Category: Radio Tour

  • Les vacances de Pâques dans le Maramureș et en Bucovine

    Les vacances de Pâques dans le Maramureș et en Bucovine

    Pâques est la meilleure occasion de connaître de près les villages traditionnels roumains. Cette fête religieuse, tout aussi, voire plus importante que Noël en Roumanie, attire chaque année des touristes, surtout dans les régions du nord, en Bucovine et dans le Maramures. A cette occasion, les gîtes et chambres d’hôtes ont déjà préparé des programmes spéciaux pour leurs clients. Outre un menu de plats traditionnels et une présentation des traditions, les visiteurs sont également invités à faire du sport, car les deux régions proposent des sentiers de randonnée pour toute la famille.

    Edit Pop, responsable de destination chez Eco Maramureș, nous invite dans les villages de la vallée de Marei et de Cosăului. Tous ces villages sont très à cheval sur les traditions et, bien sûr, de nombreux gîtes y attendent les touristes à l’approche de Pâques.

     

    « Pour Pâques, en général, l’offre porte sur un séjour d’environ quatre nuits et cinq jours, en demi-pension, avec un repas festif de Pâques et un programme avec de nombreuses activités chaque jour. La découverte du Maramureș commence dans un village authentique, où les touristes peuvent découvrir les traditions culinaires et ancestrales avec des recettes d’autrefois. Il s’agit d’une nourriture saine et très consistante. Les visiteurs sont aussi invités à découvrir la nature, faire des randonnées. Nous avons des sentiers de randonnée pour les personnes expérimentées, plus longs, mais aussi des sentiers plus courts qui explorent la région autour du village, pour les touristes qui sont peut-être plus âgés, ou pour les familles avec de jeunes enfants qui veulent se promener dans un cadre magnifique, mais peut-être un peu moins ardu. »

     

     Pâques et ses traditions ancestrales dnas la région du Maramures

     

    Comment se déroulent les fêtes de Pâques dans la région ?

     

    « On s’attend à ce que les touristes arrivent aux alentours du jeudi, ou le Vendredi Saint. Ce jour-là, ils teignent des œufs. Ici, tout se fait naturellement. On va dans le jardin, on cueille des petites feuilles, les plus belles et les plus colorées, puis on les attache fermement aux œufs et on les teint, en les faisant bien bouillir avec des épluchures d’oignon. Le samedi de Pâques, les touristes peuvent participer à la préparation des plats. Le plat principal, la vedette en quelque sorte, est la farce de l’agneau et la préparation des paniers de plats qui seront bénits le jour de Pâques. Nous avons également des événements pendant cette période. Par exemple, à Breb, une fête de village est organisée la veille de Pâques. L’artisanat et les produits locaux sont proposés aux touristes sous le slogan « Nous faisons du bon et du bien à Breb ». Dans tous les villages, les touristes sont invités à assister à la messe de minuit la veille de Pâques. Ceux qui ne veulent pas sortir le soir peuvent se rendre le jour de Pâques à l’église pour faire bénir les victuailles, le tout est suivi d’un repas festif. Le jour de Pâques, diverses activités sont proposées aux visiteurs : un programme artistique avec des fauconniers, des promenades en charrette à travers le village et ses environs et des séances photos. Les touristes peuvent revêtir des vêtements traditionnels et se faire prendre en photo, car nous sommes tous sur Internet. Puis, le soir, feu de camp, avec un plat chaud à base de polenta qui mijote sur le feu dans un chaudron et beaucoup, beaucoup d’histoires. »

     

    Le Maramureș est une région connue pour l’élevage et où le foin est nécessaire pour le bétail en hiver. C’est ainsi que se démarque le paysage de Maramures, avec ses prairies pleines de bottes de foin qui sont encore fauchées à la main. Lentement, toute la région se transforme. Les faucheuses sont de plus en plus utilisées dans les zones de plaine pour faciliter le travail. Cependant, la beauté, le parfum et l’histoire de la fauche authentique sont ceux de la faux, explique Edit Pop, responsable de destination chez Eco Maramureș, qui nous a également fait part de quelques offres touristiques intéressantes :

     

    « Nous proposons également des forfaits, des programmes clés en main sous la forme d’histoires : Hay Story, Wood Story, Wool Story, et en deux jours, les touristes peuvent faire l’expérience de la pleine connexion avec la nature et ses légendes. L’histoire du bois, par exemple, commence dans la forêt. Le premier jour, nous proposons une randonnée dans une forêt vierge, à la découverte de toutes les espèces qui y vivent. Le deuxième jour, nous découvrons la vie du bois dans le village après sa descente de la forêt. Nous verrons le bois transformé et tout ce que cela implique dans le Maramures : des portes en bois sculptées, des maisons, des portails en bois, des outils, des installations de techniques folkloriques. Il y a toute une histoire à raconter sur le Maramureș ! »

     

    Rendez-vous en Bucovine pour des vacances de Pâques exceptionnelles

     

    Toujours dans le nord de la Roumanie, cette fois en Bucovine, nous sommes invités à célébrer Pâques avec Maricica Cazimirciuc, directrice de la destination touristique du comté de Dornei.

     

    « C’est une fête qui nous rappelle la tradition, la foi, l’amour et qui nous incite à penser aux choses qui comptent vraiment, à la famille, à ceux qui sont partis aux quatre coins du monde et qui pensent à nous avec amour et nostalgie. En parlant de tradition, la 19e édition du festival national des œufs gravés a eu lieu récemment à Ciocănești, avec une impressionnante exposition d’œufs peints, une exposition de paniers de Pâques, des programmes folkloriques, des expositions de peinture et un symposium sur le thème des œufs peints traditionels. Il s’agit d’un événement unique dans le pays, qui met en valeur cette belle tradition de la région et fait également connaître au monde la communauté-musée en plein air de Ciocănești, avec des centaines de maisons peintes à l’extérieur, avec des motifs inspirés des chemises folkloriques. »

     

    En Bucovine, la détente va de pair avec l’aventure dans la nature et, avec la gastronomie locale. Maricica Cazimirciuc :

     

    « La Bucovine est surnommée, et elle le mérite, la Terre de la crème fraîche, grâce au goût particulier et à la qualité de son lait, toutes deux dues à la flore exceptionnelle de la région. Nous savons très bien que c’est ici que sont fabriqués les fameux fromages frais et affinés de Roumanie. L’offre est complétée par des activités de plein air sur les sentiers de randonnée et les pistes cyclables. De nombreux sentiers sont aménagés tout au long de la destination. Nous avons plus de 420 km de sentiers et plus de 180 km de pistes cyclables. Ces promenades permettent d’admirer des paysages absolument fabuleux et d’échanger avec les habitants, de visiter le centre d’accueil, par exemple, du parc national de Călimani. Nous vous recommandons également de visiter le casino Băilor à Vatra Dornei, récemment rouvert après une interruption de 35 ans. Ce ne sont là que quelques-unes des curiosités qui selon nous méritent le détour. »

     

    Si nous avons éveillé votre curiosité, vous trouverez sur les sites internet de Bucovine et du Maramures des informations plus complètes, des expériences et des offres de forfaits et de services. Sur ecomaramureș.com et țaradornelor.ro, vous trouverez également un calendrier des événements qui se déroulent tout au long de l’année. Plus une minute à perdre, prenez vos billets ! (Trad : Charlotte Fromenteaud)

  • “Les portes de la Transylvanie”, un circuit touristique époustouflant

    “Les portes de la Transylvanie”, un circuit touristique époustouflant

     

    Une centaine de sites à découvrir le long de 1141 km

     

    La route culturelle et touristique des « Portes de la Transylvanie » s’étend sur 1141 km et la centaine de sites touristiques à grande valeur culturelle incluse dans ce programme peut être visitée par voie routière au cours de 16 jours seulement. C’est un produit touristique développé au niveau national à l’initiative du musée d’ethnographie de Brasov, de la Mairie de Rasinari, du département de Sibiu et de l’Association pour le développement intercommunautaire et le Tourisme de Bistrița Năsăud.

     

    Des circuits pour attirer les touristes et valoriser le patrimoine

     

    Les routes culturelles et touristiques constituent un instrument pas le biais duquel la Commission européenne et les ministères européens du tourisme visent à créer un cadre de développement unitaire et harmonieux des activités de tourisme et d’exploitation cohérente du patrimoine culturel, local, régional, national et international.

     

    Des expériences authentiques

     

    La route des Portes de la Transylvanie vise à offrir des expériences authentiques, affirme Alexandru Stănescu, à la tête du Musée d’ethnographie de Brașov.

    « Ce n’est pas par hasard que nous avons choisi des villes telles Sibiu, Brașov et Bistrița, puisqu’elles ont servi de porte d’entrée en Transylvanie et au Royaume de la Hongrie. Ce sont des portes qui ont permis à l’Occident de rencontrer à un moment donné l’Europe de l’est et l’Empire Ottoman. Les portes ont fonctionné dans les deux sens : c’est-à-dire les marchandises, la culture et la civilisation orientales sont arrivées en Occident et en Europe centrale, tandis que des marchandises, des objets, des idées ou des influences culturelles occidentales ont traversé les Carpates pour arriver en Roumanie et dans la région des Balkans. Nous avons pensé qu’une telle route serait d’une part, en accord avec l’évolution historique de la région et de l’autre, elle mettra en lumière des idées généreuses, telles le multiculturalisme, la tolérance et les expériences culturelles et touristiques uniques. Et puisque nous avons trois portes, chacune d’entre elle peut nous servir de point de départ. On peut partir de Sibiu vers Brasov, traverser le Pays des sicules et arriver jusqu’à Bistrita. On peut également partir de Brasov vers Sibiu ou Bistrita. Ou bien, on peut partir de Bistrița vers d’autres régions. » 

     

    Coup de cœur : les églises fortifiées saxonnes

     

    La route culturelle et touristique des Portes de la Transylvanie est un véritable coup de cœur du tourisme roumain dans la région montagneuse du sud et de l’est de la Transylvanie.

     

    Alexandru Stanescu : « Il y a toute une série d’anciennes citées saxonnes et roumaines, des bourgades médiévales, des cités, des châteaux, très connus de Roumanie. Je pense notamment aux villes de Sibiu, Brașov, Bistrița, au château de Bran ou à la citadelle de Făgăraș. S’y ajoutent les églises fortifiées saxonnes s’étalant sur trois départements. Dans le Pays des Sicules, il y a une véritable contrée des manoirs. A ne pas oublier non plus les monastères orthodoxes, tels le monastère de Sâmbata de Sus qui est vraiment spéciale. Pratiquement, il s’agit d’une multitude de destinations bien connues, qui proposent presque tous les types de tourisme. Le tourisme culturel implique des visites aux différents musées, tels celui de la cité de Făgăraș, celui d’Ethnographie de Brașov, au Musée d’Histoire, au château de Bran, à la citadelle de Râșnov, au musée départemental de Bistrița, à celui des Garde-frontières du pays de Năsăud. Toutes ces institutions offrent une image complète sur le multiculturalisme, le caractère des habitants de la région et les traditions ».

     

    Le Musée d’Ethnographie de Brașov

     

     Une première halte sur la route culturelle-touristique des Portes de la Transylvanie pourrait se faire au Musée d’Ethnographie de Brașov. C’est un musée régional qui présente la vie et l’héritage culturel d’au moins trois communautés du sud-est de la Transylvanie : roumaine, saxonne et magyare.

     

    Alexandru Stanescu, manager du Musée d’Ethnographie Brasov nous en parle : «  Le rôle que le Brasov moyenâgeux et moderne a joué pour la principauté de la Transylvanie et pour les Principautés roumaines en général est probablement le même que Venise a joué pour une bonne partie de l’Italie. Ce fut la porte d’entrée de l’Orient en Europe chrétienne. C’est un endroit qui, de nos encore, attire l’attention par son architecture et par les paysages pittoresques. Les costumes traditionnels de la région sont très bien préservés et gardent un important taux d’authenticité tant parmi les Roumains que parmi les magyars et les saxons. Le musée possède dans ses collections des costumes portés par les jeunes du quartier de Șchei et du Vieux Brașov, des vêtements traditionnels saxons, des artefacts, des installations qui illustrent en quelque sorte l’inventivité et le niveau de prospérité que cette communauté a connues dès le Moyen Age. Les visiteurs auront des expériences inoubliables et pourront visiter un musée qui reflète une communauté qui a toujours été moderne et prospère. » 

     

     Le village de Rășinari

     

    La deuxième halte sur la route culturelle-touristique des Portes de la Transylvanie proposée par Alexandru Stănescu, manager du musée d’Ethnographie de Brașov, est le village de Rășinari. Grâce à la manière dont les traditions locales sont préservées mais aussi à sa beauté incroyable, Rășinari a officiellement reçu le titre du meilleur village touristique, décerné par l’Organisation mondiale du Tourisme.

     

    Alexandru Stănescu : « Nous avons une tradition pastorale extraordinaire, de très belles églises orthodoxes, un centre de peinture des icônes et un musée. Les touristes peuvent rester dans des gîtes ruraux, profiter de l’air pur et des produits du terroir, à base de lait de brebis. Je pense notamment aux fromages, auxquels s’ajoutent aussi des plats à base de viande, surtout à base de viande de mouton. Il y a 10, voire 12 ans, la Commission européenne a sacré le village de Rășinari destination EDEN du tourisme gastronomique. Les touristes qui se rendent sur place vivront une expérience gastronomique à part. Ils auront l’occasion de découvrir un village d’une beauté extraordinaire et ses anciennes maisons aux grands portails, en bois, et pourront goûter aux plats très savoureux. »

     

     Le manoir Teleki

     

    Par ailleurs, Bistrița, une autre porte d’entrée de la Transylvanie s’enorgueillit avec un nouveau musée : le manoir Teleki, du village Teaca. C’est un des sites de la région les plus récents.

     

    Alexandru Stănescu : « La contrée est renommée par le fait qu’elle est à proximité de Lechința, une commune viticole très connue. La région compte sept associations de vignerons qui produisent un des meilleurs vins de Transylvanie. Le château Teleki fait partie du musée départemental de Bistrița-Năsăud et il est la dernière étape d’un tour des manoirs transylvains. Un tel périple pourrait commencer dans la région de Făgăraș, par la visite du manoir de Brâncoveanu, se poursuivre par les manoirs sicules avant d’arriver à Teleki, un édifice absolument fabuleux, au coeur d’un grand verger. »

     

    La route des portes de la Transylvanie est une des premières routes culturelles touristiques certifiées de  Roumanie. Des informations exhaustives au sujet des sites et des destinations sont à retrouver aux points d’information touristique de Bistrița, Sibiu et Brașov, mais aussi dans tous les musées de la région. (Trad. Alex Diaconescu)

  • Le département d’Alba et son riche patrimoine

    Le département d’Alba et son riche patrimoine

     

    Une terre de paysages merveilleux, des découvertes, des expériences, des goûts authentiques et du patrimoine. 

     

    C’est au centre de la Roumanie, dans le département d’Alba, que l’on peut retrouver une destination et des produits touristiques particuliers.  Alba est une région de la diversité.  C’est une terre de paysages merveilleux, des découvertes, des expériences, des goûts authentiques et du patrimoine.

     

    Ioana Mirca, représentante de l’Office de Tourisme du Conseil Départemental d’Alba, nous propose de commencer notre voyage dans les Monts Apuseni.  C’est ici que se trouvent les stations touristiques d’Albac et d’Arieseni, qui sont des points de départ pour la découverte de dizaines de réserves, de grottes et de monuments historiques.

     

    Ioana Mirca : « Je voudrais mentionner le parc naturel Apuseni, qui est la zone protégée la plus anthropisée de Roumanie, la grotte du glacier Scarișoara, la grotte Poarta lui Ionele, les cascades Vârciorog et Vidra, la colline des escargots, mais aussi le musée et la maison-musée Avram Iancu. Dans la région d’Alba se trouve également le vaste territoire des Monts Șureanu, dont les centaines de kilomètres de sentiers touristiques nous emmènent à travers une terre sauvage, encore intacte, jamais touchée par la main de l’homme. C’est ici que se déroule Potecu’ Stânelor, un itinéraire thématique d’altitude, qui relie les bergeries de Șureanu, dans une véritable expérience qui tourne autour du goût et des traditions liées à l’élevage ovin. Il ne faut pas rater le Gradus Legionis, l’itinéraire qui relie le château romain du Col d’Aușel aux forteresses daces de Căpâlna et Cugir, celle de Căpâlna étant un monument inclus dans le patrimoine de l’UNESCO. C’est icic que se trouve également la Transalpina, la route qui touche les nuages, ou le domaine skiable de Șureanu, un véritable pôle touristique. Qu’il s’agisse de la Gemina Victrix, un itinéraire thématique qui relie la ville romaine d’Apulum au fort romain Măgulici d’Ighiu, la région touristique des Monts Metaliferi, définie par le paysage culturel minier de Roșia Montană, un site de l’UNESCO, ou qu’il s’agisse du territoire saxon de Secașe et des Târnave, avec le site rural de Câlnic, également classé monument UNESCO, le département d’Alba est un véritable trésor. »

     

    Des monuments religieux et  historiques en abondance

     

    Les églises en bois ou en pierre, les villages traditionnels, les forteresses et les châteaux invitent à la découverte, à l’aventure et à l’émotion. La citadelle la plus visitée de toutes se trouve dans le chef-lieu du département, à Alba Iulia.

     

    Ioana Mirca : « Le principal site touristique de la ville est la citadelle d’Alba Carolina, car les visiteurs sont tout à fait fascinés par l’histoire de la plus grande fortification Vauban de Roumanie. Son aspect d’étoile à sept branches est issu des sept immenses bastions dont l’aspect est identique à celui d’origine.  Avec un périmètre mesurant pas moins de 12 km, les murs de la forteresse sont une sorte de géant rouge, constitué de millions de briques et de pierres.  La fierté de toute la citadelle sont les six portes d’accès d’Alba Carolina, dont quatre figurent parmi les portes les plus imposantes et élégantes jamais construites en Europe, car d’ailleurs toute la citadelle est unique en termes d’architecture européenne militaire. Les touristes sont également invités à admirer et à photographier des monuments uniques en Transylvanie, qui constituent aujourd’hui le déjà célèbre « Itinéraire des portes », long d’un kilomètre et demi. »

     

    Alba Carolina : une merveilleuse forteresse en style Vauban

     

    La plupart des monuments et symboles historiques sont concentrés au cœur de la forteresse, poursuit Ioana Mirca, responsable de l’Office de Tourisme du conseil départemental d’Alba.

     

    Ioana Mirca : « A commencer par les deux cathédrales à l’architecture splendide qui ont marqué l’histoire d’Alba Iulia – la Cathédrale du Couronnement et la Cathédrale catholique – jusqu’aux musées symboliques de la ville, à savoir la Salle de l’Union et le Musée National de l’Union, en passant par la Route des Trois Fortifications, – unique en Europe selon certains spécialistes, par les palais, les statues et les monuments à l’architecture particulière, tous ces bâtiments et lieux émanent l’histoire à Alba Iulia.  Mais même les musées les plus récents n’ont rien à envier aux sites historiques.  Je mentionnerais ici le Musée Principia qui est au fond une excellente mise à profit du fort romain d’Apulum, dont on a préservé un fragment et qui comprend une installation de chauffage romaine, mais aussi une série de maquettes exceptionnelles, qui reconstituent des camps militaires romains et des scènes de bataille de cette époque.  A proximité immédiate se trouve le Museikon, un musée thématique d’icônes unique en Roumanie, soit le musée d’art religieux le plus précieux et le plus étendu de Roumanie.  Les touristes qui entrent au Museikon, quelle que soit la langue qu’ils parlent ou la culture dont ils sont issus, sont les premiers à vraiment comprendre l’importance de ce lieu en Transylvanie. »

     

    Le Museikon

     

    D’ailleurs, il y a également un itinéraire touristique culturel certifié dont le point de départ est justement le Museikon : la route des icônes. Il implique la visite des édifices religieux les plus importants et les plus connus, soit la Cathédrale du Couronnement d’Alba Iulia et le Monastère de Râmeț, auxquelles viennent s’ajouter d’autres monuments moins importants, mais qui ont joué un rôle dans l’histoire de ces lieux, ainsi qu’une exposition ethnographique très bien aménagée, explique Ioana Mirca, de l’Office du Tourisme du Conseil départemental d’Alba. Et ce sont les métiers anciens qui ont fait du Pays des Moț une contrée des légendes.

     

    Ioana Mirca : « Un des projets qui inclue aussi le département d’Alba et qui, nous l’espérons, intéressera vos auditeurs, est « le Sentier de la Gastronomie Traditionnelle Roumaine ». « Potecu’ stânelor » est un produit touristique saisonnier, lié à la transhumance, dans les Monts Şureanu.  L’itinéraire a été créé pour offrir aux visiteurs une expérience authentique des goûts et des coutumes locales.  Le circuit relie pratiquement plusieurs bergeries dans la région des montagnes Șureanu, où les touristes peuvent trouver des produits laitiers naturels et de viande de mouton ou du bœuf, et peuvent participer, s’ils le souhaitent, aux activités traditionnelles des bergeries, nourrir les animaux, les traire, fabriquer les fromages.  Le deuxième produit, « Plăcinte pe lespede » à Apuseni – le pays de la pierre, est davantage lié à l’activité artisanale spécifique au Pays des Moț, où l’art de fabriquer des dalles de pierre se conserve de père en fils.  Ces artisans sont encore présents aujourd’hui dans la commune d’Albac, et la pierre qu’ils utilisent pour fabriquer les dalles provient de petites carrières locales.  Avec une grande dextérité, par découpage et broyage, ils réalisent des plaques utilisées pour la cuisson des tartes, mais qui peuvent également servir à préparer de la viande ou du poisson.  Les aliments cuits sur ces pierres sont plus savoureux et plus sains car aucune matière grasse n’est nécessaire »

     

    Des événements pour tous

     

    En 2024 la région d’Alba accueille toute une série d’événements traditionnels. Tout commence au mois de mai par le Festival international de théâtre de contes, la Nuit des musées et, en début de l’été, le Festival des forteresses daces, la Foire nationale du tourisme rural d’Albac et la Foire des filles de Măntele Găina. Ensuite en automne plusieurs événements mettent à l’honneur les récoltes comme la Foire d’Apulum Agraria, ou la musique folklorique comme c’est le cas du Festival « Ziua de Maine » (Le jour de demain). S’y ajoute un festival des vendanges « Le raisin d’or » et enfin, la Fête Nationale, en décembre, avec toute une série de cérémonies et d’événements à thématique militaire organisées dans la citadelle d’Alba. Voici donc autant d’occasions à mettre à profit pour faire une incursion d’au moins quelques jours au département d’Alba.

  • Λes vacances dans le département de Timiș

    Λes vacances dans le département de Timiș

    Timiș est un département multiculturel et un exemple de coexistence ethnique. La présence de ces différentes ethnies est visible grâce à l’architecture des bâtiments, mais aussi à la diversité des événements, et bien sûr à l’artisanat local. DirectionTimișoara, capitale européenne de la culture en 2023, vers les attractions touristiques les plus intéressantes du pays.

    IosifNicoară est le directeur exécutif de l’Association pour la promotion et le développement du tourisme dans le département de Timiș, que les touristes connaissent sous le nom de VisitTimiș. Selon les membres de cette association, il existe plus de 900 raisons de se promener àTimișoara. 900, c’est le nombre de bâtiments historiques de la ville, Timișoara ayant la plus grande superficie consacrée aux bâtiments historiques de Roumanie, chacun ayant sa propre histoire, sa place, et attendant d’être découvert.

    « Je commencerais par une visite de la cathédrale métropolitaine orthodoxe, le deuxième plus grand bâtiment de ce type dans le pays. Elle a longtemps été le premier, de par sa taille et son importance dans le monde spirituel, mais aussi de par l’histoire de la ville. Elle est construite dans un style architectural distinct et offre une vue merveilleuse sur le centre-ville. C’est aussi dans ce quartier qu’a eu lieu la révolution anticommuniste de 1989. Après cet événement, on a pu se promener sur la PiațaVictoriei (Place de la Victoire), la PiațaLibertății (Place de la liberté), la PiațaUnirii (Place de l’Union), des lieux également chargés d’histoire. Sur la PiataUnirii (Place de l’Union), se trouve le Musée National d’Art, qui a accueilli l’exposition Brancusi. L’exposition a rencontré un véritable succès auprès du public, même aux Etats-Unis. Les visiteurs venaient parfois de très loin pour la voir. Après 50 ans, cette exposition a permis de regrouper en un seul lieu, ici même, la plupart des œuvres du sculpteur Constantin Brancusi. La Citadelle de Timișoara est également connue sous le nom de BastionulTerezia. Son nom actuel est le Musée national du Banat. Ensuite, on peut découvrir le musée du village de Banat. Voilà les principales attractions à visiter à Timișoara. »

     

    Le centre historique de la ville est unique en Roumanie, composé de trois places, chacune représentant un style architectural différent. Le style architectural prédominant est le baroque viennois, mais les styles néo-byzantin et Art nouveau ont également laissé leur empreinte sur de nombreux édifices. D’ailleurs, Timișoara possède la structure ethnique et religieuse la plus diversifiée de Roumanie, avec 21 groupes ethniques de 18 confessions religieuses différentes, vivant ici dans l’harmonie et la tolérance, explique IosifNicoară, directeur exécutif de l’Association pour la promotion et le développement du tourisme dans le département de Timiș.

    « Il y a quelque temps je cherchais le mot le plus approprié pour décrire au mieux Timișoara et le département de Timiș dans son ensemble, car le département de Timiș a aussi beaucoup à offrir. Nous pouvons dire que nous avons des Allemands, des Hongrois et des Serbes. Il y a de nombreuses communautés distinctes. Si quelque chose caractérise bien ce département, c’est la coexistence pacifique de ces communautés. Rien n’a jamais dérapé, au contraire, les gens ont appris les uns des autres, se sont enrichis mutuellement, se sont développés harmonieusement et ont grandi ensemble. Ils ont contribué au développementde la ville, mais aussi à celui de la région, la transformant en véritable attraction touristique pour tous ceux qui viennent en Roumanie. Ce n’est pas sans raison que l’on l’appelle Timișoara la “Petite Vienne”. »

    Buziaș est une station balnéaire d’intérêt national située à l’ouest du pays, qui offre la possibilité de venir faire descures pourles maladies cardiovasculaires. Lestraitements utilisent des produits naturels pour aider à guérirles maladies. Par exemple, on trouve de l’eau minérale gazeuse utilisée pour les cures externes sous forme de bains d’eau minérale chauffée et pour les cures internes depuis les kiosques du parc. Ensuite, les mouffettes, les émanations de dioxyde de carbone, bénéfiques pour la circulation périphérique, sont également très appréciées. Enfin, il est aussi possible de suivre un traitement à l’air hautement ionisé. Dans ce cas, on parle d’une concentration de l’air similaire à une altitude de 1000 m, bien que la station soit située à 128 m d’altitude, le bioclimat étant favorable au soin et au repos. C’est la destination proposée par IosifNicoară, directeur exécutif de l’Association pour la promotion et le développement du tourisme du département de Timiș.

    « Si le séjour d’un touriste est limité à deux ou trois jours, après avoir vu Timișoara en une journée, très brièvement, le premier endroit très proche où je lui conseille de se rendre estBuziaș. D’ailleurs, beaucoup ignorent que sur la colline deDealulSilagiului, juste à côté de Buziaș, se trouvent six domaines viticoles.On y trouve des producteurs locaux qui produisent un vin spécial et où sera sûrement organisé un Marathon du Cœur le 2 juin prochain. Il y aura des courses à partir de 600 m pour les enfants, car ils constituent le public cible pour faire de l’exercice en plein air et découvrir la beauté de cette région. En voiture, il faut 30 minutes de Timișoara pour se rendre à Buziaș, et, en plus de l’offre extrêmement généreuse de la ville, cette colline de Silagiu est toute en beauté et splendeur. Je parlais des six domaines viticoles, mais il y a aussi des producteurs locaux qui proposent toutes sortes de produits naturels de la région, du miel, du très bon fromage, de la viande, ainsi que d’autres produits authentiques. »

    Appelée BucovinaBanatului (la Bucovine du Banat), ȘaraFăgetului s’étend dans la partie orientale du département de Timiș. C’est une région pittoresque, où les possibilités de repos et de loisirs sont multiples, comme nous l’a expliqué IosifNicoară, directeur exécutif de l’Association pour la promotion et le développement du tourisme du département de Timiș :

    « Je suis né dans une région vallonnée vers la montagne, et la deuxième destination vers laquelle je guiderais les touristes serait la région de Făget. C’est une région extraordinairement belle, où se trouve également la plus ancienne église documentée de la région, où on peut visiter la cascade de Sopot, voir la rivière Bega et s’y rendre en voiture ou en moto. Ceux qui veulent faire du vélo peuvent choisir un très bel itinéraire, appelé Transluncani.On peut traverser de l’autre côté, dans le département de Caraș-Severin. Dans les environs, on trouve la cascade Cornet, la forteresse de Jdioara, le lac Surduc, sur lesquels on peut faire une promenade avec le bateau qui appartient à notre association. Cette région est donc aussi extraordinairement belle. C’est une région de collines et de montagnes où chacun peut se détendre et se sentir bien. »

    Dans le département de Timiș on trouve également de nombreux artisans. Contrairement à d’autres régions de Roumanie, ici, la richesse des traditions fascine en raison de son caractère multiethnique. Ainsi, cet univers rural devrait être découvert sans plus attendre, car le jeu en vaut la chandelle. Pour rendre visite aux artisans, vous pouvez contacter l’Association pour la promotion et le développement du tourisme du département de Timiș, sur sa page en ligne en français https://turismtimis.ro/despre-noi/. L’Association peut organiser un voyage chez les artisans de tout le département.

  • Direction le Pays de Buzau

    Direction le Pays de Buzau

    Madame, Monsieur, cette semaine nous mettons le cap sur le sud-est de la Roumanie, dans la contrée de Buzau. A la frontière entre les trois provinces historiques roumaines, le département est surnommé « la petite Roumanie », notamment en raison de la diversité des formes de ses reliefs. Considérée comme l’une des destinations touristiques les plus pittoresques du pays, la région est riche de toute sorte d’attractions touristiques que nous vous invitons à découvrir dans les prochaines minutes, grâce à Daniel Costache, à la tête du Musée départemental de la ville de Buzau, chef-lieu du département homonyme.

    « Buzau est une des villes roumaines dont l’architecture conserve son air de l’entre-deux-guerres. Il suffit de penser à la Villa Albatros dont l’histoire se rattache à la personnalité d’Alexandru Marghiloman, diplomate, politicien et avocat, ou encore au Palais communal, véritable joyau architectural construit à la fin du XIXe et au début du XXème siècle, actuel siège de la mairie. A tous ces édifices historiques d’autres viennent s’ajouter. C’est le cas, par exemple, du siège de l’ancien hôpital de chirurgie IC Bratianu, l’une des constructions emblématiques de Buzau, du siège central du Musée départemental de la ville ou encore des ceux du Musée d’archéologie ou de celui d’Histoire et des Beaux-Arts. Je voudrais signaler que c’est bien dans le département de Buzau que se trouve le plus ancien bâtiment civil en pierre jamais construit en Roumanie. Il s’agit de la Maison Vergu Mănăilă, comme elle était connue à l’époque et qui abrite actuellement le Musée d’Ethnographie du même nom. Il s’agit d’un édifice mentionné par des documents datant de la fin du XVIIIème siècle, c’est-à-dire, des années 1792-1794. »

    Buzau, une région au patrimoine naturelle riche…

    Notre balade à travers le département se poursuit et Daniel Costache nous propose de sortir au cœur de la nature pour admirer les deux vallées qui dominent la région.

    « Nous avons, d’une part, la Vallée du Buzau et de l’autre, celle du Slanic, avec ses montagnes de sel. Pour les touristes qui souhaitent passer un petit weekend en pleine nature, mais pas trop loin de la capitale, la Vallée du Buzau est la destination idéale. Une fois sur place, je leur recommande de visiter le musée en plein air Tabăra Măgura. Il est proche du Monastère de Ciolanu, un lieu de culte emblématique pour l’histoire du christianisme dans le sud et le sud-est de la Roumanie. Le programme devrait comporter aussi la visite des Volcans de boue, du Monastère Berca et du Musée de l’ambre de Colti. Et si l’on s’adresse aux amateurs de tourisme d’aventure, alors, nous leur suggérons de se rendre dans la région de Nucu-Buzioru-Aluniș, pour découvrir les ermitages rupestres qui valent à cette région le surnom du petit Athos ou de l’Athos de Roumanie. »

    Selon Daniel Costache, directeur du Musée départemental de Buzau, la réserve naturelle des Volcans de boue de la région représente un site unique en Roumanie. Il s’agit d’une trentaine d’hectares couverts de petits cratères crachant de la boue dans un décor quasi lunaire. Un phénomène naturel extraordinaire qui fait la fierté du département et attire chaque année, de nombreux touristes, s’enorgueillit Daniel Costache.

    « Il s’agit des poches sous-terraines de gaz, à plus de 3000 mètres de profondeur, qui sous la pression de la croute terrestre, laissent jaillir à la surface du gaz, en entraînant différents types d’argile et de rochers rejetés par la suite, sous forme de boue. Pas tous les volcans de cette réserve ont un cône, voilà pourquoi ils ne se ressemblent pas tous. C’est un paysage qui couvre plusieurs milliers de mètres carrés divisé en deux zones connues sous le nom de Pâclele Mari et Pâclele Mici. »

    Un patrimoine historique et culturel qui séduit les visiteurs

    Par ailleurs, des sites rupestres s’étalent sur une superficie de plusieurs kilomètres carrés. Daniel Costache détaille :

    « Pour s’y rendre, il faut faire une randonnée de difficulté moyenne vers le pied de la montagne. Vous y trouverez des grottes naturelles qui vers le II-IVème siècle avant J.C ont servi d’abri aux premiers moines chrétiens arrivés sur place pour prêcher le christianisme dans cette région. Les grottes rupestres attirent chaque année entre 25 et 30 milles touristes. Ceux qui souhaitent les visiter doivent se préparer pour un trajet en montagne qui leur offrira l’occasion de découvrir, à part les grottes, des sites naturels particulièrement beaux. Il suffit de penser au Géoparc Le Pays du Buzau qui propose de multiples activités aux amateurs d’adrénaline comme des trajets en quad ou des courses de rafting ».

    Il convient de préciser que plusieurs institutions culturelles locales mettent au point des programmes de conservation du savoir-faire des maitres artisans autochtones. Daniel Costache, à la tête du Musée départemental de Buzau nous explique :

    « Je voudrais commencer par mentionner les activités organisées par  l’institution que je dirige. S’y ajoutent les programmes mis sur pied par les musées qui se trouvent au sein du Géoparc Le Pays du Buzau et qui offrent aux touristes la possibilité d’acheter des objets réalisés par les artisans du coin. Les musées présentent aux visiteurs des films documentaires qui expliquent les différentes étapes de fabrication des produits d’artisanat local. On ne saurait oublier les festivals organisés chaque année dans notre département. Je pense, par exemple, au Festival des saucisses de Plescoi qui offre aux visiteurs l’occasion d’observer les maitres artisans en train de fabriquer leurs objets. Nous avons aussi le Festival culturel Buzau Fest, un des festivals les plus importants organisés dans cette région et qui a lieu en juin, à Sărata Monteoru. S’y ajoutent les fêtes foraines qui animent presque tous les weekends durant les mois chauds de l’année. Voilà une bonne raison de se sauver de la capitale pour s’évader dans la Vallée du Buzau ».

    Le département a mis en place, en première nationale, le concept de « séjour culturel ». Le tarif d’hébergement inclut aussi les entrées aux différentes institutions culturelles. Vous voilà officiellement invités, les vacances de Pâques approchent, il ne vous reste qu’à boucler vos valises pour partir à la découverte du Pays du Buzau. (Trad : Ioana Stancescu)

  • L’édition de printemps du Salon du tourisme de Roumanie

    L’édition de printemps du Salon du tourisme de Roumanie

    Organisée du 15 au 18 février, au Centre des expositions Romexpo de Bucarest, l’édition de printemps du Salon du tourisme de Roumanie a proposé des offres censées satisfaire au mieux les exigences des visiteurs.

     

    Invitation au Maramures

     

    Première destination conseillée : le Maramures, qui a bénéficié à lui seul d’un stand de 400 mètres carrés, dans une tente mise en place en dehors du hall d’exposition. Paul Habina, de l’Organisation du Management des loisirs, nous en dit davantage :

    « C’est le stand qui saute aux yeux dès le moment où vous mettez les pieds au centre des expositions. J’ai même entendu certains dire que le Maramures a organisé son propre salon du tourisme et quelque part, ils n’ont pas eu tort, puisque cette année, nous avons fait venir plus de 12 maitres artisans et petits producteurs de la région. Ils ont présenté leurs produits gastronomiques et artisanaux. Comme la saison chaude approche à grands pas, nous avons décidé de promouvoir notamment les offres estivales. Même si nous avons essayé de faire venir à Bucarest des hôteliers de la région, certains n’ont pas pu faire le voyage. Pour eux, nous avons mis en place plusieurs écrans sur lesquels nous avons diffusé des images ou des vidéos publicitaires qu’ils ont envoyées pour cette occasion ».

    L’artisanat, comme marque

    Daniel Leș est l’un des maîtres artisans présent au Salon du tourisme de Bucarest. Depuis 50 ans, il apprivoise l’argile et son art lui permet de conserver intacte l’esprit des Roumains. Daniel Leș:

    « C’est une véritable profession de foi et une grande responsabilité de fabriquer des objets qui parlent en quelque sorte de l’histoire du peuple roumain. Mes objets s’accompagnent tous d’un récit. Les gens ont besoin d’en écouter et de se laisser transporter dans un univers magique, comme le Maramures. C’est une région qui renferme toute sorte de secrets. Il suffit de penser aux modèles que les femmes brodent sur les chemises et les blouses et qui tiennent d’un symbolisme ancestrale. C’est notre histoire. Alors, mes amis, je vous conseille de vous rendre dans le Maramures pour renouer avec les traditions. C’est une région où la cuisine est toujours à base de produits frais, où les plantes médicinales poussent dans les jardins et où le bonheur est à portée de main. »

    La contrée de Mures, idéale pour le tourisme culturel

    Après le Maramures, faisons halte au Pays du Mures. Conçu selon le modèle d’une pinacothèque où chaque destination était encadrée et éclairée comme un tableau, le stand a porté la signature du Musée départemental Mures. Dana Matic de l’Association Visit Mures nous encourage à visiter sa région:

    « Cette année, nous avons mis à profit le tourisme culturel, puisque plusieurs musées et galeries à travers le département viennent de rouvrir leurs portes après des années de rénovation. C’est le cas, par exemple, du Musée des Sciences naturelles qui a été fermé pendant cinq ans pour travaux, ou encore du Palais de la Culture qui rouvre après deux ans de rénovation. Le tourisme culturel a le vent en poupe et donc, je pense que c’est l’occasion idéale de le mettre à l’honneur. Depuis l’année dernière, nous avons mis au point une stratégie pour faire la promotion culturelle de la région. Après les châteaux, l’année dernière, cette année nous invitons les touristes à découvrir les musées, les maisons mémoriales et les galeries d’art de la région. »

    Tulcea, aux portes du delta du Danube

    Dirigeons-nous à l’autre bout de la Roumanie, plus précisément aux portes du Delta du Danube, dans le département de Tulcea. Ștefan Marian Gheorghe, du Conseil départemental local, est notre guide:

    « Notre stand a été conçu afin qu’il nous permette de promouvoir le département de Tulcea et le Delta du Danube, parallèlement aux traditions pluriethniques, à l’architecture spécifique et à la cuisine du terroir. Nous avons privilégié le tourisme à l’ancienne, permettant aux visiteurs de voyager en barque, en kayac ou en canoë. Pendant les quatre jours de salon, nous avons organisé 19 moments artistiques visant à mettre en avant les singularités de chacune des 14 minorités cohabitant chez nous, dont les plus connues sont les grecque, roumaine, macédonienne et russe. Il s’agit de toute sorte de manifestations artistiques lors desquelles le public a la possibilité d’admirer les costumes traditionnels, les danses folkloriques ou encore la musique propre à chacune des minorités. »

     

    La Bucovine, célèbre pour ses paysages … et pour ses truffes

     

    Tout comme le Périgord français, la Bucovine roumaine est aussi célèbre pour la beauté des paysages, que pour la truffe. Ioan Mihail Robu nous invite à faire la chasse à la truffe: « Que je vous explique comment la magie opère, car c’est un acte de magie, comme vous allez le voir. Ce n’est pas compliqué. Moi, je considère la chasse à la truffe aussi bien une profession libérale qu’une passion. Une passion magique, puisque cela me permet de travailler, tout en passant un moment agréable avec mes chiens, au cœur de la nature. J’ai mis sur pieds un festival consacré à la truffe, car j’ai voulu la rendre plus accessible aux gens qui la considère souvent comme un produit de luxe. Balivernes ! Le Festival de la truffe est justement une bonne occasion pour tout le monde de goûter un bout de ce champignon exceptionnel. La truffe fraîche, à peine cueillie de la forêt, n’a rien à voir avec celle qu’on peut acheter dans les rayons des épiceries. Elle a un parfum divin. Voilà pourquoi, je vous encourage tous à nous rendre visite en Bucovine pour faire une sortie en forêt et partir en quête de truffes. » 

     

    A ne pas rater non plus les régions de Buzau et du Banat

     

    Déplaçons-nous vers le stand de la région de Buzau. Imaginé comme une sorte de laboratoire, il a proposé aux visiteurs la possibilité de regarder de près des boules d’ambre, des cristaux de sel ou des gouttes de résine. La Compagnie nationale du sel, Salrom, a présenté sur son stand différents centres de cure de Roumanie, le Banat a notamment privilégié le tourisme vert et actif, tandis que le département d’Alba Iulia a fait la promotion du Palais des Princes, résidence des princes transylvains. Mais de tout cela, nous parlerons dans les prochaines éditions de notre rubrique. (Trad : Ioana Stancescu)

  • Bușteni, aux portes des monts Bucegi.

    Bușteni, aux portes des monts Bucegi.

    Situé dans la vallée de la Prahova et apprécié des
    passionnés de montagne, Bușteni est une station alpine avec une longue
    tradition. Pistes de ski et de snowboard, itinéraires en montagne, mais aussi
    sites touristiques inédits, voici les principaux repères d’un séjour à Bușteni.
    Parmi les sites à ne pas rater : la cascade « Urlatoarea », la
    Croix des héros du sommet Caraiman ou bien le Château Cantacuzène, célèbre pour
    avoir servi de lieu de tournage pour la sérié américaine
    « Wednesday ». Bușteni est appelée la porte des monts Bucegi, puisque
    c’est le point de départ de plus de 200 itinéraires de randonnées à travers le
    massif. Cristian Achim du Centre National d’information et de promotion
    touristique explique pourquoi Bușteni est une station de montagne
    incontournable.


    « En toute
    période, la ville de Bușteni est une destination très prisée tant pour les
    touristes roumains que pour les étrangers. En hiver, nous disposons d’une piste
    de ski et d’un Fun parc, un centre de loisirs en plein air ouvert aussi en été.
    Il y a quatre itinéraires de montagne à emprunter tout au long de l’année. Les
    vacanciers ont aussi la possibilité de pratiquer le ski de randonnée vers Gura
    Diham, le long de la Vallée Cerbului. Parallèlement, les touristes
    disposent également de toute une série de sites culturels, tels le Château des Cantacuzène,
    le musée Cezar Petrescu. Puis, il y a toute une série d’activités culturelles
    qui se déroulent au Centre culturel Aurel Stroe ».


    Et c’est également dans cette
    localité paisible situé aux pieds de la montagne que l’on peut admirer des
    maisons et des villas anciennes inscrites au registre du patrimoine
    architectural roumain. Bâties à la fin du XIXe siècle jusqu’au au début du XXe,
    les villas de Bușteni se font remarquer par leurs terrasses surplombées de piliers en bois
    sculpté qui soutiennent des arcades au style brancovin. D’autres maisons ont
    des escaliers en pierre. La Croix des héros de la Patrie, unique en Roumanie, est
    le monument le plus haut et le plus important de la localité. Achevée en 1927
    par les soins de la Reine Marie, elle se
    dresse à 2 291 mètres d’altitude. La construction en acier repose sur une
    fondation en béton armé et son envergure monumentale s’étend sur 48 mètres de
    haut et 14 mètres de large. Elle est éclairée et c’est pourquoi durant la nuit,
    si le ciel est dégagé, elle peut être observée depuis la vallée.


    Vers la
    fin janvier, la saison 2024 de ski a officiellement été inaugurée à Busteni. Le
    domaine skiable de Kalinderu est situé au pied du mont Caraiman et propose des
    pistes de ski tant pour les débutants que pour les skieurs chevronnés. S’y
    ajoute aussi une piste de luge, explique Cristian Achim, responsable du Centre
    national d’information et de promotion touristique.


    « Au pied de la piste Kalinderu se trouvent pas moins de neuf centres de
    location d’équipement sportif pour différentes activités: ski, snowboard
    et luge. Juste à côté de la piste de ski de Kalinderu, vers le haut de
    celle-ci, il y a une piste de luge. A l’autre extrémité, au pied de la piste dans
    le Fun parc, il y a aussi une bande transporteuse pour les débutants. C’est là
    que se déroulent les cours d’initiation au ski avec des moniteurs certifiés,
    une soixantaine au total. Et c’est également au pied de la piste de Kalinderu
    que se trouvent une dizaine de restaurants et
    quelques petits cafés si vous voulez seulement prendre un verre de vin
    chaud ou manger un bout sucré. »


    En
    arrivant à Bușteni, on peut apercevoir dans une dense forêt de sapins la
    silhouette d’un château issu d’un comte de fées : le château des Cantacuzène. Le monument construit
    dans un style architectural brancovin n’a rien à envier aux plus fameux
    châteaux de la Vallée de Prahova, à savoir les châteaux de Peles et de Pelisor
    se trouvant dans la localité voisine, Sinaia. Cette bâtisse a appartenu à la
    célèbre famille princière cantacuzène. Il fut érigé par le boyard Gheorghe
    Grigore Cantacuzino, surnommé le « Nabab », en raison de sa richesse.
    L’immeuble est désormais célèbre à travers le monde grâce à la série
    « Wednesday », inspirée par l’histoire de la famille Addams.


    Repassons
    le micro à Cristian Achim, responsable du Centre national d’Information et de
    Promotion touristique.


    « Rien de ce qu’un film de fantaisie présente
    à l’écran ne correspond entièrement à la réalité. L’histoire du château est en
    rapport avec celle de son fondateur, le boyard Constantin Cantacuzino. A
    l’heure actuelle, l’édifice est transformé en musée. Il renferme une magnifique
    salle de spectacle où se déroulent des concerts de musique classique ou encore
    des récitals d’opéra. Dans ces galeries d’art le musée accueille tout au long
    de l’année, toute sorte d’expositions. Le parc autour du château n’a rien à
    envier à Peleș.


    Le mois de février est très riche en événements,
    poursuit Cristian Achim :


    « Plusieurs événements se déroulent aussi
    bien au Château des Cantacuzène que sur la piste de ski de Kalinderu. Je pense
    notamment aux compétitions sportives telles la Coupe du Buştenar, aux Journées
    de la ville ou à d’autres manifestations culturelles accueillies pour la
    plupart, au château. C’est le mois de février qui s’avère être le plus riche en
    événements sportifs et culturels. Bușteni est une
    localité très dynamique, prisée aussi bien par les touristes roumains
    qu’étrangers. Nous avons 3000 places d’hébergement dans des hôtels et des
    pensions allant d’une à cinq étoiles et de très bons restaurants qui
    proposent une grande variété de plats ».


    Afin de bien profiter de tout ce que la station de
    Busteni met à la disposition des touristes, nous vous conseillons de commencer
    vos vacances par une petite halte au Centre d’information touristique de la
    ville. Cristian Achim :


    « Situé au cœur de la ville, notre Centre
    vous offrira toute sorte d’informations et d’astuces censées rendre vos
    vacances encore plus agréables. Des détails sur les objectifs touristiques de
    la région et sur les hôtels sont à découvrir dans nos dépliants et brochures
    touristiques rédigées en roumain, français et anglais. Notre personnel maîtrise
    la langue anglaise. Je vous invite donc à nous rendre visite et à profiter de
    la station de Bușteni ».


    C’est une destination idéale de vacances, à
    découvrir en toute saison. Réservez dès maintenant votre séjour pour profiter
    des offres Early Booking exclusives.

  • Sinaia, ville royale

    Sinaia, ville royale

    Peles et Pelisor, deux joyaux de larchitecture art-nouveau de Roumanie


    Notre destination daujourdhui est particulièrement appréciée par les amateurs de sports dhiver mais aussi par les amoureux de lhistoire. A 140 km de Bucarest seulement, la dénommée « perle des Carpates », Sinaia de son vrai nom, est un lieu idéal pour se reposer, mais aussi pour passer des vacances dynamiques et sportives en toute saison. Rappelons dans un premier temps que Sinaia fut pendant longtemps considérée comme la seconde capitale du pays, comme nous le raconte Paul Popa, directeur du Centre national dinformation et de promotion du tourisme. Elle était en effet le lieu de résidence de la famille Royale entre 1887 et 1947. Ainsi, quatre générations de monarques se sont ainsi succédé dans cette ville des Carpates. Paul Popa :


    « La construction du palais royal et de lensemble du domaine a été dune importance capitale pour la ville de Sinaia, lui permettant de se développer considérablement. Pour le comprendre, il est important de revenir sur deux monuments centraux : le palais de Peles et le petit palais de Pelisor, deux chefs dœuvre de larchitecture roumaine. Cest aussi ce quaffirment la plupart des touristes, environ 600 000 par an, qui font le déplacement pour les visiter. La nouvelle direction a récemment décidé douvrir lintégralité du château aux visiteurs. Ces derniers pourront ainsi traverser lhistoire du rez-de-chaussée au grenier sans restriction aucune. Ce dernier est resté fermé au public pendant 47 ans. Chacun pourra désormais découvrir de somptueux décors et objets de lépoque, mais ce grenier se distingue tout de même du reste de lensemble. Il est un lieu plus intimiste dans lequel les reines qui se sont succédées passaient du temps avec leur entourage et leur cour. Durant son enfance, le roi Michel y disposait de son propre appartement. On y trouvait aussi une salle de dessin, dans laquelle la reine passait du temps avec ses amies proches, pendant que les cours se tenaient dans le château. »


    Le palais de Pelișor est quant à lui resté en létat, poursuit Paul Popa, directeur du Centre national dinformation et de promotion du tourisme. La reine Marie sest approprié le style art-nouveau que lon retrouvé dans larchitecture du petit palais, qui, de lextérieur, ressemble au château Peleș mais sen démarque totalement à lintérieur. Paul Popa nous explique :


    « Il sagit du seul palais en style art-nouveau de Roumanie. Il reflète le goût de la reine Marie en la matière, et sa volonté de rester proche de son peuple quelle adorait par-dessus tout. Son cœur repose dailleurs dans sa salle préférée, décorée intégralement par ses soins : le Salon dor. Il est recouvert des drapeaux roumain et britannique, rappelant les origines de la reine. Les visiteurs sortiront transformés dune telle visite, car elle offre la possibilité de traverser les styles, du neo-renaissance à lart-nouveau en passant par bien dautres encore.»


    A la découverte du monnastère de Sinaia


    La ville de Sinaia est un véritable musée en plein air. Nombre de bâtiments ont été construits durant sa période de gloire, lorsque les rois de Roumanie avaient décidé dy installer leurs résidences dété. Cest justement pourquoi nombre de personnalités et de membres de la haute société roumaine ont choisi dy construire à leur tour de telles résidences. Leur objectif était tout simplement dêtre plus proches du roi et de la reine. Paul Popa, directeur du Centre national dinformation et de promotion du tourisme raconte :


    « Nous avons hérité toute une série de bâtiments extrêmement beaux, lœuvre des architectes les plus importants de Roumanie. Certains dentre eux avaient eux-mêmes des résidences dété à Sinaia. On a la possibilité de les admirer grâce aux visites guidées en plein air organisées à travers la ville. Ces maisons ne sont pas toutes des musées, mais elles font partie du patrimoine architectural de la Roumanie. Noublions pas non plus le monastère qui a donné son nom à « Sinaia ». Son fondateur a été le prince Mihail Cantacuzino (note de la rédaction : 1640-1716. Le monastère a été construit en 1695). Il a été construit dans les années 1600 et évidemment cest un repère fondamental, puisquil fut le premier bâtiment de la ville. Cest ici quavait commencé lhistoire de Sinaia. Le monastère possède aussi des artefacts très intéressants, dont un figure sur la liste de lUNESCO. Cest également dans les locaux du monastère que se trouve le premier musée dart religieux de Roumanie. En ville, il y a aussi un musée dhistoire récemment créé, suite à linitiative de tous les habitants de Sinaia qui ont souhaité davoir un autre repère de la ville. Il a été aménagé dans lun des bâtiments les plus anciens de la ville, le Palais Stirbei. »


    Par ailleurs, Sinaia est aussi une station de montagne. Les Monts Bucegi sont la destination parfaite pour les amateurs des sports dhiver, comme nous a précisé Paul Popa, directeur du Centre National dInformation et Promotion Touristique.


    « Il y a 25 pistes de ski, un très bon domaine skiable, situé à une altitude adéquate, permettant à la neige de perdurer plus longtemps surtout, dans ce contexte des nombreux effets des changements climatiques. Les pistes de ski se trouvent à 2 125 mètres daltitude et elles sont munies de nombreuses remontées mécaniques : deux installations de télécabine débrayable, deux autres de télécabine va-et-vient, trois téléskis et trois télésièges. Les 25 pistes sont ouvertes à tous les skieurs. Pour les débutants, ceux qui montent sur les skis pour la première fois, il y a des pistes spéciales, où lon peut apprendre à skier sans avoir peur et même commencer à aimer ce sport. Les skieurs chevronnés disposent même de pistes noires. Les codes de couleur indiquent le degré de difficulté et les pistes noires sont les plus difficiles. Nous avons, en effet, trois pistes noires pour ceux qui maitrisent vraiment bien se sport, qui descendent à 100 km à lheure. Ensuite, pour la vaste majorité des skieurs il y a les pistes rouges et bleues, dont la longueur va de 2 à 8 kilomètres. Viennent ensuite les pistes de luge, de tubing, pour ceux qui ne maîtrisent pas encore le ski et qui préfèrent faire quelque chose de différent. »


    Sinaia, lieu idéal pour les amoureux de glisse


    Après une journée dactivité intense en haute montagne, Sinaia invite les touristes à se détendre, avec des soirées tranquilles ou bien plus animées.


    « La journée de ski touche toujours à sa fin et lorsque le soir arrive, la ville se réveille, si on peut utiliser cette expression, et essaie de couvrir tous les besoins de ceux qui souhaitent se détendre après avoir fait du ski… Il y a des boites de nuit partout en ville, même à côté de la Télécabine, à 1 000 mètres daltitude, un endroit très beau qui accueille des fêtes jusquà tard dans la nuit. Certains clubs proposent de la musique en live. Latmosphère devient de plus en plus animée et les touristes souhaitent y passer le plus de temps possible. Nous avons des SPA partout dans la ville. Tous les hôtels importants disposent dun espace spécialement dédié à la relaxation, proposant des massages et différentes thérapies. »


    Et en fin démission, rappelons que côté transports Sinaia est très bien desservie depuis Bucarest. Depuis laéroport international Henri Coanda il y a beaucoup de services de transfert par voie routière. Normalement un trajet par voie routière de Bucarest à Sinaia dure deux heures, mais en weekend il peut être bien plus long à cause du trafic. Si cest le cas, le train peut savérer plus pratique, surtout quil y en a une multitude, publics et privés. Quand même, en haute saison, ce serait plus prudent dacheter vos billets de train davance. (Trad : Charlotte Fromenteaud et Andra Juganaru)


  • A la découverte de la valée du Trotus

    A la découverte de la valée du Trotus

    Des villes d’eau historiques et une mine de sel pas comme les autres

    Nous mettons cette fois-ci le cap sur une région située
    dans l’est de la Roumanie, moins connue d’un point de vue touristique, mais
    dont l’offre est tout aussi surprenante. Notre premier arrêt est la ville d’eau
    de Slănic Moldova, connue pour ses eaux thermales, son air pur et ses paysages
    à couper le souffle. Puis, nous continuons notre chemin dans les alentours, où
    se trouve la mine de sel de Târgu Ocna. Enfin, nous découvrons plusieurs
    châteaux et manoirs anciens, dont la construction imposante impressionne encore
    de nos jours.

    Une soixantaine d’églises en bois, dont une à l’intérieur de la mine de sel





    Nous sommes donc dans le département de Bacău, dans l’est
    de la Roumanie, une région qui se distingue par sa belle nature qui n’a pas
    encore été influencée par l’activité humaine. C’est ce qu’affirme Romulus Dan
    Busnea, notre invité d’aujourd’hui, qui fait la promotion du tourisme local et
    qui est aussi journaliste et inspecteur spécialisé dans le tourisme auprès du
    Service pour la promotion du tourisme et la coordination de l’activité des
    sauveteurs en montagne, au sein du Conseil départemental de Bacău.

    Romulus Dan Busnea :

    Notre
    département est assez connu pour ses zones touristiques, notamment grâce aux
    stations thermales de Slănic Moldova et Târgu Ocna. Leur offre se distingue aussi
    bien par la possibilité de faire du tourisme balnéaire, que par le tourisme
    œcuménique, qui peut aussi être pratiqué, puisqu’il existe une soixantaine
    d’églises en bois datant des 17e et 18e siècles, déclarées monuments
    historiques. Parmi elles, une église orthodoxe inédite, celle de Sainte Varvara
    située à l’intérieur de la mine de sel de Târgu Ocna, à 240 m de profondeur.
    Autant de repères du tourisme œcuménique du département de Bacău ».



    Une zone surnommée La vallée de la Loire

    Le département est traversé par la rivière de Trotuș,dont la source se trouve tout près de la frontière qui
    sépare deux provinces historiques roumaines, la Moldavie et la Transylvanie. La
    vallée de la rivière de Trotușs’étend sur environ
    160 km.

    Et c’est ici que nous commençons à explorer la région en compagnie de
    notre invité Romulus Dan Busnea :





    « Jadis, la vallée de Trotușétait considérée comme l’équivalent de la vallée de la
    Loire. Et à mon avis ce surnom est encore plus actuel de nos jours. Et pour
    cause. Elle réunit une multitude d’attractions touristiques éparpillées tout le
    long des routes nationales qui traversent le département de Bacău, entre les frontières
    avec les départements de Harghita et de Covasna. Une multitude de gîtes ont vu
    le jour le long de la vallée de Trotuș ces dernières années, puisque la zone commence à attirer
    les touristes grâce aux différentes activités qu’elle propose, si bien qu’ils
    choisissent d’y passer plusieurs jours. En partant de Bacău vers les stations
    de Târgu Ocna ou Slănic Moldova, on peut s’arrêter un peu à Onesti. Cette ville
    est non seulement l’endroit où est né le grand prince régnant roumain Étienne
    le Grand, mais c’est aussi la ville natale de la grande gymnaste roumaine Nadia
    Comaneci, qui a offert au monde entier une image extraordinaire de la Roumanie ».



    Dărmănești et Comănești, deux petites villes à ne pas rater

    Dans la zone de montagne du département, les villes de Dărmănești et Comănești peuvent s’avérer des destinations de vacances idéales
    pour l’ensemble de la famille. En partant de ces deux petites villes, vous
    pouvez faire de nombreuses randonnées dans les alentours, assure notre invité :





    Romulus Dan Busnea: « Plusieurs attractions touristiques sont à découvrir
    dans ces deux villes. Par exemple le palais de la famille Ghica, de Comănești, qui est
    aujourd’hui géré par les autorités locales. C’est un ensemble architectural composé
    d’un palais et d’un parc, les deux
    datant du XIXe siècle. C’est le Musée d’Ethnographie et d’art populaire qui se
    trouve aujourd’hui à l’intérieur du palais. Il a été construit en 1890 par
    l’architecte Albert Galleron, le même qui a posé son empreinte sur l’Athénée Roumain
    et la Banque Nationale de Bucarest. Le palais est très beau et se trouve tout
    près d’un autre joyau d’architecture, à savoir la gare de Comănești. Et
    puisque j’ai mentionné ces palais, il convient aussi de mentionner l’ensemble architectural
    formé du château de Ghica et le parc de la même famille, de la commune de Dofteana.
    Un château qui a été érigé dans le style romantique, dans une zone pittoresque
    à couper le souffle entre le 19e et le 20e siècle par Nicolae Ghica, gouverneur
    de la banque nationale de Roumanie de l’époque. D’ailleurs, des dizaines de
    princes régnants de la Roumanie sont issus de cette famille qui nous a légué ce
    château. À l’intérieur du parc se trouve une pension qui évoque l’atmosphère du
    XIXe siècle et dans laquelle différents évènements sont organisés. Et puis, on
    peut faire un petit arrêt dans le village de Tescani, au Centre culturel Rosetti
    Tescanu – George Enescu, avec sa statue et la maison-musée du compositeur
    George Enescu. C’est là que le compositeur a parachevé son chef-d’œuvre lyrique
    « Œdipe » qu’il a consacré à Mariuca Cantacuzène, née Rosetti – Tescanu ».



    Târgu Ocna et Slănic Moldova, un must de la vallée de Trotus


    Comme mentionné en début de cette rubrique, les villes de
    Târgu Ocna et Slănic Moldova sont des stations thermales d’intérêt national, sises
    au pied du mont Magura.

    Romulus Dan Busnea pour nous
    parle d’autres monuments à découvrir dans ces deux villes :





    « On y trouve une multitude de monuments
    historiques et religieux, sans oublier la célèbre mine de sel de Târgu Ocna,
    qui n’est pas seulement un endroit de loisirs, mais aussi un établissement de
    cure, où l’on peut passer des heures sans voir le temps passer. Pendant l’été,
    en sortant de la mine de sel, on peut aller se baigner dans l’étang d’eau salée
    qui l’avoisine. Et puis, la station de Slănic Moldova est très proche, à
    seulement 18 km de distance. C’est une des stations thermales les plus
    anciennes de Roumanie, surnommée la « Perle de Moldavie ». Elle a
    connu une ascension fulgurante durant la Belle Époque, entre les années 1870 et
    1880 et jusqu’au début de la Première guerre mondiale. Après cette période, on
    y a mis fortement l’accent sur les cures balnéaires. À présent, 11 sources d’eau
    minérale de la zone sont incluses dans le circuit touristique. La première a
    été découverte en 1801. Grâce à leur composition et à la qualité de leur eau, ces
    sources ont reçu de nombreuses distinctions dans différents festivals internationaux
    ou salons et comptent à leur palmarès de nombreuses médailles d’or et d’argent ».

    Une gastronomie qui vous mettra l’eau à la bouche






    Tout ce beau paysage ne
    serait pas complet sans la gastronomie traditionnelle moldave, qui impressionne
    par ses plats et notamment ceux à base de truite tels, les zakouskis, les
    feuilles de choux farcies de truite hachée ou encore la truite fumée. Au menu
    également : la viande de volaille ou de porc en gelée (piftie), le fromage
    de Oituz, le fromage suisse de Palanca, le fromage caché dans de l’écorce de
    sapin, la brioche-cozonac aux noix, les beignets en tout genre et plein
    d’autres délicatesses que vous allez découvrir sur place. Nous vous attendons
    nombreux. (trad. Valentina Beleavski)

  • A la découverte de Iasi

    A la découverte de Iasi

    Nous nous rendons aujourd’hui dans le département de Iași,
    dans le nord-est de la Roumanie. Cette ville qui a été la capitale de la
    Moldavie pendant près de 300 ans sera notre point de départ pour un voyage au
    cœur de cette superbe région. Cette année justement, la ville de Iași revient
    sur le devant la scène roumaine, puisqu’elle accueillera de nombreux évènements
    à l’occasion du 164ème anniversaire de l’Union des principautés roumaines.


    Anca Zota, coordinatrice du Centre national
    d’informations et de promotion touristiques de Iași, recommande de venir
    visiter la ville qui représente une porte d’entrée idéale pour la Roumanie et
    ses nombreux trésors :





    « Du
    point de vue historique et culturel, la ville revêt une importance capitale
    pour le pays. De grands noms de l’histoire nationale se sont formés ou ont
    développé leur activité à Iași. Je
    pense notamment à notre grand poète national, Mihai Eminescu, ou encore à l’écrivain Ion Creangă. C’est ici aussi
    qu’est née la Société culturelle Junimea qui a grandement influencé la vie
    littéraire roumaine. Autant dire que les raisons de venir découvrir la ville
    sont multiples ! Le 24 janvier est une date que nous célébrons car elle a
    marqué le début de l’Union des principautés roumaines et l’élection du
    dirigeant Alexandru Ioan Cuza. On peut donc dire que c’est à Iași qu’ont
    été posés les premiers jalons de la Roumanie moderne. Finalement, c’est le 24
    janvier que l’on a entendu pour la première fois les chants de l’Union, sur
    l’actuelle Place de l’Union. C’est pour cela que chaque année de nombreux
    évènements se déroulent en cet honneur partout dans la ville. »



    Avant tout, Iași est une ville synonyme d’art, de
    sciences et d’innovation. Qu’il s’agisse des anciennes traditions de la culture
    Cucuteni, des écrits des grandes familles de boyards, ou encore du moment
    historique de la nomination d’Alexandru
    Ioan Cuza à la tête des principautés roumaines, Iași a été le théâtre de
    nombreux moments clés de l’histoire roumaine. Une seule promenade dans la ville
    permet de prendre conscience de l’importance de l’histoire et de la culture,
    nous explique Anca Zota, coordinatrice du Centre national d’informations et de
    promotion touristiques de Iași :





    « Si vous arrivez à Iași, je vous recommande de
    commencer votre séjour par une visite du monument emblématique de la ville. Il
    s’agit du Palais de la culture, le premier qui apparaît lorsque l’on fait une
    recherche internet sur la ville. L’histoire de ce monument est fascinante. Il a
    été érigé sur les vestiges de l’ancienne Cour royale, et a rempli plusieurs
    fonctions avant d’accueillir les quatre musées qu’il abrite aujourd’hui. Le
    musée d’histoire permet de replacer la ville et la région dans un contexte
    historique, surtout avec la partie consacrée à la civilisation Cucuteni. Il en
    va de même pour le Musée ethnographique. Le Palais accueille aussi deux autres
    musées plus originaux, celui d’art dont la collection de tableaux de peintres
    roumains est impressionnante, et le Musée de la mécanique, qui surprend tout
    autant par son originalité. Il existe d’ailleurs un Festival de musique
    mécanique qui se déroule chaque année début septembre à Iași, et qui rassemble
    dans l’enceinte du Palais de la culture les amateurs de ce genre de musique
    venus des quatre coins du monde. »



    Pour poursuivre sa découverte de Iasi et sa région, il
    est égalemenbt possible de visiter le Musée de la ville, raconte Anca Zota. Il
    met en évidence l’évolution de la ville de ses débuts jusqu’à aujourd’hui.




    « En
    arpentant les rues de Iași, on découvre une ville très dynamique. Il s’agit de
    la ville la plus jeune de Roumanie. Elle ne dort jamais et il s’y passe
    toujours des choses intéressantes. On y trouve des galeries d’art qui
    accueillent les œuvres d’artistes contemporains mais aussi des étudiants de la
    Faculté d’art de la ville. Dans le centre, accessible à pied, se trouve le
    Palais Braunstein et les Bains turcs. Ces derniers accueillent des évènements
    exceptionnels, telle que la Semaine de la créativité, une manifestation
    d’artistes qui se déroule au mois de mai, ou encore la Nuit Blanche des
    galeries en octobre. »









    Après des magnifiques balades, arrêt au restaurant pour
    profiter de la délicieuse cuisine du terroir.




    «Nous avons de
    nombreux restaurants qui proposent de la cuisine traditionnelle. Parmi eux,
    celui où se rendaient à l’époque le poète Mihai Eminescu et son ami, Ion
    Creanga pour discuter autour d’un verre de vin. C’est un restaurant qui date de
    1700 et qui offre à sa clientèle la possibilité de visiter les caves. Une fois
    sur Iasi, une idée serait de rester dans la zone piétonne aménagée devant la
    Cathédrale métropolitaine, la Mairie et le Théâtre national et vous attabler
    dans un des bars ouverts sur place dont l’ambiance contribue au charme de cette
    ville. Nos agents peuvent vous faire des recommandations en fonction de vos
    préférences. On vous propose quelques informations avant de passer à des
    suggestions personnalisées. Parmi les visites incontournables à faire une fois
    sur Iasi, je mentionnerais celles des musées consacrés à la littérature, du
    Jardin botanique et de l’Université. »



    Pour ceux d’entre vous
    attirés notamment par les sorties en pleine nature, Anca Zota, à la tête du
    Centre d’Information et de Promotion touristique de Iasi, a quelques
    recommandations :




    « Une idée serait de quitter la ville et d’aller visiter le Château de
    Miclăușeni. Cette ancienne résidence
    des nobles aisés de la Moldavie roumaine accueille périodiquement différents
    événements intéressants qui nous transposent en pleine période médiévale. Les
    amateurs de cuisine traditionnelle peuvent faire halte à l’Auberge d’Ancuta, qui
    date depuis plusieurs centaines d’années, tandis que les randonneurs peuvent
    partir à pied ou à vélo, à la découverte des forêts qui entourent la ville. Une
    attraction naturelle que je vous recommande est le Delta de la Moldavie, dont
    le nom nous fait penser au Delta du Danube, en raison de la multitude d’espèces
    d’oiseaux qui y nichent. »





    Anca Zota, coordinatrice du
    Centre d’Information et de Promotion touristique de Iasi affirme que de
    nombreux étrangers se rendent à Iasi sans savoir vraiment à quoi s’attendre. Et
    tous sont agréablement surpris par la beauté de la ville et la richesse de ses attractions
    touristiques. Voilà pourquoi, si vous prévoyez des vacances en Roumanie,
    n’hésitez pas à ajouter Iasi sur la liste des villes à visiter une fois sur
    place. (Trad. Charlotte Fromentaud, Ioana Stancescu)

  • Des expériences inédites dans le département de Braşov

    Des expériences inédites dans le département de Braşov

    C’est au cœur de la Roumanie, à seulement 161 km de Bucarest, que se trouve
    la ville de Braşov, au pied de la colline de Tâmpa. Cette ville est toujours
    une destination idéale de vacances pour les touristes de tous âges. Connue pour
    ses édifices historiques, telle l’Eglise noire, soit l’église gothique la plus
    grande d’Europe, pour ses ruelles médiévales, ainsi que pour ses nombreux
    restaurants et clubs, la ville peut être une destination idéale pour ce que l’on
    appelle un city break. Qui plus est, l’année dernière l’aéroport international
    de Braşov a ouvert ses portes, et relie la ville de Braşov à certaines des plus
    grandes villes d’Europe. Par conséquent, la destination est devenue encore plus
    accessible. Mais cela vaut aussi la peine d’imaginer un séjour plus ample à
    Brasov car la région a beaucoup à offrir.


    Pour mieux la connaître, nous avons parlé à Mihai Dragomir, responsable de l’Association
    Roseneau Turism. Il est aussi membre du Conseil d’administration de l’Association
    roumaine d’écotourisme et il coordonne le Festival de cinéma et d’histoire accueilli
    par la citadelle de Râşnov. Il est aussi l’organisateur des événements
    Transylvania Brunch :



    « Le département de Braşov
    est très diversifié car hormis la zone montagneuse spécifique, il dispose d’une
    région de plaine, ainsi que d’une région de collines, ce qui signifie déjà un
    autre type de sites touristiques et de valeurs locales. Maintenant, pour passer
    rapidement en revue les principales destinations du département de Brașov, à
    part la ville de Brașov, je mentionnerais aussi la zone métropolitaine qui est
    très bien reliée à la ville avec les localités de Râșnov, Codlea, Zărneşti et
    Predeal. Vama Buzăului est également très proche, soit une zone naturelle et
    gastronomique très réputée. »



    La Roumanie s’enorgueillit de nombreuses stations de montagne, mais aucune
    d’entre elles n’a la renommée que Poiana Braşov a acquise à travers le temps.
    Paradis des amateurs des sports d’hiver, Poiana Brașov attire sur ses pistes
    des touristes du monde entier. En revanche, si Râșnov et Codlea sont connues
    pour leurs forteresses médiévales, Zărnești est la destination parfaite pour des
    randonnées en montagne. Par ailleurs, Brașov est tout aussi riche en traditions
    ancestrales, avoue Mihai Dragomir :





    « Le Pays de Făgăraş est une
    zone ethnographique unique et très bien préservée. La région des Collines de la
    Transylvanie est une destination s’étendant sur trois départements, mais aussi
    dans la région de Brașov. Ensuite, probablement, pour beaucoup de personnes, le
    village de Viscri est un nom très connu, mais il y a aussi de nombreux autres
    villages très beaux. Il y a aussi la région de Rupea-Cohalm qui, avec la région
    des montagnes Perşani, est également une attraction touristique. Côté sites
    touristiques, je pense qu’il serait important de privilégier les
    fortifications. Elles sont très diverses, à commencer par les églises
    fortifiées des plus connues telles : la Citadelle de Făgăraș, la Citadelle
    de Rupea, la Citadelle de Feldioara, la Citadelle de Râșnov. Nous espérons que
    la citadelle de Brașov réintégrera bientôt le circuit touristique, tout comme
    le château de Bran. Ce sont donc des attractions très différentes. Pourtant, il
    est faux de dire que si l’on a vu un monument de ce type, le reste n’a plus d’importance.
    Chaque endroit a quelque chose à dire, sa propre histoire, son unicité. C’est
    aussi le cas des églises fortifiées. L’une ne ressemble point à l’autre. Chacune
    de ces régions propose un type différent d’expériences. »

    A part les fortifications, la gastronomie est sans doute une expérience
    unique offerte par le département de Brasov. Selon Mihai Dragomir,
    vice-président de l’Association Rosenau Turism, c’est justement grâce à la
    gastronomie locale que l’on arrive à mieux connaitre tant les gens que les
    histoires des lieux :





    « La contrée de Vama
    Buzăului est un espace naturel très bien conservé et, en même temps, une région
    où la gastronomie a été préservée et développée ces dernières années. Il y a de
    nombreux points gastronomiques locaux à Vama Buzăului, car il est préférable de
    découvrir la gastronomie locale non pas dans un restaurant classique, mais chez
    l’habitant et dans ce que l’on appelle des points gastronomiques locaux. Par
    ailleurs, la contrée de Fagaras (Tara Făgărașului) est également un point
    important, car les montagnes de Făgăraș sont spectaculaires, elles sont très
    proches et sont tout à fait accessibles en hiver. Qui plus est, les villages
    situés au pied de la montagne ont conservé des traditions roumaines authentiques
    et uniques. »



    Si vous arrivez à Brașov, alors c’est carrément obligatoire de faire une
    halte dans la localité de Vama Buzăului, insiste à son tour Fabian Roth,
    administrateur de la réserve « La Valée des Bisons » :





    « Nous ne sommes pas
    loin de la ville de Brașov. Il y a seulement 40 km de distance. Vama Buzăului
    est une station touristique d’intérêt local, une région qui a du potentiel, une
    contrée spéciale, avec de l’air pur, avec de la nature sauvage, où les touristes
    ont la possibilité de visiter entre autres la réserve appelée « La Valée
    des Bisons ». Hormis les bisons, celle-ci abrite de nombreux autres
    animaux. C’est la destination parfaite pour ceux qui aiment les animaux et c’est
    aussi une destination préférée des familles avec enfants. Ils peuvent voir des
    rennes, des mouflons, des paons. Nous avons plein d’animaux et un espace de jeux
    généreux pour les plus petits. Il ne faut pas rater non plus une visite à la
    cascade Urlătoarea, située au pied de la montagne de Ciucaș. Et puis, une fois arrivés
    à Vama Buzăului, les touristes auront la possibilité de dîner dans un point gastronomique
    local qui propose des plats spécifiques de la région faits maison. »



    Mihai Dragomir organise aussi des événements Transylvanian Brunch. Lancé en
    2008, le projet met en valeur les gens des parages et les produits locaux.







    « C’est un événement
    culinaire qui « voyage » d’un village à l’autre. Il a toujours lieu à
    une belle ferme, avec un verger ou un grand jardin, une grange, peut-être un
    vieux four traditionnel, où l’on peut préparer toute sorte de plats savoureux.
    Ce que nous essayons constamment c’est de découvrir des hôtes qui préservent
    les traditions culinaires et qui ont des produits naturels issus de leur propre
    jardin, de leur propre ferme, ou provenant de leurs voisins. La structure de
    cet événement est simple. Les gens s’y rassemblent et passent trois, quatre ou
    cinq heures dans un endroit nouveau. Ils découvrent un village, une histoire et
    même l’histoire de la vie des hôtes. D’habitude on leur propose aussi d’autres
    activités : soit une randonnée à travers les collines, soit une visite de
    l’église fortifiée du village, soit différents ateliers. Cela dépend vraiment
    de ce que le village a à offrir. Les touristes sont très détendus. Les enfants
    sont toujours bien accueillis lors de ces événements, ils ont un endroit pour
    jouer, et c’est ainsi que leurs parents peuvent se détendre un peu. »



    Voici donc quelques repères
    pour des vacances tant au sein de la nature que parmi les habitants des lieux. Autant
    d’expériences inédites, pour des vacances réussies au département de Brasov.

  • A la découverte de Botoșani

    A la découverte de Botoșani

    Nous nous
    rendons aujourd’hui dans un lieu fascinant où histoire et multiculturalisme se
    rejoignent : le nord-est de la Roumanie, dans le département de Botoșani,
    qui se prépare pour les fêtes. Partons ensemble à la découverte des us et
    coutumes de la région, de ses musées et mémoriaux qui contribuent chacun à
    notre meilleure compréhension des lieux et de leur histoire.

    Botosani, le département des génies


    Botoșani était
    autrefois surnommé le « département des génies ». C’est en effet
    là-bas que quatre figures emblématiques de la culture roumaine ont vu le
    jour : le poète national Mihai Eminescu, le grand historien Nicolae Iorga,
    le peintre Ștefan Luchian et le compositeur George Enescu.

    Le monastère de Cosula, fameux pour sa couleur jaune mystérieuse

    Florentina
    Gheorghiță, directrice du Centre national d’information touristique, nous
    dresse la liste des attractions touristiques de la région :

    « Botoșani attire surtout
    les touristes désireux de découvrir les traditions et l’artisanat local, que
    l’on retrouve également chez nos voisins du nord de la Moldavie roumaine.
    Evidemment, une fois cette première étape accomplie, nous pourront les emmener
    à la découverte des attractions touristiques de la région, à savoir les
    mémoriaux, les musées, et surtout ces endroits magiques que constituent nos
    forêts. Nous leur recommandons la Route des Monastères ou la route des artisans,
    un tout nouveau projet, qui se situe entre Vorona et le monastère de Coșula, fameux
    pour la couleur jaune utilisée pour ses fresques qui est tout aussi fameuse que
    le bleu utilisé pour peindre le monastère de Voroneț »





    Le monastère de
    Coșula se trouve dans le village du même nom, à 20 km au sud-est de la ville de
    Botoșani. Il a été érigé en 1535. Sa structure est en pierres, à l’exception
    des contours des fenêtres qui sont en briques. Son extérieur comme son
    intérieur étaient ornés de magnifiques peintures dont on peut encore voir la
    trace. Les fresques originales de l’intérieur, réalisées en 1538, ont été
    partiellement recouvertes par de la peinture à l’huile au 19ème
    siècle. Toutefois, les historiens confient que la peinture jaune, utilisée dans
    ces fresques vieilles de plusieurs centaines d’années, demeure un mystère.

    L’endroit où les traditions perdurent

    Florentina
    Gheorghiță : « Nous recommandons aux
    touristes de visiter les différentes communes de la région, qui, à Noël,
    ressemblent davantage aux villages traditionnels d’autrefois. Certains enfants
    commencent déjà à adopter certaines de nos traditions pour les perpétuer. Les
    communautés de Botoșani commencent déjà à nous venir en aide. C’est une ville
    multiculturelle qui attire de plus en plus les curieux qui cherchent à
    découvrir les us et coutumes et les danses traditionnelles de la zone.
    D’ailleurs, je vous informe que pour la première fois nous allons organiser un
    réveillon sur le modèle des rites d’autrefois, le tout chapeauté par une agence
    de Bucarest. Nous avons cherché à innover, à découvrir comment vivent les
    communautés locales. Les touristes arrivent chez nous par l’intermédiaire des agences
    de voyage, qui les amènent en autocar. Nous sommes très fiers de pouvoir
    montrer aux visiteurs comment nous célébrons les fêtes et traditions dans notre
    région. Ils peuvent déguster les produits de notre terroir, et, bien
    évidemment, faire la connaissance de nos artisans locaux et découvrir nos
    monastères. »



    Botosani, le centre-ville




    Dans le vieux
    centre historique, la ville de Botoșani abrite un autre point d’intérêt. De
    nombreux monuments anciens y ont été préservés, dont près de 80 % ont été
    rénovés. La légende raconte que la ville était traversée par de nombreux
    tunnels reliant les maisons entre elles depuis l’invasion des Tatares. Tout le
    monde s’y cachait, même les animaux. Les autorités locales ont donc entamé des
    fouilles et découvert des tunnels creusés à six ou huit mètres de profondeur.
    En attendant d’en apprendre davantage sur ce pan de l’histoire de Botoșani, les
    touristes peuvent déjà profiter de la beauté de la ville en surface.

    Florentina
    Gheorghiță : « Ils sont ravis de
    découvrir notre centre historique, l’un des plus beaux du nord de la Moldavie
    roumaine. Ils sont subjugués par l’architecture. Le vieux centre de Botoșani
    ressemble beaucoup à celui de Leipzig, ce qui lui vaut d’ailleurs le surnom de
    « petite Leipzig ». Après l’incendie qui a dévasté la ville en 1887,
    les communautés juives et arméniennes qui ont reconstruit l’ensemble s’en sont
    beaucoup inspirées et ont fait appel à des architectes étrangers. Nous avons
    aussi un autre atout : la ville accueille le seul atelier de céramique
    Kuty, le dernier du pays. Il s’agit du dernier artisan à produire ce type de
    céramiques. Les portes de l’atelier sont ouvertes au public, ce qui permet aux
    touristes de découvrir les techniques de modelage, de cuisson, de peinture,
    bref, l’ensemble des étapes de fabrication. »

    La céramique ancestrale de Kuty






    Cette technique
    ancestrale de fabrication de céramique Kuty perdure grâce à la passion d’une
    famille d’artisans de Botoșani. Ces derniers fabriquent dans leur atelier des
    assiettes, des tasses, des bols, des bougeoirs, ou encore des objets d’ornement
    et de décoration peints à la main, selon une technique datant du 16ème
    siècle. Ces superbes objets aux motifs uniques, peints en vert, jaune ou
    marron, ont eu beaucoup de succès en Roumanie mais aussi à l’étranger,
    notamment en France, en Italie ou en Hongrie.

    Des itinéraires à parcourir à vélo ou à pied


    Poursuivons notre visite de Botoșani
    en compagnie de Florentina Gheorghiță : « Cette année nous avons
    créé un itinéraire « Mihai Eminescu » qui met en valeur tous les
    lieux que le grand poète roumain a foulés de son pied. Pour les visiteurs
    cherchant à se détendre, n’oubliez pas que nous accueillons aussi le plus grand
    parc du pays, avec 48 hectares, qui peut accueillir n’importe quelle activité,
    quelque soit la saison. On y trouve une piscine couverte, une patinoire
    couverte elle aussi en été, et une rivière aménagée pour faire du rafting. Nous
    avons déjà constaté que cela avait éveillé la curiosité des représentants des
    entreprises à la recherche de ce genre d’activités. Le parc est très étendu et
    la végétation a bien poussé depuis 2019. C’est un endroit très agréable pour se
    promener à vélo ou à pied. Nous vous accueillons à bras ouverts quand vous
    voulez. Quiconque souhaitant avoir des informations sur les lieux peut se
    renseigner auprès de notre centre d’information, sur internet et les réseaux
    sociaux. Nous sommes prêts à vous accueillir pour vous dispenser nos conseils
    et vous proposer des circuits sur mesure. »





    Voilà de quoi
    vous convaincre de visiter cette ville magnifique à l’histoire fascinante.
    Rendez-vous très prochainement pour continuer notre périple à la découverte des
    trésors de la Roumanie ! (Trad : Charlotte Fromenteaud)

  • Les traditions de Noël dans le Pays des Dorna

    Les traditions de Noël dans le Pays des Dorna


    Si les marchés de Noël ont déjà ouvert au centre des grandes villes, les gîtes de la campagne sont déjà prêts pour les fêtes. En plus dun menu spécial, soigneusement composé dingrédients naturels, les hôtes proposent aux touristes qui choisissent les villages de Roumanie comme destination, tant des programmes artistiques que des visites des sites les plus intéressants des environs.



    Nous vous proposons aujourdhui une incursion dans le monde du village roumain, un monde qui surprend toujours par la beauté des traditions et des coutumes. Dans le nord-est de la Roumanie, là où sétend la région appelée Le Pays des Dorne, la célébration de Noël a encore plus de charme. Mihaela Cocârță, directrice exécutive de lOrganisation de gestion de la destination Le Pays des Dorne, nous offre des détails : « Le Pays des Dorne est une destination de conte de fées, une destination qui impressionne par sa beauté naturelle, la chaleur de ses habitants, ses traditions authentiques et ses riches coutumes, soigneusement transmises de génération en génération. Le Pays des Dorne est situé au cœur de la Bucovine et constitue une destination idéale pour ceux qui choisissent de passer leurs vacances dhiver loin de chez eux, car ici ils se sentiront exactement comme chez eux. Par exemple, les touristes passionnés daventure, de traditions et de gastronomie locale y passeront un temps magnifique, puisque, dans la Vallée de la rivière Dorna, règne une ambiance de fête et les activités spécifiques à la saison sont nombreuses. Les touristes peuvent participer à de nombreux événements festifs. Bien sûr, on ne saurait oublier les marchés de Noël. Nous avons ouvert quelques marchés de Noël. Nous organisons également une foire de produits locaux, où les touristes peuvent venir goûter aux produits faits au Pays des Dorne. Il y a également des événements caritatifs, des spectacles de chants de Noël et toutes sortes dévénements culturels. Tout cela nest quune petite partie de notre offre touristique de fêtes de fin dannée. »



    Les amateurs de sports dhiver ont la possibilité de passer une journée intense sur les pistes de ski



    Mihaela Cocârță : « Nous disposons de plusieurs pistes de différents niveaux de difficulté, où ils peuvent skier ou pratiquer dautres sports. Les touristes peuvent créer de beaux souvenirs aux côtés de leurs proches sur la patinoire ou même faire des promenades romantiques à cheval. Bien sûr, ils peuvent aussi faire de léquitation ou tout simplement se promener et profiter du spectacle festif de lumières, qui transforme notre région en un lieu de conte de fées pendant cette période de lannée. Parmi les activités spéciales que les touristes peuvent faire dans notre région, je mentionnerais la visite du parc national Călimani, où les familles avec enfants et les jeunes peuvent apprendre davantage sur notre parc, qui est si important pour nous. Ils pourront également visiter la ferme de cerfs de la région et, pourquoi pas, faire une petite halte dans une des bergeries du Pays des Dorne, qui propose aux touristes une incursion dans ce monde fantastique et même une dégustation de spécialités spécifiques. On noublie pas non plus des balades en télésiège, les vols récréatifs, les randonnées en snowmobile et en tout-terrain, et même les randonnées à pied dans la neige, si le temps le permet. »



    Et on ne saurait évoquer les fêtes dhiver sans mentionner la Veille de Noël et le jour de Noël, deux dates très importantes. Une tradition spécifique à la veille de Noël est la cantique, une tradition ancienne, surtout en milieu rural. Les enfants et les jeunes shabillent en vêtements traditionnels et sillonnent les rues des villages avec leurs chants pleins démotion et de joie. Notre invitée raconte : « Durant cette période, les foyers, les pensions accueillent les jeunes chanteurs et leur ouvrent leurs portes pour les écouter. Dans notre région, cest aussi une raison de resserrer les liens entre voisins et amis, mais extrapolant aux touristes cest une bonne occasion de créer des liens entre les propriétaires des pensions et les touristes. Le résultat est une atmosphère très conviviale et pour nous il est très important que les visiteurs se sentent en famille. Et cest également à la Veille de Noël, que traditionnellement on fait décorer le sapin de Noël et pas avant. »



    Au Pays des Dorne, Noël nest pas uniquement une fête, mais un voyage dans le passé, une immersion dans les traditions qui perdurent. Et sil faut évoquer la gastronomie, mentionnons que la majorité des hôtels et gîtes ruraux, notamment en milieu rural, préparent des plats traditionnels pour les touristes, affirme Mihaela Cocârță, directrice exécutive de lOrganisation de gestion de la Destination du Pays des Dorne. « Nous ne faisons pas de compromis en termes de qualité et cest pourquoi tous les produits locaux, hormis le fait quils sont délicieux, ils sont aussi naturels. Ces plats sont soigneusement préparés par les propriétaires comme si cétait pour eux-mêmes. Notre gastronomie réunit tous les arômes traditionnels, notamment à Noël. Et là, je mentionnerais les sarmale, les brioches, la macédoine et toute sorte de produits spécifiques à base de viande, auxquels sajoutent les fromages des producteurs locaux. Bref, nous offrons un véritable festin culinaire qui fait la joie des gourmets les plus prétentieux. Et à propos des plats de Noël, mentionnons quils sont les plus délicieux de toute lannée. Le Pays des Dorne offre une expérience unique aux touristes qui nous visitent, étant une destination dédiée tant aux groupes damis, quaux familles avec des enfants de tous âges et même aux seniors. Cest précisément pourquoi le taux doccupation y est très élevé, touchant les 100%. Nous accueillons des visiteurs tant étrangers que roumains, de tous âges, justement parce que nous offrons des services tellement divers. A noter aussi que toute une série dévénements a lieu durant cette période. Par exemple, le Festival des coutumes et traditions dhiver, arrivé déjà à sa 26e édition. Cest le défilé extraordinaire des groupes de chanteurs de Noëls venus des quatre coins du pays, déroulé en plein air, un véritable spectacle. Pour finir, je ne peux que souhaiter à tous de Joyeuses et paisibles fêtes, quel que soit lendroit de Roumanie ou du monde où ils se trouvent. »



    Disons pour terminer que la liste des événements se poursuit dans la période qui suit. Le 20 janvier 2024, la ville de Vatra Dornei accueille la première édition du Championnat balkanique de cyclocross. Puis cest toujours Vatra Dornei qui accueillera le 15 février prochain deux étapes de la Coupe du monde de luge sur piste naturelle. Des raisons de plus de commencer la nouvelle année par un voyage en Roumanie !


  • A la découverte des joyaux de la Bucovine

    A la découverte des joyaux de la Bucovine

    Laura Ursu du Centre national d’information et de promotion du tourisme de Suceava, explique que la Bucovine est une destination prisée des touristes roumains et étrangers, surtout connue pour ses monastères et ses églises classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais les raisons de choisir la Bucovine sont nombreuses et multiples. Laura Ursu nous en dit plus : « Ceux qui viennent visiter notre région sont aussi intéressés par la nature car nous jouissons d’un cadre exceptionnel. Nous sommes dans une région montagneuse. On trouve de nombreuses attractions touristiques, surtout culturelles, avec des musées, même en extérieur ! C’est le cas, par exemple, du Musée du village de Bucovine, qui met en valeur les rites et les coutumes de la région pour ceux qui n’auraient pas le temps de tout visiter de la Bucovine. C’est un bon moyen de découvrir nos traditions et ce qui fait l’authenticité de notre région. Nous accueillons aussi bien des touristes solitaires que des groupes en voyage organisé, et la Bucovine est aussi un lieu idéal pour des vacances en famille. »

    Chaque année, le Centre national d’information et de promotion du tourisme de Suceava met à disposition des visiteurs un catalogue de présentation des traditions et attractions à découvrir dans la région. Laura Ursu raconte : « De nombreux festivals et activités ont lieu dans notre département, aussi bien en ville qu’à la campagne. On peut assister à des concerts de chants traditionnels, se promener sur les marchés de Noël par exemple. Nous avons de célèbres maîtres artisans qui savent mettre en valeur et promouvoir leur travail. L’un d’eux, par exemple, a aménagé une maison traditionnelle avec des coins permettant aux visiteurs de prendre des photos en enfilant par exemple, les costumes de la région. Cela permet de conserver de beaux souvenirs. Il est possible de faire des photos seul ou en groupe, selon les envies de chacun. Et bien sûr les visiteurs peuvent aussi acheter de nombreux souvenirs. L’été, plus de 300 familles franchissent le seuil de cette maison rien que pour prendre des photos. De nombreux marchés de Noël sont organisés dans la région, avec des stands pour les artisans qui conçoivent des produits spécialement pour la période des fêtes : masques traditionnels, objets en bois, sculptures, maisons et églises miniatures en bois, ou encore des objets de tous les jours qui peuvent aussi être décoratifs. Tous ceux qui choisissent de venir visiter notre région apprécient l’atmosphère et l’état d’esprit des lieux, ils sont conquis dès qu’ils franchissent le seuil de notre département. »

    Vatra Dornei est l’un des lieux les plus emblématiques où passer les fêtes de fin d’année en Bucovine.

    Située à 800 mètres d’altitude, cette station est connue surtout des amoureux des sports de montagne mais aussi des touristes en quête de calme et de tranquillité pour les vacances. Marius Rîpan, maire-adjoint, nous en dit plus : « Vatra Dornei était et est en train de redevenir une station des sports d’hiver puisque nous avons récemment rouvert une patinoire dans le parc municipal. Nous travaillons aussi beaucoup pour préparer les pistes de ski, et j’ajouterais que nous accueillons aussi la 12ème édition de la Coupe du monde de luge sur piste naturelle. Pour les sports d’hiver, il n’existe que deux destinations en Roumanie, l’une près de Brașov et l’autre à Vatra Dornei. Je ne suis pas certain que beaucoup soient au courant, mais nous invitons tous les amateurs de glisse à venir passer des vacances sportives chez nous et à suivre les compétitions de hauts niveaux qui se déroulent ici. Fin décembre, nous organisons un festival qui met à l’honneur les fêtes et traditions d’hiver de notre région. Les participants sont censés mettre en valeur les us et les coutumes hivernales : danses, chants traditionnels, masques, etc. Les visiteurs peuvent ainsi admirer les objets traditionnels de notre région et de notre pays tout entier. Il est même arrivé que nous accueillions des Ukrainiens, car nous avons certaines traditions communes. Tout ceci s’est déroulé à Vatra Dornei dans le cadre des précédentes éditions du festival que je viens de mentionner. »

    Vatra Dornei, station renommée depuis l’époque de l’Empereur François-Joseph.

    A cette époque, la Bucovine faisait partie de l’Empire austro-hongrois dont la capitale était Vienne, nous explique Marius Rîpan, maire-adjoint de la commune : « Le maire de l’époque, Vasile Deac, qui a officié entre 1875 et 1902, a frappé à la porte de l’Empereur et après avoir insisté à de nombreuses reprises, a réussi à le convaincre de poser les fondations de la station de Vatra Dornei. Les sources d’eaux thermales naturelles, l’air et la boue aux multiples vertus de la station on été exploités afin d’en faire un lieu attractif. A la fin des années 1800, tous les monuments emblématiques de la station avaient été érigés : le Casino des bains, l’établissement des bains, ou la Vieille polyclinique comme nous l’appelons, la Mairie avec sa superbe salle des glaces. Nous vous encourageons à venir visiter cette salle magnifique dont nous sommes très fiers. La source de la Sentinelle sera aussi très prochainement rénovée. Ce sont toutes ces belles bâtisses qui ont donné à Vatra Dornei sa splendeur d’autrefois. »

    Enfin, la Bucovine est aussi un haut lieu de la cuisine traditionnelle, avec des recettes transmises de génération en génération. La gastronomie locale représente un véritable art culinaire. Les ingrédients utilisés sont frais et naturels. Les femmes cuisinent ici comme le faisaient leurs mères et leurs grands-mères avant elles, et tous ceux qui franchissent leur seuil, sans exception, se délectent des fameuses galettes «poale-n brâu», à la polenta, à la viande, aux champignons ou à la truite confite aux épines de pin. (Trad : Charlotte Fromenteaud)

  • Foire de Tourisme de la Roumanie

    Foire de Tourisme de la Roumanie

    Du 9 au 12
    novembre a eu lieu à Bucarest l’édition d’automne de la Foire de Tourisme de la
    Roumanie. Pendant quatre jours, les plus belles destinations de vacances de Roumanie
    ont été mises à l’honneur. On y trouvait aussi forfaits touristiques à tarifs
    réduits, voire à moitié prix. L’événement a été une véritable attraction pour tous ceux en quête des
    meilleurs conseils de voyage et souhaitant échapper au stress de l’organisation
    des vacances.

    Les églises en bois de Maramures, inscrites au partimoine de l’UNESCO




    Nous nous arrêtons d’abord à Maramureș. Paul Habina,
    directeur de l’Organisation de gestion des destinations de la région, affirme
    que cette dernière se distingue par la préservation des traditions, mais aussi
    par une nature très riche et protégée.





    Paul Habina: « Plus de 45 % du territoire du Maramureș est encore recouvert de forêts,
    dont beaucoup sont vierges. C’est l’endroit idéal pour faire du tourisme
    durable. Nous avons un circuit d’églises en bois composé de plus de 16 églises,
    dont huit sont inscrites au patrimoine de l’UNESCO. Nous sommes fiers d’avoir
    chez nous le plus haut bâtiment en bois d’Europe, à Săpânta-Peri, et le
    deuxième plus haut bâtiment en bois, l’ancienne église de Șurdeşti, également
    classé au patrimoine de l’UNESCO.

    En plus de ceux-ci, nous avons le célèbre monastère de
    Bârsana, ainsi que des attractions naturelles, comme la Cascade Cailor (des
    Chevaux) de la Borșa, la vallée de Vaser, qui peut être parcourue en motoneige,
    ainsi que les zones de la région de Lăpuș.
    La plupart
    des hébergements proposent des forfaits pour les vacances d’hiver, qui
    comprennent, en plus de l’hébergement et de tous les repas, diverses activités.
    Les touristes peuvent participer activement à la préparation des plats de Noël.
    Cette année, nous avons choisi de participer au salon avec un stand
    auto-construit, en dehors de l’espace d’exposition, précisément parce que nous
    voulions apporter le plus possible de Maramureș et le présenter. »

    La Bucovine a préservé les coutumes et traditions de fin d’année


    Toujours dans le nord de la Roumanie, la Bucovine
    est une destination déjà reconnue au niveau international pour ses monastères
    aux fresques extérieures et ses églises figurant au patrimoine mondial de
    l’UNESCO. Laura Ursu, représentante du Centre national d’information et
    promotion touristique de Suceava nous parle des offres les plus recherchées
    pour cette zone de la Roumanie :


    Laura Ursu: « Ceux qui nous rendent visite sont
    tant des touristes individuels que des groupes organisés. Et puis, c’est aussi
    une destination très attrayante pour les familles avec plusieurs enfants. A
    chaque édition d’automne de la Foire du Tourisme de la Roumanie, nous venons
    faire la promotion des offres pour les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, nous
    avons créé un catalogue des traditions et des coutumes qui ont lieu sur
    l’ensemble du département de Suceava durant les fêtes d’hiver. Il y a plusieurs
    festivals, des concerts de cantiques de Noël et des marchés de Noël. Cette
    année, ce stand consacré à la Bucovine présente aussi un restaurant de la zone
    de Dorne qui propose des plats à base de poisson, de truite notamment puisqu’il
    dispose de son propre élevage de truites. Et nous sommes également accompagnés
    par un maître artisan venu présenter les arts et métiers de cette région. »

    Les bisons de Vama Buzaului


    Direction le centre de la Roumanie, à Vama
    Buzaului. Tout un stand y était consacré à la Foire du tourisme et c’est là que
    nous avons rencontré Fabian Roth, qui gère la
    réserve appelée Valea Zimbrilor (La vallée des bisons d’Europe).



    Fabian Roth: « C’est une station touristique d’intérêt local, une très belle région, avec un
    air pur et un paysage unique. La réserve de la Vallée des Bisons d’Europe
    accueille non seulement des bisons, mais aussi plein d’autres animaux. Elle
    s’adresse notamment aux familles ayant des enfants en bas âge et leur montrera
    des rennes, des mouflons de Corse et des paons. Nous avons plein d’espace pour
    que les petits puissent jouer en toute liberté. Egalement dans la zone, il ne
    faut pas rater la chute d’eau d’Urlatoarea, située au pied des monts Ciucas. Et
    bien sûr, les touristes qui arrivent à Vama Buzaului sont invités à découvrir
    la gastronomie locale, des plats faits maison par les hôtes, à base de produits
    issus de leur propre ferme.»

    La réalité virtuelle pour découvrir le Caraș-Severin




    C’est
    toujours la cuisine locale qui fait la fierté du département de Caraș-Severin
    (sud-ouest). S’y ajoutent les tours virtuels rendus possibles grâce à la
    réalité virtuelle. Au stand des monts du Banat nous avons été reçus par Dan
    Mirea, directeur du Centre départemental pour la Conservation et la promotion
    de la culture traditionnelle. Il nous lance une invitation pas comme les
    autres :




    Dan Mirea : « Nous vous proposons un tour virtuel des localités et des zones
    touristiques de Caraș-Severin. On peut les admirer tant sur un écran, qu’à
    l’aide de lunettes VR. S’y ajoute un programme artistique offert par 2 solistes
    connus du Banat accompagnés de l’orchestre de musiciens professionnels
    Virtuozii Semenicului (Les virtuoses des monts Semenic) et par le groupe de jeunes
    danseurs Junii Gugulani de Caransebeș qui représentent le Banat à tous les
    grands festivals de Roumanie et de l’étranger. Et pas en dernier lieu, nous
    sommes accompagnés à cette foire par Marian Popovici, un des plus grands chefs
    cuisiniers roumains, nommé le chef de l’année 2017 en Roumanie. Il présente
    toute une variété de produits du terroir de la région du Banat : des
    saucisses faites maison, du fromage, de l’eau de vie dite « rachie », des
    légumes en saumure et pas moins de 7 variétés de zakouski ».

    Le festival des traditions de Bacau, un des plus beaux de Roumanie




    Comme
    vous pouvez le constater, tous les efforts ont été déposés pour que chaque
    région soit représentée le mieux que possible pour cette édition de la Foire
    nationale de tourisme de la Roumanie. Le département de Bacau (est) n’y fait
    pas exception. C’est le journaliste Dan Busnea qui a présenté aux visiteurs de
    la foire le meilleur de la station thermale de Slanic Moldova, la mine de sel
    de Târgu Ocna et les palais longeant la Vallée de la rivière de Trotuș. Il nous
    invite également à participer aux Festivals des traditions et des coutumes de
    la région.

    Romulus Dan Busnea : « Il y a plusieurs festivals consacrés aux fêtes de fin d’année, dont un des
    plus grands se tient à Bacau. Un autre, qui attire de nombreux touristes
    étrangers aussi, est organisé à Comănești. Ces festivals réunissent tous
    les ensembles de musique traditionnelle de la zone, avec leurs chansons et
    leurs danses spécifiques, telles la danse de l’ours, de la chèvre ou la danse
    des jeunes hommes appelés Calusari. C’est une véritable explosion de couleurs
    et de sons qui a lieu entre Noël et le Nouvel An. Tous les habitants de la zone
    s’y réunissent et de nombreux touristes aussi. Certains viennent pour admirer
    les traditions, d’autres choisissent même de s’y impliquer activement ».

    Des cures à boue sapropélique à Amara



    Enfin,
    la dernière destination que nous vous recommandons aujourd’hui est Amara (est)
    qui se démarque par son parc dendrologique étalé sur 64 hectares et par les
    cures thermales proposées. Et ce n’est pas tout, aux dires de Mara Muresan,
    représentante de la mairie d’Amara.



    Mara Muresan: « Nous sommes en train de développer la plage de Perla, en lui rajoutant
    une allée piétonne, des zones pour pique-niquer, des kiosques, deux
    observatoires d’oiseaux et des aires de jeux pour les enfants. Nous avons
    également modernisé le système d’éclairage public, l’infrastructure routière et
    les utilités. Nous avons aussi créé une piscine pour les personnes handicapées.
    Au fil du temps, Amara a accueilli de nombreux touristes venu pour y traiter
    leurs rhumatismes à l’aide de la boue sapropélique. »





    Voilà
    donc, un petit tour de la Roumanie, tel qu’il a été présenté par les
    tour-opérateurs lors de l’édition d’automne de la Foire nationale de tourisme
    de la Roumanie, le plus grand événement de ce type de notre pays. (trad. Charlotte Fromenteaud, Valentina Beleavski)