Category: Le plat du jour

  • Les pommes de terre nouvelles

    Les pommes de terre nouvelles

    Rappelons-le, les pommes de terre nouvelles sont des pommes de terre récoltées 90 jours après leur plantation et donc avant leur complète maturité. De petit calibre, elles présentent une chair douce, légèrement sucrée et développent un petit goût de noisette une fois cuites. Dans la cuisine roumaine, les pommes de terre nouvelles s’associent traditionnellement à l’aneth frais et à l’ail nouveau, mais il y toute sorte de recettes et de combinaisons à explorer, vu qu’au printemps, toute une variété d’herbes et de légumes frais apparaissent.

    Si les pommes de terre sont de petit calibre, on les lave soigneusement et on les laisse telles quelles, avec leur peau. Si elles sont plus grandes et leur peau est un peu plus épaisse, on peut les éplucher avec la partie abrasive d’une éponge à vaisselle par exemple, avant de les couper en moitiés. Mettez-les dans une casserole et recouvrez-les d’eau salée. Faites-les bouillir pendant une dizaine de minutes, en faisant attention qu’elles ne se désintègrent pas. Retirer la casserole du feu et laisser les pommes de terre reposer dans une passoire pour qu’elles sèchent un peu. Prenez une poêle antiadhésive et faites-les dorer dans de l’huile de tournesol.

    Lorsqu’elles sont presque cuites, mettez-les dans un bol, salez et ajoutez de l’ail vert et de l’aneth finement hachés. Voici donc la recette classique, mais comme je viens de le dire, vous pouvez choisir d’autres variantes. Par exemple, le site culinaire Jamilacuisine nous propose de les cuire au four avec du romarin. Coupées en moitiés, salées et huilées avec de l’huile d’olive, les pommes de terre nouvelles, on peut les mettre au four à 170 degrés jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. N’oubliez pas d’ajouter du romarin finement haché. A la fin vous pouvez les mélanger au persil frais finement haché et à l’ail écrasé. Pour sa part, Adi Hadean, le propriétaire d’un site culinaire renommé et très suivi en Roumanie, nous suggère un mélange inédit de pommes de terre nouvelles et d’oseille. Faites bouillir les pommes de terre dans de l’eau salée. Entre temps, préparez un mélange de feuilles d’oseille, de ciboulette, d’ail nouveau et de persil. N’oubliez pas de retirer la nervure principale de la feuille d’oseille. Une fois bouillies, les pommes de terre, il faut les faire dorer dans un peu d’huile dans une poêle.

    Quant elles ont pris une belle couleur, ajoutez les feuilles d’oseille, le persil, la ciboulette et l’ail vert hachés et mélangez rigoureusement avant de couper le feu et de servir, arrosées d’un bon huile d’olives. Voici donc un comprimé du printemps dans une assiette.

  • L’alose en papillote

    L’alose en papillote

    L’alose de la Mer Noire est en fait une espèce de poisson migrateur de la même famille que le hareng et la sardine qui vit en Mer Noire. Le printemps ces poissons montent sur le Danube pour se reproduire et arrivent à parcourir jusqu’à 500 km en amont du fleuve.

    C’est le moment attendu par les pêcheurs qui cherchent à capturer ce poisson saisonnier, qui pèse entre 200 et 600 grammes, et dont la longueur à maturité ne dépasse pas les 30 centimètres. Pourtant sachez que de l’avis des spécialistes, le gout de l’alose change selon l’endroit d’où elle est pêchée. L’alose capturée en Roumanie serait plus savoureuse que celle pêchée en République Tchèque par exemple, puisqu’au long de son voyage en amont du fleuve, elle perd en graisses et en sel. On parle déjà d’un poisson différent.

    L’apparition de l’alose dans les poissonneries de Roumanie est synonyme avec l’arrivée du beau temps et annonce en quelque sorte les vacances d’été. C’est pourquoi façon la plus commune de préparer l’alose de la mer Noire est directement sur le grill à charbon, dans le jardin sous un beau soleil de fin de printemps, début d’été. Pourtant, sachez qu’en raison de la quantité de graisses qu’elle contient, la préparation de l’alose sur des braises peut s’avérer assez difficile. En essayant de la tourner pour la faire griller sur l’autre côté, vous risquez de fissurer la peau et de le casser en fait. En même temps, les graisses pourraient de s’écouler sur les braises, en les allumant. Vous risquez donc de brûler les poissons et de les compromettre vu que leur taille est assez réduite. Donc pour une manipulation plus facile, à mon sens il vaut mieux choisir la technique de cuisson en papillote.

    Le mieux serait d’acheter les aloses d’avance, à la veille du repas, les nettoyer, les laver et les saler. Laissez-les reposer dans le frigo. Le lendemain, mettez à l’intérieur de chaque poisson des rondelles de citrons, des gousses d’ail écrasées et du romarin. Huilez un peu les poissons avant de les Saler et poivrer et les mettre dans une feuille de papier de cuisson. Roulez le papier à plusieurs reprises autour de chaque poisson, avant de poser ces paquets sur le grill à charbon, à une température moyenne, voire douce. Tournez les aloses à plusieurs reprises sur les deux côtés jusqu’à ce que la couleur du papier change un peu. Ne vous alarmez pas si le papier de cuisson commence à noircir ici et là sur les coins.

    Après une vingtaine de minutes, une demi-heure, vous pouvez retirer les poissons du barbecue, mais sachez que le temps de cuisson peut varier énormément en fonction de l’intensité du feu et des caractéristiques du grill. Servez l’alose parsemée de persil finement haché et arrosée de jus de citron. Comme accompagnement prévoyez des pommes de terre cuites à l’eau et une bonne salade de verdures (laitue, radis, ciboulette, concombre). N’oubliez pas non plus un vin blanc jeune et frais.

  • Cookies aux flocons d’avoine et à la banane

    Cookies aux flocons d’avoine et à la banane

    Madame, Monsieur, me voilà à nouveau infiltrée dans la cuisine du chef Alex pour vous inviter à goûter à mes cookies aux flocons d’avoine et à la banane. Une recette qui tombe à point en cette période de confinement, lorsque faute d’activités physiques, beaucoup risquent de perdre leur ligne. Et comme je fais moi-même partie de cette catégorie, j’ai cherché à privilégier les recettes peu caloriques. C’est ainsi que je suis tombée sur ces cookies très light, puisque le sucre ne figure pas parmi les ingrédients.

    Pour ma petite recette d’aujourd’hui, il vous faut :

    – deux ou trois bananes bien mûres

    – une cuillerée de beurre- le jus et le zeste râpé d’une orange

    – une poignée d’amandes et de noix grillées et concassées

    – une poignée de raisins secs- deux tasses de flocons d’avoine

    – une demi-cuillerée de levure

    Et oui, comme vous pouvez le remarquer, pas de sucre. Les bananes et les fruits secs sont suffisamment sucrés et vous allez voir, le résultat obtenu sera apprécié par les petits comme par les grands. D’ailleurs, ce serait même une idée de proposer aux enfants de vous aider. C’est une recette très facile à faire ; comme ustensiles de cuisine, il vous faut juste un saladier et une cuillère, donc pas de danger pour eux ! Pratiquement, on va mélanger tous les ingrédients. Allez, c’est parti !Ecraser les bananes, les réduire en purée, y ajouter le beurre fondu, le jus et le zeste de l’orange, les amandes, les noix, les raisins secs, la levure et puis commencer à y verser progressivement les flocons d’avoine jusqu’à ce que le mélange obtenu vous permette d’en faire des boules. Disposer les boules obtenues sur une plaque recouverte de papier cuisson, en les espaçant. Les aplatir ensuite à l’aide d’une fourchette.

    Faire cuire dans le four préchauffé à 180° C pendant un petit quart d’heure. Les cookies sont prêts quand ils deviennent légèrement dorés. Les laissez refroidir complètement avant de les déguster. Ils sont très bons accompagnés d’un verre de lait, de thé et même d’une bonne tasse de café, le matin. Et ils ne font pas grossir ! Je sais que je l’ai déjà dit, mais un tel aspect vaut le coup d’être dit et redit, n’est-ce pas ?

  • Escalope panée de dinde au chou

    Escalope panée de dinde au chou

    La cuisine roumaine est connue par le fait qu’elle contient de nombreuses influences régionales, en provenance de régions et de cultures différentes, qui se combinent pour réaliser des plats inédits. Rien qu’un exemple : les fameuses sarmale, le plat roumain le plus connu qui consiste en rouleaux de feuilles de choux farcies de viande et de riz. Elles sont un résultat de l’influence ottomane – en témoigne aussi l’étymologie – mais en Roumanie sont réalisées avec des feuilles de choucroute et de la viande de porc, une influence saxonne et recouvertes d’un type de crème fraiche aux origines slavonnes. D’ailleurs, le chou et la choucroute se mélangent dans nombre de plats traditionnels roumains.

    Aujourd’hui je vous propose de découvrir une de ces associations typiques : l’escalope viennoise au chou. Nous commençons par la recette de l’accompagnement : le chou. Il vous faut un chou en saumure et un demi – chou frais. Evidemment, les proportions peuvent varier, selon vos préférences. Il vous faut aussi un gros oignon et une carotte, de l’aneth frais et quelques lardons fumés, quelque 200 grammes environ. Enfin il vous faut du coulis de tomates, deux canettes ou du jus de tomates, disons un litre. Commencez par hacher le chou et la choucroute. Coupez finement l’oignon et la carotte.

    Faites les dorer dans de l’huile et ajoutez les lardons. Puis, petit à petit ajoutez dans la casserole le chou ou la choucroute, tout en mélangeant rigoureusement. Ensuite versez le jus de tomates et laissez mijoter à feu doux pendant plusieurs heures, disons deux. Comme condiments, vous pouvez utiliser les graines de poivre et les feuilles de laurier, saler uniquement si besoin est puisque la choucroute est déjà salée. A la fin mettez de l’aneth finement haché.

    Passons maintenant à l’escalope. J’ai choisi un blanc de dinde. Vous avez besoin de plusieurs œufs, de farine et de chapelure. Coupez la viande en tranches longues et assez fines, d’un centimètre d’épaisseur environ. Passez ensuite chaque escalope par de la farine et puis trempez-là dans les œufs battus, avant de la faire passer par de la chapelure.

    Faites frire dans un bain d’huile à feu moyen, jusqu’à ce que les escalopes soient bien dorées. Enfin mettez dans l’assiette le chou, l’escalope pannée, une cuillerée de crème fraîche. J’ai choisi de mettre aussi un cornichon saumuré, car la quantité de chou frais dépassait de loin celle de choucroute. Enfin, j’ai prévu aussi un piment en saumure et évidemment un gros pichet de bière. Bon appétit !

  • Carassin frit

    Carassin frit

    La recette d’aujourd’hui a une histoire à part qui commence par un épisode de vie citadine assez commun à Bucarest et dans d’autres villes roumaines, surtout du sud du pays, à proximité du Danube, ou de lacs d’eau douce. Près des marchés aux fruits et légumes, on peut croiser des vendeurs ambulants de poisson. Dans leurs paniers en plastique on peut trouver des espèces de poissons communs et qui abondent au cours de la saison respective : alose de la mer Noire au printemps carassin en hiver ou bien gobie de la mer Noire en été. Moi-même, en marchant un jour vers la station de métro, j’ai trouvé un monsieur avec dans son panier un tas de carassins frais. Un bout de carton planté entre les poissons qui affichait le prix : 10 lei le kilo, soit un peu plus de 2 euros. L’offre était imbattable, donc j’ai fini par acheter plusieurs carassins.

    La meilleure façon de les préparer est de les faire frire dans de l’huile – d’ailleurs la façon la plus répandue. Une fois les poissons écaillés, évidés et nettoyés des branchies, il faut les saler et les poser sur des torchons de cuisine en papier afin de les sécher un peu. Prévoyez de faire plusieurs coupures superficielles sur les côtés de chaque poisson afin de créer des lamelles. Grâce à cette technique, lors de la cuisson, on fait fondre les petites arêtes. Le poisson est par conséquent plus facile à manger, puisqu’une des caractéristiques du carassin est le fait qu’il a beaucoup de petites arêtes. Faites chauffer de l’huile de tournesol dans un wok ou dans une poêle – une friteuse peut également être utile. Saupoudrez chaque poisson de farine et plongez-le dans l’huile. Faites-le cuire sur les deux côtés jusqu’à ce qu’il soit bien doré. Retirez-le du bain d’huile et posez-le sur du papier absorbant.

    C’est le moment de préparer l’accompagnement traditionnel du poisson frit, à savoir la polenta. Versez donc de la semoule de maïs en pluie dans de l’eau salée en ébullition et remuez énergiquement avec un fouet. Après une vingtaine de minutes, votre polenta est bien prête à renverser sur un plateau – ou moins, si vous la préférez plus molle. Le poisson frit à la roumaine doit absolument être accompagné d’une sauce à l’ail frais. La recette la plus basique prévoit de mélanger de l’ail écrasé, du sel et un peu d’eau. Mais à cette occasion j’ai décidé d’aller un peu plus loin et d’utiliser des poivrons grillés.

    Donc, faites griller des poivrons rouges au four ou bien sur un grill en fonte. Posez-les dans un bol, saupoudrez de sel et laissez reposer pendant une bonne quinzaine de minutes avant de les éplucher et d’enlever les pépins. Mettez dans le bol d’un mixeur la chair de poivron, quelques gousses d’ail écrasé et de l’huile d’olive. Mixez les ingrédients à l’aide d’un mixeur vertical, salez et poivrez et ajoutez du persil haché. Vous obtiendrez ainsi une crème délicieuse. Vous pouvez compléter ce plat avec quelques cornichons saumurés. Prévoyez aussi un vin blanc léger des régions du sud de la Roumanie. Bon appétit !

  • Le friand à la choucroute

    Le friand à la choucroute

    Aujourd’hui je vous propose de parler choucroute. Cette façon de préserver le chou imaginée par les chinois est arrivée en Europe pour se rependre dans la cuisine traditionnelle de nombre de pays. Dans la cuisine roumaine la choucroute est très importante : on y prépare les fameuses sarmale, soit feuilles de choucroute farcies de viande de porc et de riz que l’on prépare à l’occasion de toute fête, presque tout le long de l’année. Puis la saumure de choucroute est utilisée comme condiment pour donner un gout aigre aux soupes. On l’utilise dans toute sorte de ragouts avec ou sans viande, ou bien avec des saucisses et même avec des nouilles – une recette transylvaine.

    Mais en Moldavie et aussi en Transylvanie, on prépare des friands farcis de choucroute, cuits au four où bien en bain d’huile. Pour la pâte, il vous faut un demi kilo de farine, 7 grammes de levure sèche, une petite cuillerée de sucre, 300 ml d’eau chaude et 30 ml d’huile. Pour la farce il vous faut un chou en saumure, un gros oignon, une cuillerée de thym séché, une autre cuillerée d’aneth séché, une cuillerée de paprika fumé et d’un peu de poivre du moulin. Commencez par préparer la pâte. Faites chauffer l’eau et versez quelques gouttes sur la levure mélangée au sucre, que l’on a posé préalablement sur la farine dans un bol assez grand. La farine, il vaut mieux la faire passer par une passoire fine préalablement, afin de l’aérer.

    Mélangez rigoureusement afin de liquéfier la levure et le sucre et laissez ce mélange reposer pour un quart d’heure pour que la levure s’active. Puis versez l’eau chaude d’une manière alternative avec quelques 50 ml d’huile de tournesol. Mettez un peu de sel et faites pétrir pour obtenir une pâte pas trop ferme, mais pas moelleuse non plus. Laisser la pâte lever pendant trois quarts d’heure environ. Entre temps, il faut préparer la farce. Donc coupez en julienne la choucroute et laissez-là dans de l’eau tiède pour la dessaler.

    Coupez l’oignon et faites le dorer dans de l’huile, puis ajoutez la choucroute bien séchée jusqu’à ce qu’elle soit bien cuite, avant de mettre au frais, dans le frigo. Lorsque la pâte a doublé son volume, formez un rouleau et coupez des rondelles que vous devez ensuite modeler dans des disques à l’intérieur desquelles vous devez mettre une ou deux cuillerées de farce. Roulez ensuite, ou bien formez des carreaux, avec la choucroute à l’intérieur et laissez reposer pendant une autre dizaine de minutes.

    Vous pouvez soit les frire dans un bain d’huile, soit les enfourner à température moyenne. Avant de les sortir définitivement du four, vous devez les huiler pour les donner une belle couleur dorée. Bon appétit !

  • Le chocolat fait maison

    Le chocolat fait maison

    Le chocolat fait
    maison est un dessert qui a marqué l’enfance de générations entières de Roumains
    ayant vécu leur jeunesse à l’époque communiste. A l’époque, les mères de famille
    s’efforçaient à préparer toute sorte de plats et de spécialités culinaires afin
    de compenser la pénurie de produits alimentaires dans les magasins.

    Voilà
    pour l’histoire, passons maintenant à la recette. Côté ingrédients il vous faut
    450 grammes de sucre, 150 millilitres
    d’eau, 150 grammes de beurre à 80% matière grasse, 500 grammes de lait en
    poudre et 100 grammes de cacao. La première étape est la préparation d’un
    sirop, donc mettez dans une casserole le sucre et l’eau à bouillir jusqu’à ce
    que les bulles qui résultent sont plutôt grandes et leur mouvement est assez
    lent.

    Coupez le feu et faites fondre
    dans le sirop le beurre, coupé en cubes. Mélangez le lait en poudre au cacao,
    que vous avez préalablement passé par une passoire. Vous laissez reposer le
    mélange sirop – beurre jusqu’à ce que sa température arrive à environ 40 – 45
    degrés et vous ajoutez le mélange lait en poudre/cacao. N’attendez surtout pas
    que la température du sirop baisse trop car le mélange risque de se solidifier
    et il deviendra difficile à homogénéiser.

    Cette masse de chocolat fait maison et encore
    assez chaude, vous devez la poser dans un plateau beurré à l’avance ou sur du
    papier de cuisine. Vous pouvez également modeler des billes ou bien la mettre
    entre deux gaufres. Laissez reposer ensuite au frais, pas nécessairement au
    frigo, et ensuite coupez le chocolat fait maison en portions ou en différentes
    formes suivant votre propre imagination.

  • La salade dite de boeuf et les oeufs Mimosa

    La salade dite de boeuf et les oeufs Mimosa

    Madame, Monsieur, on ne saurait parler des fêtes de fin d’année, sans parler aussi des plats que les Roumains aiment bien préparer en cette période spéciale. Il y a bien évidemment les déjà célèbres sarmale ou encore le cozonac, mais sachez qu’à part ces incontournables du repas de Noël façon roumaine, d’autres plats font la joie de nos convives. Des plats faciles à faire et qu’on a décidé de vous faire goûter dans les minutes suivantes. Et nous allons commencer par une recette d’œufs Mimosa. Une recette facile à faire et qui fait toujours la joie des enfants. Ou du moins, de la mienne qui en raffole.

    Pour cela, on aura besoin d’une dizaine d’œufs, un peu de mayonnaise achetée ou faite maison (et je vais vous faire part de ma recette de mayo prête en deux minutes), d’une boîte de pâté ou d’un paquet de fromage aux herbes, comme par exemple un Boursin. Faire cuire les œufs 10 mn dans l’eau bouillante, puis les mettre dans l’eau froide pour arrêter la cuisson. Monter une mayonnaise avec 300 ml huile de tournesol, un œuf, une cuillerée à café de moutarde, une autre de jus de citron et une pincée de sel. Le tout, monté à l’aide d’un mixeur vertical qui tournera pendant deux minutes. Si le résultat est trop liquide, ne paniquez pas, il suffit de rajouter un œuf et de remonter la mayonnaise.

    Ecaler les œufs, les couper dans le sens de la longueur, puis séparer les blancs des jaunes, en préservant les jaunes. Dans une assiette creuse ou un bol, émietter les jaunes à la fourchette, les mélanger soit avec du pâté, soit avec du fromage, ajoutez un peu de mayo et un peu de persil haché menu, si cela vous plaît. Ensuite, remplir les demi-blancs de cette préparation, les disposer sur des feuilles de laitue, mettre sur chaque œuf un peu de mayo et une olive, ou encore un petit bout de cornichon ou de poivron, selon votre imagination, et servir frais.

    Et puisque d’habitude, il reste toujours de la mayonnaise après en avoir utilisé pour les œufs, je vais vous apprendre à préparer une véritable pièce de résistance de la table roumaine: la salade dite de bœuf, même si le plus souvent, on la prépare avec du blanc de poulet. La recette remonte au XIXème siècle et d’après les chroniqueurs, cette salade a des origines allemandes. Elle se mange au début du repas, avant les sarmale. Pour un grand bol qui trône au milieu de la table, il vous faut un beau blanc de poulet sans os, 6 pommes de terres de taille moyenne, 4 carottes, un pot de petits pois, quelques cornichons, sel, poivre et mayonnaise. Premier pas: faire cuire les pommes avec leur peau. Pour vérifier la cuisson, piquez les pommes de terre à l’aide de la pointe d’un couteau. Si celui-ci se retire facilement, vos pommes de terre sont cuites, sinon prolonger la cuisson pendant quelques minutes. Réservez. Parallèlement, faire cuire les carottes pelées et coupées en deux, selon leur taille et le blanc de poulet coupé en morceaux dans de l’eau légèrement salée. Coupez les cornichons en deux, dans le sens de la longueur, les égoutter, tout comme les petits pois. Pour un grand bol de salade, il vous faudrait 6 grands cornichons.

    Et maintenant, au boulot: car à partir de ce moment – là, il faut couper menu tous ces ingrédients: les pommes de terre sans peau, les carottes, les morceaux de viande, les cornichons. Une fois le travail fini, mélanger les ingrédients dans un grand bol, y ajouter les petits pois, saler et poivrer selon votre goût et puis, ajouter progressivement de la mayonnaise, en goûtant de temps en temps. Normalement, quatre cuillerées de mayo suffiront. Cette salade peut se faire aussi sans viande et du coup, elle porte le nom de salade à la Russe.

    Après cette entrée, ce sera le tour des sarmale, les célèbres rouleaux de choux farcis de viande hachée, et puis, après une petite pause, les plus gourmands auront droit aux saucisses et à la viande de porc. En Roumanie, à la fin du repas de Noël et du Nouvel An, on mange d’habitude du cozonac, sorte de brioche fourrée de noix, raisins secs, loukoum et cacao. Dans certaines régions de Roumanie, la tradition veut qu’on prépare aussi une galette au fromage blanc et aux raisins secs et dans laquelle, on cache des bouts de papier comportant des messages pour l’année qui s’apprête à commencer. Bon appétit et bonnes fêtes!

  • Soupe de choux et de betteraves au borsch. 

    Soupe de choux et de betteraves au borsch. 

    C’est un plat parfait pour les journées moroses d’automne qui va sans doute vous réchauffer. Il vous faut un demi-kilo de viande de bœuf ou de porc, deux pommes de terre, un demi kilo de choux, 2 poivrons, un céleri rave et un panais, quelques haricots secs cuits (une cannette par exemple), 3 oignons, une betterave, une carotte, 5 gousses d’ail, une botte de persil, une peu de coulis de tomates et quelques feuilles de laurier. Cette soupe est évidemment aigre et par conséquent, il vous faut du borsch, un demi-litre environ, sinon un peu plus, cela dépend du gout de chacun. Rappelons-le, le borsch et un condiment liquide résultant de la fermentation du son de blé. Il est très répandu dans la cuisine slave et roumaine et vous le trouverez en France chez les traiteurs roumains par exemple. Vous pouvez utiliser également en substitut au jus de citron. Mettez la viande coupée en cubes, le céleri, le panais, un poivron et un oignon dans une marmite ou une grande casserole d’une capacité de 5L.

    Recouvrez d’eau, environ 3 litres et ajoutez deux feuilles de laurier avant de faire bouillir à feu moyen, voire vif. Ecumez et puis rabaissez le feu pour que la viande puisse cuire en paix pendant deux heures environ. A la fin ce cette intervalle, vous devez jeter les légumes et garder la viande et le bouillon. Pelez et coupés en dès les légumes (deux pommes de terre, deux oignons, une betterave, deux pommes de terre et un poivron). Faites-les revenir un peu dans une poele antiadhésive avec un tout petit peu d’huile, puis ajoutez l’ail écrasé avant de mettre le tout dans la marmite à soupe. Coupez également le chou finement et ajoutez-le à la soupe lorsque les autres légumes sont bien cuits. Faites bouillir pendant une autre demi-heure, avant d’ajouter le coulis de tomates et la viande. Si vous voulez ajouter encore un peu de couleur, vous pouvez ajouter à la fin des betteraves râpées. C’est le moment de mettre l’ingrédient vedette, soit le borsch.

    Portez à nouveau à ébullition avant de couper le feu. N’oubliez pas d’y mettre du persil finement haché ou bien de la livèche avant de couper le feu. Salez et poivrez et vous pouvez également compléter le gout aigre par un peu de jus de citron si besoin est. N’oubliez pas de prévoir un piment fort, frais ou en saumure, du pain de campagne et évidemment de la tsuica de prunes. Bon appétit !

  • La recette de la tarte d’automne d’Ioana

    La recette de la tarte d’automne d’Ioana

    Bonjour ou bonsoir à toutes et à tous. Comme Alex s’absente un peu, j’en ai profité pour m’infiltrer dans sa cuisine pour vous faire goûter à une super tarte aux prunes et aux pommes. Elle est légère, elle est facile à faire et je vous assure que toute la famille va se régaler. En plus, elle est très bonne marché. Elle n’a pas de nom, alors on pourrait l’appeler la tarte d’automne de Ioana, puisque je l’ai pratiquement inventée un jour où j’avais envie d’un petit bout sucré et pas du tout envie de sortir faire des courses. Du coup, je me suis servie de ce que j’avais déjà à la maison. Ce que ça veut dire que vous pourriez remplacer les prunes et les pommes par d’autres fruits : des poires, par exemple, des abricots et des pêches en sirop, ou encore des mirabelles. Hein, pas mal, n’est-ce pas ?Pour la pâte, vous avez deux options : soit vous achetez une pâte brisée, soit, vous en faites une. C’est ce que j’ai fait moi, déjà parce que c’est mieux pour la santé et après, parce que chez nous, en Roumanie, on n’en trouve pas facilement.

    Pour la pâte, j’ai utilisé donc :

    200 grammes de farine

    90 grammes de beurre légèrement ramolli

    un œuf

    une pincée de sel

    un peu d’eau froide

    Tamiser la farine, ajouter le sel, le beurre coupé en petits cubes et commencer à pétrir rapidement du bout des doigts. Incorporer l’œuf et continuer à mélanger. Ajouter un peu d’eau pour permettre à la pâte de se lier afin d’en faire une boule. Etaler la pâte sur du papier cuisson à l’aide d’un rouleau pâtissier et ranger la dans un moule. Piquer la pâte à l’aide d’une fourchette pour empêcher que ça gonfle dans le four et enfourner pour quelques minutes afin qu’elle blanchisse.

    Entre temps, choisissez vos fruits, lavez-les, dénoyautez-les, si c’est le cas, pelez-les et coupez-les en tranches fines. Pour ma tarte, j’ai utilisé une pomme Golden et six prunes quetsche, mais vous pouvez les remplacer par d’autres variétés. J’ai pelé la pomme, je l’ai coupée en tranches fines et j’ai dénoyauté les prunes, avant de les couper en deux. Réservez.

    Sortir la pâte blanchie du four et laisser la se reposer quelques minutes le temps de préparer une crème. C’est une crème qui marche à merveille avec n’importe quelle tarte à fruits et en plus elle est très légère, car il n’y a pas de farine. Pour cette crème, il vous faut seulement trois ou quatre ingrédients : beurre, sucre et œufs, les trois obligatoires et un quatrième, facultatif, à savoir un peu de crème liquide. Donc, dans une casserole, sur le feu, commencez à faire fondre 50 grammes de beurre et quand il commence à devenir liquide, y ajoutez 100 grammes de sucre. Mélangez continuellement, jusqu’à ce que le sucre fonde. Retirez du feu et laissez refroidir un tout petit peu. Cassez deux œufs dans un bol et fouettez-les avant de les ajouter, hors du feu, sur le mélange beurre-sucre. Mélangez rapidement et énergiquement à l’aide d’une cuillère en bois. Pour un plus de saveur et de consistance, vous pourriez ajouter deux-trois cuillerées de crème liquide. Moi, j’ai opté pour un peu de crème amande et je me suis félicité pour mon choix. Franchement, le petit goût d’amande a relevé le goût de ma petite tarte.

    Disposer les fruits sur la pâte et verser par-dessus la crème. Enfourner à 180 degrés pour une quarantaine de minutes. Déguster tiède ou froid. Et surtout, faites-moi signe pour me dire si votre famille s’est régalée ! Bon appétit à toutes et à tous !

  • Le fromage de «burduf»

    Le fromage de «burduf»

    Sachez d’abord que le fromage de burduf est un fromage salé transylvain à pâte pressée, non cuite, très apprécié en Roumanie, notamment en automne lorsque les bergers descendent leurs troupeaux des montagnes. Pour obtenir ce fromage, on coupe en petits morceaux le lait coagulé, puis on le sale et on le pétrit. La mixture est ensuite placée dans son contenant.

    La texture du fromage de burduf est plutôt douce et sa saveur forte dépend de quatre paramètres : s’il est fabriqué à partir de lait cru de brebis, ou (plus rarement) de chèvre ; son contenant : l’estomac ou la peau d’un mouton, soigneusement nettoyé et coupé sur les bords, ou bien un récipient en écorce de pin ; le taux de sel et la présence ou non d’aromates et enfin le temps écoulé depuis son conditionnement puisque la saveur se renforce avec le temps. S’il a été conservé dans un burduf ce fromage se présente en boule. S’il est conservé dans l’écorce de pin, le fromage est de forme cylindrique et obtient une saveur spécifique de résine de pin ou de sapin, mais garde le nom de burduf.

    Le fromage de burduf est utilisé dans toute sorte de plats spécifiques à la montagne, le monde ne fait des bergers. Commençons d’abord par le « bulz », une boule de polenta fourrée de fromage à laquelle on ajoute des morceaux de saucisse, des lardons fumés ou des œufs. Pour le préparer, il faut commencer par la polenta. Faites bouillir dans une casserole moyenne à fond épais un litre et demi d’eau salée dans laquelle vous versez la semoule de maïs tout en mélangeant énergiquement, d’abord avec un fouet puis avec une cuillère en bois. Baissez le feu et laissez cuire pendant une vingtaine de minutes tout en fouettant de temps en temps. Attendez à ce que la polenta soit plutôt ferme et prélevez et mettez sur une planche de cuisine huilée une couche épaisse de deux centimètres environ et qui s’étend sur la dimension d’une main environ. Au milieu de la polenta mettez une cuillerée de fromage de burduf et quelques lardons fumés et formez une boule que vous devez ensuite mettre soit sur un grill à charbon soit au four.

    Il y a aussi la possibilité de préparer une sorte de tartiflette à la Roumaine. Faites bouillir des pommes de terre coupées en tranches. Entre temps, faites dores deux oignons coupés en julienne et des lardons fumés. Ajoutez du basilic séché ou du thym si vous voulez. Dans une cocotte qui va au four mélangez les pommes de terre avec les oignons et les lardons et ajoutez du fromage de « burduf » tant que vous pensez qu’il est nécessaire. Enfin enfournez pendant une demi-heure ou bien jusqu’à ce que le plat prenne une belle croute dorée. Enfin dans le cas des deux plats, prévoyez un rouge sec de caractère.

  • Poireaux farcis

    Poireaux farcis

    Aujourd’hui au menu un autre plat de la région d’Olténie, dans le sud de la Roumanie, une région qui conserve un riche patrimoine culturel qui a eu une influence capitale sur la cuisine roumaine contemporaine. Il s’agit des poireaux farcis, une spécialité délicieuse, même si pas facile à préparer à première vue. Il vous faut un kilo et demi de poireaux, un demi-kilo de viande hachée de bœuf, un demi-litre de bouillon de bœuf, deux œufs, 50 grammes de coulis de poivrons rouges et de tomates, une noix de beurre, un verre de vin blanc sec, sel et poivre du moulin et une petite cuillerée de miel.

    Lavez et coupez les poireaux en segments d’environ 7 centimètres. Videz-les de leur milieu, laissant quelques feuilles seulement – deux ou trois tout au plus. Le milieu, il faut le hacher afin de le mélanger à la viande et aux œufs. Mélanger rigoureusement cette farce, la saler et poivrer. Ces tuyaux de poireaux, il faut les remplir de viande hachée et les faire dorer dans du beurre dans une grosse poêle. Recouvrez de bouillon de bœuf et de vin et ajoutez du coulis de poivrons et de tomates ainsi que du miel. Laissez mijoter pendant une bonne heure à feu doux, au couvert, et ne négligez pas d’y ajouter du bouillon ou de l’eau.

    A la fin de la cuisson, vous pouvez enfourner les poireaux pendant une dizaine de minutes pour qu’ils prennent une belle couleur. Servez parsemé de persil et avec une bonne cuillerée de crème fraîche. Côté vins, le grand auteur de livres de gastronomie roumaine Radu Anton Roman prévoyait un vin de Moldavie et pas d’Olténie, car les origines des poireaux farcis seraient à retrouver dans cette région de l’est de la Roumanie. Cherchez donc une Galbena de Odobesti, un blanc léger très répandu en Roumanie, sinon un rosé tout aussi léger. Bon appétit !

  • Comment réutiliser le rôti d’agneau

    Comment réutiliser le rôti d’agneau

    Finies les fêtes pascales avec leurs repas longs et leurs portions généreuse, on se retrouve bel et bien devant un frigo rempli de toute sorte de plats qu’il faut manger parce qu’évidement jeter la nourriture est hors de question. C’est pourquoi, les Roumains imaginent toute sorte de variantes de transformer et réutiliser les restes du repas festif. Aujourd’hui, je vous propose de réutiliser en fait le rôti d’agneau. Mais à mon sens, on peut employer la même technique pour transformer un rôti de porc ou de bœuf par exemple.

    Cette recette nous est proposée par le site adihadean.ro, une source d’inspiration à ne pas ignorer pour ceux qui souhaitent découvrir davantage de recettes traditionnelles roumaines mises à jour. Donc pour un rôti d’agneau d’un kilo environ, il vous faut deux oignons et une carotte. Il vous faut aussi un kilo de pommes de terre, que vous devez éplucher et faire bouillir afin de préparer une classique purée de pommes de terre. Passez le rôti et les légumes par un hachoir à viande et puis faites sauter ce mélange dans une poêle antiadhésive. Cinq minutes après, vous pouvez ajouter une quantité généreuse de persil finement haché et une bonne cuillerée de ketchup. Prenez une cocotte en verre qui va au four et posez une couche du mélange rôti/légumes et puis une autre couche de purée de pommes de terre. Râpez ensuite un peu de fromage du genre « cascaval », c’est-à-dire une sorte d’Emmental ou de Gruyère et enfournez pendant une quarantaine de minutes.

    A la fin, vous obtiendrez une croute de fromagé bien dorée, une purée moelleuse et puis une très savoureuse viande d’agneau hachée et aromatisée au persil. Bon appétit !

  • Côtelettes d’agneau aux légumes

    Côtelettes d’agneau aux légumes

    En même temps, la viande de porc est remplacée par le poisson et par l’agneau qui est en fait la vedette du repas festif de Pâques. C’est la saison quand les Roumains commencent à redécouvrir cette viande assez peu consommée le reste de l’année.

    Aujourd’hui je vous propose de combiner les côtelettes d’agneau à plusieurs légumes. Il vous faut une douzaine de côtelettes plutôt généreuses, environ 300 grammes de champignons, des oignons, 200 grammes de haricots verts, un petit chou-fleur, 200 grammes de petits pois, deux poivrons rouges, une centaine de grammes de lardons fumés, 2 carottes, du coulis de tomates, trois tomates, de l’ail, du thym et une botte de persil. Commencez par saler et poivrer les côtelettes d’agneau, puis faites-les dorer sur les deux côtés dans une poêle antiadhésive dans un peu d’huile. Ensuite laissez-les reposer au chaud.

    Coupez les carottes, les haricots verts et le chou-fleur, hachez les oignons en julienne. Dans la même poêle antiadhésive et dans la même graisse résultant de la cuisson des côtelettes, faites dorer les légumes et les lardons fumés. Ajoutez ensuite les petits pois et le coulis de tomates et recouvrez de vin blanc demi-sec. Coupez les champignons en lamelles et faites-les revenir un peu dans un autre récipient dans un peu d’huile avant de les ajouter au mélange de légumes.

    Salez et poivrez et ensuite mettez les légumes dans une cocotte qui va au four. Posez des rondelles de tomates et la viande dans la même cocotte, ajoutez de l’ail écrasé, le thym et enfournez pendant une vingtaine de minutes. Rajoutez du vin si besoin est. A la fin, servez ce plat parsemé de persil finement haché.

  • Confiture de noix vertes

    Confiture de noix vertes

    Aujourd’hui je vous propose une recette de confiture pas comme les autres, une recette assez fastidieuse, qui prend du temps, mais qui mérite bien d’être préparée de temps en temps parce qu’elle est tout simplement délicieuse. Il s’agit de la confiture aux noix vertes. Pour la préparer, il vous faut une centaine de noix vertes, petites, qui commencent à devenir rondes.

    Commencez par éplucher les noix de leur peau verte. Faites attention à porter des gants en latex puisque la peau des noix noircit la peau de vos mains. Faites-les blanchir à trois reprises et à chaque fois laissez-les dans de l’eau bouillante une dizaine de minutes. Lavez ensuite les noix dans de l’eau froide à 5 ou 6 reprises. A chaque reprise, laissez les noix dans l’eau pendant un quart d’heure pour qu’elles éliminent leur tanin. Certains laissent les noix reposer dans l’eau pendant une nuitée, une idée à ne pas ignorer. Il vous faut aussi 1 kilogramme et 200 grammes de sucre, le blanc d’un œuf, 2 cuillerées de jus de citron et 3 grammes de vanille. Faites dissoudre le sucre dans un litre d’eau et dans une casserole avant de la poser sur le feu.

    Au moment de l’ébullition ajoutez le blanc d’œuf et une cuillerée de jus de citron. Lorsque ce bouillon commence à ce coaguler, ajoutez la vanille et les noix et faites mijoter à feu très doux, tout en remuant périodiquement, jusqu’à ce que sa texture rassemble à celle d’une confiture. Mettez-la dans des bocaux que vous devez préserver à température normale à l’abri des rayons du soleil. C’est une confiture tellement fine et savoureuse qu’elle peut constituer en elle-même un dessert. Bonne dégustation !