Tag: Moldova

  • August 24, 2015

    August 24, 2015

    LEGISLATION — The draft law on the “vote by mail” is today being discussed by the Electoral Code Committee and representatives of the parliamentary groups. The document which is being discussed by Parliament stipulates that Romanian citizens who are domiciled abroad or who have their residence abroad have the right to vote by mail in the legislative, presidential and EP elections, as well as in the national referendums. The draft law was tacitly adopted by the Senate in April, and it is currently discussed by the Joint Commission of the two chambers with competence in drafting electoral legislation.




    MIGRANT CRISIS — The migrant crisis in Europe is high on the agenda of the talks in Berlin by French president, Francois Hollande, and German chancellor, Angela Merkel. The meeting is aimed at giving a new impetus to a Euro-wide response to the refugee issue, by harmonising the migration and asylum policies. In an interview on the public broadcaster ARD, German vice-chancellor Sigmar Gabriel has said the record high wave of refugees who seek asylum in Germany is the biggest challenge his country has been facing since reunification, 25 years ago. In another move, he has criticised the passiveness of other European countries, arguing that migration and asylum policies in the EU should be strengthened and unified, and the refugees should be equitably distributed to the member states. The German government estimates the number of asylum seekers will amount to the record high of 800,000 by the end of the year. In the field, on Sunday, thousands of migrants, mostly Syrian refugees crossed Macedonia and entered Serbia, resuming their travel to Western Europe, after the Macedonian authorities, who announced their had closed borders, seemed to have abandoned the efforts to stop them by force. According to the European Border Surveillance Agency, the number of migrants to the EU amounted to 340,000 in the first seven months of the year, 100,000 of which were registered last month alone. Most of them flee conflicts in Syria and other Middle East countries.



    MOLDOVA — The EU High Commissioner for Foreign Affairs and Security Policy Federica Mogherini, has assured Moldova’s new Prime Minister, Valeriu Strelet, of Brussels’ full support for Moldova, in its effort to implement reforms aimed at modernising the republic and to further enforce its European agenda. During a phone conversation, the two officials assessed the progress made by the Republic of Moldova, a former Soviet state with a predominantly Romanian speaking population in implementing its European integration agenda, as well as the stage of reforms which are necessary for the application of the stipulations laid out in the EU Association Agreement. Macro-financial stability, the reform of the judiciary, the fight against corruption, welfare and assuring the country’s energy security are some of the priories of the Moldovan government, said Prime Minister Valeriu Strelet, who is due to have talks with Federica Mogherini in Brussels, in September.




    LIFE SATISFACTION POLL — 57% of the Romanians are satisfied with their living conditions, whereas 43% of them are dissatisfied with their life balance, a recently conducted opinion poll shows. 37% of the respondents expect to live at the same standards as in 2014, 33% to live better and 28% worse than last year. The poll is also analysing the political preferences of the respondents. The results show president Klaus Iohannis continues to be at the top of the preferences in terms of the confidence he inspires, and the National Liberal Party, in opposition, would be the favourite party in a virtual legislative election. We’ll revert to this issue, later in RN.




    MUSICAL FEAST — On Sunday evening, the Romanian Youth Orchestra will open the 22nd edition of the “George Enescu” International Festival. Some 2,500 foreign musicians and 500 Romanians will attend this year’s edition of the festival. Participating will be outstanding orchestras such as the San Francisco Symphony Orchestra, Israel Philharmonic Orchestra, under the baton of the internationally acclaimed conductor Zubin Mehta, the Vienna Philharmonic, the Orchestra of the Munich State Opera, Staatskapelle Dresden, London Symphony Orchestra, the St. Petersburg Orchestra, the Monte Carlo Philharmonic Orchestra and the Royal Orchestra in Amsterdam. According to the organiser of the festival, this year’s edition of the biggest international cultural event organised by Romania and the best promoter of the work of the great Romanian composer, George Enescu, will unfold between August 30 and September 20 and will host 58 concerts in halls, as well as many other musical events in the open air.




    TENNIS — Romanian Simona Halep has re-become WTA’s second ranking tennis player, following her qualification to the finals of the Cincinnati Tournament. She was however outclassed in the final by the main favourite of the tournament, WTA’s 1st ranked Serena Williams, 6-3, 7-6 (5). Halep and Williams had met six times until Sunday, the overall score of the games being 5-1 for the American player. In another move, Simona Halep withdrew from the New Haven tournament in Connecticut, with 689,063 dollars prize money up for grabs. Halep, first seeded in the New Haven Tournament, which started on Sunday, withdrew from the competition after accusing pain the her left leg.

  • La guerre de Transnistrie

    La guerre de Transnistrie

    Les réformes lancées, vers la moitié des années 1980, par le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev et connues sous le nom de perestroïka et de glasnost, n’ont pas du tout profité à l’URSS. Son démantèlement, survenu en 1991, a confirmé la faillite du système fondé en 1917 par la révolution bolchevique de Lénine. Pourtant, la dissolution de l’URSS allait ouvrir la porte à des conflits armés, car, même si le régime communiste semblait avoir écarté de force la possibilité de résoudre les dissensions par la voie militaire, en fait, ces dernières avaient été gelées.



    L’effondrement du régime soviétique a également amené à repenser la manière dont la Russie, principale héritière de l’URSS, puisse maintenir son influence sur les anciennes républiques unionales. Un des moyens permettant d’atteindre ce but a été l’encouragement des mouvements séparatistes. Les premières sur la liste du Kremlin ont été la Géorgie et la Moldavie, l’Ukraine étant considérée comme un Etat fidèle à Moscou. En Géorgie, les républiques fantômes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie se sont autoproclamées indépendantes dès 1990, tandis qu’en Moldavie ont vu le jour la République nistréenne, ou la Transnistrie, et la Gagaouzie.



    Tous ces territoires sont sujets du droit international de la Géorgie et de la Moldavie, car ils ne sont reconnus par aucun autre Etat. C’est la proclamation de la République moldave nistréenne, le 2 septembre 1990, survenue après la déclaration de souveraineté adoptée par la République de Moldova, le 23 juin de la même année, qui allait ouvrir la voie au séparatisme. Selon le recensement de 1989, les Moldaves représentaient à l’époque 39,9% de la population de la Transnistrie, avant les Ukrainiens (28,3%), les Russes (25,4%) et les Bulgares (1,9%). Bien que la République de Moldova ait reçu le statut de membre de l’ONU, le 2 mars 1992, son président Mircea Snegur allait autoriser l’intervention militaire contre les rebelles qui avaient investi des bureaux de la police, loyaux à Chişinău et situés sur la rive est du Dniestr et à Tiraspol.



    Avec l’aide de la 14e armée russe, les rebelles ont renforcé leur contrôle sur la majeure partie de la zone disputée. Se trouvant dans une situation d’infériorité, l’armée moldave n’a pas réussi, jusqu’à ce jour, à reprendre le contrôle de la Transnistrie, en dépit des médiations menées ces 25 dernières années.


    Mircea Druc a été le premier ministre de la République de Moldova du 25 mai 1990 au 28 mai 1991. Au moment du déclenchement du conflit, il comptait parmi les leaders du Front Populaire Chrétien-Démocrate, en opposition. A son avis, la guerre de Transnistrie était inévitable. « A mon sens, on ne pouvait pas éviter la guerre russo-moldave sur le Dniestr de 1992. La malchance des habitants de la Bessarabie et de ceux de la rive gauche du Dniestr a été une assez banale : la présence de l’arsenal et des dépôts d’armes que l’armée soviétique avait évacués des pays de l’ex-camp socialiste. C’est dans ces endroits qu’a été placé l’armement déployé auparavant en Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Bulgarie, bref dans les pays où l’armée rouge avait été stationnée. Selon les calculs les plus simples, la région accueillait de l’armement estimé à plus de 4 milliards de dollars. Ce fut en 1989 et 1990, au beau milieu de la Perestroïka de Gorbatchev, que le conflit entre Tiraspol et Chisinau s’est déclenché puisque les gérants du complexe militaire-industriel de Tiraspol ainsi que d’autres forces anti-Gorbatchev et anti-Perestroïka ne pouvaient pas admettre que l’URSS allait disparaître. Ces forces refusaient d’accepter une vérité simple : tous les empires disparaissent à un certain moment. Jusqu’en août 1991, ces forces ont milité pour sauver l’Union Soviétique, qui était pour eux une garantie du bien-être et du bonheur. Mais la tatie est décédée et la chute s’est produite en août 1991. L’Union Soviétique est disparue de jure le 8 décembre 1991, après la signature par les trois présidents – russe, biélorusse et ukrainien – de l’acte de dissolution.»



    Mircea Druc estime que la guerre a eu aussi une forte motivation économique, tout aussi importante que celle géostratégique : «Quelque chose de banal s’est produit. Plusieurs clans au pouvoir à Chisinau avaient un seul problème : comment partager l’héritage soviétique, son complexe agricole et industriel. Il s’agissait donc de la richesse des kolkhozes et des sovkhozes et de tout le patrimoine constitué pendant 50 ans, avec la sueur du peuple habitant entre les rivières Prut et Dniestr. En Transnistrie, ils se disaient qu’ils n’allaient pas laisser les 4 milliards de dollars dans les mains des Moldaves imbéciles ni des Roumains fascistes. Ils n’aimaient ni Eltsine ni les responsables de Moscou qui avaient dit que tout ce qui se trouvait sur le territoire l’une ex-république soviétique devenait la propriété de la république en question. A Tiraspol, ils se sont demandés « On fait quoi ? ». « Nous n’allons pas permettre, disaient-ils, que cette richesse soit partagée. Et c’est ainsi que Tiraspol a commencé à s’opposer à Chisinau. Si ce trésor, cette source de d’enrichissement n’avait pas existé, la guerre entre Chisinau et Tiraspol n’aurait pas eu lieu, tout comme l’intervention de cette troisième force, dont moi je pressentais l’existence. Pourquoi les troupes soviétiques n’ont pas traité les Roumains de Bessarabie (République de Moldova – n.red.) comme ils ont traité les « aristocrates » baltes ? Parce qu’à mon avis, ils se sont rendu compte que les Roumains étaient beaucoup plus impulsifs et que le conflit était inévitable. Mais lorsque la possibilité est apparue de donner à Mircea Snegur, le premier président moldave, tout ce patrimoine de 4 milliards, ils ont dit Non. A Moscou, les démocrates de Eltsine eux-mêmes ont décidé d’intervenir, y compris par le biais de la 14e armée. Et à la fin on a appris que tout cet arsenal avait été vendu et que l’argent avait été géré par Alexandre Routskoï, vice-président russe, et Viktor Tchernomyrdine, premier ministre de la Fédération de Russie dans les années ‘90. Aujourd’hui, 23 ans plus tard, il n’y a plus rien à partager. »



    Les combats entre l’armée moldave et les rebelles séparatistes de Transnistrie ont fait environ 600 morts des deux côtés. En 1992, suite à une convention relative au règlement pacifique du conflit armé signé par la République de Moldova et la Fédération de Russie, le statu quo sur le terrain a été maintenu, et la guerre s’est transformée en ce que les analystes appellent « un conflit gelé ». (trad. Mariana Tudose , Alex Diaconescu)

  • 29.07.2015

    29.07.2015

    Expo – Ce mercredi, c’est la Journée de la Roumanie à lExpo universelle Milan 2015, un événement qui coïncide avec la Journée de lhymne national marquée aujourdhui dans le pays. Les visiteurs du Pavillon roumain pourront assister, à cette occasion, à une cérémonie officielle et à un spectacle de musique et de danses traditionnelles. Par ailleurs, un forum des affaires et des investissements est organisé, en coopération avec la Chambre de commerce et dindustrie de la Roumanie, afin de développer de nouveaux partenariats et présenter les projets les plus importants des investisseurs italiens en Roumanie. La Journée roumaine sera clôturée par un concert extraordinaire de lOrchestre roumain des Jeunes, sous la direction de Cristian Mandeal et avec la participation de la soprano Anita Hartig.



    Télévision – La direction de la Société roumaine de télévision a décidé de réduire la semaine de travail de cinq à quatre jours ouvrables, jusquau 31 décembre. Par conséquent, les personnels de la télévision publique roumaine se verront diminuer les salaires denviron 20%, tandis que des négociations entre patronat et syndicats seront entamées pour procéder à des licenciements collectifs. Ces mesures sont comprises dans un plan de redressement financier qui a été convenu après que le Fisc a bloqué les comptes de la télévision publique qui fait face à des dettes historiques. Les salariés de la TVR ont protesté contre ce plan daction, tandis que le PDG de la société, Stelian Tănase, tient le gouvernement pour seul responsable de cette situation. Le parti national libéral et lUnion démocratique des Magyars de Roumanie, en opposition, prônent une amnistie fiscale pour la Société roumaine de télévision, qui risque le dépôt de bilan. Linstitution avait conclu lannée 2014 sur une perte de plus de 18 millions deuros. Le montant total de la dette dépasse les 158 millions deuros, dont une centaine est due au budget de lEtat.



    Canicule – La capitale, Bucarest, ainsi que six départements du sud de la Roumanie sont en alerte orange à la canicule, jusquà demain. Les températures y devraient grimper jusquà 40 degrés à lombre, dans des conditions dinconfort thermique accentué. Dans le sud-est et lest de la Roumanie, 17 autres départements sont concernés par une vigilance jaune à la canicule, avec des maximales de l’air allant jusquà 35-37 degrés. Le ciel est partiellement couvert sur le reste du territoire, notamment dans le nord-ouest ainsi quen montagne et dans les régions collinaires, avec quelques tendances orageuses par endroits. Les maximales du jour vont de 27 à 39 degrés, avec 31 degrés à Bucarest.



    La sécheresse excessive des derniers mois a affecté les cultures sur quelques 33 mille hectares de terrain du nord-est et du sud de la Roumanie. 5000 autres hectares ont été endommagés par la grêle tombée la semaine dernière. Dans le sud, les nappes phréatiques ont reculé, voire séché par endroits, les sapeurs pompiers alimentant certaines localités avec des citernes. Selon les prévisionnistes, cette sécheresse prolongée devrait endommager aussi les cultures à venir.



    Moldova – Le mouvement social-politique “Anti-mafia” de la République de Moldova a déclenché, mardi soir, une action de protestation contre le remplacement du candidat au fauteuil de premier ministre de ce pays ex-soviétique, voisin à la Roumanie. Proposée par le Parti démocrate libéral moldave, la ministre de lEducation en exercice, Maia Sandu, a dû céder la place au député Valeriu Streleţ issu de la même formation. Aux termes du récent accord de création de lAlliance pour lintégration européenne par les trois partis pro-européens de Moldova, cest au Parti libéral-démocrate de désigner le chef du gouvernement, mais la candidature de Maia Sandu na pas été agréée par les deux autres partis, Libéral et Démocrate. Selon le mouvement “Anti-mafia”, Valeriu Streleţ serait vulnérable au chantage, sa candidature devant être rejetée sous la pression de la rue. Les protestations se poursuivront jusquà jeudi, quand le Parlement doit se réunir en session plénière pour voter léquipe du premier ministre désigné, a encore fait savoir le mouvement.



    Football — Le club champion de Roumanie au football, Steaua Bucarest, rencontre ce mercredi, les Serbes de Partizan Belgrade, dans une première manche aller du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions. Malheureusement, les joueurs roumains ne pourront pas compter sur les encouragements de leurs supporters, suite à une sanction mise en place par l’UEFA, à cause des incidents éclatés l’an dernier, lors du match contre Dinamo Kiev. Par ailleurs, deux autres équipes roumaines – Astra Giurgiu et ASA Tg. Mures – affronteront les Britanniques de West Ham United et respectivement les Français de AS Saint-Etienne au troisième tour préliminaire de la compétition continentale la Ligue Europa.

  • Une nouvelle coalition pro-européenne en République de Moldova

    Une nouvelle coalition pro-européenne en République de Moldova

    Le libéral-démocrate Vlad Filat, le démocrate Marian lupu et le libéral Mihai Ghimpu, leaders des partis pro-européens de la Moldavie ex-soviétique, ont entériné jeudi laccord de création dune nouvelle coalition gouvernementale appelée lAlliance pour lintégration européenne 3. Parmi les trois, le Parti démocrate-libéral désignera le Premier ministre, tandis que le Parti démocrate – le président du Parlement.



    “Cest un bon accord politique, équilibré, qui garantira une majorité parlementaire stable pour la République de Moldova et qui donnera un gouvernement dans les plus brefs délais”, avait déclaré le libéral-démocrate Vlad Filat. “Nous avons convenu de procéder à une réforme profonde, y compris en matière dinstitutions judiciaires. Nous devons organiser une réunion du Parlement pour investir le gouvernement, de sorte que ce dernier sinstalle jusquà la fin juillet”, a-t-il encore dit.



    La création de lAlliance pour lintégration européenne représente une continuation du parcours européen de la République de Moldova, a indiqué aussi le libéral Mihai Ghimpu: “La signature de cet accord est une garantie que le pays reste sur sa voie européenne, sans laquelle la République de Moldova, nous autres, citoyens, navons pas davenir”.



    Pour ce qui est de la lutte anti-corruption, Mihai Ghimpu a fait savoir que lUE avait accepté denvoyer des experts qui accordent de lassistance pour la réforme de la justice, au sein dinstitutions telles le ministère de lIntérieur, le Parquet général ou le Centre national anti-corruption.



    La nouvelle coalition gouvernementale est également un moyen dassurer le développement futur de la Moldova, estime aussi le leader démocrate, Marian Lupu: “Lalliance que nous avons créée renforce le pays face aux défis. Cest lunique formule envisageable pour notre pays”.



    Le nom du futur Premier ministre a également été dévoilé – il sagit de Maia Sandu, ministre de lEducation en exercice. Avec des études économiques, de relations internationales et dadministration publique à Chişinău et à Harvard, Mme Sandu a un CV intéressant, étant également conseillère du directeur exécutif de la Banque mondiale. Depuis un mois et demi, le gouvernement moldave est dirigé par intérim par Natalia Gherman, après que le Premier ministre Chiril Gaburici eut démissionné suite aux révélations visant la falsification de son diplôme de baccalauréat. (trad.: Andrei Popov)

  • Quel rapprochement entre la Roumanie et la République de Moldova ?

    Quel rapprochement entre la Roumanie et la République de Moldova ?

    On les voit de plus en plus à travers la Roumanie, gribouillés sur des murs, graffés sur des ponts, imprimés sur des autocollants. Ces trois mots “Basarabia e România” – “la Bessarabie cest la Roumanie” – galvanisent certaines foules et donnent des maux de tête à dautres, que ce soit en Roumanie ou en République de Moldova. La République de Moldova, à savoir la Moldavie ex-soviétique, avec une population roumanophone majoritaire, pays constitué sur une partie des territoires de ladite Bessarabie, ancienne province historique roumaine. Depuis la chute du communisme, on a beaucoup parlé dune possible union de ces deux Etats, éventuellement daprès le modèle allemand.



    Début juillet, cet élan unioniste sest vu souffler du vent dans les ailes, suite aux actions dONGs qui ont appelé Moldaves et Roumains a descendre dans la rue, à Chişinău et à Bucarest, pour demander cette union politique. Ils ont été une trentaine de milliers à Chisinau, de 1500 à 5000 selon les sources, à Bucarest. Partisans et détracteurs dun tel rapprochement se sont fait largement entendre dans les médias roumains, ces dernières semaines. Mais quelle est la réalité qui se cache derrière les paroles, qu’elles soient belles ou envenimées? La Roumanie et la Moldova sont-elles vraiment prêtes à franchir le pas de manière concrète? Peut-on même envisager une union entre les deux pays et quelles en seraient les retombées? Pour répondre à vos questions – Andrei Ţăranu, maître de conférences et vice-doyen de la Faculté de Sciences politiques de lEcole nationale détudes politiques et administratives de Bucarest et Tudor Cojocariu, chercheur et éditorialiste au journal moldave “Timpul”.


  • 23.07.2015

    23.07.2015

    Sécurité — La Roumanie est à présent au plus haut niveau de sécurité de son histoire contemporaine grâce à sa qualité de membre de l’OTAN, a déclaré, à Podgorica, le ministre roumain des Affaires étrangères, Bogdan Aurescu. Il a participé, aux côtés de ses homologues de Pologne, Croatie, Hongrie et Monténégro, à un séminaire consacré à la Politique de l’OTAN des Portes ouvertes. La visite conjointe, une initiative de la diplomatie roumaine, a lieu dans le contexte de l’évaluation par l’OTAN des progrès enregistrés par le Monténégro en vue de préparer son admission. Le chef de la diplomatie roumaine a transmis aux autorités monténégrines un message fort de soutien et d’encouragement dans la continuation du processus de réformes nécessaire pour adhérer à l’Alliance. Le ministre Aurescu a également mis en exergue l’importance de la continuation du processus d’élargissement de l’OTAN et a exprimé le soutien de la Roumanie pour adhérer à l’Alliance aussi pour les autres aspirants — la Géorgie, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine.



    Diplomatie – Hans Klemm, désigné par le président Barack Obama pour les fonctions d’ambassadeur des Etats Unis en Roumanie, s’est engagé, devant la Commission de politique étrangère du Sénat américain, à consolider les relations avec Bucarest et à soutenir les institutions de lutte contre la corruption. La Roumanie, qu’il a qualifiée d’excellent allié et partenaire stratégique des Etats Unis, a un rôle-clé à jouer dans l’assurance de la prospérité dans le sud-est de l’Europe, a ajouté Hans Klemm, encourageant Bucarest à investir dans l’infrastructure énergétique roumaine pour être partie de la solution européenne de diversification des ressources énergétiques. Se rapportant au positionnement de la Roumanie vis-à-vis de la Russie, Hans Klemm a déclaré qu’en vertu de la relation historique malaisée entre les deux Etats, la propagande russe a peu d’effets et que la Roumanie, à la différence de ses voisins, n’est pas affectée par les pressions énergétiques de Moscou. Cela fait deux ans et demi que Bucarest n’a pas d’ambassadeur américain, la représentation diplomatique américaine étant dirigée par des chargés d’affaires.



    Aiguilleurs du ciel — De nouvelles négociations ont lieu aujourd’hui entre le syndicat des contrôleurs de trafic aérien et la direction de la ROMATSA — l’Administration roumaine de trafic aérien — car les discussions des derniers jours n’ont pas abouti. Les revendications des aiguilleurs du ciel visent la sécurité du trafic aérien, la baisse de l’âge de départ à la retraite à 55 ans et la conclusion d’une nouvelle convention collective de travail. Les syndicalistes ont annoncé que, si leurs revendications n’étaient pas solutionnées, ils déclencheraient la grève générale. La semaine dernière, les salariés de ROMATSA ont observé une grève d’avertissment, une situation sans précédent pour le système aérien roumain; des dizaines de vols ont été perturbés.



    Alliance — A Chişinău, les leaders des trois partis pro européens — le Parti libéral démocrate, le Parti démocrate et le Parti libéral — qui ont formé une nouvelle alliance de gouvernance en République de Moldova, annonceront en cours de journée la nomination pour les fonctions de premier ministre. Selon l’accord des trois formations politiques, le Parti libéral démocrate va désigner le premier ministre, et le Parti démocrate — le président du Parlement. Les trois partis, forts de 55 mandats sur les 101 du Parlement, sont convenus en principe de créer une majorité parlementaire, suite à la démission présentée le 16 juin dernier du gouvernement de Chiril Gaburici. Depuis lors, l’exécutif de Chişinău, soutenu au Parlement par les communistes, est dirigé par intérim par Natalia Gherman.



    Football — L’équipe Steaua Bucarest s’est qualifiée au 3e tour préliminaire de la Ligue des champions, même si elle a essuyé une défaite, mercredi, à domicile, 3-2 par l’équipe slovaque AS Trencin, au match retour du second tour préliminaire de la compétition. Dans le match aller, Steaua a gagné par 2-0. Steaua rencontrera au 3e tour préliminaire l’équipe serbe Partizan Belgrade. Deux autres équipes roumaines, Astra Giurgiu (sud) et FC Botosani (nord-est), jouent aujourd’hui les matchs retour du second tour préliminaire de la Ligue Europa. Astra a dépassé, dans le match aller, par 1-0, les Ecossais d’Inverness, tandis que FC Botoşani a perdu, en déplacement, 1 à 0, devant les Polonais de Legia Varsovie. La 3e équipe roumaine de la Ligue Europa, ASA Tg Mures (centre), est directement qualifiée au 3e tour.



    Canicule — Une nouvelle vigilance orange à la canicule est valable aujourd’hui dans plusieurs comtés de l’ouest du pays, où les températures vont jusqu’à 38-39°, et une alerte jaune à a canicule et à l’inconfort thermique pour le reste du territoire. Le ciel est plutôt dégagé, avec des nuages passagers sur le nors-ouest et en montagne, où des ondées sont signalées apr endroits, ainsi que des phénomènes électriques. Le vent est faible à modéré, plsu présent sur le sud du pays. Nous avons 32° à Bucarest. Les températures resteront élevées demain aussi, et la plus grande partie du pays sera placée en vigilance jaune à la canicule.

  • La semaine du 6 au 11 juillet 2015

    La semaine du 6 au 11 juillet 2015

    Canicule en Roumanie



    Côté météo, cette semaine a été sous le signe de la canicule suivie par des orages. Mercredi a été la journée la plus chaude lannée, vu que dans louest le mercure des thermomètres a dépassé les 39 degrés. Des alertes orange et rouge ont été en vigueur sur l’ensemble du territoire, les températures ayant grimpé jusqu’à 35, voire 37 degrés et lindice température-humidité ayant dépassé le seuil critique dinconfort thermique. A cause des températures élevées, les trains ont roulé au ralenti, pour des raisons de sécurité du trafic. Selon les météorologues, tout le mois de juillet sera parsemé d’épisodes de chaleur extrême qui alterneront avec des jours d’instabilité atmosphérique.




    Victor Ponta, de retour la tête du gouvernement



    Le premier ministre roumain Victor Ponta a repris jeudi ses attributions, après avoir été remplacé pendant 3 semaines par le vice — premier ministre Gabriel Oprea. Victor Ponta est rentré en Roumanie mercredi, suite à une intervention chirurgicale au genou subie en Turquie, à la mi — juin. Le 15 juin, soit le jour même de son intervention, les procureurs de la Direction nationale anti-corruption ont demandé au premier ministre de se présenter au Parquet anti-corruption pour y être auditionné. Dix jours auparavant, les procureurs lui avaient fait savoir qu’il était poursuivi pour faux en écritures sous seing privé, complicité d’évasion fiscale et blanchiment d’argent. Les faits auraient été commis lorsque Victor Ponta était avocat et sont liés au dossier visant un autre social-démocrate, le sénateur Dan Sova, ancien ministre des Transports du gouvernement Ponta.




    Fonds européens pour l’infrastructure roumaine



    Neuf milliards et demi d’euros de fonds européens seront à la disposition de la Roumanie pour la construction et la modernisation d’autoroutes, d’aéroports, de réseaux d’eau ou d’énergie. L’argent est disponible dès aujourd’hui et jusqu’en 2020, après la signature à Bucarest du Programme opérationnel Grande infrastructure. C’est le programme le plus important de Roumanie et le deuxième de l’UE, après celui destiné à la Pologne. La Commission européenne sera représentée à Bucarest par la commissaire à la Politique régionale, Corina Creţu. Elle a précisé que par ce programme, le gouvernement de Bucarest s’engage à apporter l’eau potable de sources publiques dans les maisons de tous les Roumains. Les projets majeurs considérés prioritaires par l’exécutif européen sont les autoroutes Sibiu – Piteşti, Bacău – Paşcani et Târgu Neamţ — Ungheni, qui reliera la Roumanie à la République de Moldova. Suite au cofinancement par le gouvernement, le montant des investissements se monteront à 12 milliards d’euros.




    L’économie roumaine en statistiques



    Au cours du premier trimestre 2015, le PIB de la Roumanie a augmenté de 4,1% par rapport à la même période de 2014 et de 1,5% par rapport au dernier trimestre 2014, lit-on dans un rapport provisoire publié mardi par lInstitut national de la statistique. Lannée dernière, léconomie roumaine a connu une croissance de 2,8% par rapport à 2013. Pour cette année, la Commission nationale de la prospective a révisé à la hausse lévolution de léconomie roumaine, à savoir à 3,3%. Pour sa part, le FMI table sur une avance de 2,7%, alors que la Banque Mondiale prévoit une croissance de 3% pour léconomie roumaine en 2015.



    Par ailleurs, toujours selon l’Institut national de la statistique, l’inflation annuelle calculée au mois de juin a été de moins 1,6%, soit une baisse importante, de 1,2%, par rapport au mois précédent. En même temps, l’inflation mensuelle est de 2,95%. En juin, l’inflation indiquera une diminution des prix de plus de deux points de pourcentage par rapport au mois de mai. En même temps, l’indice annuel dépassera légèrement 1%. L’important c’est que la population ne perçoive pas cette décroissance comme une déflation, a déclaré le gouverneur de la Banque Nationale de Roumanie, Mugur Isarescu.




    Réunion à Bucarest des ministres roumains et italien des Affaires étrangères



    La stabilité de l’économie roumaine rend confiants les hommes d’affaires italiens, une centaine de nouvelles sociétés italiennes étant ouvertes chaque mois en Roumanie. C’est la déclaration du ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, qui s’est entretenu cette semaine à Bucarest avec le chef de la diplomatie roumaine, Bogdan Aurescu. A l’agenda – les relations bilatérales. La Roumanie et l’Italie entretiennent un excellent partenariat stratégique consolidé — a déclaré Bogdan Aurescu, qui a plaidé en faveur de la poursuite du dialogue intense entre les deux pays. La crise grecque et le problème de la migration ont également figuré au menu des entretiens entre les deux responsables. Précisons que les échanges commerciaux entre la Roumanie et l’Italie ont dépassé les 12 milliards d’euros.





    Soutien roumain à la République de Moldova



    La Roumanie est le plus ferme défenseur de ladhésion de la République de Moldova à la communauté européenne — a réaffirmé le président roumain Klaus Iohannis. Le chef de l’Etat sexprimait à Suceava, dans le nord-est de la Roumanie, lors dune cérémonie à lUniversité « Stefan cel Mare » (Etienne le Grand) de cette ville. Létablissement avait décidé daccorder au chef de lEtat moldave, Nicolae Timofti, le titre de Docteur Honoris Causa pour avoir promu le parcours dintégration européenne de la République de Moldova, pour avoir renforcé les relations avec la Roumanie voisine et pour lattention accordée à léducation et à la formation de la jeune génération.


    Le chef de lEtat roumain a salué le déroulement démocratique des récentes élections locales dans cette république ex-soviétique et a estimé que ce pays devait faire des efforts importants pour réformer l’Etat. (trad. Valentina Beleavski, Ligia Mihaiescu, Dominique)

  • 08.07.2015 (mise à jour)

    08.07.2015 (mise à jour)

    Direction – Mihai Răzvan Ungureanu est revenu ce mercredi à la tête du Service roumain d’Informations extérieures. Présent à l’installation du nouveau directeur, le président de la Roumanie, Klaus Iohannis, a affirmé que le Service se trouvait dans la première ligne de la lutte contre les défis non-conventionnels internationaux. Le chef de l’Etat a aussi souligné l’importance du rôle joué par le SIE au plan des relations et de la coopération euro-atlantiques et internationales, avec une efficacité prouvée dans le domaine de l’analyse stratégique et de défense des intérêts nationaux. La candidature de Mihai Razvan Ungureanu au poste de directeur du SIE, soutenue par le président Iohannis, a été votée par l’opposition parlementaire mais aussi par l’UNPR, composante de la coalition au pouvoir à Bucarest, lors d’un plénum du Parlement boycotté par le PSD et l’ALDE (au pouvoir). M. Ungureanu a déjà occupé ce poste entre 2007 et 2012 ; il avait aussi été ministre des affaires étrangères entre 2004 et 2007, ainsi que premier ministre dans la première moitié de l’année 2012, pendant le dernier mandat présidentiel de Traian Basescu.



    Réorganisation — Le gouvernement roumain a approuvé la réorganisation de l’Institut national de recherche en microbiologie et immunologie « Cantacuzino » de Bucarest, l’unique fabricant de vaccins de Roumanie. Un arrêté gouvernemental d’urgence, émis le mois dernier, accordait à l’Institut le statut d’institution publique d’intérêt stratégique et un budget de 10 millions d’euros, destiné à couvrir le remboursement des dettes et les frais de fonctionnement jusqu’à la fin de l’année. Le déclin de l’Institut « Cantacuzino », un des fabricants de substances immunologiques les plus appréciés au monde, a commencé en février 2010, lorsque l’Agence nationale du médicament lui a retiré l’autorisation de fonctionnement pour des questions de procédures techniques. Depuis, la Roumanie doit importer les vaccins destinés à la population.



    Moldova — Le chef de la délégation du Parlement européen pour la République de Moldova, le social-démocrate roumain Andi Cristea, s’est exprimé en faveur de l’installation, le plus rapidement possible, d’un nouveau gouvernement à Chisinau. Après la démission, en juin dernier, du Cabinet de Chiril Gaburici, les négociations entre les partis pro-européens sur la création d’une majorité parlementaire et l’installation d’un nouveau gouvernement. Aux termes de la Constitution moldave, si un nouvel Exécutif n’est installé jusqu’au 16 septembre prochain, le président Nicolae Timofti devra dissoudre le Parlement et convoquer des élections anticipées.



    Rapatriement — Sept ressortissants roumains se trouvant dans la ville libyenne de Misurata ont été rapatriés en parfaite sécurité, a fait savoir le ministère des affaires étrangères de Bucarest dans un communiqué rendu public ce mercredi. La même source précise que les personnes en question avaient ignoré les avertissements constants du ministère concernant les déplacements en Lybie et s’étaient retrouvées dans une situation difficile à Misurata suite à un conflit de travail avec un employeur local. Bucarest attire à nouveau l’attention sur l’extrême dangerosité des déplacements en Lybie et recommande à tous les citoyens roumains d’annuler tout voyage dans ce pays dévasté par la guerre civile.

  • Appui à la Moldova européenne

    Appui à la Moldova européenne

    Ferme défenseur de l’adhésion de la République de Moldova à la communauté européenne, Bucarest assure une nouvelle fois Chişinău qu’il peut compter sur son appui. Je crois vivement que la Moldova ne peut accomplir son destin qu’au sein de l’UE. Nous resterons aux côtés des citoyens moldaves aussi longtemps que ce processus durera et quelque grand que soit l’effort à prodiguer, a affirmé le président roumain, Klaus Iohannis. Il s’exprimait à Suceava, dans le nord-est de la Roumanie, lors d’une cérémonie à l’Université Stefan cel Mare (Etienne le Grand) de cette ville.

    L’établissement avait décidé d’accorder au chef de l’Etat moldave, Nicolae Timofti, le titre de Docteur Honoris Causa pour avoir promu le parcours d’intégration européenne de la République de Moldova, pour avoir renforcé les relations avec la Roumanie voisine et pour l’attention accordée à l’éducation et à la formation de la jeune génération. Klaus Iohannis : La Roumanie continue d’appuyer fermement le parcours européen de la République de Moldova et lui accorde continuellement de l’assistance dans ce processus d’intégration complexe. Je suis satisfait d’avoir pu évoquer avec le président Nicolae Timofti plusieurs thèmes prioritaires pour nos relations bilatérales et pour son pays.

    Le chef de l’Etat roumain s’est également félicité du choix pro-européen des Moldaves, exprimé lors des récentes élections locales tenues dans cet ex-pays soviétique: Il s’agit d’un mandat renouvelé accordé aux autorités par les citoyens en vue de la transformation de la Moldova dans l’esprit européen. Nous espérons que, prochainement, sera constituée une nouvelle coalition politique solide, stable et capable de renforcer la voie européenne de ce pays et de poursuivre les réformes de manière dynamique. Dans l’actuel contexte intérieur et régional, les retards et les hésitations ne sont pas profitables. A mon avis, il ne s’agit pas là seulement des attentes de la Roumanie ou d’autres partenaires européens mais surtout de celles des Moldaves eux-mêmes.

    Pour sa part, le président moldave, Nicolae Timofti, a précisé que le dialogue politique avec Bucarest restait substantiel et constructif, soulignant que l’entretien avec son homologue roumain avait porté notamment sur les défis sécuritaires régionaux mais aussi sur les projets bilatéraux. Nicolae Timofti: Le bilan de la coopération bilatérale est positif. Nous nous concentrons sur l’intégration européenne ainsi que sur les projets énergétiques, éducationnels et sociaux. Ces derniers contribueront à la consolidation de l’Etat de droit et de la justice indépendante en République de Moldova, à la lutte contre la corruption, à la modernisation des institutions et de l’Etat et à la création d’un milieu économique équitable et compétitif, a expliqué le président moldave.A tout cela s’ajouteront bientôt les projets d’infrastructure qui connecteront la Moldova au marché énergétique européen.

  • Unionist rally in Chisinau

    Unionist rally in Chisinau

    In an already well-established formula, and yet quite simplistic, political analysts say that in the Republic of Moldova, society has been divided between supporters of European integration and those of keeping the country on Moscows orbit. The proportions are pretty close, proof of that being the latest legislative election on November 30th, when the pro-Western parties, the Liberal-Democrats, the Democrats and the Liberals obtained only a couple of seats more than the pro-Russian leftist opposition, made up of socialists and communists.



    Besides these two dominant directions, another trend is gaining growing popularity. Between Moscow and Brussels, some may prefer Bucharest though. On Sunday, 30 thousand people gathered in the capital city Chisinau to support the union with Romania. The initiators of the event, NGOs from both countries say that “only united can we face the challenges of the future and can live better in our country, a bigger country without interior borders and restrictions, with a common and prosperous destiny for all Romanians. The resolution was read by one of the most popular actors in Chisinau, Nicolae Jelescu.



    Nicolae Jelescu: “We are calling on all decision makers in Romania and the Republic of Moldova that national solidarity must prevail over ideologies and party interests, and that they contribute to the union of the two banks of Prut River.



    The event was staged in the same square called the National Assembly Square, which also hosted the anti-soviet protests of 1989, 1990 and where over 700 thousand people hailed the Moldovan Parliaments proclamation of independence from Moscow on August 27, 1991. For many of them, that was only a first step towards the end of the devastating effects of the soviet ultimatum of 1940, when Stalins Moscow annexed Romanias eastern territories to create the soviet Republic of Moldova.



    The participants in the Sundays rally have voiced hope that starting this year, the Parliaments in Chisinau and Bucharest will start having the majorities needed for staging a referendum concerning the union of the Republic of Moldova with Romania. Until then, commentators say, Chisinau urgently needs a functional government majority. The republic is currently facing a financial-banking crisis with a budget deficit on the rise and external funding cancelled. Moreover, a month ago, the minority government backed by the Liberal-Democrats and Democrats resigned, amid repeated allegations of corruption and incompetence, following the astonishing news that Prime Minister Chiril Gaburici had forged his Baccalaureate diploma.



    The Liberal-Democrats and Democrats are already holding talks with the Liberals on forging a new three-party coalition, patterned on the ruling coalition of the 2009-2014 period, which secured association and free-trade agreements with Brussels fueling hopes that the Republic of Moldova could join the EU in 2020.

  • Manifestare unionistă la Chişinău

    Manifestare unionistă la Chişinău

    Cu o formulă deja consacrată, dar destul de simplistă, politologii afirmă că, în Republica Moldova, societatea e divizată între adepţii integrării europene şi cei ai menţinerii pe orbita Moscovei. Proporţiile ar fi destul de apropiate, dovadă ultimele alegeri legislative, de pe 30 noiembrie anul trecut, când partidele declarat pro-occidentale — Liberal-Democrat, Democrat şi Liberal — au obţinut doar câteva mandate de deputaţi în plus faţă de stânga filorusă – socialistă şi comunistă. Pe lângă aceste două orientări dominante, există, însă, ca parte a taberei pro-occidentale, un curent a cărui voce se aude tot mai distinct. Între Moscova şi Bruxelles, unii aleg Bucureştiul.



    Duminică, 30 de mii de oameni s-au adunat în centrul Chişinăului pentru a cere Unirea cu România. Iniţiatorii, organizaţii non-guvernamentale din cele doua state, spun că doar uniţi putem face faţă provocărilor viitorului, putem trăi mai bine la noi în ţară, ne putem bucura de o ţară mare, fără graniţe interne, fără oprelişti, cu un destin comun şi prosper pentru toţi românii”.



    Rezoluţia a fost citită de unul dintre cei mai populari actori de la Chişinău, Nicolae Jelescu: Facem apel către toţi factorii de decizie din România şi Republica Moldova, ca, mai presus de ideologiile şi interesele de partid, să promoveze solidaritatea naţională şi să contribuie la reunirea celor două maluri ale Prutului.”



    Semnificativ, evenimentul a avut loc în aceeaşi piaţă, numită a Marii Adunări Naţionale, în care au fost organizate marile proteste antisovietice din 1989-1990 şi unde, pe 27 august 1991, peste 700 de mii oameni salutau proclamarea de catre Parlamentul de la Chişinău a independenţei fata de Moscova. Pentru mulţi dintre ei, aceasta era doar un prim pas spre lichidarea efectelor devastatoare ale ultimatumului sovietic din 1940, când Moscova lui Stalin a anexat teritoriile românesti răsăritene pe care a fost creată actuala Republică Moldova.



    Participanţii la mitingul de duminică speră că, încă de anul acesta, în Parlamentele de la Chişinău şi Bucureşti se vor crea, aritmetic, majorităţile care să decidă organizarea unui referendum privind unirea Republicii Moldova cu România. Până atunci, însă, ricanează comentatorii, Chişinăul are nevoie urgentă de o majoritate guvernamentală funcţională. Republica e în plină criză financiar-bancară, cu un deficit bugetar în creştere şi cu finanţarea externă sistată.



    Peste toate, acum o lună, Guvernul minoritar susţinut de PLDM şi PD a demisionat, după acuzaţii repetate de corupţie şi incompetenţă şi după dezvăluirile stupefiante că premierul Chiril Gaburici şi-a falsificat diploma de bacalaureat. Liberal-democraţii şi democraţii negociază, deja, cu liberalii cooptarea celor din urmă într-o nouă coaliţie majoritară tripartită, după modelul aceleia dintre 2009 şi 2014, care a încheiat acorduri de asociere şi liber-schimb cu Bruxellesul şi a alimentat un timp speranţa că Republica Moldova ar putea fi admisă în UE în 2020.

  • 05.07.2015 (mise à jour)

    05.07.2015 (mise à jour)

    Union – En République de Moldova, 30.000 personnes réunies dans une Grande Assemblée Nationale, au centre-ville de Chisinau, se sont prononcées pour l’union de cette ancienne république soviétique à populations majoritaire roumanophone avec la Roumanie voisine. La manifestation a été convoquée par des ONG des deux pays, selon lesquelles, «ce n’est qu’unis que nous pouvons relever les défis de l’avenir, nous pouvons vivre mieux dans notre pays, profiter d’un pays plus grand, sans frontières, sans barrières, avec un destin commun et prospère pour tous les Roumains ». L’événement de dimanche s’est déroulé sur l’espace public où avaient été organisées les grandes manifestations anti-soviétiques en 1989 – 1990. Au même endroit, en août 1991, une autre Grande Assemblée Nationale saluait la proclamation par le gouvernement moldave de l’indépendance face à Moscou. Rappelons-le, la République de Moldova a été créée sur une partie des territoires roumains annexés par l’URSS en 1940, suite à un ultimatum.

    Exercice – Des navires roumains participent ces jours-ci à un important exercice naval, au large de la ville-port de Varna en Bulgarie. Jusqu’au 12 juillet, l’exercice otanien « Breeze 2015 » réunit une trentaine de navires, 10 aéronefs et 1700 militaires bulgares, roumains, grecs, américains et turcs. L’objectif de ces manœuvres est d’améliorer l’interopérabilité et l’interaction entre des forces navales des pays membres de l’OTAN en situation de crise. La présence en Mer Noire depuis dimanche, du destroyer américain USS Porter est une manière de promouvoir la paix et la stabilité régionale, lit-on dans un communiqué officiel posté sur le site de la Marine Américaine. Son rôle est de réaffirmer le dévouement et l’engagement des Etats-Unis et de renforcer le partenariat et les capacités opérationnelles communes entre les Etats-Unis, l’OTAN et leurs partenaires de la région, précise encore le communiqué.

    Wimbledon – La joueuse roumaine de tennis, Monica Niculescu (48e WTA), rencontrera lundi la Suisse Timea Bacsinszky (15 WTA), dans les 8e de finale du tournoi londonien de Wimbledon. Il s’agit de la meilleure performance de Monica Niculescu à ce tournoi de Grand Chelem où elle a déjà participé à huit reprises. Toujours dans les 8e de la finale de double messieurs, la paire roumano – indienne Florin Mergea/Rohan Bopanna (9 favorite) jouera contre Lukasz Kubot de Plogne et Max Mirnîi du Belarus. Dans la même étape de la compétition de Wimbledon, le Roumain Horia Tecau jouera aux côtés du Néerlandais Jean Julien Roger contre le double australien, Lleyton Hewitt/Thanasi Kokkinakis.

    Météo – Les températures sont à la hausse en Roumanie et toucheront la canicule dans les 24 prochaines heures notamment dans le l’ouest et le nord – ouest du pays où les maxima atteindront les 35 – 37 degrés. Dans le sud-est et dans les montagnes il y aura de courtes pluies. Selon les météorologues la canicule s’installera sur la plupart du territoire mardi et mercredi.

  • 05.07.2015

    05.07.2015

    Référendum – Les Grecs ont commencé à voter dimanche matin pour un référendum indécis dont le résultat sera crucial pour l’avenir du premier gouvernement de gauche radicale de l’UE, mais aussi pour la place de la Grèce dans l’Europe, note l’AFP. Près de 10 millions d’électeurs grecs sont appelés à décider s’ils acceptent – oui ou non – les mesures d’austérité demandées par les bailleurs internationaux en échange pour leur aide financière. Selon les sondages, le résultat devrait être très serre, près de 45% des Grecs étant favorables aux mesures d’austérité, et environ 43% étant contre, avec 11% d’indécis. Jusqu’au dernier moment, le gouvernement de gauche a fait une ample campagne dans la presse internationale contre les conditions demandées par les bailleurs de fonds, ces derniers étant même qualifiés de «terroristes» par le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, dans le journal espagnol «El Mundo ». A son tour, le premier ministre Alexis Tsipras a encouragé la population à voter pour la dignité et à dire « non » à l’austérité, afin de lui permettre de négocier un meilleur accord avec Bruxelles. Dans le camp adverse, le leader de l’opposition, Antonis Samaras, a plaidé pour un « oui » qui mette un terme, selon lui, à « l’irresponsabilité du gouvernement ». Quel que soit le résultat, le chef du Cabinet d’Athènes a promis qu’un accord serait scellé 48h au plus tard après le référendum de dimanche. En attendant, l’Allemagne a exclu une éventuelle restructuration de la dette de la Grèce, malgré une recommandation du FMI en ce sens et malgré le fait qu’Athènes aura besoin de 50 milliards d’euros de plus à l’horizon 2018. Avec une dette totale de plus de 320 milliards d’euros, la Grèce est techniquement en incapacité de paiement depuis le 1er juillet.

    Union – Des dizaines de milliers de citoyens moldaves sont attendus Dimanche au centre-ville de Chisinau, capitale de la République de Moldova, pour voter, dans le cadre d’une grande assemblée générale, une résolution portant sur l’union de cette ancienne république soviétique à population roumanophone majoritaire, avec la Roumanie voisine. La manifestation est convoquée par des ONG des deux pays, selon lesquelles, «ce n’est qu’unis que nous pouvons relever les défis de l’avenir, nous pouvons vivre mieux dans notre pays, profiter d’un pays plus grand, sans frontières, sans barrières, avec un destin commun et prospère pour tous les Roumains ». L’événement de dimanche se déroule sur l’espace public où avaient été organisées les grandes manifestations anti-soviétiques en 1989 – 1990. Au même endroit, en août 1991, une autre Grande Assemblée Nationale saluait la proclamation par le gouvernement moldave de l’indépendance face à Moscou. Rappelons-le, la République de Moldova a été créée sur une partie des territoires roumains annexés par l’URSS en 1940, suite à un ultimatum.

    Nucléaire – Apres des mois d’intenses négociations, l’Iran et les grandes puissances (Etats-Unis, Grande Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) ont entamé samedi à Vienne un week-end de discussions cruciales sur le programme nucléaire iranien, dernière ligne droite avant un possible accord historique, espéré d’ici à mardi. Selon la BBC, les représentants des deux côtés ont déclaré n’avoir jamais été si proches d’un accord. Il reste toutefois des aspects importants à négocier, dont les mécanismes visant la levée des sanctions imposées par l’ONU à l’Iran, les procédures d’inspection et le domaine de la mise en oeuvre à l’avenir de la technologie nucléaire iranienne. Les négociations doivent permettre d’aboutir a un accord visant a s’assurer que le programme iranien ne puisse avoir de dimension militaire, en échange d’une levée des sanctions internationales qui frappent l’Iran.

    Exercice – Des navires roumains participent ces jours-ci à un important exercice naval, au large de la ville-port de Varna en Bulgarie. Jusqu’au 12 juillet, l’exercice otanien « Breeze 2015 » réunit une trentaine de navires, 10 aéronefs et 1700 militaires bulgares, roumains, grecs, américains et turcs. L’objectif de ces manœuvres est d’améliorer l’interopérabilité et l’interaction entre des forces navales des pays membres de l’OTAN en situation de crise.

    Wimbledon – La joueuse roumaine de tennis, Monica Niculescu (48e WTA), rencontrera lundi la Suisse Timea Bacsinszky (15 WTA), dans les 8e de finale du tournoi londonien de Wimbledon. Il s’agit de la meilleure performance de Monica Niculescu à ce tournoi de Grand Chelem où elle a déjà participé à huit reprises. Toujours dans les 8e de la finale de double messieurs, la paire roumano – indienne Florin Mergea/Rohan Bopanna (9 favorite) jouera contre Lukasz Kubot de Plogne et Max Mirnîi du Belarus. Dans la même étape de la compétition de Wimbledon, le Roumain Horia Tecau jouera aux côtés du Néerlandais Jean Julien Roger contre le double australien, Lleyton Hewitt/Thanasi Kokkinakis.

    Météo – Les températures sont à la hausse en Roumanie, les maxima allant de 23 à 35 degrés. 25 degrés et du soleil à midi à Bucarest

  • Vote aux élections locales en République de Moldova

    Vote aux élections locales en République de Moldova

    Chişinău reste dans le camp de la liberté. Dimanche, le pro occidental Dorin Chirtoacă a gagné, avec plus de 53% des suffrages, le second tour des élections pour la municipalité de la capitale, qui concentre un tiers de la population de la République de Moldova et qui assure près de la moitié de son PIB. Selon les résultats finaux, il a dépassé la candidate socialiste Zinaida Greceanîi, ex premier ministre communiste, qui na remporté que 46% des voix.



    Dorin Chirtoacă a remercié lélectorat et na pas censuré ses sarcasmes à ladresse des socialistes, qui ont repris, ces dernières années des communistes le statut de favoris de Moscou : « Je souhaite remercier par cette voie tous les habitants de Chişinău qui ont voté, ceux qui ont voté pour moi, et aussi ma contre-candidate davoir participé à ces élections, prouvant ainsi que lhomme le plus brave des socialistes et du Kremlin aujourdhui, cest une femme. »



    La victoire du jeune libéral, avec des études de Droit à Bucarest, est celle de tout le camp européen de la République de Moldova. A seulement 36 ans, Dorin Chirtoacă obtient le 3e mandat consécutif dédile, et la gauche pro moscovite est maintenue à distance de la municipalité de Chişinău. Avant lui, dès le début des années 90, deux autres anticommunistes lavaient dirigée à tour de rôle, Nicolae Costin et Serafim Urecheanu, les deux promoteurs de lidentité roumaine.



    En tout, les formations pro occidentales déclarées se sont adjugé plus de deux tiers des administrations locales. Elles pourraient jubiler si elles navaient pas subi toutefois de cuisantes défaites à Bălţi (nord), seconde grande ville du pays, et à Orhei (centre), ville importante à deux pas de Chişinău, face à des candidats populistes, soutenus par Moscou, et qui font lobjet de plusieurs affaires pénales en cours. En plus, la présence aux urnes na été que de 48%, le taux élevé dabsentéisme indiquant, selon les analystes, le manque de confiance des citoyens en la classe politique dans son ensemble.



    La République na pas de gouvernement fonctionnel, suite à la démission, il y a deux semaines, du Premier ministre Chiril Gaburici, installé en février dernier par la coalition minoritaire entre les partis Libéral démocrate et Démocrate. Ces partis ont déjà annoncé le lancement de négociations avec les libéraux afin de reconstituer la majorité pro occidentale tripartite qui a dirigé le pays entre 2009 et 2014.



    Vu que le chef de lEtat est élu par le Parlement, Dorin Chirtoacă, vice président du parti Libéral, est pratiquement le dignitaire avec le plus grand nombre de voix de la part des citoyens, ce qui confère aux libéraux – la voix pro roumaine, pro OTAN et anticorruption la plus puissante du concert politique – une position privilégiée dans les négociations. Pendant les six mois durant lesquels ils se sont trouvés sur les bancs de lopposition, dimmenses scandales de corruption ont affecté limage du pays, auquel le FMI et la Banque Mondiale ont décidé de couper les lignes de crédit. Quant à lobjectif dadhérer à lUnion européenne en 2020, il semble être devenu utopique. (trad.: Ligia Mihaiescu)

  • Cum s-a votat la localele din Republica Moldova

    Cum s-a votat la localele din Republica Moldova

    Chişinăul rămâne în tabăra libertăţii. Duminică, liberalul
    pro-occidental Dorin Chirtoacă a câştigat, cu peste 53% din voturi, al doilea
    tur al alegerilor pentru primăria Capitalei, unde este concentrată o treime din
    populaţia Republicii Moldova şi care asigură aproape jumătate din Produsul
    Intern Brut. Potrivit rezultatelor finale, el a întrecut-o lejer pe candidata
    socialistă Zinaida Greceanîi, fost premier comunist, care a obţinut doar 46 de
    procente. Chirtoacă le-a mulţumit alegătorilor şi nu şi-a cenzurat sarcasmele
    la adresa socialiştilor, care-au preluat de la comunişti, în anii din urmă,
    statutul de favoriţi ai Moscovei:

    Vreau să mulţumesc pe această cale tuturor
    locuitorilor Chişinăului care au ieşit la vot, acelora care m-au votat, precum
    şi contracandidatei pentru faptul că a participat la aceste alegeri,
    dovedindu-se că cel mai brav bărbat al socialiştilor şi al Kremlinului, astăzi,
    este o femeie.
    Victoria tânărului liberal, absolvent de Drept la
    Bucureşti, e una a întregii tabere europene din Republica Moldova. La doar 36
    de ani, Chirtoacă obţine al treilea mandat consecutiv ca edil şi păstrează
    stânga pro-moscovită departe de Primăria Chişinăului, pe care, înaintea lui,
    încă din primii ani 90, au condus-o alţi doi anticomunişti, promotori ai
    identităţii româneşti, Nicolae Costin şi Serafim Urechean. Însumat,
    formaţiunile declarat pro-occidentale şi-au adjudecat mai bine de două treimi
    din adminstraţiile locale. Şi ar putea jubila dacă n-ar fi suferit, totuşi, în
    faţa unor candidaţi populişti, susţinuţi de Moscova şi cu multiple dosare
    penale la activ, înfrângeri usturătoare la Bălţi (nord), al doilea municipiu ca
    mărime al republicii, şi la Orhei (centru), oraş important aflat la doi paşi de
    Chişinău.
    În plus, prezenţa la vot la nivel naţional a fost de numai 48%, iar
    rata ridicată de absenteism denotă, avertizează analiştii, neîncrederea
    cetăţenilor în clasa politică, în ansamblu. Republica nici nu are Guvern
    funcţional, după demisia de acum două săptămâni a premierului Chiril Gaburici,
    instalat, în februarie, de coaliţia minoritară dintre partidele Liberal
    Democrat şi Democrat. Acestea au anunţat, deja, că vor iniţia tratative cu
    liberalii, pentru reconstituirea majorităţii tripartite pro-occidentale care-a
    condus republica între 2009 şi 2014.
    Cum şeful statului e ales de Parlament,
    Chirtoacă, vicepreşedinte al Partidului Liberal, e practic, demnitarul cu cel
    mai mare număr de voturi de la cetăţeni, ceea ce le oferă liberalilor – cea mai
    distinctă voce pro-românească, pro-NATO şi anticorupţie din concertul politic -
    o poziţie privilegiată la negocieri. În jumătatea de an cât ei s-au aflat în
    opoziţie, uriaşe scandaluri de corupţie au afectat imaginea Republicii Moldova,
    căreia FMI şi Banca Mondială au decis să-i taie liniile de credit, iar
    obiectivul admiterii în Uniunea Europeană în 2020 pare să fi devenit utopic.