire un tour parmi les cinq prix spéciaux qui reviennent à : Amady Faye, du Sénégal, Li Chunguo, de Chine, Miguel Ramón Bauset, dEspagne, Adita Prithika, dInde, et Karel Koláček, de la République Tchèque.




    « Jécoute les programmes de RRI parce que la dynamique équipe de la Rédaction française minforme tous les jours sur la Roumanie et le quotidien des Roumains », nous dit Amady Faye. « Grâce aux ondes magiques de la radio amie, je voyage à travers la Roumanie sans quitter mon Sénégal. »




    Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ce jeu – certains dentre vous ont fait un énorme travail de documentation pour lequel nous tenons à vous féliciter. Nous vous attendons aussi à nos prochains jeux, car nombre de surprises restent à découvrir sur cette antenne.



    Et voici le moment tant attendu. Qui est celui qui découvrira, fin août, les terres de Brâncuşi et de ses disciples? Eh bien, il a eu raison dune centaine de candidats en lice sur quatre continents… Le séjour en Roumanie, dans le département de Gorj, revient toujours à un auditeur de la Rédaction française: Jean-Marc Olry de France, toutes nos félicitations!




    « LArt Contemporain mintéresse et tout particulièrement Iœuvre de Brancusi », précisait M Olry dans sa motivation. « Ce jeu a été pour moi Ioccasion de faire quelques recherches sur la vie et Iœuvre de Brancusi et de Militza Petrasco (orthographe utiliée dans certains ouvrages français). Cest aussi Ioccasion de découvrir la région de Târgu-Jiu. Les ondes courtes sont de vieilles amies. Adolescents, nous fabriquions des antennes et nous écoutions le Monde. Tout cela était bien loin…. Et puis jai redécouvert Radio Roumanie Internationale. Au départ parce que je voulais des renseignements sur la langue roumaine. Et maintenant je lécoute sur mon petit ,,transistor” ou le plus souvent en ligne tout simplement parce que les émissions sont intéressantes et variées et parce que la Rédaction française est… attachante ! » Tout le plaisir est pour nous, M Olry! Nous vous attendons en Roumanie pour constater aussi vos progrès en roumain, vu que vous êtes un des élèves les plus assidus de Dominique et de son cours « Le roumain… mot à mot ».



    Chers amis, ici prend fin ce jeu consacré à Miliţa Petraşcu, à Brâncuşi et à sa région. Les prix seront envoyés par la poste et nous vous prions d’en confirmer la réception ainsi que le contenu du colis reçu. Nous vous remercions pour votre soutien et vous attendons nombreux à notre prochain concours qui démarre dans très peu de temps ! A bientôt ! ( trad. : Dominique Andrei Popov)

  • Ouverture de la saison estivale sur le littoral roumain

    Ouverture de la saison estivale sur le littoral roumain

    Fêter le 1er Mai au bord de la mer est une tradition en Roumanie. C’est pourquoi les Roumains attendent toujours avec impatience les mini-vacances organisées à cette occasion. Cette année, la plupart d’entre eux bénéficient d’un week-end de fête prolongé, et les agences de tourisme en profitent aussi, surtout que les hôteliers marquent à leur tour l’ouverture de la saison estivale sur la côte roumaine de la Mer Noire.



    Comment cela se fête en 2014? Réponse avec Corina Martin, présidente de l’Association Littoral — Delta du Danube: « C’est notre mission que d’organiser cette année aussi une ouverture en force de la saison sur la côte et au Delta du Danube, surtout qu’elle se superpose sur la fête du 1er Mai. Parmi les événements préparés je mentionnerais la 7e édition du traditionnel défilé du littoral roumain qui réunit automobiles d’époque, motocyclettes, voitures tout-terrain ou encore des automobiles qui participeront au Rallye du Delta. S’y est ajouté le Char des amis Facebook, une très belle idée qui nous est venue à l’esprit l’année dernière, car nous avons plein d’amis sur ce réseau de socialisation qui ont souhaité participer au défilé. Nous avons parcouru ensemble toutes les stations du littoral roumain, où nous avons été accueillis par leurs maires, nous avons fait la fête et nous avons appris les nouveautés que chaque station a préparées pour cette année. »



    Et comme c’est principalement grâce aux étudiants que le bord de la mer est devenu l’endroit traditionnel de rencontre pour la fête du 1er Mai, les clubs ont ouvert leurs portes pour accueillir les jeunes après le coucher du soleil.



    Corina Martin nous donne des détails: « Pour le soir nous avons préparé des événements sur 4 plages, celles de Năvodari, Mamaia, Eforie et Costineşti, les endroits les plus recherchés du littoral roumain. Au menu: spectacles de laser, concerts, DJ de renom, ensembles de danse traditionnelle de la région de Dobroudja — danse grecque, aroumaine, turque et tatare. »



    Les passionnés d’automobiles auront eux aussi de quoi se régaler. Corina Martin : « Le sud du littoral a accueilli un événement consacré à l’automobile qui a réuni un millier de voitures sur la route qui relie les stations de Venus et de Saturne, alors qu’au delta du Danube c’est la première fois que des événements touristiques ont été organisés à l’occasion des mini-vacances du 1er mai. »



    Pour cette période, les hôtels ont imaginé des paquets de 2 à 4 nuitées, accessibles à toutes les bourses. Puis du 4 mai au 15 juin, c’est la période du programme « Le littoral pour tous » au cours duquel les hôtels de moins de 4 étoiles, proposent des rabais jusqu’à 11 euros la nuitée, petit déjeuner compris. Pour les cinq étoiles, les tarifs vont jusqu’à 15 euros la nuitée dans le cas des paquets fixes de six nuitées. Les opérateurs touristiques offrent cette année aussi un ticket de valeur gratuit pour les sites du département de Constanta. Le même programme « Le littoral pour tous » sera décliné en variante automnale, à compter du 1er septembre. Il existe aussi un « Littoral pour tous, tout compris », auquel participent 9 hôtels de la côte roumaine qui proposent des paquets de sept nuitées à environ 135 Euros.



    En pleine saison les tarifs sont différents, mais les opérateurs touristiques ont mis en vente différentes offres Early Booking (Réservation anticipée), dès le mois de novembre de l’année précédente. Corina Martin : « Venez passer vos vacances sur la côte roumaine puisque les offres sont imbattables et n’oubliez pas mon conseil : faites appel aux voyagistes, puisque leurs offres sont les moins chères et les plus sûres. Nous vous attendons nombreux à la mer ou dans le delta du Danube. » (trad. Valentina Beleavski, Alex Diaconescu)

  • Dans l’attente de « La Pomme d’Or » (concours “Milita Petrascu, génération Brancusi”)

    Dans l’attente de « La Pomme d’Or » (concours “Milita Petrascu, génération Brancusi”)

    La ville de Târgu Jiu, dans le sud de la Roumanie, se verra décerner, en octobre prochain, la « Pomme d’Or » (« Golden Apple »). Cette récompense internationale de lindustrie touristique est décernée par la Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme (FIJET) à un site ou à une personne pour mettre en lumière son excellence dans le domaine du tourisme. La présence, à Târgu-Jiu, des sculptures monumentales de Constantin Brancusi, la Colonne sans fin, la Table du Silence et la Porte du Baiser, a pesé lourd dans la décision prise par la FIJET.



    La Fédération considère la « Pomme d’Or » comme le plus grand trophée que l’on puisse accorder à un site touristique sur le plan international — affirme Marian Constantinescu, rédacteur en chef de Traveller Magazine et président du Club de la presse de tourisme de Roumanie.



    Marian Constantinescu: « Ce trophée est considéré comme un Oscar du tourisme décerné par la presse spécialisée du monde entier — en l’occurrence celle de tourisme. Le club de la presse spécialisée de Roumanie est le représentant, en Roumanie, de cette organisation internationale qui réunit environ 600 journalistes de tourisme du monde, des médias audio-visuels, des producteurs de CDs, de films, de magazines, d’autres médias assurant la richesse de la communication dans l’industrie du tourisme. Le prix est décerné à une communauté — en l’occurrence à la communauté touristique, économique et administrative de la ville de Târgu Jiu, pour son implication dans la promotion de l’ensemble de sculptures proposé par FIJET il y a plus de 4 ans. Il s’agit de l’Axe Bancusi — ainsi appelée pour être plus facilement comprise dans le langage international. L’Axe Brancusi désigne, en fait, l’Avenue des Héros, site touristique unique en Europe et dans le monde — soit le seul ensemble de sculptures monumentales en plein air créé par Constantin Brâncuşi. »



    Véritable musée en plein air, Târgu-Jiu mérite bien ce trophée — estime Ramona Ivulescu, porte-parole de la municipalité: « Ce sont de grandes valeurs artistiques que Constantin Brâncuşi nous à léguées. Nous avons à Târgu Jiu, la Porte du Baiser — un espace qui semble faire le passage vers un autre monde. Sur les piliers de la porte est incrusté le motif du baiser, ressemblant à un œil dont le regard est tourné vers l’intérieur et, pourquoi pas, vers l’âme de ceux qui le contemplent. La Porte du Baiser est une des plus grandes œuvres du sculpteur. En poursuivant notre chemin, nous arrivons à la très belle Allée des Chaises. Ces chaises marquent le chemin vers la Table du Silence, une table paysanne, ronde et très basse. Brâncuşi y voyait aussi l’endroit de départ au combat des guerriers et donc des futurs héros. Ces trois sculptures monumentales que je viens de mentionner sont en pierre. S’y ajoute la Colonne sans fin, véritable testament spirituel de l’artiste. C’est un monument dédié aux héros, tout comme les autres sculptures d’ailleurs, que nous nous proposons de faire inscrire au patrimoine de l’UNESCO.”



    La remise du prix aura lieu dans la première décade du mois d’octobre, mais l’événement sera annoncé à l’occasion du Congrès international de la Fédération internationale des journalistes et écrivains du tourisme( FIJET), qui se tiendra début septembre, à Budapest.



    Ramona Ivulescu: « C’est là que la cérémonie sera annoncée. Le fait de remporter «La pomme d’or» n’est pas une première pour la Roumanie. Au contraire, en octobre prochain elle se verra remettre cette distinction pour la cinquième fois. La Bucovine, région du nord-est de la Roumanie, a été la première à recevoir ce prix, en 1975. En 2009, il y a eu trois autres prix. Pour l’instant, la Roumanie est le seul pays a avoir été distingué de trois « Pommes d’or » en une seule année. Elles ont alors récompensé l’excellence de la localité Mărginimea Sibiului et ses alentours, le Delta du Danube et une compagnie aérienne. C’est une très bonne chose pour l’image touristique de la Roumanie. »



    Parmi les sculptures de Constantin Brancusi que l’on peut admirer à Târgu Jiu, figure aussi la Colonne sans fin. Véritable « testament spirituel » du grand artiste, elle est considérée par le célèbre écrivain, sculpteur et critique d’art, Sidney Geist comme le point culminant de l’art moderne”. Haute de 29,33 m et composée de 16 modules en forme de losange, cette colonne est sculptée en fonte métallisée de cuivre jaune. Les losanges, qui mesurent 1,80 de haut chacun et pèsent quelque 860 Kg, s’enchaînent sur un axe en acier encastré dans un socle de béton.



    Après la visite de cet ensemble architectural en plein air, Marian Constantinescu nous recommande une nouvelle destination: « Je vous suggérerais d’aller à Hobiţa et cela pour deux raisons. D’abord pour voir la maison – musée de Constantin Brancuşi. Même si ce n’est pas la maison paternelle de l’artiste, l’habitation récemment remise à neuf ressemble comme deux gouttes d’eau à l’original. Vasile Brancusi, 50 ans, est un descendant du sculpteur qui vit à Hobiţa. Nous lui devons deux belles initiatives. C’est lui qui a aménagé un tracteur avec remorque pour transporter les visiteurs désireux de faire le tour du village. L’autre initiative c’est l’ouverture, en 2013, dans la cour de sa propre pension touristique, d’un Atelier international de sculpture Constantin Brancusi. Je vous recommande chaleureusement cette destination très proche de Târgu Jiu. »



    Constantin Brancusi (1876-1957) est considéré comme un pionnier de la sculpture moderne abstraite. Ses ouvrages en bronze et marbre se caractérisent par leur forme élégante et par le raffinement de la finition. Il a également utilisé le bois comme matière première pour nombre de sculptures, dont plus d’une d’inspiration folklorique, ainsi que pour les prototypes de ses ouvrages ultérieurs, réalisés à partir d’autres matériaux. Constantin Brâncuşi est notamment connu pour ses créations abstraites figurant des têtes ovoïdales et des oiseaux en vol. Même si les critiques du monde entier se sont, dans un premier temps, attaqués au radicalisme de ses œuvres, les nombreuses expositions organisées aux Etats–Unis et en Europe allaient lui valoir la célébrité et attirer la fidélité des collectionneurs. (Trad. Dominique ; Mariana Tudose)

  • Séjour dans le Delta du Danube

    Séjour dans le Delta du Danube

    Promenades en hôtels flottants, tours en chaloupes de plaisance, parties de pêche et excursions photo guidées — voilà quelques programmes parmi les plus recherchés dans le Delta du Danube. Vous pouvez ainsi découvrir la beauté du paysage et connaître les traditions et la civilisation locales.



    Dans cette édition de notre rubrique Radio Tour nous parlerons des meilleures offres touristiques pour le seul delta du monde déclaré réserve de la biosphère : le Delta du Danube, une des destinations les plus attractives de Roumanie.



    Nous commençons par une halte dans un 3 étoiles qui offre un large éventail de services à tous ceux qui viennent connaître les attractions touristiques locales. Nous passons le micro à son manager, Ioana Voinea : « Notre ensemble hôtelier attend ses touristes avec un large éventail de services et d’activités. Nos deux restaurants offrent aux visiteurs des plats à base de poisson ou un buffet à volonté contre 50 lei — soit environ 11 euros. Le menu comporte deux sortes de potages, trois hors-d’œuvre, 5 plats à base de viande, garnitures, salades, dessert. Nous avons la possibilité d’organiser des feux de camps et des pique-niques. Côté services, je dois également mentionner le bar, le snack-bar, la discothèque, les salles de conférences pouvant accueillir 250 personnes, les promenades en catamaran et en embarcations rapides. Sur la liste des services figurent également un sauna et une salle de fitness, deux piscines en plein air, une aire de jeu pour les enfants, des terrains de tennis, de basket, de foot, de volley-ball, une salle de billard et de ping-pong, des vélos. S’y ajoutent 5 chevaux pour pratiquer l’équitation et un poney pour les enfants. Nous organisons également des safaris. C’est un service inédit pour le Delta du Danube. Les touristes peuvent observer de près les oiseaux et les animaux sauvages : renards, chacals, sangliers, biches. »



    Des prix promotionnels vous sont offerts pour les paquets touristiques en fonction du nombre de personnes : les groupes de plus de 10 personnes en bénéficient certainement. Pour 3 nuitées passées à l’hôtel, on vous en offrira une 4e gratuitement. Le prix d’une nuitée pour une personne en chambre double commence à 60 lei — soit environ 12 euros — petit déjeuner inclus.



    Il y a des touristes qui viennent par passion pour la pêche. A leur intention, nous avons aménagé un lac qui offre des conditions pour la pêche à la carpe et au brochet. Les familles en quête de relaxation bénéficient d’activités aussi bien pour les adultes que pour les enfants. Quant aux compagnies, l’endroit est idéal pour faire du team-building.



    A quel moment de l’année doit-on prévoir un séjour dans le Delta du Danube ? Ioana Voinea : «Heureusement, parmi toutes les destinations de vacances, le Delta du Danube bénéficie de la plus longue saison touristique ; depuis avril et jusqu’en novembre, le temps est agréable. Pourtant, pour ceux qui veulent faire des excursions, les mois de mai et de juin sont à préférer. Il ne fait pas encore trop chaud et on peut voir les oiseaux avec leurs petits, la végétation qui s’épanouit, les nénuphars qui sortent du tréfonds des eaux. C’est la meilleure période pour prendre un bain de nature et découvrir les beautés du delta. Les pêcheurs viendront au printemps et en automne. Les mois de septembre et d’octobre leur sont réservés. Les parents peuvent emmener leurs enfants en été. C’est vraiment beau et j’invite tout le monde à venir dans cette oasis de verdure et de calme comme il n’y en a pas beaucoup. Les visiteurs auront l’occasion de goûter une « bouillabaisse », préparée dans un petit chaudron et servie en plein air et du poisson grillé. Ils partiront émerveillés, après les promenades dans la région. La plupart des touristes deviennent nos amis. C’est un endroit unique en Europe. »



    Iliuta Goian de l’Association « Découvrez le Delta du Danube » s’occupe depuis très longtemps de la promotion de la zone. Le prix d’un séjour de 4 jours au Delta va de 90 euros jusqu’à 250 euros, compte tenu du moyen de transport et du lieu d’hébergement choisi :



    Iliuta Goian : « Notre favori, que nous avons mis au point il y a trois ans, en prenant compte des préférences de nos clients, est le séjour de 4 jours et 3 nuitées au cœur du Delta du Danube, à Mila 23 ou à Crisan. Ce séjour inclut le transport depuis la ville de Tulcea, trois nuitées, trois repas et deux journées d’excursions. Les journées, on les passe à bord des bateaux, 4 heures le matin et 4 le soir, avec une pause déjeuner. S’y ajoute aussi une excursion au village de Letea. On y arrive en bateau et puis en TT jusqu’à l’entrée dans la forêt, d’où on marche à pied, une heure durant. Le déjeuner on le prend au village de Letea. Le dernier jour on rentre à Tulcea. »



    Un séjour de ce type revient à 160 euros par personne. Iliuta Goian recommande aux touristes de ne pas rater les lacs situés dans le nord de la région, à savoir Babina, Matita et Merhei. Autant d’endroits très sauvages, les touristes venus de tous les coins du monde pouvant y découvrir une faune très riche.



    Iliuta Goian : « Près de la moitié de nos visiteurs viennent de l’étranger et les réactions sont très bonnes. Je pense qu’ils apprécient plus que les Roumains le côté sauvage du Delta, vu que chez eux les zones ayant échappé à l’intervention humaine ont presque disparu. C’est pourquoi ils apprécient au maximum ce qui est resté sauvage en Europe ».



    Dragos Gocima, président de l’Association du Patronat du Tourisme au Delta du Danube souligne que le Delta n’est pas uniquement une destination recommandée au pêcheurs, chasseurs, passionnés de nature. Le Delta va aussi de pair avec la détente et l’aventure : « Le Delta change de visage d’une saison à l’autre, d’une zone à l’autre. Il m’est difficile d’identifier un certain endroit cher à mon cœur : la forêt d’aunes, un coucher du soleil, la zone où le Danube se jette dans la Mer Noire, la forêt de Letea, la ville de Sulina, une promenade sur les lacs — il y a plein de choses à visiter dans le delta. Les touristes étrangers qui nous rendent visite en sont fascinés et affirment avoir découvert une Roumanie différente. Ils apprécient énormément non seulement la beauté de la nature mais aussi la qualité des services touristiques. Il y a quelques jours, nous avons reçu la visite de quelques journalistes belges qui avaient une réservation de deux jours seulement. Finalement ils y sont restés une semaine afin de pouvoir découvrir toute la région ».



    Les hôteliers proposent aussi des excursions en hélicoptère contre 1000 euros par heure, la durée minimale étant de trois heures. (Trad. : Alexandra Pop, Dominique)

  • Sur la côte roumaine de la mer Noire

    Sur la côte roumaine de la mer Noire

    Aujourd’hui nous nous dirigeons vers l’extrémité sud-est de la Roumanie, pour rencontrer notre voisine, la mer Noire. Une mer calme, qui nous accueille avec le sable fin de ses plages et avec le soleil qui brille au-dessus d’elle la plupart du temps. C’est un endroit idéal pour les vacances d’été. Le littoral roumain ne signifie pourtant pas uniquement baignade, il offre aux visiteurs un large éventail de loisirs; vous pouvez découvrir la Dobroudja, avec ses caves, ses vignobles et ses vins, avec ses monuments historiques et ses monastères, ainsi que le Delta du Danube, qui est tout près. La littoral roumain vous propose également des séjours de remise en forme, des clubs de nuit, un delphinarium, un parc aquatique et un haras, ou vous pouvez pratiquer l’équitation, ainsi qu’un village de vacances qui fait les délices de tous.



    Le moment est donc venu de passer en revue l’offre de la saison 2014. Pour ce faire, nous avons invité au micro M. Traian Bădulescu, consultant en tourisme : « L’année 2014 a apporté plus d’investissements, plusieurs hôtels ont été remis à neuf. Cette année, le littoral propose également davantage d’offres spéciales. C’est la station s’est dotée, entre autres, d’une nouvelle falaise, plus longue que l’ancienne. En échange, le sud du littoral est toujours confronté à des problèmes d’infrastructure et c’est dommage, car il a un grand potentiel. A Venus, plusieurs trois et quatre étoiles ont été rénovés. Cette station est en train de devenir un endroit calme, idéal pour les familles ».



    Si vous n’avez jamais visité le littoral roumain, vous devez vous attendre à beaucoup d’amusement. Traian Bădulescu : « Le littoral roumain est connu pour les nombreuses opportunités qu’il offre aux touristes désireux de s’amuser, depuis les clubs de nuits de Mamaïa jusqu’à l’ambiance rustique et non-conformiste de Vama Veche, en passant par l’atmosphère vibrante de Costinesti – station de la jeunesse estudiantine. Cette ambiance tellement différente que l’on retrouve dans les différentes stations font du littoral roumain un endroit unique. Les comparaisons ne sont peut-être pas la meilleure des choses, pourtant ils sont nombreux ceux qui affirment qu’il est une sorte d’Ibiza de l’Est. En outre, une fois arrivés sur la côte roumaine, les touristes peuvent visiter le Delta du Danube, le fameux vignoble de Murfatlar, le monument d’Adamclisi, la grotte de Saint André. Beaucoup d’hôtels et d’agences de tourisme proposent de tels programmes, très recherchés notamment par les touristes étrangers. Le littoral roumain est également apprécié pour ses établissements de cure — à retrouver notamment dans le sud du littoral, à Neptun, Olimp, Jupiter et Saturn. Enfin, le littoral roumain est une très bonne destination de vacances pour les familles. De très bons hôtels sont apparus ces dernières années, disposant de clubs pour enfants et d’animation ».



    Côté cure, à Neptun se trouve un des plus grands ensembles SPA de Roumanie, offrant des thérapies balnéaires, anti-rhumatismales, anti-stress, des cures de détoxication et d’amaigrissement.



    Son manager, Lăcărmioara Moroianu, nous en parle : « Ces cures se déroulent sous l’œil attentif du médecin et des thérapeutes. Pour ce qui est des traitements balnéaires, ils utilisent notamment la boue sapropélique provenant du lac de Techirghiol. Nous proposons des bains, des enveloppements et du massage à la boue. S’y ajoutent les techniques d’hydrothérapie, les massages sous-aquatiques manuels et automatiques, les bains de plantes — y compris pour les personnes souffrant de troubles circulatoires ou de rhumatisme. Cet ensemble SPA comporte également une zone de détente, destinée notamment à ceux qui souhaitent se reposer entre deux séances de thérapie. »



    Raluca Zaharia, chargée de relations publiques d’un quatre étoiles à Eforie Nord, promet aux touristes un séjour inoubliable sur la côte roumaine de la mer Noire. La direction de l’hôtel a signé des contrats avec différentes agences de tourisme, de sorte que les autocars arrivent devant l’hôtel et les guides emmènent les touristes aux sites à visiter.



    Raluca Zaharia : « Notre hôtel est notamment destiné aux familles avec enfants et nous offrons aux touristes beaucoup de services inclus : leçons de nage pour les enfants, karaoké tous les soirs, théâtre de marionnettes. Les enfants reçoivent des diplômes délivrés par notre hôtel. Des soirées de gala sont organisées pour les parents sur la terrasse du restaurant, avec, sur scène, des groupes qui jouent live. S’y ajoutent, chaque soir, des spectacles présentés par des ensembles de musique traditionnelle provenant des différentes régions du pays ».



    Quelle somme doit-on prévoir pour l’hébergement ? Traian Bădulescu : « Côté prix aussi, nous sommes compétitifs. Je dois pourtant préciser qu’il existe, sur le littoral roumain, des hôtels pour tous les porte monnaies. Il y a, par exemple, des hôtels de deux ou trois étoiles, où un séjour d’une semaine, avec petit déjeuner inclus, coûte entre 150 et 200 euros pour une famille. Et il y a aussi des hôtels de 5 étoiles et de luxe, où une famille peut payer entre 1.000 et 2.000 euros. »



    Voilà, chers amis. C’est tout pour aujourd’hui. Nous vous attendons la semaine prochaine avec une nouvelle destination de vacances. (Trad.: Dominique)

  • La route de Transfăgărăşan

    La route de Transfăgărăşan

    Elle traverse le plus haut massif de Roumanie, les Monts Făgăraş, dans le centre de la Roumanie. Si pour les chauffeurs, un voyage sur le Transfăgărăşan est un véritable défi, pour le reste de la famille c’est un véritable spectacle. Les paysages qui s’étalent d’un côté et de l’autre de la route sont époustouflants. Pour leur part, les gîtes de la région proposent des services de plus en plus variés. C’est une destination pour toute la famille, mais recommandée aux chauffeurs chevronnés et surtout passionnés des quatre roues. D’ailleurs Jeremy Clarkson, le célèbre présentateur et réalisateur de l’émission Top Gear, a affirmé que le Transfăgărăşan était la meilleure route au monde pour conduire la voiture.



    Corina Sava, la manager d’une entreprise qui gère trois hôtels et un chalet sur le Transfăgărăşan, est une passionnée de la région qui aime parler de cette route de 92 kilomètres, de ses 27 ponts et viaducs et de son tunnel, le plus long de Roumanie. « Le Transfăgărăşan est la route la plus spectaculaire de Roumanie. Il est au top des plus époustouflantes routes au monde. Ce n’est pas un classement fait en Roumanie, mais au niveau international. On ne saurait ignorer non plus le fait que nous nous situons dans une région si belle. Comme son nom l’indique, le Transfăgărăşan traverse le massif le plus haut de Roumanie, les Monts Făgăraş. Il arrive à une altitude de 2042 mètres dans la zone du lac glaciaire de Bâlea. Il a été construit entre 1970 et 1974 et nous pensons qu’aujourd’hui encore il ne serait pas facile à réaliser. Il traverse le Massif de Făgăraş sur une distance de 90 kilomètres. C’est une route merveilleuse, à travers des destinations touristiques uniques en Roumanie et au monde : lacs glaciaires, cascades, le lac de retenue et le barrage de Vidraru et la citadelle de Poenari qui est liée au mythe de Dracula. »



    D’habitude, la route s’ouvre à la circulation routière lorsqu’elle peut être facilement déneigée. La sécurité est un souci permanent de ceux qui gèrent la route, ce qui fait que de ce point de vue, la route roumaine n’est pas inférieure aux autres routes alpines d’Europe. Au sujet de la date d’ouverture de la route, Corina Sava affirme qu’elle dépend d’un ordre des autorités relatif au passage du tunnel en toute sécurité. « Les périodes sont clairement délimitées : la route est fermée entre novembre et juillet. Elle reste ouverte le long de l’été, jusqu’en octobre. Cette année, à l’occasion du 40e anniversaire du Transfăgărăşan, nous espérons convaincre les autorités de le garder ouvert pendant une période plus longue. Il resterait fermé uniquement au milieu de l’hiver. »



    L’unique hôtel de glace de Roumanie est érigé chaque année depuis 2005 près du lac de Bâlea, à une altitude de 2034 mètres. Il a une forme circulaire et il est composé de huit chambres à lits doubles, d’un bar et d’un restaurant. Vu que c’est l’unique construction de ce genre d’Europe de l’Est, le succès a été immédiat. Environ 8 mille touristes roumains et étrangers ont visité cet espace inédit installé sur le sommet des Carpates.



    Une église de glace est également érigée chaque année. Ce lieu de culte est ouvert à tous les croyants, quelle que soit leur confession. Il s’agit donc d’un itinéraire merveilleux qui propose une offre très variée de loisirs. Corina Sava: « On a fait bâtir de nouveaux hôtels, à trois et à quatre étoiles, qui offrent des services du plus haut niveau. Nous proposons des loisirs sur le lac de Vidraru, alors que dans les forêts de la région du Transfăgărăşan il existe des parcs d’aventures. On organise aussi des croisières sur le lac en petits bateaux et catamarans. Les touristes peuvent également aller à la pêche sur le lac, selon la saison. Les parcs d’aventures du Transfăgărăşan proposent des tyroliennes, des ponts népalais et toute sorte d’activités spécifiques. »



    Dumitru Grecu est le gérant d’un hôtel de quatre étoiles. Voici ce qu’il propose: « Nous avons bâti un nouvel hôtel sur la structure d’un ancien. Donc ce qu’était auparavant un petit chalet est de nos jours un hôtel quatre étoiles. Si la météo n’est pas favorable aux randonnées, les touristes peuvent aller au SPA, jouer au bowling et au billard. Nous organisons des soirées de club et de chill-out. Si le temps le permet, nous organisons des activités en plein air : paintball, tyrolienne, randonnées en 4×4. Nous avons aussi un terrain de sport, où les touristes peuvent pratiquer toute une série de jeux : tennis, volley-ball, mini-foot. Nous organisons des croisières en bateau, pédalo, canot sur le lac Vidraru. Actuellement, celui-ci est superbe. L’eau est claire et on peut y pratiquer la pêche sportive. »



    Le prix d’une nuitée dans un deux étoiles commence à 25 euros. Dans l’hôtel présenté par Dumitru Grecu, vous devriez débourser une soixantaine d’euros pour une chambre à deux places, petit déjeuner et SPA compris. Sachez que pendant l’été et les week-ends, le prix de l’hébergement est plus grand et que la majorité des places sont réservées deux semaines à l’avance. Dumitru Grecu parle des touristes étrangers qu’il a accueillis à travers le temps. « Juste en ce moment, nous accueillons un groupe d’étrangers. Certains d’entre eux ont seulement franchi le seuil de notre resto et ils ont décidé d’y passer la nuit. Nous avons reçu des touristes de différents pays : France, Emirats Arabes Unis, Australie, Etats-Unis. La plupart viennent d’Europe, mais nous recevons des touristes de tous les coins du monde. Notre hôtel est situé sur un promontoire qui offre une vue superbe sur le lac et sur le massif de Făgăraş. Les touristes aiment aussi la cuisine du resto qui propose des plats traditionnels, mais aussi des plats internationaux sophistiqués. »



    Un circuit de cyclisme est organisé sur le Transfăgărăşan, qui accueille également différentes étapes de rallye et de compétitions pour les tout — terrain. Au sommet se déroulent différentes fêtes consacrées à l’élevage des moutons, une activité spécifique à la région. Voici donc que le Transfăgărăşan peut être une destination pour tous à partir des accros à l’adrénaline et jusqu’aux familles…(trad. : Alex Diaconescu)

  • Le Festival de la gastronomie « Où vas-tu, mon agnelet? »

    Le Festival de la gastronomie « Où vas-tu, mon agnelet? »

    Cela fait sept ans que la commune de Bran, au cœur de la Roumanie, accueille un Festival de la gastronomie (dont l’appellation renvoie aux paroles d’une célèbre chanson roumaine, à savoir « Où vas-tu, mon agnelet? »). Cet événement est une bonne occasion pour les habitants du coin d’accueillir leurs hôtes avec des plats du terroir, des spectacles folkloriques et beaucoup de joie.



    Le villages de Bran s’égrène de part et d’autre de la route reliant la station touristique de Braşov à la ville de Câmpulung Muscel. Impossible de ne pas tomber sous le charme des belles collines et des montagnes majestueuses sillonnées de ruisseaux limpides, de ces endroits où l’histoire, les traditions locales et les légendes sont chez elles.



    Gheorghe Hermeneanu, maire de la commune de Bran, nous donne plus d’une raison de ne pas manquer ce Festival de la gastronomie. « Nous avons conçu cet événement dans l’intention de marquer la transhumance, plus précisément le moment où les bergers mènent leurs troupeaux en haute montagne, pour leur faire pacager l’herbe fraîche. Puisque c’est en cette période de l’année que l’on prépare les premiers fromages en écorce de sapin, nous avons pensé saisir l’occasion pour les faire découvrir à nos visiteurs. Pour la date du festival, nous avons choisi les mini vacances de Pentecôte, de sorte que les touristes puissent passer leurs loisirs le plus agréablement possible. Nous avons trouvé bon de leur offrir des plats du terroir et de leur faire découvrir nos traditions. Sachez que pendant la fête de Pentecôte on mange des plats à base d’agneau et de chevreau. L’idée nous est donc venue de présenter aussi d’autres produits traditionnels et d’organiser une sorte de fête champêtre. »



    Le Festival de la gastronomie se tient près du château de Bran. Notre interlocuteur nous lance une invitation chaleureuse à nous joindre aux habitants de Bran pour cet événement: « L’événement se déroule au pied du château de Bran, sur le plateau connu sous le nom de « Cœur de la reine ». Il comporte un concours gastronomique, dont le jury est formé de chefs renommés de Roumanie, des spectacles folkloriques et des démonstrations, censées familiariser le public avec des recettes du terroir et avec la manière de cuisiner nos plats traditionnels. La matière première, à savoir la viande d’agneau, nous la mettons à la disposition des équipes de cuisiniers qui doivent en préparer les recettes les plus savoureuses. Un concours de recettes est également prévu. En plus, nous avons invité des artistes réputés, de la contrée de Bran-Moeciu-Fundata et de toutes les autres zones folkloriques du pays. Au programme du festival on retrouve aussi des défilés de costumes traditionnels ou bien des spectacles de danse donnés par les élèves de la commune. Le défilé des costumes traditionnels aura pour point de départ le château de Bran. Ces costumes sont spécifiques des régions d’origine des participants au concours. Nous vous attendons à bras ouverts pour vous faire découvrir notre hospitalité et passer de bons moments ensemble! »



    Une fois arrivés à Bran, ne ratez pas une visite au château médiéval, l’un des plus imposants monuments de Roumanie. Bâti sur un rocher, le château abrite actuellement un musée qui sétend sur les quatre étages ouverts au public. Bien que le château doive sa renommée à la légende du comte Dracula, c’est surtout à la reine Marie que cet édifice doit son heure de gloire: il est lune des résidences favorites de Sa Majesté. On raconte même que le cœur de la reine Marie est resté enterré quelque temps à Bran avant dêtre déposé dans sa résidence de Baltchik, en Bulgarie.


    La visite guidée commence dans la jolie cour intérieure et se poursuit au premier étage, dans les appartements de la reine Marie. De là, en empruntant un petit escalier secret, vous allez vous rendre directement au troisième étage occupé par le salon de musique et l’ancienne bibliothèque royale, deux des plus belles pièces du château. La visite continue au quatrième niveau, là où les visiteurs seront invités sur la grande terrasse qui offre un magnifique panorama de toute la région, en vous donnant la possibilité d’apercevoir au loin les ruines des anciens remparts séparant jadis la Valachie de la Transylvanie.



    Après avoir admiré la belle vue qui s’étend à vos pieds, vous serez invités à descendre au deuxième étage pour y passer un peu plus de temps à admirer les anciens appartements du roi Ferdinand. Vous y serez certainement émerveillés par la beauté de la cheminée, des poutres et des portes peintes, par le salon et la salle de séjour, tout comme par l’impressionnante salle des costumes, armes et armures médiévales spécifiques à la Transylvanie. Ceux d’entre vous qui s’intéressent au destin de la famille royale seront attendus dans la nouvelle salle de projection, où lon peut visionner des images des Archives nationales sur lhistoire de la famille royale et du château avec des moments clé du parcours historique des Hohenzollern en Roumanie, tels la cérémonie du couronnement du roi. Et puisque c’est notamment à la famille royale que se rattache le château de Bran, disons qu’au quatrième étage se trouve également l’appartement du prince Nicolae, le quatrième fils du couple royal Marie – Ferdinand. Et c’est toujours au quatrième que les visiteurs se verront inviter à découvrir deux pièces récemment inaugurées et connues sous le nom de « chambres de Bram Stoker ». C’est donc ici, dans ces deux pièces, que ceux d’entre vous qui se passionnent pour les histoires de vampires seront bien servis puisqu’ils se verront raconter en roumain et en anglais la légende du comte Dracula telle qu’elle apparaît dans le roman de Stoker, la vie du prince régnant Vlad l’Empaleur, son arbre généalogique et son règne.



    Chers amis, l’été est presque arrivé, la météo est douce, le soleil est de la compagnie et la région de Bran figure parmi les plus belles de Roumanie. Autant de raisons d’inclure cet endroit sur la liste de vos prochaines destinations de vacances. On vous attend nombreux ! (trad. : Mariana Tudose, Ioana Stancescu)



  • City break à Bucarest

    City break à Bucarest

    Amis auditeurs, aujourd’hui nous vous invitons à découvrir la capitale de la Roumanie, Bucarest, une ville située dans le sud-est du pays, avec une histoire longue de plus de 500 ans. C’est une destination recommandée aussi bien aux familles qu’à ceux en quête d’amusement.



    Traian Bàdulescu, opérateur de tourisme, nous dit pourquoi on devrait choisir Bucarest comme destination de vacances : « Bucarest devient de plus en plus intéressant: opportunités de loisirs, sites culturels, prix attrayants, festivals, y compris dans la rue, une vie de nuit très riche, avec des magasins, clubs et restaurants ouverts même après minuit. »



    Les virées urbaines à Bucarest semblent gagner de plus en plus de terrain ces derniers temps, comme nous l’explique Traian Badulescu : « Les Israéliens manifestent un vif intérêt pour la capitale et la Roumanie en général en tant que destination touristique. Ceci étant, un des tour-opérateurs les plus importants d’Israël a ouvert une ligne charter hebdomadaire Tel-Aviv — Bucarest. Il s’agit des touristes qui s’intéressent uniquement aux loisirs et à la culture. Ces programmes s’étalent sur 5 jours, dont quelques jours à Bucarest et une visite sur la Vallée de la Prahova, à Brasov ».



    Traian Badulescu passe en revue les objectifs touristiques à ne pas rater à Bucarest : « Une virée urbaine dans la capitale roumaine sera bien remplie, car les objectifs à visiter ne font pas défaut. Certains sont plus visibles, tels le Palais du Parlement, soit le deuxième plus grand bâtiment au monde, après le Pentagone. Il y a ensuite les musées, très nombreux d’ailleurs, celui du Paysan roumain ou le Musée du village n’étant que quelques exemples. De même, l’architecture du centre-ville est elle aussi très intéressante, notamment celle sur l’Avenue Victoria qui rappelle de nos jours encore l’époque où Bucarest était surnommé « le Petit Paris ». L’endroit idéal pour finir en toute beauté une journée touristique à Bucarest est décidément le centre-ville, qui n’a rien à envier à ceux d’autres villes européennes. A ne pas oublier non plus la vie culturelle, qui est elle aussi très variée : festivals, spectacles de théâtre, d’opéra, concerts — les touristes auront sans aucun doute l’embarras du choix. En plus, chez nous les billets sont beaucoup moins chers que dans des villes telles Vienne, Paris, Milan etc. »



    Découvrir la culture, l’histoire et les traditions de Bucarest en un seul voyage ? C’est à nouveau possible à partir du mois de mai. Il suffit de prendre un des bus à étage qui traversent la ville et faire halte aux objectifs qui vous intéressent.



    Brânduşa Răeceanu, porte parole de la Régie Autonome des Transports de Bucarest nous donne des détails: « Le tour en bus à étage est merveilleux, il offre une nouvelle perspective sur la capitale, un regard différent. Il vous fait découvrir la plupart des objectifs culturels et historiques de la ville. Il y a 14 arrêts sur un trajet de 15 km et demi. Point de départ : la Place de la Presse. Premier arrêt: le Musée du village. Puis on passe à côté de l’Arc de triomphe, pour arriver à la Piata Victoriei (la Place de la Victoire) et parcourir ensuite l’avenue Calea Victoriei jusqu’au Palais du Parlement. On se dirige ensuite vers Piata Unirii (la Place de l’Union), la Place de l’Université, la Place Romana, pour retourner sur la Place de la Victoire et gagner quelques minutes plus tard la Place Charles de Gaulle (devant le parc de Herastrau). Enfin, on prend le boulevard Kiseleff pour revenir la Place de la Presse. Ce tour met en valeur tout le centre — ville de Bucarest. Les tarifs n’ont pas changé, les adultes doivent payer 25 lei (6 euros environ) pour un ticket, les enfants de 7 à 14 ans paient 10 lei (soit un peu plus de 2 euros), alors que le tour est gratuit pour les enfants de moins de 7 ans ».



    Voici maintenant plusieurs monuments que vous pouvez voir du bus et que vous retrouverez également sur la carte que vous recevrez en achetant un ticket aux côtés d’un guide audio disponible en français, en anglais et en italien. L’arrêt numéro 3 vous fait découvrir l’Arc de triomphe, construit entre 1921 et 1922 sur le modèle de celui de Paris. Si vous descendez au 4e l’arrêt vous pouvez visiter le Musée du paysan roumain, un bâtiment en style néo-roumain construit entre 1912 et 1941. Et c’est toujours ici que se trouve le Musée d’histoire naturelle Grigore Antipa qui témoigne de la dynamique de la vie sur terre depuis le moment de son apparition jusqu’à l’époque contemporaine. Sur la célèbre avenue Calea Victoriei, l’arrêt numéro 5 vous donne l’occasion de visiter l’église Kretzulescu, un des monuments d’architecture les plus importants de la ville, datant de l’époque du règne de Constantin Brancovan (1688 – 1714). Pas loin de l’église vous trouverez l’Athénée roumain, un symbole de la culture roumaine, construit il y a plus d’un siècle, et le Palais royal, résidence du roi Carol II, qui accueille actuellement le Musée national d’Art de la Roumanie, considéré comme le musée le plus important du pays. Sur la même Place de la Révolution, vous pouvez voir également l’édifice impressionnant de la Bibliothèque centrale universitaire.



    Vous pouvez quitter le bus et prendre le temps de visiter tous ces édifices, précise Brânduşa Răeceanu, porte parole de la Régie autonome des transports de Bucarest: « Le ticket est valable pendant 24h. Par conséquent, si vous trouvez sur la route le pub ou le resto où vous souhaitiez aller ou le musée que vous aviez l’intention de visiter, vous pouvez descendre, faire une visite et puis revenir sur le trajet pour continuer le voyage. Les bus circulent de 10h à 22h ».



    Une fois la randonnée terminée, vous pouvez faire choix d’un spectacle, un restaurant traditionnel roumain ou d’un pub moderne, la plupart se trouvant dans le centre historique de la ville. Vous n’allez pas le regretter, je vous assure! (Trad. Alexandra Pop, Valentina Beleavski)

  • Fêter Pâques en Roumanie

    Fêter Pâques en Roumanie

    Chers amis, cette semaine nous vous invitons à découvrir les destinations les plus attrayantes pour passer Pâques en Roumanie. A cet effet, nous avons étudié les offres présentées à l’édition de printemps de la Foire de tourisme de la Roumanie. Cette semaine, les maisons des Roumains ont été nettoyées et ornées pour la fête, et les ménagères ont préparé les délices culinaires traditionnels. Le rôti d’agneau, la terrine d’agneau, la galette de Pâques et les œufs colorés sont les vedettes de cette fête. Sans oublier les cozonaci, les sarmale ou d’autres spécialités, selon la région.



    Au printemps, la nature se réveille à la vie et les oiseaux migrateurs sont de retour. Nous vous invitons pour commencer au delta du Danube pour y passer Pâques. Le delta du Danube, inclus au patrimoine mondial de l’UNESCO dès 1991, est l’unique delta du monde déclaré entièrement Réserve de la biosphère. Iliuţă Goian, de l’Agence de tourisme « Descoperă Delta Dunării » (Découvrez le delta du Danube), nous dira si cet endroit vaut la peine d’être visité pour Pâques : « C’est un très bon moment, surtout que le temps commence à se réchauffer ; maintenant, toute la nature a reverdi, et les oiseaux reviennent. Les Russes lipovènes de la région ont de très belles traditions de Pâques, qui méritent d’être découvertes — ce sont surtout des traditions d’ordre culinaire. Presque tout ce que nous préparons avec de la viande d’agneau, ils le préparent avec du poisson. Sauf le rôti, bien entendu. »



    Pour ceux d’entre vous qui préfèrent des fêtes avec beaucoup de coutumes traditionnelles, c’est la Moldavie qui est la destination la plus appropriée. Cosmina Robu, conseillère au Conseil départemental de Iaşi, nous dit pourquoi choisir cette destination pour Pâques : « Je vous la recommande parce que l’Archevêché de Moldavie et de Bucovine siège là. En même temps, il y a aussi un Evêché catholique et des processions importantes sont organisées à l’occasion. »



    C’est toujours là que vous allez essayer les plats traditionnels de Pâques, soigneusement préparés par les ménagères de l’endroit d’après des recettes anciennes, transmises d’une génération à l’autre. Nous restons dans la même région, en Moldavie, et ajoutons une invitation à Târgu Neamţ. Nous avons demandé à Ionela Lungu, artisane moldave, si le déplacement dans sa contrée valait la peine. Voici sa réponse : « Non seulement ça vaut la peine, mais vous repartirez et vous ferez venir tous vos amis et vos voisins avec toute leur famille et les amis de leurs amis ! Venez-y, vous aimerez, surtout qu’à Pâques tout le monde veut être tranquille, en vacances, venez dans nos pensions. Chaque pension a son guide, elle propose des itinéraires touristiques, et nous vous indiquerons ce que vous pouvez faire dans la zone de Târgu Neamţ ».



    Faisons maintenant une halte en Bucovine, dans le nord-est de la Roumanie, un des plus importants centres de traditions roumaines. Aurelia Badale, est la présidente de l’association touristique de la localité de Vama, département de Suceava, située à mi-chemin entre les villes de Gura Humorului et de Câmpulung Moldovenesc. Elle nous invite à y passer des fêtes pascales pleines de spiritualité: « A l’occasion des fêtes importantes comme Pâques, nous organisons, avec l’aide des maîtres-artisans, des démonstrations de techniques traditionnelles de peinture, tissage, couture, très appréciées par les touristes étrangers. Dans cette région nous pouvons réellement ressentir cet esprit de l’eucharistie, cette vertu qui nous aide vraiment à participer à la messe pascale dans un monastère. Nous pouvons également essayer les plats bénits le matin de Pâques, après 40 jours de Grand Carême. Ici les femmes mettent dans un panier toute sorte de spécialités locales et de produits qui se retrouvent sur la table du repas festif de Pâques : jambon fumé, saucisses, œufs peints, pain de campagne, agnelet rôti, et toute sorte d’autres produits, sans oublier notamment les brioches traditionnelles que l’on appelle ici « babe », «vieilles femmes ». Le panier de Pâques n’est pas complet sans un œuf peint, joliment décoré de motifs traditionnels, censé montrer le talent de la femme qui a préparé toutes ces merveilles. Le dimanche de Pâques est une excellente occasion pour les jeunes femmes d’étaler leurs costumes traditionnels. Les vieux portent également avec fierté leurs magnifiques vêtements traditionnels afin d’inciter les jeunes à continuer les traditions locales. »



    Sachez que pour un paquet touristique de quatre jours, pension complète et repas festif dans un petit quatre étoiles de la région de Vama, vous devez débourser en moyenne 350 lei soit 78 euros la nuitée par personne.



    Passons maintenant à une région plutôt isolée, mais qui possède des paysages uniques. Si vous souhaitez découvrir la technique de la peinture sur les œufs et fêter Pâques dans un endroit en hauteur, nous vous suggérons d’aller à Straja, comté de Hunedoara, dans le centre-ouest de la Roumanie. Mihai Dumitrescu, le propriétaire d’un gîte de la région explique : « Nous proposons des paquets qui mettent en avant le Parc national Retezat, la route de montagne appelée Transalpina, le tourisme culturel et religieux dans les comtés de Gorj et de Hunedoara. C’est toute une série d’offres touristiques, mais nous sommes spécialisés surtout dans le tourisme traditionnel, où le client est reçu comme un ami et gâté avec des délices culinaires traditionnels. Un paquet de trois nuitées en demi-pension et repas festif de Pâques coûte environ 350 lei par personne. La nuit de Pâques, quand les touristes rentrent de l’église, on les attend avec des cozonaci — brioches traditionnelles roumaines — et du vin rouge. Ici nous célébrons la résurrection en compagnie de nos touristes comme si on était une grande famille. », affirme Mihai Dumitrescu, le propriétaire d’un gîte à Straja, comté de Hunedoara.



    Et c’est tout pour cette édition de Radio Tour consacrée aux meilleurs endroits pour fêter Pâques en Roumanie. Restez fidèles à RRI ! (trad.: Ligia Mihaiescu)