Tag: Danube

  • Le Danube à vélo

    Le Danube à vélo

    Le voyage — découverte, de terres, d’histoires, de soi-même. Emmanuel Ruben est géographe et écrivain, auteur de 6 romans, où il parle de ses thèmes de prédilection – la frontière, la mémoire, l’utopie, le voyage impossible. Né à Lyon, il entame une carrière d’enseignant de géographie, avant de se forger une dans le domaine littéraire. Ses romans sont intimement liés au voyage — surprenant pour un géographe, non ? -, s’appuyant sur les carnets du bourlingueur Emmanuel Ruben. Ce weekend, il se trouve à Bucarest, pour présenter son dernier voyage en date — celui qu’il est en train de faire, « Le Danube à vélo, d’Odessa à Novi Sad ». Entretien non pas à vélo, mais dans un train…




  • June 20, 2017 UPDATE

    June 20, 2017 UPDATE

    POLITICAL CRISIS – The Parliament of Romania is to vote on Wednesday on the no-confidence motion that the ruling coalition made up of the Social Democratic Party and the Alliance of Liberals and Democrats in Romania tabled against their own Government. Although the Cabinet has lost the political support of the coalition, and most ministers have resigned, PM Sorin Grindeanu will not step down. The Social Democratic leader Liviu Dragnea, and the president of ALDE Călin Popescu Tăriceanu said the replacement of the governing team was necessary, considering the delays in the implementation of the governing programme. The accusation is denied by the PM, who claims the report drawn up by the Social Democrats to assess his work is biased. The Grindeanu Cabinet was sworn in after the legislative election of December 2016. Should the motion pass, it will be for the first time in post-communist Romania that a ruling party brings down its own government.




    VISIT – The President of Romania, Klaus Iohannis, was awarded on Tuesday the Dresden Medal of St. George of the Semper Opera Ball, at the Romanian Embassy in Berlin. He dedicated the medal to the Romanian-German friendship. In his address on the occasion, the President reiterated Romanias commitment to the future of the European project. Also on Tuesday, he took part in Berlin in a commemoration of refuge and expulsion victims at the German History Museum. The World Refugee Day, marked on June 20, is a time to reflect on the challenges that humanitarian organisations must handle, in order to identify sustainable solutions to the refugee problems, Iohannis said. He added that Europeans must not forget what brought them together, namely cultural diversity, tolerance and inclusive societies. On the first day of his official visit to Germany, President Iohannis had talks with Chancellor Angela Merkel and the President of Germany Frank Walter Steinmeier.




    REFUGEE DAY – The Romanian Foreign Ministry hails the celebration, on June 20, of the World Refugee Day, and mentions in a news release that Romania granted over 1.5 million euros in 2015-2016, for refugee programmes. Since 1991, around 27,000 people have applied for a form of protection in Romania. Of them, nearly 5,000 have received protection as refugees. Since the beginning of this year, 1,700 people applied for asylum, most of the applicants coming from Syria, Iraq and Pakistan. The number of refugees at world level last year reached a new record, of 65.6 million. The top country of origin remains Syria, with 5.5 million people fleeing that country since the start of the conflict.




    DANUBE SWIM – A Romanian librarian, Avram Iancu, has set out to swim the 2,860 km long River Danube, from its spring to the Black Sea. He started on Tuesday in Germany, and is going to swim 50 km per day, to arrive in Sulina port in south-eastern Romania on August 20, crossing 10 countries and 4 European capital cities. Only two people have so far managed to swim the entire length of the River Danube: the Slovenian Martin Strel, in 2000, and the Canadian Mimi Hughes 6 years later. The Romanian librarian is known for having managed to swim across the English Channel, last August, reaching France from England in nearly 18 hours.


    (translated by: Ana-Maria Popescu)

  • 20.06.2017 (mise à jour)

    20.06.2017 (mise à jour)

    Diplomatie – Le président roumain Klaus Iohannis s’est vu décerner mardi, à l’Ambassade de Roumanie de Berlin, l’Ordre « Saint Georges » de l’Opéra « Semper » de Dresde (dans l’est de l’Allemagne). Dans l’allocution prononcée à cette occasion, le chef de l’Etat roumain a affirmé dédier cette distinction à l’amitié roumano-allemande. Il a également réitéré l’engagement de la Roumanie pour l’avenir du projet européen. «L’Europe signifie démocratie, pluralisme, tolérance, diversité. L’UE signifie liberté et responsabilité », a affirmé Klaus Iohannis. Mardi encore il a participé à Berlin à une cérémonie de commémoration des victimes du refuge et de l’expulsion, organisée au Musée historique allemand. « Marquée le 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés, est un moment de réflexion sur les défis que les acteurs humanitaires doivent relever afin d’identifier des solutions durables aux problèmes des réfugiés » – a affirmé le président roumain. Il a précisé que les Européens ne devaient pas oublier ce qui les a unis, à savoir la diversité culturelle, la tolérance et les sociétés inclusives. Lundi, au premier jour de sa visite en Allemagne, le chef de l’Etat roumain a eu des entrevues avec la chancelière allemande Angela Merkel ainsi qu’avec son homologue, Frank-Walter Steinmeier.

    Réfugiés – Le ministère des Affaires Etrangères de Bucarest a salué la célébration, le 20 juin, de la Journée mondiale des réfugiés, mentionnant dans un communiqué, avoir alloué 1 million et demi d’euros pour des programmes consacrés aux réfugiés pendant la période 2015 – 2016. Depuis 1991, près de 27.000 personnes ont sollicité une forme de protection en Roumanie. 5000 ont déjà obtenu le statut de réfugié ou une protection subsidiaire. Par ailleurs, depuis le début de l’année en cours, 1.700 demandes d’asile ont été déposées auprès des autorités roumaines. La plupart des demandeurs d’asile sont originaires de Syrie, d’Irak et du Pakistan. Au niveau mondial, le nombre des réfugiés a atteint en 2016 le chiffre historique de 65,6 millions. Le conflit en Syrie continue de générer le plus grand nombre de réfugiés : 5,5 millions depuis son début en 2011.

    Danube – Un bibliothécaire roumain, Avram Iancu, a décidé de parcourir à la nage les 2860 km du Danube, depuis les sources jusqu’à l’endroit où le fleuve se jette dans la Mer Noire. Il est parti ce mardi depuis l’Allemagne et nagera 50 km par jour. L’arrivée au Port de Sulina, dans le sud-est de la Roumanie, est prévue le 20 août. Pendant ce temps, Avram Iancu traversera 10 pays et 4 capitales européennes. Seules deux personnes ont réussi jusqu’ici à parcourir à la nage tout le Danube : le Slovène Martin Strel, en 2000 et la Canadienne Mimi Hughes, en 2006. Le bibliothécaire roumain, lui, il est connu pour avoir réussi en août dernier à traverser la Manche, au bout d’un effort continu de presque 18 heures sur une distance de 60 km.

    Météo – Les météorologues
    annoncent du beau temps en Roumanie dans les 24 prochaines heures. Il fera
    chaud dans l’ouest, le sud-ouest et le sud. Les températures maximales iront de
    26 à 35 degrés.

  • Les « chaudières » du Danube.

    Les « chaudières » du Danube.

    Il s’agit d’un secteur des gorges du ce fleuve et plus précisément de l’endroit où ses eaux traversent les Carpates. Sur environ 9 kilomètres, le Danube longe de hautes parois rocheuses qui dessinent un paysage à couper le souffle. Cette région est également le terrain d’épanouissement d’une grande variété d’espèces de plantes telles le hêtre de Crimée, le hêtre oriental, le charme d’orient, le frêne à fleurs, la tulipe jaune des chaudières, le colchique jaune, le noisetier turc, l’aubépine noire et l’iris des rochers.

    Les grandes chaudières, à savoir la partie la plus spectaculaire, s’étendent sur environ 4 km entre les massifs de Ciucarul Mare en Roumanie et celui de Mali Strbac en Serbie. Les chaudières du Danube et les massifs Ciucarul mare et Ciucarul Mic font partie du Parc national des Portes de fer. Mais il n’y a pas que la nature à observer – près du golfe de Mraconia, on peut observer le visage du roi dace Decebal un bas-relief réalisé en 2004 directement sur une des parois rocheuses. Ses dimensions sont impressionnantes : le visage mesure 55 mètres de hauteur sur 25 mètres de large.

    Pour mieux découvrir l’endroit, un voyage en chaloupe est incontournable. C’est ce que nous propose Alexandru Alin Olgut, batelier de la ville d’Eselnita : « Je vous invite dans cette région des chaudières, des gorges du Danube pour les explorer bien en détail, l’occasion de profiter du beau temps et d’admirer le paysage. Dans les Petites Chaudières, nous allons pénétrer un peu dans le golfe de Mraconia pour voir le visage de Decebal puis nous allons nous diriger vers les Grandes chaudières et visiter le golfe de Dubova. C’est également dans les grandes chaudières que nous allons visiter les grottes de Ponicova et des Veterani/des Vétérans. Evidemment, les passionnés de randonnées sauvages peuvent monter sur le Massif Ciucarul Mare, du sommet duquel on peut admirer un superbe panorama de toute la région ».

    Après avoir visité le monastère de Mraconia, connu aussi sous le nom du « Monastère submergé », vous pouvez faire une halte à la base du mur de calcaire qui se trouve le long des Grandes chaudières. C’est à cet endroit que se trouvent les deux grottes – Gura Ponicovei et Veterani/des vétérans.

    Détails avec le même Olgut Alexandru Alin : « La grotte des Vétérans se déploie sur deux niveaux, dont le premier a été inondé suite à la construction du barrage des Portes de Fer I, alors que le deuxième niveau peut être visité à pied. Il existe d’ailleurs un guide spécialisé mis à la disposition des touristes par le Parc naturel des Portes de fer I. La grotte de Ponicova traverse la montagne d’un versant à l’autre, sur une distance totale de 1660 mètres. Composée de trois galeries, elle peut être parcourue à pied, mais les touristes doivent absolument avoir des chaussures de marche adéquates puisqu’elle est partiellement inondée. En plus vous devez vous munir de lanternes parce qu’elle n’est pas dotée d’éclairage artificiel. »

    Plusieurs sociétés de la région proposent des voyages en chaloupe à grande vitesse qui durent environ 45 minutes ou bien en embarcations plus lentes, où les voyages durent environ une heure, une heure et demie. Après un voyage en bateau, le Danube vous invite à la détente : à vous baigner dans ses eaux ou bien à faire une petite partie de pêche. (Trad. Alex Diaconescu)

  • Tall monuments in Romania

    Tall monuments in Romania

    Romania has several tall monuments which are real attractions for visitors. Some of those monuments have a short, even very short history, others a long one, depending on what those monuments represented at the time they were built.



    The tallest stone sculpture in Europe features the Dacian king Decebalus, who ruled some of the territories making up todays Romania, between 85 and 106 AD. The sculpture is 55 m tall and 25 m wide and was carved into the rocky wall of the Danube Gorges, between the villages of Eselniţa and Dubova, near the town of Orsova, where the river carved the Mraconia Gulf. The area is dotted by small waterfalls and is called the Small Cauldrons. Off the bank, near the statue featuring Decebalus, surrounded by trees, the River Danube is 120 m deep. As regards the sculpture, Decebaluss eyes are 4 m wide and its nose is 7 m long. The monument cost over one million dollars, was ordered and paid for by the businessman Iosif Constantin Dragan, who passed away in 2008, at 91 years of age. The works lasted 10 years and were carried out between 1994 and 2004. The project was carried by sculptor Florin Cotarcea. At the bottom of the statue, there is an inscription in Latin, reading Decebalos Rex – Dragan Fecit (King Decebalus – Made by Dragan).



    In the village of Adamclisi in Dobrogea, south-eastern Romania, visitors can see the “Tropaeum Traiani monument, that is “Trajans Trophy. It is a mausoleum which was restored and inaugurated in 1977. The monument was built as a tribute to the Roman Emperor Trajan, who ruled between 98 and 117 AD, to mark the Romans victory against the Dacians in 102 AD. It was archaeologist Grigore Tocilescu who restored the blueprints of the monument in 1882. It is made up of a round-shaped pedestal, with a truncated cone-shaped roof and a hexagonal prism on top of it. A trophy made up of an armour and four shields is placed on the prism, on top of the monument. The mausoleum is 40 m tall, just like the pedestal, whose diameter measures 40 m. The names of 3,800 Roman military who died in the war against the Dacians were inscribed on the old monument.



    One of the best-known columns in the world is undoubtedly “The Endless Column by sculptor Constantin Brancusi (1876-1957). The column is approximately 30 m tall and is made up of 16 modules. Each module is made up of two truncated square pyramids joined in a common base. Its original name was “The Column of Gratitude; It was built in memory of the Romanian soldiers fallen in 1916 in battles in Gorj County, on the bank of the Jiu River. The monument was inaugurated in 1938, commissioned by Aretia Tatarescu, one of the foremost members of the National League of Gorj Women. The column inspired Spanish sculptor Santiago Calatrava when he designed the 120 meter tall obelisk, inaugurated in Madrid in 2009.



    In the Carol Park, on the Filaret Hill, in south-central Bucharest, in the late 1930s, Romanian architects built a memorial to soldiers who had fallen on all fronts in World War I. In 1923, a monument to unknown heroes had been raised there, and the Military Museum was supposed to stand there. In 1944, works ceased because of the war, and the project had to wait until 1963 to be completed. The outcome was a 48 meter tall mausoleum with a funeral wall where the remains of some communist leaders were being kept.



    The Cross of the Nations Heroes is yet another monument in memory of soldiers fallen during WWI. It was built between 1926 and 1928 on Caraiman Mountain, at an altitude of 2291 meters. It appears in the Guinness Book of Records as the tallest cross on a mountain. The monument is solemn and impressive: the cross is 29 meters tall, on a 7 and a half meters tall plinth, with 7 meters long arms. The cross, made of steel train rails on a reinforced concrete plinth, was ordered by the Romanian Railroad Company in memory of its workers who gave their lives in battle. In 1938, a lighting installation was fitted up on the cross, with 120 light bulbs of 500 watt each.



    The newest tall monument in Romania is the statue called “Jesus Christs Heart, inaugurated in 2011 on Gordon Mountain, at an altitude of 953 meters, in Harghita County, in the centre of Romania. It is considered the biggest statue of Jesus in Eastern Europe, standing at 22 meters in height. It was built of iron and stainless steel by a local foundation and the owner of a dairy company. It has a spiral staircase inside reaching all the way to the top. In the last few years, it has become the most popular tourist attraction, due to the beautiful scenery surrounding it.

  • March 7, 2017 UPDATE

    March 7, 2017 UPDATE

    LAW The Romanian government wants to complete the unitary salary law by the end of the second quarter of the year, Social-Democratic Prime Minister Sorin Grindeanu said in an interview with Radio Romania. According to Grindeanu, salaries under 4000 lei in state-owned companies might double in three or four years while the budget expenditure could stay at 32 billion lei. Grindeanu has said that everything depends now on how the Romanian economy performs. The Prime Minister has also said the government doesn’t support the amendments recently announced by Social Democratic senator Serban Nicolae to the draft law on pardons, under which clemency would be granted even to people convicted for corruption. Social Democratic leader Liviu Dragnea on Tuesday said he was not supporting clemency in the case of corruption crimes.



    VISIT Prince Charles, heir apparent of Britain’s Queen Elizabeth ll, will be paying a formal visit to Romania between March 29th and 31st, the British Embassy in Bucharest has announced. This is Prince Charles’ second formal visit to Romania since 1998, this country being the first leg of a regional tour, which will also take him to Italy and Austria. The prince has frequently come to Romania in private visits, as he owns several properties in this country. The last such visit was in 2016. Britain’s first-in-line to the throne has been fascinated by the architecture of the medieval Saxon villages in Transylvania.



    TOURISM 40 tour operators from Romania are attending the Travel Trade Show in Berlin due over March 8th – 12th. According to a communiqué issued by the Tourism Ministry in Bucharest, travel destinations from all over Romania will be presented during the fair. The Romanian stand in Berlin will also include workshops where visitors can admire traditional arts like the art of painting eggs as well as techniques of making traditional costumes and adornments. Visitors will have the chance of getting acquainted with Romania’s traditional music, dance and cuisine at an event entitled ‘Romanian Night’. Also attending the event, Romania’s Tourism Minister, Mircea-Titus Dobre is expected to participate in the Silk Road Ministers’ meeting on March 8th, an event staged by World Tourism Organisation. On March 9th, the Romanian official will be meeting his counterparts from Poland, Serbia and Ukraine and will deliver a speech at the Danube Center in a conference devoted to joint travel projects of the Danube countries. Romania has been attending the fair since 1970.



    TALKS Representatives of police trade unions in Bucharest, on Tuesday held a fresh round of talks over the unitary salary law, which also involved the participation of Interior and Finance Ministers Carmen Dan and Viorel Stefan respectively. They said that negotiations would continue on Thursday after the Finance Ministry had come up with a survey on the budget impact on police claims, adding though that the conflict had been defused 50%. The policemen’s discontent is related to the fact that incentives do not apply to the minimum wages, which presently stand at 320 euros but to a value that was frozen in December. Talks on unitary salary law were also held on Tuesday with trade unions from the healthcare sector and are to continue with those from Education and Culture on Thursday and Friday respectively.

  • A la Une de la presse roumaine 21.02.2017

    A la Une de la presse roumaine 21.02.2017

    Aujourd’hui, les grands quotidiens
    roumains tournent leur attention davantage vers des sujets sans liens apparents
    avec la politique, tellement présente ces derniers temps dans l’actualité
    immédiate. Fin 2016, la Roumanie comptait plusieurs dizaines de milliers
    d’emplois vacants ; l’année dernière, trois aéroports roumains ont connu
    le taux de développement le plus élevé d’Europe ; dans les ports roumains
    sur le Danube maritime, l’activité semble en train de repartir à la
    hausse ; des crêpes en fête attendent les gourmands près de Brasov.



  • Projets écolgiques pour le Danube

    Projets écolgiques pour le Danube

    La Roumanie a investi et continuera d’investir 20 milliards d’euros pour réduire la pollution des eaux du bassin hydrographique du Danube, a annoncé le ministère de l’Environnement, des Eaux et des Forêts. Cet argent servira pour la construction de stations d’épuration performantes et améliorera les pratiques liées à la pollution diffuse. En plus, le ministère de l’Environnement a convenu avec la Banque Mondiale d’élargir le projet concernant la réduction de la pollution aux substances organiques issues de sources agricoles, et les investissements pour réduire la pollution diffuse dépassent les 110 millions d’euros. Les spécialistes sont d’avis que tous ces efforts auront un impact significatif sur la qualité de l’environnement marin, notamment dans la partie nord-ouest de la mer Noire. Les ONGs luttent elles aussi pour nettoyer les eaux de détritus. Le projet Let’s do it, Danube, arrivé à sa 3e édition, est une compétition en première qui s’adresse aux établissements d’enseignement des comtés danubiens, aux fins de promouvoir un comportement responsable par rapport à l’environnement.

    « C’est un projet qui parle à la jeune génération, de manière amicale et facile à comprendre, des ressources et de la manière dont on peut les valoriser et les économiser sur le long terme », a dit Andrei Coşuleanu, directeur exécutif de Let’s do it, Romania !

    Andrei Coşuleanu: « Nous sommes allés dans la région du Danube chaque année, et avons éduqué la population pour qu’elle soit responsable tant avec l’environnement qu’avec l’eau. Pour parler un peu des résultats, cette année seulement, 14000 enfants ont été formés, ont été présents à des activités d’éducation écologique et à des ateliers de réutilisation des déchets. Ce qu’ils doivent comprendre, c’est que les déchets sont des ressources, et non pas des ordures. En outre, 7700 parents de la région du Danube ont également suivi ces cours ; nous leur avons appris ce que sont les déchets et comment ils devraient faire le tri sélectif chez eux. Nous sommes ensuite passés à la partie pratique et nous avons commencé à collecter des déchets chez les gens, à les emmener à l’école et à les valoriser. Au niveau des localités danubiennes, nous avons collecté une quarantaine de tonnes de déchets dont 32 tonnes étaient des déchets recyclables primaires, et 7 tonnes – des déchets électroniques et des piles. Nous avons emmené les déchets au recyclage. C’est ce qu’il faudrait faire dans chaque communauté. »

    La compétition Let’s do it, Danube offre aussi des prix aux gagnants, nous dit Andrei Coşuleanu : « Dans cette compétition, nous avons accordé des prix de 30000 euros environ, par un partenariat avec un centre commercial de Roumanie. Les prix ont consisté en un laboratoire d’informatique, meublé et équipé de 30 ordinateurs modernes. Nous avons offert beaucoup d’ordinateurs portables, de colonies de vacances interactives, de vidéo projecteurs, de photocopieuses et de papier. Nous avons ensuite organisé une colo avec les enfants du delta du Danube. »

    Let’s do it, Danube est organisé par l’équipe Let’s do it, Romania ! et a lieu dans tous les comtés danubiens, avec le soutien du ministère de l’Environnement, des Eaux et des Forêts et d’une enseigne de la grande distribution. (Trad. Ligia Mihaiescu)

  • Giurgiu

    Giurgiu

    Selon la légende, un berger appelé San Giorgio qui était de passage avec son troupeau de moutons par le sud de la Valachie a libéré de leur captivité plusieurs Valaques qui étaient emmenés vers l’Empire Ottoman pour devenir les serviteurs des Turcs. Ceux-ci, aux côtés de leur sauveteur, se sont construit des maisons dans les parages et fondé une localité, baptisée d’après ce berger : Giurgiu.

    Madalina Ciubotaru, directrice du Centre d’information et de promotion touristique, est notre guide d’aujourd’hui à travers la ville de Giurgiu. Ecoutons-là : « Je mentionnerais d’abord que le Centre national d’information et de promotion touristique de Giurgiu offre tout l’éventail d’informations nécessaire aux touristes, à commencer par les offres d’hébergement et jusqu’aux informations relatives aux transports et aux sites, des dépliants et des brochures. Nous avons imaginé un itinéraire à travers la ville de Giurgiu qui commence dans le port. C’est là que les touristes peuvent visiter le bâtiment de l’Administration des ports du Danube fluvial. Puis, ils peuvent franchir les ruines de la cité de Mircea le Vieux. Celle-ci a eu un passé trouble, vu qu’elle se trouvait à la frontière byzantine, bulgare et ottomane suivant le cours du fleuve. Sur la rive opposée se trouve le pont Bizet, le premier pont routier et ferroviaire courbé d’Europe, inauguré en 1905. Dans le centre de la ville, les touristes peuvent visiter plusieurs objectifs à thématique historique, culturelle et religieuse, dont l’ermitage de Saint Nicolas. Ce lieu de culte orthodoxe a été jusqu’en 1830 une mosquée. On ne connait pas exactement l’année quand il a été construit, mais à l’heure actuelle c’est un monastère de moines. Les touristes peuvent arriver ensuite au parc Alei, vieux de 180 ans, aménagé à l’initiative du général russe Kisseleff, gouverneur des principautés roumaines dans la première moitié du 19e siècle. Un autre site important est l’Athénée Balanescu. De là, l’itinéraire peut se poursuivre vers le Musée départemental d’histoire Teoharie Antonescu, fondé en 1934 par décision du préfet du comté de Vlasca. Mais le site le plus important c’est la Tour de l’Horloge, qui fait également office d’emblème de la ville de Giurgiu. »

    Vous pouvez vous rendre à Giurgiu tout au long de l’année. Les offres d’hébergement sont des plus diverses et les restos de cette ville riveraine au Danube proposent des spécialités culinaires à base de poisson. Pourtant, il y a une période de l’année quand les événements abondent à Giurgiu.

    Détails avec Madalina Ciubotaru. « A commencer par les journées de la ville, entre avril et août, à l’occasion de la fête de la Marine, les évènements touristiques s’enchaînent. Un évènement à ne pas rater c’est le Festival des Calusari de Vlasca, un des plus beaux du comté de Giurgiu. Le dimanche de Pentecôte, une dizaine de groupes de jeunes hommes qui pratiquent la danse traditionnelle appelée Calusul organisent une grande parade, du centre de la ville jusqu’au parc Michel le Brave, où se déroule un concours de danse. Le jury accorde des points aux danseurs non seulement pour leur performance artistique, mais aussi pour les costumes qu’ils portent. »

    Et si la météo est favorable, vous pouvez faire une visite au Royaume des Chevaux. De quoi s’agit-il précisément ? Explication avec Madalina Ciubotaru, directrice du Centre d’information et de promotion touristique. « C’est le club d’équitation le plus prestigieux de Roumanie et nous sommes fiers qu’il se trouve chez nous, dans le comté de Giurgiu. Les meilleurs sportifs et les meilleurs chevaux de Roumanie sont membres de ce club d’équitation. Ils ont remporté de nombreux concours nationaux et internationaux aux sauts d’obstacles. Le club propose des services d’entraînement pour les sportifs, pour les chevaux, de l’hébergement pour les chevaux de course et des leçons d’équitation. Ces dernières sont destinées aux enfants accompagnés d’adultes et elles se déroulent également en anglais », conclut Madalina Ciubotaru.

    Voilà autant de raisons de visiter la ville de Giurgiu. Sachez aussi qu’elle se trouve à une soixantaine de kilomètres au sud de Bucarest et qu’elle est très facilement joignable depuis la Capitale par train ou par voie routière.

  • Tourisme roumain – les sites incontournables en 2016

    Tourisme roumain – les sites incontournables en 2016

    La Roumanie est, depuis quelques années, une destination de plus en plus attractive pour les city break, grâce aux liaisons aériennes, à ses hôtels au confort accru, au développement touristique du centre historique de la capitale, Bucarest et aux événements culturels denvergure quelle accueille, dont le Festival international George Enescu. Les touristes recherchent aussi le delta du Danube, immense superficie couverte deau et de jonchaies, où nichent bien des espèces doiseaux, dont certains menacés dextinction. Cest là que se trouve Sulina, la ville la plus orientale de lUE. Après linstitution de la libre navigation sur le Danube, en 1829, Sulina comptait, vers la fin du 19e siècle, parmi les villes roumaines les plus prospères, étant aussi le port le plus important sur la côte occidentale de la mer Noire.



    La destination touristique la plus prisée de Roumanie reste pourtant la Transylvanie. Ses atouts sont les attractions naturelles des Monts Apuseni, les églises saxonnes fortifiées, les traditions culturelles et la gastronomie très diversifiée. Marian Constantinescu, rédacteur en chef de la revue Traveller Magazin et président du Club de la presse de tourisme FIJET România, nous recommande dautres endroits du pays qui méritent aussi dêtre visités cette année: Bien du monde est déjà familiarisé avec la destination touristique de lannée 2016, à savoir la Transylvanie, recommandée par plusieurs publications et sites internet. Moi, je voudrais vous signaler la ville de Iasi, qui nous réserve des surprises. Cette ville a connu des progrès spectaculaires. Des groupes hôteliers importants de létranger sy sont implantés. Autant dire que cette ville vaut vraiment le détour. Histoire den découvrir larchitecture religieuse et les musées, pour ne plus parler de son ambiance nostalgique. A noter que lafflux grandissant de visiteurs, surtout israéliens et la présence de chaînes hôtelières réputées à linternational témoignent du potentiel touristique de la ville.



    Située dans le nord-est de la Roumanie, Iaşi est une des plus grandes villes roumaines et un important centre universitaire. La zone autour du Palais de la culture, un bâtiment emblématique de la ville, a été réaménagée et elle est devenue une zone commerciale très prisée, avec beaucoup despaces pour le tourisme dévénements. Ajoutons à la liste des attractions à visiter: le Monastère des Trois hiérarques, lArchevêché, le Monastère de Golia, le Musée de lUnion, celui de lImprimerie et le bâtiment du Théâtre national Vasile Alecsandri, tout cela fait de Iaşi au moins une destination de city break.



    Le journaliste Marian Constantinescu ne sest pas arrêté à une seule destination en Roumanie, et qui mérite dêtre visitée cette année: Une deuxième chose qui vaut dêtre visitée, vu que le printemps sera bientôt là, ce sont les églises en bois du Maramureş, qui ont également fait lobjet de financements européens. Ces églises figurent sur la liste du patrimoine mondial de lUNESCO et il faut nécessairement faire un circuit des églises et monastères du Maramureş. Je recommande aussi une destination par laquelle on passe dhabitude sans sarrêter, la ville de Târgu Mureş, en Transylvanie, dont la cité a beaucoup à dire.



    Situé dans le nord de la Roumanie, le Maramureş a beaucoup de forêts, mais cest aussi une contrée propice à la chasse et à la pêche. Le long des siècles, les forêts ont assuré aux habitants de cette contrée la matière première pour le développement dune véritable « civilisation du bois ». A preuve, les églises en bois et aussi les imposants portails traditionnels en bois, de véritables œuvres dart. En dehors de lart de la sculpture en bois, les touristes pourront constater que toute maison se transforme, en hiver notamment, en un atelier de tisserand en miniature. On produit tout à la maison: des éléments du costume traditionnel, porté dimanche à léglise, aux tapis, aux objets dartisanat et aux traditionnelles couvertures en laine, blanches avec des raies rouges et noires. Le Maramureş dispose aussi de lune des zones les plus fascinantes et les plus sauvages de Roumanie – la vallée de la rivière Vaser. Elle a une longueur de 50 km et ne ressemble à aucune autre vallée des Carpates. Un voyage sur la vallée du Vaser, en décauville ou en randonnée sac à dos, reste une aventure.



    Le journaliste de tourisme Marian Constantinescu nous invite aussi à visiter une destination touristique à moins de deux heures de Bucarest: Une grande surprise, cest une des capitales de la Valachie, la citadelle de Târgovişte, avec ses musées. Elle est vendue comme une cité liée au nom de Vlad lEmpaleur. Elle se vend bien parce quil y a une confusion entre Vlad lEmpaleur et Dracula; soyons honnêtes. Dracula est et demeure la marque la mieux vendue et ce sans dépenser dargent à cet effet. La cité est bien mise en valeur et refaite. En plus, les musées, le musée dhistoire, celui darchéologie et le musée dart sont eux aussi des atouts de la ville.



    La grande attraction, cest la Cour princière, un ensemble de constructions des XVe-XVIIIe s. La première maison princière avec une enceinte, avec des tours, dont on peut voir aujourdhui une partie des murailles et le sous-sol, a été bâtie par Mircea le Vieux (1386-1418). Les princes qui ont régné après lui ont rénové les constructions du temps de Mircea le Vieux et en ont ajouté de nouvelles. Par exemple, la Tour Chindiei (du Couchant) a été construite, à des fins de défense, du temps de Vlad lEmpaleur (1456-1462). Elle domine aujourdhui les vestiges de la Cour princière de Târgovişte. LEglise princière, à retrouver dans lenceinte de la Cour, a été élevée par le prince régnant Petru Cercel (1583-1585). (trad.: Mariana Tudose, Ligia Mihăiescu)

  • Le recensement international des pélicans

    Le recensement international des pélicans

    En Roumanie, il y a deux espèces de pélicans nicheurs: le pélican frisé et le pélican commun. Ce sont des oiseaux migrateurs, leur arrivée et retour coïncidant à peu près avec l’équinoxe de printemps et respectivement d’automne. C’est en Afrique équatoriale que se trouvent leurs quartiers d’hivernage. Véritables symboles du delta du Danube, les pélicans sont protégés non seulement par la loi réglementant le domaine cynégétique, mais aussi par la Convention de Berne relative à la préservation de la vie sauvage et des habitats naturels.

    La Société ornithologique roumaine a récemment participé à un projet concernant le recensement des pélicans d’Europe de l’Est. L’étude a été menée pendant la saison de reproduction, de sorte à mieux identifier les effectifs des deux espèces. On a découvert en Roumanie une nouvelle colonie de pélicans frisés. Au bout de plusieurs années d’absence, ces oiseaux sont revenus nicher aux alentours du site archéologique de la cité de Histria, près de la côte roumaine de la mer Noire. En Roumanie, les études ont été effectuées dans le bassin du Danube et les lacs adjacents, sur le cours inférieur de la rivière Olt, dans la zone du littoral et autour des lacs avoisinants, dans la région de lagunes Razelm Sinoe. En plus, une partie du delta du Danube a été constamment survolée pour réaliser ce suivi.

    Ovidiu Bufnilă, responsable de communication de la Société ornithologique roumaine, nous a fourni des détails sur le recensement des pélicans réalisé cette année: Le recensement des pélicans n’est pas quelque chose de nouveau pour la Société ornithologique roumaine. Le suivi et le décompte des effectifs de pélicans entrent dans nos préoccupations depuis 2000 déjà. Nos spécialistes survolent le delta à bord de petits avions légers et prennent des photos. Les photos sont par la suite agrandies. Un logiciel spécial sert à compter les oiseaux. En Roumanie, les pélicans communs sont plus nombreux que les pélicans frisés. En fait, la colonie de pélicans communs de Roşca Buhaiova est la plus importante d’Europe. Nous réalisons des recensements annuels. Le dénombrement est fait pratiquement deux fois par an, car le pélican frisé vient nicher dans le delta du Danube beaucoup plus tôt que le pélican commun. Cette année, le recensement a été réalisé simultanément dans tous les pays des Balkans. Cela veut dire que, dans cette période, toutes les organisations ornithologiques de la région sont sorties sur le terrain. Comme les populations de pélicans sont assez nombreuses en Roumanie, nous avons fait appel à l’aide des spécialistes de l’Administration de la Réserve de la Biosphère du Delta du Danube, afin de couvrir la totalité des zones de nidification. En 2016, les recensements des pélicans se sont déroulés simultanément, trois jours durant, soit les 6, 7 et 8 mai, en Grèce, en Albanie, au Monténégro, en Turquie, en Bulgarie et en Roumanie. Le dénombrement des oiseaux a été fait en même temps parce que ces gros oiseaux sont pourtant capables de voler à très grande vitesse. Ils réussissent à battre des ailes très rapidement, ce qui leur permet de se déplacer sur de très longues distances. Certains oiseaux ont parcouru en quelques heures seulement la distance qui sépare la contrée d’Olténie du delta du Danube.

    Si en 2015 on a recensé moins de pélicans frisés, à cause de la grippe aviaire, cette année on en a décompté 534 et 20 mille exemplaires de pélicans communs. (Trad. Mariana Tudose)

  • Le faucon sacre, de retour dans la Plaine occidentale de Roumanie

    Le faucon sacre, de retour dans la Plaine occidentale de Roumanie

    Le faucon sacre, également appelé « faucon du Danube », ce rapace disparu de la faune roumaine, est de retour dans la Plaine occidentale du pays, grâce à un projet transfrontalier mené par lassociation « Le Groupe Milvus » de Târgu Mureş. Démarré en 2009, ce programme de conservation se propose de mettre en oeuvre des mesures censées rendre possible le retour en Roumanie de cette espèce nicheuse, presque disparue pour plus dune raison: empoisonnement, raréfaction des sites de nidification, agriculture extensive et chasse illégale. Dans les années 2000, il ny avait plus de couples nicheurs de faucon sacre dans la Plaine occidentale. A cette époque-là, la présence de cet oiseau nétait signalée que dans les Monts Măcin, de la contrée de Doubroudja, située dans lEst de la Roumanie.



    Nagy Attila, membre du Groupe Milvus et responsable de la surveillance des faucons sacres nous a fourni des détails sur le déroulement de ce projet : « Le faucon est une espèce doiseau qui ne construit pas de nid. Afin de nicher, il a donc besoin des nids dautres espèces de rapaces, mais le problème cest que dans les régions de plaine de chez nous il reste encore très peu de bouquets darbres où les oiseaux de proie puissent faire leur nid. Ceci étant, nous avons eu recours à une méthode déjà appliquée avec succès dans des pays comme la Hongrie, la Slovaquie et la Serbie. On a installé des nids artificiels, en aluminium, sur les pylônes électriques à haute tension. Les faucons sacres ont fini par se joindre aux corneilles et aux corbeaux qui nichent habituellement dans de tels endroits. On y a repéré un couple de faucons du Danube, en 2009 et puis deux couples, une année plus tard, qui nichaient dans les nids des corbeaux. Ensuite, avec laide des opérateurs des réseaux électriques à haute tension, nous avons réussi à installer plus de cent nichoirs à travers le pays, soit 80 dans la Plaine occidentale et une trentaine en Dobroudja. Le programme du groupe Milvus, qui couvre surtout la Transylvanie et la Plaine occidentale, a porté ses fruits dès le début. Le nombre des couples nicheurs nayant cessé de croître dune année à lautre, on en décompte 14 à présent, dans Plaine occidentale. Ce nest pas peu de chose, vu quil y a 5 ou 6 ans, lon nen recensait que deux ».



    La plupart des jeunes faucons sacres ont été bagués en vue de leur suivi par les ornithologues. Le projet environnemental transfrontalier mené par lassociation « Le Groupe Milvus » de Târgu Mureş vise également à accroître la population de souslik dEurope, écureuil terrestre dAsie et des Balkans. Cette espèce de rongeurs constitue une importante source de nourriture pour le faucon du Danube.



    Sur la liste rouge mondiale des espèces menacées, le faucon sacre figure comme en danger. Selon les estimations des spécialistes, quelque 500 couples de faucons sacre vivent en Europe, surtout en Hongrie et en Ukraine. Dailleurs les Hongrois ont commencé à prendre des mesures de protection de ce rapace dès 1970. En plus, il y a quelques années, la Hongrie et la Slovaquie ont mis en place leur premier projet de préservation du faucon sacre. (trad. : Mariana Tudose)

  • 17.06.2016 (mise à jour)

    17.06.2016 (mise à jour)

    Accident — Quatre personnes ont perdu la vie et 26 autres, notamment des enfants, ont grièvement été blessées lors d’un accident d’autocar, intervenu entre les villes transylvaines de Brasov et de Fagaras, au centre de la Roumanie. Le véhicule avait accroché un parapet en béton séparant les voies de circulation, avant de se renverser sur le sens opposé. Les enfants sont des élèves d’Iasi (est) qui se rendaient à un festival à Arad (ouest). Les procureurs ont démarré une enquête pour homicide et blessures par imprudence.



    Brexit — Le premier ministre roumain, Dacian Ciolos, a transmis ses condoléances à son homologue britannique, David Cameron, après l’assassinat de la députée travailliste pro-européenne, Jo Cox. Âgée de 41 ans et mère de deux enfants, celle-ci a été tuée par balles en pleine rue dans sa circonscription du nord de lAngleterre. Selon l’AFP, un homme de 52 ans a été placé en garde à vue après cette attaque brutale au cours de laquelle Jo Cox a été blessée à deux ou trois reprises par arme à feu, avant dêtre poignardée de manière répétée alors quelle était étendue sur le trottoir, daprès plusieurs témoins.


    Dans son message, le chef du gouvernement roumain se dit profondément choqué et attristé « par cette attaque abominable portée à la fois contre un politicien qui a assumé une opinion, mais aussi contre les valeurs partagées, promues et défendues par le peuple britannique ». Dacian Ciolos exprime également sa conviction que de tels gestes n’entraveraient pas la liberté d’expression des citoyens du Royaume-Uni, qui pourraient assumer ouvertement leurs convictions, de manière individuelle ou collective, à l’avenir aussi.



    Allemagne — Le président roumain Klaus Iohannis accueillera lundi son homologue allemand, Joachim Gauck, qui fera une visite d’Etat à en Roumanie. Devant son interlocuteur, le chef de l’Etat roumain doit notamment évoquer le souhait des autorités de Bucarest de développer les relations stratégiques avec l’Allemagne, au niveau central et régional par une coopération plus poussée avec les länder. La dimension économique ne devrait pas manquer non plus des pourparlers, vu que l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Roumanie et le troisième investisseur étranger dans le pays. Un forum des hommes d’affaires roumano-allemand devrait d’ailleurs se dérouler en présence des deux présidents. La visite de Joachim Gauck sera conclue par une visite à Sibiu, au centre de la Roumanie, où vit une importante communauté de souche allemande, dont est issu le président Iohannis, lui-même. Klaus Iohannis a été maire de Sibiu de 2000 à 2014, la ville étant actuellement dirigée par Astrid Fodor, représentante du Forum démocratique des Allemands de Roumanie.



    Danube — Roumains et Bulgares ont tenté d’identifier vendredi des solutions pour développer le tourisme dans la région danubienne, lors d’une rencontre bilatérale à Roussé, sur la rive bulgare du fleuve. La réunion s’est déroulée en présence de la commissaire européenne à la Politique régionale, Corina Cretu, et du vice-premier ministre roumain et ministre du Développement régional, Vasile Dâncu. Plus de 110 millions de personnes vivent et travaillent actuellement dans le bassin danubien, ce qui veut dire un Européen sur cinq, a indiqué la responsable communautaire. De ce fait, le tourisme s’avère un secteur d’activité essentiel pour cette région, vu qu’un quart de ses habitants tirent leurs revenus quotidiens des activités touristiques, précise encore Corina Cretu. Un secteur dont bénéficient 125 des 600 millions de touristes qui visitent annuellement l’Europe. L’enjeu pour la Roumanie et la Bulgarie est de faire augmenter ce nombre en mettant davantage en exergue les attraits du Danube et de sa zone sur leurs territoires respectifs, ont convenu les autorités des deux pays.



    Météo — Grande instabilité atmosphérique pour les 24 prochaines heures dans le sud-ouest, le centre et le nord-est de la Roumanie. Des pluies à verse, des orages avec des phénomènes électriques, du vent fort et des chutes de grêle sont attendues. Les quantités d’eau dépasseront les 15-20 litres au mètre carré, voire les 30 à 40 litres, par endroits. Des phénomènes similaires sont attendues dans le sud du pays aussi, sur la toile de fond d’un temps caniculaire avec un inconfort thermique important. Dans le reste des régions, les températures seront en recul par rapport aux jours précédents. Les maximales de l’air iront de 22 à 37 degrés.

  • Relaxation aventureuse  en Roumanie

    Relaxation aventureuse en Roumanie

    Ceux qui adorent les sports extrêmes et les vacances pleines d’adrénaline trouveront en Roumanie la destination parfaite. Notre premier invité d’aujourd’hui est Radu Vatcu, directeur d’une agence de tourisme d’aventure, qu’il a créée par passion pour la montagne. Il nous invite à découvrir plusieurs trajets dans le sud-ouest de la Roumanie : «Premièrement, nous allons sur la rivière Nera, qui traverse le Parc national les Gorges de la Nera Beuşnita. C’est une réserve naturelle, une aire protégée, située dans les monts Anina, dans le sud-ouest de la Roumanie, pas loin des Gorges du Danube. C’est un parcours à difficulté assez faible. Il n’y a pas de grandes différences de niveau, mais il s’étale sur une vingtaine de km. Il pourrait s’avérer un défi pour les touristes du point de vue de la résistance physique. C’est pourquoi nous leurs proposons plusieurs options : passer la nuit sous une tente dans les Gorges du Danube ou bien un mélange de trekking et de rafting. On va en amont, à pied, et on passe une nuit sur la Plaine de Vogiun. L’endroit porte le nom du propriétaire du terrain. C’est un Monsieur dun certain âge qui habite seul dans ces lieux quasi isolés. Il offre gratuitement des places de camping, puisqu’il veut protéger la zone et parce qu’il souhaite avoir de la compagnie. C’est un des quelques endroits ouverts, où l’on peut camper dans les Gorges de la Nera. Ce n’est pas très loin d’un lac karstique, créé suite à l’écroulement du plafond d’une grotte. Le lac est très profond, son eau est d’un bleu très intense, elle est si claire que l’on peut y voir les truites nager. Depuis cet endroit on descend la rivière Nera en barques, sur une distance de 15 km».



    Le prix d’un tel paquet est de 1200 lei (270 euros) par personne. Il inclut le transport depuis Bucarest, alors que la destination finale est à environ 600 km de distance. A part les parcours en montagne, Radu Vatcu nous invite au delta du Danube, une autre destination très prisée des touristes étrangers : «Tous en ont été très contents. La Roumanie a plusieurs atouts par rapport aux autres pays d’Europe, tels que sa richesse naturelle et ses paysages sauvages qui ne trouvent de rival que dans les villages du nord du continent. Nous avons accueilli des touristes belges, israéliens, des touristes européens en tout genre et leur nombre ne cesse d’augmenter. »



    Le tourisme d’aventure peut devenir un des principaux vecteurs du développement de la Roumanie, affirme haut et fort notre 2e invité, Dan Panţuru, manager d’un autre tour-opérateur du domaine : « Nous visons deux directions : d’une part – les séjours team building pour les compagnies de Roumanie, qu’elles soient locales ou étrangères et d’autre part, le tourisme d’aventure. Dans ce dernier cas nous nous adressons aux groupes d’amis, qui sont plus petits mais plus flexibles. Par exemple, un groupe moins nombreux peut être plus ouvert aux sports extrêmes, avec un niveau plus élevé d’adrénaline. Pour les groupes plus nombreux on établit le niveau d’adrénaline selon l’objectif de la compagnie qui nous contacte et selon le niveau de préparation des participants. Ce sont des programmes qui me tiennent à cœur parce je me souviens de la réaction des clients au moment où ils pratiquent une certaine activité pour la première fois. A la fin d’une activité sportive, ils sont tous très heureux et cela nous motive davantage».



    Dan Panţuru nous propose de faire du rafting sur la rivière Buzau, une rivière accessible pour un grand nombre de clients, depuis les enfants et jusqu’aux adultes, débutants ou semi-professionnels. Son degré de difficulté est de 3 sur une échelle de 1 à 5. C’est un sport d’équipe, de synchronisation, où le leader est délégué et chaque obstacle dépassé est une raison de se réjouir en compagnie de l’équipe, collègues de travail ou amis, bref c’est un produit accessible à tous: « Les coûts tournent autour de 200 lei, soit moins de 50 euros, par personne. Cela inclut tout l’équipement nécessaire, à commencer par les canots professionnels de rafting et jusqu’aux costumes complets en néoprène. Ce qui est le plus important à notre avis, ce sont les guides qui accompagnent les participants sur les cours d’eau. Il y a un guide pour chaque canot, et ils sont tous accrédités classe 3, par la Fédération internationale de rafting. Cela signifie que les touristes sont entre de bonnes mains. Hormis ces services, nous offrirons aussi de l’assistance technique. Nous avons une voiture qui nous accompagne en parallèle depuis les rives et qui peut intervenir dans les moments critiques ou si certaines personnes souhaitent abandonner la course. Nous proposons aussi des services de transfert, nous réalisons également des films depuis le canot, mais aussi depuis les rives ».



    Il existe une catégorie de touristes qui se rend en Roumanie notamment pour découvrir les beautés du pays, affirme Dan Panţuru, manager d’une société de tourisme d’aventure: « Ces personnes sont orientées vers le tourisme d’aventure et cherchent expressément certains endroits, des guides accrédités qui puissent les conduire vers ces endroits-là. Les touristes proviennent de tous les coins du monde, mais surtout d’Europe puisque pour eux c’est très facile d’y arriver. Ce qui est intéressant c’est que les étrangers font une recherche avant de venir en Roumanie et parfois ils arrivent à savoir plus sur certains endroits que la majorité des Roumains. Ces touristes ne cherchent pas des réseaux d’autoroutes, qui n’existent pas d’ailleurs, ils cherchent des endroits sauvages, et de tels endroits abondent en Roumanie. Ils veulent voir autant d’endroits que possible, pratiquer toute sorte de sports mais aussi entrer en contact avec la population locale. Ces sports, tels le rafting, on les pratique dans des régions plutôt pauvres de la Roumanie, mais là-bas on peut également rencontrer des paysans et la culture paysanne authentique, des Roumains véritables, hospitaliers et ouverts. La partie la plus belle de la Roumanie commence à une distance de 3 à 4 km de la route nationale. On découvre carrément une autre Roumanie, où du moins un autre visage de ce pays, celui que l’on voyait lorsqu’on était petits et nos parents nous envoyaient en vacances chez nos grands-parents, à la montagne. »



    Rafting, escalade et VTT, ce ne sont que quelques-unes des offres avec lesquelles la Roumanie compte attirer les touristes roumains et étrangers passionnés d’aventure. Pour davantage d’informations, restez à l’écoute des programmes touristiques de Radio Roumanie Internationale. (Trad. Valentina Beleavski, Alex Diaconescu)

  • 16.03.2016 (mise à jour)

    16.03.2016 (mise à jour)

    Migration – Le président roumain, Klaus Iohannis, participe jeudi et vendredi à Bruxelles à la réunion du Conseil européen, lit-on dans un communiqué de l’administration présidentielle de Bucarest. A l’agenda des pourparlers figurent entre autres les mesures supplémentaires visant la crise des migrants, notamment dans le contexte où, vendredi, le président turc Ahmet Davutoglu rejoindra les leaders européens pour une session de travail consacrée à la coopération entre Bruxelles et Ankara.

    Enquête – L’ancien premier ministre roumain à l’époque 2008 – 2012, Emil Boc, actuellement maire de la ville de Cluj (dans le centre du pays), a été auditionné mercredi par les procureurs anti-corruption en tant que témoin dans un dossier portant sur l’activité de l’Agence nationale de restitution des propriétés. Il a déclaré avoir présenté aux procureurs des détails sur les procédures par lesquelles avaient été désignés les représentants des ministères au sein des commissions de différentes agences d’Etat. Dans le dossier en question deux députés libéraux sont accusés d’être intervenus pour permettre à un homme d’affaires de recevoir des dédommagements surévalués. Le préjudice cause en a été estimé à quelque 24 millions d’euros.

    Exportations – Les 10 plus grands exportateurs de l’économie roumaine comptent pour 17% du total des livraisons à l’étranger, chiffrés à près de 10 milliards d’euros, selon les données fournies par l’Institut national de la statistique sur demande du quotidien économique Ziarul Financiar. C’est le secteur automobile qui domine le classement des 10 plus grands exportateurs roumains. Selon le journal mentionné, les exportations ont atteint les 55 milliards d’euros en 2015, lorsque seules 6 compagnies sur 500 ont gardé leurs positions. En même temps, 68 nouvelles sociétés figurent désormais au classement des plus grands exportateurs de Roumanie.

    Bonheur – La Roumanie occupe la 71e place au classement mondial du Bonheur, publié mercredi. L’indice du bonheur mondial a été calculé dans plus 150 pays en fonction du niveau de vie de la population, de l’espérance de vie en bonne santé, du respect des libertés et du niveau de la corruption. Selon l’enquête, le Danemark est le pays le plus heureux au monde, suivi par la Suisse et l’Islande, alors que les populations les moins heureuses sont à retrouver en Afghanistan, au Togo, en Syrie et au Burundi.

    Météo – Les météorologues annoncent du beau temps en Roumanie dans les 24 prochaines heures, avec des températures à la hausse, qui iront jusqu’à 14 degrés. Par ailleurs une alerte aux inondations est en vigueur sur plusieurs secteurs du Danube jusqu’au 21 mars.