Tag: vote

  • Motion de censure contre le gouvernement Dăncilă

    Motion de censure contre le gouvernement Dăncilă

    Le gouvernement de la coalition Parti social-démocrate (PSD) – Alliance des libéraux et des démocrates (ALDE) y est critiqué, entre autres, pour les modifications apportées au Code de procédure pénale, pour la diminution des attributions du président de la Roumanie et pour les évolutions économiques négatives. Le député libéral, Robert Sighiartău, chargé de présenter le document aux élus nationaux, a montré que l’actuel Cabinet a fait monter l’inflation à 5,4%, le taux le plus élevé depuis cinq ans.

    Les signataires de la motion affirment également que la politique fiscale a été cassée par les modifications fréquentes opérées dans le Code fiscal. Ils y ajoutent le fait que, dans l’infrastructure, les autoroutes promises manquent à l’appel, tout comme les investissements dans la recherche et l’éducation, et que, dans le secteur de la santé, les majorations salariales ont englouti les finances des hôpitaux, qui n’ont plus un minimum de ressources pour continuer à fonctionner.

    Robert Sighiartău : « La politique sociale du gouvernement de la Roumanie repose sur le principe « prenez aux uns et donnez aux autres », parce que le gouvernement est incapable de distribuer l’éventuel bienêtre produit par la croissance économique. Vous n’avez pas suffisamment d’argent pour payer les retraites et les salaires jusqu’à la fin de l’année, bien que vous affirmiez qu’il y a croissance économique. »

    L’Union démocrate des Magyars de Roumanie (UDMR) a fait savoir qu’elle allait prendre une décision concernant le vote de mercredi, le jour même. Victor Ponta, ancien premier ministre social-démocrate, actuel président du nouvellement créé Parti Pro Roumanie et leader des députés indépendants, a précisé que son groupe souhaitait le remplacement de l’Exécutif en place, mais pas dans n’importe quelles conditions. Les représentants des minorités nationales et, en théorie, même une partie des élus sociaux-démocrates pourraient faire basculer le vote, sur la toile de fond de la condamnation, en première instance, à une peine de prison ferme du chef de file social-démocrate Liviu Dragnea. Celui-ci affirme, cependant, que la motion de censure est vouée à l’échec, puisque, le jour du vote venu, les élus de son parti seront présents pour assurer le quorum, sans pour autant exprimer leur option :

    Liviu Dragnea : « Nous y seront présents tant qu’il est nécessaire, juste pour avoir le quorum, mais nous ne voterons pas. Qu’ils s’assurent le nombre de voix, puisqu’ils ont déposé la motion de censure. Pourquoi nous impliquer dans cette démarche de l’opposition ? Qu’ils trouvent les voix dont ils ont besoin ! »

    Pour que la motion passe et que le gouvernement tombe, il faut le oui de 233 élus – quelques dizaines de plus que les voix réunies du Parti National Libéral, de l’Union Sauvez la Roumanie et du Parti du Mouvement Populaire. (Trad. Ileana Taroi)

  • A la une de la presse roumaine 19.06.2018

    A la une de la presse roumaine 19.06.2018

    Avec 175 voix pour, 78 contre et une seule abstention, la Chambre des députés a adopté lundi soir le nouveau Code de procédure pénale. La Roumanie est morte, vive la Roumanie, lance sur la page électronique d’Adevarul, Oana Bogdan, ancienne secrétaire d’Etat au Ministère de la Culture, dans l’ancien Cabinet Ciolos. Pour sa part, Romania libera donne la parole à Raluca Turcan, leader des députés libéraux qui qualifie le nouveau code de « grave erreur ». Présents au Parlement, les députés de l’Union Sauvez la Roumanie ont enfilé des T-shirts avec le message « sans corrompus dans les fonctions publiques » ! peut-on lire à la une de Gandul.

  • 29.01.2018 (mise à jour)

    29.01.2018 (mise à jour)

    Gouvernement
    – Le Parlement roumain a validé lundi par 282 voix pour, 136 voix contre et une
    seule abstention le nouveau gouvernement roumain de la sociale-démocrate,
    Viorica Dăncilă. Lundi encore, les membres du nouveau cabinet ont prêté serment
    devant le chef de l’Etat, Klaus Iohannis. Celui-ci a affirmé espérer qu’avec la
    mise en place du troisième cabinet PSD- ALDE, « la Roumanie mette finalement
    un terme à cette bousculade gouvernementale » qui a entraîné l’année
    dernière la dégradation du climat social et l’installation d’un état d’esprit
    contraire au développement d’une société. Il y a une ligne rouge que les
    responsables politiques n’ont pas le droit de franchir : porter atteinte à
    l’indépendance de la justice est inacceptable, a avertit Iohannis. La coalition
    au pouvoir n’a pas le droit d’ignorer la sonnette d’alarme tirée par les
    centaines de milliers de Roumains qui continuent à protester pour défendre
    l’Etat de droit. Antérieurement, la premier ministre, Mme Viorica Dancila a
    déclaré dans le plénum du Parlement que son objectif prioritaire serait de voir
    d’ici 2020 l’économie roumaine dans la moitié supérieure du classement
    européen. Du coup, elle se propose une relance des investissements afin de
    moderniser l’infrastructure, la poursuite de la majoration des revenus de la
    population, la réforme de l’administration et la baisse de la bureaucratie.
    L’UDMR a décidé de donner une nouvelle chance au cabinet Dancila, tandis que
    les partis d’opposition – le PNL, l’USR et le PMP -ont voté contre. La nouvelle
    équipe dirigée par l’eurodéputée Viorica Dăncilă a 28 membres, un de plus que
    l’équipe précédente.

    EUCOM – Le chef de l’Etat major de la Défense, le général Nicolae Ciuca participera mardi, à Bratislava, à la Conférence du Commandement européen de l’armée américaine, EUCOM. Selon un communiqué du Ministère roumain de la Défense, à l’occasion de cette conférence, les chefs des armées de l’Europe centrale débattront de la façon dont l’OTAN pourrait améliorer sa réponse aux défis de sécurité. Toujours à l’agenda de la réunion- les évolutions de la sécurité nationale et régionale, y compris sur les flancs oriental et méridional de l’Alliance, le renforcement de l’interopérabilité des forces et de la réponse otanienne en situation de crise, le développement des projets américains en Europe et la façon dont les membres et les partenaires de l’OTAN pourraient contribuer à la mise en place des initiatives adoptées par les forces alliées.


    Cour d’arbitrage – La Cour d’arbitrage commercial de Bucarest a été lancée lundi auprès de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest. Cela constitue pour la communauté des affaires une alternative viable dans la solution des litiges commerciaux, a déclaré le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bucarest, Sorin Dimitriu. La Chambre de Bucarest célèbre en 2018 ses 150 années d’existence. Les litiges à éléments d’extranéité sont solutionnés notamment par arbitrage au niveau européen. La création de la Cour d’arbitrage commercial s’inscrit dans la logique naturelle de l’évolution de la société roumaine dans le contexte européen et international.

    Réunion – La Commission européenne organise mardi, à Bruxelles, une réunion interministérielle. Y participent neuf Etats membres, dont la Roumanie, visés par une procédure d’infraction engagée par Bruxelles pour le non respect des normes sur la qualité de l’air. A part la Roumanie, on retrouve sur la même liste la République Tchèque, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume Uni, la Slovaquie, l’Espagne et la Hongrie. Une Directive européenne en place depuis 2008 établit le niveau de pollution de l’air qu’aucun pays communautaire ne devrait dépasser. Malgré cette norme en vigueur, on recense plus de 130 villes partout en Europe qui n’arrivent pas à respecter les standards imposés, déplore la Commission.


    Météo – En Roumanie, il fait plus chaud que la normale. Dans le nord-ouest, le nord et le centre du pays, les nuages persistent et de faibles précipitations sont signalées, surtout des pluies. En montagne, il y a des giboulées et des chutes de neige. Le vent est faible à modéré, plus fort sur le relief. Les minima du jour vont de -3 à 5° et les maxima iront de 5 à 15 degrés.

  • January 28, 2018 UPDATE

    January 28, 2018 UPDATE

    GOVERNMENT – The ministers nominated to be part of the new Cabinet in Bucharest Sunday took part in a meeting with the MPs of the ruling coalition made up of the Social Democratic Party and the Alliance of Liberals and Democrats in Romania, and the PM designate Viorica Dăncilă presented some of the measures included in the governing programme, including the pension law and the education law. The new government also intends to scrap several taxes. The meeting took place ahead of Mondays vote in Parliament on the validation of the new government. Before the vote, the ministers will also be heard by the specialised parliamentary committees. This is the 3rd cabinet backed by the ruling coalition in the past year. The new team, headed by the MEP Viorica Dăncilă, will include 27 ministers and 4 deputy PM, one more than the outgoing Mihai Tudose cabinet. Also on Sunday, the leaders of the National Liberal Party in opposition convened to define the partys strategy for the new parliamentary session and with respect to the validation of the Dăncilă government. The Liberals have announced they would vote against candidates proposed by the Social Democrats and ALDE. Also in opposition, Save Romania Union announced they would give no votes in favour of the Dancila Cabinet. The head of Save Romania Union, Dan Barna, said on Sunday that the governing team proposed by the ruling coalition was the weakest in the past few years.




    EUROPEAN COMMISSIONER – The European Commissioner for Regional Policy, Corina Creţu, will be on an official visit to Romania on Monday and Tuesday. She is scheduled to have a meeting with the PM designate Viorica Dăncilă, to discuss European funding. Corina Creţu will take part in a conference, jointly with the Governor of the National Bank of Romania, Mugur Isărescu, and will receive a diploma from the Academy of Economic Studies in Bucharest. The European official will also be the host of the award ceremony of 2017 European Reporter and Blogger competition.




    DATA PROTECTION – The European Data Protection Day was celebrated on January 28. In May this year a new European regulation will take effect in this field, replacing national laws and introducing elements designed to consolidate the rights of individuals. The regulation lays emphasis on the obligations of data operators. Companies will be bound to nominate officers in charge of data protection, otherwise they risk fines of up to 10 million euros in the private sector. In the public sector, penalties will be set by national regulations. For misdeeds like data security breaches, fines may reach 20 million euros for the private sector. The new rule was adopted by the European Parliament and Council in April 2016.




    TERRORISM – The Romanian Foreign Ministry has strongly criticised the terrorist attack that killed more than 100 people and wounded another 200 in Afganistans capital city Kabul on Saturday. Bucharest expressed solidarity with the Afghan people and authorities, and reiterated Romanias firm commitment to the fight against international terrorism. The attack, claimed by the Taliban, is one of the most violent Kabul has seen in recent years. Afghanistan declared a day of national mourning on Sunday for the victims of the attack.




    RUSSIA – The leader of the Russian opposition, Alexei Navalny, was arrested on Sunday after he joined the protests in Moscow against Russias presidential election due on March 18, which Vladimir Putin is the most likely to win. Russian police forces Sunday raided the campaign headquarters of Putins main critic, Aleksei Navalny, and questioned and arrested members of his team, according to sources close to Navalny. Russian election authorities ruled that Navalny cannot run in the March ballot because of a previous suspended sentence for embezzlement. A long-time and well-known opponent of President Vladimir Putin, Navalny denied any irregularities and said the accusations against him were political. He was also arrested several times for illegal organisation of protests.




    HANDBALL – Romanias mens handball team will take on Macedonia in the playoffs for the 2018 World Championship, as decided in a drawing in Zagreb. The final tournament will be hosted by Germany and Denmark between January 10 and 27. The mens team last took part in a World Championship final tournament in 2011. In other news, 3 Romanian womens handball teams won matches in European competitions over the weekend. HC Zalău managed its 3rd running victory in the EHF Cup, at home on Saturday, 31-28, against the Czech team DHK Banik Most, in the competitions Group D. In Group A, SCM Craiova defeated the Russian side Kuban Krasnodar, 30-24, also on Saturday. On Friday, the champions CSM Bucharest outplayed 28-22 at home, the Hungarian team Gyor Audi ETO KC, in the first match in the Champions League main groups. CSM tops the standings with 8 points, followed by Gyor, 6 points. In 2016 CSM won the trophy, while Gyor are the defending European champions.




    TENNIS – The Romanians Sorana Cîrstea and Irina Begu will take part in the WTA tournament in Sankt Petersburg, with 733,900 US dollars in total prize money. Simona Halep, who lost the Australian Open final on Saturday, has withdrawn from the competition. The Melbourne winner, Caroline Wozniacki of Denmark, the new World No. 1, will be the top seed in Sankt Petersburg. Sorana Cîrstea will play in the first round against Dominika Cibulkova (Slovakia), and Irina Begu will face a player coming from the qualification round.


    (translated by: Ana-Maria Popescu)

  • January 28, 2018

    January 28, 2018

    GOVERNMENT – Romanian MPs in power and in opposition are holding meetings today with their respective party leaders, ahead of Mondays vote in Parliament on the appointment of a new Cabinet headed by Viorica Dăncilă and on the updated governing programme. Prior to the vote, the new ministers designate will be heard in parliamentary committees. This is the 3rd Cabinet nominated by the left-wing ruling coalition made up of the Social Democratic Party and the Alliance of Liberals and Democrats in Romania over the past year. The new team, headed by the MEP Viorica Dăncilă, will include 27 ministers and 4 deputy PMs, one more than the team of the outgoing PM Mihai Tudose. The Liberals argue that the proposed Cabinet includes ministers with modest performances in the previous terms. Also in opposition, Save Romania Union and the Peoples Movement Party claim there is not enough time for properly hearing the ministers and for thorough debates in the specialised parliamentary committees.




    EUROPEAN COMMISSIONER – The European Commissioner for Regional Policy, Corina Creţu, will be on an official visit to Romania on Monday and Tuesday. She is scheduled to have a meeting with the PM designate Viorica Dăncilă, to discuss European funding. Corina Creţu will take part in a conference, jointly with the Governor of the National Bank of Romania, Mugur Isărescu, and will receive a diploma from the Academy of Economic Studies in Bucharest. The European official will also be the host of the award ceremony of 2017 European Reporter and Blogger competition.




    DATA PROTECTION – The European Data Protection Day is celebrated on January 28. In May this year a new European regulation will take effect in this field, replacing national laws and introducing elements designed to consolidate the rights of individuals. The regulation lays emphasis on the obligations of data operators. Companies will be bound to nominate an officer in charge of data protection, otherwise they risk fines of up to 10 million euros in the private sector. In the public sector, penalties will be set by national regulations. For misdeeds like data security breaches, fines may reach 20 million euros for the private sector. The new rule was adopted by the European Parliament and Council in April 2016.




    TERRORISM – The Romanian Foreign Ministry has strongly criticised the terrorist attack that killed more than 100 people and wounded another 200 in Afganistans capital city Kabul on Saturday. Bucharest expressed solidarity with the Afghan people and authorities, and reiterated Romanias firm commitment to the fight against international terrorism. The attack, claimed by the Taliban, is one of the most violent Kabul has seen in recent years.




    HANDBALL – Romanias mens handball team will take on Macedonia in the playoffs for the 2018 World Championship, as decided in a drawing in Zagreb. The final tournament will be hosted by Germany and Denmark between January 10 and 27. The mens team last took part in a World Championship final tournament in 2011. In other news, 3 Romanian womens handball teams won matches in European competitions over the weekend. HC Zalău managed its 3rd running victory in the EHF Cup, at home on Saturday, 31-28, against the Czech team DHK Banik Most, in the competitions Group D. In Group A, SCM Craiova defeated the Russian side Kuban Krasnodar, 30-24, also on Saturday. On Friday, the champions CSM Bucharest outplayed 28-22 at home, the Hungarian team Gyor Audi ETO KC, in the first match in the Champions League main groups. CSM tops the standings with 8 points, followed by Gyor, 6 points. In 2016 CSM won the trophy, while Gyor are the defending European champions.




    TENNIS – The Romanians Sorana Cîrstea and Irina Begu will take part in the WTA tournament in Sankt Petersburg, with 733,900 US dollars in total prize money. Simona Halep, who lost the Australian Open final on Saturday, has withdrawn from the competition. The Melbourne winner, Caroline Wozniacki of Denmark, the new World No. 1, will be the top seed in Sankt Petersburg. Sorana Cîrstea will play in the first round against Dominika Cibulkova (Slovakia), and Irina Begu will face a player coming from the qualification round.


    (translated by: Ana-Maria Popescu)

  • 29.06.2017

    29.06.2017

    Canicule – Une vague de chaleur s’est emparée de la Roumanie, l’inconfort thermique est accentué notamment dans le sud, l’est et le sud-ouest du pays. En même temps, le ciel est temporairement couvert et l’on attend de la pluie à verse et des phénomènes orageux, voire de la grêle, sur l’ouest, le nord et le centre, ainsi que sur les collines et les montagnes, alors que le vent sera plus fort dans l’ouest du pays. Les températures maximales de la journée iront de 29 à 39 degrés et resteront ainsi jusqu’à la fin de la semaine. Selon l’Administration nationale de météorologie, il est possible que le mois de juillet soit le plus chaleureux que la Roumanie ait jamais connu. Ce jeudi, une alerte jaune à la canicule est en vigueur sur la plupart du territoire et une alerte orange à la chaleur extrême concerne plusieurs départements du sud-ouest. Pour vendredi, les météorologues envisagent même une alerte rouge à la canicule. Dans ces conditions, plus d’un millier d’ambulances sont disponibles au niveau national pour intervenir en cas d’urgence, a fait savoir la ministre de l’Intérieur, Carmen Dan.

    Ministres – Les candidats proposés par le premier ministre désigné Mihai Tudose aux fonctions des ministres du futur Exécutif de Bucarest sont auditionnés aujourd’hui par les commissions spécialisées du Législatif, avant le vote d’investiture au plénum du Parlement. La seule modification dans la structure du cabinet est la création d’un nouveau poste de vice-premier ministre. 16 des 27 portefeuilles seront assumés par des ministres ayant fait partie du gouvernement précédent, dirigé par Sorin Grindeanu, débarqué par motion de censure, introduite par son propre parti.

    Diplomatie – Les président roumain, Klaus Iohannis, et bulgare, Rumen Radev, participent aujourd’hui à Bucarest à l’ouverture du Forum des hommes d’affaires des deux pays. Mercredi, ils ont parlé des manières à renforcer les relations économiques bilatérales et la coopération sectorielle, notamment dans les domaines de l’énergie et des transports. La Roumanie est prête à partager avec la Bulgarie son expérience en matière de lutte contre la corruption, a déclaré le président roumain lors des pourparlers avec son homologue. Au sujet de l’espace Schengen, Rumen Radev a expliqué que, si les citoyens européens souhaitaient avoir un niveau élevé de sécurité aux frontières extérieures de l’UE, cela ne serait pas possible sans avoir la Roumanie et la Bulgarie à l’intérieur de l’espace Schengen. Approfondir le volet européen de la relation bilatérale est d’autant plus important que la Bulgarie et la Roumanie assumeront la présidence tournante du Conseil de l’UE au premier semestre 2018, respectivement au premier semestre 2019. Les deux chefs d’Etat ont également réaffirmé leur intérêt commun pour une relation transatlantique puissante, mais aussi leur préoccupation en ce qui concerne les défis sécuritaires de la région de la Mer Noire.

    Visite – Le lord-maire de Londres, Andrew Parmley, effectue une visite en Roumanie ces jeudi et vendredi afin de renforcer les relations économiques entre Londres, le principal centre financier du monde, et Bucarest, «un espace où les industries bancaires, de conseil juridique de Fintech (une nouvelle industrie financière qui déploie la technologie pour améliorer les activités financières) et de services bancaires sont en développement continu», selon l’Ambassade britannique à Bucarest. Andrew Parmley doit rencontrer des responsables gouvernementaux et ceux du milieu des affaires, notamment ceux du commerce, pour se pencher sur une collaboration plus étroite entre les deux capitales. Les discussions porteront aussi sur les manières dont Londres peut soutenir des grands projets d’infrastructure et d’énergie de la Roumanie. Cette visite se déroule dans le contexte où Londres est en train d’élargir sa présence internationale dans le secteur des services financiers et de conseil.

    Terrorisme – Un homme âgé de 39 ans, soupçonné de propagande terroriste en faveur de Daesh et d’avoir l’intention d’organiser un attentat sur une base militaire de Roumanie, a été retenu par les procureurs anti-terrorisme du département d’Arges (sud). Selon le Parquet anti-terrorisme, le suspect qui affirme se prénommer «Ibrahim», a distribué sur les réseaux sociaux des photos avec le logo du groupement islamiste ainsi que des enregistrements d’attaques et d’exécutions, afin de faire connaître le groupe et de trouver de nouveaux adeptes. Plus encore, il a exprimé à plusieurs reprises son intention de se rendre en Syrie afin de rejoindre le groupe Etat Islamique. Antérieurement, il avait examiné minutieusement les environs d’un objectif militaire de Roumanie. Selon le Service roumain de renseignements intérieurs, le suspect était surveillé depuis deux ans, depuis qu’il avait adopté une forme radicale de l’islam lors d’un séjour dans un Etat membre de l’UE, où il est entré en contact avec les membres d’un groupe djihadiste.

    Tennis – Dans les 8e de finale du tournoi sur gazon d’Eastbourne, en Grande Bretagne, le match entre la Roumaine Simona Halep et la Bulgare Ţvetana Pironkova, a été interrompu mercredi soir en raison de la pluie. Si la météo le permet, le match se poursuivra cet après-midi à partir du score 7-6, 2-1 pour la Bulgare. Notons que Simona Halep est la dernière joueuse roumaine restée dans la compétition. Monica Niculescu a été éliminée par la même Ţvetana Pironkova, alors que Sorana Cârstea – par la Britannique Johanna Konta. Le tournoi sur gazon d’Eastbourne précède celui de Wimbledon, troisième tournoi du Grand Chelem de l’année

  • Vote pour le nouveau gouvernement

    Vote pour le nouveau gouvernement

    La coalition de gauche de Bucarest, formée par le Parti social démocrate et par l’Alliance des libéraux et des démocrates a réussi à faire valider son nouveau Cabinet par le Législatif roumain. 275 élus nationaux se sont prononcés en faveur du nouveau Gouvernement alors que 102 ont voté contre celui-ci.

    Dans la nouvelle formule gouvernementale on retrouve 16 des ministres du cabinet Sorin Grindeanu, destitué suite à la motion de censure déposée par la principale formation politique au pouvoir, le PSD. La création d’un poste de vice-premier – ministre sans portefeuille en charge de la coordination de l’activité interministérielle et qui a été attribué à Marcel Ciolacu, est la seule modification apportée à la composition de la nouvelle équipe de l’Exécutif dirigé par Mihai Tudose.

    La plupart des ministres de l’ancien cabinet gardent leurs portefeuilles dans la nouvelle équipe. Ainsi Sevil Shhaideh reste-t-elle à la tête du ministère du Développement régional, tandis que Lia Olguţa Vasilescu et Florian Bodog continuent de diriger les ministères de l’Emploi, respectivement de la Santé. Même cas de figure pour les fonctions de ministre de l’Intérieur, des Transports, de la Justice, des Affaires étrangères, de l’Environnement et de l’Agriculture. De nouveaux noms apparaissent pourtant dans l’équipe gouvernementale, dont Mihai Fifor, Doina Pană et Adrian Ţuţuianu, proposés pour les ministères de l’Economie, de la Défense et des Eaux et Forêts.

    Le social-démocrate Mihai Tudose déclare que sa priorité sera la mise en œuvre du programme de gouvernance sous un strict contrôle politique, presque hebdomadaire, afin de rattraper les retards. Ce programme comportera aussi des mesures visant la prédictibilité fiscale et la protection sociale. Parmi les objectifs de son Cabinet, M Tudose a mentionné la majoration des recettes budgétaires, les investissements étrangers, les investissements dans l’infrastructure et un taux plus élevé d’absorption des fonds structurels. Par ailleurs, les ministres seront tenus de rendre des comptes et leur activité sera jugée d’après leurs actes, a précisé Mihai Tudose. Et lui d’ajouter que le projet du Fonds souverain de développement serait présenté à l’occasion de la première réunion du gouvernement.

    C’est le chef de file des sociaux-démocrates, Liviu Dragnea, qui a proposé Mihai Tudose, ancien ministre de l’Economie, aux rênes du nouveau cabinet, en remplacement de Sorin Grindeanu, à qui on a reproché de ne pas avoir respecté les objectifs ambitieux du programme de gouvernance, grâce auquel le parti avait remporté les élections de 2016.

    Pour sa part, M Grindeanu semble ne pas accepter le fait que son propre parti, le PSD, a renversé son Cabinet. Jeudi, il a transmis une lettre au président de la Cour Constitutionnelle de Roumanie, Valer Dorneanu, dans laquelle il demande que celui-ci examine les conditions dans lesquelles les sénateurs et députés ont voté la motion de censure.

  • The Fall of the Grindeanu Cabinet

    The Fall of the Grindeanu Cabinet

    In what remains a first for the Parliament of Romania, the ruling coalition Wednesday dismissed its own Government through a no-confidence motion. The only members of the executive team to oppose the move were PM Sorin Grindeanu, the Government secretary General Victor Ponta, and the Communications Minister, Augustin Jianu.



    The opposition parties chose not to get involved in the domestic conflict within the Social Democratic Party, whereas the parliamentary group representing the ethnic minorities in Romania, a group that always supports the Power, left it to each of its members to decide how they would vote. The Democratic Union of Ethnic Hungarians in Romania and the Save Romania Union refrained from voting. A total number of 241 MPs voted in favour of the motion, 8 more than the law required.



    A Social Democrat for more than 20 years, Sorin Grindeanu became a persona non-grata within 6 months since becoming Prime Minister. The president of the Social Democratic Party, Liviu Dragnea, argues that by removing Grindeanu the party intended to dismiss a Cabinet that failed to implement the governing programme and the campaign promises thanks to which the Social Democrats won the general elections in December 2016. Further to a party-run assessment, the Social Democrats withdrew their political support for Sorin Grindeanu, on grounds that he failed to implement the required economic reforms.



    The PM denied the accusation and refused to step down, thus forcing the party that nominated him to office to resort to a motion to censure. After the no-confidence vote in Parliament, Sorin Grindeanu pleaded for unity in the Social Democratic Party, and said he would continue his work until Parliament endorses a new Cabinet:



    Sorin Grindeanu: “What matters now is for us to overcome this deadlock and to convince investors and the international community that Romania remains a stable and predictable country.



    According to Liviu Dragnea, the party has come out stronger from this political move. He added that in the consultations that President Klaus Iohannis will have on Monday with the parliamentary parties, the Social Democrats would nominate a person able to ensure the meeting of the goals in the governing programme.



    Liviu Dragnea: “Romania has returned to normality and to the boundaries defined by the Constitution. It was a political action for which the Social Democratic Party and the Alliance of Liberals and Democrats took responsibility. We do not want to see an ambitious governing programme jeopardised.



    The Liberal Democrat leader Călin Popescu Tăriceanu said the no-confidence vote proves that the parliamentary majority is efficient.



    In Opposition, the National Liberal Party did not take part in the vote and emphasised that all accusations made against Sorin Grindeanu are valid for the two parties in the ruling coalition, which, the Liberals claim, are incapable of governing in a modern, European style. Here is the new president of the National Liberal Party, Ludovic Orban:



    Ludovic Orban: “On Monday we will have a meeting of the National Political Bureau together with the floor groups, to decide on the strategy of the Liberal party. Only when all the Social Democrats are sent home, will things return to normal in Romania.



    The same opinion is shared by the leader of the Peoples Movement Party, Traian Băsescu:



    Traian Băsescu: “The Social Democratic Party and the Alliance of Liberals and Democrats have proved they are unable to govern. Which is why this parliamentary majority actually belongs in the Opposition.


    (translated by: Ana-Maria Popescu)

  • Commission parlementaire d’enquête sur le scrutin présidentiel de 2009

    Commission parlementaire d’enquête sur le scrutin présidentiel de 2009

    La série d’auditions devant la commission parlementaire d’enquête sur le scrutin présidentiel de 2009 commencera lundi. Les membres de ladite commission doivent entendre le journaliste et consultant politique Dan Andronic, celui qui a lancé dans l’espace public les propos ayant amené le Parquet et le Parlement à déclencher leurs propres investigations. Aux dires de M. Andronic, plusieurs personnes à la tête d’institutions importantes de l’Etat, telles la chef de la Direction Nationale Anticorruption, Laura Codruta Kovesi, à l’époque procureur général, l’ex chef du Service Roumain de renseignement, George Maior et son premier adjoint, Florian Coldea s’étaient réunies au domicile d’un autre leader politique dans la soirée du deuxième tour du scrutin présidentiel. Celui-ci avait été remporté d’une manière surprenante par Traian Basescu à un écart infime face à son adversaire, Mircea Geoana, qui était à l’époque président du Parti social-démocrate.

    Dan Andronic a laissé entendre que les participants à cette réunion auraient coordonné une ample opération visant à influencer le résultat du vote au profit de M Basescu. A part Dan Andronic, les élus devraient entendre les responsables de l’Autorité électorale permanente de l’époque, Mircea Geoana et les principaux coordonnateurs de sa campagne, ainsi que les personnes qui en 2009 occupaient des fonctions de direction au sein du Ministère de l’Intérieur et du Service de télécommunications spéciales.

    Bref, toutes les personnes impliquées dans les événements de 2009 se présenteront devant la commission parlementaire, a précisé le président de celle-ci, le sénateur social-démocrate Mihai Fifor. « Mes collègues ont jugé qu’il était tout à fait normal de commencer par auditionner ceux qui ont saisi des irrégularités dans le déroulement du scrutin présidentiel. A aucun moment nous n’avons souhaité donner l’impression de dérouler une activité politique dans le cadre de la commission. Nous essayons d’être objectifs. M Traian Basescu sera sans aucun doute invité à répondre à des questions, tout comme tout ceux que l’on a vus à l’époque à la télé. Nous essayons d’être objectifs pour que l’activité de la commission soit correcte et dépourvue de toute intention de vengeance. »

    Selon le nouveau règlement, toutes les personnes convoquées, quelle qu’en soit la fonction, sont tenues de se présenter aux auditions. De l’avis de ceux qui ont exprimé des réserves quant à l’utilité de cette enquête parlementaire, considérée comme faisant double emploi avec celle menée par le Parquet, l’objectif non – déclaré de cette démarche serait l’audition de la cheffe de la Direction nationale anti-corruption, Laura Codruţa Koveşi, très impopulaire parmi les sociaux – démocrates. Le deuxième tour du scrutin présidentiel de 2009 avait éveillé de fortes suspicions, alimentées par le très faible écart de voix entre les deux candidats, par le grand nombre de bureaux de vote spéciaux où la présence aux urnes avait été massive et les informations concernant la manière douteuse dont le vote s’était déroulé dans certains bureaux de vote ouverts à l’étranger. Les procureurs ont démarré des poursuites pénales contre X, pour abus de fonctions et falsification de documents électoraux.

  • 04.01.2017 (mise à jour)

    04.01.2017 (mise à jour)

    Politique — Le Parlement de Bucarest a donné son vote de confiance à l’équipe du premier ministre désigné, le social-démocrate Sorin Grindeanu, et à son programme de gouvernement. Les 26 ministres, proposés par la coalition PSD-ALDE, avaient été antérieurement auditionnés par les Commissions parlementaires. 296 élus ont voté en faveur de, et 133 contre l’investiture du Cabinet. Après le vote au Parlement, les membres du nouveau Cabinet ont prêté serment devant le président Klaus Iohannis. La sociale-démocrate Sevil Shhaideh, dont la nomination à la tête du gouvernement avait été rejetée par le président Klaus Iohannis, a été proposée aux fonctions de vice-premier ministre et ministre du développement régional, de l’administration publique et des fonds européens. Par ailleurs, les ministères de l’Economie, de l’Education, de la Santé, de la Justice, des Transports et de l’Intérieur seront gérés par des représentants du PSD. Des membres de l’ALDE seront titulaires des ministères des Affaires Etrangères, de la Relation avec le Parlement, de l’Energie et de l’Environnement. Le co-président de l’Alliance des libéraux et des démocrates, Daniel Constantin est proposé aux fonctions de vice-premier ministre et ministre de l’environnement.



    Météo — Dans les prochaines 24h, le temps continue à se refroidir en Roumanie. La neige sera signalée par endroits dans l’ouest, le nord et le centre du pays, ainsi qu’en montagne. Jeudi après-midi, le thermomètre affichera des températures entre moins 3 et 6°.

  • Radiographie du vote au législatives roumaines

    Radiographie du vote au législatives roumaines

    Deux enseignements essentiels se dégagent des élections parlementaires de dimanche — d’une part, le Parti social-démocrate, de gauche, reste la formation politique préférée, et de loin, par les Roumains ; d’autre part, ce parti a élargi son influence à des zones géographiques et à des catégories sociales auxquelles il n’avait pas eu accès jusqu’à présent. Les sociaux-démocrates se sont ainsi imposés avec 45% des suffrages, raflant 34 des 41 départements ainsi que Bucarest.



    La carte de la Roumanie a désormais la couleur rouge, à l’exception de 7 départements se trouvant en Transylvanie. C’est là que le Parti national libéral — avec un score national de 20% – a décroché les comtés de Cluj, Alba et Sibiu, tandis que l’Union démocratique des Magyars de Roumanie — avec un résultat général de 6% – s’est adjugée Harghita, Covasna, Mures et Satu-Mare, ses fiefs traditionnels, départements à forte population de souche hongroise.



    Le scrutin de dimanche a, par ailleurs, révélé des changements importants dans le profil sociologique des votants du PSD. Selon l’Institut roumain d’évaluation et stratégies, la nouveauté la plus saisissante est que la formation a réussi à mobiliser aussi bien l’électorat urbain que celui avec des études universitaires, dans les conditions où elle était, jusqu’à présent, confortablement installée en milieu rural, avec un bassin stable d’électeurs aux études primaires et secondaires. Or, la moitié des électeurs citadins ont désormais mis le tampon sur les listes du PSD.



    Celui-ci a également capté l’attention de davantage de jeunes, ce qui le place à égalité avec le PNL pour ce qui est du nombre de votants âgés de 25 à 34 ans, selon IRES. Toutefois, les libéraux ont une légère avance du côté des étudiants, qui les ont votés à hauteur de 31%, contre 28% pour le PSD et 18% pour l’Union Sauvez la Roumanie, la troisième force politique du pays désormais, formation issue de la société civile, pour la première fois dans une confrontation électorale nationale. Les personnes âgées de plus de 64 ans ont voté massivement à gauche, avec le PSD — à savoir à 60%.



    Pour ce qui est de la diaspora, c’est la République de Moldova qui donne le plus grand nombre de voix, plus de 30 mille. Sur ce montant, plus de la moitié est allée au Parti du Mouvement populaire, de droite, parti de l’ex-chef de l’Etat, Traian Basescu. Les communautés les plus nombreuses de Roumains, en Italie et en Espagne, ont préféré notamment le PNL, tandis que l’USR domine les suffrages des Roumains du Royaume-Uni, d’Allemagne, de France, de Russie et de Chine.



    Néanmoins, juste quelque 106 mille des quelque 4 millions de Roumains à droit de vote résidant à l’étranger ont exprimé leurs choix politiques. Une présence en berne confirmée aussi dans le pays — juste 39,49% des Roumains se sont déplacés dimanche aux urnes, soit le deuxième taux le plus bas depuis la chute du communisme. Des chiffres qui devraient être attentivement considérés par les acteurs politiques roumains. (trad. : Andrei Popov)

  • 12.11.2016

    12.11.2016

    Elections – Le Parti social-démocrate est le vainqueur haut la main des élections législatives de dimanche, en Roumanie, après le décompte de la quasi-totalité des suffrages. Les sociaux-démocrates ont ainsi décroché de 45,5% des voix. Ils sont suivis à grande distance par le Parti national libéral — 20%, la très jeune formation l’Union Sauvez la Roumanie — près de 8%, l’Union démocratique des Magyars de Roumanie — près de 7%, l’Alliance des libéraux et des démocrates — plus de 5,5-6% et le Parti du Mouvement populaire — 5,2-5,3%.



    Réagissant aux résultats, le leader social-démocrate Liviu Dragnea a précisé qu’il inviterait l’Alliance des libéraux et des démocrates pour former une majorité parlementaire , mais qu’il excluait une éventuelle collaboration avec les libéraux, l’Union Sauvez la Roumanie ou le Mouvement Populaire. Il a toutefois laissé entendre que sa formation pourrait coopérer avec l’UDMR. Selon Liviu Dragnea, le vote de dimanche met en lumière le choix clair des Roumains pour la hausse de l’économie, pour de meilleurs salaires, des taxes et des impôts plus bas, pour des emplois mieux payés pour les jeunes et pour une classe moyenne renforcée, pour raviver le village roumain et pour « nous pouvoir nourrir de ce que produisent nos terres ». « Le vote de dimanche montre que les Roumains veulent se sentir chez eux dans leur pays et je veux que la Roumanie soit une maison accueillante pour tous les Roumains », a encore déclaré Liviu Dragnea.



    La présence aux urnes a été de 39,49%, soit inférieure à celle des élections parlementaires de 2012. Juste quelque 106 mille des quelques 4 millions de Roumains à droit de vote de la diaspora ont choisi d’exprimer leur choix électoral, à l’étranger.

  • 19.11.2016

    19.11.2016

    Vote – Le
    ministère des AE de Bucarest a lancé « Le guide de l’électeur roumain de
    l’étranger », destiné aux Roumains de la diaspora dans la perspective des
    élections parlementaires du 11 décembre prochain. Le document comporte des
    informations visant les catégories des personnes qui peuvent voter à
    l’étranger, les modalités d’exercer son droit de vote, le programme du vote,
    les papiers d’identité nécessaires pour pouvoir voter, ainsi que des
    instructions visant le vote par correspondance. Le 11 décembre, les Roumains de
    l’étranger auront à leur disposition 417 bureaux de vote, soit 111 de plus par
    rapport au scrutin parlementaire de 2012 et 123 de plus par rapport aux
    élections présidentielles de 2014. Rappelons-le, il y a deux ans, en raison
    d’une mauvaise organisation des bureaux de vote, les milliers de Roumains de la
    diaspora n’ont pas pu exercer leur droit de vote.

    Enquête – Près
    de 60% des Roumains affirment avoir une situation financière moyenne,
    c’est-à-dire avoir suffisamment d’argent uniquement pour couvrir le nécessaire
    quotidien, constate une récente étude. Plus de 15% des personnes questionnées
    affirment épuiser leur salaire avant la fin du mois, l’argent ne leur étant pas
    suffisant pour couvrir le strict nécessaire. En même temps, 58% des
    participants à l’enquête déclarent avoir suffisamment d’argent pour le strict
    nécessaire, mais qu’ils ont difficulté à couvrir certaines dépenses
    importantes. Par ailleurs, 18% des sujets peuvent tout se permettre,
    réussissant à gérer même les dépenses imprévues sans avoir de problèmes majeurs.
    Enfin, seuls 8% des Roumains qui ont répondu à l’enquête ont affirmé pouvoir
    non seulement se permettre tout mais aussi pouvoir faire des économies.
    Rappelons-le, le salaire minimum en Roumanie est un des plus bas en Europe, à
    savoir l’équivalent de 280 euros par mois.

    Gaudeamus – Le
    Salon international du Livre Gaudeamus, organisé par Radio Roumanie, se
    poursuit à Bucarest. Parmi les dizaines d’activités culturelles prévues ce
    samedi figure la finale d’un concours national censé stimuler la lecture dans
    les rangs des lycéens, une compétition créée en 2002 par la radiodiffusion
    roumaine. La Chine est l’invité d’honneur de l’édition de cette année. Au total
    plus de 850 événements – rencontres avec des écrivains, lancements de livres,
    débats, récitals et ateliers – figurent au programme de la foire Gaudeamus.
    Elle fermera ses portes dimanche. Notons que Radio Roumanie est la seule radio
    publique au monde à avoir initié et développé un programme d’une telle
    envergure censé soutenir la culture écrite.

    Alpinisme – La
    jeune alpiniste Alexandra Marcu, connue pour avoir escaladé les plus hauts
    volcans du monde, a été déclarée « Ambassadrice du tourisme roumain
    » suit à une proposition de la Fédération des Patronats du domaine. En
    janvier 2015, à 17 ans seulement, Alexandra Marcu a réussi à gagner le
    sommet du plus haut volcan au monde, Ojos del Salado (6.893 m), devenant ainsi
    la 3e femme au monde à escalader avec succès ce volcan du Chili.
    Elle est aussi le plus jeune alpiniste européen à escalader le volcan de Pico
    de Orizaba (Mexique) et le plus jeune Roumain à escalader le massif de Kazbek,
    en Géorgie.

    Météo – Il
    fait beau ce samedi en Roumanie. Les températures maximales sont à la hausse et
    iront de 7 à 18 degrés. En raison du brouillard, ce matin un grave accident
    routier s’est produit non loin de Bucarest, la capitale, faisant 3 morts et 15
    blessés. Toujours en raison du brouillard, plusieurs courses d’avion opérées
    depuis l’aéroport international de Cluj Napoca (centre) ont eu des retards.
    Entre temps, le brouillard s’est levé et nous avons une belle journée
    ensoleillée à Bucaret, avec 10 degrés à midi.

  • La semaine du 17 au 22 octobre 2016

    La semaine du 17 au 22 octobre 2016

    Le président de la Roumanie participe au Conseil européen de Bruxelles

    Les citoyens roumains n’auront plus besoin de visas pour se rendre au Canada, a fait savoir le président Klaus Iohannis, qui a participé au Conseil européen de Bruxelles. Après des négociations intenses, Bucarest et Ottawa ont convenu que les ressortissants roumains ayant déjà voyagé au Canada n’auraient plus besoin de visas à commencer de mai 2017 ; les visas canadiens seront supprimés pour l’ensemble des ressortissants roumains à partir du 1er décembre 2017. La Roumanie et la Bulgarie étaient les seuls Etats membres de l’UE dont les citoyens avaient toujours besoin d’un visa pour se rendre au Canada ; les deux pays conditionnaient la signature de l’accord commercial entre l’UE et le Canada par la suppression des visas. Bucarest renonce donc à s’opposer à cet accord. Par ailleurs, le président Klaus Iohannis a déclaré, également à Bruxelles, que la Roumanie s’impliquerait à fond dans la négociation du statut des immigrants du Royaume Uni, dans le cadre des pourparlers pour le Brexit.

    Le chef de l’Etat roumain s’est entretenu jeudi avec la première ministre britannique, Theresa May, et a constaté le souhait partagé que les négociations soient justes. Le président Klaus Iohannis : Nous ne voulons pas que les ressortissants roumains vivant en Grande Bretagne subissent des pressions inutiles. J’ai trouvé beaucoup de bienveillance, madame la première ministre m’a assuré qu’elle s’impliquerait personnellement pour que de tels incidents ne se produisent ni avant ni après le Brexit. »

    La motion simple « Le mensonge peut aussi tuer »

    Le premier ministre Dacian Ciolos a pris acte de la motion simple contre la ministre de la justice, Raluca Pruna, votée cette semaine au Parlement de Bucarest, mais il considère que la ministre doit conserver ses fonctions. Le porte-parole du gouvernement, Liviu Iolu, a expliqué que les élus n’avaient pas eu d’objections concernant le mandat ministériel, mais seulement certaines déclarations publiques de Raluca Prună. Dans cette motion simple, intitulée « Le mensonge peut aussi tuer », les députés du Parti social-démocrate demandaient la démission de la ministre de la Justice en raison de plusieurs déclarations faites, le 6 octobre, à une réunion du Conseil supérieur de la magistrature.

    La responsable roumaine y avait avoué avoir menti à la Cour européenne des droits de l’homme au sujet des fonds alloués aux prisons roumaines. Avant le vote au parlement, Raluca Prună s’est adressée aux élus : « Il faudrait construire un consensus politique et social sur des sujets stratégiques, qui couvrent plusieurs cycles gouvernementaux. Le temps est peut-être venu de mieux regarder autour de nous et d’accepter le fait qu’un nombre croissant de citoyens savent très bien le genre de pays qu’ils souhaitent avoir et qu’ils regardent d’un œil critique nos actions. Une justice indépendante ne peut pas être une justice sous-financée, à l’infrastructure précaire, suffoquée par des demandes en tous genres et avec une telle charge de travail, comme c’est le cas en Roumanie. »

    Controverses autour de la conversion des crédits en francs suisses

    Nombre de Roumains qui avaient contracté des prêts en francs suisses pendant le boom économique de la seconde moitié des années 2000 ont vu leurs mensualités doubler en janvier 2015, après le passage au franc fort. Par conséquent, mardi, la Chambre des députés, en tant que chambre décisionnelle, a adopté à l’unanimité la loi de la conversion en devise nationale de tous les prêts en francs suisses, au taux de change du moment de l’octroi du crédit. Au début, ce projet de loi était censé avoir un impact social majeur, puisqu’il concernait exclusivement les personnes aux revenus modestes, qui ne pouvaient plus rembourser leurs mensualités. Par la suite, le seuil d’endettement du bénéficiaire d’au moins 50%, la limite maximale de 250 mille francs suisses et d’autres éléments importants ont été éliminés du texte. Dans sa nouvelle version, cette loi sert aussi aux personnes ayant emprunté d’importantes sommes d’argent et qui ont les moyens de rembourser leurs prêts.

    Les représentants des partis politiques affirment que cette loi est censée réparer une injustice et que les banques devraient revoir leur attitude à l’égard de leurs clients. Pour la Banque centrale de Roumanie, la loi votée mardi par les députés serait discriminatoire, puisqu’elle favorise les quelques 50 mille Roumains qui remboursent des crédits en francs suisses. L’acte normatif pourrait aussi constituer un précédent dangereux, car les Roumains, beaucoup plus nombreux, ayant contracté des prêts en euros pourraient eux-aussi demander des mesures similaires, ce qui mettrait le système bancaire roumain devant des risques majeurs.

    Aux yeux du gouverneur de la Banque centrale roumaine, Mugur Isarescu, le principal risque de l’adoption de lois similaires, c’est de rendre superflue la discipline contractuelle. Afin d’entrer en vigueur, la loi de la conversion des crédits en francs suisses doit être aussi promulguée par le président Klaus Iohannis.

    La surveillance vidéo du dépouillement des bulletins de vote

    Les préparatifs en vue du scrutin législatif du 11 décembre battent leur plein en Roumanie. Lundi, un projet de décision gouvernementale, publié sur le site du Ministère de l’Intérieur, stipule que la dernière partie du processus de vote sera filmé. Les enregistrements seront mis à la disposition du Service de télécommunications spéciales, qui les gardera trois jours, avant de les détruire. Ce sera pour la première fois que le dépouillement des bulletins de vote sera filmé, selon le modèle de l’examen de baccalauréat, afin d’éviter toute suspicion de fraude. Le ministre de l’Intérieur, Dragos Tudorache, a informé les préfets que l’objectif de cette mesure était de dérouler les élections les moins contestées de l’histoire de la Roumanie.

  • 20.09.2016 (mise à jour)

    20.09.2016 (mise à jour)

    ONU – Le premier sommet convoqué par lONU au sujet de la migration et organisé dans le cadre de son Assemblée Générale a débuté mardi à New York. La délégation roumaine est dirigée par le premier ministre roumain Dacian Ciolos, qui est accompagné par le chef de la diplomatie roumaine, Lazar Comanescu. Les leaders du monde présents au Sommet analysent les causes des flux migratoires et essayent de trouver des solutions pour lavenir. Les responsables roumains font aussi la promotion de la Roumanie pour un nouveau mandat de membre non-permanent du Conseil de Sécurité pendant la période 2020 – 2021. En marge de cette réunion, Dacian Ciolos devrait rencontrer aussi le secrétaire général de lONU, Ban Ki Moon et les présidents de la Finlande et de lEgypte.



    Justice — Le président roumain, Klaus Iohannis s’est déclaré profondément déçu par le vote du Sénat roumain, qui a rejeté la demande de la Direction nationale anticorruption de démarrer la poursuite pénale à l’encontre de l’ancien vice-premier ministre et ministre de l’intérieur Gabriel Oprea, accusé d’homicide involontaire. Rappelons-le, un motard de la police routière roumaine a perdu la vie l’année dernière dans un accident, alors qu’il faisait partie du cortège officiel du responsable roumain. Le déplacement aurait été privé et donc le dignitaire n’avait pas droit à un cortège officiel. Les politiciens qui bloquent l’acte judiciaire ne bénéficieront jamais du respect et de la confiance des citoyens, a affirmé la porte-parole du président roumain. Le chef de l’Etat affirme qu’une partie des sénateurs ont à nouveau prouvé qu’ils n’avaient pas compris le fait que la culpabilité d’une personne ne se décide pas par vote au plénum du Parlement, mais par un verdict donné par une Cour de Justice. Dans un Etat de droit, aucune personne ne doit se placer au dessus de la loi, précise encore le communiqué de l’administration présidentielle. A son tour, la Direction nationale anti-corruption précise que le rejet de la demande bloque l’enquête et met les procureurs dans l’impossibilité d’établir la responsabilité pénale.



    Santé — Les syndicalistes de la santé ont organisé mardi des protestations devant le Ministère de l’Emploi de Bucarest, qui s’inscrivent dans la série d’actions engendrées par des mécontentements salariaux. Les syndicalistes demandent entre autres, la majoration des revenus de leurs collègues du domaine de la protection sociale. A l’occasion des précédentes négociations, les autorités ont précisé qu’afin de résoudre les doléances des syndicalistes de la Santé, il faut promulguer une loi unitaire des salaires, alors que les débats à ce sujet devraient commencer cette semaine.



    Projet — Une commission chargée d’élaborer “Le projet de pays” a été créée à Bucarest, a fait savoir, mardi, l’Administration présidentielle. Elle sera composée de 23 personnes — dix membres indépendants, un représentant du gouvernement et deux représentants de chaque parti parlementaire. La commission devrait se réunir prochainement pour une première séance, dirigée par le chef de l’Etat, Klaus Iohannis. “ Le projet de pays” présente l’image de la Roumanie sur le moyen et le long terme, compte tenu de son statut de membre de l’UE, ainsi que du Partenariat stratégique avec les Etats — Unis, précise l’Administration présidentielle.



    Assurances — L’Autorité de surveillance financière de Roumanie a fait savoir que, 30 jours après l’entrée en vigueur du décret d’urgence, elle fixerait les tarifs maxima pour les sociétés qui délivrent des assurances de responsabilité civile. La semaine dernière, le gouvernement de Bucarest a adopté un décret d’urgence prévoyant de geler les prix de ces assurances. Selon les syndicats des transporteurs, qui ont récemment organisé d’amples protestations à travers le pays, y compris dans la capitale, ces tarifs devraient baisser trois fois.



    Tennis — La joueuse roumaine de tennis Irina Begu (23e au classement WTA) s’est qualifiée mardi dans les huitièmes de finale du tournoi de Séoul, en Corée du Sud. Principale favorite et détentrice du trophée de la compétition, Begu a vaincu la Sud-coréenne Su Jeog Hang (171e au classement WTA), sur le score de 2 à 0 et doit rencontrer jeudi la Slovaque Jana Cepelova. Jeudi encore, dans les huitièmes de finale, les Roumaines Monica Niculescu (55e WTA) et Patricia Tig (135e WTA) affronteront Anna Karolina Schmiedlova (Slovaquie) et respectivement Kirsten Flipkens (Belgique). Monica Niculescu et Irina Begu pourraient s’affronter dans les quarts de finale de la compétition.