Category: Complément d’actu

  • Aide européenne pour la Moldavie

    Aide européenne pour la Moldavie

    Le 20 octobre : élection présidentielle et référendum sur l’UE

     

    Réunis en session plénière à Strasbourg, les députés européens ont adopté mercredi une résolution censée transmettre un fort message d’avertissement contre les tentatives constantes de la Russie de faire dérailler la République de Moldova de son parcours européen. Le document condamne avec véhémence les actions malveillantes, les ingérences et les opérations hybrides de Moscou, devenues de plus en plus agressives à mesure que l’élection présidentielle et le référendum sur l’avenir européen de ce pays approche. Les deux sont prévus le 20 octobre prochain, lorsque les Moldaves sont appelés aux urnes non seulement pour élire leur futur chef d’Etat mais aussi pour dire s’ils sont d’accord – oui ou non – que l’adhésion à l’UE soit mentionnée en tant qu’« objectif stratégique » dans la Constitution.

     

     

    De plus en plus de tentatives de frauder les élections moldaves

     

     

    Les débats de Strasbourg ont mis en lumière les tentatives de frauder les élections et les actions cybernétiques des acteurs et oligarques pro-russes et du groupe de presse Russia Today, une compagnie financée par l’Etat russe. C’est pourquoi, les députés européens ont demandé aux 27 Etats-membres de l’UE de s’assurer que la République de Moldova bénéficie de tout l’appui nécessaire pour renforcer ses institutions, de sorte que le pays puisse faire face à ces menaces hybrides.

     

    15 millions de dollars de pots-de-vin électoraux

     

    D’ailleurs, aux dires des députés européens, le Service de sécurité et renseignement moldave a récemment déclaré que la Russie a investi une centaine de millions d’euros pour miner le processus électoral en Moldavie, afin de convaincre les Moldaves à voter contre l’UE. Plus concrètement, le 3 octobre dernier, les autorités moldaves ont découvert un schéma de fraude du vote à une large échelle, financée par l’oligarque fugitif Ilan Şor, qui a transféré 15 millions de dollars à 130 000 citoyens moldaves, dans le cadre d’une opération de pots-de-vin électoraux, précise le communiqué du Parlement européen.

     

    Le PE demande

     

    En condamnant ces actions, le législatif communautaire demande à Moscou de respecter l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République de Moldova et de mettre fin aux provocations et aux tentatives de déstabiliser ce petit pays et de miner l’ordre constitutionnel et ses institutions démocratiques. L’UE demande également à Moscou de retirer ses forces militaires du territoire de ce pays, des troupes qui y sont déployées, sous le prétexte de maintenir la paix, depuis déjà 1992, suite à la guerre de sécession de la région séparatiste pro-russe de Transnistrie.

     

     

    Et pas en dernier lieu, les députés européens invitent la Commission “à inclure la République de Moldavie dans l’instrument d’aide de préadhésion et à donner la priorité au financement des pays candidats dans sa proposition relative au prochain cadre financier pluriannuel (2028-2034), afin de garantir la progression vers l’adhésion à l’Union”.

     

    Enfin, pour renforcer la résilience de Chisinau face aux menaces hybrides, le PE demande aux 27 de continuer la coopération dans des domaines tels la communication stratégies, l’appuis aux journalistes et à la société civile et de promouvoir des contenus média indépendants en langue russe. (trad. Valentina Beleavski)

  • Des radars Sentinels pour la Roumanie

    Des radars Sentinels pour la Roumanie

    Le Département d’Etat américain a autorisé la vente à la Roumanie de plusieurs radars performants utiliser pour surveiller l’espace aérien. Il s’agit d’un système de dernière génération qui renforcera la capacité de dissuasion et de défense face aux potentielles menaces. Les Etats-Unis vendront à la Roumanie quatre systèmes de radars Sentinels, tout comme le support logistique, les systèmes de formation, les équipements de communication, l’assistance technique et de configuration et les services de transport.

     

    Renforcer la surveillance de l’espace aérien roumain

    Les radars dont seront équipées les unités de défense aérienne basés au sol de Forces Terrestres Roumaines contribueront à renforcer la surveillance de l’espace aérien roumain, notamment contre les menaces les plus récentes représentées par les véhicules aériens sans pilote se déplaçant à faible vitesse et peu détectables par les radars. Le système Sentinel est un radar tridimensionnel capable de mesurer la distance, la direction et l’élévation des objets aériens avec ou sans pilote, autant d’informations qu’il transmet automatiquement vers les systèmes de commande et de contrôle de la défense aérienne basés au sol. Ce système accepte plusieurs interfaces de commande et de contrôle et collecte des données importantes de surveillance aérienne. Il acquiert, suit, classifie, identifie et signale automatiquement les cibles à haute et basse altitude, y compris les missiles de croisière, véhicules aériens sans pilote, et à la fois rotatifs et aéronef à voilure fixe.

     

    Les nouveaux systèmes radar accroîtreront le niveau d’alerte précoce

    Construit pour la première fois en 1997, le radar Sentinel est déployé avec des unités de zone avant de défense aérienne de l’armée américaine. Monté sur une plate-forme tractée, il peut être positionné à distance du reste de l’unité. D’une valeur totale de quelque 90 millions de dollars, les deux premiers systèmes de radar seront financés principalement par l’intermédiaire des subventions versées des fonds du programme américain de financement militaire étranger. « L’achat par la Roumanie du système de radar Sentinel met en évidence le partenariat à long terme roumano- américain dans le domaine de la sécurité. Les nouveaux systèmes radar accroîtreront le niveau d’alerte précoce des menaces à l’adresse des villes et de l’infrastructure critique de Roumanie et protégeront le territoire national et ses citoyens. La dotation de l’armée roumaine de radars Sentinel renforce la sécurité de la Roumanie, notre allié au sein de l’OTAN et un des acteurs européens importants pour la stabilité politique et économique”, a déclaré l’ambassadrice américaine à Bucarest, Kathleen Kavalec.

     

    Des capacités de défense renforcées

    Le ministre roumain de la Défense nationale, Angel Tîlvar, a déclaré à son tour que la technique militaire de pointe achetée par la Roumanie grâce à sa coopération avec les Etats-Unis a amélioré considérablement le profil de l’Armée roumaine pour ce qui est de ses capacités de défense dans la région de la mer Noire et a renforcé le niveau d’interopérabilité avec les armées alliées et partenaires. Les radars de dernière génération s’ajouteront aux capacités de défense aérienne roumaine notamment pour alerter et signaler les menaces à courte portée aux emplacements de cibles hostiles approchant les frontières nationales dans le contexte de la guerre en Ukraine, a encore ajouté le ministre roumain.

  • Sommet du patrimoine culturel européen à Bucarest

    Sommet du patrimoine culturel européen à Bucarest

    Les rendez-vous des spécialistes du patrimoine 

     

    « La Roumanie est présente au premier plan du patrimoine européen et universel par la richesse de sa diversité culturelle et par la passion et le professionnalisme de nombreux spécialistes », a affirmé le président roumain Klaus Iohannis dans un message transmis lors du Sommet Européen du Patrimoine Culturel, qui s’est tenu à Bucarest du 6 au 8 octobre.

     

    Organisé par Europa Nostra, la plus grande fédération d’organisations non gouvernementales de ce type sur le continent, ce Sommet se veut l’événement le plus important dédié à la conservation du patrimoine culturel au sein du bloc communautaire. L’occasion pour les spécialistes du domaine de se pencher sur les priorités des politiques publiques au niveau européen, ainsi que sur la relation avec les autorités roumaines.

     

    Selon le chef de l’État, l’événement de Bucarest a eu lieu dans un contexte marqué par plusieurs  crises ayant un grave impact mondial sur la paix, la sécurité et le développement des communautés et de l’humanité dans son ensemble.

     

    Le patrimoine, d’une importance essentielle pour l’avenir de l’Europe

     

    « Dans une période tellement compliquée, il est d’autant plus important de préserver les repères culturels des valeurs fondamentales, tels les monuments, les musées, les maisons-musées, les traditions », estime Klaus Iohannis. « L’Europe dont nous avons héritée est une construction et un espace de la mémoire. L’Union dans laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui, avec la prospérité et la sécurité que nous attendons d’elle, repose de plus en plus sur l’éducation, la multiculturalité et la valorisation de la diversité », a encore souligné le chef de l’État roumain. Et de préciser que le patrimoine culturel est devenu une ressource irremplaçable de la prospérité et du développement durable, la culture s’avérant essentielle pour l’avenir de l’Europe, car c’est elle qui nourrit la liberté et la démocratie.

     

    Les lauréats Europa Nostra 2024

    Lundi soir, à Bucarest, le sommet a célébré les gagnants des Prix européens du Patrimoine – Europa Nostra 2024, soit la distinction la plus haute accordée pour la mise en valeur du patrimoine européen. C’est l’Athénée Roumain, un bâtiment iconique de la capitale roumaine, qui a accueilli le gala. L’occasion de sélectionner 5 lauréats sur les 26 gagnants de cette année, venus de 18 pays européens, sur la base des recommandations faites par un jury indépendant d’experts. Les projets ainsi récompensés sont : la mine de charbon historique d’Ignacy en Pologne, l’église saxonne l’Alma Vii de Roumanie, en Transylvanie, les bâtiments agricoles traditionnels d’Irlande, la cité de Tsiskarauly en Géorgie et la Société des Amis des Antiquités de Dubrovnik en Croatie.

     

    L’église saxonne d’Alma Vii, en Roumanie

     

    Le projet roumain a aussi été récompensé dans la catégorie de la Conservation et la Réutilisation Adaptée. Pour explication, le projet de restauration de l’église saxonne d’Alma Vii en Transylvanie vise un repère culturel témoignant de plusieurs siècles d’histoire, arts et métiers dans le pittoresque village d’Alma Vii, situé au cœur de la Roumanie. Les travaux de restauration ont visé à sauvegarder l’intégrité architecturale et historique de cette église, alors que le projet dans son ensemble a aidé à consolider la communauté locale et à promouvoir un tourisme durable dans la zone. Autant de bénéfices qui découlent de la sauvegarde du patrimoine culturel national et international.   (trad. Valentina Beleavski)

     

  • Une année écoulée depuis l’attaque du 07 octobre 2023 sur Israël

    Une année écoulée depuis l’attaque du 07 octobre 2023 sur Israël

    Une attaque sans précédent

     

    Israël marque lundi une année depuis l’attaque du groupe Hamas, le 7 octobre 2023, l’attaque la plus dure de son histoire, qui a déclenché la guerre toujours en cours dans la bande de Gaza. Ce jour-là, des commandos du groupe islamiste palestinien Hamas avaient franchi le sud d’Israël, en se servant d’explosifs et de bulldozers pour passer la barrière qui entoure le territoire palestinien, tuant sans pitié les gens vivant des kibboutz, sur les bases militaires et même à l’endroit où un festival de musique battait son plein, le tout un jour de fête pour la religion juive. Ces attaques surprise n’avaient pas visé une armée, comme c’est le cas dans une guerre conventionnelle. Les militants du Hamas n’ont pas épargné les civils, massacrant des gens innocents dans leurs propres maisons, dans les rues ou les voitures. Les terroristes ont tout fusillé sur leur chemin. Près de 1 200 Israéliens ont perdu la vie en un seul jour. Un acte d’une brutalité jamais vue de la part du Hamas, mais ce ne fut que le début d’une véritable catastrophe humanitaire.

     

    Peu de temps après, des milliers de missiles ont été lancés depuis la Bande de Gaza et fameux bouclier antiaérien « Iron Dome » n’a pas pu leur faire face. Plusieurs villes, dont Te Aviv, ont été frappées de plein fouet par les obus. En réponse, l’armée israélienne a déployé une intervention rapide afin d’éliminer le danger. Bien qu’elle ait réussi à arrêter l’incursion du Hamas, elle n’a pourtant pas pu sauver à temps les 251 civils pris en otage par les terroristes. Par la suite, l’armée israélienne a lancé une forte offensive sur le territoire palestinien ayant pour objectif la destruction du Hamas, cette organisation déclarée groupe terroriste par les Etats-Unis et l’UE, mais néanmoins au pouvoir depuis 2007.

     

    A ce jour, il est difficile d’expliquer pourquoi, le 7 octobre 2023, plus de 8 heures durant, la capacité militaire d’Israël semblait paralysée face à cette agression terrible. L’opération terroriste avait été préparée en secret pendant deux ans et pourtant les services secrets israéliens affirment ne pas avoir été au courant d’un tel plan.

     

    Des conséquences multiples au niveau mondial

     

    En guise de représailles, Israël a promis d’annihiler le Hamas. Depuis le début de cette guerre, des centaines de soldats israéliens ont perdu la vie. L’objectif d’Israël de détruire le Hamas a eu un impact immense sur les civils et l’infrastructure de la bande de Gaza, une des zone les plus peuplées au monde. Cette guerre, toujours en cours, a causé jusqu’ici la mort de 41 000 personnes, des civils pour la plupart, et a engendré une crise humanitaire sévère. L’élargissement des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, l’isolation de la population arabe en Cisjordanie et à Gaza par l’installation des murs de séparation, l’exclusion sociale accentuée au sein de la population israélienne face aux Palestiniens, la ségrégation ethnique au sein des institutions gouvernementales et le manque d’égalité des chances – autant d’aspects qui ont alimenté le conflit interethnique. Et ce n’est pas tout : l’ampleur des conséquences de l’attaque du 7 octobre 2023 alimente la division et la haine partout dans le monde, au point que les officiels européens et américains ont évoqué récemment à l’ONU un véritable «  tsunami d’antisémitisme » survenu cette dernière année.  (trad. Valentina Beleavski)

  • Sommet RePatriot Bucarest

    Sommet RePatriot Bucarest

    Au cours du sommet consacré à la Diaspora, qui a eu lieu ce jeudi à Bucarest, les représentants des autorités ont souligné l’importance des Roumains vivant à l’étranger, les exhortant à revenir au pays.

    « Le développement de la Roumanie dépend de l’innovation et de l’initiative. Notre pays a besoin de personnes avec une attitude occidentale envers le travail » – a déclaré le Premier ministre Marcel Ciolacu, présentateur du Sommet RePatriot.

    Et lui de préciser que plus de 3 millions de Roumains avaient émigré entre 2008 et 2022, soulignant aussi que pour la première fois l’année dernière, 190 000 Roumains étaient rentrés au pays. Le Premier ministre s’est également dit convaincu que davantage de Roumains reviendraient cette année. Selon lui, ils ont désormais une grande chance, car la Roumanie est l’un des pays les plus sûrs d’Europe.

    Dans ce contexte, le Premier ministre a également mentionné les projets visant un développement uniforme de la Roumanie. Il a évoqué les investissements dans les infrastructures routières, dans la santé, l’éducation, ainsi que la réforme fiscale. Et de souligner que le délai de mise en œuvre de ces investissements est court, d’un maximum 2 ans, selon les prévisions du Plan National de Relance et de Résilience.

    Présent aussi au sommet, le président du Sénat, Nicolae Ciucă, a déclaré qu’il souhaitait ardemment le retour des Roumains de la Diaspora, soulignant que l’implication de l’Etat pour faciliter leur retour au pays était « absolument nécessaire et importante ».

    Et lui de souligner que l’Etat devait assurer la crédibilité et garantir la prévisibilité. Selon lui, les Roumains du monde entier doivent choisir s’ils continueront à travailler à l’extérieur des frontières ou s’ils rentreront chez eux.

    Lors de l’événement qui s’est déroulé à Bucarest, 100 Roumains de l’étranger qui se sont distingués dans des domaines de l’entrepreneuriat, de la gestion, de la santé, de l’art, de la science ou du sport ont été symboliquement récompensés. Parmi les lauréats de la catégorie service public et juridique se trouve Alexandra Chiribeş, professionnella du droit européen, qui a déclaré que les Roumains d’Allemagne commençaient à rentrer chez eux.

     

    Témoignages des Roumains de la Diaspora

     

    Alexandra Chiribeş : « En Allemagne, dans le Land Nord Rhein-Westfalen, cette année seulement, j’ai reçu au moins 464 dossiers de familles rentrant chez elles. »

    Ştefan Grigore de Fay, consul honorifique de Roumanie à Nice, a souligné les principes qui l’on guidé dans la vie.

    Ştefan Grigore de Fay : « J’ai grandi entre deux slogans – « N’oublie pas ta langue et ta culture » et « Tu as un devoir envers le pays dont tu as hérité. » C’est la première chose enseignée par les parents. La seconde est celle d’un grand écrivain anglais – « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »

     

    Des démarches facilitées pour les Roumains de retour

     

    Rappelons-le, un projet de loi pour les Roumains revenant de l’étranger est en discussion au Sénat de Bucarest. Selon le document, les Roumains de la Diaspora qui choisissent de revenir au pays et de contribuer au développement du climat des affaires bénéficieront de plusieurs démarches facilitées de financement à travers des programmes de l’Etat.

  • Le chômage en Roumanie, sous la loupe

    Le chômage en Roumanie, sous la loupe

     Le chômage, à la hausse

    Dans son rapport publié mercredi, l’Institut National de la Statistique constate que le taux de chômage a légèrement augmenté en août dernier, de 0,1 % par rapport à juillet, arrivant à 5,5 %. Pour la population active âgée de 15 à 75 ans, l’on recensait quelque 452 000 personnes sans emploi en août dernier, soit une hausse par rapport à aout 2023. Pour les adultes, soit la tranche d’âge des 25 – 74 ans, le taux de chômage a été estimé à 4,4 % en août dernier.

     

    Et bien que cet indicateur compte pour 3 quarts du nombre total des chômeurs de Roumanie, le pays n’est pas encore confronté à une situation d’urgence, comme ce fut le cas il y a quelques années, assure l’analyste économique Aurelian Dochia. A son avis, ces chiffres sont quand même une sonnette d’alarme, car ils témoignent du ralentissement de l’activité économique.

     

    Aurelian Dochia : « Bien que tout le monde s’attende que la baisse des taux d’intérêt, démarrée par la Banque Centrale il y a quelque temps, aide à revigorer l’activité économique, il y a aussi de nombreux autres facteurs qui ont un très fort impact sur l’économie, des facteurs extérieurs dont notamment la situation des économies européennes ou les évolutions internationales, les tensions géopolitiques et les guerres. Tout cela cause des inquiétudes à l’égard de l’économie. On voit déjà en Roumanie aussi différentes compagnies étrangères ou nationales qui réduisent ou reportent leurs plans d’investissements, ce qui ne fait que confirmer cette tendance de ralentissement de l’économie et cette inquiétude concernant les perspectives pour la fin de cette année et pour l’année 2025. » 

     

    Les jeunes : diplômes souvent incompatibles avec les demandes du marché de l’emploi

     

    Quant au chômage dans les rangs des jeunes, celui-ci avait atteint les 23,2 % en août dernier, soit environ 2 % de plus qu’au même mois de l’année précédente. Parmi les causes de cet état de choses, Aurelian Dochia a nommé le fait que de nombreux jeunes se permettent d’avoir une période d’inactivité durant laquelle ils évaluent leurs perspectives et tentent de savoir quels métiers sont compatibles avec leurs aptitudes.

     

    Aurelian Dochia: « Malheureusement, ce phénomène est aussi lié à la qualité de la formation professionnelle des jeunes. Il n’y a pas toujours une compatibilité entre leur formation professionnelle et les demandes sur le marché du travail. Par conséquent, de nombreux jeunes diplômés se retrouvent avec une formation pour laquelle ils ne trouvent pas d’emploi. Là encore, il faut remédier à la situation, tant du point de vue du système éducationnel, que du point de vue de l’orientation professionnelle des jeunes, qui doivent être conseillés à opter pour des métiers et des professions demandées sur le marché de l’emploi. » 

     

    Des plus en plus de travailleurs étrangers en Roumanie

     

    A noter aussi que le taux de chômage en Roumanie est aussi fortement influencé par le grand nombre de Roumains qui décident de travailler à l’étranger. Le vide qu’ils créent sur le marché national de l’emploi est désormais comblé par des travailleurs étrangers, venus notamment d’Asie – du Népal, du Sri Lanka, d’Inde ou de Turquie –  mais aussi de la République de Moldova voisine. Si bien que selon une étude de la Fondation pour le Développement de la Société Civile, plus de 200 000 travailleurs étrangers étaient enregistrés en Roumanie en 2023, dont 80 % étaient des travailleurs non-qualifiés dans le BTP, l’hôtellerie-restauration et les ventes en détail. (trad. Valentina Beleavski)

  • Voyager aux Etats Unis sans visa? Possible pour les Roumains en 2025.

    Voyager aux Etats Unis sans visa? Possible pour les Roumains en 2025.

    La réponse c’est vers le début de l’année prochaine, selon l’ambassadeur de Roumanie à Washington, Andrei Muraru qui   s’est exprimé sur Facebook  :

    «  L’année fiscale s’est terminée aux Etats Unis et la dernière condition que la Roumanie avait encore à remplir a été réalisée. Certes, nous attendons prochainement une confirmation de la part des partenaires américains, mais selon notre évaluation, basée sur le nombre de demandes de visa cette année, ainsi que sur la forte tendance à la baisse de ces dernières années, la Roumanie est tombée en dessous du taux de rejet de 3 %. L’élimination des visas d’entrée aux Etats Unis est la meilleure reconnaissance d’une solidarité irréversible entre Roumains et Américains. » a déclaré le diplomate roumain dans un message vidéo sur Facebook.

     

    Pourtant, la Roumanie doit toujours faire certains pas

     

    Et pourtant, la Roumanie a encore des pas importants à faire durant les prochains mois, pour être vraiment éligible au Programme Visa Waiver a mis en garde l’ambassadrice des Etats Unis à Bucarest, Kathleen Kavalec. Elle a ajouté que cet automne des consultations supplémentaires entre les deux gouvernements auront lieu afin de revoir si la Roumanie a correctement adhéré à une série de mesures de sécurité convenues auparavant. Kathleen Kavalec: « Au cas où le gouvernement des Etats Unis adopte une décision favorable d’inclure la Roumanie dans son programme d’exemption des visas, nous anticipons qu’une préparation attentive et le partage des informations publiques aura lieu avant la mise en pratique de toute modification des demandes actuelles de visas. Les chiffres relatifs au taux de rejet des demandes de visa pour tous les pays aspirants au programme d’exemption sont normalement publiés au mois de janvier au plus tard. Si toutes les conditions sont réalisées avec succès, le programme pourra entrer en vigueur en 2025. »  a déclaré l’ambassadrice des Etats Unis à Bucarest.

     

    Efforts roumains incessants et retours positifs

     

    Pour sa part, le premier ministre Marcel Ciolacu a promis, à l’issue d’une réunion à Bucarest avec la diplomate américaine que l’exécutif roumain resterait tout aussi impliqué dans la réalisation des prochains pas procéduraux visant l’inclusion de la Roumanie au programme Visa Waiver. Récemment, la ministre des Affaires Etrangères, Luminiţa Odobescu, soulignait dans le cadre des réunions à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU l’importance à part de l’accession de la Roumanie au programme et annoncé avoir reçu des signaux positifs dans ce dossier. Dans ce contexte, la cheffe de la diplomatie roumaine a précisé que cet effort d’équipe devrait se poursuivre jusqu’à la réalisation de l’objectif.

     

     

    Rappelons-le, le gouvernement de Roumanie s’était engagé à réaliser les critères techniques d’adhésion au programme Visa Waiver jusqu’au 30 septembre 2024. Le programme permettra aux citoyens des pays inclus à voyager sans visa aux Etats Unis pour une période allant jusqu’à 90 jours, pour des buts touristiques ou d’affaires.

  • Moins d’investissements étrangers en Roumanie

    Moins d’investissements étrangers en Roumanie

    Les investissements étrangers ont chuté d’un tiers

     

    C’est la Banque nationale de la Roumanie qui a fait savoir que les investissements étrangers directs dans l’économie nationale ont chuté en 2023 par rapport à l’année précédente. En 2023, leur flux net a atteint les 6,75 milliards d’euros, soit une baisse de 36% par rapport au niveau de 2022. Selon les experts de la Banque centrale, cette évolution s’aligne en fait sur les tendances internationales et s’explique en grande partie par les incertitudes économiques et les tensions géopolitiques actuelles, dont notamment le conflit au Proche Orient. Tout cela a déterminé les investisseurs étrangers à opter pour une approche plus prudente. De l’avis d’autres spécialistes, cette réticence à investir a été amplifiée par ce que l’on appelle « la fin du moteur franco-allemand de l’Europe ».

     

    Quant à la Roumanie, les principaux domaines qui y ont attiré les investisseurs étrangers ont été les secteurs industriel, financier, celui des assurances et le commerce. Si bien qu’à la fin 2023, le total des fonds extérieurs direct absorbés par l’économie roumaine s’élevait à 118  milliards d’euros.

     

    Une tendance similaire au niveau international

     

    De son côté, l’analyste financier Adrian Codirlaşu, note que cette tendance à la baisse a persisté en 2024, étant donné que le pays a bénéficié d’environ 800 millions d’euros de moins cette année. Les investissements autochtones pourraient combler ce vide, estiment certains experts. Selon le ministre des Investissements et des Fonds européens, Adrian Câciu, la valeur totale des investissements lancés par l’Etat roumain, avec des fonds nationaux ou européens non remboursables ou bien par le Plan national de relance et de résilience, se chiffrent à quelque 155 milliards d’euros, soit la moitié du PIB de la Roumanie.

     

    Des programmes gouvernementaux pour soutenir l’industrie

     

    D’ailleurs, le gouvernement de Bucarest a annoncé récemment avoir lancé aussi plusieurs programmes stratégiques pour le développement de l’économie nationale, dont le plus important est le Programme national de soutien pour la grande industrie, chiffré, lui, à un milliard d’euros. Il comporte aussi un schéma réunissant des aides publiques de 500 millions d’euros et des facilités fiscales pour les compagnies qui font des investissements stratégiques de plus de 150 millions d’euros dans l’industrie de transformation.

     

    Pour en bénéficier, les compagnies doivent créer au moins 250 emplois et se baser dans des régions dont le PIB par tête d’habitant est inférieur à la moyenne nationale afin d’aider à leur développement. L’Exécutif promet aussi d’allouer 250 millions d’euros par an aux compagnies qui investissent dans la production de matières premières industrielles.

     

    Les crédits, nécessaires pour continuer les grands projets

     

    Cependant, tout cela ne peut pas se réaliser sans avoir un partenariat public-privé, avouent les autorités. Elles mettent en garde aussi contre le fait que la Roumanie se verra obligée à continuer à emprunter de l’argent pour mener à bout les plus grands projets qui sont en cours, dont la construction d’autoroutes, d’hôpitaux, de nouveaux stades ou salles de sports, la réhabilitation de nombreuses écoles ou encore la modernisation des ports et des voies ferrées. Le gouvernement assure pourtant que ces crédits seront remboursés de manière naturelle grâce à ce que l’on appelle les « écosystèmes économiques » créés par ces investissements. (trad. Valentina Beleavki)

     

  • Rentrée universitaire en Roumanie

    Rentrée universitaire en Roumanie

    Les cérémonies d’ouverture de la nouvelle année universitaire ont eu lieu ce lundi dans la plupart des établissements d’enseignement supérieur de Roumanie. Aux côtés des étudiants et des enseignants, des représentants des autorités centrales et locales ont participé aux festivités. Certaines universités, telles que l’Ecole nationale d’études politiques et administratives, ouvrent leurs portes le 1er octobre, date traditionnelle du début de l’année académique.

    Selon le président de l’Alliance nationale des organisations étudiantes de Roumanie, Sergiu Covaci, les options d’études des jeunes sont très variées. Et lui d’ajouter que le nombre de titulaires du Baccalauréat qui souhaitent suivre des programmes universitaires a généralement augmenté.

    Dans la capitale Bucarest, depuis lundi, les facultés de l’Université de Bucarest, de l’Université Polytechnique et de l’Académie des Etudes Economiques ont ouvert leurs portes. Plus de 14 000 étudiants ont également débuté la nouvelle année universitaire à l’Université de Médecine et Pharmacie « Carol Davila », dont environ 3 000 sont en première année. La nouvelle promotion d’étudiants en médecine portera symboliquement, tout au long des années d’études de premier cycle, le nom d’ « Académicienne Ana Aslan », personnalité éminente de la médecine roumaine et internationale.

    A l’Université technique « Gheorghe Asachi » de Iasi (est), l’année universitaire a débuté sous les auspices d’un nombre record d’admissions au cours des 20 dernières années. Le nombre des candidats a largement dépassé le nombre de places attribuées et le nombre total d’étudiants a dépassé les 13 000.

    Des cérémonies d’ouverture de la nouvelle année universitaire ont également eu lieu dans les institutions militaires d’enseignement supérieur du pays, telles que l’Académie Technique Militaire « Ferdinand I » de Bucarest, l’Université de Défense Nationale « Carol I » de Bucarest, l’Université « Henri Coandă Air Force Academy » de Braşov.

     

    Organisation de l’année universitaire

    Les étudiants bénéficieront d’une pause d’environ deux semaines pendant les vacances d’hiver, entre Noël et le Nouvel an. Le premier semestre se terminera fin janvier ou début février. Une courte période de préparation à la session d’examens aura lieu à ce moment là. Ensuite, le deuxième semestre débutera, comme d’habitude, en février. Les vacances de Pâques durent une semaine. Pour la plupart des étudiants, le deuxième semestre se terminera vers la fin mai ou début juin. Comme pour la session d’examens du premier semestre, les étudiants disposeront de plusieurs semaines pour passer les examens. Les vacances les plus longues et les plus attendues de l’année commenceront après la fin de la session d’examens, les réexamens ou l’examen de licence/thèse de master et se prolongeront tout au long de l’été, jusqu’à l’automne.

  • La Roumanie est désormais une destination pour les travailleurs étrangers

    La Roumanie est désormais une destination pour les travailleurs étrangers

    Les nombre des travailleurs étranger a dépassé le seuil des 200 000 en 2023

     

    Conformément à une étude réalisée par la Fondation pour le développement de la société civile, depuis plusieurs années, le marché du travail a enregistré une majoration importante du nombre de travailleurs étrangers dépassant le seuil des 200 000 en 2023. Cette tendance illustre une diversification de plus en plus importante de la main d’œuvre, dans une période durant laquelle le pays est confronté à une crise des ressources humaines dans certains secteurs. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la Roumanie est une destination pour les travailleurs étrangers. D’abord, les salaires proposés sont souvent supérieurs à ceux de leurs pays d’origine, notamment pour les travailleurs d’Asie. Ce qui plus est, de nombreuses entreprises roumaines et internationales qui opèrent en Roumanie se confrontent à un déficit de main d’œuvre qualifiée qui les oblige à embaucher des travailleurs étrangers.

     

    Même si les travailleurs étrangers contribuent à la croissance économique, ils sont souvent victimes d’abus de la part des employeurs.

     

    Conformément à l’étude, les pays d’origine de la majorité des travailleurs étrangers sont le Népal, la Turquie, l’Italie, la République de Moldova, le Sri Lanka et l’Inde. Les secteurs où travaillent des étrangers sont le bâtiment, l’hôtellerie et la restauration et le commerce. Selon les chiffres de l’Inspection générale de l’Immigration, 80% d’entre eux font toujours un travail non-qualifié. L’intégration des travailleurs étrangers n’est pas facile, mais elle est importante pour la croissance économique de la Roumanie, a déclaré Ramona Chiriac, cheffe de la représentation de l’Union européenne en Roumanie.

     

    Ramona Chiriac : « L’étude identifie les barrières linguistiques, la législation inadéquate portant sur la sécu, parfois un accès limite des travailleurs à des services publics de qualité, les différents abus de la part des employeurs, autant de problèmes qui exigent de nouvelles politiques publiques adéquates pour transformer ce phénomène en une histoire à succès tant pour la Roumanie que pour ceux qui arrivent en Roumanie » a déclaré Ramona Chiriac.

     

    Un nouveau cadre législatif

     

    Pour sa part, Victoria Stoiciu, conseillère d’Etat du Premier ministre a précisé que les responsables de plusieurs ministères œuvraient ensemble pour élaborer un cadre législatif censé aider les immigrants. Pour cela il faut renforcer les institutions de contrôle de l’Etat, telle l’inspection du Travail, afin d’assurer aux immigrants des conditions de travail dignes, de bons salaires et de la protection contre la traite des personnes. Embaucher des travailleurs étrangers est un avantage des deux côtés puisque cette solution ne fait qu’augmenter l’efficacité et la productivité des entreprises, alors que les travailleurs bénéficient de meilleures conditions de travail et de vie.

     

    Barrières linguistiques et conditions de travail et de vie difficiles.

     

    Les différences culturelles et linguistiques peuvent créer pourtant des barrières de communication et les conditions de travail et de vie d’une grande partie des étrangers ne sont pas des meilleures. Et pourtant, la vaste majorité d’entre eux se déclarent contents des opportunités qu’offre la Roumanie et apprécient notamment la stabilité des emplois et la possibilité d’envoyer de l’argent à la maison afin de soutenir leurs familles.
    (Mihai)

  • Un accord de prêt pour la modernisation de l’armée roumaine

    Un accord de prêt pour la modernisation de l’armée roumaine

    La Roumanie a signé mercredi un accord de prêt avec les Etats-Unis censé lui permettre la modernisation de son armée. La cérémonie de signature a eu lieu mercredi, au siège du Gouvernement roumain, en présence du premier ministre roumain, Marcel Ciolacu, de l’ambassadrice américaine à Bucarest, Kathleen Kavalec et du directeur de l’Agence américaine de coopération en matière de sécurité et de défense, Michael Miller.

     

    Un prêt de 920 millions de dollars pour la modernisation de l’armée

    Le Premier ministre roumain a annoncé que le prêt de 920 millions de dollars servirait à équiper l’armée de systèmes avancés et à renforcer l’industrie de défense nationale de la Roumanie. Et lui de préciser que le prêt accordé par Washington prouve la relation de confiance entre la Roumanie et son partenaire américain. Marcel Ciolacu:

    „La Roumanie rejoint désormais le groupe de quelques partenaires clé de Washington ayant bénéficié  de ce programme mis en place à travers le Fonds pour le financement des Etats-Unis. Nous utiliserons cet argent pour consolider nos capacités de défense grâce à des dotations modernes et pour développer l’industrie locale de production d’armement. Nous nous concentrerons sur le développement de nouvelles capacités de production en Roumanie, sur la création d’emplois pour nos citoyens et sur le rétablissement de notre position dans la fabrication régionale d’équipements militaires. Par ailleurs,  nous aurons accès à des équipements militaires de premier plan, ce qui nous permettra de travailler aux côtés des États-Unis et de nos alliés de l’OTAN pour renforcer la défense collective et dissuader les menaces qui pèsent sur la Roumanie et d’autres pays du flanc oriental de l’Alliance », a ajouté le Premier ministre.

     

    La Roumanie est un allié de confiance et un pilier de stabilité sur le Flanc est

    A son tour, l’ambassadrice Kathleen Kavalec a déclaré que l’accord représente plus qu’un simple accord de crédit, puisqu’il prouve de la force et de la résilience du partenariat bilatéral, tout comme de l’engagement des deux pays de défendre la paix, la stabilité et la sécurité régionales. Selon la diplomate américaine, depuis son adhésion à l’OTAN, il y a 20 ans, la Roumanie s’est montré à plusieurs reprises un allié de confiance et un pilier de stabilité sur le Flanc est et dans la région de la mer Noire. Or, par la signature de cet accord de prêt, Washington veut s’assurer que la Roumanie reste  au premier plan de l’innovation de ses capacités militaires pour les années à venir ce qui permettra aussi le renforcement des relations économiques bilatérales, a ajouté l’ambassadrice américaine à Bucarest. Elle a également rappelé la réponse exemplaire offerte par la Roumanie à l’agression russe en Ukraine quand le pays a accueilli des milliers de réfugiés, a permis le transit des céréales ukrainiennes et a contribué à la formation des pilotes de chasse.

  • 11 candidats à la présidentielle de la République de Moldavie

    11 candidats à la présidentielle de la République de Moldavie

    Onze candidats ont reçu le feu vert de la Commission électorale centrale de Chisinau pour se porter candidats aux élections au poste de président de la République de Moldavie. La présidente sortante, Maia Sandu, candidate pour un nouveau mandat, aura pour principaux adversaires l’ancien procureur général, Alexandr Stoianoglo, soutenu par le Parti socialiste, et l’ancien maire de Bălţi, Renato Usatîi, leader du parti appelé « Notre Parti ». S’y ajoutent Vasile Tarlev du parti « L’avenir de la Moldavie », Ion Chicu du Parti du Développement et de la Consolidation de la Moldavie, Octavian Țîcu du Bloc Electoral « Ensemble », mais aussi les indépendants Tudor Ulianovschi, Victoria Furtună, Andrei Năstase, Natalia Morari et Irina Vlah.

     

    Oui ou non pour l’adhésion à l’UE

    Simultanément avec l’élection présidentielle, le 20 octobre aura lieu un référendum visant à modifier la Constitution concernant l’adhésion de la République de Moldavie à l’Union européenne. Lors du plébiscite, 12 partis politiques feront campagne pour l’option « OUI » et deux pour le « NON ».

    Les socialistes ont décidé de boycotter le référendum, tandis que les communistes et un parti du bloc politique affilié à l’oligarque Ilan Şor se sont prononcés contre l’adhésion du pays à l’UE.

    Selon une enquête réalisée par la société iData et publiée lundi dernier par la presse de Moldavie, Maia Sandu est en tête de la course à la présidentielle. En même temps le camp « OUI » est susceptible de remporter le référendum sur l’intégration européenne. Si les élections avaient lieu ce dimanche, Mme Sandu obtiendrait 26,8 % des voix, suivi de Renato Usatîi avec 12,7 % et par Alexandr Stoianoglo avec 11,2 %.

    Concernant le référendum, 46 % des personnes interrogées voteraient en faveur de l’intégration européenne, 39 % rejetteraient cette option, tandis que 12,7 % des votants ne se sont pas encore prononcés.

    Sur l’ensemble des personnes consultées, 67 % ont déclaré qu’elles iraient certainement voter.

     

    Les menaces de la Russie

    L’expert de l’Institut des politiques et réformes européennes de Chişinău, Mihai Mogâldea, a déclaré que les résultats du référendum transmettraient un signal clair aux partenaires européens, que la société moldave souhaite l’intégration européenne et qu’elle est prête à passer par les réformes et les changements nécessaires pour atteindre cet objectif.

    L’ancien député européen roumain Victor Boştinaru a quant à lui déclaré qu’une victoire des forces pro-européennes signifierait également une défaite stratégique de la Russie et de sa propagande, qui torpille massivement en ce moment l’idée d’adhésion à l’UE et tente de convaincre les habitants de la Moldavie qu’ils n’ont tout simplement pas besoin de la communauté européenne.

    Récemment, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a averti que la Russie tenterait de manipuler les résultats des élections présidentielles en République de Moldavie, notamment par le biais de la télévision de propagande Russia Today, qui, selon lui, coordonnerait son activité avec les renseignements russes. C’est pourquoi, Washington a imposé des sanctions à des entités et à des individus de la Fédération de Russie accusés d’ingérences dans le processus électoral en République de Moldavie.

     

  • Le Danube en crue

    Le Danube en crue

    Les inondations catastrophiques provoquées par la tempête Boris qui a balayé dernièrement l’Europe centrale et de l’Est ont fait des dizaines de morts. Même si les pluies se sont arrêtées, la crue continue de menacer certaines régions. Les dégâts des inondations coûteront des milliards d’euros, selon un rapport d’une société d’investissements. Certains experts affirment que la Roumanie pourrait à elle seule enregistrer des dégâts de plus d’un milliard d’euros. D’autres spécialistes s’avèrent plus pessimistes et estiment le montant des dégâts provoqués par les inondations à deux, voire même trois milliards d’euros.

     

    7 personnes mortes et 6500 logements détruits

    L’année dernière, la Banque Mondiale affirmait que chaque année, la Roumanie enregistre en moyenne 1,7 milliards d’euros de dégâts suite aux inondations. Cette fois-ci, les eaux ont tué 7 personnes et ont détruit 6500 logements. La peur est toujours là et les Roumains craignent le Danube en crue. Suite aux inondations catastrophiques, le plus grand fleuve d’Europe a atteint un niveau inquiétant. Les autorités invitent au calme et rassurent la population de pouvoir gérer la crue qui touchera le pays dans les jours à venir. Selon le ministre de l’Environnement, Mircea Fechet, un niveau similaire s’est déjà produit en janvier dernier et en décembre 2023. Le ministre et les spécialistes des Eaux Roumaines ont survolé à bord d’un hélicoptère les zones à risque. Les hydrologues s’attendent à ce que le débit du Danube monte à 7900, voire 8000 mètres cubes par seconde les 29 et 30 septembre.

     

    La Roumanie ne court pas de risque

    Le fleuve a déjà provoqué des inondations catastrophiques en 2006 quand son débit a dépassé les 15000 mètres cubes par seconde. Mircea Fechet :

    « Toutes les informations mises à ma disposition par mes collègues montrent que la Roumanie ne risque rien. La pointe de crue de Budapest a été inférieure de 500 mètres cubes par seconde par rapport à celle prévue dans un premier temps. Cela veut dire qu’au moment où la Roumanie sera elle aussi impactée par la crue, aux alentours des 28 au 29 septembre, le débit sera inférieur aux 9500 mètres cubes d’eau par seconde estimés dans un premier temps par les spécialistes ».

     

    Une plus grande production d’électricité

    A l’heure où l’on parle, le risque de conséquences importantes de la crue en Roumanie est assez réduit, a affirmé sur Radio Roumanie, la porte-parole des Eaux Roumaines, Ana-Maria Agiu. A son tour, le chef de la direction de Hidroelectrica, Karoly Borbely, considère que le pays pourra gérer les eaux en crue à leur entrée sur le territoire roumain. Les débits à la hausse se traduisent par une plus grande production d’électricité.

  • Les procédures pour voter par correspondance

    Les procédures pour voter par correspondance

    C’est sur la page Internet du Ministère des Affaires Etrangères de la Roumanie que les Roumains vivant actuellement à l’étranger et qui souhaitent voter par correspondance aux prochaines élections présidentielles et législatives trouveront toutes les informations nécessaires en ce sens.

     

    Le vote par correspondance, une alternative

     

    Pour explication, le vote par correspondance est une alternative au vote classique dans un bureau et il permet d’envoyer ses bulletins par la poste. Cette alternative est destinée exclusivement aux ressortissants roumains ayant leur domicile ou résidence légalement établis à l’étranger.

     

    En voici donc quelques repères importants, tels qu’ils sont présentés dans le Guide publié par le MAE sur son site : mae.ro, dans les rubriques Elections pour le Président de la Roumanie et respectivement Elections Pour le Sénat et la Chambre des Députés.

     

    Les dates des inscriptions 

     

    Pour commencer, il faut savoir qu’il faut avant tout s’inscrire au Registre électoral pour voter par correspondance. La date limite pour les inscriptions est le 10 octobre prochain pour le scrutin présidentiel et le 17 octobre – pour le scrutin législatif.  Les inscriptions se font en ligne, en remplissant le formulaire porté sur le site www.votstrainatate.ro où il faut opter pour la variante « vote par correspondance ». Jusqu’ici 4 300 demandes de vote par correspondance ont été enregistrées pour l’élection présidentielle et environ 4 000 pour l’élection au Parlement de Bucarest.

     

    Par ailleurs, les Roumains de l’étranger qui souhaitent aller voter dans un bureau de vote doivent aussi s’inscrire. Ils sont un plus de 6 000 à l’avoir déjà fait pour chacun des tours de scrutin.

     

    Selon le président de l’Autorité Electorale Permanente, Toni Greblă, environ 900 bureaux de vote seront organisés et quelque 5 millions de bulletins de vote seront imprimé pour le Roumains de la diaspora.

     

    On peut voter même si on n’est pas inscrit

     

    Et pourtant, « le fait qu’un ressortissant roumain ayant son domicile ou sa résidence à l’étranger ne soit pas enregistré pour voter dans un certain bureau de vote, cela ne l’empêche pas d’aller voter où qu’il se trouve », a précisé le chef de l’Autorité Electorale Permanente. Plus encore, pour le scrutin présidentiel, les Roumains se trouvant en visite ou en transit dans un autre pays pourront se rendre à n’importe quel bureau de vote pour exercer leur droit.

     

    La liste finale des bureaux de vote de l’étranger sera publiée le 28 septembre, tant sur les sites des ambassades de Roumanie, que sur celui de l’Autorité Electorale Permanente.

     

    Les dates des élections

     

    Il convient aussi de préciser qu’à l’étranger, le premier tour de l’élection présidentielle roumaine s’étalera sur 3 jours, à savoir les 22, 23 et 24 novembre. Même cas de figure pour le second tour du scrutin présidentiel, prévu, lui les 6, 7 et 8 décembre prochains. En ce qui concerne l’élection législative, les Roumains de la diaspora auront deux jours à leur disposition pour exprimer leurs options – le 30 novembre et le 1e Décembre, alors qu’en Roumanie les bureaux de vote seront ouverts uniquement le dimanche 1er Décembre qui est aussi la Fête Nationale de la Roumanie. On constate donc que les Roumains de l’étranger bénéficient de plusieurs jours pour voter, alors qu’au pays un seul jour est prévu pour chaque tour de scrutin, qu’il soit présidentiel ou législatif.

     

    Notons pour terminer qu’au total près de 19 millions de Roumains ayant le droit de vote figurent au Registre Electoral, dont environ 960 000 sont établis à l’étranger. (trad. Valentina Beleavski)

     

  • La sécurité régionale – à l’ordre du jour du Conseil suprême de défense de la Roumanie.

    La sécurité régionale – à l’ordre du jour du Conseil suprême de défense de la Roumanie.

    Pour pouvoir se défendre il faut produire son propre armement

     

    La Roumanie est directement intéressée à développer sur son territoire des capacités industrielles qui puissent assurer tant la production de technique militaire moderne pour doter ses forces armées par temps de paix, que la sortie de nouveaux équipements censés contribuer à la multiplication des capacités militaires en situation de crise et de guerre – c’est une des conclusions de la réunion du Conseil suprême de défense de la Roumanie. Convoqués jeudi à Bucarest par le président Klaus Iohannis, les membres du Conseil, c’est-à-dire le premier ministre et les chefs des principales institutions en charge de la sécurité nationale ont débattu du plan de dotation de l’armée roumaine pour les 10 prochaines années – 2025 – 2034 – à cause des changements majeurs de la situation sécuritaire régionale générée par l’agressivité de la Russie en Ukraine. Or, les participants au Conseil suprême de défense de la Roumanie ont déclaré que la croissance des allocations budgétaires à la défense aura un effet direct aussi sur l’industrie militaire de Roumanie, qui disposera ainsi de l’opportunité d’initier un processus de transformation, de modernisation et d’adaptation par l’intégration de technologies de pointe ainsi que par la collaboration avec des entreprises consacrées au niveau international.

     

    Renforcer le partenariat avec la République de Moldova

     

    Parallèlement, étant donné les récentes évolutions en Ukraine, le Conseil a évoqué plusieurs mesures supplémentaires de dissuasion et de combat des menaces sécuritaires à implémenter au niveau national, ainsi qu’avec l’appui des alliés de l’OTAN. La consolidation du partenariat stratégique avec la République de Moldova a également figuré à l’ordre du jour du Conseil suprême de défense de la Roumanie. Le pays a à nouveau réaffirmé à cette occasion son soutien du parcours européen du petit Etat roumanophone, notamment pour ce qui est de l’implémentation des réformes et des politiques publiques. S’y ajoute le soutien accordé dans le contexte des actions hybrides de la Fédération de Russie contre les autorités de Chisinau et de la guerre que la Russie mène en Ukraine. « Ces menaces et ces risques ont dans presque tous les cas des implications aussi pour la Roumanie. C’est pourquoi, le principal but de la politique étrangère de la Roumanie dans ses relations avec la Moldavie est l’appui au parcours européen de cet Etat », a précisé l’administration présidentielle de Bucarest.

     

    Le pacte civil de l’UE

     

    Les membres du Conseil ont également analysé et approuvé le Plan national d’implémentation du Pacte civil, suite à l’adoption d’un nouveau plan au niveau de l’UE.  Le pacte vise à augmenter la flexibilité et la robustesse des missions civiles, pour que leur efficacité et leur vitesse de réponse dans la gestion civile des crises, en condition de ressources limitées, augmente au niveau communautaire. Conformément à l’administration présidentielle, le document contribuera à rendre plus efficace la contribution de la Roumanie aux missions civiles dans le domaine de la politique de sécurité et de défense commune et mieux mettre en valeur l’expérience acquise par les spécialistes roumains du domaine.